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TitreDateDurée
La tribu Lacaille, une histoire de famille15 Sep 202400:48:30

Reportage à Sète de Jeanne Lacaille pour les 70 ans de carrière de René Lacaille.

Le 26 septembre 2024, l’accordéoniste réunionnais René Lacaille fêtera ses 70 ans de carrière au Théâtre Molière à Sète. Sète, où le musicien s’est installé depuis trois ans avec son épouse et une bonne partie de leur petite tribu, notamment sa fille Oriane, du groupe Bonbon Vodou.

René Lacaille voit le jour en 1946 à St-Leu à La Réunion dans une famille de musiciens qui jouent du séga, du quadrille créole, des valses et des polkas dans les bals poussière, les fêtes de campagnes et les mariages. Dès son plus jeune âge, René embrasse la musique et l’accordéon comme instrument de prédilection. Après son service militaire en métropole, René apprend le solfège avec son grand frère et s’immerge dans le joyeux bouillon de Mai-68 à Paris. De retour au péi, René goûte au séga-jazz avec Luc Donat puis forme, en 1976, le groupe culte Caméléon avec Alain Peters, Bernard Brancard, Hervé Imare, Joël Gontier et Loy Ehrlich ; ensemble ils électrisent maloya et séga à la sauce psychédélique.

Retour dans l’hexagone, René Lacaille met ses talents de multi-instrumentiste au service d’artistes comme George Moustaki, Manu Dibango ou Jacques Higelin. La musique, c’est meilleur à plusieurs pour René qui, en 2002, s’associe au bluesman américain Bob Brozman pour l’album Dig Dig, mais aussi, en bon passeur, avec ses enfants, sa marmaille, Marco et Oriane, pour le disque Gatir en 2005. Chez les Lacaille, on l’a dit, la musique est une affaire de famille, de famille artistique aussi : de Lo’Jo aux Ogres de Barback, en passant par Danyel Waro & Vincent Ségal (pour l’album Kordéon Caméléon, un disque pour lequel René a reçu en 2009 le prix de l’Académie Charles Cros).

Notre reporter Jeanne Lacaille a passé quelques jours chez René Lacaille, à table, sur la plage, en studio, avec toute la famille. Ses amis en profitent pour lui souhaiter un très bel anniversaire. Et nous aussi !

Site René LacailleFacebookInstagramDeezer - YouTube

Concert anniversaire le 26 septembre 2024 au Théâtre Molière de Sète

Pour aller plus loin :

Site de sa fille Oriane Lacaille 

Site de Bonbon Vodou, sa fille Oriane Lacaille et son gendre Jeremy Boucris

Réunion La 1ère

#SessionLive Jacky Ido pour la sortie de l'album iDO donc je suis chez Brooklynfaso14 Sep 202400:48:30

Jacky iDO a les mots dans la peau, au point qu’on aime imaginer que ce généreux sourire, si souvent accroché à ses lèvres, est là pour leur dérouler le plus beau des tapis rouges : un peu comme dans un conte, sa bouche libère les mots pour leur donner mille tournures. Les cadencer, les faire claquer, les amarrer à l’âme, aux bleus, au cœur, leur faire prendre des sens interdits, les faire rougir et les conjuguer dans plusieurs langues, au pluriel, Jacky iDO a fait du verbe le concert de sa vie.

De l’Afrique à l’Amérique en passant par l’Europe, il les a élus guide pour relier les trois points cardinaux de son histoire et de son territoire. Devant une caméra ou derrière un micro, le langage chez lui est tension. Tension vers lui-même pour mieux tendre vers l’autre. Parallèlement à sa carrière d’acteur internationale au cinéma (avec Quentin Tarantino, Claude Lelouch, Luc Besson...) et au théâtre (Bérénice, Phèdre, mis en scène par Muriel Mayette-Holtz), il revient à ses premières amours : le slam et la musique.

En 2023, il remonte la scène Slamaleikoum, créée début des années 2000 avec Grand Corps Malade et qu'il anime aujourd’hui une fois par mois au 360 Paris Music Factory. Dans ce chorus de voix, Jacky iDO affûte aussi la sienne et enregistre en 2023 son premier album, coréalisé avec Cyril Giroux, aux studios Ferber à Paris et ICP à Bruxelles (sortie automne 2024). Caisse de résonance de son triangle identitaire, cet album retrace l’itinéraire d’une vie tournée vers la nôtre. Ses fulgurances, ses combats, ses espoirs se font l’écho de nos parcours. Jacky iDO slame, rappe et chante en français, anglais et moré. Des cordes classiques à celles d’un n’goni ou d’un ukulélé, d’un beat hip-hop à un groove chaloupé, il nous embarque avec ses musiciens Les Choco’Latés dans le labyrinthe d’une musique ouverte aux vents des mots et des rêves.

Titres interprétés au grand studio :

Slamaleikoum, Live RFI

La Cause, extrait de l’album Ouaga Doux Goût, Live RFI

Line Up : Jacky iDO, chant, Jean-Charles Acquaviva, piano, Frédérique Alié, chant, Clément Febvre, batterie, Guimba Kouyaté, guitare, Sébastien Moreau, piano, Simon Renard, guitare

& Frédérique Briard.

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant

► Album iDO donc je suis (BROOKLYNAFASO 2024)

Site internet - InstagramFacebook

+ Playlist autour de James Baldwin, à l’occasion de son centenaire.

Meshell Ndegeocello Travel, tiré de l’album No More Water, The Gospel of James Baldwin (Blue Note Rd 2024)

Nina Simone Four Women

James Baldwin & David Linx A Lover’s Question

Site internet Meshell Ndegeocello

Réalisation : Donatien Cahu

#SessionLive Fred Soul & Zé Luis Nascimento et Tablao de Tango #argentine #brésil11 Aug 202400:48:30

Des rives du Rio de la Plata, pour un tango brut de décoffrage aux paysages amazoniens dessinés par Nana Vasconcelos #SessionLive. (Rediffusion)

Viva Nana est un hommage vibrant et spirituel au percussionniste brésilien Nanà Vasconcelos, par les sourciers Fred Soul et Zé Luis Nascimento.

Originaire de Recife, le percussionniste Naná Vasconcelos, décédé en 2016, a laissé une empreinte exceptionnelle et pleine de grâce sur le monde de la musique; il a collaboré avec Gilberto Gil, Gal Costa, Don Cherry, Talking Heads, Arto Lindsay, Pierre Barouh, Pina Bausch, Art Blakey, Gato Barbieri, Pat Metheny ou encore Egberto Gismonti. Fred Soul et Zé Luis Nascimento sont les invités de choix de l’orchestre des sons, de la magie du son vivant et vibrant dont Naná Vasconcelos aimait les cheminements, les sentiers secrets, l’éblouissement. Ces deux musiciens inventifs et libres rendent hommage à ce maître incontesté des percussions qui puisait inlassablement dans la nature et dans les éléments, les nutriments de la musique.

Sourciers, Fred Soul et Zé Luis Nascimento explorent, comme le fit Nana Vasconcelos au fil des ans, le champ d’improvisation pour faire jaillir ce que les sons mêlés, pour qui prête attention, révèlent de la pulsation de la vie. Éole s’enroule, chante et gémit dans la corde du berimbau ; les mains font gronder le tonnerre en « batucant » les cordes du piano. Des caxixis naissent un bruissement de branchage, le clapotis de l’eau, le cliquetis subtil des graines et des fragments de coquilles répondant à la mélodie forte de syncrétisme et d’inspirations multiples.

Créateurs de passerelles musicales et percussives qui vont de l’Afrique au Brésil, du Brésil à l’Occident, Fred Soul et Zé Luis Nascimento puisent dans l’océan sonore de Naná Vasconcelos, une inspiration sans cesse renouvelée, tel ce « vent appelant le vent » dont on ne sait pas d’où il vient ni où il va mais qui porte, en lui, une mémoire ancestrale du chant du Monde qui jamais ne finit.

 

• Zé Luis Nascimento

Percussionniste brésilien virtuose, originaire de Salvador de Bahia. Soliste et assistant à la direction musicale, il enchaîne les tournées mondiales avec le ballet folklorique de Bahia, au sein duquel il a été formé.

Arrivé en France en 1996, il s'ouvre aux styles des percussions orientales et occidentales et élabore alors un vocabulaire rythmique profondément original mêlant des instruments très variés, qu'il rassemble dans un discours musical d'une grande cohérence. Sur scène ou en studio, il collabore avec des artistes comme : Titi Robin, Mayra Andrade, Ayo, Césaria Evora, Al Di Meola, Sixun, Tania Maria, Lokua Kanza, Oumou Sangaré, Tété, Souad Massi, Vladimir Cosma, Michel Legrand, Jaques Morelenbaum, Georges Moustaki, entre autres. Il dit avant tout « vouloir servir la musique ». Inspiré, élégant et puissant, tel se définit l'univers musical de Zé Luis Nascimento.

 

• Fred Soul

Fred Soul a grandi en France au sein d’une famille de peintres et de musiciens. Initié à la musique dès l’âge de 5 ans, il évolue sur scène aux côtés de son père. Partagé entre cultures et instruments. La musique classique européenne pour le piano et les traditions de l’Orient pour les percussions. Son travail de compositeur et d’improvisateur se dirige vers la création d'un chemin entre le passé et le présent, l’Occident et l’Orient. Poly-instrumentiste virtuose et rythmicien hors pair, Fred Soul a le don et le secret de nous faire partager les poésies de son monde intérieur.

Ses collaborations sont nombreuses : Sekouba Bambino, Julia Sarr, Nguyên Lê, Alune Wade, l'Orchestre National de Montpellier, Moriba Koïta, Sylvain Barou, Mayra Andrade, Manu Dibango, Boy Gé Mendes, Papa Wemba, Aziz Sahmaoui.

Titres interprétés au grand studio

- Viva Nana Live RFI clip 

- Odara Xire, extrait de l’album

- Continuum Live RFI.

Line Up : Fred Soul, piano, Ze Luis Nascimento, percussions.

Son : Benoît Letirant, Jérémie Besset.

► Album Viva Nana (L’Autre Distribution 2024).

Site Fred Soul (Instagram Zé Luis Nascimento - facebook Zé Luis - Viva Nanà youtube.

 

Puis nous recevons le trio argentin Tablao de Tango pour la sortie de l’album De Alcohol y Desamor #SessionLive

 

Tablao de Tango, ou le blues du port du Rio de la Plata.

Immersion dans l'underground du tango, tel qu'il est né dans l'embouchure du Rio de la Plata fin XIXè, loin du « tango for export », des paillettes et de ses avatars spectaculaires, ce plateau de luxe de trois générations de solistes, et leurs instruments voyageurs, guitare, harmonica et voix, dessine un blues portuaire, radical et sans fioritures. 

Un chant d'exil D’alcool et de désamour toujours bien vivant aujourd’hui dans les boliches, les bistrots portègnes, portés par les interprètes les plus emblématiques du genre aujourd'hui. 

Un harmonica, une guitare et une voix. Des solistes argentins d'exception autour d'un maestro de la guitare : le tango à l'essentiel.

 

Les personnages, la colonne vertébrale idéale pour cette réunion exceptionnelle de solistes, c’est la guitare. Celle de Rudi Flores et son art virtuose, irrémédiablement teintée de chamamé, le folklore de la région de Corrientes, fait d’elle l’alliée de luxe. Walter Laborde dit « El Chino », chanteur soliste, acteur, chanteur d’orchestre, ancien footballeur, « activiste » au sens politique du genre à l’image d’un Pugliese en son temps, est l’artisan emblématique du renouveau du tango chanté, conté au XXIè siècle. Le Tablao de Tango, c’est son histoire et son ADN, celle d'un tanguero pure souche. Franco Luciani, l’harmoniciste multi-primé, improvisateur hors pair, à la culture jazz, aussi à l’aise chez Piazzolla, que pour un hommage à Toots Thielemans, aussi inventif dans le folklore que dans la réinvention des tangos classiques. Avec son instrument-valise, qu’il transforme à sa guise en bandonéon ou en grand orchestre, il n'y a pas d'autres pareils pour incarner le tango, comme un blues. 

S’égrenant au rythme de la descente d’une bonne bouteille de vin, le Tablao de Tango incarne le tango au plus essentiel, c'est-à-dire métissé, syncrétique, « criollo », sans partitions, avec la base la plus simple, celle du dialogue du poète avec la guitare, et la joie viscérale du partage.  Ces chants « d'alcool et de désamour » mettent en scène un blues portuaire, sans fioritures, un chant issu des bas-fonds, tel le fado ou le rébétiko. Ce spectacle au dispositif simple - 3 personnages autour d'une table et une bouteille de vin - est issu de la création Club de Tango, pour la Philharmonie de Paris. Il a réalisé quelque 36 concerts en 2023 en Europe et voyage sous forme de concert ou de concert-Milonga. Il peut être, et est aussi une scène ouverte (un tablao !) invitant danseurs, chanteurs ou autres musiciens.

 

Titres interprétés au grand studio

- Una cancion Live RFI avec RFI Vidéos

- Vuelvo Al Sur feat. Sandra Rumolino

- La Ultima Curda Live RFI avec RFI Vidéos.

Line Up : El Chino Laborde, chant, Franco Luciano, harmonica, Rudi Flores, guitare avec Emmanuelle Honorin (Géomuse) et Roberto Burgos, traduction.

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.

► Album De Alcohol y Desamor (Geomuse / Caramba Rd / Virgin / Universal 2024).

Instagram - facebook - teaser.

Souleance et Shrizz N Maze #SessionLive10 Aug 202400:48:30

Nos 1ers invités sont le groupe Souleance pour la sortie de l’album Beautiful.

Apprécier autant qu’admirer la beauté, plus qu’un art, le duo Souleance en a fait une règle de vie.

Toujours adepte des collages sonores et du sampling, Souleance s’est ici engagé sur une voie plus riche en instruments. Fulgeance en mastermind, à la fois aux claviers, à la basse et au beatmaking ; Soulist en force motrice de la composition et des scratches. Une seule et unique directive : faire la musique qui les fait vibrer, sans contrainte de tendances ou de critères de beauté qui ne sont pas les leurs. Sans calque à poser sur un genre précis et définitif. L’important est qu'à l’écoute de Beautiful, chacun se sente vivant. Habité par les grooves, désarmé devant la force d’attraction de ces titres-bons moments.

La culture de la boucle héritée du hip hop toujours en embuscade, synthétiseurs analogiques et modulations de Moog habilleront ici d’une élégance jazz-funk 70s’ les intraitables beats claquants.

Attirés par le Brésil, la Turquie ou Israël, les micros se sont d’eux-mêmes dirigés vers Joao Selva pour un instant de poésie dans les rues de Rio, entre une mère et son fils. Descendus de La Réunion pour danser avec Kaloune & Papatef au son d’un accordéon hypnotisant tournant sur lui-même, mis le cap vers l’Orient et l’Istanbul psyché-funk de Kit Sebastian. Enfin, se remettre un peu du périple, et danser à Tel-Aviv avec la soul de Jenny Penkin.

 

Titres interprétés au grand studio

- Feliz Live RFI

- Koul dan mon Do Feat.Kaloune, Cyril Atef voir le clip 

- Onda Live RFI.

Line Up : Fulgeance (jazzbass+moogsub37+laptop), Soulist (scratch, dj), Vincent Choquet (synths) et Guillaume Rossel (Drums). 

Son : Jérémie Besset & Mathias Taylor.

Réalisation : Hadrien Touraud.

► Album Beautiful (Heavenly Sweetness 2024).

 

Puis nous recevons le groupe suisse allemand Shrizz N Maze, biberonné au PFunk de George Clinton, pour la sortie de Dope Frequency.

