Explorez tous les épisodes du podcast Le Pitch Série
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| The Fall : un serial killer au cœur de Belfast | 28 Aug 2024 | ||
The Fall, série TV britannique disponible sur Netflix, suit la mission délicate de la Superintendant Stella Gibson, appelée à la rescousse pour passer en revue l’enquête sur le meurtre d’une notable de la ville menée par la police de Belfast. Mais lorsque la commissaire se retrouve, bien malgré elle, au cœur d’un jeu malsain du chat et de la souris avec le tueur en série, elle va se plonger corps et âme dans cette course contre-la-montre afin d’éviter que le nombre de victimes ne continue d’augmenter. https://www.youtube.com/watch?v=dyFrBC1rAcg Gillian Anderson vs Jamie Dornan, un duel d’acteurs au sommetAttention série addictive en vue ! Une fois que vous serez rentré dans l’univers génialement dérangeant de The Fall, vous ne pourrez plus en sortir. La série britannique créée par Allan Cubitt happe le téléspectateur grâce à sa traque lente, entêtante, entre les deux protagonistes pour ne le lâcher qu’à la fin des 17 épisodes qui composent la fiction intégrée au catalogue de Netflix. Un tour de force dû, sans nul doute, aux performances de Gillian Anderson (la célèbre Scully dans X-Files) qui, décidément, excelle dans les rôles de figure d’autorité intelligente, froide et magnétique et de Jamie Dornan qui explose dans le rôle d’un tueur en série calculateur et obsédé la nuit, et père de famille attentionné le jour. Deux personnalités brillantes et analytiques, portant une attention quasi maladive aux détails, que tout oppose. Pour autant, il ne manquerait que très peu de choses pour qu’ils se retrouvent dans le même camp. Et c’est justement cette compréhension toujours très juste de l’autre qui rend la chasse entre la Superintendant Stella Gibson et Paul Spector simplement fascinante. Un duo d’acteurs en très grande forme, transcendé par une réalisation toujours à la hauteur, avec des séquences très longues entrecoupées de mini-scènes marquantes, ressort redoutable pour intriguer, voire déstabiliser, le téléspectateur. La troisième protagoniste de The Fall est la ville de Belfast en elle-même. Gibson a été missionnée de Londres pour auditer le travail de la police municipale, considéré comme insuffisant comme aime à le répéter la presse locale. Elle va se retrouver plongée dans une cité sans filtre, régit par des codes officieux connus uniquement des vrais Belfastois, où les trafiquants de drogue règlent leurs comptes directement avec les forces de l’ordre et les anciens criminels n’hésitent pas à faire leur propre justice. Un décalage qui ne semble pas perturber la Superintendant, d’apparence très chic, que l’on voit porter une arme pour sa propre défense sans ciller ou impressionner des fortes têtes venues en groupe l’importuner. Un ajustement qui a des répercussions visibles sur la manière de travailler de la policière qui doit composer avec moins de moyens financiers et des effectifs humains en baisse. Là encore, le personnage interprété par Gillian Anderson va jouer le jeu et intelligemment se plier aux règles. Et c’est l’adaptation constante de l’héroïne à cet environnement lourd, présent en filigrane tout au long de la fiction, qui parvient à donner une saveur scénaristique supplémentaire, bien prononcée sans jamais supprimer le goût de l’intrigue principale. [bs_show url="the-fall"]Série d’excellente facture à avaler sans culpabilité aucune, The Fall se décline en 17 épisodes égrenés sur trois saisons à visionner sur Netfix. | |||
| La Cité de Dieu : la lutte continue sur Max : la drogue, une favela et un appareil photo | 26 Aug 2024 | ||
