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Explorez tous les épisodes du podcast Tetrapharmakos

Plongez dans la liste complète des épisodes de Tetrapharmakos. Chaque épisode est catalogué accompagné de descriptions détaillées, ce qui facilite la recherche et l'exploration de sujets spécifiques. Suivez tous les épisodes de votre podcast préféré et ne manquez aucun contenu pertinent.

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TitreDateDurée
Averroès avec Jean-Baptiste Brenet07 Apr 202600:56:21

Dans cet épisode, nous allons faire cap sur le XIIe siècle, dans l’Andalousie intellectuelle et cosmopolite, à la rencontre d’un penseur majeur : Ibn Rushd, que l’Occident a retenu sous le nom d’Averroès, dont nous fêtons cette année et en ce mois d’avril le 900e anniversaire de la naissance.

Philosophe, juriste et médecin, Averroès s’est donné une tâche aussi audacieuse que décisive : penser l’accord possible entre la raison philosophique et la révélation religieuse. Grand commentateur d’Aristote, il défend l’idée que la vérité est une, mais qu’elle peut être atteinte par des voies différentes — au risque de susciter incompréhensions et controverses.

Car l’influence d’Averroès ne s’arrête pas aux frontières du monde islamique. Traduites en latin, ses œuvres vont profondément marquer la pensée médiévale occidentale. Elles nourrissent ce que l’on appellera plus tard l’averroïsme latin, et suscitent des débats majeurs dans les universités européennes. Parmi ses lecteurs et contradicteurs les plus célèbres, Thomas d’Aquin, qui s’oppose notamment à sa conception de l’intellect — en particulier à l’idée d’un intellect unique, commun à tous les hommes — au nom d’une anthropologie chrétienne attachée à l’individualité de l’âme.

Alors, comment comprendre ce dialogue à distance, parfois conflictuel, entre Averroès et le monde latin ? Que nous dit-il des tensions entre universalité de la raison et singularité des croyances ?

Pour en parler, j’ai le plaisir de recevoir Jean-Baptiste Brenet, philosophe et grand spécialiste de la pensée médiévale et de l’averroïsme.

Jean-Baptiste Brenet est agrégé de philosophie et docteur de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (de la section des sciences religieuses). Il est professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il enseigne l’histoire de la philosophie arabe. Il y dirige le Centre GRAMATA (le Groupe de recherche antiquité, Moyen Âge et transmission arabe). Il est également membre du laboratoire de recherches SPHère (Science Philosophie Histoire).

Outre ces fonctions, il est aussi traducteur du latin et de l'arabe. Il a co-fondé et co-dirige avec Christophe Grellard la collection « Translatio. Philosophies médiévales », chez Vrin. Il a créé et anime à l'Institut du Monde arabe "Falsafa, les RDV de la philosophie arabe".

L'objet principal de ses travaux porte sur Averroès et la philosophie andalouse. Il les étudie à la fois pour examiner les grands concepts de la falsafa, la philosphie (notamment en métaphysique, en anthropologie et en philosophie de l'esprit) et pour comprendre l’héritage de cette philosophie « arabe » dans la pensée latine, et plus largement dans la pensée moderne européenne.

Philosopher sans viande avec Jean-François Pradeau31 Mar 202600:55:37

Jean-François Pradeau est un historien de la philosophie, agrégé et docteur en philosophie. Il enseigne actuellement la philosophie ancienne à l’Université Jean Moulin Lyon 3. Il a créé la Revue des études platoniciennes et en est le directeur de publication.

Ses principaux domaines de recherche sont Platon et Plotin.

Parmi la trentaine d’ouvrages qu'il a publiée, on peut citer :

Platon et la cité, paru aux PUF en 1997.

Le vocabulaire de Platon. En collaboration avec Luc Brisson chez Ellipses en 1998.

Les mythes de Platon en GF Flammarion en 2004

Platon, les démocrates et la démocratie. Essai sur la réception contemporaine de la pensée platonicienne chez Bibliopolis en 2005.

Un « Dictionnaire Platon ». En collaboration avec Luc Brisson paru chez Vrin en 2007.

Une « Histoire de la philosophie » aux Éditions du Seuil en 2009, paru en Points Seuil en 2017

Philosophie antique qui est sorti aux PUF en 2010.

Plotin paru aux Editions du Cerf en 2019

Une nouvelle traduction de « Manger de la chair » de Plutarque aux PUF en 2024

Depuis huit ans environ, il s'attèle à la traduction de la Métaphysique d'Aristote dont il sort chaque année un livre aux Presses Universitaires de France. Il en a déjà sorti 6 sur 14.

Et enfin sa toute récente publication chez le même éditeur : « Philosopher sans viande » dont nous parlons aujourd’hui

Casus belli, la guerre avant l'Etat avec Christophe Darmangeat09 Mar 202600:57:42

Christophe Darmangeat est anthropologue social, enseignant-chercheur à l'Université Paris Cité. Ses recherches portent sur les sociétés de chasseurs-cueilleurs, l'évolution des rapports de genre, la formation des inégalités et des hiérarchies, le progrès technique ou encore l'organisation de la violence collective. Il est le commissaire scientifique de la future exposition " Richesses et pouvoirs à la préhistoire " qui se tiendra en 2027-2028 au Musée de l'Homme. Il anime également le blog : la Hutte des Classes.

Parmi ses publications on peut citer : « Le communisme primitif n'est plus ce qu'il était. Aux origines de l'oppression des femmes » réédité en poche à La Découverte cette année, Justice et guerre en Australie aborigène paru chez Smolny en 2021, il a codirigé avec Anne Augereau « Aux origines du genre » sorti aux PUF en 2022, « L’énigme du profit » aux éditions La ville Brule en 2024 et son dernier ouvrage  « Casus belli, la guerre avant l’Etat » sorti en 2025 aux éditions La Découverte.

L'aube des Etrusques avec Bernard Sergent09 Mar 202600:41:14

Bernard Sergent est un historien français spécialisé dans le comparatisme indo-européen. Agrégé d'histoire, docteur en histoire ancienne et archéologie, il a été chercheur au CNRS et président jusqu’en 2024 de la Société de mythologie française.

Parmi ses nombreux ouvrages on peut citer : tout d’abord ceux édités chez Payot : « Homosexualité et initiation chez les peuples indo-européens » sorti en 1996, « Celtes et Grecs » en 2 tomes en 2000 et 2004, « Les indo-Européens, histoire, langues, mythes » sorti en 2005. Puis édité aux Belles Lettres en 2016 « Le dieu fou : essai sur les origines de Siva et de Dionysos ». En 2017, il a co-rédigé avec Jean-Loïc Le Quellec un « Dictionnaire critique de mythologie » publié chez CNRS Editions. Et sa dernière publication « L’aube des Etrusques » est sorti aux Belles Lettre en 2025.

Platon, philosophe ou théologien ? avec Aikaterini Lefka09 Mar 202600:53:38

Vous êtes diplômée de la Faculté de Philosophie de l’Université d’Athènes et c’est à l’Université de Liège que vous avez obtenu une Maîtrise en Philosophie et avez soutenu votre thèse de Doctorat en Philosophie et Lettres qui portait sur les rapports entre religion et philosophie dans l’œuvre de Platon. À la suite d’une première recherche post-doctorale à l’Université du Luxembourg sur la notion d’eudaimonia chez les Présocratiques et Platon, vous avez poursuivi dans le cadre d’une seconde recherche l’examen de manière comparative des théories anciennes et modernes sur la « vie bonne » pour les citoyens d’une démocratie européenne.

Aikaterini Lefka a été maître de conférences à l’Université de Liège entre 2004 et 2021 pour des cours sur les rapports entre pensée religieuse, éthique et politique dans l’Antiquité, ainsi que sur la langue, la littérature et la culture néohelléniques. Elle a été invitée à donner des cours dans plusieurs autres Universités du monde et avez participé à de nombreux séminaires, ainsi qu’à des colloques nationaux et internationaux.

Elle a entrepris depuis 2021, une troisième recherche post-doctorale, interdisciplinaire, sur les valeurs de l’Union Européenne, leur réception et le bien-être du citoyen, en tant que collaboratrice scientifique à l’Unité d’Études Européennes de l’Université de Liège. Elle est actuellement chargée de cours invitée, pour le cours « Questions approfondies de sciences politiques, en politiques européennes », fondé sur vos recherches, au département de Science politique de cette université. 

Elle donne également depuis 1999 des cours de philosophie, de morale et de philologie à l’École Européenne Bruxelles III, dans trois langues.

Outre les nombreux articles et ses contributions à des ouvrages collectifs, on peut mentionner parmi ses publications, « Compratriotes du soleil, éléments diachroniques de la pensée grecque » paru en 2008 aux Éditions de l’Université de Liège. « Tout est plein de dieux, Les divinités traditionnelles dans l’œuvre de Platon. Du rapport entre religion et philosophie », édité par L’Harmattan en 2013. Et toujours chez ce même éditeur, en coopération avec la maison d’édition hellénique ELKYSTIS, en 2019, « INSPIRÉS. Vies helléniques », un recueil de Nouvelles historiques bilingue (français/grec).