Eric «Shrizz» Rohner, est né et a grandi en Afrique avant de revenir s’installer dans son pays d’origine, la Suisse, à l’âge de 10 ans. Inspiré par le P-funk et le jazz, il intègre rapidement la Malka Family, célèbre groupe parisien, ce qui donnera naissance à d’autres projets comme les Gréements de Fortune et HornDogz. Ses talents l’amèneront à collaborer avec des stars mondiales comme George Clinton, Jimmy Cliff, Dave Stewart, Tony Allen, ou encore Omar et Judith Hill. Maze Kuenzler est né à Berne (Suisse), où il vit toujours. Dès l’adolescence, le guitariste des Flying Hats se fait remarquer par son jeu virtuose. Aujourd’hui, Maze joue avec les troubadours-guérilleros Tomazobi, avec Sam Snitchy, incarne The Ice Cream Man dans un projet solo et a accompagné des artistes tels que Dee Day Dub, Seven, Müslüm, Trummer et Edita Abdieski. Shrizz et Maze se sont rencontrés en 1999 au sein d’Ineffect, un groupe de funk bernois puis ont continué, après la dissolution du groupe, de mettre à profit leur complicité dans des expérimentations communes, créant ainsi les prémices de leur premier album, Dope Frequency, qui voit enfin le jour.

Titres interprétés au grand studio

- Jealous Eyes Live RFI + RFI Vidéos

- True Love, extrait album Dope Frequency

- Heredity Live RFI + RFI Vidéos

Line Up : Eric «Shrizz» Rohner (chant, sax tenor), Greg Boyer (trombone, voix), Maze Küenzler (guitare, voix), Jay Murphy (clavier, voix), Thomas Braganti (basse), Olivier Bridot (trompette) et Fabrice Lerigab (batterie). 

Intervenants : Eric Rohner, Maze Kuenzleret & Greg Boyer.

Son : Jérémie Besset & Mathias Taylor.

Réalisation : Taguy M’Fah Traoré

► Album Dope Frequency (Orbitual Rd 2024).

(Rediffusion).

Rdv en terre autochtone au Canada, chez les Inuit et les Wolasotqey avec Elisapie et Jeremy Dutcher04 Aug 202400:48:30

Plongez dans les univers captivants d'Elisapie et de Jeremy Dutcher. Laissez-vous enivrer par le souffle du Grand Nord et du New Brunswick avec les albums Inuktitut et Motewolonuwok. (Rediffusion)

Avant de commencer l’émission, voici quelques infos sur les cultures autochtones du Canada :

Il y a 3 branches différentes d’autochtones au Canada :

- 1) Premières nations : Mohawk, mig’maq, Abenaki... (Jeremy Dutcher)

- 2) Métis

- 3) Inuit (Elisapie).

Pour ne pas se tromper, on dit : Autochtone

La langue des Inuit est le Inuktitut : Inuk (singulier) / Inuit (pluriel)

Elisapie se présente comme une Inuk du peuple inuit.

Erreurs communes à éviter :

Confondre les Innus et les Inuit - Les Innus viennent de la Côte Nord (Florent Vollant par exemple) / Les Inuit viennent du Grand Nord (Elisapie).

Le Nunavik est la région tout au Nord du Québec. Le Nunavut est un territoire canadien.

On ne dit pas la culture autochtone mais les cultures autochtones.

Il y a plus de 50 langues autochtones au Canada, il y a 11 nations autochtones au Québec incluant les Inuit : Abénakis, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiw, Eeyou, Wendat, Innu, Inuit, Wolastoqiyik, Mi’qmaq, Mohawk-Kanien'kehá:ka et Naskapi.

Première invitée : Elisapie pour la sortie de l’album Inuktitut

L’artiste venue du Grand Nord, Elisapie, est depuis plusieurs années une ambassadrice incontournable des voix autochtones, elle incarne une élégance musicale certaine et un féminisme en avance sur son temps.

Avec ce nouveau disque, la chanteuse qui a grandi à Salluit, un petit village du Nunavik, la région la plus au nord du Québec revient sur son enfance et adolescence en explorant ses titres préférés qui l’ont vue s’émanciper en tant que femme et en tant qu’artiste. Le défi était grand de revisiter ces chansons intemporelles de groupes ou d’artistes légendaires. Pourtant, qui peut prétendre à autant de délicatesse que dans ce titre Uummati Attanarsimat (Heart of Glass), reprise de Blondie ou ce Taimangalimaaq (Time After Time), de Cindy Lauper ?

Ces classiques réinterprétés de Queen, Pink Floyd ou Rolling Stones sont chantés en Inuktitut, sa langue natale. De cette traduction, découlent une force et une poésie inédite. Dans cette playlist de jeunesse, Elisapie raconte son parcours, ses joies et ses peines, sa détermination aussi tout en faisant résonner sa culture avec finesse, en conjuguant modernité et tradition. De ses années passées dans l’Arctique, Elisapie a gardé les souvenirs de ses premiers amours, a été témoin des effets du colonialisme sur sa collectivité et a dansé jusqu’au bout de la nuit au centre communautaire du village. À l’adolescence, elle se produit sur scène avec ses oncles, eux-mêmes membres de l’illustre groupe de rock’n’roll inuit Sugluk (aussi appelé Salluit Band).

 

À 15 ans, elle travaille à la station de radio du village et parvient à décrocher une entrevue avec Metallica. Jeune femme brillante et ambitieuse, elle s’installe à Montréal pour étudier et, finalement, faire carrière dans la musique. Aujourd’hui, l’auteure-compositrice-interprète inuk est une figure incontournable au Canada. Activiste dévouée, Elisapie a créé et produit la première émission de télévision diffusée dans tout le Canada pour célébrer la Journée nationale des peuples autochtones. Son attachement inconditionnel à son territoire et à sa langue, se situe au cœur de son parcours créatif et donc de son œuvre. Cette langue millénaire incarne la rudesse de l’environnement et la beauté féroce du territoire inuit. Cet album est le fruit de tout cela : une constellation de souvenirs aussi sensibles qu’oniriques.

À la sortie de Uummati Attanarsimat, Debbie Harry et Chris Stein, membres de Blondie, acclament toute la beauté de cette version de Heart of Glass.

 

Titres joués

- Uummati Attanarsimat (Heart of Glass) Blondie voir le clip 

- Qimmijuat (Wild Horses) Rolling Stones voir le clip 

- Isumagijunnaitaungituq (The Unforgiven) Metallica voir le clip 

- Qaisimalaurittuq (Wish You Were Here) Pink Floyd

- Californiamut (Going to California) Led Zeppelin.

► Album Inuktitut (Yotanka/Bonsound 2023).

 

Puis la #SessionLive reçoit Jeremy Dutcher pour la sortie de l’album Motewolonuwok.

5 ans après avoir remporté le Prix de musique Polaris avec son premier album, Jeremy Dutcher est de retour avec une exploration radieuse de l’expérience autochtone contemporaine et de la place qu’il y trouve. Avec des chansons dans la langue de son peuple, le Wolasotqey, mais aussi en anglais pour la première fois, Motewolonuwok surpasse tout ce que le musicien a créé auparavant, englobant les chansons traditionnelles, les ballades nocturnes et les orchestrations saisissantes. « Lorsque nous analysons nos histoires, incluant nos histoires tristes — quelle est la lumière qui en ressort malgré tout ? », s’interroge-t-il. « Je voulais chanter à propos de la souffrance, puis nous amener vers la beauté », confie Dutcher. Wolastoqiyik Lintuwakonawa, paru en 2018, a propulsé Dutcher aux plus hauts sommets du monde culturel canadien, des galas Polaris et Juno au panel de juges de Canada’s Drag Race. Mais peu de gens auraient pu prédire ce succès : l’album a été conçu comme un projet de recherche muséale, explorant les enregistrements sur cylindres de cire des porteurs de chansons wolastoqiyik — les ancêtres de Dutcher. Ténor de formation, le musicien a finalement chanté en duo avec ces voix, répondant à sa propre communauté à travers de sublimes chansons réinventées.

Cette fois-ci, Dutcher voulait faire un album plus intimiste. Une remise en question. Un disque inspiré d’une observation du penseur yupik Richard LaFortune— que « le point où deux discriminations se rencontrent peut être dangereux ». Cette intersection peut également engendrer de la résilience, et cette résilience peut devenir une force. « Motewolonuwok » est un mot wolasotqey ancien qui est habituellement traduit par « sorcières ». C’est aussi ainsi qu’on appelle les personnes bispirituelles de la région — des personnes qui sont autochtones et queer, comme Dutcher, et qui ont reçu un héritage traditionnel précis. « Ce sont “des personnes possédant une grande force spirituelle” », explique-t-il. « C’est un honneur, plutôt que quelque chose dont il faut avoir honte. » Dutcher a dévoilé son homosexualité à 12 ans, mais l’idée même d’un « coming-out » lui a été imposée par les structures colonialistes. « L’identité bispirituelle ou queer autochtone est si belle, car elle ne provient pas d’un concept de déviance. » Et pourtant, « une grande part de ce savoir ancien a été perdue », souligne-t-il, et en tant qu’enfant grandissant au Nouveau-Brunswick — et même en tant qu’adulte habitant désormais Montréal — il évolue toujours à travers un « espace médian ».

 

The Land That Held Them, son hommage à « ceux qui nous ont quittés trop tôt », vibre d’une façon qui évoque Nina Simone et Anohni. Ailleurs, au lieu d’un son modeste et presque privé, Dutcher utilise le plus grand canevas possible : un orchestre complet, avec des arrangements de Owen Pallett et, sur des morceaux comme Sakom, une chorale de 12 voix, celles de pairs queer et amis de Dutcher. Le chanteur a loué un autobus pour les amener enregistrer à Kingston — des camarades de l’école de musique de Halifax, ainsi que des membres de la scène jazz de Toronto et de l’irrésistible Queer Song-book Orchestra.

Écouter Motewolonuwok, c’est entendre un album aux voix multiples. Il y a celle de Dutcher, plus exposée que jamais. Il y a sa chorale impromptue. On entend des réinterprétations d’airs traditionnels des berges de la rivière Wolastoq, ainsi que des vers de la poète cherokee Qwoli Driskill. Dutcher chante en Wolasotqey— littéralement sa langue maternelle — mais aussi en anglais, la langue de son père (et celle qu’il parlait le plus durant sa jeunesse). Une langue partagée est un cadeau avec une intention complexe ; sur Motewolonuwok, Dutcher ne chante pas que pour sa communauté, mais aussi « directement pour le nouveau venu [colonisateur] », dans sa propre langue, pour raconter des histoires de deuil, de résilience et de renaissance. Faire de la musique est comme apprendre une langue, selon Dutcher— « il n’y a pas de conclusion particulière ». C’est plutôt « un déchainement » - une constante exploration de ce qu’on veut dire et de comment on peut l’exprimer. Motewolonuwok est le prochain chapitre du musicien — un souhait collectif et une médecine réparatrice, une confession et un refrain.

 

Titres interprétés dans le grand studio

- Ultestakon Live RFI

- Take My Hand, extrait de l’album voir le clip 

- Skichinuwihkuk Live RFI voir le clip. 

Line Up : Jeremy Dutcher, piano-voix.

Traduction : Claire Simon.

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.

► Album Motewolonuwok (Secret City Records 2023).

Rachid Taha, le fantôme africain de Sainte-Marie-aux-Mines03 Aug 202400:48:30

5 ans sans Rachid Taha, c’est comme un jour sans pain. Si certains convoquent son fantôme, d’autres perpétuent sa mémoire à Sainte-Marie-aux-Mines, lors du festival C’est dans la Vallée. Auteure : Elodie Maillot. (Rediffusion).

Cela fait tout juste 5 ans que Rachid Taha a disparu. On l’avait longtemps cru immortel, et il aura donc fallu quelques années avant que des artistes, un réalisateur et même un écrivain n’osent lui rendre hommage ! Question de tempo.

Les plaies se referment lentement, mais sa présence reste inoubliable.

Rachid Taha vient d’être fêté au festival C’est Dans La Vallée à Sainte-Marie-aux-Mines, dans la ville d’Alsace, où il a débarqué à son arrivée en France et il devient même un personnage de fiction, un « fantôme », qui hante le roman que vient de publier Medhi Ouraoui (Mon fantôme - Éditions Fayard).

Pour beaucoup, en France, Rachid Taha restera l’artiste de quelques clichés, de coups de gueule et d’un engagement politique qui a souvent fait oublier sa dimension artistique avant-gardiste. On résume souvent Taha à quelques tubes, (Ya Rayah, Douce France avec Carte de Séjour, ou 1, 2, 3 Soleil), et à son fan-club incroyable dont font partie des artistes comme Brian Eno, Robert Plant, Santana, Led Zeppelin ou Damon Albarn.

Mais juste avant de mourir, l’auteur du dynamitage oriental de « Rock the Casbah » avec le Clash, Mike Jones, en guest, avait fait quelques voyages intenses en Afrique, et notamment au Mali.

 

À son retour, Taha a enregistré un album qui s’intitule « Je suis Africain ».

Dans cette émission, on parlera donc de la relation complexe et passionnée que Taha avait avec l’Afrique : depuis ce qu’il appelait la Roromania (ce cul entre deux chaises que connaissent les fils d’immigrés algériens en France), cette « anomalie » finalement puissante et créatrice qu’il a chantée et qui a inspiré des groupes comme Zebda, Gnawa Diffusion ou Acid Arab. On parlera de lutte contre le racisme en France d’Algérie, de Sainte-Marie-aux-Mines en Alsace, cette terre d’accueil d’immigrés algériens venus travailler à l’usine comme le père de Rachid Taha, et aussi de Bamako au Mali qui a inspiré son dernier album, Je suis Africain.

Intervenants : Rodolphe Burger, Justin Adams (Robert Plant), Steve Hillage (prod anglais qui raconte l’histoire de Ya Rayah), Sofiane Saïdi, Mehdi Haddab, Mehdi Ouraoui (auteur du livre « Mon fantôme » chez Fayard), Maxime Delpierre (guitariste) et Hakim Hamadouche (le fidèle au mandole).

 

Reportage à Sainte-Marie-aux-Mines d’Elodie Maillot.

Pour aller plus loin :

Lire article sur RFI Musique

► Rachid Taha, un rockeur sans frontières sur France TV.

#SessionLive BabX et Elliott Armen, double live avec un piano et une guitare dedans !28 Jul 202400:48:30

Notre 1er invité est le musicien, auteur-compositeur et interprète BabX, pour la sortie de son nouvel album Une maison avec un piano dedans.

Né dans une famille d’artistes et de musiciens, David Babin démarre l’apprentissage du piano à l’âge de 5 ans.

À la suite d’une première approche de la scène comme membre de la troupe polyphonique des « Glotte-Trotters », dirigée par Martina A. Catella, David compose sa première musique de spectacle à 17 ans pour un spectacle autour des textes de Roland Topor et intègre la compagnie de l’Herbe Tendre.

Au début des années 2000, David écrit ses premières chansons, et donne ses premiers concerts. C’est à cette époque qu’il opte pour le pseudonyme BABX.

BABX sort son 1er album en 2006. Dans une chronique dans le magazine Epok, Dominique A écrit au sujet de l’album : « c’est magnifique, parce que la musique (…) annule l’actualité des mots et donne le sentiment d’une histoire qui vient de loin. À suivre de près, au moins ».

Dans la foulée de la sortie, l’album est nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « album révélation de l’année ».

Deux autres événements discrets mais marquants pour l’avenir viennent ponctuer l’année 2006 : la reprise du studio Sofreson, qui devient le Studio Pigalle et sera désormais le lieu choisi par BABX et son équipe pour réaliser toutes leurs productions. Et la réalisation d’un maxi de quelques titres pour une jeune chanteuse encore inconnue, Raphaële Lannadère, qui deviendra « L ».

En 2008, David et son équipe enregistrent Cristal Ballroom, second album de BABX, rêverie inspirée par l’évocation des musiciens de la salle de bal du Titanic. C’est à cette époque qu’il croise la route du légendaire guitariste de l’avant-garde new-yorkaise Marc Ribot avec qui il enregistre en duo le titre Lady L aux Studios Dubway à New York.

