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Inceste d'Etat : comment la justice française criminalise les mères qui protègent leurs enfants ?
mardi 27 janvier 2026 • Durée
Chaque année en France, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, le plus souvent dans le cadre familial. Pourtant, près de trois quarts des affaires sont classées sans suite, et seuls 1 % des cas d’inceste aboutissent à une condamnation, selon la CIIVISE.
Dans cet épisode d’On se lève et on se casse, nous recevons la journaliste Romane Brisard, autrice de Inceste d’État (éditions Stock). Depuis 2021, elle a enquêté sur plus d’une centaine de dossiers d’enfants victimes d’inceste et de mères accusées à tort, souvent poursuivies ou privées de garde après avoir tenté de protéger leurs enfants.
Au fil de la discussion, Romane Brisard décrit comment les défaillances de la police, de la justice et de la protection de l’enfance produisent une impunité massive, mais aussi une inversion de la culpabilité : les enfants deviennent suspects, et les mères protectrices sont criminalisées. Enquêtes bâclées, auditions mal menées, disparition des preuves, usage persistant de la notion d’« aliénation parentale » ou encore dogme du maintien du lien paternel : l’émission démonte les mécanismes institutionnels qui rendent ces violences presque impossibles à juger.
Une conversation indispensable pour comprendre pourquoi l’inceste n’est pas seulement un crime individuel, mais un fait politique, et comment celles qui tentent de protéger leurs enfants se retrouvent parfois seules face à l’État.
Pourquoi les femmes ne gagnent jamais au travail ?
mardi 16 décembre 2025 • Durée
Particulièrement depuis les années 1970, le travail est présenté aux femmes comme l'endroit idéal pour atteindre l'émancipation, l'épanouissement. Un lieu neutre, rationnel, où les logiques patriarcales seraient, sinon absentes, au moins atténuées.
Pourtant, le lieu de travail quel qu'il soit, est encore et toujours très structuré par le sexisme et les discriminations. Dans cet épisode d'On se lève et on se casse, Pauline reçoit la journaliste et coach Lucille Quillet, autrice de l'essai Les Méritantes, Comment le monde du travail trahit les femmes (éd. Les Liens qui libèrent). Avec elle, elle essaye de déconstruire les mécanisme d'un monde professionnel pensé par et pour les hommes, avant tout.
Pourquoi les femmes sont-elles moins payées, moins promues, plus précaires ? Pourquoi leur travail est-il sans cesse minimisé, dévalorisé ? Comment le sexisme s'incarne-t-il dans nos carrière, dans nos évaluations, dans nos salaires, dans nos promotions ?
A travers un angle féministe du travail, Lucille Quillet questionne ce système qui se prétend juste et qui reproduit massivement les inégalités de genre, de classe et d'origine sociale.
Notre chroniqueuse
Ce mois-ci, notre chroniqueuse Chloé Perrot (Dynamythe) commence à se pencher vers les contes anciens. Cette fois-ci, elle nous offre une relecture féministe de la Reine des neiges ... et pas celle de Disney! Le conte d'Andersen, sur deux amies d'enfances, dont l'un se fait enlever par la Reine des neiges.
On se lève et on se casse est une émission féministe mensuelle diffusée sur Radio Campus Paris (93.9 FM). Chaque mois, Pauline reçoit des chercheuses, artistes, autrices et actrices engagées pour penser les discriminations de genre et les moyens d’y résister.
Les fratries féminines, un impensé féministe avec Blanche Leridon
mardi 1 octobre 2024 • Durée
Dans cet épisode de On se lève et on se casse, on se demande : mais quel est le mot pour désigner une fratrie de sœurs ? La réponse est simple, et décevante : il n'y en a pas en français.
Pourquoi ? Parce que jusque récemment dans l'histoire, avoir une fratrie de sœurs nombreuses était encore considéré comme un échec pour les parents. Surtout dans nos sociétés patriarcales, où la descendance, parfois encore aujourd'hui, passe par les fils uniquement.