Daimōn, modalité de l’action des dieux en Grèce ancienne avec Vinciane Pirenne-Delforge09 Mar 202600:54:49

Vinciane Pirenne-Delforge est professeure au Collège de France où elle occupe depuis 2017 la chaire « Religion, histoire et société dans le monde grec antique. Elle a mené votre carrière de chercheuse au sein du Fonds de la recherche scientifique de Belgique, tout en dispensant des enseignements en histoire de l’Antiquité et en histoire des religions à l’université de Liège. Elle a cofondé la revue Kernos en 1987 et assure aujourd’hui la direction de cette publication internationale entièrement consacrée à l’étude de la religion grecque antique.

Parmi ses nombreuses publications, on peut citer : « Le polythéisme grec à l’épreuve d’Hérodote » paru aux Belles Lettres dans la collection « Docet omnia » en 2020, puis « L’Hera de Zeus, Ennemie intime, épouse définitive » co-écrit avec Gabriella Pironti, « Retour à la source, Pausanias et la religion grecque » paru aux Presses Universitaires de Liège dans la collection Kernos Suppléments en 2008. Et donc, sorti cette année aux Belles Lettres toujours dans la collection « Docet omnia », « Daimōn, modalités de l’action des dieux en Grèce Ancienne »

La transmission des textes d'Homère avec Claire Le Feuvre09 Mar 202600:46:55

Claire Le Feuvre est depuis 2013 professeure de linguistique grecque et indo-européenne à Sorbonne Université dans la Chaire d’histoire de la langue grecque.

Ses domaines de recherches sont : la linguistique indo-européenne, la linguistique et philologie grecques, en particulier la langue homérique et la linguistique diachronique slave, en particulier le vieux russe et le vieux slave.

Elle est co-responsable de l’axe « Lexiques techniques et commentaires scientifiques » de l’équipe « Médecine grecque et littérature technique » ainsi que co-responsable avec Arnaud Zucker du programme « Etymologie grecque ancienne et médiévale ».

Parmi sa riche bibliographie, on ne citera que deux ouvrages :

 Ὅμηρος δύσγνωστος (Homeros dusgnostos) Réinterprétations de termes homériques en grec archaïque et classique » paru chez Droz en 2015

Et “Homer from Z to A. Metrics, Linguistics, and Zenodotus” sorti chez Brill en 2022 en langue anglaise comme son titre l’indique

Elle a également créé un site internet sur lequel elle partage ses recherches autour de l’œuvre d’Homère. L’adresse est : www.homericanova.com

Naissance de l'idolatrie avec Daniel Barbu09 Mar 202600:39:49

Daniel Barbu est historien des religions, spécialisé dans l'histoire du judaïsme antique et médiéval, chercheur au CNRS et membre du Laboratoire d’études sur les monothéismes. Il est également responsable adjoint du Programme Gradué Sciences des religions de l’Université Paris Sciences & Lettres où il enseigne l’histoire et l’épistémologie des sciences religieuses.

Ses domaines de recherche sont : l’Histoire des Juifs et du judaïsme de l’Antiquité à la période moderne, les polémiques judéo-chrétiennes et l’histoire de l’anti-judaïsme, l’histoire intellectuelle de l’Europe en particulier l’histoire comparée des religions, l’histoire et l’épistémologie des sciences religieuses.

Il est, entre autres fonctions, co-directeur d’Asdiwal, la revue genevoise d’anthropologie et d’histoire des religions ainsi que co-directeur de la collection « Histoire des religions » chez Labor et Fides à Genève.

Parmi ses ouvrages, on peut notamment citer deux premiers qu'il a co-édité : « Mondes clos : cultures et jardins » paru chez InFolio en 2013 ainsi que « Mondes clos : Les iles » également sorti chez Infolio en 2015. Et « Naissance de l’idolâtrie, Image, identité, religion » édité par les Presses Universitaires de Liège en 2016

La fin des sacrifices avec Guy Stroumsa09 Mar 202600:54:03

Guy Stroumsa est historien des religions israélien, professeur émérite de religion comparée à l'Université hébraïque de Jérusalem, professeur émérite de l’étude des religions abrahamiques à l’université d’Oxford et membre émérite du Lady Margaret Hall de cette même université. Parmi ses nombreux ouvrages, on peut citer ceux parus en français ainsi : « Savoir et salut : Traditions juives et tentations dualistes dans le Christianisme ancien » paru aux éditions du Cerf en 1992, « Le rire du Christ, essais sur le christianisme antique » édité chez Bayard en 2006, « Religions d’Abraham, histoires croisées » sorti en 2017 chez Labor et Fides et « La fin du sacrifice, les mutations religieuses de l’Antiquité tardive » paru en 2005 chez Odile Jacob.

Le porc en Egypte ancienne et les interdits alimentaires avec Youri Volokhine09 Mar 202600:49:06

Youri Volokhine est maitre d’enseignement et de recherche en histoire des religions à l’Université de Genève. Après avoir soutenu sa thèse en 1998 portant sur « Le visage dans la pensée et la religion de l’Égypte ancienne » il a séjourné de 2000 à 2002 en Égypte, en tant que membre scientifique de l’Institut français d’archéologie orientale et a travaillé sur plusieurs chantiers archéologiques. Depuis 2002, il enseigne l’histoire des religions à Genève et ses trois axes sont :

1. L’historiographie de l’histoire des religions et l’étude critiques des systèmes théoriques en usage dans cette discipline.

2. L’anthropologie et plus particulièrement l’étude des usages culturels du corps.

3. et enfin, La religion de l’Égypte ancienne

De sa bibliographie, je ne mentionnerai que trois ouvrages. L’un qu'il a dirigé et qui a paru en 2020 aux éditions Peter Lang « Barbe et barbus: Symboliques, rites et pratiques du port de la barbe dans le Proche-Orient ancien et moderne ». Le second porte le titre « Interprétations De Moïse : Égypte, Judée, Grèce Et Rome » paru chez Brill en 2009 dont les co-auteurs ne sont autres que Philippe Borgeaud et Thomas Römer. Et enfin le troisième livre « Le porc en Egypte ancienne, mythes et histoire à l’origine des interdits alimentaires » paru aux Presses Universitaires de Liège en 2014.

L'empereur Marc Aurèle avec Philippe Roy09 Mar 202600:58:26

Philippe Roy est docteur en histoire dans le domaine des sciences de l’Antiquité. Il a consacré votre thèse à la réception du culte de Mithra en Italie et dans les provinces occidentales de l’Empire romain et a fait paraitre avec Laurent Bricault « Les cultes de Mithra dans l’Empire romain » paru aux Presses Universitaires du Midi en 2021. Il poursuit ses travaux dans le domaine des cultes anciens, l’histoire de la philosophie et des religions. Il a publié une biographie consacrée à Marc Aurèle paru chez Ellipses dans la collection « Biographies et mythes historiques ».

Les Hieroglyphica d'Horapollon avec Jean-Luc Fournet09 Mar 202600:52:06

Jean-Luc Fournet se familiarise avec l’Égypte, ses sites et ses collections papyrologiques après un séjour en Égypte comme membre scientifique de l’IFAO du Caire, où il a pris part à diverses missions archéologiques. Il a ensuite été recruté au CNRS comme chargé de recherche, ses travaux vous valent la médaille de bronze de cette même institution en 1999. En 2004, il est élu directeur d’études à l’École pratique des hautes études en papyrologie grecque, puis, en 2015, il est nommé professeur au Collège de France. Il est membre de l’équipe « Monde byzantin » de l’UMR 8167 « Orient et Méditerranée ». Depuis 2017, il est également directeur d’études cumulant à l’École pratique des hautes études.

Éditeur de papyrus, il a développé une approche globale de la documentation s’intéressant aux interactions entre textes littéraires et documentaires. Il travaille plus généralement sur la culture de l’Antiquité tardive – notamment le multilinguisme et les modalités de la culture écrite. Il poursuit l’archéologie de la culture écrite en cherchant à comprendre comment celle-ci s’est christianisée et comment la culture traditionnelle a réagi. Pour cela, il mène son exploration à travers les lieux où cette culture est mise en pratique, comme les bibliothèques ou les écoles, dans un dialogue constant entre textes littéraires et documents.

Parmi ses ouvrages on peut citer « Le papyrus dans tous ses états, de Cléopâtre à Clovis » paru aux éditions du Collège de France en 2021. Mais également « Les Hieroglyphica d’Horapollon de l’Egypte antique à l’Europe Moderne, histoire, fiction et réappropriation » qui fait suite au colloque qu'il a organisé au Collège de France en 2018. Il a été édité par l’association des Amis du Centre d’Histoire et Civilisation de Byzance en 2021.

Les Hymnes orphiques avec Anne-France Morand24 Mar 202600:53:27

Anne-France Morand est professeure à l’Université Laval au Quebec au Département de littérature, théâtre et cinéma. Elle est membre de l’Institut d’études anciennes et médiévales (IEAM) et dirige le Groupe de recherche sur l’Antiquité (GRANT). Par ailleurs, elle est chercheuse associée de l’Institut des humanités en médecine (IHM, Lausanne) et est titulaire d’une chaire Gutenberg au Centre d’Analyse des Rhétoriques Religieuses de l’Antiquité (CARRA, UR 3094) de Strasbourg pour le projet ‘’ Éditer des textes anciens à l’heure des humanités numériques : les hymnes orphiques (un projet jusqu’en 2028).