Cet album est aussi pour Babx celui de deux rencontres importantes : l’ingénieur du son américain Oz Fritz (Tom Waits, Iggy Pop, Les Ramones, Bill Laswell…), avec qui il entame une relation durable, ainsi que le photographe Harry Gruyaert (Magnum) dont l’une des photos orne la pochette de Cristal Ballroom.

Concomitamment au mix de l’album aux États-Unis avec Oz Fritz, BABX rencontre les membres du « Metropolis Ensemble » (The Roots, Deerhoof…) dirigé par le chef d’orchestre Andrew Cyr et entame une collaboration artistique avec eux.

Au même moment, BABX sera nommé finaliste de l’International Songwriting Competition (dont les membres du jury sont composés notamment de Robert Smith, Tom Waits, Mc Coy Tyner, Ornette Coleman…) avec la chanson « Remington Requiem » et écrira deux chansons à Julien Doré « First Lady » et « Soirées Parisiennes » pour l’album Ersatz.

2009 est également l’année où BABX renoue avec la musique de spectacle, à l’occasion de la création de « Noctiluque » de la danseuse japonaise Kaori Ito au Théâtre Vidy de Lausanne qu’il co-composera avec son proche complice le guitariste/oudiste Grégory Dargent (L’Hijaz Car, Houria Aïchi, Rachid Taha, Sirventès).

 

En 2010, David Babin réalise et arrange deux premiers albums à succès qui l’installent comme l’un des producteurs incontournables de la scène hexagonale : celui de Camélia Jordana (pour lequel il écrit plusieurs titres) et « Initiale » de L. Le premier sera un immense succès de l’année 2010 (disque de platine, nomination aux Victoires) tandis que le second est disque d’or et unanimement considéré comme l’un des albums de l’année 2011.

En 2012, BABX rejoint le saxophoniste et chanteur Thomas de Pourquery (Supersonic, Rigolus, DPZ, VKNG) pour la programmation et l’organisation du Brain Festival : un moment collectif de musique au bénéfice de la lutte contre les maladies neuro-dégénératives auquel participeront Oxmo Puccino, Jacques Higelin, André Minvielle, Poni Hoax, The Do, Camélia Jordana, L, Jeanne Added, etc.

2013, 3è album intitulé Drones personnelsCet album à la tonalité plus électronique que les précédents, évoque les expérimentations avant-gardistes de Laurie Anderson tout en restant fidèle à une forme organique. Il l’enregistre avec son équipe habituelle au Studio Pigalle tout en y conviant une nouvelle génération de musiciens à ses côtés, parmi lesquels Jeanne Added, Thomas de Pourquery, Arnaud Roulin (Poni Hoax), Pamelia Kurstin.

2014 est l’année de la sortie du second album de Camélia Jordana Dans la peau, réalisé et arrangé par BABX et sur lequel il écrit et compose encore plusieurs chansons dont « Colonel Chagrin », « Berlin » ou encore « À l’aveuglette ».

C’est enfin l’année d’un tournant important dans la carrière de David : en créant BisonBison, sa propre maison de production, il se donne les moyens de réaliser ses projets et les projets d’autres artistes en toute indépendance et selon ses principes.

La première sortie sur BisonBison est « Cristal Automatique », un projet de mise en musique de textes des « poètes-punks » Baudelaire, Rimbaud, Jean Genet, Tom Waits ou Gaston Miron notamment (projet né aux Correspondances de Manosque en 2009 sous l’impulsion d’Olivier Chaudenson)…

Enfin 2023, sortie de Une Maison avec un piano dedans.

2024, nouvel album, et retour à la poésie avec un faible pour Haïti ?

 

Titres interprétés au grand studio

- Milonga Live RFI teaser 

- Joy Is My name, extrait de l’album Une maison avec un piano dedans

- Oh Earth, extrait de La Marche des Enfants avec la Maîtrise Populaire de l'Opéra-Comique.

- Merveille dans la pirogue Live RFI clip.

Line Up : David Babin, piano.

Son : Jérémie Besset et Mathias Taylor

► Album Une maison avec un piano dedans (Buda Musique 2023)

 

Puis nous recevons Elliott Armen pour la sortie de l’album Turbulence.

 

Écrit et composé, par Elliott Armen. Auteur-compositeur-interprète et producteur, Elliott a grandi entre Paris et sa terre natale, Saint-Malo. Depuis son adolescence, il compose à la guitare et au piano, en écho aux paysages qui abritent sa maison familiale, située au bord d’un magnifique estuaire. Après le lycée, Elliott Armen est parti sillonner l’Europe pendant deux ans pour travailler de ferme en ferme. Tout au long de ces voyages, ses hôtes lui ont transmis un savoir puisé de la terre nourricière. Dans ses bagages : sa guitare et son ukulele, son cahier de notes et un simple micro pour enregistrer ses premières chansons.

Aujourd’hui installé près de la maison familiale bretonne, Elliott Armen cultive un terrain en permaculture, redonnant vie à la biodiversité environnante. Elliott Armen, qui a emprunté son nom au phare de l’île de Sein, a enregistré son premier album dans un studio niché sur l’île d’Ouessant. Helium Balloons est sorti le 31 mars 2022, ponctué par un concert exceptionnel en première partie de Miossec, à La Cigale, à Paris. De nombreuses dates ont suivi, toutes aussi prestigieuses : Pitchfork Festival, Midi Festival, Baisers Volés, Printemps de Bourge… et des premières parties d’artistes de renommée tels que Jean-Louis Murat, Dominique A, Florent Marchet, Ariane Moffatt, Jay-Jay Johanson, Alexandra Streliski…

Découvert lors de ce concert à la Cigale, Elliott Armen a signé un contrat avec le prestigieux label SONY MASTERWORKS. À ce jour, ses morceaux comptent déjà plus de 3 millions de streams sur l’ensemble des plateformes digitales. En digne héritier d’Elliott Smith, de Sufjan Stevens ou d’Andy Shauf, le jeune Breton de 24 ans mélange, avec singularité, les accords de guitare et de piano à sa voix aérienne. Son œuvre est teintée d’une atmosphère intime et boisée, attachante et intemporelle, toujours ancrée entre terre et mer.

Pour son deuxième album, Elliott Armen a décidé de partir en Écosse, rêvant d’un enregistrement particulièrement isolé sur l’île de Lewis. C’est là-bas que se trouve l’inspirant Black Bay Studio, tenu par Peter Fletcher, au bord de l’océan Atlantique. Elliott Armen est parti en ferry de Saint-Malo pour rejoindre, en bus, Stornoway, la ville principale de l’île. De là, il a débuté sa marche qui l’a mené, pendant 200 kilomètres, à travers de splendides paysages aux allures de désert celtique. Après avoir dressé sa tente sous les étoiles pendant douze jours, il est arrivé à destination, imprégné de l'île. C’est alors qu’il s’est plongé dans le calme le plus total pour enregistrer ce nouvel opus. Cet album est un voyage à travers le deuil, l’amour et la solitude. Une traduction des immenses paysages qui peuplent les terres celtes. Et un hymne à la mélancolie comme moteur de la joie. ARMEN - Ar Men « le rocher » ou « la pierre » en breton. Carnet rose : Elliott Armen est le fils de Yann Tiersen.

 

Titres interprétés au grand studio

- Turbulence (guitare-voix) Live RFI clip 

- Strangers, extrait de l’album Turbulence clip 

- Red Deer (piano-voix) Live RFI.

Line up : Elliott Armen, guitare, piano, voix.

Son : Jérémie Besset, Mathias Taylor.

► Album Turbulence (Helium Balloons Records / Sony Masterworks 2024).

Chaîne YouTube.

(Rediffusion).

Un film, un live! Cesaria Evora, la diva aux pieds nus et Oriane Lacaille #SessionLive27 Jul 202400:48:30

Nous recevons la réalisatrice portugaise et cap-verdienne Ana Sofia Fonsaca pour le film « Cesaria Evora, la diva aux pieds nus » et Oriane Lacaille pour l’album iViV dans la #SessionLive. (Rediffusion)

 

Cesaria est un mystère qui ne s’élucide pas d’après Lusafrica, lire la suite sur le site de son label.

Patrick Chamoiseau écrit :

Cesaria Evora est faite de cet humus dans le sec de ces sables. Ce n’est pas une biographie, c’est une révélation obscure, chargée de terre, de vie, de musiques, de simplicité, d’amitié, d’amour, d’interrogation et de lucidité. J’ai compris dans ces pages que Cesaria Evora est à elle seule une terre créole où la diversité des imaginaires et des hommes donnait naissance à une musique valable pour tous, là où la mélodie, l’harmonie et la polyrythmie ont rencontré les souffrances des hommes : creuset du blues, du jazz et de la morna. J’ai compris que Cesaria Evora est aussi une douleur, la sienne d’abord, celle de sa vie, de ses amours terribles, de cette ivresse destructrice qui suppléait aux bourgeons abîmés de l’espoir. Et cette vie familière des extrêmes parle à la nôtre en un direct sensible. Quand elle chante, elle vient avec une existence entière rescapée des bars sordides et des dorures factices de chez les grandes gens, dotores du Cap-Vert qui voulaient l’écouter. Elle vient aussi avec son exil immobile, ce but d’exil irrépressible qui maintenant gît en chacun de nous, îles en dérive dans le monde qui fait monde. Elle vient avec une incomparable tristesse envers le tout possible. Elle dit le bonheur perdu mais à portée de main. Elle dit la blessure nègre en absence et silence. Elle dit le souvenir en ses limons précieux. Elle dit la mort et l’oubli, la fidélité et la patience, la liberté offerte sur des vagues amères où l’on ose mettre le pied. Elle dit le monde ouvert des îles tellement peu clos, tellement livré aux métissages et aux souffles de la terre. Elle dit sous la fatalité, la joie, l’espoir, la force ronde, la patience aiguisée. Ses pieds sont nus, sa voix est nue, son cœur nu est offert dans la parure de toutes les grâces. Chez les êtres humains, Cesaria est une reine.

Texte écrit par Patrick Chamoiseau, paru dans Le Monde, à propos de la publication de la biographie écrite par Véronique Mortaigne, peu après la sortie de l’album « Cabo Verde » en février 1997.

 

En 2023, c’est au tour de la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca de raconter la Cesaria Evora qu’elle a découverte pendant 5 ans en regardant des kilomètres d’archives privées.

« Mon film se compose d'images et de sons provenant de diverses sources, presque toutes issues d'archives privées. Grâce à ce film, j'ai rencontré des personnes exceptionnelles qui nous ont beaucoup aidés et nous ont fait confiance, en nous donnant accès à leurs souvenirs mais aussi à leurs archives. Je ne peux que les remercier. »

Dans ce documentaire, la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca utilise de nombreux plans de coupe de paysages capverdiens.

« Je crois qu'il est nécessaire de comprendre l'environnement d'une personne pour la connaître. En ce qui concerne Cesária, il s'agit du Cap-Vert et plus particulièrement, de l'île de São Vicente et plus encore, de la ville de Mindelo. On ne parle pas seulement du sol sur lequel elle a marché mais de l'air qu'elle a respiré. Elle est cette mer bleue, ces montagnes arides, ce vent. On retrouve Mindelo dans sa personnalité, sa manière d'être, son humour... »

La traduction de Ana Sofia Fonseca est assurée par Elisabeth Perello.

 

Titres joués : Mar Azul, Lagrimas Negras Feat. Compay Segundo, Petit Pays, Sodade, Carnaval de São Vicente.

Sortie en salle le 29 novembre 2023, bande annonce.

 

Puis nous recevons Oriane Lacaille dans la #SessionLive pour la sortie de l’album iViV.

 

Oriane Lacaille était prête sans le savoir. Quand elle rembobine la genèse d'iViV, le premier album sous son nom, elle décrit une étincelle qui a allumé un feu de joie. Notez le graphisme du titre, avec ses « i » comme des allumettes et ses « V » comme des flammes : iViV (Ça vit, en créole) consume un héritage, deux identités, trois musicien(ne)s et une brassée de rencontres pour alimenter le brasier. La chaleur du foyer procure son réconfort, son halo suggère une spiritualité et on y danse autour. Le feu couvait depuis longtemps. Il trouve son origine dans une maison haut-savoyarde remplie d'instruments lointains. Oriane y a grandi, après que ses parents eurent quitté La Réunion à la faveur de la nomination de sa mère comme professeure de français dans un lycée d'Annemasse. Son père a suivi. L'accordéoniste René Lacaille forme, avec Alain Péters et Danyèl Waro, le triangle rénovateur des musiques insulaires dans les années 1970. Le triangle est aussi la première percussion dont Oriane – née en 1986 – s'empare quand elle est enfant. Suivent les maracas, la clave, le kayamb et tout ce qui lui tombe entre les mains. Mais elle rêve d'abord d'être chanteuse : dans la génération précédant la sienne, le métier de musicienne n'est pas encore accessible aux femmes réunionnaises et ses tantes n'ont pas le droit de toucher aux instruments que tous ses oncles pratiquent avec son grand-père. Oriane et ses cousines plus âgées avant elle, sont les premières qui, grâce aux changements de mentalités obtenues de haute lutte par leurs aînées, ont la chance de perpétuer la tradition familiale.

Dans le clan Lacaille, Oriane est le métronome : son sens du rythme est implacable et, dès ses 13 ans, elle devient le socle du groupe paternel. Durant les vacances scolaires puis à plein temps après son Bac, la percussionniste-choriste parcourt le monde avec son père qui improvise en intégrant des ingrédients avec la même générosité que quand il cuisine le cari ou le rougail dans ses marmites. Oriane, qui ne chante qu'en créole jusqu'à ses 20 ans, côtoie des artistes caribéens, africains, japonais ou indiens, intègre le jazz et les musiques de bal, sans dévier du ballant métronomique qui lui confère une sensation d'enracinement. Les racines d'Oriane Lacaille font le grand écart entre une mère métropolitaine et un père créole réunionnais. Elle se dit « Zoréol », moitié zoreil moitié créole, deux identités reliées par un fil sur lequel elle a longtemps cherché l'équilibre. De cette bâtardise assumée, elle embrasse aujourd'hui la richesse extraordinaire : ses deux cultures et ses deux langues sont au cœur d'iViV.

Titres interprétés au Grand studio

- iViV Live RFI

- Lam La Mer Feat. Loy Erhlich et René Lacaille, extrait album iViV

- Kaf Do Lo Live RFI.

Line Up : Oriane Lacaille : chant, ukulélé soprano, diatonique et baryton, aouicha, kayanm, tambour, Heloïse Divilly : chant, batterie, kayanm, percussions, Yann-Lou Bertrand : chant, contrebasse.

Son : Jérémie Besset & Mathias Taylor.

► Album iViV (Ignatub - MDC - Pias2023)

Réalisation : Hadrien Touraud.

Hommage à Toumani Diabaté22 Jul 202400:48:30

Suite à la disparition de Toumani Diabaté, RFI rend hommage à ce grand maître malien de la kora, avec la rediffusion d’un numéro de Musiques du monde de 2014. Laurence Aloir y recevait en session Live Toumani Diabaté et son fils Sidiki Diabaté. 

Toumani Diabaté est un grand maître de kora au Mali. Ses collaborations, ses rencontres sont un faisceau d'indices qui montre l'ouverture du musicien, le flamenco de la famille Ketama, Taj Mahal, Ry Cooder, Ali Farka Touré, Afrocubism, Arnaldo Antunes... Aujourd'hui, Toumani présente son fils Sidiki Diabaté avec l'album Toumani et Sidik», un jeune homme qui a intégré le répertoire traditionnel mandingue, que les griots s'enseignent de père en fils, tout en menant une carrière de beat maker avec son binôme rappeur Iba One.

