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| Titre | Date | Durée | |
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| Amour, désir et sexualité // Emma Becker, Fabienne Brugère, Samuel Dock, Robert Maggiori | 30 Jan 2025 | 01:36:05 | |
CONVERSATION Présentée par Robert Maggiori, philosophe, membre fondateur Avec : Emma Becker, écrivaine Fabienne Brugère, philosophe et critique d'art Samuel Dock, psychologue clinicien et écrivain Un amour-passion, intense et brûlant, croissant de jour en jour, un désir toujours renouvelé, qui se retire un temps et revient plus puissant comme vague à marée montante, une sexualité épanouie, débridée et sans tabous, porteuse assidue de plaisirs et de jouissances inouïes… Associés, il rendraient tout le reste inessentiel, feraient de la vie un long fleuve joyeux. Mais le sont-ils vraiment? Il est rare que l’amour soit sans désir, mais il peut être sans sexualité, il est philia, il est agapé, il est caritas et ne s’engage pas forcément sur le chemin que lui ouvre eros. Le désir – dont on sait que l’origine signifie «cesser de contempler les astres», c’est-à-dire prendre acte de l’absence – meut l’amour et pousse au sexe, mais tout aussi bien au voyage, au travail, au sport, à la lecture, à la bonne chère et au bon vin, au travail même, comme à l’envie de ne rien faire. Quant à la sexualité, elle peut être sans amour, et même, mécanique, routinière, automatique, sans désir. Mais il est difficile de le reconnaître: tu ne m’aimes plus, dit-on – pour dire «tu n’as plus envie de moi», ou l’inverse, comme si aimer, désirer et jouir étaient synonymes. Le désir a tellement d’objets – tous manqués, sinon le désir cesserait de désirer – qu’il en devient tyrannique. L’amour tellement de formes qu’on n’en reconnaît plus aucune, sinon celle qui de toutes est l’invisible sous-bassement, et qui assurément les vicie: l’amour de soi, la philautie, ou pire encore, l’amour non de l’autre mais de l’amour lui-même. La sexualité est tellement ancrée dans les viscères du corps et les zones impénétrables de l’imaginaire et du fantasme qu’elle en devient «intransmissible», pas même capable d’établir un «rapport sexuel», lequel, comme disait Lacan, n’existe pas, puisque les êtres humains demeurent, sur la plan de la jouissance sexuelle, «en exil», sans produire de partage, sans jamais faire Un avec l’Autre, le corps ne pouvant «se jouir» que comme Un sans l’Autre, auto-érotiquement. Aussi vouloir marier amour, désir et sexualité relève-t-il du rêve, de la tentative de construire des châteaux en Espagne avec des briques défectueuses et du ciment friable. Vision catastrophiste, qui est peu ou prou celle de chacun(e), mais qui n’empêche personne de tenter l’aventure, de vouloir aimer (bien que l’amour échappe à la volonté et arrive sans que nul ne l’ait décidé), de continuer à désirer (bien qu’aucun désir ne soit jamais satisfait, sinon il mourrait) et de chercher à jouir (bien que la jouissance sexuelle soit le sceau de l’impossibilité d’être «avec» autrui). Mais on a beau dire que l’amour torture, que le désir enchaîne, que le sexe divise, rien n’y fait: chaque femme, chaque homme sait que les maux qu’il procurent font les chants les plus beaux, que sans amour, sans désir, sans plaisir l’existence serait un sombre tunnel d’où nul ne se sentirait capable de sortir – sauf ceux et celles qui aiment justement, capables de déplacer les montagnes, de creuser la terre à mains nues ou de voler comme les oiseaux. Robert Maggiori © Les Rencontres Philosophiques de Monaco Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| La sécurité // Monique Canto-Sperber, Thierry Balzacq, Laurence Joseph, Raphael Zagury-Orly | 23 Dec 2024 | 01:33:01 | |
CONVERSATION Présentée par Raphael Zagury-Orly, philosophe, membre fondateur Avec : Monique Canto-Sperber, philosophe Thierry Balzacq, politologue Laurence Joseph, psychologue et psychanalyste La sécurité n’a pas l’éclat de la liberté – ni de l’égalité, ni de la fraternité/sororité. Elle semble être une vertu du retrait, de l’abri, quand les autres sont d’ouverture et d’élan. Par sécurité, on peut entendre cette condition qui permet qu’on soit ou se sente protégé des dangers et des risques, ou bien qui donne la possibilité de prévenir, d’éliminer ou de rendre moins graves les dommages, les difficultés, les événements déplaisants, contrariants, fâcheux, néfastes. Dans l’empire romain, Securitas était la déesse garante de la sécurité publique et privée: elle était représentée sur les monnaies entourée de quatre attributs, le trône (hégémonie de Rome), la lance (combat contre les ennemis), la corne (prospérité) et la feuille de palmier (offrande de paix), et appuyée sur une colonne, dans une posture censée symboliser le calme et la «force tranquille». Mais le mot même de securitas est curieux, puisque, composé de sine (sans) et de cura (soin), il semble renvoyer à un sens contraire à celui qu’évoque la sécurité, qui n’est en effet pas entendue comme absence de soin, de prévenance ou d’attention. Aussi, comme le suggère Tacite dans ses Historiae, faudrait-il y voir quelque chose d’ «inhumain» (inhumana securitas), au sens où l’ absence de soin, d’attention, serait en réalité une absence de souci, une coupable indifférence devant le déploiement de la violence (la guerre civile à Rome en 69), sinon une certaine cécité à distinguer le bien du mal ou un carence totale du sens de la responsabilité – facteurs qui, unis, laissent prospérer… l’insécurité et les risques de danger. Bi-face, la securitas «laisse faire» et «soigne», autrement dit cherche à neutraliser tant les éléments de trouble, les exactions et les conflits que l’ «irresponsabilité» qui les rend efficients: c’est ce dernier sens qui a prévalu, et qui a fait que securitas rencontre libertas. (...) Le lien complexe entre liberté et sécurité apparaît dans tout le constitutionnalisme moderne, sous diverses variantes. La première Constitution nord-américaine (Virginie, 1776) garantit la sécurité en vue de quelque chose d’encore plus désirable que la liberté: le bonheur – alors que la Déclaration française des droits de l’homme et du citoyen de 1789 proclame que le but de toute association politique est la préservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme, à savoir la liberté, la propriété, la sécurité et la résistance à l’oppression – ce par rapport à quoi la déclaration thermidorienne de 1795 apparaît davantage de «gauche», qui juge que la sécurité « résulte du concours de tous pour assurer les droits de chacun ». Assurer la sécurité, autrement dit, n’est pas léser la liberté, mais la rendre possible, de façon certes plus malaisée que celle qui permet à l’insécurité de la rendre difficile. Mais quelles limites peuvent être mises entre la sécurité et le «tout-sécuritaire», entre la légitime protection et l’obsession «panoptique» du contrôle qui saisit un Etat à l’advenue de «situations-limites», telles des pandémies ou des attaques terroristes ? Robert Maggiori Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| L'Éducation // Les Matinales Philo | 01 Aug 2024 | 01:31:48 | |
Les Matinales de la Semaine PhiloMonaco sont organisées par Les Rencontres Philosophiques de Monaco, en association avec Monaco Info et la Mairie de Monaco. Animées chaque matin par Sandrine Nègre, les Matinales donnent lieu à des rencontres, des conversations et des échanges autour des questions du public et avec les personnalités invitées pour chaque Journée de la Semaine PhiloMonaco. Les intervenants de la Journée dédiée à l’Éducation : Isabelle Alfandary, auteure et professeure Frédérique Bonnet-Brilhaut, médecin, pédopsychiatre et professeure Laurence Joseph, psychologue et psychanalyste Claire Marin, philosophe Philippe Meirieu, professeur Servane Mouton, neurologue et neurophysiologiste Sébastien Talon, psychologue clinicien et psychothérapeute Bertrand Quentin, philosophe Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| EMANUELE COCCIA // Antivirus Philosophique Nº12 | 17 Apr 2020 | 00:12:10 | |