Notre invitée, l'essayiste et directrice éditoriale de l'Institut Montaigne Blanche Leridon, a exploré les représentations des fratries féminines dans tout les domaines, des mythes à la télé-réalité, en passant par les séries et la littérature. Elle en a fait une enquête, intitulée Le château de mes sœurs, des Brontë aux Kardashians, enquête sur les fratries féminines, aux éditions Les Pérégrines. Avec cet ouvrage, elle explore à quel point l'aversion pour le féminin pluriel est prégnante.
Dans cet épisode, vous écouterez aussi notre nouvelle co-animatrice Marion Claudel, qui nous rejoint cette année pour prendre le relais de Mahaut.
Vous retrouverez Chloé, et sa première chronique sur les mythes de la saison. Cette fois, elle nous parle d'à quel point les mythes sont remplies de fratries de sœurs, sans que jamais ces femmes ne soient traitées comme des sœurs.
Une nouvelle chroniqueuse, Alice, nous rejoint également cette année, pour nous faire découvrir les autrices méconnues qui ont gagné le prix Nobel de littérature. Et pour sa première chronique, elle nous fait découvrir Selma Lagerlof, la toute première femme lauréate.
La musique, dans cet épisode, c'est le morceau Wuthering Heights de Kate Bush.
L'émission est présentée par Pauline Linard-Cazanave, co-interview avec Marion Claudel, et réalisée par Gabrielle Bayer.
Que coûtent vraiment les violences sexuelles ?
jeudi 6 juin 2024 • Durée
Parler du coût des violences sexuelles, c'est comprendre concrètement combien elles impactent les vies des victimes : leur santé physique, mentale, leur finances, leur vie intime, sociale et professionnelle... et se rendre compte que ces violences ont un coût pour la société dans son ensemble.
Notre invitée
Virginie Cresci est journaliste indépendante, elle a publié une enquête essentielle en avril dernier : Le Prix des larmes, Le coût caché des violences sexuelles, aux éditions Grasset, préfacé par Edouard Durand, l’ancien président de la CIIVISE (Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants).
Nos chroniques
Chloé revient sur le personnage mythique de Méduse, l'une des trois Gorgones, tuée par Persée qui utilisa sa tête tranchée pour pétrifier ses ennemis. Méduse, femme littéralement fatale, puis figure réappropriée par les féministes, Méduse nous permet de nous demander : qui sont vraiment les monstres ?
Emilie conclut sa grande histoire de l'hystérie en nous parlant de l'évolution de la psychiatrie moderne, de Charcot à aujourd'hui, en passant par Freud. L'hystérie, concept aujourd'hui éculé, sorti des manuels, mais jamais très loin lorsqu'il s'agit de caricaturer la colère féminine.
Emilie qui sera sur scène dans "Au centre de la Terre, les fleurs s'assèchent et le soleil ne fait plus d'ombre", une pièce mise en scène par Lou Riouallon, avec la compagnie "Les eaux vives". Pour la voir, rendez-vous au théâtre de la Sorbonne nouvelle le 19 juin à 18 heures, informations et réservation sur ce lien (c'est gratuit).
On parle aussi du festival More Women On Stage, qui met des femmes musiciennes et rock à l'honneur !
Merci à Margot pour la réalisation de cette émission !
La ménopause, anatomie d'un tabou
lundi 20 mai 2024 • Durée
Dans cet épisode de On se lève et on se casse, on explose le tabou de la ménopause.
Pourquoi c’est encore un sujet caché ? Pourquoi les médias en parlent comme de quelque chose qui sonne le glas de la vie des femmes ? On en parle avec deux invitées géniales : Claire Fournier, journaliste et créatrice du podcast Chaud Dedans, et Cécile Charlap, sociologue et autrice de La fabrique de la ménopause.
On explore avec elles comment la société a perçu la ménopause à travers les âges, et pourquoi les médias la passent souvent sous silence, où en font quelque chose de dramatique ou de négatif. Nos invitées nous expliquent aussi les changements physiques et émotionnels que vivent les femmes, et on célèbre la liberté post-ménopause, un aspect hyper positif dont on parle trop peu !