À lire aussiBiographie de Toumani Diabaté

Page Facebook de Sidiki Diabaté

#SessionLive Cuarteto Tafi et playlist de Sophian Fanen21 Jul 202400:48:30

Playlist mensuelle de Sophian Fanen, qui chronique 5 albums de son choix et #SessionLive avec le groupe franco-argentin Cuarteto Tafi #RFI talent.

Playlist Sophian :

- Meryl et Jocelyne Béroard, Siwo, tiré de l'album Caviar 1 (Maison Caviar, 2024)

- Sages comme des sauvages, Répare ou pas, tiré de l'album Maison Maquis (Capitaine Records, 2024) clip 

- Kankawa Nagarra, Wirlmarni, tiré de l'album Wirlmarni (Mississippi Records, 2024)

- Bedouin Burger, Ya Habibi Taala, tiré de l'album Ma Li Beit (PopArabia, 2024)

- Olof Dreijer et Diva Cruz, Acuyuye, tiré du EP Brujas (Rabid Records/Dekmantel Records, 2024).

Sophian Fanen : Instagram ; X.

Puis nous recevons le 4tet Cuarteto Tafi, artiste RFI Talent, pour la sortie du 5ème album El Infinito Y Un Amor

C’est lors d’un voyage en Argentine, sur les terres colorées et arides du Nord-ouest argentin, que ce quartette franco-argentin se retrouve pour la première fois. Perchés sur une montagne de 3 000 mètres, en arpentant les scènes ouvertes populaires, les musiciens décident d’appeler cette rencontre musicale et humaine el Cuarteto Tafi. Depuis ses débuts sur la scène française, le groupe a apporté sa touche personnelle et originale à la world music en mêlant du chant en espagnol poétique et engagé – douce nostalgie de l’exil argentin de la chanteuse – au son de la Méditerranée orientale du bouzouki grec, à la douceur et à la dextérité de la guitare flamenca et aux rythmes envoûtants des percussions afro-latines. Chacun avec son histoire et ses influences métal, salsa, flamenco, rock. De ces différentes personnalités et histoires musicales, ils ont réussi à créer une entité, 5 albums et une notoriété remarquée dans la scène nationale. Leur musique nous murmure le monde avec ses aigreurs, ses failles, ses injustices mais aussi ses beautés et ses bourgeons d’espoir, ses amours, ses combats.

El Infinito Y Un Amor, le nouvel opus de Cuarteto Tafi, est un nouveau chemin emprunté. Plus rêveur, plus méditatif et vagabond, cet album confirme le talent de composition du quatuor. Ils créent et varient les ruptures et contrastes en racontant des histoires et des états d'âme. Tel un horizon jamais atteignable mais qui nous fait avancer, il est composé de 11 chansons et d'autant d'hymnes à la vie que d’hommages aux grandes causes humanistes qui nous traversent et nous bouleversent.

Titres interprétés au grand studio, filmés par RFI Vidéos

- Un Jacaranda Live RFI 

- Solo Le Pido a Dios, cover Mercedes Sosa voir clip 

- Palomas Blancas Live RFI

Line Up : Leonor Harispe, chant, Ludovic Deny, bouzouki, choeur, Matthieu Guenez, guitare, oud et Frédéric Theiler, percussion choeur.

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.

► Album El Infinito Y un amor (Daydream Music 2024).

Réalisation : Donatien Cahu.

Web - facebook - YouTube - Instagram.

Mini concert sur YouTube où le Cuarteto Tafi joue 4 titres du nouvel album.

Jazz à tous les étages avec la #SessionLive de Mr Mâlâ et de Louis Matute14 Jul 202400:48:29

Du Baiser Salé au lac Léman, en regardant le Brésil, l’Amérique du Sud ou le Cameroun, jazz à tous les étages ! Live ! (Rediffusion)

Notre 1er invité est le groupe Mr Mâlâ qui présente son 1er album Mr Mâlâ.

« My name is Monsieur MÂLÂ I’m not a human, I’m a machine. » Les paroles de Storyteller, qui introduisent le premier album de Monsieur MÂLÂ, font office de présentation : le quintet est une machine dont la conception serait empirique et la production organique, capable de nous raconter des histoires au moyen de musiques instrumentales. Ses rouages ont pour noms Nicholas Vella (piano, Fender Rhodes, claviers), Swaéli Mbappé (basse, guitares), Yoann Danier (batterie), Robin Antunes (violon, mandoline) et Balthazar Naturel (saxophone, cor anglais, clarinettes, flûtes). Ces fortes personnalités, dont les complicités sont anciennes, sont tous des leaders ou des sidemen reconnus dans la sphère du jazz et de ses satellites. Leurs bagages techniques, leurs influences cosmopolites et leurs âmes voyageuses touillent une décoction de funk et de rock, de musiques africaines et caribéennes, tout en ingérant les nouvelles tendances urbaines et électroniques. Ni fusion ni métissage : Monsieur MÂLÂ n’est que l’expression naturelle et assumée de cinq multi-instrumentistes composites. L’histoire s’est écrite entre deux pôles, l’académisme des formations en conservatoire et la liberté des jams en club. Nicholas Vella, Sicilien installé en France depuis une douzaine d’années, entré en 2012 au conservatoire à rayonnement régional de Paris, a accompagné Mayra Andrade, Paco Séry et Ibeyi. Mais sa première scène parisienne fut celle du Baiser Salé, rue des Lombards, déjà avec Swaéli Mbappé, un habitué des lieux puisqu’il y débuta à 15 ans. Enfant de la balle, passé par le saxophone et la batterie avant d’adopter l’instrument de son père, l’illustre bassiste Étienne Mbappé, Swaéli est devenu professionnel avec Blick Bassy avant d’accompagner Mamani Keita, Cheick Tidiane Seck et des artistes de variétés (Tal, Shy’m, Zaz).

Titres interprétés au grand studio

- Ai De Mim avec EU.CLIDES Live RFI

- Al Fayhaa, extrait de l’album Mr Mâlâ

- Fly Fly Live RFI.

Line Up : Robin Antunes : violon, mandoline ; Balthazar Naturel : saxophone, cor anglais, clarinette, flûte ; Nicholas Vella : piano, Fender Rhodes, claviers ; Swaéli Mbappé : basse, guitare ; Yoann Danier : batterie et EU.CLIDES : chant sur Ai De Mim.

Son : Mathias Taylor & Jérémy Besset.

► Album Mr Mâlâ (Art District Music 2024)

Chaîne Youtube.

 

Puis nous recevons le guitariste suisse Louis Matute pour la sortie de son 4ème album Small Variations From The Previous Day.

Euphorisante et douce-amère, la musique de Louis Matute ne ressemble qu’à lui. Partagé entre l’Europe qui l’a vu naître et l’Amérique latine qu’il a rêvé, cet enfant de la génération Z, trop entier pour la fiction du réel et trop sincère pour la fiction de soi, rouvre en grand les portes de son univers. Un son, un talent fou de raconteur, un folklore qui se dessine : dans ce superbe quatrième album, sa musique n’a jamais paru si proche et foisonnante. « Je n’ai jamais écrit de mélodie sans la chanter en même temps » confie-t-il. Teintées de pop et de saudade, celles-ci vous iront droit au cœur, laissant flotter dans l’air un brin de magie.

Tourné vers le Brésil et l'Amérique Centrale, nourri de jazz et d’une pop élégante, Small Variations from the Previous Day est un disque-monde, animé par un « Large Ensemble » toujours plus étoffé, catalyseur d'émotions.

Titres interprétés au grand studio

- Narcissus Live RFI

- Alma No Mar Feat Gabi Hartmann, extrait de l’album Small Variations From The Previous Day

- 2000 Years Live RFI.

Line Up : Léon Phal, saxophone ténor ;Zacharie Ksyk, trompette ; Andrew Audiger, piano, Rhodes ; Nathan Vandenbulcke, batterie ; Virgile Rosselet, contrebasse et Louis Matute, guitare électrique.

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant & Réalisation : Donatien Cahu.

► Album Small Variations From The Previous Day (Neuklang Big Wax Distribution 2024).

#SessionLive : Bab'L’Bluz & Akagera13 Jul 202400:48:30

Du monde des esprits aux mondes du jazz, 2 groupes sont invités dans la #SessionLive Bab’L’Bluz et Akagera.

Entrer dans l'univers de Swaken, le très attendu 2ème album du power quatuor franco-marocain Bab L' Bluz, qui sortira le 10 mai sur Real World Records.

Swaken est composé de onze morceaux qui pétillent et pulsent avec une énergie cinétique. Suivez la spirale et trouvez votre centre. Bougez et tourbillonnez, headbangez et fouettez vos cheveux, dans un état qui est à la fois extérieur et intérieur, un état altéré où les esprits s'ouvrent, les frontières tombent et la confiance - dans les valeurs, les principes, nous-mêmes - est redécouverte, concrétisée. Swaken (origine : Moroccan Darija) - possessions, transcendance ou Esprits habitant les humains.

 

Il s'agit d'une musique enracinée aussi bien dans le blues psychédélique, le funk et le rock que dans les rythmes de transe du Maghreb nord-africain : Gnawa, Amazigh, Hassani et Houara.

Enregistré dans les studios Real World à Wiltshire, en Angleterre, écrit en partie au Maroc – lieu de naissance de la lead/chanteuse Yousra Mansour – et surtout au cours d'une tournée mondiale qui a renversé les salles et les festivals d'Adélaïde, de Barcelone et de New York à Essaouira au Maroc, à Lomé au Togo et à Dougga en Tunisie. La voix mélismatique de Mansour n'a jamais sonné avec autant de force, ni les riffs de son luth électrique awisha aussi puissants. Ses coéquipiers Brice BottinIbrahim TerkemaniJérôme Bartolome (aux claviers, flûtes, guembri électrique, batterie, chœurs et castagnettes qraqeb) interagissent avec ce qui pourrait être de la télépathie, leur jeu étant habile et serré.

 

Se perdre pour se retrouver est un principe central de Swaken, un album dont le son analogique chaleureux fait un clin d'œil à des icônes du rock des années 70 comme Jimi Hendrix, Led Zeppelin et Nass El Ghiwane, les Rolling Stones du Maroc, des guerriers de la justice sociale qui ont mélangé le rock et le folk occidentaux avec une esthétique de transe influencée - comme celle de Bab L' Bluz - par les lilas gnawa, les rituels de guérison nocturnes destinés à la possession d'esprits sacrés.

«Les tournées incessantes ont renforcé notre confiance et notre puissance», explique Mansour à propos du groupe qu'elle a cofondé en 2018 avec le guitariste français, joueur de luth guembri basse et multi-instrumentiste Brice Bottin, qui a coproduit Swaken avec Katie May, dans la Wood Room des studios de Real World Studios.

«Nous avons adapté notre son aux foules des festivals, nous l'avons rendu plus lourd, plus rock. Nous avons ajouté plus d'instruments. Plus de courage. Plus de feu.»

«Nous aimons l'énergie du rock», ajoute Bottin, qui manie également les sirènes dub et joue de la guitare, du banjo, des percussions et de la flûte peul d'Afrique de l'Ouest. «Vous branchez votre instrument et vous rendez les gens fous. Le rock est né du blues. Les deux sont liés à la musique de transe. On peut écouter attentivement, ou headbanger, et être complètement emporté».

La plupart du temps, Mansour écrit et chante en darija, son dialecte maroco-arabe, et la langue préférée du mouvement Nayda («nayda» signifie «haut» en darija). Sur Swaken, elle aborde des sujets controversés tels que les lois marocaines sur l'héritage, les disparités salariales entre hommes et femmes et l'augmentation des cas de suicide et de dépression, tout en appelant à l'unité, à la tolérance et à la gentillesse dans un monde de plus en plus fragile.

«Il arrive encore que nous soyons confrontés à des attitudes dépassées», déclare Mansour en haussant les épaules. «Ce qui ne fait que renforcer ma détermination à exprimer tout ce que je ressens. Je ne me censurerai pas. »

 

Titres interprétés au grand studio

- Imazighen Live RFI voir le clip

- Iwaiwa Funk

- Amma Live RFI.

Line Up : Brice Bottin, guembri, Yousra Mansour, awisha + mandole, Mehdi Chaib, flûtes et percus, Brahim Terkemani, batterie et spds.

Son : Jeremy Besset & Mathieu Dubois.

► Album « Swaken » (Realworld 2024).

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Puis nous recevons le groupe Akagera pour la sortie du nouvel album Traverse

À l'automne 2018, peu après leur rencontre et leur premier concert, les musiciens d'Akagera entament l'écriture et l'enregistrement au Studio Prado de leur premier album Serpente, produit par le label Prado Records. Le nom du groupe est un hommage à l’album AKAGERA, produit en 1980 par le trio Humair, Jeanneau, Texier.

On notera l'exceptionnelle participation de Famoudou Konate sur le titre « Msafara », qui sera l'unique enregistrement du maître du djembe hors du champ des musiques traditionnelles guinéennes. L'album sortira en octobre 2019, et en janvier 2019 la release party aura lieu au Studio de l'Ermitage à Paris. Pour la première fois dans ce lieu mythique, le système de diffusion sonore sera complété par l'équipe de la société FLUX:: afin de proposer au public un concert immersif avec un son spatialisé. La même année, AKAGERA et FLUX:: ont inauguré la première salle parisienne équipée en son immersif, le 360 Paris Music Factory.

Malgré la pandémie de 2020 et son lot d'annulations (tournées en Colombie et au Congo), le trio a approfondi son travail de recherche sur le son bien particulier induit par son instrumentation atypique sans basse (vibraphone et marimba, trombone basse et batterie). Il a également poursuivi l'exploration des rythmes des continents africain et américain, en les associant aux harmonies issues du jazz et de la musique française du début du XXème siècle.

Renforcé par ce travail de consolidation, le trio a su rebondir en 2021. Depuis, il s'est produit en concert à 33 occasions, a participé au marché des professionnels du jazz «Jammin' Juan» et a multiplié les collaborations : Anbessa - L'hommage à Manu Dibango, l'Orchestre Symphonique d'Orléans et Jean-Charles Richard (concerto pour saxophones de Martial Solal), l'écrivain Arnaud Roi (livre « État Sauvage » paru chez l'Ecarlate), le trompettiste Alain Vankenhove, l'harmoniciste Olivier Goulet, le saxophoniste Olivier Zanot et le chanteur sénégalais Majnun.

En mars 2024 sort leur nouvel album Traverse. Composé à partir de séances d'improvisation, il reflète la diversité du parcours et des influences des trois musiciens : la musique classique et contemporaine pour Benoit, les métissages de l'Amérique du Sud et des Caraïbes pour Stéphane, les rythmes africains et grooves brésiliens pour David, tout en réaffirmant leur passion commune pour le jazz.

 

Titres interprétés au grand studio

- Tony Live RFI

- Traverse, extrait de l’album

- Loonie’s Lament Live RFI.

Line Up : David Georgelet (batterie), Benoît Lavollée ( vibraphone, marimba), Stéphane Montigny (trombone).

Son : Benoît Letirant & Mathias Taylor.

Réalisation : Donatien Cahu

► Album Traverse (Prado Rd 2024).

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#SessionLive Just Wôan & Muddy Gurdy08 Sep 202400:48:29

Du Cameroun à la Louisiane, en passant par le Québec et l’Auvergne, bon voyage.

Notre premier invité est Just Wôan pour la sortie de l’album Tata.

Tata est le nouvel album de Just Wôan, qui signifie «père» en langue bafia du Cameroun. Cet album acoustique et intime livre sans retenue ses mélodies et émotions les plus personnelles.

S’il y a bien une chose qui rend Just Wôan si singulier, c’est avant tout sa voix. En effet, ce multi-instrumentiste autodidacte d’origine camerounaise est doté d’une incroyable aisance vocale dont lui seul détient le secret, capable d’aller dans les notes aigües autant que les graves tout en s’accompagnant à la guitare qu’il joue de manière assez atypique grâce à une technique nommée le «tapping-guitar».