Emanuele Coccia en conversation avec Joseph Cohen. Emanuele Coccia est philosophe. Chercheur d’origine italienne, il obtient son doctorat en philosophie médiévale à l’université de Florence. Après avoir enseigné à l’université de Buenos Aires et à l’université de Fribourg-en-Brisgau, il est aujourd’hui maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales. Il est le lauréat du prix des Rencontres Philosophiques de Monaco 2017 pour son ouvrage La Vie des plantes. Une métaphysique du mélange, Éditions Payot & Rivages. Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| ROBERT MAGGIORI // Antivirus Philosophique Nº11 | 14 Apr 2020 | 00:12:38 | |
Robert Maggiori en conversation avec Joseph Cohen. Robert Maggiori est philosophe, traducteur, journaliste, critique littéraire et philosophique (Libération). Il a publié plus d’un millier d’articles, dont des entretiens avec les principaux penseurs de notre époque. Il a traduit de l’italien de nombreux ouvrages de philosophie et de sciences humaines. Ses intérêts portent sur l’histoire de la philosophie, la philosophie morale et politique ainsi que sur la philosophie italienne. Il est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques. Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| SANDRA LAUGIER // Antivirus Philosophique Nº10 | 11 Apr 2020 | 00:10:12 | |
Sandra Laugier en conversation avec Joseph Cohen. Sandra Laugier est philosophe et chroniqueuse au journal Libération. Ses recherches portent sur la philosophie du langage et de la connaissance, philosophie analytique, la philosophie du langage ordinaire; la philosophie états-unienne classique et contemporaine; la philosophie morale contemporaine de langue anglaise, les études de genre; et la philosophie en lien avec la culture populaire (cinémas, séries TV). Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| CORINE PELLUCHON // Antivirus Philosophique Nº9 | 11 Apr 2020 | 00:11:25 | |
Corine Pelluchon en conversation avec Joseph Cohen. Corine Pelluchon est professeur de philosophie à l’université Paris-Est-Marne-La-Vallée, et collabore régulièrement au blog de philosophie du journal Libération. Spécialiste de philosophie morale et politique et d’éthique appliquée, elle est membre du conseil scientifique de la fondation Nicolas-Hulot pour la Nature et l’Homme. Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| AVITAL RONELL // Antivirus Philosophique Nº8 | 03 Apr 2020 | 00:14:02 | |
Avital Ronell en conversation avec Joseph Cohen. Avital Ronell est critique littéraire et philosophe, ainsi que professeur de littérature comparée et d’allemand à l’Université de New York, et professeur de philosophie et médias à la European Graduate School en Suisse. Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| GUILLAUME LE BLANC // Antivirus Philosophique Nº7 | 31 Mar 2020 | 00:08:00 | |
Guillaume Le Blanc en conversation avec Joseph Cohen. Guillaume Le Blanc est philosophe et professeur de philosophie à l’université Paris Est Créteil. Son travail porte essentiellement sur la question de la « critique sociale ». Il étudie plus spécifiquement les limites complexes qui distinguent précarité, exclusion, vie décente et normalité. Il explore la créativité des vies ordinaires comme réinvention des normes. Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| GÉRARD BENSUSSAN // Antivirus Philosophique Nº6 | 29 Mar 2020 | 00:10:27 | |
Gérard Bensussan en conversation avec Joseph Cohen. Gérard Bensussan est philosophe, professeur à l’université de Strasbourg et chercheur aux Archives Husserl de Paris de l’École Normale Supérieure. Spécialiste de l’idéalisme classique allemand et de la philosophie juive, il fut à l’initiative de la fondation du Parlement des philosophes de Strasbourg. Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| CAMILLE RIQUIER // Antivirus Philosophique Nº5 | 27 Mar 2020 | 00:09:07 | |
Camille Riquier en conversation avec Joseph Cohen. Camille Riquier est professeur de philosophie et vice-recteur à la Recherche à l’Institut catholique de Paris, membre de la revue Esprit et lauréat de l’Académie française pour son ouvrage Archéologie de Bergson qui a reçu le prix La Bruyère. Il est co-rédacteur des annales bergsonniennes. Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| CYNTHIA FLEURY // Antivirus philosophique Nº4 | 24 Mar 2020 | 00:06:10 | |
Cynthia Fleury en conversation avec Joseph Cohen. Cynthia Fleury est enseignant – chercheur en philosophie politique et psychanalyste. Professeur à l’École des mines (PSL/Mines-ParisTech) et à l’American University of Paris. Elle est membre du Comité consultatif national d’éthique et membre fondateur du réseau européen des femmes philosophes de l’Unesco et dirige la chaire de philosophie à l’Hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP/Paris et ENS). Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| ÉTIENNE BIMBENET // Antivirus Philosophique Nº3 | 24 Mar 2020 | 00:07:26 | |
Étienne Bimbenet en conversation avec Joseph Cohen. Étienne Bimbenet est professeur à l’université Bordeaux-Montaigne, il enseigne la philosophie contemporaine et la phénoménologie. Ses recherches portent sur l’origine animale de l’être humain et sur l’anthropologie du point de vue phénoménologique. Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| L'Écologie // Les Matinales Philo | 01 Aug 2024 | 01:36:39 | |
Les Matinales de la Semaine PhiloMonaco sont organisées par Les Rencontres Philosophiques de Monaco, en association avec Monaco Info et la Mairie de Monaco. Animées chaque matin par Sandrine Nègre, les Matinales donnent lieu à des rencontres, des conversations et des échanges autour des questions du public et avec les personnalités invitées pour chaque Journée de la Semaine PhiloMonaco. Les intervenants de la Journée dédiée à l'Écologie : Serge Audier, philosophe Alexandre Kouchner, analyste politique et journaliste Ainoha Pascual, avocate Thierry Paquot, philosophe Corine Pelluchon, philosophe Olivier Rey, polytechnicien, mathématicien, romancier, essayiste et philosophe Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| CLAIRE MARIN // Antivirus philosophique Nº2 | 24 Mar 2020 | 00:05:23 | |
Claire Marin en conversation avec Joseph Cohen. Claire Marin est philosophe et membre du Centre international d’études de la philosophie française contemporaine à l’École normale supérieure et professeur de philosophie en classes préparatoires. Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| ANASTASIA COLOSIMO // Antivirus philosophique Nº1 | 24 Mar 2020 | 00:04:32 | |
Anastasia Colosimo en conversation avec Joseph Cohen. Anastasia Colosimo est enseignante en théologie politique à l’Institut d’études politiques de Paris. Elle a étudié le droit et la criminologie à la faculté Panthéon-Assas, et à Columbia University. Joseph Cohen est un des membres fondateurs des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Où va la philosophie française ? // Geneviève Fraisse : Genre et sexualité | 11 Mar 2020 | 00:30:33 | |
Au sein de la grande tradition de la philosophie, celle-ci s’est toujours pensée comme la possibilité inhérente à l’être humain de se départir de son discours national en vue de le faire accéder à l’universalité de la raison. En même temps, la philosophie n’aura jamais cessé de s’inspirer de langues singulières. C’est ainsi que nous parlons, par exemple, de « philosophie allemande », « américaine » ou « anglo-saxonne », « grecque », et, aussi, « française ». En effet, toute l’histoire de la philosophie témoigne de cette tension à tel point qu’elle n’a jamais su se fixer dans l’une ou dans l’autre de ces deux tendances. Notre dessein sera de penser le rapport entre la langue française et la pensée philosophique dans chacune de ces modalités en avançant les questions suivantes : comment l’universalité de la pensée philosophique se voit-elle interrogée, voire réorientée par la singularité de la langue française ? Quel avenir se tient encore en réserve au cœur de cette rencontre exceptionnelle entre ces deux langues, philosophique et française ? Comment cette rencontre, si prolifique et subtile, peut-elle encore aujourd’hui, créer et inventer ? Quelles sont les préoccupations majeures de ce que l’on entend par « philosophie française » aujourd’hui ? Afin d’avoir quelque chance de comprendre les enjeux actuels à l’œuvre dans les multiples transformations de la philosophie française contemporaine, il nous faudra repenser non pas uniquement son