Ses champs d’investigation sont principalement la religion grecque, en particulier l’orphisme tardif et l’histoire de la médecine, avec l’âme, le système humoral et l’explication des émotions chez Galien. Enfin, les documents littéraires dans leur forme originale occupent une partie de son temps de recherche.

En 2004, elle a assuré la traduction d’ « Histoire variée » d’Elien paru aux Belles Lettres. Elle a co-dirigé la publication : « Regards croisés sur la pseudépigraphie dans l'Antiquité » paru chez Brepols en 2024. En décembre 2025, elle a également co-dirigé « Discovering Dionysos in the hexameters of « Sinai Palimpsest AR NF 66 » paru chez De Gruyter.

Le livre qui va principalement nous servir de support aujourd’hui est l’ « Etudes sur les Hymnes orphiques » , sa thèse publiée chez Brill en 2001 et les articles qu’elle a publié par la suite sur le sujet. Elle prépare une édition, traduction, commentaire de ces Hymnes.

Les Phéniciens avec Corinne Bonnet09 Mar 202600:54:01

Corinne Bonnet est professeure d’Histoire Grecque et enseigne à l’Ecole Normale Supérieure de Pise. Ses domaines de recherches sont : l’Histoire des religions du monde méditerranéen, l’Histoire du monde phénicien et punique, les Correspondances savantes et sociabilité et enfin l’Histoire des disciplines au sein des Sciences de l'Antiquité. Parmi ses nombreuses publications on peut citer en lien avec le sujet d’aujourd’hui : La religion des phéniciens et des Araméens (écrit en collaboration avec Herbert Niehr) paru chez Labor et Fides en 2014 et « Les phéniciens, une civilisation méditerranéenne sorti chez Tallandier collection Texto en 2021

Hermès Trismégiste avec Anne van den Kerchove09 Mar 202600:50:19

Anna van den Kerchove est maîtresse de conférences en histoire du christianisme ancien et patristique à l’Institut protestant de théologie de Paris dont vous êtes la doyenne. Elle est également membre du Laboratoire d’études sur les monothéismes du CNRS. Ses domaines de recherches sont les écrits hermétiques, gnostiques et manichéens d’un point de vue philologique et historique. Elle est l’auteure notamment de « La voie d’Hermès. Pratiques rituelles et traités hermétiques » édité chez Brill ainsi que « Hermès Trismégiste, le messager divin » paru aux éditions Entrelacs en 2017

La Théogonie d'Hésiode avec Gabriella Pironti09 Mar 202600:58:57

Gabriella Pironti est Directrice d’études d’« Anthropologie religieuse de la Méditerranée ancienne » à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, Section des Sciences religieuses, où elle a été élue en 2016, et membre du Centre AnHiMA, où elle est responsable d’un programme de recherche axé sur les polythéismes antiques et plus particulièrement les représentations du divin dans la culture hellénique.

Elle a notamment publié dans la revue Kernos : « Entre ciel et guerre, figures d’Aphrodite en Grèce ancienne » en 2007. Toujours pour cette même revue, elle a co-dirigé trois volumes consacrés au « Dieux d’Homère ». Aux Belles Lettres en 2016, elle a fait paraitre avec Vinciane Pirenne-Delforge « L’Héra de Zeus, ennemie intime, épouse définitive ». Et toujours chez ce même éditeur, elle a introduit et commenté la Théogonie d’Hésiode dans la collection « Classique en poche ».

Les cultes à mystères dans l’Empire Romain avec Francesco Massa09 Mar 202600:53:35

Francesco Massa est  historien des religions, spécialiste des interactions religieuses dans la Méditerranée antique et tardo-antique. Après une formation en sciences de l’Antiquité à l’Université de Pavie et en histoire des religions à l’École pratique des hautes études de Paris, il a travaillé en France (Paris, Aix-Marseille, Toulouse) et en Suisse (Genève, Fribourg). Il est actuellement professeur assistant au Département d’études historiques de l’Université de Turin.

En 2023, il a fait paraître aux Belles Lettres « Les cultes à mystères dans l’Empire Romain, païens et chrétiens en compétition » pour lequel il a obtenu le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises de l'Académie française en 2024.

Orphée et les chrétiens avec Fabienne Jourdan09 Mar 202600:42:47

Fabienne Jourdan est docteure en histoire de la philosophie, habilitée à diriger des recherches dans cette matière. Elle est chargée de recherche au CNRS depuis 2008 et directrice de recherches dans ce même organisme depuis 2020, à l'UMR Orient & Méditerranée. Elle est membre titulaire du Laboratoire Antiquité Classique et tardive et est associée au Centre Léon Robin, tous deux centres de recherches sur la pensée antique placé sous la double tutelle de l'Université Paris-Sorbonne et du CNRS.

Ses principaux ouvrages sont : Le papyrus de Derveni édité aux Belles Lettres en 2003, Orphée et les Chrétiens paru en deux volumes toujours aux Belles Lettres en 2010 et 2011 puis Poème judéo-hellénistique attribué à Orphée : production juive et réception chrétienne chez le même éditeur en 2010. Son dernier ouvrage est sorti en 2023 chez Universistatsverlag Winter et a pour titre : Penser et être Dieu : Essais sur l'enseignement de Numenius mis en regard des 'oracles chaldaïques' et lu par Proclus"

Astronomie et Astrologie dans l'Antiquité avec Arnaud Zucker09 Mar 202600:51:47

Arnaud Zucker est  professeur de littérature grecque à l'université de Nice et directeur adjoint du CEPAM (une unité du CNRS-UNS (Cultures – Environnements. Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge) Il est spécialiste de la biologie et l’astronomie antiques et de la tradition encyclopédique. Son travail porte surtout sur l’étude des différentes formes de la diffusion des savoirs de l’Antiquité au Moyen Âge et sur l’évaluation anthropologique et philologique des textes techniques et scientifiques. Il a, entre autres, publié des traductions celle d’Élien, La personnalité des Animaux, aux Belles Lettres en 2001 ; ou encore celle d’Erathosthène de Cyrène « Catastérismes » toujours aux Belles Lettres en 2021 et a dirigé l’ouvrage « L’encyclopédie du ciel, mythologie, astronomie, astrologie » chez Robert Laffont Bouquins paru en 2016.

Les cultes isiaques avec Laurent Bricault09 Mar 202600:55:51

Laurent Bricault est docteur en égyptologie de Paris-Sorbonne et professeur d’histoire romaine à l’Université de Toulouse. Ses domaines de recherche sont : l’Histoire des religions du monde méditerranéen aux époques hellénistique et romaine, l’Histoire des monnayages de l'Empire romain et l’Histoire de l'Egypte lagide et romaine.

Il a publié une quarantaine d'ouvrages et près de 200 articles, dont la moitié sont consacrés aux cultes isiaques. Traduit en plusieurs langues (en anglais, en italien, mais aussi en bulgare ou en turc par exemple), il est l’un des spécialistes internationaux de ce domaine de recherches. On peut mentionner notamment son livre paru aux Belles Lettres en 2013 et réédité en 2021 « Les cultes isiaques dans le monde gréco-romain ».

L'Eros dans Grèce antique avec Claude Calame09 Mar 202600:42:42

Claude Calame est directeur d’études à l’EHESS et attaché au Centre AnHiMA de recherches comparées sur les sociétés anciennes. Il a enseigné la langue et la littérature grecques à l’Université de Lausanne. Il a également enseigné à l’Université d’Urbino en Italie, puis aux Etats-Unis, à l’Université de Yale, ainsi qu’à l’Ecole doctorale en sciences humaines de l’Université de Sienne. Parmi ses nombreuses publications, on peut citer « La tragédie chorale, poésie grecque et rituel musical » sorti aux Belles lettres en 2017, « Qu'est-ce que la mythologie grecque ? », édité chez Gallimard, 2015. Mais également « Avenir de la planète et urgence climatique : Au-delà de l'opposition nature/culture » sorti en 2016 chez Nouvelles Editions Lignes et « L’Eros dans la Grèce Antique » paru chez Belin et dont la 3e édition est sortie en 2009.

Apollonios de Tyane avec Maxime Rovere09 Mar 202600:50:58

Maxime Rovere est philosophe et romancier. Il a enseigné à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon ainsi que dans plusieurs universités à l’étranger notamment au Brésil et aux Pays-Bas. Il a été chercheur à l’Ecole Française de Rome et est actuellement chercheur associé à l’Institut d'Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités à l’ENS de Lyon. Ses principaux ouvrages sont : « Spinoza, Méthodes pour exister » paru aux CNRS Editions en 2010, puis « Le clan Spinoza » édité chez Flammarion en 2019. Mais on peut également citer le triptyque

- « Que faire des cons ? Pour ne pas en rester un soi-même »,

 - « L’école de la vie, Erotique de l’acte d’apprendre »

- « Se vouloir du bien et se faire du mal, philosophie de la dispute » tous trois publiés chez Flammarion.

- « Le livre de l’amour infini, vie d’Apollonios homme et dieu » paru chez Flammarion en 2024.