C’est en 2012 que Just Wôan pose les pieds pour la première fois au Québec, alors qu’il y était invité pour présenter son tout premier disque Des Reines aux Francofolies de Montréal ; Montréal sera dès lors sa terre d’adoption car cela fait dix ans qu’il y vit.

Dans ce nouveau disque, les arpèges de basse électrique se mêlent aux mélodies percussives et profondes d’Afrique centrale. Quand s’y ajoute le « tapping » de la guitare, le tout donne un sentiment enveloppant qui berce le mélomane de sonorités diverses qui s’entremêlent les unes aux autres et laissent émerger des harmonies portées par une voix douce et brillamment soutenue par un registre multi-octave.

 

Titres interprétés au grand studio

- Tata, extrait de l’album

- Rapha, extrait de l’album

- Ma’a Biabi Live RFI.

Line Up : Just Wôan, guitare voix

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant

► Album Tata (Miss-Meuré 2023, Canada).

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Puis nous recevons le groupe Muddy Gurdy dans la #SessionLive pour la sortie de l’album Seven.

Auvergne-Mississippi avec Muddy Gurdy en 2017, Mississippi-Auvergne avec Homecoming en 2020. Et aujourd’hui Auvergne-Louisiane avec Seven. Ces trois albums forment bien un triptyque spatio-temporel, la réalisation de l’idée aussi folle que visionnaire du trio Muddy Gurdy : créer une musique de la terre et de la Terre, creuser un sillon profond depuis les volcans d’Auvergne jusqu’aux collines du Mississippi ou aux bayous de Louisiane, affirmer par l’exemple que les gestes des musiciens peuvent être aussi universels et ancestraux que ceux des paysans d’ici ou d’ailleurs. Leurs outils ? Une vielle à roue, des guitares, des percussions et du chant. L’histoire aurait pu s’arrêter avec Homecoming, après le décès de Marco Glomeau, percussionniste du groupe, compagnon de la chanteuse-guitariste Tia Gouttebel, esprit aussi brillant que farceur derrière le projet Muddy Gurdy. Marco avait souhaité que l’aventure continue comme prévu, avec ce chapitre sur les terres de Louisiane que le groupe avait déjà arpentées plusieurs fois. Le trio recomposé (avec le fidèle Gilles Chabenat à la vielle et l’ami Fabrice Bony aux percussions) a enregistré Seven comme il sait faire : vite et bien. En une semaine, dans un tourbillon de rencontres, avec des chansons et des gens, parfois calées de longue date et parfois du jour au lendemain, dans des lieux de vie (une salle de classe avec 50 enfants dans les chœurs, un bateau, une pelouse, la scène d’un club pendant que les clients boivent des coups), avec une équipe technique réduite et un studio mobile pour l’enregistrement.

 

Dans ce disque cool, frénétique et spirituel à la fois, on entend de la musique cajun, de l’accordéon zydeco, un chant de chef indien de Mardi Gras, des grands classiques revisités de Nina Simone, Muddy Waters et Hank Williams. On découvre le « juré » des Broussard Sisters (et c’est une révélation). On savoure la richesse des ingrédients louisianais, et le talent du trio à les transformer en chansons de Muddy Gurdy. Sans aucun dogme ni prétention ethnomusicologique, mais pour le plaisir de la rencontre, des moments partagés. Seven n’est pas une leçon d’histoire, mais de vie et peut-être même de survie. Pourquoi ce troisième album s’appelle-t-il Seven ? Parce qu’en Louisiane, ils sont partis à six, mais que l’esprit de Marco Glomeau était du voyage, toujours présent dans l’aventure du groupe et dans leurs cœurs. Stéphane Deschamps.

 

Titres interprété au grand studio

- Jambalaya Live RFI

- Morning Comes, feat. Big Chief Juan Pardo, extrait de l’album

- Almost Lost My Mind, Feat. Ruben Moreno, extrait de l’album

Line Up : Tia Gouttebel, chant guitare, Gilles Chabenat, vielle à roue et Fabrice Bony, percussions.

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.

► Album Seven (Buda Musique 2024).

 

Site Muddy Gurdy 

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Live Le 106 Rouen - Les Nuits de l'Alligator 2024.

#SessionLive avec Ann O’Aro & Sophye Soliveau, piano, harpe, chant07 Jul 202400:48:29

#SessionLive x 2 avec l’auteure, interprète, compositrice réunionnaise Ann O’Aro & la harpiste, chanteuse et cheffe de chœur Sophye Soliveau. (Rediffusion)

Notre 1ère invitée est Ann O’Aro pour la sortie de son 3ème album Bleu #SessionLive

Après le premier album éponyme (Ann O’Aro), un album tournant autour de l’intime et des violences familiales, et le second (Longoz), qui propulse son trio (Teddy Doris au trombone, Bino Waro aux percussions), voici BLEU, troisième opus de la Réunionnaise Ann O’Aro. qui joue ici du piano pour accompagner son chant. Le maloya de l’île de La Réunion respire toujours hors des sentiers battus avec l’arrivée de Brice Nauroy, un quatrième musicien qui embarque le son avec ses « machines ». Pour Ann O’Aro : « Le quartet esquisse des ports, sacs de riz sur les ponts, cancrelats et corsaires pris dans des estampes où le sang est laissé à sa seule qualité de fluide. Ostinato et bourdons sous le chant perçant la brume et les ressacs d’une mer fielleuse, relents pianistiques couleur boîte à musique, trombone stridulant, éclats de tôle et cris du fer bouillant le long du staccato continu du pikér, commérages de bord de nuit et temps de latence, harmonie révocable et restituée. Paysages grignotés par la fièvre du néant, nostalgie de l'enfance bleue arguant le branchage sec des arbres de la terreur dans la ouate blanche. »

Titres interprétés au grand studio

- Lanbordaz Live RFI

- Bouyon Lo Rosh, extrait Bleu

- Vane Lo Sor, extrait Bleu

- Lak Otab, Live RFI. 

Line Up : Ann O’Aro : chant, piano, Teddy Doris : trombone, chœur, Bino Waro : percussions et Brice Nauroy : machines.

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.

► Album Bleu (Cobalt 2024).

Réalisation : Donatien Cahu.

 

 

Puis nous recevons la harpiste et chanteuse Sophye Soliveau pour la sortie de son 1er album Initiation #SessionLive.

Sophye Soliveau est chanteuse, harpiste et cheffe de chœur, d’origine guadeloupéenne. Son amour des musiques afro-américaines, du R'n'b à la soul, en passant par le gospel, a pris racine dès son enfance, et elle a approfondi ses compétences en suivant un enseignement classique. Du détournement qui nourrit ses improvisations, la recherche de guérisons et l'apprentissage de la liberté, naît INITIATION, son premier album. La fougueuse célébration d'un R'n'b voluptueux. INITIATION se caractérise par son orchestration épurée. Les cordes vocales de Sophye et celles de sa harpe s’unissent, s’élèvent sur fond de chœurs aériens et d’une rythmique basse-batterie au groove précieux et subtil venant magnifier un répertoire original aux inspirations profondément soul.

Après un concert complet au festival Banlieues Bleues, la release party prévue le 26 avril 2024 à la Boule Noire est déjà complète ! Elle sera en tournée cette année dans toute la France.

Titres interprétés au grand studio

- Leave Live RFI voir le clip 

- Extraits Alice Coltrane & Dorothy Ashby 

- Can’t Sleep, extrait de Bleu voir le clip 

- Simple Pleasures Live RFI.

Line up : Sophye Soliveau : harpe et voix, Eric Turpaud : basse et chœurs, Florian Mensah : batterie et chœurs.

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.

► Album Initiation (Why We Sing 2024).

Studio Debs + #SessionLive Flavia Coelho06 Jul 202400:48:30

De la Guadeloupe au Brésil, MdM s’intéresse à la production monumentale des studios Debs à Pointe-à-Pitre et au nouvel et 5ème album de Flavia Coelho invitée de la #SessionLive.

Notre 1er invité est le réalisateur Miguel Octave pour son film documentaire « Studio Debs », la folle histoire d’Henri Debs et son rayonnement dans la culture guadeloupéenne et caribéenne.

Pour le réalisateur Miguel Octave, les Antilles sont une très importante zone de carrefours et de brassages culturels. Les musiques venues d’Afrique, d’Europe et des Amériques s’y croisent mais la grande force de cette région est qu’elle a généré de nouveaux genres musicaux : Gwoka, Biguine, Reggae, Calypso, Compas, Cadence, Salsa, etc.

Évoquer le STUDIO DEBS, c’est parcourir l’histoire de cette musique, de la Guadeloupe dont la famille DEBS était originaire, à la Martinique sans oublier la Dominique, Haïti, Porto-Rico et les autres îles de la Caraïbe...

Henri Debs fut un acteur majeur de ses musiques : il était musicien, auteur, compositeur, interprète, producteur et son domaine d'intervention couvrait l'ensemble de la région. Son frère George dit Jojo, installé en 1965 en Martinique, deviendra lui aussi un acteur incontournable de la vie culturelle locale en produisant des albums emblématiques comme ceux de Malavoi et Kassav, donnant ainsi à ses musiques, une dimension internationale. 

Playlist

- Robertine, Henri Debs

- Tu as calé le moteur, Henri Debs

- Cuisse là, Les Aiglons

- A wi sa byen bon, Max Séverin et Henri Debs.

Projection du documentaire le 9 juillet au festival Les Suds d’Arles.

Web Miguel Octave web - Studio Debs - Studio Debs sur viméo.

Studio Debs à lire sur PAM.

 

Puis nous recevons Flavia Coelho pour la sortie de son nouvel et 5ème album Ginga

Ce cinquième album principalement chanté en portugais est dédié aux musiques de cœur qui ont rythmé son adolescence, autrement dit, le son du début des années 90 jusqu’aux années 2000, que Flavia Coelho écoutait en boucle et parfois même, en cachette de son père, sur le petit poste de radio qu'il lui avait offert pour l'aider à s'endormir. Au contraire, pour la petite Flavia, c'est tous les soirs la fiesta, éveillée jusqu'à 2h du matin, écoutant dans son lit, le transistor collé à l'oreille, les musiques de clubs internationaux, les dj sets, les remixes, les hits comme «The rhythm of the Night» de Corona, devenu l'hymne de Flavia, son disque de chevet.

Les années 90 représentent un grand bouleversement musical, mais aussi politique dans la vie de la chanteuse. De 1964 à 1985, le Brésil vit sous dictature militaire, Flavia Coelho qui est née en 1980, fait partie de la génération qui a pu profiter de toutes les musiques du monde entier avec l'arrivée des radios libres. Cette époque coïncide également avec une étape charnière et douloureuse dans sa vie intime. Le début de l'adolescence de la jeune Flavia a été particulièrement compliqué, marqué par le décès de sa mère à l’âge de 11 ans, et l’obligation de vivre avec son père. Ce père, ancien militaire, mélomane à ses heures, mais aux antipodes de l’esprit festif, du militantisme féministe et LGBT qu’incarnait sa mère, artiste maquilleuse-coiffeuse, reine de la nuit et des baile funk des cabarets brésiliens.

Toute la discographie de Flavia Coelho repose sur son évolution personnelle, de la fougueuse et rêveuse adolescente, à la pétillante jeune femme engagée. L’histoire de son album précédent par exemple, DNA, sorti en 2019, a commencé lorsqu'elle avait 38 ans, précisément l’âge qu’avait sa mère lors de sa disparition. Un album que Flavia Coelho a naturellement consacré à ce qu'elle décrit comme «l'oeuf», c'est-à-dire, ses origines, mais aussi la richesse du métissage, de l’acceptation de soi et de la transmission, faisant par la même occasion écho à la situation politique du Brésil sous Bolsonaro à l'époque. Aujourd’hui, Flavia Coelho poursuit son exploration de l’identité et sa quête d'authenticité, en abordant les thèmes de la reconstruction, du courage, et de la résilience, avec son fidèle producteur et arrangeur Victor Vagh-Weinmann, rencontré à ses débuts en France. Ensemble, ils ont initié et conçu tout le matériel de composition, les pads électro, orgues, claviers, guitares et percussions. Ces ingrédients mêlés aux mélodies entraînantes et à la sublime voix de l'envoûtante Flavia, ont donné vie aux dix pépites de GINGA. L’écriture de ce nouvel opus a commencé, il y a deux ans, après un déclic provoqué par une phrase-clé, entendue par l'artiste : « Nous vivons nos vingt premières années, puis les vingt suivantes servent à comprendre les vingt premières ».

À 43 ans, Flavia Coelho est précisément arrivée à cette étape de sa vie. Pour créer GINGA, la chanteuse s'est replongée dans toutes les musiques de sa jeunesse, notamment les chansons sud-américaines de télénovelas bien kitch confie-t-elle avec amusement, mais tellement importantes et fondatrices de son univers artistique. Puis Flavia a enregistré ses idées sur son dictaphone qui ne la quittait plus, elle s’est mise à écrire et réaliser ses titres en studio, entre Août et Décembre 2023, dans une urgence vitale, comme un défi personnel à relever et une saudade typiquement « coelhienne », gorgée d’émotions. Funk, house, latin american, samba, reggae ou amapiano, dans GINGA, Flavia Coelho fusionne les genres et les héritages, orchestrés avec divers grades de sensualités et de vibrations, fruit de plus d’une centaine d’heures d’enregistrements. Pour la première fois, Flavia Coelho a totalement donné sa confiance à des collaborateurs réputés pour le mixage, comme un besoin impérieux de confier son travail, et prendre du recul pour offrir un tout nouveau relief à ses chansons si proches d'elle. Ainsi, c'est à Tom Fire, Prince Fatty, Paul de Synapson ou encore Guts qu'est revenue la délicate mission du mixage final du disque. Flavia Coelho nous hypnotise dès l’ouverture du disque avec sa chanson « Mama Santa », comme un clin d’œil à sa mère. La Garota do Rio qui a pris d'assaut la scène musicale française en 2011 pour prouver à son père qu’elle était une vraie artiste, clôture son épopée avec « De vous à moi », une vibrante déclaration d’amour adressée à son pays d’adoption, la France. Flavia prend son envol et nous embarque dans un voyage, du Brésil à Londres en passant par la Provence, Paris et partout ailleurs. GINGA est un jeu de jambes affûté pour traverser le sound system de la vie de Flavia Coelho en continuant d’accompagner la nôtre.

Titres interprétés au grand studio

- Mais Amor Live RFI

- Mama Santa, extrait de l’album

- Bira Live RFI.

Line Up : Flavia Coelho, chant, Victor Vagh, claviers, Al Chonville, batterie et Caetano Malta, guitare.

Son Mathias Taylor et Benoît Letirant

► Album Ginga (Pias 2024).

YouTube - Instagram - Facebook - Tiktok.

Haratago du pays basque et #SessionLive Kiledjian30 Jun 202400:48:30

Jazz, hip-hop, contemporain et chants pastoraux du pays basque, Julen Achiary et David Kiledjian sont nos invités.

Haratago signifie « au-delà » en basque. le groupe emmené par Julen Achiary révèle toute la puissance du Basa Ahaide, expression vocale des bergers montagnards du Pays Basque.

« Basa Ahaide »… Dans les montagnes souletines et plus particulièrement dans les Arbailles, les ancêtres, bergers, chantaient déjà ces chants liés à la nature, au monde sauvage… Les Basa Ahaide. Sans paroles, véritables calligraphies sonores, ils expriment le vol de l’aigle ou des chocards… mais aussi l’émerveillement et l’humilité de l’humain devant l’immensité de la nature. Les Basa Ahaide réclament du souffle, une force calme et profonde, de l’audace vers les cimes… pour que ces « chants longs », mélodies parmi les plus belles, prennent vie.

Traditionnellement chanté en solo et a capella, Julen Achiary, inspiré de ses rencontres avec des musiciens de Turquie et d'Azerbaïdjan, revisite ce répertoire ancestral au sein d'un quatuor à la distribution inédite, avec Nicolas Nageotte à la clarinette et au duduk, Bastien Fontanille à la vielle à roue et au banjo, et Jordi Cassagne au violone (contrebasse de viole de gambe).

