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Explorez tous les épisodes du podcast Les Tableaux Qui Parlent

Plongez dans la liste complète des épisodes de Les Tableaux Qui Parlent. Chaque épisode est catalogué accompagné de descriptions détaillées, ce qui facilite la recherche et l'exploration de sujets spécifiques. Suivez tous les épisodes de votre podcast préféré et ne manquez aucun contenu pertinent.

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TitreDateDurée
N° 209 - Pierre Puvis de Chavannes et ses drôles de forgerons 18 Sep 202600:09:07

Pierre Puvis de Chavannes (1824–1898)

Les forgerons, étude pour Allégorie du Travail

Sanguine sur papier, 85 x 92cm

Musée Bonnat-Helleu, Bayonne

N° 208 - Jean-François Millet et son jeune homme introspectif 12 Sep 202600:06:30

Jean François Millet (1814-1875)

Académie masculine,

Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Lô, Manche

N° 207 - Alfred Guillou et les marins bretons 05 Sep 202600:09:22

Alfred Guillou (1844-1926)

Adieu ! 1892

Huile sur toile, 2,54 m sur 1,70 m

Musée des Beaux-Arts de Quimper, France

N° 206 - Paul Gaughin et sa Vénus Tropicale28 Aug 202600:08:40

Paul Gauguin (1848–1903)

Te Arii Vahine (La Femme du Roi),1896

Musée Pushkin, Moscou, Russie


LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 205 - L'enquête qui tue ! 21 Aug 202600:07:46

Une série de podcasts par Francis Rousseau

A droite : Pierre-Jean David d'Angers (1788–1856, enfin... attribué à...

Nu académique avec pour modèle le peintre Ernest Hébert

Sans Localisation


A gauche : Ernest Hebert (1817–1908)

Un esclave médite sur le tombeau d'un citoyenromain

Musée Hebert, La Tronche, Isère

N° 204 - Nicolas Poussin et "Le Choix d'Hercule "15 Aug 202600:08:29

Nicolas Poussin (1594-1685)

Le Choix d'Hercule, 1636-37,

Huile sur toile 88,3 cm sur 71, 8

National Trust, Domaine de Stourhead, Royaume-Uni

N° 203 - James Barry peint les parents de l'Humanité 07 Aug 202600:06:59

James Barry (1741–1806)

The Temptation of Adam, entre 1767 et 1770

Tate Britain


N° 202 - David Hockney et ses piscines01 Aug 202600:10:02

David Hockney (1937-2026)

Peter getting out off Nick’s Pool, 1966

Acrylique sur toile,

Walker Art Gallery, Liverpool.

N° 201 - Fréderic Bazille et son dernier tableau énigmatique 24 Jul 202600:09:12

FRÉDÉRIC BAZILLE (1841-1870)

Étude de jeune homme nu couché sur l'herbe, 1870

Musée Fabre-Montpellier

N° 200- Edvard Munch et l'identité africaine17 Jul 202600:08:25

Edvard Munch (1863–1944)

Africain nu debout, 1916

Musée Munch,Oslo

N° 199 - Bronzino et la Vénus à la flèche d'or 11 Jul 202600:05:16

Agnolo di Cosimo dit Bronzino (1503-1572)

Venus, Cupidon et un satyre, vers 1555

Huile sur panneau de bois, 231 x 135 cm

Palais Colonna, Rome

N° 198 - Joseph-Désiré Cort et le chauffard 05 Jul 202600:07:57

Joseph-Désiré Court (1797-1865)

La mort d'Hippolyte, c.1827.

Musée Fabre, Montpellier,

N° 197 - Roy Lichstentien et son Barbie Art 27 Jun 202600:07:38

Roy Lichtenstein (1923-1997)

Young girls playing on the balloon on the beach

Jeunes filles jouant au ballon sur la plage (1994),

Acrylique sur toile, 301 x 272,4 cm,

Collection particulière.