Les cultes de Mithra dans l'Empire Romain avec Philippe Roy09 Mar 202600:48:27

Philippe Roy est docteur en sciences de l’Antiquité de l’Université de Toulouse-Jean-Jaurès et chercheur associé auprès du Laboratoire Patrimoine Littérature Histoire – Erasme. Il a consacré sa thèse à la réception du culte de Mithra en Italie et dans les provinces occidentales de l’Empire romain. Il a publié plusieurs articles sur le sujet et a co-écrit avec Laurent Bricault « Les cultes de Mithra dans l’Empire romain » paru aux Presses Universitaires du Midi en 2021.

Les Sibylles avec Jean-Michel Roessli (2e partie)17 Mar 202600:42:16

Jean-Michel Roessli est professeur titulaire d’histoire du christianisme au Département d'études théologiques de l'Université Concordia, à Montréal. Ses centres d’intérêt portent sur les transferts religieux tardo-antiques du paganisme au judaïsme et au christianisme, sur les littératures apocryphes juive et chrétienne – les Oracles sibyllins et les mythes relatifs à la figure d’Orphée en particulier –, la réception des littératures antiques à travers les âges et l’histoire des systèmes de pensée religieux.

Il est membre depuis plusieurs années de l’AELAC (Association pour l’étude de la littérature apocryphe chrétienne), coordinateur du comité de direction de la collection de poche « Apocryphes » publié par Brepols, membre du comité éditorial de la revue Apocrypha : Revue internationale de littératures apocryphes juive et chrétienne, du Laval théologique et philosophique, du comité scientifique de la collection des « Proceedings de l’ISCAL (International Summer Class on Apocryphal Literature), correspondant étranger de la revue Adamantius. De 2017 à 2022, il a dirigé Memini : Travaux et Documents, la revue de la Société d'études médiévales du Québec.

Parmi ses publications, on peut citer :

Christian Apocrypha, Receptions of the New Testament in Ancient Christian Apocrypha, paru chez Vandenhoeck & Ruprecht à Göttingen en 2014

Il a contribué au second tome des Écrits apocryphes chrétiens paru en Pléiade en 2005 et réédité à plusieurs reprises. Il y a livré une traduction française de quelque 400 vers des Oracles sibyllins.

Il est l’auteur de nombreux articles portant sur divers sujets consultables en ligne ou sur demande.

Symphonia, la concorde des textes avec Sébastien Morlet09 Mar 202600:45:15

Sébastien Morlet est professeur de langue et littérature grecques à la Sorbonne Université et Membre de l’Institut universitaire de France. Il dirige l’équipe Antiquité classique et tardive ainsi que la Bibliothèque d’Histoire des Religions. Ses principaux domaines de recherches sont l’histoire des doctrines philosophiques et religieuses aux époques hellénistique et impériale, les relations entre le paganisme, le judaïsme et le christianisme pendant les cinq premiers siècles après J.-C, la réception de la culture classique, Eusèbe de Césarée et enfin Porphyre de Tyr. Parmi ses ouvrages on peut citer : « Christianisme et philosophie » sorti en livre de poche références en 2014, « Les chrétiens et la culture » paru aux belles lettres en 2016, et « Symphonia, la concorde des textes et des doctrines dans la littérature grecque jusqu’à Origène » publié aux Belles Lettres en 2019.

La terre plate, généalogie d’une idée fausse avec Violaine Giacomotto-Charra09 Mar 202600:50:10

Violaine Giacomotto-Charra est professeure d’histoire des savoirs et de langue et littérature de la Renaissance à l’Université Bordeaux Montaigne, spécialiste de l’écriture et de la circulation des savoirs de la nature à la fin de la Renaissance. Elle est la directrice du Centre Montaigne et organise le Mois Montaigne à l’Université de Bordeaux-Montaigne.

Elle est co-autrice de l’ouvrage « La terre plate, généalogie d’une idée fausse » paru aux Belles Lettres en 2022 et qui a été déjà été réédité en Folio histoire en 2023.

L'art de la rhétorique avec Johann Goeken09 Mar 202600:47:51

Johann Goeken est professeur des Universités et dirige l'Institut de grec ancien à l’Université de Strasbourg. Ses principaux domaines de recherche sont l’histoire de la rhétorique, le discours religieux et la littérature de banquet dans l'Antiquité gréco-romaine, la tragédie grecque et sa réception. 

Ses principaux ouvrages sont : « Aelius Aristide et la rhétorique de l’hymne en prose », paru chez Brepols en 2012 et « Boire sous l’œil de Gorgias. Un commentaire rhétorique du Banquet de Platon et du Banquet de Xénophon » sorti chez le même éditeur en 2022 pour lequel il a obtenu le Prix Zographos 2023 de l'Association pour l'encouragement des études grecques.

Il prépare actuellement une traduction commentée des cours que Friedrich Nietzsche dispensa à l'Université de Bâle sur la tragédie grecque (à paraître aux Belles Lettres, en collaboration avec Alexandre Dupeyrix). 

La notion de bonheur chez Aristote avec Anne Merker (Episode 2)09 Mar 202600:51:48

Anne Merker est agrégée de philosophie, professeure des universités en philosophie antique, ancienne doyenne de la Faculté de philosophie de l’Université de Strasbourg. Elle a notamment publié « La vision chez Platon et Aristote » paru chez Academia en 2003, « Une morale pour les mortels – L’éthique de Platon et d’Aristote »  aux Les Belles Lettres en 2011, pour lequel elle a obtenu le prix Joseph-Saillet 2013, Académie des Sciences morales et politiques), « Le principe de l’action humaine selon Démosthène et Aristote – Hairesis, prohairesis » toujours aux Les Belles Lettres en 2016 et « Aristote, une philosophie pour la vie » chez Ellipses, 2016. Elle a édité les textes philologiques de Nietzche aux Belles lettres dont « Platon » paru en 2019, « Rhétorique » en 2020, et le dernier qui vient de paraître au début octobre de cette année « La joute d'Homère et Hésiode Ecrits philologiques, tome V ».

La notion de bonheur chez Aristote avec Anne Merker (Episode 1)09 Mar 202600:51:20

Anne Merker est agrégée de philosophie, professeure des universités en philosophie antique, ancienne doyenne de la Faculté de philosophie de l’Université de Strasbourg. Elle a notamment publié « La vision chez Platon et Aristote » paru chez Academia en 2003, « Une morale pour les mortels – L’éthique de Platon et d’Aristote »  aux Les Belles Lettres en 2011, pour lequel elle a obtenu le prix Joseph-Saillet 2013, Académie des Sciences morales et politiques), « Le principe de l’action humaine selon Démosthène et Aristote – Hairesis, prohairesis » toujours aux Les Belles Lettres en 2016 et « Aristote, une philosophie pour la vie » chez Ellipses, 2016. Elle a édité les textes philologiques de Nietzche aux Belles lettres dont « Platon » paru en 2019, « Rhétorique » en 2020, et le dernier qui vient de paraître au début octobre de cette année « La joute d'Homère et Hésiode Ecrits philologiques, tome V ».

Asclepios, le dieu guérisseur de l'Antiquité avec Lorenz E. Baumer09 Mar 202600:50:42

Avant sa nomination à l'université de Genève, Lorenz E. Baumer a enseigné l’archéologie classique aux universités de Berne et de Bâle ainsi qu'à plusieurs reprises en qualité de directeur d'études invité à l'École pratique des Hautes Études (EPHE) à Paris et en qualité de professeur associé à l'université Paul-Valéry Montpellier III.

Spécialiste de la sculpture grecque et des sanctuaires ruraux, il a aussi publié des études sur le portrait et la peinture hellénistiques, sur les reliefs historiques et les sarcophages romains et sur la Grèce à l’époque impériale et dans l’Antiquité tardive ainsi que sur la réception de la sculpture antique à l'époque moderne.

Depuis 2002, il édite le site internet Archaeolinks.com – Portail de l'archéologie classique en Suisse ( http://www.archaeolinks.com ). En 2007, il a réalisé en collaboration la revue en ligne “Histara-Les comptes rendus” qui publie depuis lors régulièrement des comptes rendus scientifiques, en allemand, anglais, français, espagnol et italien, dans le champ de l’archéologie, de l’histoire de l’art et des disciplines connexes, et dont il est aussi co-éditeur ( http://histara.sorbonne.fr ).

Depuis 2021, il co-dirige les fouilles subaquatiques de la fameuse épave d’Anticythère.

Le Coran historique par Jacqueline Chabbi (Episode 2)09 Mar 202600:49:58

Professeure honoraire des universités, Jacqueline Chabbi est spécialiste des origines de l’islam en partant de l’anthropologie historique. Le sujet de sa première thèse en études arabo-islamiques était : « Abd al Qadir : idées sociales et politiques dans le contexte du Ve/XIe siècle et du VIe/XIIe siècle ». Puis en 1992, sa thèse d'État portait sur « L'Arabie occidentale au début du septième siècle : étude des représentations et des mentalités ». Elle a enseigné à l’université de Paris VIII-Saint-Denis de 1973 à 2011.

Ses principaux ouvrages sont : « Le seigneur des tribus, l’islam de Mahomet » édité chez Biblis CNRS Editions, « Les trois piliers de l’islam, lecture anthropologique du Coran » sorti au Seuil en points Essais, « Le Coran décrypté, figures bibliques en Arabie » paru aux éditions du Cerf , « On a  perdu Adam, la création dans le Coran" paru au Seuil en 2019 et enfin « Dieu de la Bible, dieu du Coran » avec Thomas Römer au Seuil en point Essais en 2020.