Ces chants ancestraux, transmis de manière orale, retranscrivent l'émotion du berger chanteur devant la nature et sa vie en estive.

Depuis sa plus tendre enfance, Julen Achiary les a entendus, écoutés… Puis il les a chantés. D'abord pour lui, avant de désirer trouver la forme qui lui correspondait pour la partager avec le public.

Un projet où la voix, le violone, klarinet, duduk, amboès, vielle à roue ou banjo se croisent et s'entremêlent, chacun devenant tour à tour Aigle, ou son ombre furtive. Sur la terre, dans les espaces lumineux ou sombres des vallées et forêts montagnardes.

► Album Basa Ahaide (La Grande Folie 2024).

Site Haratago - collection Territoires - facebook - Suds Arles 10 juillet.

 

Puis nous recevons David Kiledjian dans la #SessionLive pour la sortie de The Otium Mixtape.

Créateur à l’initiative de différents projets (Fowatile, HILA ou le successful Dowdelin...), réalisateur par ailleurs des albums du pianiste arménien Tigran Hamasyan ou de la formation malienne BKO, et collaborateur de Talib Kweli, Piers Faccini, Miguel Atwood-Ferguson, Foreign Beggars, Mathieu Boogaerts, Vaudou Game ; le musicien et producteur lyonnais David Kiledjian signe The Otium Mixtape, un tout premier opus revendiqué sous son seul patronyme. Bâties autour de l’idée d’oisiveté active chère aux citoyens de la Rome antique, ces 10 plages dessinent des ponts entre langues et folklores des 4 coins du monde, jazz, hip-hop et avant-gardes électroniques.

Titres interprétés au grand studio

- Under The Stars, Live RFI

- Nioloti (La Nuit) Feat. Cindy Pooch, extrait de l’album, voir le clip

- Jenny, Live RFI.

Line Up : David Kiledjian, piano et sax, Judith Saurel, violon, chant et Claudine Pauly, violoncelle.

Son : Benoît Letirant & Mathias Taylor.

► Album The Otium Mixtape (Underdog Rd 2024).

Site Kiledjian/Underdog Rd - facebook - Tiny desk.

Taarab à Zanzibar : hakuna matata ?29 Jun 202400:48:30

Une exploration des expressions contemporaines du taarab à Zanzibar avec Brain Boy, Siti Amina et l’équipe de la Dhow Countries Music Academy. Un reportage de Jeanne Lacaille en marge du Festival Sauti Za Busara (@sautizabusara). (Rediffusion)

Formé dans le creuset du métissage zanzibari au XIXè siècle, mêlant influences africaines, arabes et indiennes, le taarab est LA musique traditionnelle de l’archipel, sa bande-son par excellence. À l’image de Zanzibar, syncrétique et composite par essence, quelles sont les nouvelles mutations du taarab ? Que dit-il de Zanzibar aujourd'hui et quelle est sa fonction ? Quelles sont ses perspectives d’avenir dans un contexte local de sur-tourisme ? Intimement lié à l'histoire politique de l'île, le taarab a-t-il encore un rôle à jouer sur l'échiquier local ? Que reste-t-il de l'héritage des pionnières ? Après Siti Binti Saad et Bi Kidude, le taarab est-il toujours un vecteur d'émancipation pour les femmes ?

Nos invités :

>> Lauréat d'un Zanzibar Youth Award en 2022 pour son EP The Return of Zenzi Flavor, Brain Boy est une jeune pousse du Zenji Flavor, mouvement hip-hop né dans les années 90 à Zanzibar qui sample abondamment taarab & kidumbaki dans un geste créatif et identitaire. Son rêve ? Un Grammy Award pour le taarab ! Nous retrouvons le jeune artiste côté studio chez Stone Town Records, en marge de son ultime répétition avant son concert sur la scène du festival Sauti Za Busara.

>> Fondée en 2001 à Stone Town, la Dhow Countries Music Academy est à la fois une ONG et la seule école de musique de Zanzibar. Sa mission ? Préserver, transmettre et promouvoir les musiques traditionnelles de l’archipel, taarab en tête, à l’heure où toute la jeunesse tanzanienne n’a que deux mots à la bouche : singeli et afrobeats. Malgré ses quelques mécènes et sa trentaine d’élèves — qui pour certain.e.s viennent de loin pour étudier le taarab — l’avenir de la DCMA est menacé par le manque de soutien du gouvernement. Celui du taarab aussi ? Point sur la situation avec Halda sa directrice, le professeur Tryphon et deux jeunes élèves, Frank et Thureiya.

>> Comme Siti Binti Saad et Bi Kidude avant elle, Siti Amina a déserté mariage et violences conjugales pour se consacrer à la musique. Frondeuse et féministe, elle est aujourd’hui la chanteuse du groupe Siti & The Band qui a bien décollé depuis sa formation à la Dhow Countries Music Academy avec un taarab aux fondations traditionnelles enrichi d'éclats jazz, de grooves funk ou reggae, et de feats audacieux. Après son triomphe sur la scène du festival Sauti Za Busara, elle nous donne rendez-vous à Hifadhi Zanzibar Majestic Theatre, l’un des derniers lieux de musique live et de culture à Stone Town, l’un des rares bâtiments historiques de la ville à ne pas encore avoir été transformé en hôtel par les promoteurs de la surmise en tourisme de l’archipel.

Ce reportage pose les questions suivantes :

Quelles sont les nouvelles mutations du taarab ?

Que disent-elles de la société zanzibari ?

Quelle est la fonction du taarab aujourd’hui ?

Quelles sont les perspectives d’avenir dans un contexte de surtourisme ?

Que reste-t-il de l’héritage des pionnières Siti Binti Saad et Bi Kidude ?

Après elles, le taarab est-il toujours un vecteur d’émancipation pour les femmes ?

À lire sur PAM

Bi Kidude sur PAM.

#SessionLive avec Sages Comme des Sauvages et Arash Sarkechik07 Sep 202400:48:30

D’une anarchique Maison Mâquis bourguignonne à Mara Beboos (embrasse-moi en farsi), ou l’art du grand écart.  

Notre 1er invité est le duo Sages comme des Sauvages, pour la sortie de Maison Maquis.

Maison Maquis. est le nouvel album de Sages comme des sauvages. Ces bêtes de scène ont écumé la France en long, en large et de travers, et ont conquis un public fidèle et convaincu. Sages comme des sauvages, c’est un duo franco-américano-gréco-corso-bruxellois, composé d'Ava Carrère et d'Ismaël Colombani. Elle est plasticienne, polyglotte, musicienne et autodidacte, lui est violoniste de formation, poly-instrumentiste. Elle vient du milieu cosmopolite du cabaret berlinois, lui vient des musiques bruyantes et expérimentales et compose pour la scène. Ce troisième album est co-réalisé par Dakou, virtuose du rythme afro-cubain électro, membre des duos Tschegue et The YD. Sont invités à la fête Sofiane Saidi, «prince du raï 2.0», le collectif de néo folk occitan San Salvador, les géniaux MPL.

 

Sages comme des sauvages ne sont pas ceux que vous croyez. Depuis 2015, vous vous trompez sur leur compte. Vous les pensiez naïfs, ils sont anarchistes. Vous les pensiez gentils, ils sont en colère. Hors des modes, branchés sur les périphéries, Sages comme des sauvages se forge une place entre le populaire et le cool. Leurs chansons sont des médicaments contre les mauvaises nouvelles, des tentatives de réenchanter la diagonale du vide. Ils ne ressemblent à personne parce que personne ne leur ressemble. Ismaël Colombani a commencé le violon à six ans et a ensuite œuvré dans quantité de groupes de musique d'avant-garde. Il compose aussi de la musique pour la scène notamment pour la compagnie de danse mondialement connue Peeping Tom. Ava Carrère a étudié aux Beaux-Arts jusqu'à ce qu'elle ressente le besoin de trouver une manière plus directe de s'adresser aux gens. Dans le monde du méta cabaret berlinois, elle a découvert qu'elle était pleine de chansons. La gomme, le viagra, le carambar et le LSD sont des exemples de sérendipité. Ce sont des choses qu'on a trouvées sans les chercher. Sages comme des sauvages en est un autre. Tout est arrivé par hasard. Ismaël n'était pas censé rencontrer Ava Carrère, comme des instruments grecs n'étaient pas censés jouer de la musique réunionnaise.

Le hasard les fait rebondir comme des boules de flipper entre Berlin, la Grèce et l'île de La Réunion. Ils y trouvent des traces de musiques que le commerce n'a pas complètement dominées, en ramènent des instruments, des amitiés et l'idée que la créolisation du monde doit s'amplifier. Et voilà que bien malgré eux Sages comme des sauvages devient un groupe quasiment connu, sort deux disques, se retrouve amplifié par toutes les radios francophones, gagne des prix et fait des centaines de concerts en France et à l'étranger. Partout où ils passent, ils font danser des familles entières sur des chansons politiques ou poétiques, ce qui n'est pas donné à tout le monde (surtout quand on n'est pas encore mort). C'est que derrière le hasard, il y a un engagement, celui de mettre la musique au centre, pour tous, sans concessions. La révolte chez eux n'est pas une posture, elle fait partie de l'air qu'ils respirent chaque matin. La partager de tout leur cœur avec leur public devient vital. Non seulement vous risquez d'être émus par leur musique, mais il est possible que leur concert se transforme brutalement en one-couple-show. Les deux ont énormément de choses à dire et leur laisser une tribune n'est pas sans risques. Attendez vous à de l'inattendu.

 

Titres interprétés au grand studio

- L’inverse Live RFI

- Cthulu, extrait de l’album

- Le Loyer Live RFI.

Line Up : Ava Carrère, percussions, chant, Ismaël Colombani, guitare, chant. 

Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor, Mathieu Dupuis.

► Album Maison Maquis (Capitane Rd 2024).

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Puis nous recevons Arash Sarkechik pour la sortie de Bazaari.

Auteur, compositeur, interprète. Le musicien d’origine iranienne Arash Sarkechik, délivre ici un répertoire de chansons « nomades » aux arrangements hauts en couleurs sublimés par le réalisateur Jean Lamoot et un certain sens de la fête. Les sonorités persanes, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord se mêlent à des grooves actuels puissants pour créer un grand bazar festif et poétique à souhait ! Après avoir écumé les scènes en solo pendant trois années avec son premier album Tout ira bien 2018, Arash a su porter sa voix aux quatre coins de la France. Il s’entoure cette fois d’un combo de musiciens merveilleux, avec qui le spectacle saura briller de mille feux. « Je livre aujourd’hui ce deuxième opus sous mon nom, comme une affirmation. Ce nouvel album est un joyeux bazar tout comme moi, dans lequel j’ai laissé jaillir les couleurs perses de mon enfance avec lesquelles je vis avec bonheur aujourd’hui. Il est ce que je suis, multiple, pluriel, nourri de mes rencontres, du Maroc au Cap Vert, du Liban à la Guadeloupe, la musique faisant le lien, avec, toujours, et à jamais : l’ivresse, la beauté, la liberté ».

 

Titres interprétés au grand studio

- Shansel Live RFI

- Mara Beboos, extrait de l’album

- Goleh Sangam Live RFI.

 

Line Up : Arash Sarkechik, guitare, voix, Somar Al Nasser, oud.

Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor.

► Album Bazaari (Blue Shine/ Baco Music 2024).

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#SessionLive : Three Days of Forest & Kader Tarhanine (concert le 15 septembre 2024)01 Sep 202400:48:29

Des chants d’amour aux chants contestataires, avec Kader Tarhanine (Mali/Algérie) et Three Days of Forest (France).

#SessionLive Nos premiers invités sont les musiciens du groupe touareg Kader Tarhanine

Kader Tarhanine, l’étoile montante de la musique moderne touarègue, captive un public de plus en plus large grâce à son talent inné et à sa fraîcheur artistique. En 2012, il a été propulsé sur la scène internationale avec sa chanson emblématique «Tarhanine Tegla : mon amour est parti», devenant ainsi une figure majeure pour la jeunesse touarègue dans le monde entier. Sa musique fusionne habilement les rythmes traditionnels touaregs avec des influences rock, créant un son unique et captivant. Les paroles poétiques de ses chansons, souvent en tamacheq ou en arabe, ajoutent une dimension profonde à sa musique, touchant les cœurs de ceux qui l’écoutent.

 

En plus de son talent musical, Kader Tarhanine est également connu pour ses performances scéniques impressionnantes et sa maîtrise exceptionnelle de la guitare, ce qui lui a valu une réputation d’artiste incontournable de la scène touarègue moderne. Au fil des ans, il a collaboré avec de nombreuses icônes de la musique africaine, telles qu’Oumou Sangaré, Fatoumata Diawara, Sidiki Diabaté du Mali, Mouna Dendeny de la Mauritanie et même Carlou D du Sénégal. Ces collaborations ont non seulement enrichi sa musique, mais ont également fait de lui un artisan de la paix par la musique, utilisant son art pour promouvoir l’harmonie et la compréhension entre les peuples. En tant qu’ambassadeur symbolique, la musique de Kader Tarhanine transcende les frontières, prônant l’harmonie entre les régions sahélo-sahariennes jusqu’au Maghreb, souvent déchirées par des crises multiples. Son engagement en faveur de la paix et de l’unité, combiné à son talent musical indéniable, fait de lui une figure emblématique de la musique africaine contemporaine.

Titres interprétés au grand studio

- Kal Diabbas Live RFI

- Imanine, titre Cd

- Al Gamra Leila Live RFI voir le clip

 

Line Up : Kader Tarhanine (Guitare lead et chant), Mohammed Zenani (Guitare et Chœur), Alhousseini Mohamed (Percussions, Batterie, Chœur), Drissa Kone (Guitare Basse) et le tour manager Ehamat Ag El Medy.

Son : Mathias Taylor & Benoît Letirant.

► Album Ikewane _Racines (Essakane Productions).

- Site 

- Instagram

- Chaîne YouTube 

- Deezer

- Facebook 

- Afrika Festival Hollande 2023.

 

#SessionLive Puis nous recevons le groupe Three Days of Forest pour la sortie de Four Trees. Et c’est en duo qu’Angela Flahault et Séverine Morfin présentent cet album.

 

Une forme musicale atypique : Alto, batterie, claviers et voix augmentées d’effets électroniques. Un quartet à l’énergie rock qui rend hommage aux poétesses afro-américaines et anglophones engagées : Rita Dove, Gwendolyn Brooks, Charlotte Perkins Pilman, Charlotte Mew... Le groupe revisite ces poèmes sous forme de «protest songs» électriques et crée un folklore imaginaire, onirique et halluciné. Leur musique vole ainsi d’un possible chant de manifestants au free jazz, d’une chanson comptine à une frénésie de transe. Une Ode à la liberté́ ! Un duo de compositrices.  Depuis 2010, l’altiste Séverine Morfin et la chanteuse Angela Flahault collaborent autour de leur amour pour la poésie. En 2017, elles créent le Trio Three Days of Forest qui en 2023 devient un quartet. Three days of Forest est Lauréat Jazz Migration 2018.

Séverine Morfin affectionne les dialogues féconds : écriture et improvisation, musique concrète et jazz, rock et exploration électro-acoustique, poésie contemporaine et chanson. Elle est actuellement en tournée avec plusieurs de ses projets : le quartet Mad Maple, le quartet Simone. Elle est en résidence au Théâtre de Vanves, au Comptoir à Fontenay. Éclectique, elle collabore avec des musiciens.nes d’horizons différents, de «Fred Pallem et Le Sacre du Tympan» au Wanderlust d’Ellinoa, de l’orchestre Danzas de Jean-Marie Machado au quintet de Piers Faccini... On l’a vue participer au Tubafest d’Andy Emler, aux Comédies musicales de Thomas de Pourquery, à l’ONJ Rituels,... Formée à l’alto classique et au Jazz à Paris, elle est titulaire d’une maîtrise d’Histoire contemporaine à La Sorbonne et d’un Master 2 de Musicologie. Elle collabore avec le poète Jacques Rebotier pour la création «Chansons Climatiques et Sentimentales», avec l’écrivaine Violaine Schwartz et compose la musique de deux spectacles chorégraphiques. Elle est directrice artistique de la compagnie Garden depuis 2017.