N° 196- Otto Greiner et le nu académique allemand 20 Jun 202600:06:14

Otto Greiner (1869-1916)

Etude de nu

Kupferstich-Kabinett, Dresden

N° 195 - Lorenzo Lotto et la Vénus arrosée12 Jun 202600:07:08

Lorento Lotto (1480-1556)

Venus et Cupidon, entre 1520 et1540

Huile sur toile, 92,4 cm x 111,4 cm

Metropolitan Museum of Art, New York

N° 194 - Domenico Corvi et son bel allongé 05 Jun 202600:06:23


Domenico Corvi (1721-1803)

Etude d'homme nu dans la force de l'âge

Musée des Offices, Florence


N° 193- Joaquin Sorolla s'attaque aux bacchantes 29 May 202600:07:09

Joaquin Sorolla (1863-1923)

Bacchante , 1880, 70×45 cm

Musée Sorolla, Madrid,


N° 192 - Osmar Schindler et le nu énigmatique 22 May 202600:05:32


Osmar Schindler (1867-1927)

Etude d'un homme nu, 1900

Pastel sur papier teinté en rose

Collection privée.

N° 191 - Henri Matisse et son unique odalisue nue 15 May 202600:08:32

Henri Matisse (1869-1954)

Odalisque au tambourin (1925-1926)

Museum of Modern Art, New York

N° 190 - El Greco devant Troie 08 May 202600:07:25

Domínikos Theotokópoulos dit El Greco (1541-1614)

Laocoon, 1610/14

Huile sur toile, 142cm x 193cm

National Gallery of art Washington

N° 189 - Sculpture antique - Pan 02 May 202600:08:00

Le Satyre della Valle (vers l'an 30 avant l'ère chrétienne)

Haut-relief du dieu Pan, connu aussi sous de nom de Télamon,

Théâtre de Pompée, Champ de Mars, Rome,

N° 188- Maxime Dastugue peint les dos 28 Apr 202600:06:14

Maxime Dastugue (1851-1909)

Etude de nu de dos

Huile sur toile, 77 x 60 cm

Yale University Art Gallery.

N° 187- Gustave Courbet et les deux amies17 Apr 202600:07:56


Gustave Courbet (1819-1877)

Le Sommeil, 1866

Musée du Petit Palais, Paris

N° 186- William Etty , maître des tons de chair 13 Apr 202600:06:09

William Etty (1787-1849)

Nu allongé avec genou droit levé, vers 1840

Huile sur toile, 68 x 49,5cm

Courtauld Gallery, London

N° 185 - Michel Ange et la nudité sacrée04 Apr 202600:06:38

Michel Angelo di Lodovico Buonarotti Simoni dit Michel Ange (1475-1564)

Crucifix de Santo Spirito, 1492

Sculpture en bois polychrome et étoupe durcie, 142cm x 35cm

Basilique Santo Spirito, Firenze

N° 184- Michel-Ange et son Christ rédempteur 29 Mar 202600:10:11

Michel Angelo di Lodovico Buonarotti Simoni dit Michel Ange (1475-1564)

Cristo Portacroce (1ere version)

Sculpture en marbre blanc, 1515

Monastère de San Vincenzo Martire, Bassano Romano


N° 183- Immogen Cunningham photographie le corps nu 22 Mar 202600:06:46

Imogen Cunningham (1883-1976)

Nude, 1932

Gelatin Silver print 16, 8 x 23,8 cm)

MoMa, NYC


N° 182- Canova et ses sportifs 14 Mar 202600:05:06

Antonio Canova (1757-1822)

Creugas et Damoxène

Groupe de deux sculptures, marbre, 1800

Musée Pio Clementino, Cité du Vatican


N° 181 - Danae couverte d'or ! 10 Mar 202600:07:13

Hendrik Goltzius (1568-1617)

Danae endormie reçoit la pluie d’or de Jupiter

Huile sur toile, 2 m sur 1m 73, 1603

Los Angeles County Museum of Art


N° 180 - Shiva crée un groupe 07 Mar 202600:05:32

Maithuna ou couple amoureux,

Sculpture sur pierre entre 1029 et 1050

Dynastie des rois Chandelas

Temple Kandāriyā Mahādeva, Inde du Nord


N° 179 - Le Perugin et ses pipeaux 25 Feb 202600:08:47

Le Pérugin (1448-1523)