Jacqueline Chabbi est très active sur les réseaux sociaux où elle explique chaque terme du Coran. Sa page facebook ainsi que sa chaine Youtube s’intitule : Jacqueline Chabbi - Les mots du Coran 

Le Coran historique par Jacqueline Chabbi (Episode 1)09 Mar 202600:49:18

Professeure honoraire des universités, Jacqueline Chabbi est spécialiste des origines de l’islam en partant de l’anthropologie historique. Le sujet de sa première thèse en études arabo-islamiques était : « Abd al Qadir : idées sociales et politiques dans le contexte du Ve/XIe siècle et du VIe/XIIe siècle ». Puis en 1992, sa thèse d'État portait sur « L'Arabie occidentale au début du septième siècle : étude des représentations et des mentalités ». Elle a enseigné à l’université de Paris VIII-Saint-Denis de 1973 à 2011.

Ses principaux ouvrages sont : « Le seigneur des tribus, l’islam de Mahomet » édité chez Biblis CNRS Editions, « Les trois piliers de l’islam, lecture anthropologique du Coran » sorti au Seuil en points Essais, « Le Coran décrypté, figures bibliques en Arabie » paru aux éditions du Cerf , « On a  perdu Adam, la création dans le Coran" paru au Seuil en 2019 et enfin « Dieu de la Bible, dieu du Coran » avec Thomas Römer au Seuil en point Essais en 2020.

Jacqueline Chabbi est très active sur les réseaux sociaux où elle explique chaque terme du Coran. Sa page facebook ainsi que sa chaine Youtube s’intitule : Jacqueline Chabbi - Les mots du Coran 

L'invention de Dieu de Thomas Römer09 Mar 202600:48:37

Thomas Römer est professeur au Collège de France depuis 2007, titulaire de la chaire « Milieux Bibliques ». Il a été nommé administrateur de cette institution par décret du Président de la République en 2019. Il est également membre de l’académie des inscriptions et belles-lettres.

Thomas Römer est l’auteur de plus de trois cent cinquante publications scientifiques : articles, ouvrages savants, éditions… parmi lesquels on peut distinguer La première histoire d'Israël : L'École deutéronomiste à l'œuvre (Labor et Fides, 2007), L’invention de Dieu (Seuil, 2014) ou encore Aux origines de la Torah : nouvelles rencontres, nouvelles perspectives (Bayard, 2019) en collaboration pour ce dernier ouvrage avec l’archéologue Israël Finkelstein. Il a également contribué à la diffusion de ses recherches auprès du grand public, par la publication de livres comme La Bible, quelles histoires ! (Bayard, 2014) ou Les 100 mots de la Bible (Que sais-je, PUF, 2016).

Les travaux de recherche de Thomas Römer portent sur la naissance de la Bible dans le contexte du monde antique. Dans une perspective d’histoire des religions, son approche se caractérise par une analyse philologique et littéraire des textes, en dialogue avec l’histoire et l’archéologie du Proche-Orient ancien. Cette approche permet de faire ressortir la fonction des textes dans leurs milieux d’origine, répondant tout à la fois à des problématiques qui sont identitaires, culturelles, sociales ou politiques. C’est ainsi qu’il a pu proposer de nouvelles synthèses historiques, notamment sur la formation du Pentateuque, de l’historiographie biblique, ou encore sur les origines du dieu et de ses cultes dans les anciens royaumes d’Israël et de Juda.

La pensée européenne des religions de Philippe Borgeaud09 Mar 202600:49:29

Philippe Borgeaud, est professeur honoraire d’histoire des religions de l’Université de Genève, grand spécialiste de la religion grecque. Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment contribué à la publication de « L’homme grec » sous la direction de Jean-Pierre Vernant en point Seuil Histoire. Il a également publié dans la collection Librairie du XXe et XXIe siècle au Seuil « La mère des dieux, de Cybèle à la vierge marie » et « La pensée européenne des religions ».

Les Sibylles avec Jean-Michel Roessli11 Mar 202600:44:33

Jean-Michel Roessli est professeur titulaire d’histoire du christianisme au Département d'études théologiques de l'Université Concordia, à Montréal. Ses centres d’intérêt portent sur les transferts religieux tardo-antiques du paganisme au judaïsme et au christianisme, sur les littératures apocryphes juive et chrétienne – les Oracles sibyllins et les mythes relatifs à la figure d’Orphée en particulier –, la réception des littératures antiques à travers les âges et l’histoire des systèmes de pensée religieux.

Il est membre depuis plusieurs années de l’AELAC (Association pour l’étude de la littérature apocryphe chrétienne), coordinateur du comité de direction de la collection de poche « Apocryphes » publié par Brepols, membre du comité éditorial de la revue Apocrypha : Revue internationale de littératures apocryphes juive et chrétienne, du Laval théologique et philosophique, du comité scientifique de la collection des « Proceedings de l’ISCAL (International Summer Class on Apocryphal Literature), correspondant étranger de la revue Adamantius. De 2017 à 2022, il a dirigé Memini : Travaux et Documents, la revue de la Société d'études médiévales du Québec.

Parmi ses publications, on peut citer :

Christian Apocrypha, Receptions of the New Testament in Ancient Christian Apocrypha, paru chez Vandenhoeck & Ruprecht à Göttingen en 2014

Il a contribué au second tome des Écrits apocryphes chrétiens paru en Pléiade en 2005 et réédité à plusieurs reprises. Il y a livré une traduction française de quelque 400 vers des Oracles sibyllins.

Il est l’auteur de nombreux articles portant sur divers sujets consultables en ligne ou sur demande.

Pourquoi croit-on ? avec Thierry Ripoll09 Mar 202600:49:18

Thierry Ripoll est professeur de psychologie cognitive à l’Université d’Aix Marseille et membre du Laboratoire de Psychologie Cognitive. Ses recherches concernent plusieurs grands domaines de la psychologie (raisonnement, mémoire, perception, attention). Parallèlement, il s’est intéressé aux représentations philosophiques intuitives de la relation esprit/cerveau. Il a fait paraitre aux Editions Sciences Humaines : en 2018 « De l’esprit au cerveau », puis en 2020 « Pourquoi croit-on ? » et enfin en 2023 « Pourquoi je prends ma douche 3 minutes de trop ? ». En 2022, il a fait paraitre aux éditions Au bord de l’eau « Pourquoi détruit-on la planète ? : Le cerveau d'Homo Sapiens est-il capable de préserver la Terre ? ».

La philosophie d'Epicure avec Pierre-Marie Morel09 Mar 202600:47:20

Pierre-Marie MOREL est professeur d’histoire de la philosophie ancienne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur du centre Gramata.

Ses principaux domaines de recherches portent sur Aristote et l’aristotélisme, l’atomisme ancien, l’épicurisme, le néoplatonisme ainsi que les éthiques anciennes, l’épistémologie antique, la réception moderne et contemporaine de la philosophie ancienne.

Ses principaux ouvrages en lien avec notre thématique sont : « Démocrite et la recherche des causes » paru en 1996 chez Klincksieck pour lequel il a obtenu le prix Reinach par l’Association des Etudes Grecques. Puis en 2000 « Atome et nécessité. Démocrite, Épicure, Lucrèce » aux P.U.F, Coll. Philosophies. En 2009, il a fait paraitre « Épicure. La nature et la raison » chez Vrin, Coll. “Bibliothèque des philosophies”. En 2011, chez GF Flammarion « Epicure, Lettres, maximes et autres textes » traduction, présentation et dossier. Et enfin « Le Plaisir et la nécessité. Philosophie naturelle et anthropologie chez Démocrite et Épicure », en 2021toujours chez Vrin."

Des enfants instruits avec Denis Kambouchner09 Mar 202600:49:02

Denis Kambouchner est historien de la philosophie moderne, professeur émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Grand spécialiste de Descartes, il dirige la nouvelle édition des Œuvres de ce philosophe chez Gallimard. Il a également mené depuis de nombreuses années déjà, une réflexion sur le monde de l’éducation. Il prône « d’enseigner mieux en enseignant plus » afin de transmettre davantage, à commencer par les bases.

Parmi ses ouvrages, on peut citer :

L’Homme des passions, votre thèse publiée chez Albin Michel en 1995

Une école contre l'autre paru aux PUF en 2000

L’École, question philosophique publié par Fayard en 2013

Descartes n’a pas dit aux Les Belles Lettres en 2015

La question Descartes : Méthode, métaphysique, morale chez Folio en 2023

Mais vous avez également écrits des livres destinés à la jeunesse :

Le premier « De bonnes raisons d'être méchant ? » paru chez Gallimard Jeunesse, dans la collection « Chouette Penser ! » en 2010

Puis « Quelque chose dans la tête » suivi de « Vous avez dit transmettre ? », sorti chez Flammarion en 2019

Et enfin « Rendez-vous à Troie », un roman de formation pour aujourd’hui, paru aux Les Belles Lettres en 2025

Son dernier ouvrage, est sorti début 2026 chez ce même éditeur « Des enfants instruits : Réconcilier l’école et la culture » où il poursuit sa réflexion sur l’éducation.

L'aube des mythes avec Julien d'Huy09 Mar 202600:48:51

Julien d'Huy est docteur en histoire affilié au Laboratoire d’Anthropologie sociale (dépendant du Collège de France, du CNRS, de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et de l’EcolePraptique des Hautes Etudes) et est un spécialiste des mythes.