On en profite aussi pour vous proposer d'aider Cécile Charlap dans son travail sur la ménopause ! Elle réalise une nouvelle enquête sociologique sur la ménopause et aurait besoin du plus de réponses possibles pour cela. Voici le lien du formulaire à remplir pour l'aider. N'hésitez pas à répondre, ça prend 5 minutes et cela l'aidera beaucoup. :)
Et ce n’est pas tout ! On a aussi un super reportage d’Elsa, qui est allée à la rencontre de femmes qui bousculent les codes en s'imposant dans le métier de bouquinistes. Une bouffée d’air frais sur un métier traditionnellement masculin.
On y retrouve aussi notre super chroniqueuse Emilie, qui continue sa série de chroniques sur l'histoire de l'hystérie.
Cette émission a été préparée et présentée par Pauline Linard-Cazanave et Mahaut de Butler. Elle a été réalisée par Joey!
On attend vos retours et vos impressions! On se retrouve le 7 juin à 20h en direct sur Radio Campus Paris !
Merci beaucoup, et bonne écoute !
On se lève et on se casse : retour sur cette saison
vendredi 5 avril 2024 • Durée
N'oublions pas le quotidien des femmes afghanes
lundi 11 mars 2024 • Durée
Dans ce nouvel épisode d’On se lève et on se casse, nous nous attaquons au sujet de la condition des femmes afghanes, qu’il est fondamental d’aborder.
Depuis le 15 août 2021, les Talibans, une organisation militaire, politique et religieuse fondamentalistes islamistes, ont repris le contrôle de la capitale afghane, Kaboul, alors que les troupes américaines partaient définitivement du pays.
Et depuis leur retour, ce pays, l'Afghanistan, s'est mué en prison. Et les premières captives, ce sont les femmes afghanes.
Elles sont empêchées de s’habiller librement, de s’instruire, elles sont aussi exclues de toute activité sociale. Sauf que voilà, le monde n’allant pas très bien, l’attention médiatique s’est détournée du sort des afghans et des afghanes.
Et on repense seulement à ces dernières quand une mesure liberticide est annoncée par le régime des Talibans, par exemple, quand les Talibans arrêtent de nombreuses afghanes pour “mauvais port de leur voile, le hidjab” pour les envoyer en prison.
Mais le calvaire des femmes afghanes est quotidien, alors on a voulu ce soir parler des Afghanes et comprendre comment elles vivent aujourd'hui en Afghanistan. Pour cela, nous avions avec nous deux invitées. Shakiba Dawod, artiste activiste afghane vivant à Paris, membre du collectif Le bruit qui court notamment, et fondatrice de l'association Le Cercle Persan.
Nous avions aussi avec nous la chercheuse Mélissa Cornet, spécialisée sur les questions de droits humains, notamment de droits des femmes, basée à Kaboul depuis janvier 2018, et qui nous parlait d’Istanbul à l’occasion de cette émission.
Notre chroniqueuse du mois
Ce mois-ci, vous pouvez retrouver notre Chloé adorée, celle qui décrypte les mythes des antiquités avec une lecture féministe. Et cette fois-ci, c’est sur la mythologie d’une civilisation qui s’est épanouie sur le territoire de l’Afghanistan, bien avant que ce ne soit l’Afghanistan, qu’elle a décidé de poser son regard. Tout part de mystérieuses statuettes, les fameuses princesses de Bactriane…
Les morceaux diffusés dans l’émission vous ont plu ? Cette fois-ci, c’était The feminine urge, un morceau du groupe de rock exclusivement féminin britannique The Last Dinner Party.
L’émission a été présentée par Pauline Linard-Cazanave et Mahaut de Butler, et réalisée par notre Margot Page !
Femmes et hommes exilé.e.s face à la loi immigration
samedi 17 février 2024 • Durée
La fin de l'année 2023 a été marquée par les débats autour de la loi asile et immigration, qui a fini par être votée à l'Assemblée nationale le 19 décembre dans une version très dure, sous l'impulsion de la droite et l'extrême-droite. Remise en cause du droit du sol, de l'accès aux aides sociales, du rassemblement familial... Les amendements adoptés ont poussé Marine Le Pen à parler de "victoire idéologique" du Rassemblement national.
Le texte a finalement été promulgué le 26 janvier 2024 après une censure partielle du Conseil constitutionnel.