Apollon et Marsyas ou Apollon et Daphnis

Huile sur bois, 39 x 29cm, 1483

Musée du Louvre, Paris


N° 178 - Gustave Caillebotte et son Nu au divan15 Feb 202600:08:44

Gustave Caillebotte (1848-1894)

Nu au divan(1881-82)

Minneapolis Institute of Art


N° 177- Girodet et ses deux Endymion 09 Feb 202600:05:52

Anne-Louis Girodet de Roucy-Trioson dit Girodet (1767-1824)

Étude pour le sommeil d'Endymion,1792

Musée du Louvre, Paris

N° 176 - Kitagawa Utamaro : petit et grand pieds sous l'Ère Edo 02 Feb 202600:07:31


Kitagawa Utamaro (1753-1806)

Shunga, Juste avant

Estampe, 1830


N ° 175 - François Barrault et le Réalisme magique 27 Jan 202600:06:34

François Barraud (1899-1934)

Les Musiciens, 1921 

Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds, Suisse


N° 174 - Art Lega du Congo 21 Jan 202600:08:19

Statuette Lega

Bois et pigments, Début du 20e siècle,

Fowler Museum, Los Angeles


N° 173 - Gustave Klimt et le nu expressif13 Jan 202600:09:01

Gustav Klimt (1862-1918)

Nu masculin allongé,

Dessin au crayon et fusain sur papier, 1889

Musée Albertina, Vienne, Autriche

N° 172 - Jan Gossaert : Neptune va pêcher 10 Jan 202600:06:13

Jan Gossaert (1478-1532) dit Mabuse

Neptune et Amphitrite, 1516

Huile sur panneau de bois, 188 x 124 cm.

Gemäldegalerie, Berlin


N° 171- Le Tintoret et l'Origine de la Voie Lactée 26 Dec 202500:12:30


Jacopo Tintoretto dit le Tintoret (1518-1594)

L'Origine de la Voie Lactée

Huile sur toile vers 1575

National Gallery, London.



N °170 - Joos van Cleve et sa Vierge au lait 19 Dec 202500:09:14

Joos van Cleve (1485-1540)

La Sainte Famille, vers 1527

Huile sur panneau de chêne (55,4 x 37 cm)

The Metropolitan Museum of Art, N.Y.C


N° 169 - Robert Mapplethorpe et sa grosse aubergine 12 Dec 202500:08:38

Robert Mapplethorpe (1946-1989)

Nature morte à l’aubergine

Tirage Platine Paladium, 1985

Minneapolis Institute of Art


N° 168 - Vanessa Bell et son objecteur de conscience 08 Dec 202500:11:03

Vanessa Bell (1879-1961)

Modèle assis à Charleston (1925)

Collection privée


Pour savoir la suite, écoutez le podcast ...

N° 167 - Félix Valotton en blanche et noire 30 Nov 202500:09:27


Félix Vallotton (1865-1925)

La Blanche et la Noire, 1913,

Huile sur toile, 114 × 147 cm

Villa Flora, Fondation Hahnloser, Winterthur, Suisse

De toute évidence, Valotton appela ce tableau noire et la blanche en référence à la musique ou les notes noires et les notes blanches fondent une partition. L’identité et la carnation des modèles n’y est pas pour rien non plus !


N° 166 - Ingres pose et repose 24 Nov 202500:09:18

Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867)

Académie d’homme , vers 1801

Musée Ingres-Bourdelles, Montauban


N° 165 - Leopold Seyffert et le nu féminin américain16 Nov 202500:07:59

LEOPOLD GOULD SEYFFERT (1887- 1956)

The Lacker Screen

La paravent laqué, 1917

Huile sur toile

Pennsylvania Academy of the Fine Arts (PAFA)

N ° 164 - Qui était le Polonais  de Delacroix ? 15 Nov 202500:08:38

EUGÈNE DELACROIX (1798-1863)