A ce jour, il a publié trois ouvrages : « Cosmogonies, la préhistoire des mythes » sorti à La Découverte en 2020, puis « L’aube des mythes, quand les premiers Sapiens parlaient de l’Au-delà » paru toujours chez le même éditeur en 2023. Et 2025, vous avez fait paraitre chez Armand Colin « Dragon, généalogie mondiale d’un mythe ».

La place de Dieu, religion et politique chez les modernes avec Bruno Karsenti09 Mar 202600:45:28

Bruno Karsenti a enseigné aux universités d’Aix-Marseille, de Lyon, de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, avant de rejoindre l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales autrement dit l’EHESS où il est, depuis 2006, directeur d’études.

Il a étudié la tradition sociologique et anthropologique, et la place qu’elle occupe dans la formation de la pensée politique moderne. Son approche des questions politiques se fonde sur l’apport spécifique des sciences sociales et le déplacement conceptuel qu’elles opèrent. Il s'est aussi attaché à suivre la voie de la psychanalyse dans la définition d’une identité collective de type proprement politique.

En 2013, la médaille d’argent du CNRS lui a été décernée pour l’ensemble de vos travaux.

Parmi ses ouvrages, on peut citer : « Moïse et l’idée de peuple, la vérité historique selon Freud » paru aux Editions du Cerf en 2012, « D’une philosophie à l’autre, les sciences sociales et la politique des modernes » sorti chez Gallimard en 2013, « La question juive des modernes, Philosophie de l’émancipation » édité aux PUF en 2017, et toujours chez ce même éditeur en 2024 « Nous autres Européens ; dialogue philosophique avec Bruno Latour ». En 2023, il a fait paraitre chez Fayard « La place de Dieu, religion et politique chez les modernes » et sa dernière publication parue chez Calmann-Levy en 2025 « Les paradoxes de l’intégration, L’Europe et les juifs ».

La fièvre des urnes avec Laurent Pernot09 Mar 202600:48:27

Laurent Pernot est depuis 1994, professeur de langue et littérature grecques et directeur de l’Institut de grec de l’Université de Strasbourg. Il est également le fondateur ainsi que le directeur du Centre d’analyse des rhétoriques religieuses de l’Antiquité (C.A.R.R.A.)

En 2012, il a été élu membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, au fauteuil de Louis BAZIN. Il est Chevalier de l’Ordre de la Légion d’honneur, Chevalier de l’Ordre national du Mérite et Chevalier des Palmes académiques.

Laurent Pernot est actif dans de nombreuses sociétés dont, entre autres, la Société internationale pour l’Étude de la Rhétorique biblique et sémitique de Rome, des comités de l’Association des Études grecques et du cercle Gutenberg de Strasbourg, de l’Istituto italiano di scienze umane de Milan, de l’Association des anciens Pensionnaires de la Fondation Thiers et de la Section d’Alsace de l’Association Guillaume-Budé. Il a été président de la Société internationale d'histoire de la rhétorique (International Society for the History of Rhetoric)

Parmi ses nombreuses publications, on peut citer :

« Rhétorique de l’éloge dans le monde gréco-romain » paru chez Brepols en 1993

« Éloges grecs de Rome », des textes traduits et commentés aux Belles Lettres en 1997

« La rhétorique dans l’Antiquité » sorti au Livre de poche en 2000 et ensuite traduit en anglais, en grec et en italien

« À l’école des anciens. Professeurs, élèves et étudiants » édité aux Belles Lettres en 2008. 

Vous avez dirigé l’ouvrage « La rhétorique des arts » aux presses universitaire de France en 2011

« Alexandre le Grand. Les risques du pouvoir » textes traduits et commentés aux Belles Lettres en 2013. 

« L’Art du sous-entendu. Histoire – Théorie – Mode d’emploi » publié chez Fayard en 2018. 

Et enfin « La fièvre des urnes. 2 500 ans de passions électorales. Paru aux Editions de l’Observatoire en 2022

L'impact de l'Egypte sur la culture grecque avec Arnaud Zucker09 Mar 202600:49:03

Arnaud Zucker est professeur de littérature grecque à l'université de Nice et directeur adjoint du CEPAM (c’est-à-dire Cultures – Environnements. Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge) une unité du CNRS-UNS. Il est spécialiste de la biologie et l’astronomie antiques et de la tradition encyclopédique. Son travail porte surtout sur l’étude des différentes formes de la diffusion des savoirs de l’Antiquité au Moyen Âge et sur l’évaluation anthropologique et philologique des textes techniques et scientifiques. Il a, entre autres, publié des traductions celle d’Élien, La personnalité des Animaux, aux Belles Lettres en 2001 ; ou encore celle d’Erathosthène de Cyrène « Catastérismes » toujours aux Belles Lettres en 2021. Il a dirigé l’ouvrage « L’encyclopédie du ciel, mythologie, astronomie, astrologie » chez Robert Laffont Bouquins paru en 2016 et en 2021 toujours chez ce même éditeur il a co-rédigé l’ouvrage « Le quartette d’Alexandrie, Hérodote, Diodore, Strabon, Chérémon »

La naissance de la Bible grecque avec Laurence Vianès21 Apr 202600:47:01

Dans ce nouvel épisode, nous remontons aux origines d’un texte fondateur dans sa forme grecque : la Bible des Septante. Comment et pourquoi les Écritures hébraïques ont-elles été traduites en grec dans le monde hellénistique ? Et que nous racontent les sources anciennes sur cet événement décisif ?

Pour explorer cette naissance, j’ai le plaisir de recevoir Laurence Vianès, qui nous guide à travers un témoignage essentiel. La fameuse Lettre d’Aristée à Philocrate, récit aussi fascinant que problématique, qui met en scène la traduction de la Loi juive à Alexandrie sous l’égide du pouvoir lagide, celui des Ptolémées. Récit qui sera repris, modifié, enjolivé par de nombreux auteurs postérieurs.

Entre légende fondatrice et reconstruction savante, ces textes nous permettent de mieux comprendre comment la Septante s’est inscrite dans l’histoire, mais aussi dans l’imaginaire. Car derrière la question de la traduction se joue bien plus qu’un simple passage de langue : c’est toute une vision du monde, du sacré et de la transmission qui se trouve en jeu.

Entre Alexandrie et Jérusalem, entre érudition antique et enjeux contemporains, cet épisode nous invite à redécouvrir la genèse d’un texte au carrefour des cultures.

Laurence Vianès est enseignante-chercheuse, maîtresse de conférences en Langue et Littérature grecques anciennes à l’Université Grenoble Alpes.

Ses principaux thèmes de recherche sont :

La Bible grecque des Septante

La Littérature judéo-hellénistique, les textes juifs en langue grecque, et tout particulièrement la Lettre d'Aristée.

La Patristique grecque.

L’Exégèse ancienne des prophètes.

Les textes apocalyptiques et eschatologiques

Parmi ses publications, on peut citer :

Le volume 23/12 de La Bible d'Alexandrie aux Éditions du Cerf en 2011.

La Naissance de la Bible grecque dans la coll. « La Roue à Livres » aux Belles Lettres en 2017

L'oeuvre du poète augustéen Ovide avec Hélène Vial05 May 202600:58:28

Dans cet épisode, nous nous intéressons à l’une des périodes les plus fascinantes de l’histoire romaine : ce moment de bascule où la République s’efface peu à peu pour laisser place à l’Empire, sous l’autorité d’Auguste. Un temps de bouleversements politiques, mais aussi d’une extraordinaire effervescence culturelle.

Car c’est l’âge d’or de la poésie latine. Aux côtés de figures comme Virgile, Horace, Tibulle ou encore Properce, un poète se distingue par son audace, son élégance et son inventivité : Publius Ovidius Naso dit Ovide.

C’est à lui que nous consacrons cet épisode. Auteur d’une œuvre foisonnante, tour à tour légère, ironique, sensuelle ou profondément érudite, Ovide reste aujourd’hui célèbre pour les Métamorphoses, vaste fresque mythologique où les dieux et les hommes ne cessent de se transformer — comme si le monde lui-même était en perpétuel mouvement – mouvement résultant directement ou indirectement des passions humaines.

Mais derrière l’éclat de son œuvre se cache aussi une trajectoire plus sombre. Car Ovide, au sommet de sa gloire, sera brutalement relégué aux confins de l’Empire, victime d’un exil mystérieux dont il ne reviendra jamais.

Pour nous accompagner dans cette exploration, j’ai le plaisir de recevoir Hélène Vial, l’une des grandes spécialistes de cet auteur.

Ensemble, nous tenterons de comprendre ce qui fait la singularité de ce poète, entre héritage républicain et monde impérial naissant, entre éclat littéraire et destin tragique.

Hélène Vial est professeur de latin à l’Université Clermont Auvergne et membre du CELIS (le Centre de Recherches sur les littératures et la Sociopoétique -). A partir de sa thèse « La métamorphose dans les Métamorphoses d’Ovide) publiée en 2010 aux Belles Lettres, ses recherches se sont orientées d’une part vers l’étude de la réécriture des mythes et d’autre part vers celle du lien entre poétique et rhétorique. L’œuvre ovidienne est toujours au cœur de ses travaux.