Mais quelle conséquence cette loi a-t-elle sur les personnes concernées : les exilé.e.s ? Que signifie la "fermeté" voulue par le gouvernement en matière d'immigration ? On répond à ces questions avec Camila Rios, de l'association UniR et Singa Paris, Aubépine Dahan, fondatrice de Paris d'Exil.
Dans cette émission, vous retrouverez aussi nos chroniqueuses : Chloé et sa relecture féministe des mythes antiques, et Emilie qui poursuit son histoire de l'hystérie.
Femmes et gastronomie : gourmandes et fières de l'être!
vendredi 29 décembre 2023 • Durée
Mais où sont les femmes dans l'histoire de la gastronomie ? Très longtemps, celles-ci ont été marginalisées des cuisines professionnelles, des festins, des banquets royaux et des grandes bouffes qui se faisaient entre hommes. Oui, car les femmes reçoivent depuis très longtemps cette injonction contradictoire d'être entourée de nourriture sans jamais y toucher. De la préparer pour toute la famille, mais de ne surtout pas la goûter. Et encore moins de se professionnaliser, sinon votre cuisine sera surnommée "cuisine de bonnes femmes". Partout, depuis l'antiquité, les femmes sont présentées comme des ménagères, des ventres ou des gloutonnes, tandis que les hommes sont des chefs ou des gourmets. Mais à quoi cette différenciation est-elle dûe ? Et comment évolue-t-elle au fil du temps ?
Pour le savoir, dans ce dernier épisode de On se lève et on se casse de 2023, nous avons reçu Lauren Malka, journaliste et chroniqueuse, autrice d'un essai intitulé Mangeuses, Histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l'excès, publié aux éditions Les Pérégrines le 6 octobre 2023. Avec nous, nous avions aussi l'autrice et dessinatrice Aurelia Aurita, qui a dernièrement publié La Vie Gourmande, aux éditions Casterman. Une autobiographie culinaire, sur laquelle elle revient sur ses différentes expériences gastronomiques et sensorielles de Paris au Japon, en passant par les Vosges...
Dans cet épisode, il y a aussi nos deux chroniqueuses : Chloé nous expliquera cette fois-ci le mythe de Pandore, avec une lecture féministe bien sûr. Et de son côté, Émilie continuera son exploration de l'histoire de l'hystérie!
Cette émission a été préparée et présentée par Pauline Linard-Cazanave et Mahaut de Butler. Elle a été réalisée par Joey!
On se retrouve en 2024, le 16 janvier, pour une prochaine émission!
Merci beaucoup, et bonne écoute !
Le gaslighting avec Hélène Frappat : quand les femmes sont réduites au silence
jeudi 23 novembre 2023 • Durée
Dans cet épisode de OSLOSC, on se penche sur la notion de "gaslighting" avec Hélène Frappat, autrice de Gaslighting ou l'Art de faire taire les femmes, publié cet automne aux éditions de l'Observatoire. L'origine de l'expression est à trouver dans le film "Gaslight" de George Cukor (1944), dans lequel une jeune femme est manipulée psychologiquement par son mari jusqu'au bord de la folie. Le terme de "traitement gaslight" a d'abord été utilisé en psychologie, dans des cas de divorce, pour décrire la manière dont un homme décrédibilise la parole de sa femme, prétend qu'elle est folle, l'empêche de s'exprimer, la manipule pour mieux la faire taire. Le concept a ensuite été repris pour devenir un outil de la théorie féministe.
Dans son ouvrage véritablement passionnant, Hélène Frappat remonte aux origines du terme, décrit les évolutions de son usage et explore la manière dont le concept de "gaslighting" peut servir aujourd'hui, à l'ère de la manipulation de l'information et de la post-vérité dans les démocraties.
// Veuillez nous excuser pour la qualité du son de cet épisode, liée à un problème technique //
Dans cet épisode, vous ferez aussi la connaissance de notre chroniqueuse Émilie, qui décrypte l'histoire de l'hystérie, et vous retrouverez Chloé qui continue à nous faire redécouvrir les mythes antiques à travers le prisme féministe : aujourd'hui, le mythe de Cassandre.
Une émission animée par Pauline et Mahaut.