rapport aux autres traditions philosophiques, mais aussi aux autres disciplines du savoir. Nous tenons à déployer la multiplication impressionnante des « gestes » à l’œuvre en philosophie française et en misant sur le débat entre ses différents courants, nous chercherons à présenter les questions les plus pressantes pour celle-ci tout en suggérant, sinon des passerelles entre ses multiples tendances au moins des mises au jour de leurs principaux motifs. Ainsi, nous rouvrirons au cœur de la philosophie française un dialogue soutenu entre ses différentes composantes et ses courants divergents en proposant à la fois des intersections entre philosophie française et les autres régimes de connaissance, tout en requérant les courants aujourd’hui majeurs de la philosophie française à confronter leurs approches : phénoménologique, herméneutique, théorie critique, déconstruction, épistémologie, philosophie analytique, néo-réalisme ou réalisme spéculatif, etc. Nous verrons se construire depuis ces vecteurs multiples, une reprise capable de mettre en question le statut du politique, de l’éthique, du sociétal ainsi que les différents domaines du savoir scientifique. Ce colloque, coordonné par Isabelle Alfandary, Sandra Laugier, Astrid von Busekist, Raphael Zagury-Orly et Joseph Cohen, interrogera la « philosophie française » telle qu’elle s’énonce au présent et face à notre monde contemporain. En somme : « où va la philosophie française ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Où va la philosophie française? // Anne Emmanuelle Berger : Genre et sexualité | 11 Mar 2020 | 00:35:07 | |
Au sein de la grande tradition de la philosophie, celle-ci s’est toujours pensée comme la possibilité inhérente à l’être humain de se départir de son discours national en vue de le faire accéder à l’universalité de la raison. En même temps, la philosophie n’aura jamais cessé de s’inspirer de langues singulières. C’est ainsi que nous parlons, par exemple, de « philosophie allemande », « américaine » ou « anglo-saxonne », « grecque », et, aussi, « française ». En effet, toute l’histoire de la philosophie témoigne de cette tension à tel point qu’elle n’a jamais su se fixer dans l’une ou dans l’autre de ces deux tendances. Notre dessein sera de penser le rapport entre la langue française et la pensée philosophique dans chacune de ces modalités en avançant les questions suivantes : comment l’universalité de la pensée philosophique se voit-elle interrogée, voire réorientée par la singularité de la langue française ? Quel avenir se tient encore en réserve au cœur de cette rencontre exceptionnelle entre ces deux langues, philosophique et française ? Comment cette rencontre, si prolifique et subtile, peut-elle encore aujourd’hui, créer et inventer ? Quelles sont les préoccupations majeures de ce que l’on entend par « philosophie française » aujourd’hui ? Afin d’avoir quelque chance de comprendre les enjeux actuels à l’œuvre dans les multiples transformations de la philosophie française contemporaine, il nous faudra repenser non pas uniquement son rapport aux autres traditions philosophiques, mais aussi aux autres disciplines du savoir. Nous tenons à déployer la multiplication impressionnante des « gestes » à l’œuvre en philosophie française et en misant sur le débat entre ses différents courants, nous chercherons à présenter les questions les plus pressantes pour celle-ci tout en suggérant, sinon des passerelles entre ses multiples tendances au moins des mises au jour de leurs principaux motifs. Ainsi, nous rouvrirons au cœur de la philosophie française un dialogue soutenu entre ses différentes composantes et ses courants divergents en proposant à la fois des intersections entre philosophie française et les autres régimes de connaissance, tout en requérant les courants aujourd’hui majeurs de la philosophie française à confronter leurs approches : phénoménologique, herméneutique, théorie critique, déconstruction, épistémologie, philosophie analytique, néo-réalisme ou réalisme spéculatif, etc. Nous verrons se construire depuis ces vecteurs multiples, une reprise capable de mettre en question le statut du politique, de l’éthique, du sociétal ainsi que les différents domaines du savoir scientifique. Ce colloque, coordonné par Isabelle Alfandary, Sandra Laugier, Astrid von Busekist, Raphael Zagury-Orly et Joseph Cohen, interrogera la « philosophie française » telle qu’elle s’énonce au présent et face à notre monde contemporain. En somme : « où va la philosophie française ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Où va la philosophie française? // Camille Froidevaux-Metterie : Genre et sexualité | 11 Mar 2020 | 00:31:18 | |
Au sein de la grande tradition de la philosophie, celle-ci s’est toujours pensée comme la possibilité inhérente à l’être humain de se départir de son discours national en vue de le faire accéder à l’universalité de la raison. En même temps, la philosophie n’aura jamais cessé de s’inspirer de langues singulières. C’est ainsi que nous parlons, par exemple, de « philosophie allemande », « américaine » ou « anglo-saxonne », « grecque », et, aussi, « française ». En effet, toute l’histoire de la philosophie témoigne de cette tension à tel point qu’elle n’a jamais su se fixer dans l’une ou dans l’autre de ces deux tendances. Notre dessein sera de penser le rapport entre la langue française et la pensée philosophique dans chacune de ces modalités en avançant les questions suivantes : comment l’universalité de la pensée philosophique se voit-elle interrogée, voire réorientée par la singularité de la langue française ? Quel avenir se tient encore en réserve au cœur de cette rencontre exceptionnelle entre ces deux langues, philosophique et française ? Comment cette rencontre, si prolifique et subtile, peut-elle encore aujourd’hui, créer et inventer ? Quelles sont les préoccupations majeures de ce que l’on entend par « philosophie française » aujourd’hui ? Afin d’avoir quelque chance de comprendre les enjeux actuels à l’œuvre dans les multiples transformations de la philosophie française contemporaine, il nous faudra repenser non pas uniquement son rapport aux autres traditions philosophiques, mais aussi aux autres disciplines du savoir. Nous tenons à déployer la multiplication impressionnante des « gestes » à l’œuvre en philosophie française et en misant sur le débat entre ses différents courants, nous chercherons à présenter les questions les plus pressantes pour celle-ci tout en suggérant, sinon des passerelles entre ses multiples tendances au moins des mises au jour de leurs principaux motifs. Ainsi, nous rouvrirons au cœur de la philosophie française un dialogue soutenu entre ses différentes composantes et ses courants divergents en proposant à la fois des intersections entre philosophie française et les autres régimes de connaissance, tout en requérant les courants aujourd’hui majeurs de la philosophie française à confronter leurs approches : phénoménologique, herméneutique, théorie critique, déconstruction, épistémologie, philosophie analytique, néo-réalisme ou réalisme spéculatif, etc. Nous verrons se construire depuis ces vecteurs multiples, une reprise capable de mettre en question le statut du politique, de l’éthique, du sociétal ainsi que les différents domaines du savoir scientifique. Ce colloque, coordonné par Isabelle Alfandary, Sandra Laugier, Astrid von Busekist, Raphael Zagury-Orly et Joseph Cohen, interrogera la « philosophie française » telle qu’elle s’énonce au présent et face à notre monde contemporain. En somme : « où va la philosophie française ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Où va la philosophie française? // Olivier Abel : Philosophie et religion | 05 Mar 2020 | 00:25:28 | |