Parmi ses autres publications on peut citer :

-           Les Sirènes ou le Savoir périlleux. D’Homère au XXIe siècle sortie au PU de Rennes en 2014

-           La poésie augustéenne et la rhétorique paru aux PU Blaise-Pascal en 2022

-           Le Contre Ibis ou la colère métamorphosée publiée par Les Cent Chemins en 2023

-           Et enfin, « La métamorphose humain/insecte, un défi littéraire et artistique de l’Antiquité à nos jours » édité par L’Harmattan en 2025

L'empereur Julien avec Pascal Célérier02 Jun 202600:55:23

Nouvel épisode en continuité avec le précédent consacré à l’empereur Constantin car nous nous penchons sur une figure aussi fascinante que controversée de l’Antiquité tardive : l’empereur Julien, que l’histoire chrétienne a retenu sous le nom de « Julien l’Apostat ». Julien qui n’est autre que le neveu de Constantin.

Pourquoi cet homme continue-t-il, seize siècles après sa mort, à susciter autant de débats, de passions et parfois même de malentendus ? Était-il le dernier défenseur du paganisme antique face à la montée du christianisme ? Un philosophe néoplatonicien tenté par une restauration spirituelle impossible ? Un souverain éclairé ? Ou bien un empereur tragique, emporté par un rêve politique et religieux déjà condamné par l’histoire ?

Pour comprendre le destin singulier de Julien, il faut revenir sur une enfance marquée par les violences dynastiques, sur sa formation intellectuelle exceptionnelle, sur son rapport complexe au christianisme, sur son admiration pour la culture grecque et sur l’influence décisive du néoplatonisme dans sa vision du monde.

Nous évoquons également ses campagnes militaires sur le Rhin, son accession au pouvoir impérial, sa tentative de réorganisation du paganisme, sa dernière expédition contre les Perses, ainsi que la manière dont son image et ses écrits ont été transmis, combattus, transformés ou parfois effacés par les auteurs païens et chrétiens des siècles suivants.

Pour nous accompagner dans cette exploration, j’ai le plaisir de recevoir Pascal Célérier, professeur agrégé, chargé de cours à l’université de Limoges.

Pascal Célérier est professeur de lettres agrégé à l'INSPE de Limoges, l’Institut National du professorat et de l’éducation et chargé de cours en Histoire ancienne à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Limoges

Sa thèse « L’ombre de l’empereur Julien, le destin des écrits de Julien chez les auteurs païens et chrétiens du IVe au VIe siècle » a été publiée aux Presses Universitaires de Paris Ouest et a obtenu le prix de thèse René Rémond en 2013.

L'empereur Constantin avec Vincent Puech19 May 202600:53:08

Dans cet épisode, nous nous intéressons à une figure absolument centrale de l’histoire romaine en général et de l’histoire du christianisme en particulier : l’empereur Constantin. Son nom reste associé à un tournant majeur de l’Antiquité, celui où le christianisme passe du statut de religion persécutée à celui de religion soutenue par le pouvoir impérial.

Longtemps, l’histoire a retenu une image relativement simple : celle de Constantin comme premier empereur chrétien, converti après une vision miraculeuse avant la bataille du Pont Milvius en 312. Une sorte de moment fondateur où l’Empire romain entrerait soudainement dans une nouvelle ère religieuse.

Mais les choses sont-elles réellement aussi claires ?

Car Constantin reste aussi un empereur romain profondément enraciné dans les traditions politiques et religieuses de son temps. Pendant des années, il continue d’utiliser les symboles du Soleil invaincu, conserve un vocabulaire religieux parfois ambigu, et règne sur un empire encore largement païen. Dès lors, faut-il voir en lui un chrétien sincère, un habile stratège politique, ou l’architecte d’une nouvelle alliance entre religion et pouvoir impérial ?

Et puis, qu’est-ce qu’être chrétien au IVe siècle, dans une époque traversée par d’intenses débats théologiques et des divisions profondes au sein même de l’Église ?

Pour répondre à toutes ces questions, nous avons le plaisir de recevoir Vincent Puech, historien spécialiste de l’Antiquité tardive, avec qui nous allons revenir sur cette figure fascinante qu’est Constantin.

Vincent Puech est professeur en Histoire ancienne et directeur de l'Institut d'études culturelles et internationales à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Ses domaines de recherche sont : l’Histoire politique, l’Histoire sociale des élites et la prosopographie, c’est-à-dire l'étude des biographies des membres d'une catégorie spécifique de la société.

Parmi ses ouvrages on peut citer :

-Constantin. Le premier empereur chrétien paru chez Ellipses en 2011, et réédité en poche en 2022

-Les juifs dans le monde hellénistique sorti chez le même éditeur en 2012

-Les élites de cour de Constantinople (450-610) : une approche prosopographique des relations de pouvoir, sorti chez Ausonius en 2022

De plus, il a co-rédigé l’ouvrage suivant :

-           Rituels et cérémonies de cour, de l’Empire romain à l’âge baroque, sorti aux Presses Universitaires du Septentrion, en 2018

Exégèse et Contresens, le commentaire de la Bible dans les Extraits Prophétiques d'Eusèbe de Césarée avec Sébastien Morlet16 Jun 202600:56:16

Évêque, historien et théologien, Eusèbe de Césarée est souvent considéré comme l'un des grands intellectuels du christianisme ancien. Très proche de Constantin, dont il fut en quelque sorte l'historiographe et le défenseur, il a joué un rôle essentiel dans la construction du récit chrétien de l'histoire. Pourtant, sa place dans la tradition chrétienne demeure singulière. Contrairement à d'autres grandes figures de son époque, Eusèbe n'est pas reconnu comme Père de l'Église. En cause notamment : certaines de ses positions théologiques, jugées ambiguës lors des controverses autour de l'arianisme, cette doctrine qui contestait la pleine divinité du Christ.

Mais ce n'est pas de ces débats théologiques que nous allons parler aujourd'hui. Notre invité, Sébastien Morlet, professeur à Sorbonne Université, vient nous présenter son ouvrage Exégèse et Contresens. Le commentaire de la Bible dans les Extraits prophétiques d'Eusèbe de Césarée paru aux Belles Lettres en septembre 2025.

À travers l'étude minutieuse des textes d'Eusèbe, Sébastien Morlet met en lumière une obsession de l'exégèse chrétienne ancienne : la volonté de démontrer que Jésus-Christ était déjà annoncé dans les Écritures hébraïques. Pour parvenir à cette conclusion, Eusèbe mobilise tout un arsenal interprétatif qui peut parfois surprendre le lecteur moderne. Lectures forcées, rapprochements audacieux, interprétations discutables : notre invité montrera comment certains commentaires relèvent, selon ses propres termes, du contresens, et parfois même d'une certaine mauvaise foi intellectuelle au service d'une démonstration théologique.

Comment les premiers auteurs chrétiens lisaient-ils la Bible hébraïque ? Pourquoi cherchaient-ils à y trouver partout l'annonce du Christ ? Que nous apprend cette démarche sur la naissance de la pensée chrétienne et sur les rapports complexes entre judaïsme et christianisme ?

C'est ce que nous découvrons avec Sébastien Morlet.

Sébastien Morlet est professeur de langue et littérature grecques à Sorbonne Université et Membre de l’Institut universitaire de France. Il dirige la Bibliothèque d’Histoire des Religions à la Sorbonne. Ses principaux domaines de recherches sont l’histoire des doctrines philosophiques et religieuses aux époques hellénistique et impériale, les relations entre le paganisme, le judaïsme et le christianisme pendant les cinq premiers siècles après J.-C, la réception de la culture classique, Eusèbe de Césarée et enfin Porphyre de Tyr.

Parmi ses ouvrages on peut citer :

-        « Christianisme et philosophie » sorti en livre de poche références en 2014

-        « Les chrétiens et la culture » paru aux belles lettres en 2016,

-        Il a dirigé la publication « Eusèbe de Césarée et la philosophie : Christianisme et philosophie en Palestine au tournant du IVe siècle de notre ère » sorti chez Brepols en 2024

En septembre 2026 paraitra aux Belles Lettres : « Platon, le théologien : Lectures « païennes », juives et chrétiennes sous l’Empire romain ». 

Mais le livre qui nous sert de fil conducteur dans cet épisode est « Exégèse et Contresens : le commentaire de la Bible dans les Extraits prophétiques d’Eusèbe de Césarée » paru aux Belles Lettres en 2025.

Cas de conscience, conflits de devoirs avec Christelle Veillard30 Jun 202600:55:55

Nous avons tous connu ces moments où aucune décision ne semblait pleinement satisfaisante. Faut-il dire toute la vérité lorsqu'elle risque de faire plus de mal que de bien ? Faut-il obéir à la loi lorsque celle-ci paraît injuste ? Peut-on trahir un ami pour sauver une communauté, ou sacrifier une personne pour en sauver plusieurs ?

Nous appelons spontanément ces situations des « cas de conscience ». Mais que désigne exactement cette expression ?

S'agit-il simplement d'une hésitation intérieure, d'un conflit psychologique entre ce que nous désirons et ce que nous devons faire ? Ou bien sommes-nous confrontés à quelque chose de plus profond : un véritable conflit entre deux devoirs, deux valeurs, deux exigences morales également légitimes ?