Etude d’homme nu, dit Le Polonais, 1822

Huile sur papier marouflé sur toile

Musée national Eugène Delacroix, Paris,

N° 163- Jacques-Louis David et la Mort d'Hector 02 Nov 202500:07:40

Jacques-Louis David (1748–1825)    

Académie dite "Le corps d'Hector", 1778

Huile sur toile , 124 cm x 172,5 cm

Musée Fabre, Montpellier


Ecouter le podcast pour en savoir plis

N° 162- Francçois Boucher et Leda 25 Oct 202500:08:15

rançois Boucher (1703-1770)

Leda et le cygne,vers 1740

Huile sur toile, 60x74 cm

Collection particulière

Depuis l'Antiquité, les représentations hésitent entre Leda Debout (Leonard de Vinci, Veronèse, Gustave Moreau, et de nombreux autres) et les Leda Couchés, les plus modernes, et les plus osées tombant facilement à la renverse dans une panique de mouvements d'ailes et de pattes de cygnes comme celles de Pier Paul Rubens, Theodore Jericho, j'en passe et des meilleurs et surtout François Boucher.

Alors lui non seulement il n'y va pas avec le dos de la cuillère mais il se démarque notablement de ses petits camarades

dans la représentation de la chose et c'est d'ailleurs ce qui lui vaut ce podcast.

Boucher peignit d'ailleurs plusieurs versions de Leda et le cygne toute aussi osées et postérieures si je peux dire que celle ci. L'un en d'environ 1750, actuellement conservée au Musée National de Stockholm, en Suède. et une autre version copie de celle ci se trouve au County Museum of Art de Los Angeles.

La version que nous voyons a fait longtemps l’objet d’une polémique d’attribution tant il est vrai qu’elle ne correspond pas au traitement habituel de François Boucher, moins exposant, moins direct, plus subtil en un mot.

On sait cependant qu’il lui est arrivé de peindre aussi ce genre de sujet pour des cabinets particuliers.

Boucher réussit l'exploit d'être un sommet de la peinture érotique pour ne pas dire libertine française du 18e siècle et ceci sans sans qu'il y ait le moindre contact entre l'animal et cette pauvre Leda.

C'est fortiche !

Que voit-on ? Ben ... oui bon... tout le monde connait. Un sexe féminin donc. Une motte comme on disait à l'époque du peintre, d'où la drôle de tête du Roy lorsque on lui présenta pour la première fois une madame de la Motte. Jamais avare d'un bon mot, il aurait dit : "Cousine de monsieur de la verge je suppose ?" .

Bref : une motte donc, fort élégamment peinte d'ailleurs quoi que fort épilée, découverte par Leda dans un geste d'abandon et somme toute, offerte à la concupiscence du cygne.

Celui-ci, dans une attitude de prédateur, ailes déjà déployées ne saute pas sur sa proie comme c'est le cas dans toutes les autres toiles dans une grand froufrou d'ailes, mais se contente d'observer, avec ses yeux posés au bout de son long cou (très long cou) à l'abri de son bec rouge.

Le symbole est clair donc, on ne va pas le détailler ici si ne n'est pour signaler que l'engin, bec et cou tendu s'apprête à pénétrer d'un instant à l'autre dans la dite motte découverte.

C'est évidemment beaucoup plus fort que n'importe quel ébas à base de plumes et de pattes de poulets palmées posées sur des chairs blanches! Pour qui ignorerait ce que ce cygne, animal élégant certes mais terriblement agressif, fait là, le cou tendu et le bec insolemment posé sur la duchesse brisée de madame de la motte.

Voici un petit résumé succin. Dans la mythologie grecque, on y revient toujours à un moment ou à un autre en peinture : Léda (la citoyenne ci devant allongée)est une reine, épouse du roi déchu de Sparte, Tyndare que ce coquin de Zeus (Jupiter chez les romains) tente de séduire sans y parvenir.

Si le dieu des dieux qui a tout pouvoir n'y parvient pas, c'est parce que s'il se prend un double rateau : d'une part du côté de sa femme Hera (Junon chez les romains), qui ne supporte pas qu'il aille voir ailleurs si elle n'y est pas, et de l'autre de la part de Leda, qui mignonnette, tient à rester fidèle à son mari déchu. C'est rare, notons le !