 

Angela Flahault est une chanteuse tout terrain, elle aime s’emparer du rock, de la folk, de la chanson, de la pop, du jazz avec la liberté́ d’une voyageuse. Au conservatoire, elle se forme au chant lyrique, à la comédie musicale mais quitte cet enseignement quand elle découvre avec appétit la musique improvisée auprès de Phil Minton puis Joëlle Léandre. En 2004, parallèlement à ses études musicales, elle obtient un diplôme national d’arts plastiques aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Depuis 2014, on la retrouve au chant lead auprès du grand orchestre du Tricollectif dans le Tribute à Lucienne Boyer. En 2017, elle se produit aussi dans Le serpent des mers et autres contes avec le flûtiste Joce Mienniel. On la retrouve au chant lead pour la création chorégraphique de Gregory Maqoma à l’Opéra de Lyon en 2021/22. En sept. 2022, elle part pour une expédition chantée sur le trajet de l’Odyssée d’Homère avec un équipage d’artistes internationaux avec Mission O. Angela Flahault trouve son équilibre dans le mélange des médiums artistiques. Qu’on ne lui demande pas de choisir entre la musique et les arts plastiques ! C’est précisément cela qui lui permet de proposer un univers fort et entier.

Titres interprétés au grand studio

- My Taste Live RFI

- Great Trees, extrait de l’album

- Crazy Woman Live RFI

 

Line up : Angela Flahault - voix et effets et Séverine Morfin - alto et effets.

Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor, Mathieu Dubois.

► Album Four Trees (Garden Rd 2024)

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#SessionLive Paco El Lobo & Sangitananda + entretien avec Sabîl Feat. Vincent Segal31 Aug 202400:48:29

Du flamenco, un yogi et une rêverie sur l’infini, entre la France, l’Espagne et la Palestine.

#SessionLive : Paco el Lobo et Sangitananda se lancent dans l’aventure Memoria de los Cantes Flamencos. Cinq volumes sont attendus, le 1er vient de sortir.

C’est avec une grande émotion que nous vous présentons le premier volet de Memoria de los Cantes Flamencos, un projet ambitieux et multidimensionnel : artistique, musicologique et pédagogique. Dans nos parcours personnels, les anthologies flamencas ont joué un rôle déterminant dans notre amour et notre compréhension de cette culture extraordinaire qu’est le flamenco, c’est donc pour nous un véritable accomplissement que de travailler sur ce projet monumental de 71 palos différents répartis en 60 titres et présentés en 5 volumes, dont vous tenez le premier dans vos mains. Notre intention au travers de cette anthologie est de vous faire vivre ce que nous avons ressenti quand nous découvrions la beauté et la complexité de cet univers, de vous faire toucher ce qui nous a toujours profondément bouleversés dans le flamenco, et de vous transmettre ses codes.

En d’autres mots, cette anthologie est celle que nous aurions rêvé avoir quand nous étions enfants, fascinés mais submergés par cet océan magnifique et mystique qu’est l’art flamenco. Pour mener à bien ce travail, nous nous sommes armés de tout l’amour, toute la sincérité et toute l’humilité possibles ; nous espérons que le résultat vous touchera et vous permettra de ressentir la richesse de cette musique. Nous dédions ce premier chapitre de Memoria de los Cantes Flamencos à Bernard Leblon, écrivain et flamencologue français qui nous a soutenus depuis le début de cette aventure et qui nous a malheureusement quittés avant que nous puissions lui remettre cette anthologie. Avec toute notre dévotion, Paco el Lobo & Sangitananda.

 

Titres interprétés au grand studio

- Reinando (Malagueña de Chacón y jabera) Live RFI

- Flores del Campo (Tangos extremeños) 

- Una farruca lloraba (Farruca) Live RFI.

 

Line Up : Paco El Lobo, voix, Sangitananda, guitare flamenca

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.

► Album Memoria de los Cantes Flamencos, Vol. 1 (Buda Musique/Socadisc 2024).

 

Buda Musique

Paco el Lobo & Sangitananda Árbol del paraíso (Toná)

Site Paco el Lobo

Facebook Sangitananda - Sangitanada YouTube.

 

Puis nous recevons Sabîl & Vincent Segal pour la sortie de l’album Tawaf.

 

Le duo Sabîl, composé du percussionniste Youssef Hbeisch et du oudiste Ahmad Al Khatib, s’est offert le violoncelle de l’iconoclaste Vincent Ségal.

Sabîl (en route). Le joueur d'oud Ahmad Al Khatib et le percussionniste Youssef Hbeisch nous invitent à les suivre sur un sabîl, un chemin menant vers de mystérieuses contrées, là où naissent de nouvelles impressions. Ils nous mènent vers des lieux empreints de désir et de nostalgie qui palpitent au fond de nous et nous ramènent sans cesse vers des univers particuliers en quête d'expériences inédites.

Mû par le jeu ensorceleur et virtuose de Youssef Hbeisch et la profondeur lyrique du luthiste Ahmad Al Khatib, le duo nous offre la vision d’un avenir musical oriental. Leur jeu est poétique, doux comme une brise, puis vigoureux et inquiet. Et l’album, sur lequel luth et percussions semblent dialoguer, captive de bout en bout.

À partir d’une combinaison complexe des tonalités de l'oud et des percussions, le duo développe un concept poétique consacré aux aspirations non comblées. Insistante, la musique s’infiltre au plus intime de la compréhension de l’être, dans ses émotions, ses espoirs, ses rêves, ses cauchemars.

 

Au sujet de Tawaf. Dans un climat méditatif, il démarre par le tic-tac d'une horloge, les sons triviaux du quotidien inspirent une rêverie sur l'infini. Mélodie songeuse du violoncelle, broderies du oud toutes en infimes pétulances, les percussions scandent le temps et les silences sont habités par l'intériorité des musiciens. Il s'achève sur un souvenir de dekba libanaise, accélération vers la joie contagieuse de musiciens qui se sont reconnus et partagent leur plaisir profond à jouer ensemble. Entre temps, une danse kurde précède une fantaisie modulée de façon inhabituelle, un mode irakien amène une vibration spirituelle, une samai Ajam oscille entre majeur et mineur. Et tout du long, chaque instrument intervient et s'efface. La vigueur moirée du violoncelle se déploie en amples volutes, parfois ponctuée de pizzicati ou partant en envolée surprenante. Les cordes pincées dialoguent avec délicatesse avec les cordes frottées. Beauté d'une cymbale, froissement du bendir, salves de riqq ou de derboukas, les percussions font pulser l'architecture sonore. Tawaf c'est le mouvement des danseurs soufis, une déambulation tournant autour d'un centre et lui conférant par là sa valeur. Ahmad Al Khatib et Youssef Hbeisch irriguent encore une fois de sang neuf le patrimoine classique arabe. On croit parfois à la beauté du hasard, les compositions du premier sont pourtant d'une rigueur d'artisan. Mais une absolue confiance en ses partenaires, permet à chacun de se lover avec évidence dans une trame qui leur offre une grande liberté, c'est-à-dire du temps et de l'espace. Texte : Alix Dumesnil.

Pour en parler, nos invités sont Ahmad Al Khatib et Vincent Segal.

 

Titres joués, extraits de l’album Tawaf par Sabîl & Vincent Segal :

The Clock on the Wall voir clip, Five Little Minutes (extrait), Najaf (extrait), Samai Ghofran et Oriental Fantasy.

 

► Album Tawaf (La Clique Prod 2024)

FB, Site et chaîne YouTube de Ahmad Al Khatib

FB, Site et chaîne YouTube du duo Sabîl

#SessionLive à rouler par terre avec Wolfgang Valbrun et Michelle David & the True-tones25 Aug 202400:48:30

La soul est américaine, comme Wolfgang Valbrun et Michelle David. Démonstration dans cette double #SessionLive !

Notre 1er invité est Wolfgang Valbrun. Il est invité dans la #SessionLive pour la sortie de l’album Flawed By Design. 

Wolfgang Valbrun est un auteur-compositeur-interprète né et élevé dans l'État de New York, dont la carrière musicale s'est épanouie en Europe, notamment à Paris où il s'est installé à l'adolescence.

Sa mère lui a donné une éducation musicale précoce qui couvre un large spectre, de Bob Marley à Bobby McFerrin, de Billy Joel à Elton John et de Charles Aznavour à Grace Jones, le tout infusé d'une touche de Kompa, la saveur musicale haïtienne qui a influencé de nombreuses scènes musicales caribéennes.

Les premières années de Wolf ont été marquées par des périodes tumultueuses, car il déménageait régulièrement entre différents pays en raison de la séparation de ses parents. C'est lorsqu'il s'est installé à Paris que sa vie a pris un tournant décisif. La transition vers une nouvelle culture et un nouvel environnement a exigé une transformation complète, laissant derrière lui les repères familiers qu'il avait connus auparavant.

Guidé par des cousins plus âgés, il s'éloigne du rock américain qui définissait ses goûts et s'immerge dans le monde de la soul, du jazz, du hip-hop et de la musique brésilienne. Des artistes comme Erykah Badu, The Roots, Seu Jorge et Gilberto Gil ont marqué son parcours musical. Les horizons de Wolfgang se sont élargis pour embrasser une riche diversité de genres, laissant une empreinte indélébile sur sa jeune âme d'artiste.

 

 

À la fin de ses études secondaires, Wolfgang cherche à changer d'air. Il passe une année au Venezuela où la salsa, le merengue, la cumbia et le calypso charment et forment ses sens musicaux. De retour au pays, il auditionne pour rejoindre le groupe de funk parisien « Marvellous », où il rencontre Thierry Lemaitre, avec qui il écrit et joue depuis lors.

Wolfgang a ensuite rencontré ses futurs collègues James Graham et Adam Holgate en jouant avec Marvellous aux côtés du groupe britannique de soul The Tastemakers.

Par un coup du sort, Hillman Mondegreen, leader du groupe The Tastemakers, a proposé à Wolfgang de rejoindre son nouveau projet ephemerals en tant que chanteur et Wolf a saisi sa chance de montrer son talent à un public international.

Le premier album des Ephemerals, Nothin Is Easy, est un classique de la soul avec une touche de modernité, les chansons de Mondegreen étant un véhicule parfait pour la voix distinctive de Wolf, qui apporte un élément-clé d'émotion et de puissance à la musique du groupe.

 

 

Titres interprétés au grand studio :

- Where Is The Peace Live RFI

- Paris, extrait du CD

- Sun Don’t Shine Live RFI.

Line Up : Wolfgang Valbrun (Lead Vocal), Adam Holgate (Guitar), Thierry Lemaitre (Sax), James Graham (Keys), Charlie Fitzgerald (Bass), Rhi Williams (Drums) et Damian McLean- Brown (Trumpet).

Son : Benoît Letirant, Jérémie Besset.

► Album Flawed By Design (Jalapeno Rd 2024).

 

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Puis la #SessionLive reçoit Michelle David & The True-Tones pour la sortie de l’album Brothers & Sisters.

 

 

Élevée à New York dans une église, Michelle David a commencé à chanter à l'âge de quatre ans et a rejoint son premier groupe, The Mission of Love, un an plus tard. Au cours de sa carrière, elle a parcouru le monde avec la comédie musicale de Broadway Mama, contribué à des pièces de théâtre à succès tels que The Sound of Motown, Glory of Gospel et Mahalia, et enregistré pour des artistes tels que Diana Ross et Michael Bolton. Tout cela s'est produit avant la sortie de six albums de gospel acclamés par la critique avec les True-Tones. Avec leurs grooves entraînants, leurs voix puissantes et leurs mélodies fortes, Michelle David & The True-Tones ont déjà conquis de nombreux festivals et de nombreux clubs.

Avec le nouvel album du groupe, Brothers & Sisters, première sortie sous Record Kicks, Michelle David & the True-Tones crée un voyage sonore qui résonne avec l'esprit soul de leurs concerts. Le nouvel album a été enregistré en direct - avec le groupe au complet, simultanément dans une seule pièce, ce qui donne un son énergique, authentique et captivant. Michelle David & the True-Tones utilisent leur plateforme artistique pour inspirer un changement positif, encourageant les auditeurs à les rejoindre dans un voyage de réflexion, de compassion et de responsabilité collective. Dans un monde plein de défis, Brothers & Sisters émerge comme un phare musical, éclairant le chemin vers un avenir où l'héritage de l'amour et de la lumière perdure.

 

 

Titres interprétés au grand studio :

- Brothers and Sisters Live RFI voir le clip 

- Cold Cold World, extrait du Cd voir le clip 

- That is You Live RFI.

Line up : Michelle David (Chant), Onno Smit (Guitare basse), Paul Willemsen (Guitare basse), Bas Bouma (Batterie), Bart van der List (Trompette), Paul van de Calseijde (Sax tenor), Claus Tofft (Congas) +Claire Simon (Traductrice).

Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor.

► Album Brothers & Sisters (Record Kicks 2024).

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L’intégrale instrumentale du génial André Popp et #SessionLive Tropic Hotel24 Aug 202400:48:30

Daniel Popp présente l’intégrale en 13 CD de son père André Popp et le duo toulousain Tropic Hotel se rêve en pop love tropicale à Rio.

André Popp (1924-2014) serait le chaînon manquant entre Olivier Messiaen et la variété, c’est ce que nous explique son fils Daniel Popp, à l’occasion de la sortie de l’intégrale instrumentale de son père, soit 293 titres, 13 CD, entre 1955 et 1976.

 

Note d’intention Daniel Popp (son fils)

Réunir pour la première fois dans une intégrale, tous les albums d’André Popp de 1955 à 1976, jamais ou si peu publiés en CD, permet de voir à quel point la musique instrumentale est un élément essentiel de son œuvre de compositeur, arrangeur, chef d’orchestre. Un volant peu connu tant les arrangements qu’il a écrits pour les plus grands, ses chansons à succès qui ont fait le tour du monde, couvrant plusieurs générations, jusqu’à aujourd’hui, ou la série des « Piccolo, Saxo et Cie » ont voilé quelque peu son travail en tant que chef d’orchestre. Car outre le côté avant-gardiste des explorations sonores d’« Elsa Popping et sa Musique Sidérante » qui lui auront collé une image d’« amuseur », ou les musiques qui ont alimenté nombre de génériques de séries d’animation (Colargol, Babar...), et d’une myriade d’émissions de radio ou de télévision (« Les Maîtres du Mystère », « La Tête et les Jambes » entre autres…) et de bandes originales (« Tintin »…), André Popp, album après album, n’aura cessé de creuser un sillon musical qui n’appartient qu’à lui. Souvent nourri d’œuvres composées pour la radio qui fut son conservatoire, dont le bonus inédit, exceptionnel, du CD 13, offre un concert radiophonique dirigé par Popp, lui-même, revisité dans un esprit jazz coloré de joyeuses dissonances. Cette publication en révèle enfin la mesure, l’incroyable variété : une véritable malle aux trésors prenant figure d’œuvre regorgeant d’audace, de malice, de folle créativité musicale, entrecoupée de périodes plus sages, mais toujours élégantes et inventives, dont il est passionnant de constater l’évolution sur une vingtaine d’années.