Ce soir, 26 août, la plateforme de streaming Max vous fait découvrir la suite du film La Cité de Dieu qui avait profondément marqué le paysage cinématographique international lors de sa sortie en 2002. Vingt ans plus tard, quasiment tous les protagonistes sont de retour pour continuer à dépeindre la résilience des habitants d’un quartier défavorisé de Rio de Janeiro dans La Cité de Dieu : la lutte continue. Une série en 6 épisodes qui reprend les prémices du long-métrage et met Buscapé, devenu l’un des photographes les plus en vogue du Brésil, au cœur de la guerre qui oppose dealers et force de l’ordre. Mais alors que le quartier profite d’une tranquillité relative, mais suffisante pour donner de l’espoir aux plus jeunes, la sortie de prison de Bradock, le fils adoptif de Curio le parrain local, va remettre en cause cet équilibre. https://www.youtube.com/watch?v=CHR82jxb17I&t=4s Buscapé et son objectif révélateurMontrer la réalité sans filtre d’une favela de Rio de Janeiro déchirée par une guerre civile qui dure depuis des années est sans nul doute le plus gros atout de La Cité de Dieu : la lutte continue, une nouvelle série originale signée HBO et disponible sur Max. Un atout qui avait contribué au succès du long-métrage, La Cité de Dieu, qui était devenu le plus gros succès brésilien de tous les temps. Un film fort qui avait impacté la scène internationale grâce à son histoire vraie – les personnages réels étaient par ailleurs présentés lors du générique final – sa perspective originale montrée à travers les yeux d’un passionné de photographie ainsi que l’évolution des protagonistes que l’on suit sur deux décennies. Aussi, reprendre les mêmes prémices n’est jamais chose aisée et si la série ne cache pas sa filiation avec le film original, lui empruntant même des scènes afin de les utiliser comme rappel pour le public, elle a fait le choix intelligent de développer une intrigue inédite. Ici, le retour de l’enfant tout sauf prodigue, Bradock (Thiago Martins) qui va rapidement faire éclater la bulle, en apparence paisible, construite par son père de cœur Curio (Marcos Palmeira) qui règne en maître dans le quartier. Mais La Cité de Dieu : la lutte continue, tout en donnant un nouveau souffle scénaristique à l’intrigue initiale, parvient à garder ce qui avait fait l’âme du film : les photos prises sur le vif de Buscapé (Alexandre Rodrigues) toujours là au bon moment et au bon endroit, son amitié indéfectible avec Barbantinho (Edson Oliveira) et la volonté de trouver un peu de joie dans une réalité douloureuse. On ne peut d’ailleurs que saluer la volonté de la série d’effacer, dès le premier épisode, toutes traces de manichéisme à travers l’association des résidents qui permet aux jeunes de trouver un havre de paix dans un environnement dont on peut sentir l’ébullition grandir au fur et à mesure que s’égrènent les minutes des différents chapitres. Une ébullition entérinée par le lien de parenté entre les deux antagonistes – Bradock et Curio – qui rend le sentiment de trahison d’autant plus exacerbé. [bs_show url="cidade-de-deus-a-luta-nao-para"]Une série qui saura satisfaire les fans du film tout en permettant d’élargir l'audience aux sériephiles, friands de fictions crues et sans filtre. La Cité de Dieu : la lutte continue se décline en 6 épisodes, tous à découvrir sur la plateforme de streaming Max. | |||
| The Responder saison 2 : Chris Carson, un homme au bord de la crise de nerfs | 29 Jul 2024 | ||
La saison 2 de The Responder s’achève ce soir, lundi 29 juillet avec la diffusion, toujours sur Canal+, de ses trois derniers épisodes. Une saison qui se déroule six mois après les premières intrigues, et qui voit Chris Carson devoir faire face aux conséquences de ses actions passées. Il vit désormais seul, séparé de sa femme, Kate, qui évoque l’idée de déménager à Londres avec Tilly, leur fille, et son nouveau compagnon. Le meurtre de Carl Sweeney n’est pas passé inaperçu, aussi bien dans le monde de la drogue, qui connaît une redistribution des cartes qui ne joue toujours pas en faveur de Chris, qu’au niveau professionnel. En effet, Deb Barnes, une de ses collègues et supérieures, lui fait miroiter un poste de jour, le rêve du policier, à condition qu’il la sorte d’une situation délicate et complètement illégale. Mais là encore, le héros joué par Martin Freeman va prendre des décisions hasardeuses qui ne vont pas arranger ses affaires. Quant à Rachel, sa coéquipière, elle va petit à petit prendre son courage à deux mains et enfin reconnaître qu’elle a été victime de violences conjugales. https://www.youtube.com/watch?v=Ae1Mph2RggQ Chris Carson, un policier toujours plus sous pressionLe