Au sein de la grande tradition de la philosophie, celle-ci s’est toujours pensée comme la possibilité inhérente à l’être humain de se départir de son discours national en vue de le faire accéder à l’universalité de la raison. En même temps, la philosophie n’aura jamais cessé de s’inspirer de langues singulières. C’est ainsi que nous parlons, par exemple, de « philosophie allemande », « américaine » ou « anglo-saxonne », « grecque », et, aussi, « française ». En effet, toute l’histoire de la philosophie témoigne de cette tension à tel point qu’elle n’a jamais su se fixer dans l’une ou dans l’autre de ces deux tendances. Notre dessein sera de penser le rapport entre la langue française et la pensée philosophique dans chacune de ces modalités en avançant les questions suivantes : comment l’universalité de la pensée philosophique se voit-elle interrogée, voire réorientée par la singularité de la langue française ? Quel avenir se tient encore en réserve au cœur de cette rencontre exceptionnelle entre ces deux langues, philosophique et française ? Comment cette rencontre, si prolifique et subtile, peut-elle encore aujourd’hui, créer et inventer ? Quelles sont les préoccupations majeures de ce que l’on entend par « philosophie française » aujourd’hui ? Afin d’avoir quelque chance de comprendre les enjeux actuels à l’œuvre dans les multiples transformations de la philosophie française contemporaine, il nous faudra repenser non pas uniquement son rapport aux autres traditions philosophiques, mais aussi aux autres disciplines du savoir. Nous tenons à déployer la multiplication impressionnante des « gestes » à l’œuvre en philosophie française et en misant sur le débat entre ses différents courants, nous chercherons à présenter les questions les plus pressantes pour celle-ci tout en suggérant, sinon des passerelles entre ses multiples tendances au moins des mises au jour de leurs principaux motifs. Ainsi, nous rouvrirons au cœur de la philosophie française un dialogue soutenu entre ses différentes composantes et ses courants divergents en proposant à la fois des intersections entre philosophie française et les autres régimes de connaissance, tout en requérant les courants aujourd’hui majeurs de la philosophie française à confronter leurs approches : phénoménologique, herméneutique, théorie critique, déconstruction, épistémologie, philosophie analytique, néo-réalisme ou réalisme spéculatif, etc. Nous verrons se construire depuis ces vecteurs multiples, une reprise capable de mettre en question le statut du politique, de l’éthique, du sociétal ainsi que les différents domaines du savoir scientifique. Ce colloque, coordonné par Isabelle Alfandary, Sandra Laugier, Astrid von Busekist, Raphael Zagury-Orly et Joseph Cohen, interrogera la « philosophie française » telle qu’elle s’énonce au présent et face à notre monde contemporain. En somme : « où va la philosophie française ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Où va la philosophie française ? // Nathalie Sarthou Lajus : Philosophie et religion | 05 Mar 2020 | 00:28:46 | |
Au sein de la grande tradition de la philosophie, celle-ci s’est toujours pensée comme la possibilité inhérente à l’être humain de se départir de son discours national en vue de le faire accéder à l’universalité de la raison. En même temps, la philosophie n’aura jamais cessé de s’inspirer de langues singulières. C’est ainsi que nous parlons, par exemple, de « philosophie allemande », « américaine » ou « anglo-saxonne », « grecque », et, aussi, « française ». En effet, toute l’histoire de la philosophie témoigne de cette tension à tel point qu’elle n’a jamais su se fixer dans l’une ou dans l’autre de ces deux tendances. Notre dessein sera de penser le rapport entre la langue française et la pensée philosophique dans chacune de ces modalités en avançant les questions suivantes : comment l’universalité de la pensée philosophique se voit-elle interrogée, voire réorientée par la singularité de la langue française ? Quel avenir se tient encore en réserve au cœur de cette rencontre exceptionnelle entre ces deux langues, philosophique et française ? Comment cette rencontre, si prolifique et subtile, peut-elle encore aujourd’hui, créer et inventer ? Quelles sont les préoccupations majeures de ce que l’on entend par « philosophie française » aujourd’hui ? Afin d’avoir quelque chance de comprendre les enjeux actuels à l’œuvre dans les multiples transformations de la philosophie française contemporaine, il nous faudra repenser non pas uniquement son rapport aux autres traditions philosophiques, mais aussi aux autres disciplines du savoir. Nous tenons à déployer la multiplication impressionnante des « gestes » à l’œuvre en philosophie française et en misant sur le débat entre ses différents courants, nous chercherons à présenter les questions les plus pressantes pour celle-ci tout en suggérant, sinon des passerelles entre ses multiples tendances au moins des mises au jour de leurs principaux motifs. Ainsi, nous rouvrirons au cœur de la philosophie française un dialogue soutenu entre ses différentes composantes et ses courants divergents en proposant à la fois des intersections entre philosophie française et les autres régimes de connaissance, tout en requérant les courants aujourd’hui majeurs de la philosophie française à confronter leurs approches : phénoménologique, herméneutique, théorie critique, déconstruction, épistémologie, philosophie analytique, néo-réalisme ou réalisme spéculatif, etc. Nous verrons se construire depuis ces vecteurs multiples, une reprise capable de mettre en question le statut du politique, de l’éthique, du sociétal ainsi que les différents domaines du savoir scientifique. Ce colloque, coordonné par Isabelle Alfandary, Sandra Laugier, Astrid von Busekist, Raphael Zagury-Orly et Joseph Cohen, interrogera la « philosophie française » telle qu’elle s’énonce au présent et face à notre monde contemporain. En somme : « où va la philosophie française ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Où va la philosophie française? // Philippe Portier : Philosophie et religion | 05 Mar 2020 | 00:32:27 | |
Au sein de la grande tradition de la philosophie, celle-ci s’est toujours pensée comme la possibilité inhérente à l’être humain de se départir de son discours national en vue de le faire accéder à l’universalité de la raison. En même temps, la philosophie n’aura jamais cessé de s’inspirer de langues singulières. C’est ainsi que nous parlons, par exemple, de « philosophie allemande », « américaine » ou « anglo-saxonne », « grecque », et, aussi, « française ». En effet, toute l’histoire de la philosophie témoigne de cette tension à tel point qu’elle n’a jamais su se fixer dans l’une ou dans l’autre de ces deux tendances. Notre dessein sera de penser le rapport entre la langue française et la pensée philosophique dans chacune de ces modalités en avançant les questions suivantes : comment l’universalité de la pensée philosophique se voit-elle interrogée, voire réorientée par la singularité de la langue française ? Quel avenir se tient encore en réserve au cœur de cette rencontre exceptionnelle entre ces deux langues, philosophique et française ? Comment cette rencontre, si prolifique et subtile, peut-elle encore aujourd’hui, créer et inventer ? Quelles sont les préoccupations majeures de ce que l’on entend par « philosophie française » aujourd’hui ? Afin d’avoir quelque chance de comprendre les enjeux actuels à l’œuvre dans les multiples transformations de la philosophie française contemporaine, il nous faudra repenser non pas uniquement son rapport aux autres traditions philosophiques, mais aussi aux autres disciplines du savoir. Nous tenons à déployer la multiplication impressionnante des « gestes » à l’œuvre en philosophie française et en misant sur le débat entre ses différents courants, nous chercherons à présenter les questions les plus pressantes pour celle-ci tout en suggérant, sinon des passerelles entre ses multiples tendances au moins des mises au jour de leurs principaux motifs. Ainsi, nous rouvrirons au cœur de la philosophie française un dialogue soutenu entre ses différentes composantes et ses courants divergents en proposant à la fois des intersections entre philosophie française et les autres régimes de connaissance, tout en requérant les courants aujourd’hui majeurs de la philosophie française à confronter leurs approches : phénoménologique, herméneutique, théorie critique, déconstruction, épistémologie, philosophie analytique, néo-réalisme ou réalisme spéculatif, etc. Nous verrons se construire depuis ces vecteurs multiples, une reprise capable de mettre en question le statut du politique, de l’éthique, du sociétal ainsi que les différents domaines du savoir scientifique. Ce colloque, coordonné par Isabelle Alfandary, Sandra Laugier, Astrid von Busekist, Raphael Zagury-Orly et Joseph Cohen, interrogera la « philosophie française » telle qu’elle s’énonce au présent et face à notre monde contemporain. En somme : « où va la philosophie française ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Où va la philosophie française ? // Gérard Bensussan : Philosophie et religion | 05 Mar 2020 | 00:21:53 | |