 

 

Biographie André Popp

La passion absolue de la musique résume la vie et la carrière d’André Popp. Parfait autodidacte ou presque, génial créateur, il est resté dans l’ombre malgré une œuvre très riche, jalonnée par des tubes internationaux sur fond d'explorations musicales en tous genres. Dès cinq ans, en 1929, il apprend le piano en Vendée, là où réside sa famille. Mais la musique se révèle vraiment à lui, pendant la guerre, quand il remplace l’abbé mobilisé qui tenait l’harmonium dans la chapelle de son pensionnat. Le jeune André joue de l’instrument à tous les offices avec un grand bonheur. Déjà, plutôt que les grands classiques, il préfère écouter Stravinsky ou Messiaen. À la même période, sa première rencontre importante fut Jean Broussolle, futur ‘Compagnon de la chanson’ avec lequel il écrit ses premières chansons. C’est encore avec Broussolle, qu'il ose « monter » à Paris à la Libération en 1944, venant de sa Vendée natale. Là, il travaillera comme pianiste dans divers cabarets ou encore au célèbre Théâtre des Trois Baudets à partir de 1949. Sur tous les fronts en 1953, il devient le musicien/producteur de la grande émission du samedi soir sur Paris Inter : « La bride sur le cou ». Véritable laboratoire et conservatoire pour André Popp qui affirmait y avoir fait ses classes d’orchestration, de composition, de direction d’orchestre !

 

 

En 1956, Jacques Canetti engage André Popp chez Philips et sa filiale Fontana comme chef d'orchestre et arrangeur. Chez Fontana, sous la direction artistique de Boris Vian, André Popp enregistre en 1956 son premier album instrumental Musiques en tous genres, suivi un an plus tard de Elsa Popping, un album 30 cm réunissant des classiques connus : polkas, java et autres, avec des arrangements avant-gardistes et de nombreux trucages jamais réalisés en studio. Parmi les accompagnements d’artistes chez Philips/Fontana, on découvre ses arrangements ciselés sur mesure pour Jacques Brel avec ‘Quand on a que l’amour’, son premier succès, Juliette Gréco et ‘Il n’y a plus d’après’, Mouloudji, Zizi Jeanmaire et tellement d’autres, tant son originalité lui vaut de faire partie des arrangeurs « à la mode » ! Puis viendront une kyrielle de chansons dont il écrit les musiques gravées dans toutes les mémoires : les célébrissimes ‘Lavandières du Portugal’ en 1955 avec Jacqueline François, ‘La complainte du téléphone’ ou ‘De Pantin à Pékin’ pour Juliette Gréco, ‘Tom Pillibi’, chanté par Jacqueline Boyer, Grand prix de l'Eurovision en 1960, ‘Le chant de Mallory’ avec Rachel, quatrième de cette même Eurovision en 1964, ‘Le lit de Lola’, ‘Manchester et Liverpool’ et ‘Mon amour, mon ami', pour Marie Laforêt. Son plus grand succès comme compositeur restera ‘Love Is Blue’ (‘L’amour est bleu’) dont le chef d’orchestre Paul Mauriat fera un succès mondial en 1968 et vendra trente millions de disques. ‘La solitude c'est après’ pour Claude François, ‘L’amour c’est comme les bateaux’ pour Sylvie Vartan ou un autre tube planétaire ‘Song for Anna’ joué au départ par Herb Ohta, un guitariste Hawaïen, sont d’autres belles réalisations à l’actif d’André Popp qui a aussi offert des chansons à Petula Clark, Brigitte Bardot, France Gall, Régine, Françoise Hardy, Nana Mouskouri, Nicole Croisille ou encore à la toute jeune Céline Dion à ses débuts.

 

 

Mais le chef d’œuvre d’André Popp restera à tout jamais « Piccolo, saxo et compagnie », seule œuvre symphonique éducative destinée à la jeunesse, jouée de l’Australie à la Colombie en passant par l’Allemagne, la France… Peu présent dans le monde du cinéma, André Popp composera néanmoins quelques musiques de film, dont « Tintin et le mystère de la toison d’or ». Le théâtre lui ouvrira ses portes grâce à ses orchestrations célèbres d’Irma la douce jouée encore à Broadway le jour de sa mort, ou par ses musiques composées pour nombre de pièces d'André Barsac au Théâtre de l'Atelier. Depuis une décennie, André Popp était heureux d’avoir trouvé en Fred Pallem et son orchestre de jazz « Le Sacre du Tympan », le prolongateur de son œuvre. Fred Pallem qui ne se lasse pas de répéter qu’André Popp symbolise encore aujourd'hui le chaînon manquant entre Olivier Messiaen et la musique de variété.

Extrait de « Les Arrangeurs de la Chanson Française : 200 Rencontres » Par Serge ELHAÏK (2017) Éditions Textuel.

Titres d’André Popp joués dans l’émission :

Les Papillons, Les Lavandières du Portugal, 20 que da ?, Le chant de Mallaury par Tabuley Rochereau (extrait), Manchester & Liverpool demo par David Bowie (extrait), Love is Blue par George Benson et La Polka du Roi.

► Coffret 13 CD André Popp L’intégrale instrumentale (1955-1976) (Universal 2024).

Facebook - Site - Deezer - YouTube.

En 2025 ! Le 8 Mars 2025, concert exceptionnel de Fred Pallem et le Sacre du Tympan Big Band « 100 ans de Popp et de jazz » dans le cadre du centenaire du compositeur André Popp, Radio France, Studio 104.

 

Puis nous recevons Tropic Hotel  pour la sortie de l’album Tum Tum Bossa.

 

Un travail d’adaptation en français de poésies brésiliennes issues de la bossa nova des années 60 (Tom Jobim, Chico Buarque, Caetano Veloso, Vinicius de Moraes, Carlos Lyra, Adoniran Barbosa…) au plus proche du sens et de la sonorité d’origine : Tropic Hotel, c'est un homme (Frédéric Jean, ex-Hyperclean) et une femme (Sandra Campas) qui jouent et chantent face à face le discours amoureux. Partis de la forme brute de la bossa, le Tropic Hotel n'hésite pas à s'aventurer sur les sentiers électriques de la pop exotica et nous entrainent dans un véritable « road movie musical. » Ce sont des histoires d’amour. D’abord celle de Sandra et Frédéric.

En 2014, alors élève au Conservatoire de Jazz de Montauban, Sandra rencontre Frédéric. Le week-end, ils se retrouvent dans une petite cabane perdue au fond des bois pour jouer de la bossa nova nus. S’inspirant des surréalistes, ils s’essaient à des adaptations à partir de jeux littéraires. Sandra chante en brésilien et Frédéric interprète ce qu’il entend en français. Ils appellent cela des « bossas sourdes ». Fin 2016, Sandra se lance dans des adaptations, au plus proche du sens et de la sonorité d’origine. Il apparaît évident que c’est ce qui restitue le mieux la poésie crue de ces textes brésiliens des années 60. Au printemps 2017, ils décident alors de les partager sur scène. Frédéric fait quelques propositions d’arrangements plus électriques et peu à peu se dessine le répertoire, nouvel havre pour ces poèmes d’amour. On laisse la cabane pour le Tropic Hotel.

 

 

Titres interprétés au grand studio

- Je ne suis plus toi et moi (voce e eu) Live RFI

- Viens, extrait de l’album voir le clip

- Petite Valse Live RFI.

Line Up : Sandra Campas, chant, Frédéric Jean, guitare.

Son : Benoît Letirant.

► Album Tum Tum Bossa (Velvetica Music 2024).

- Site - Facebook - Instagram - Spotify.

#SessionLive Lass et Touki, le Sénégal en partage18 Aug 202400:48:30

Le Sénégal en partage avec 2 groupes emmenés par des artistes sénégalais, Lass et Amadou Diagne dans la #SessionLive « Passeport » vs « Plastic Man ».

Il y a des albums qui restent comme des pierres d’angle, des étapes essentielles dans la discographie d’un artiste. Passeport marquera sans doute celle de Lass d’une façon indélébile. Sur ce second disque, le formidable chanteur sénégalais déculpe les qualités appréciées sur son premier album (Bumayé en juin 2022) ayant alors fait de lui un « ambassadeur prometteur » de la musique africaine moderne selon le journal Le Monde à l’époque. Ce nouveau disque est d’abord le signe d’une solide expérience acquise par le live, avec plus de 120 dates en Europe, dont certains des plus grands festivals (Montreux Jazz, Vieilles Charrues, Sziget), et des invitations prestigieuses comme celles de Fatoumata Diawara, Roberto Fonseca à la Salle Pleyel de Paris, Guts au Jazz Café de Londres, ou Jovanotti en Italie (Venise et Naples). Ce nouveau disque est surtout le fruit d’un enregistrement avec le talentueux producteur Jordan Kouby (Hindi Zahra, Keziah Jones, Ayo, Fakear, etc). Ce dernier a présenté à Lass de nouveaux complices en studio, dont les cuivres en or du collectif Cotonete, et le fougueux Florian Pellissier aux claviers... Tous ont complété avec un enthousiasme contagieux les nouvelles compositions originales des musiciens de Lass : Etienne Kermarc, Nico Taïte, Erwan Loeffel et le guitariste sénégalais Magaye Gueye qui marque ce disque de ses cordes magiques sur presque tous les morceaux.

Bien sûr, le cœur de cet album reste les mélodies et la voix époustouflante de Lass, un talent qu’il affine depuis sa tendre enfance au Sénégal, lorsqu’il entrainait sa voix face à l’océan à Thiaroye-sur-Mer, la banlieue de sable où il est né. On connait désormais son histoire, des premières parties de Daara J à Dakar jusque dans les soirées du Voilaaa Sound System après son arrivée en France, sans oublier les tragédies et les combats sur la route : les amis disparus dans les pirogues en mer, la difficulté pour traverser les frontières et rejoindre la mère française de ses enfants, le chômage, les premiers « concerts » sauvages au chapeau dans les gares...

 

Mais Lass a fait son chemin, embarquant au passage ceux qui croient en lui. Bruno Patchworks du Voilaaa Sound System est à ses côtés depuis le début, et le compositeur signe encore ici « Massamba », le premier single... Après un premier album l’ayant installé en France comme nouvelle révélation africaine, Passeport prend le relais.

Pour le clip du single Massamba, Lass souhaitait travailler avec la nouvelle vague de vidéastes sénégalais qui rivalisent désormais avec les meilleures productions audiovisuelles internationales. Le réalisateur Sélémane Dieye est le plus en vue de cette jeune génération qui signe déjà des clips de rap et des images pour Netflix. Il a tourné ce clip de Lass en slalomant dans les rues embouteillées de la médina, à la poursuite d’un casting de skateurs aventureux. Ces « cool kids » aux cheveux oranges trainent (trop) sur les trottoirs de la capitale, bousculent les structures familiales traditionnelles, et nous emmènent dans un Dakar urbain et moderne qui déjoue les vieux clichés de la « world music ».

 

Titres interprétés au grand studio

- Massamba Live RFI voir le clip 

- Sory Feat. Roberto Fonseca, extrait de l’album audio 

- Passeport Live RFI voir le clip.

Line Up : Lass, chant, Pape «Magaye» Gueye, guitare.

Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor.

► Album Massamba (Chapter Two/ Wagram 2024).

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Puis nous recevons Touki, qui signifie « Voyage » en wolof

 

Touki est un collectif composé par l’Anglo-Sénégalais Amadou Diagne (kora, percussions, chant) et le Franco-Américain Cory Seznec (guitare, chant). Le duo, devenu trio avec l’ajour d’un violoncelle, sort son 2ème album Plastic Man enregistré aux studios Real World. Cet album se concentre sur les thèmes du changement climatique, de l’activisme environnemental ou des sujets plus spirituels. Le visuel de la pochette représente le désert de Libye, photographié par le journaliste italien Giulio Piscitelli, un désert qui est le théâtre de la tragédie humaine avec ses populations déplacées. Plastic Man est aussi le nom d’un activiste sénégalais qui se bat contre la pollution… Du plastique.

Titres interprétés au grand studio

- Harit Live RFI

- Fula Cowboy, extrait de l’album

- God Among Men Live RFI.

 

Line Up : Amadou Diagne, kora, percus, Cory Seznec, guitare, banjo et Marius Pibarot, violon, violoncelle.

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.

► Album Plastic Man (Captain Pouch Rd 2024).

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#SessionLive Interzone & Grégory Privat17 Aug 202400:48:30

2 groupes dans la #SessionLive : le duo franco-syrien Interzone avec le guitariste Serge Teyssot-Gay (Noir Désir) et le oudiste Khaled Aljaramani. Puis le pianiste de jazz martiniquais Grégory Privat.

Nos premiers invités sont le duo Interzone pour la sortie de « 5ème jour Waslat ».

 

Khaled Aljaramani et Serge Teyssot-Gay. Il était une fois deux hommes, l’un écrivait de gauche à droite, l’autre de droite à gauche. L’un scrutait l’horizon au bord de l’océan, l’autre regardait la plaine de son flanc de montagne. L’un joue électrique pour faire sonner six cordes, pour accorder douze cordes l’autre a besoin de temps. Leur rencontre à Damas fut un émerveillement, où alternativement l’un était tisserand et fabriquait des trames, et l’autre était sculpteur et peintre d’atmosphères. Chacun son tour marin naviguant grâce au vent, ou chef de caravane s’orientant aux étoiles. (Hajjan) Quatre albums en sont nés, Premier Jour de promesse, Deuxième d’invitation, le Troisième était attente, Quatrième Jour un conte.

 

 

Le Cinquième Jour sera synthèse, composé de waṣlāt, و ص َ لا َ َ ت , ou « suites » en français. Chaque wasla و ص َ ل ْ ( ة est une suite de chants reliée par une tonalité et un leitmotiv, où comme dans le Samā soufi, l’énergie enracinée au plus profond de la terre dans un calme serein se déploie peu à peu, s’élève vers le ciel, comme des branches d’arbres fleurissent dans la légèreté en rejoignant l’éther. Waṣalāt telle une respiration, le geste premier du vivant.

 

 

Titres interprétés au grand studio

- Abysses (suite en mi) Live RFI

- Shataraban (suite en sol), extrait de l'album

- Saqui (suite en la) Live RFI.

Line Up : Khaled Aljaramani, oud, chant, Serge Teyssot-Gay, guitare.

Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor.

► Album 5ème jour Waslat (Garden Rd/L’Autre Dist. 2024).

À lire sur RFI Musique - facebook - site Serge Teyssot-Gay - Khaled Aljaramani Fb.

 

 

Puis nous recevons Grégory Privat pour la sortie du nouvel album Phoenix.

Grégory Privat, né le 22 décembre 1984 en Martinique, est un pianiste et compositeur de jazz. Il grandit à Saint-Joseph, en Martinique, dans une famille de musiciens. Son père, José Privat, est compositeur et pianiste du groupe martiniquais Malavoi. C'est lui qui l'encourage à apprendre le piano dès l'âge de six ans. Après dix ans de formation classique, Grégory se met à la composition et à l'improvisation, particulièrement dans le jazz.

Grégory crée son propre label en 2019: c’est la naissance de Buddham Jazz. L'année suivante, il produit et enregistre son album Soley, avec son nouveau trio : Chris Jennings à la contrebasse et Tilo Bertholo à la batterie. En 2022, il enregistre son premier album solo : Yonn. Dans cette production intimiste, il mêle sa voix au piano, en écho à la traversée récente de la pandémie et aux confinements qui l’ont jalonnée. En 2023, il reçoit le prix Adami de «L'Artiste à suivre» lors de la Nuit des Artistes et il est finaliste au Prix Django Reinhardt de l'Académie du Jazz ! Un album solo d’improvisation sort la même année, intitulé Nuit & Jour et enregistré à Marseille sur le label Paradis Improvisé. En 2024, Grégory Privat sort Phoenix, nouvel album en trio qu’il considère comme une continuité de son album Soley.

 

Titres interprétés au grand studio

- Genesis Live RFI

- Apocalypse, extrait de l’album

- Metamorphosis Live RFI.

Line Up : Grégory Privat, piano + Nord, Samuel F'hima, contrebasse, Tilo Bertholo, batterie

Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor.

►  Album Phoenix (Buddham Jazz / L’Autre Ist. 2024).

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