Pendant longtemps, la casuistique – c'est-à-dire l'étude des cas de conscience – a souffert d'une réputation ambiguë. On l'a souvent réduite à une technique de juristes ou de théologiens cherchant à contourner les règles par des distinctions subtiles, au point que le mot lui-même a fini par évoquer, dans le langage courant, une certaine forme de sophistique.

Mon invitée d’aujourd’hui, Christelle Veillard propose de renverser complètement cette image. Dans son livre, « Cas de conscience et conflits de devoirs, les origines de la casuistique d’Homère à Epictète », elle montre que cette méthode est d'abord une réflexion philosophique sur les situations où les principes moraux entrent eux-mêmes en conflit. Car il arrive que deux devoirs soient également fondés, également légitimes, et pourtant impossibles à satisfaire simultanément. Le problème ne vient plus alors de notre faiblesse ou de notre ignorance, mais de la structure même de l'action morale.

L'autre apport de ce livre est historique. Nous avons tendance à associer les cas de conscience à la morale chrétienne, aux manuels des confesseurs ou aux débats médiévaux. Or Christelle Veillard montre que ces interrogations sont beaucoup plus anciennes. Elles traversent déjà les poèmes d'Homère, les tragédies grecques, les dialogues de Socrate, la pensée d'Aristote et culminent chez les Stoïciens.

Son ouvrage raconte ainsi une histoire de la décision morale dans l'Antiquité : comment les Grecs ont appris à penser ces situations où aucune solution n'est parfaite, où choisir revient toujours à renoncer à quelque chose, et où l'expérience du dilemme nous transforme durablement.

La représentation du monde des morts dans l'Israël ancien et l'émergence de la croyance en la résurrection avec Christophe Nihan14 Jul 202601:02:47

Pendant des siècles, une idée s'est imposée dans l'imaginaire occidental : celle d'une vie après la mort où chacun serait jugé avant d'accéder au paradis ou d'être condamné aux enfers. Pourtant, cette représentation n'est pas celle des premiers textes de la Bible hébraïque. Dans l'Israël ancien, les morts ne montent pas au ciel et ne descendent pas dans un enfer de châtiment. Ils rejoignent un lieu énigmatique, le shéol, un royaume silencieux où semble s'effacer jusqu'à la relation avec Dieu.

Comment les anciens Israélites se représentaient-ils réellement le destin des morts ? Que distingue le shéol de la tombe ? Les défunts y conservent-ils une forme d'existence ? Les vivants entretiennent-ils des relations avec eux, comme c'est le cas dans d'autres civilisations du Proche-Orient ou du monde grec ? Et pourquoi les textes les plus anciens portent-ils un regard si sombre sur la mort ?

Mais cette conception n'est pas restée immuable. Les bouleversements de l'histoire, notamment l'exil à Babylone, les contacts avec les grandes cultures de l'Antiquité et les profondes interrogations sur la justice divine vont progressivement transformer la manière de penser le destin humain. Si les justes souffrent et que les impies prospèrent, que devient la promesse d'un Dieu juste ? Cette crise de la sagesse ouvre un immense chantier théologique qui conduira, plusieurs siècles plus tard, à l'apparition d'une idée nouvelle : la résurrection des morts.

Comment cette croyance a-t-elle émergé ? Pourquoi apparaît-elle si tardivement dans la Bible ? Quel rôle ont joué les persécutions de l'époque des Maccabées ? Que nous dit le célèbre chapitre 12 du livre de Daniel, premier grand texte biblique à annoncer la résurrection ? Et comment ces débats ont-ils façonné les différents courants du judaïsme avant d'être repris, transformés et amplifiés par le christianisme naissant ?

Pour répondre à toutes ces questions, j'ai le plaisir de recevoir le professeur Christophe Nihan

Christophe Nihan est professeur à l’Université de Münster en Allemagne et y enseigne la Bible Hébraïque. Il est également membre du Laboratoire « Proche-Orient-Caucase : langues, archéologie, cultures » du CNRS.

Ses domaines de recherche sont :

Les Études du Pentateuque, en particulier les traditions sacerdotales

Les Rituels bibliques

L’Histoire religieuse d'Israël dans son contexte proche-oriental

Et enfin, la Littérature prophétique, en particulier le livre d'Ézéchiel

Parmi ses ouvrages, on peut citer :

-           Introduction à l’Ancien Testament, corédigé avec Thomas Römer et Jean-Daniel Macchi, sorti chez Labor et Fides en 2004

-           “From Priestly Torah to Pentateuch: A Study in the Composition of the Book of Leviticus” sa thèse publiée en 2007

-           Toujours chez Labor et Fides en 2013 « Clés pour le Pentateuque » avec Diana V. Edelman, Philip R. Davies et Thomas Römer

-           Avec Julia Rhyder, il a fait paraitre « Text and Ritual in the Pentateuch: A Comparative and Systematic Approach » en 2021

-           La même année, avec Giuseppina Lenzo il a publié « Les Cultes aux rois et aux héros : continuités et changements à l’époque hellénistique »

-           Et En août de cette année, il sort chez Labor et Fides « Lévitique 10-16 » les chapitres consacrés au pur et à l’impur.

Les couleurs oubliées de la Grèce antique avec Philippe Jockey28 Jul 202600:55:58

Nous vous proposons de regarder, dans ce 50e épisode, l'Antiquité grecque avec un regard neuf — ou peut-être faudrait-il dire, avec des yeux enfin débarrassés de l'un des plus tenaces préjugés de notre modernité.

Lorsque nous pensons à la Grèce antique, une image s'impose presque immédiatement : celle de temples de marbre immaculés, de statues d'une blancheur parfaite, d'une civilisation qui aurait élevé la pureté de la pierre au rang d'idéal esthétique. Cette vision est si profondément ancrée dans notre imaginaire qu'elle semble aller de soi. Pourtant, elle est largement une construction moderne.

Les Grecs vivaient dans un monde de couleurs. Les temples étaient peints, parfois de manière éclatante. Les statues recevaient des pigments, des dorures, des incrustations. Les sanctuaires, les maisons, les objets du quotidien formaient un paysage visuel d'une richesse que l'érosion du temps a presque entièrement effacée. Ce que nous admirons aujourd'hui comme un marbre nu est souvent le squelette décoloré d'œuvres qui furent autrefois vibrantes.

Comment cette mémoire des couleurs s'est-elle perdue ? Pourquoi avons-nous fini par identifier la civilisation grecque à la blancheur du marbre ? Et que révèle cette transformation de notre propre rapport à l'Antiquité ?

Car le « mythe de la Grèce blanche » ne résulte pas seulement de la disparition des pigments sous l'effet des siècles. Il s'est progressivement construit à partir de la Renaissance avant de s'imposer au XVIIIᵉ siècle, notamment sous l'influence de Johann Joachim Winckelmann, père de l'histoire de l'art moderne, qui fit de la blancheur du marbre l'expression même de la beauté idéale. Au XIXᵉ siècle, cette vision fut encore renforcée par le néoclassicisme et parfois détournée pour nourrir des discours politiques et raciaux qui associaient la blancheur de la pierre à une prétendue pureté de la civilisation occidentale.

Or, depuis plusieurs décennies, les découvertes archéologiques et les analyses scientifiques racontent une tout autre histoire. Grâce à l'observation minutieuse des vestiges, à la lumière ultraviolette, à la spectrométrie ou encore à la reconstitution numérique, les couleurs réapparaissent peu à peu, bouleversant notre perception de l'art grec et, avec elle, notre compréhension de toute une civilisation.

Pour nous guider dans cette redécouverte, j'ai le plaisir de recevoir Philippe Jockey.

Philippe Jockey est professeur d'histoire de l'art et d'archéologie du monde grec et directeur de l'équipe Archéologie des mondes grecs (UMR 7041) à l’Université Paris-Nanterre. Il a été membre de l’Ecole française d’Athènes. Ses travaux ont largement contribué à déconstruire cette illusion de la Grèce immaculée.

Ses domaines de recherches sont :

-        L’Histoire et l’Archéologie de la couleur en Grèce ancienne :  techniques, artisanat, économie, idéologies antiques et réception moderne. 
- Intelligence artificielle et archéologie classique : applications à l'étude de la plastique grecque
- Recherches sur le décor sculpté de la Tholos de Delphes (étude et publication numérique en ligne)
- L'artisanat de la pierre en Grèce ancienne (architecture et sculpture) : ateliers et techniques, styles et sociétés.
Edition numérique en ligne.

Parmi ses ouvrages on peut citer :

-        « La Grèce antique : idées reçues » édité au Cavalier Bleu en 2005

-        dans la même collection « L’Archéologie » sorti en 2008

-        puis L’Archéologie paru chez Belin en 2013

-        Il a collaboré au volume « Le monde Grec antique » aux Editions Hachette en 2018

-        Il a dirigé l’ouvrage « Les arts de la couleur en Grèce anicenne… et ailleurs : approches disciplinaires » édité par l’Ecole française d’Athènes en 2018

-        Le mythe de la Grèce blanche dont la 3e édition est sortie en 2025 chez Humensis dans la collection Atlas

-        En septembre prochain paraitra aux P.U. de Nanterre, dans la collection Les passés dans le présent, le livre qu'il a co-dirigé avec Romain Thomas « La carnation des patrimoines, une histoire de couleurs »

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