Au sein de la grande tradition de la philosophie, celle-ci s’est toujours pensée comme la possibilité inhérente à l’être humain de se départir de son discours national en vue de le faire accéder à l’universalité de la raison. En même temps, la philosophie n’aura jamais cessé de s’inspirer de langues singulières. C’est ainsi que nous parlons, par exemple, de « philosophie allemande », « américaine » ou « anglo-saxonne », « grecque », et, aussi, « française ». En effet, toute l’histoire de la philosophie témoigne de cette tension à tel point qu’elle n’a jamais su se fixer dans l’une ou dans l’autre de ces deux tendances. Notre dessein sera de penser le rapport entre la langue française et la pensée philosophique dans chacune de ces modalités en avançant les questions suivantes : comment l’universalité de la pensée philosophique se voit-elle interrogée, voire réorientée par la singularité de la langue française ? Quel avenir se tient encore en réserve au cœur de cette rencontre exceptionnelle entre ces deux langues, philosophique et française ? Comment cette rencontre, si prolifique et subtile, peut-elle encore aujourd’hui, créer et inventer ? Quelles sont les préoccupations majeures de ce que l’on entend par « philosophie française » aujourd’hui ? Afin d’avoir quelque chance de comprendre les enjeux actuels à l’œuvre dans les multiples transformations de la philosophie française contemporaine, il nous faudra repenser non pas uniquement son rapport aux autres traditions philosophiques, mais aussi aux autres disciplines du savoir. Nous tenons à déployer la multiplication impressionnante des « gestes » à l’œuvre en philosophie française et en misant sur le débat entre ses différents courants, nous chercherons à présenter les questions les plus pressantes pour celle-ci tout en suggérant, sinon des passerelles entre ses multiples tendances au moins des mises au jour de leurs principaux motifs. Ainsi, nous rouvrirons au cœur de la philosophie française un dialogue soutenu entre ses différentes composantes et ses courants divergents en proposant à la fois des intersections entre philosophie française et les autres régimes de connaissance, tout en requérant les courants aujourd’hui majeurs de la philosophie française à confronter leurs approches : phénoménologique, herméneutique, théorie critique, déconstruction, épistémologie, philosophie analytique, néo-réalisme ou réalisme spéculatif, etc. Nous verrons se construire depuis ces vecteurs multiples, une reprise capable de mettre en question le statut du politique, de l’éthique, du sociétal ainsi que les différents domaines du savoir scientifique. Ce colloque, coordonné par Isabelle Alfandary, Sandra Laugier, Astrid von Busekist, Raphael Zagury-Orly et Joseph Cohen, interrogera la « philosophie française » telle qu’elle s’énonce au présent et face à notre monde contemporain. En somme : « où va la philosophie française ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Où va la philosophie française? // Georges Didi-Huberman : Où va la pensée française? | 21 Feb 2020 | 00:21:26 | |
Au sein de la grande tradition de la philosophie, celle-ci s’est toujours pensée comme la possibilité inhérente à l’être humain de se départir de son discours national en vue de le faire accéder à l’universalité de la raison. En même temps, la philosophie n’aura jamais cessé de s’inspirer de langues singulières. C’est ainsi que nous parlons, par exemple, de « philosophie allemande », « américaine » ou « anglo-saxonne », « grecque », et, aussi, « française ». En effet, toute l’histoire de la philosophie témoigne de cette tension à tel point qu’elle n’a jamais su se fixer dans l’une ou dans l’autre de ces deux tendances. Notre dessein sera de penser le rapport entre la langue française et la pensée philosophique dans chacune de ces modalités en avançant les questions suivantes : comment l’universalité de la pensée philosophique se voit-elle interrogée, voire réorientée par la singularité de la langue française ? Quel avenir se tient encore en réserve au cœur de cette rencontre exceptionnelle entre ces deux langues, philosophique et française ? Comment cette rencontre, si prolifique et subtile, peut-elle encore aujourd’hui, créer et inventer ? Quelles sont les préoccupations majeures de ce que l’on entend par « philosophie française » aujourd’hui ? Afin d’avoir quelque chance de comprendre les enjeux actuels à l’œuvre dans les multiples transformations de la philosophie française contemporaine, il nous faudra repenser non pas uniquement son rapport aux autres traditions philosophiques, mais aussi aux autres disciplines du savoir. Nous tenons à déployer la multiplication impressionnante des « gestes » à l’œuvre en philosophie française et en misant sur le débat entre ses différents courants, nous chercherons à présenter les questions les plus pressantes pour celle-ci tout en suggérant, sinon des passerelles entre ses multiples tendances au moins des mises au jour de leurs principaux motifs. Ainsi, nous rouvrirons au cœur de la philosophie française un dialogue soutenu entre ses différentes composantes et ses courants divergents en proposant à la fois des intersections entre philosophie française et les autres régimes de connaissance, tout en requérant les courants aujourd’hui majeurs de la philosophie française à confronter leurs approches : phénoménologique, herméneutique, théorie critique, déconstruction, épistémologie, philosophie analytique, néo-réalisme ou réalisme spéculatif, etc. Nous verrons se construire depuis ces vecteurs multiples, une reprise capable de mettre en question le statut du politique, de l’éthique, du sociétal ainsi que les différents domaines du savoir scientifique. Ce colloque, coordonné par Isabelle Alfandary, Sandra Laugier, Astrid von Busekist, Raphael Zagury-Orly et Joseph Cohen, interrogera la « philosophie française » telle qu’elle s’énonce au présent et face à notre monde contemporain. En somme : « où va la philosophie française ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Qu'est-ce que l'amour maternel ? | 21 May 2024 | 01:13:31 | |
L’amour maternel est un amour à l’origine de la vie de tout humain : c’est la relation la plus ancienne qui soit, une relation nourricière, littéralement vitale à l’enfant qui vient au monde. Sans les soins et le nourrissage prodigués par la mère ou la personne en charge du nouveau-né, celui-ci ne pourra connaître un développement harmonieux. Quelle est la nature de cet amour premier ? Relève-t-il de l’instinct ? Comment un individu – une femme – devient-elle capable d’un tel amour ? Quels sont les effets et les traces de l’amour maternel dans la vie de l’individu devenu grand ? #philomonaco Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Où va la philosophie française? // Hélène Cixous : Où va la pensée française? | 21 Feb 2020 | 00:26:57 | |