grand atout de The Responder a toujours été la maîtrise des nuances ! Et pour cette saison 2, Tony Schumacher, le créateur et showrunner de la série, n’a pas changé d’un iota cette recette gagnante ! Ici, point de héros parfaits qui revêtent les traits de paladins de la justice, Chris Carson (Martin Freeman) et Rachel Hargreaves (Adelayo Adedayo) sont des policiers, certes, mais avant tout des humains qui fautent souvent, mais essaient toujours de réparer leurs erreurs. Non sans commettre de nouvelles fautes, chemin faisant. Ainsi, si Chris tente par tous les moyens d’être un père présent pour Tilly, ses efforts pour être transféré à un poste de jour vont être annihilés par ces connexions passées avec le dealer de drogue Carl Sweeney. Un lien, ou plutôt un lest, qui va faire plonger le « premier intervenant » dans une spirale infernale où la pression devient sans cesse plus étouffante. Une pression qui va le pousser, là encore, à accomplir des actions tendancieuses, mais toujours avec des intentions saines. Sans cesse sur le fil, il essaie tout de même de sortir la tête de l’eau en se rendant à un groupe de discussion, gratuit, dont l’utilité va complètement lui échapper. Mais si Chris est l’épitomé de l’auto-sabotage, il n’en reste pas moins un coéquipier fiable pour Rachel qu’il va couvrir coûte que coûte. Le personnage joué par Adelayo Adedayo va d'ailleurs adopter, et sans doute à sa plus grande surprise, le comportement tout en nuances de gris de son partenaire et décider de se faire justice elle-même, suite aux traitements abusifs de son ex-compagnon, Steven. Pour pouvoir se reconstruire évidemment, mais aussi protéger les futures victimes de ce pompier d’apparence débonnaire. Pour autant, au-delà de la vengeance personnelle de la jeune femme, c’est le chemin psychologique qu’elle parcourt dans cette saison 2, difficile mais salvateur, qui va lui permettre de se reconnaître en tant que victime, et ce, malgré l’uniforme qu’elle endosse. [bs_show url="the-responder"]The Responder est un drame poignant diffusé Outre-Manche sur la BBC, mais dont les deux saisons de 5x52 minutes chacune sont à retrouver dans leur intégralité sur Canal+. | |||
| Fellow Travelers, l’amour malgré eux | 28 Jul 2024 | ||
Mis à jour le 28 juillet 2024 : Après avoir été diffusé sur Canal+ en début d'année, la série Fellow Travelers dont les deux acteurs principaux Matt Bomer et Jonathan Bailey ont été nommés aux Emmy Awards, revient sur Paramount+. C'est le moment de rattraper cette mini-série acclamée par la critique. Offrant une véritable immersion dans la vie de l'époque, les huit épisodes sauront vous plonger dans le McCarthisme et sa chasse aux déviants. [bs_show url="fellow-travelers"]Publié le 17 janvier 2024 : L’histoire commence en plein McCarthisme et sa chasse aux communistes et aux déviants. Dans Fellow Travelers, ce sera principalement la dernière catégorie qui nous intéresse puisque les deux héros, Hawk et Tim, sont deux homosexuels qui tombent amoureux l’un de l’autre. Cette expression désigne un sympathisant de la doctrine communiste sans forcément adhérer au parti, surtout dans les années 50. Créée par Ron Nyswaner, le scénariste de Philadelphia entre autres, il s’agit d’une adaptation du roman de Thomas Mallon. Récompensée au festival Marseille Series Stories en recevant le Prix de la Meilleure série adaptée d’une œuvre littéraire et le Prix du public, Fellow Travelers arrive sur Canal+ pour huit épisodes au rythme de deux épisodes tous les jeudis à 22h50 à partir du 18 janvier. https://youtu.be/rKuBG-N30uU?si=2OVTr9P-KI4mswk5Les premières images ont beau se dérouler dans les années 80, c’est au premier flashback que la série débute réellement. Le charismatique Hawkins Fuller mène une carrière lucrative dans les coulisses de la politique à Washington. Il évite de s’engager sentimentalement jusqu’à sa rencontre avec Tim Laughlin, un jeune homme idéaliste et pieu (qui aurait pu rentrer dans les ordres). Ils sont à l’opposé, l’un rodé aux jeux politiques et à la manipulation tout en arborant une façade parfaite d’ancien vétéran distingué, l’autre est plus idéaliste dans ses sentiments et dans sa vie. Ils entament