De quoi décupler les ardeurs libidineuses de Zeus qui tout d'un coup a une idée lumineuse : profiter de que Leda apprécie de voir les cygnes glisser sur les étangs, pour prendre l'apparence de l'un d'entre eux et la séduire sans mal.


Pour connaitre la suite, écouter le podcast







N° 161 - François-Xavier Fabre et le nu ambigu 24 Oct 202500:06:42

François Xavier Fabre  (1766–1828)    

Académie masculine,

Dessin à l'encre sur papier

Musée Fabre, Montpellier


La question qui se pose, à force de dissimuler les zigounettes derrière des bouts de tissus des ramures ou des feuilles de vignes, est de savoir si les grands maitres du 19 e siècle - et nul ne doute de François Xavier Fabre fut un des plus grands - savaient encore peindre des sexes d'hommes ?

On peut se le demander à la vue de ce dessin en particulier qui est censé présenter un nu masculin pour peu que le nombre d'or de Léonard de Vinci et les proportions Vitruviennnes aient été encore en vigueur d'actualité ou que l'on ait définitivement opté pour des proportions plutôt proches de celles d'un organe asinien ou éléphantesque ...

A décharge du peintre, on peut dire qu'il ne s'agit guère que d'une esquisse. Pourtant chez un artiste aussi "classique" que Fabre, dont le pureté du dessin l'a toujours rapproché de son maitre Jacques Louis David et de la grande tradition française, tout écart ne peut pas être le fruit du hasard. On le voit bien c'est la seule partie de son corps qui n'ait pas été réellement dessinée, mais à peine effleurée, d'un crayon timide et peu convaincu.

Que nous dite cette hésitation ? Est elle la seule présente dans ce dessin. Ne pouvant s'agir d'une faiblesse technique chez un maitre aussi exigent que Fabre, Qu'est ce que cela signifie ?

Eh bien il se pourrait bien que ce nu d 'homme n'en soit pas un ou plutôt ait hésité a en être un et que malgré la maitrise de l'artiste il garde trace de cette hésitation. Un repentir en déroulement en quelque sorte.

Le spectateur averti de mes podcasts a déjà noté la position et les formes ambigus du personnage ici représenté et qu'il s'est déjà posé la question de savoir si s'agissait d'un homme ou d'une femme... ben ... on ne sait pas trop. D'un homme certes si l'on en juge par l'appendice esquissé bien que les formes du corps dans leur ensemble clame le contraire. En effet La hanche presque callipyge, le sein gauche plus féminin que masculin, le ventre très arrondi et si peu musclé... Le visage même qui n'eut été l'embryon de moustache esquissée (là aussi) pourrait être celui d'une jeune fille. Seules parties résolument masculine de cecorps ambigüe : les mains, les pieds, les biceps et les muscles des cuisses comme si il avaient été ajoutés in extremis ou transformés à partir d'un existant féminin..

Pour un artiste qui obtient ses premiers succès dès l'âge de 19 ans aux Ecoles de Dessin de la société des beayx arts de Montpellier, et pour ce lauréat du prix de Rome de 1787 avec "Nabuchodonosor fait tuer les enfants de Sédécias sous les yeux de leur père" - toujours ses titres de tableaux qui se prennent pour des romans- il ne peut s'agir d'un hasard.

A Florence ou il fit la majeure partie de sa carrière,il était devenu le portraitiste mondain le plus célèbre et le plus recherché n'hésitant jamais à donner de ses modèles, des images agréables, discrètement flatteuses, plutôt réalistes mais n'hésitant pas à améliorer cette réalité en les présentant tout de même sous un jour où elles étaient au mieux de leurs avantages. Il suivait ainsi de façon on ne peut plus traditionnelle la conception du portrait mondain de son époque, genre dans lequel il excella.