Au sein de la grande tradition de la philosophie, celle-ci s’est toujours pensée comme la possibilité inhérente à l’être humain de se départir de son discours national en vue de le faire accéder à l’universalité de la raison. En même temps, la philosophie n’aura jamais cessé de s’inspirer de langues singulières. C’est ainsi que nous parlons, par exemple, de « philosophie allemande », « américaine » ou « anglo-saxonne », « grecque », et, aussi, « française ». En effet, toute l’histoire de la philosophie témoigne de cette tension à tel point qu’elle n’a jamais su se fixer dans l’une ou dans l’autre de ces deux tendances. Notre dessein sera de penser le rapport entre la langue française et la pensée philosophique dans chacune de ces modalités en avançant les questions suivantes : comment l’universalité de la pensée philosophique se voit-elle interrogée, voire réorientée par la singularité de la langue française ? Quel avenir se tient encore en réserve au cœur de cette rencontre exceptionnelle entre ces deux langues, philosophique et française ? Comment cette rencontre, si prolifique et subtile, peut-elle encore aujourd’hui, créer et inventer ? Quelles sont les préoccupations majeures de ce que l’on entend par « philosophie française » aujourd’hui ? Afin d’avoir quelque chance de comprendre les enjeux actuels à l’œuvre dans les multiples transformations de la philosophie française contemporaine, il nous faudra repenser non pas uniquement son rapport aux autres traditions philosophiques, mais aussi aux autres disciplines du savoir. Nous tenons à déployer la multiplication impressionnante des « gestes » à l’œuvre en philosophie française et en misant sur le débat entre ses différents courants, nous chercherons à présenter les questions les plus pressantes pour celle-ci tout en suggérant, sinon des passerelles entre ses multiples tendances au moins des mises au jour de leurs principaux motifs. Ainsi, nous rouvrirons au cœur de la philosophie française un dialogue soutenu entre ses différentes composantes et ses courants divergents en proposant à la fois des intersections entre philosophie française et les autres régimes de connaissance, tout en requérant les courants aujourd’hui majeurs de la philosophie française à confronter leurs approches : phénoménologique, herméneutique, théorie critique, déconstruction, épistémologie, philosophie analytique, néo-réalisme ou réalisme spéculatif, etc. Nous verrons se construire depuis ces vecteurs multiples, une reprise capable de mettre en question le statut du politique, de l’éthique, du sociétal ainsi que les différents domaines du savoir scientifique. Ce colloque, coordonné par Isabelle Alfandary, Sandra Laugier, Astrid von Busekist, Raphael Zagury-Orly et Joseph Cohen, interrogera la « philosophie française » telle qu’elle s’énonce au présent et face à notre monde contemporain. En somme : « où va la philosophie française ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Table ronde sur les Soins palliatifs dans la société moderne // Court spectacle par l’Equipe de l’Unité de Soins Palliatifs | 21 Feb 2020 | 01:18:42 | |
Table ronde sur les Soins palliatifs dans la société moderne : M. le Conseiller de Gouvernement, Mme le Directeur du CHPG ; Dr Jean-Marc LA PIANA, Directeur de La Maison de Gardanne, pionnier et figure des Soins palliatifs en France, le Président de l’EAPC (European Association for Palliative Care) ; Mme Josiane TADDEI, Présidente de JATALV, et Robert Maggiori, philosophe et membre fondateur des Rencontres Philosophiques de Monaco. Modérateur : un ou une représentant(te) soignant(te). Animation en cours de table ronde par Sandra MEUNIER, art-thérapeute et clown. Débat avec le public. Modérateur : Dr JF CIAIS, Chef de service des Soins palliatifs et supportifs Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Enseigner la philosophie // Brigitte Sitbon | 21 Feb 2020 | 00:11:06 | |
Poser la question de l’enseignement de la philosophie en France, c’est, d’abord, reconnaître cette caractéristique française qui est d’exposer dès le secondaire les élèves non aux grands courants ni à l’histoire de doctrine, mais aux problèmes et aux problématiques de la pensée philosophique et ainsi rappeler, maintenir, soutenir l’engagement pédagogique de faire de la philosophie une pierre de voûte de la formation intellectuelle, culturelle et civique de tout un chacun. Mais c’est aussi, et peut-être surtout, ne pas esquiver la lourde tâche d’élaborer une réflexion approfondie et circonstanciée sur les nouveaux défis et difficultés que pourrait connaître l’enseignement de la discipline aujourd’hui : défis « internes », tenant à sa réorganisation, dont il faut évaluer la nécessité, et défis « externes », venant de nouvelles donnes sociales, économiques, politiques et technologiques. Faire l’état des lieux de l’enseignement de la philosophie en France, c’est s’interroger sur le sens que doit avoir une « réforme » et les perspectives que celle-ci peut ouvrir ou fermer. La « pensée française » doit grandement à la présence d’un enseignement de la philosophie dispensé aux lycéens et lycéennes. Cette présence est-elle toujours garantie ? Sous quelle forme peut-elle se révéler encore plus féconde ? Qu’en est-il aujourd’hui, qu’en sera-t-il demain, de l’enseignement de la philosophie en France ? Présentée par Robert Maggiori, philosophe et membre fondateur des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Le temps // D'où vient le temps? : Nicolas de Warren - Temps et être | 21 Feb 2020 | 00:34:20 | |
En quel lieu se lient temps et être ? Depuis quelle origine le temps se révèle-t-il comme le milieu où l’être apparaît ou peut apparaître ? Depuis quelle source le temps détermine-t-il l’être de tous les êtres ? En allant à la limite de cette question : d’où provient le don du temps et comment constitue-t-il l’horizon à partir duquel nous pouvons percevoir l’être des mots et des choses, des êtres et des existences ? D’où vient, en somme, le présent du temps, ce à partir de quoi nous pouvons penser à la fois le temps qui passe et le temps qui vient ? Présentée par Joseph Cohen. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Conférences // Georges Didi-Huberman : Allons-nous donc renoncer à être romantiques? | 28 Jan 2020 | 00:52:02 | |
L’assassinat de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht, le 15 janvier 1919, fut comme un prélude déjà cruel aux « sombres temps » à venir du nazisme. Une question se posait déjà à certains penseurs de ce temps, au premier rang desquels Walter Benjamin et Ernst Bloch : comment construire une espérance politique à partir d’une telle barbarie en marche ? On s’aperçoit que les « testaments » des deux spartakistes assassinés avaient fait appel à un lyrisme poétique quelque peu surprenant au premier abord. Or ce lyrisme doit se comprendre à partir d’une position philosophique issue du premier romantisme allemand, ainsi que du romantisme républicain des Français des années 1830-1848. Les textes de jeunesse de Walter Benjamin en donnent, non seulement un témoignage, mais encore une raison d’être philosophique. La conférence sera suivie d’un dialogue avec les membres fondateurs philosophes Joseph Cohen, professeur au University College Dublin, Robert Maggiori, critique littéraire (Libération) et Raphael Zagury-Orly, professeur à Sciences po. La conférence se fait dans le cadre du Prix de la Principauté 2019 qui a été décerné à Georges Didi-Huberman conjointement par la Fondation Prince Pierre et les Rencontres Philosophiques de Monaco pour l’ensemble de son oeuvre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Le temps // Marc De Launay : Ces passés qui ne passent pas - Temps, histoire, témoignage | 27 Jan 2020 | 00:28:10 | |
L’histoire – Hegel nous l’a enseigné – engage l’humanité à témoigner des événements qui l’ont constituée et façonnée. L’humanité se doit ainsi de se reconnaître dans le déploiement de son histoire, et donc se comprendre comme le devenir historique du sens, de l’éthique et de la raison. Paradoxalement, et à même ce devenir historique, il survient des événements aussi singuliers qu’imprévisibles qui, loin d’avancer et conforter le récit progressiste de l’histoire, le consomment et l’interrompent. En ce sens, tout en passant, le temps se voit toujours rattrapé par des événements historiques qui ne passent pas et ne se laissent pas reléguer au passé. Comment penser ces passés qui se refusent à leurs mises au passé et qui incessamment rompent, par leurs singularités ineffables, le fil directeur et conducteur, le sens, l’orientation et la raison de l’histoire ? Dans le sillage de cette question, il faudra donc repenser les modalités selon lesquelles l’homme peut se rapporter à ces événements historiques singuliers et comment ceux-ci affectent la possibilité même de constituer un discours rationnel quant à son devenir historique. Comment l’humanité doit-elle témoigner de son propre passé dès lors que ce passé emporte la possibilité même d’en témoigner ? Comment penser le témoignage d’événements historiques singuliers sans les réduire à une narrativité – narration ? – toujours déterminée et déjà trop prompte à les justifier ? Présenté par Raphael Zagury-Orly. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Le temps // Catherine Chalier : Ces passés qui ne passent pas - Temps, histoire, témoignage | 27 Jan 2020 | 00:27:14 | |