Le portait de comtesse d'Albany dernière descendante des Stuart, qui fit la carrière du peintre à Florence et ailleurs, en est l'exemple même. Et l'on se prend à songer en la regardant que François Xavier Fabre avait bien du talent pour arranger ainsi de façon aussi amen, les traits plutôt revêches de cette dame qu'il a su admirablement conservés sous la grosse charlotte bouillonnée de la dite dame, tout en les transformant en d'aimable traits de caractère d'une grande authenticité, cernes compris.

Pour connaitre la fin, écouter le podcast


N° 113 - Greuze, Bonaparte et Cambacérès24 Oct 202500:09:17


Jean-Baptiste Greuze (1725-1805)

Portrait de Bonaparte, Premier Consul, 1803

Château de Versailles

Joli portrait mais vilaine posture.

Si l'on croit l'abbé Jean Baptiste de la Salle, maitre des élégances de son temps : «Il est assez courant et recommandé de poser le bras droit sur la poitrine ou sur l'estomac, en mettant la main dans l'ouverture de la veste, à cet endroit, et de laisser tomber la gauche en pliant le coude. En général, il faut tenir les bras dans une situation qui soit honnête et décente.»

La main dans le gilet fut donc une posture honnête et décente que Napoléon Bonaparte adopta lui aussi mais ce n'est pas celle qu'on lui voit sur ce portrait.

Plusieurs autres postures d'ailleurs précéderont celles de la main dans le gilet.

En 1789, l'année de la Revolution française, Bonaparte a 19 ans et il est lieutenant d'artillerie. Sur une sculpture d'un certain Guillaume datant de cette époque, on le voit avec la main derrière le dos, posture jugée très indécente par l'abbé. On lui pardonne il n'avait que 19 ans ! Pendant la campagne d'Egypte, devenu général, Bonaparte ne jure que par la main posée sur son grand sabre qu'il brandit au clair ou garde au repos.

Le portait de Greuze que nous avons sous les yeux le représente un peu plus tard encore, en 1799, à l'âge de 29 ans, dans les atours sur brodés d'or fin du Premier consul, un tabouret curule à ses pieds mais un trône déjà tout prêt à l'accueillir, à sa droite.

La posture, avec ce déhanchement plutôt inhabituel chez un militaire, est singulière. On y voit une main droite négligemment posée, retournée, sur la hanche, alors que la main gauche s'alanguit pour se poser du bout des doigts, dans un mouvement très molle, sur une table. Et puis surtout il y a cette jambe droite légèrement repliée sur l'autre dans un geste de vierge semi-effarouchée, un peu de travers dans ses bottines gansées d'or et ornée d'un pompon.

Bref une attitude évoquant plus celle d'Albin dans la Cage aux Folles que celle de César devant le Sénat romain.

Un portrait très différent de celui d'Ingres, de la même époque pourtant, qui montre un premier consul très décidé et avec, déjà, la main coincé dans son gilet.

Alors que s'est il donc passer ici ? Un égarement de jeunesse malencontreusement saisi par Greuze dont c'est un dernier tableau ? Un coming out soudain montrant le vrai visage du Premier consul ? Eh bien pas du tout. Rien de tout cela si ce n'est l'influence déterminant de Cambacérés, le communiquant favori de Bonaparte comme on dirait aujourd'hui du coté des palais.

C'est bien lui, Jean-Jacques Regis de Cambacérès, alors deuxième Consul, qui tout droit sorti de l'ancien Régime avec sa tête toujours sur les épaules (eh oui il y en eut tout de même quelques uns), aurait recommandé à son petit camarade de jeu (dans le consulat s'entend) cette posture pour le moins relaxe.

Si Cambacérès souhaita que l'on montre ainsi son co-consul et néanmoins maitre à l'aube sa fulgurante carrière, c'était déjà sans doute pour un raison politique précise, en l'occurrence pour adoucir l'image du brillant général au sabre facile et un rien sanguinaire que la campagne d'Egypte venait de laisser. Un message du genre : "ce garçon a tous les talents non seulement c'est un général conquérant mais voyez quel homme doux, affable et détendu il peut être. Sans parler de sa beauté physique à celle de l'antique uniquement comparable !"

Un nouvel Aelxandre Le Grand en somme !


Pour connaitre la suite, écoutez le podcast.







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