L’histoire – Hegel nous l’a enseigné – engage l’humanité à témoigner des événements qui l’ont constituée et façonnée. L’humanité se doit ainsi de se reconnaître dans le déploiement de son histoire, et donc se comprendre comme le devenir historique du sens, de l’éthique et de la raison. Paradoxalement, et à même ce devenir historique, il survient des événements aussi singuliers qu’imprévisibles qui, loin d’avancer et conforter le récit progressiste de l’histoire, le consomment et l’interrompent. En ce sens, tout en passant, le temps se voit toujours rattrapé par des événements historiques qui ne passent pas et ne se laissent pas reléguer au passé. Comment penser ces passés qui se refusent à leurs mises au passé et qui incessamment rompent, par leurs singularités ineffables, le fil directeur et conducteur, le sens, l’orientation et la raison de l’histoire ? Dans le sillage de cette question, il faudra donc repenser les modalités selon lesquelles l’homme peut se rapporter à ces événements historiques singuliers et comment ceux-ci affectent la possibilité même de constituer un discours rationnel quant à son devenir historique. Comment l’humanité doit-elle témoigner de son propre passé dès lors que ce passé emporte la possibilité même d’en témoigner ? Comment penser le témoignage d’événements historiques singuliers sans les réduire à une narrativité – narration ? – toujours déterminée et déjà trop prompte à les justifier ? Présenté par Raphael Zagury-Orly. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Le temps // Le temps file : Temps et accélération - Jean-Pierre Dupuy | 06 Dec 2019 | 00:40:56 | |
Si sa définition traditionnelle marque en quoi le temps est une présence indéfinie, homogène et invariable au sein de laquelle se déploient êtres, choses et événements se succédant de façon ininterrompue, l’expérience du temps dévoile aussi cette présence constante comme tantôt alourdie par des lenteurs, tantôt avivée par des accélérations. Comment penser à la fois ces deux données irréconciliables du temps : son écoulement continu et les singularités de ses expériences vécues, qui en font varier la durée ? Sa constance et sa persévérance irréversibles et les moments, les instants, les scansions de ses expériences, parfois accusant des atermoiements, parfois filant telles des précipitations ? Il nous faudra aussi chercher à savoir en quoi ce qu’il convient de nommer l’accélération du temps entraîne des changements sociaux considérables, des transmutations politiques, des modifications insoupçonnées de la sphère intersubjective. En effet, l’actualité est traversée par une accélération du temps où de nouvelles possibilités d’existence ne cessent de s’ouvrir à un rythme effréné. Fort paradoxalement, nous ressentons le sentiment de ne plus posséder le temps nécessaire pour entreprendre quoi que ce soit. Et ainsi, les individus tendent à privilégier des activités de faible satisfaction, de court terme, par rapport à d’autres plus valorisantes, mais toujours différées. Or la technique n’est pas seule responsable de ce phénomène, la cause est aussi idéologique et correspond au « projet de la modernité » : le désir d’autonomie. Nous ne voulons être liés à rien et être toujours disponibles de sorte à ne jamais manquer quoi que ce soit. Quelles sont les sources et quelles seront les conséquences de cette situation temporelle affectant l’ensemble de nos expériences, personnelles et sociales ? Présenté par Joseph Cohen. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Le temps // Le temps file : Temps et accélération - Pierre-Antoine Chardel | 06 Dec 2019 | 00:27:47 | |
Si sa définition traditionnelle marque en quoi le temps est une présence indéfinie, homogène et invariable au sein de laquelle se déploient êtres, choses et événements se succédant de façon ininterrompue, l’expérience du temps dévoile aussi cette présence constante comme tantôt alourdie par des lenteurs, tantôt avivée par des accélérations. Comment penser à la fois ces deux données irréconciliables du temps : son écoulement continu et les singularités de ses expériences vécues, qui en font varier la durée ? Sa constance et sa persévérance irréversibles et les moments, les instants, les scansions de ses expériences, parfois accusant des atermoiements, parfois filant telles des précipitations ? Il nous faudra aussi chercher à savoir en quoi ce qu’il convient de nommer l’accélération du temps entraîne des changements sociaux considérables, des transmutations politiques, des modifications insoupçonnées de la sphère intersubjective. En effet, l’actualité est traversée par une accélération du temps où de nouvelles possibilités d’existence ne cessent de s’ouvrir à un rythme effréné. Fort paradoxalement, nous ressentons le sentiment de ne plus posséder le temps nécessaire pour entreprendre quoi que ce soit. Et ainsi, les individus tendent à privilégier des activités de faible satisfaction, de court terme, par rapport à d’autres plus valorisantes, mais toujours différées. Or la technique n’est pas seule responsable de ce phénomène, la cause est aussi idéologique et correspond au « projet de la modernité » : le désir d’autonomie. Nous ne voulons être liés à rien et être toujours disponibles de sorte à ne jamais manquer quoi que ce soit. Quelles sont les sources et quelles seront les conséquences de cette situation temporelle affectant l’ensemble de nos expériences, personnelles et sociales ? Présenté par Joseph Cohen. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Le temps // L'irréversible et la nostalgie : Camille Riquier - Temps et conscience | 06 Dec 2019 | 00:32:23 | |
L’être humain recèle toujours une certaine nostalgie. Et sans doute cette expérience de la nostalgie est-elle, avec l’émerveillement, la source du philosopher. En quoi consiste-t-elle, la nostalgie ? En l’appel d’un passé révolu ou d’un lieu perdu. Or cet appel n’émane pas d’un passé ou d’un lieu vers lequel l’être humain n’aurait qu’à retourner afin de s’y installer ou s’y cloîtrer au détriment de son présent. Cette interpellation, comme le remarquait Novalis, engage l’être humain à voir au cœur du présent se révéler la pleine conscience du temps, et donc l’irréversibilité essentielle de la temporalité. Pleine conscience du temps au cœur du présent, la nostalgie n’est ainsi jamais le retour à ce qui aura été oublié, à la terre natale que l’on aurait quittée ou à l’enfance perdue. Bien plutôt, la nostalgie, cette « douleur que pose la proximité du lointain », pour reprendre ici la phrase de Heidegger, si elle nous expose à une certaine expérience du retour, nous fait se retourner vers une autre terre que celle que nous aurions quittée, une autre enfance que celle que nous aurions vécue, et nous engage à une autre remémoration que la représentation de ce qui aurait été oublié. La nostalgie, justement parce que le temps a et est passé, nous plonge dans la constatation que l’instant vécu au présent, on ne le vivra jamais plus. On le vit pleinement et en le vivant, il passe aussi hors du présent pour se conjuguer au passé. C’est pourquoi l’instant vécu, même s’il passe et se voit dépassé, n’est jamais entièrement perdu. Il vient habiter la mémoire, là où la réminiscence peut toujours rappeler le passé au présent dans l’expérience du souvenir. Mais est-ce là une chance ou un malheur ? Une richesse ou un tourment ? L’être humain, pris dans l’invariabilité irréversible du temps, se voit-il condamné à vivre dans la douleur du temps passé ou alors celle-ci peut-elle le projeter vers ce qu’il a à être ? Et si oui, comment ? À partir de quel temps la pensée philosophique ouvre-t-elle à la possibilité pour l’humain de constituer une idée d’humanité capable d’incarner à la fois une conscience du passé historique tout en l’orientant vers un avenir ? Présenté par Robert Maggiori. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| La charge mentale : le fardeau invisible des mères | 28 Mar 2024 | 01:12:50 | |
Le terme de « charge mentale » a été introduit dans les années 1980 en sociologie du travail pour désigner la part psychique et cognitive qui accompagne le plus souvent l’effectuation d’une tâche physique. Rapidement, cette notion a été reprise dans une perspective féministe pour éclairer des aspects méconnus du travail de soin effectué principalement par les femmes dans le cadre du foyer. La charge mentale vient alors désigner les aspects psychiques, cognitifs et émotionnels impliqués dans le fait de prendre soin des autres, notamment des jeunes enfants, et les tensions induites pour les femmes par le partage inégal du travail de soin. Nous reviendrons sur la genèse de ce concept et montrerons son importance pour décrire et rendre visible des aspects méconnus du travail de soin prodigué le plus souvent par les mères, et pour permettre de mettre en discussion et de mieux partager ce travail essentiel sur lequel repose la continuation de la vie et du monde. #philomonaco Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Le temps // L'irréversible et la nostalgie : Cynthia Fleury - Temps et conscience | 06 Dec 2019 | 00:54:42 | |
L’être humain recèle toujours une certaine nostalgie. Et sans doute cette expérience de la nostalgie est-elle, avec l’émerveillement, la source du philosopher. En quoi consiste-t-elle, la nostalgie ? En l’appel d’un passé révolu ou d’un lieu perdu. Or cet appel n’émane pas d’un passé ou d’un lieu vers lequel l’être humain n’aurait qu’à retourner afin de s’y installer ou s’y cloîtrer au détriment de son présent. Cette interpellation, comme le remarquait Novalis, engage l’être humain à voir au cœur du présent se révéler la pleine conscience du temps, et donc l’irréversibilité essentielle de la temporalité. Pleine conscience du temps au cœur du présent, la nostalgie n’est ainsi jamais le retour à ce qui aura été oublié, à la terre natale que l’on aurait quittée ou à l’enfance perdue. Bien plutôt, la nostalgie, cette « douleur que pose la proximité du lointain », pour reprendre ici la phrase de Heidegger, si elle nous expose à une certaine expérience du retour, nous fait se retourner vers une autre terre que celle que nous aurions quittée, une autre enfance que celle que nous aurions vécue, et nous engage à une autre remémoration que la représentation de ce qui aurait été oublié. La nostalgie, justement parce que le temps a et est passé, nous plonge dans la constatation que l’instant vécu au présent, on ne le vivra jamais plus. On le vit pleinement et en le vivant, il passe aussi hors du présent pour se conjuguer au passé. C’est pourquoi l’instant vécu, même s’il passe et se voit dépassé, n’est jamais entièrement perdu. Il vient habiter la mémoire, là où la réminiscence peut toujours rappeler le passé au présent dans l’expérience du souvenir. Mais est-ce là une chance ou un malheur ? Une richesse ou un tourment ? L’être humain, pris dans l’invariabilité irréversible du temps, se voit-il condamné à vivre dans la douleur du temps passé ou alors celle-ci peut-elle le projeter vers ce qu’il a à être ? Et si oui, comment ? À partir de quel temps la pensée philosophique ouvre-t-elle à la possibilité pour l’humain de constituer une idée d’humanité capable d’incarner à la fois une conscience du passé historique tout en l’orientant vers un avenir ? Présenté par Robert Maggiori. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Leçons de philosophie // Sandra Laugier : Wittgenstein et le langage | 08 Nov 2019 | 00:52:53 | |
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| Leçons de philosophie // Sabine Prokhoris : Freud et le rêve | 08 Nov 2019 | 00:56:48 | |
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| Leçons de philosophie // Robert Maggiori : Jankélévitch et l'amour | 08 Nov 2019 | 00:56:44 | |
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| Leçons de philosophie // Miguel de Beistegui : Deleuze et le désir | 08 Nov 2019 | 00:50:51 | |
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| Leçons de philosophie // Michel Contat : Sartre et la liberté | 08 Nov 2019 | 00:48:01 | |
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| Leçons de philosophie // Marlène Zarader : Heidegger et la mort | 08 Nov 2019 | 00:58:18 | |
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| Leçons de philosophie // Gérard Bensussan : Derrida et l'hospitalité | 08 Nov 2019 | 01:09:33 | |
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| Leçons de philosophie // Géraldine Muhlmann : Arendt et le mal | 08 Nov 2019 | 00:59:27 | |
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| Qu'est-ce que la philosophie? // Emanuele Coccia | 08 Nov 2019 | 00:20:58 | |
Conférence Qu'est-ce que la philosophie? donnée par Emanuele Coccia le 7 juin 2018 au Musée océanographique dans le cadre du Colloque des Rencontres Philosophiques de Monaco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| S'informer // Dov Alfon, Raphaël Glucksmann, Laurie Laufer, Asma Mhalla | 08 Feb 2024 | 01:39:16 | |
Une conversation présentée par Robert Maggiori, critique littéraire, et membre fondateur des Rencontres Philosophiques de Monaco Avec Dov Alfon, Directeur de la rédaction et la publication au quotidien Libération Raphaël Glucksmann, Député européen et essayiste Laurie Laufer, Psychanalyste Asma Mhalla, Spécialiste des enjeux politiques et géopolitiques de la Tech Informer est un droit, s’informer un devoir. Il n’est techniquement pas impossible de savoir quelles circonstances, quelles situations politiques économiques ou militaire, quels régimes de gouvernement, quels types de pouvoirs autoritaire, dictatorial, totalitaire, etc., entravent le devoir d’informer. Mais il est plus malaisé de déterminer les causes qui rendraient labile, «occasionnel», intermittent, le devoir de s’informer. Renonce-t-on de force à ce dernier lorsqu’aucune résistance, aucune «opposition» ne semblent assez fortes pour rétablir le droit bafoué ? A-t-on, comme on dit, «perdu confiance» vis-à-vis d’organes d’information dont on pense qu’ils ont des objectifs - les mal nommés - politiques, idéologiques, n’ayant plus rien à voir avec la «formation» des citoyens à laquelle devrait participer une information objective, variée, ancrée à des sources sûres, argumentée, vérifiée? Ou le mal est-il plus profond, et tient d’abord à la confusion entre information et communication, puis à l’hégémonie de celle-ci sur l’autre? Si l’on considère en effet qu’il est plus important de communiquer que d’informer, alors il sera admis de tous, d’une part, que le fait de dire compte plus que ce qui est dit, compte plus que la véracité (la rigueur, le bien-fondé, la justesse…) de ce qui est dit, et, d’autre part, que l’opinion vaut en tous points le savoir. Les méga-entreprises de communication plus fortes que les Etats, grâce à leurs réseaux sociaux, dans lesquels chacun «s’exprime», ont transformé ce mal en pandémie universelle, et transformé la vérité en «option», en «avis». Quelles conséquences pour l’information, la formation, l’éducation des citoyens? #philomonaco Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Leçons de philosophie // Catherine Chalier : Levinas et le visage | 08 Nov 2019 | 00:55:20 | |
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| Leçons de philosophie // Camille Riquier : Bergson et le temps | 08 Nov 2019 | 00:57:53 | |
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| De l'opinion, regards philosophiques sur l'actualité // Patrick Savidan | 24 Oct 2019 | 00:20:29 | |
De l’actualité, de ce qui est en acte après avoir été en puissance, de ce qui arrive, de l’événement, la philosophie, depuis Aristote, n’a cessé de parler. Mais de l’actualité au sens usuel, des « actualités », telles qu’elles sont présentées à la télévision, à la radio ou dans les journaux, le philosophe est souvent un spectateur discret ou un témoin sans fonction particulière. Il n’est pas douteux pourtant que « ce qui arrive », les faits qui au jour le jour font l’« actualité », s’éclairerait d’un jour nouveau s’il était soumis au regard ou au crible des philosophes, analysé avec le langage et les concepts de la philosophie et non simplement décrit avec le langage stéréotypé des « observateurs » attitrés. Philosophie de l’actualité, actualité de la philosophie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||