une liaison alors que Joseph McCarthy et Roy Cohn déclarent la guerre aux « subversifs et aux déviants sexuels », déclenchant une des périodes les plus sombres de l’histoire américaine du XXe siècle. À travers quatre décennies marquées par les protestations contre la guerre du Vietnam dans les années 1960, la culture disco et la drogue des années 1970 et la crise du sida dans les années 1980, les deux hommes font face aux obstacles qui se dressent sur leur route et dans le monde, l’un plus en première ligne que l’autre. Matt Bomer et Jonathan Bailey, deux acteurs ouvertement homosexuels, campent les deux héros qui viennent proposer une autre perspective de ses années américaines. Autour d’eux, leur famille, des amis, des amants, des alliés et des ennemis à qui ils vont devoir mentir pour pouvoir espérer vivre une vie. Au-delà du discours politique qui malgré le temps passé refait écho aujourd’hui avec les agressions homophobes en hausse, il s’agit d’une histoire d’amour et d’une histoire de vie à travers les décennies sans oublier l’Histoire. Des références aux figures réelles, évidemment à commencer par McCarthy et Cohn, mais aussi à d’autres comme Harvey Milk, ponctuent l’intrigue de plus ou moins près. À savoir que la série a fait appel à un documentaliste qui a sourcé les faits historiques pour être le plus réaliste possible. Les premiers épisodes sont assez concentrés en terme de temps qui passe, mais avec des retours dans le futur assez fréquents. Le paysage télévisuel n’offre que peu de séries avec des personnages principaux gays, surtout pour un drame historique d’une telle ambition. C’est pourquoi Fellow Travelers semble occuper une place spéciale en existant aujourd’hui. La série est à retrouver sur Canal+ dès le 18 janvier. | |||
| Snowpiercer : le train d’une nouvelle vie sans escale | 24 Jul 2024 | ||
Revenue d’entre les morts après de nombreuses péripéties télévisuelles, Snowpiercer a commencé la diffusion de sa 4e et dernière saison le 21 juillet aux USA sur AMC, et en attendant d’avoir une date officielle de sortie en France sur Netflix, pourquoi ne pas profiter de l'été pour (re)voir la série ? L’histoire ? Dans une réalité post-apocalyptique, la Terre est entrée dans une ère glaciaire qui la rend inhabitable. Pour échapper à un destin funeste, les plus riches ont embarqué sur un train futuriste conçu pour rouler sans interruption, mais une poignée de « démunis » embarquent au dernier moment. Parqués dans les derniers wagons et vivant dans des conditions déplorables, ils vont tenter de se rebeller contre ces populations aisées, voyageant, elles, à l'avant du train. Pour autant, vivre confortablement n’est pas nécessairement un gage de tranquillité puisque ces privilégiés vont, eux, devoir lutter contre des trahisons pernicieuses et des stratagèmes machiavéliques destinés à renverser les règles en place. https://www.youtube.com/watch?v=lGcJL6TG5cA Un transperceneige, symbole de la tension entre les classes socialesLes fans de Snowpiercer ont exulté lorsqu’AMC, chaîne de diffusion de Breaking Bad et de The Walking Dead, a annoncé qu’elle allait dévoiler la 4e et ultime saison de la série. Disponible jusqu’alors sur le canal du câble américain, TNT, la fiction créée par Josh Friedman et Graeme Manson connaissait un succès certain et régulier qui lui permettait de s’assurer des renouvellements précoces pour chacune de ses saisons. La saison 4 n’a pas fait exception. Pour autant, et alors que tous les épisodes avaient été tournés, TNT annonce brutalement l’annulation de la fiction. Après de nombreuses tractations, ce sera donc AMC qui ressuscitera la série. En France, Snowpiercer a connu un parcours télévisuel moins chaotique puisqu’elle a intégré directement le catalogue de Netflix, en 2020, et devrait y rester pour sa dernière saison. Une dernière saison particulièrement attendue suite au cliffhanger de la saison 3 où un nouveau signal était repéré par Melanie (Jennifer Connelly), à l’origine la « simple » voix du train, mais qui a dévoilé de nombreuses facettes au cours des différentes saisons, alors que Snowpiercer a vu sa population divisée entre les croyants en l’existence du Nouvel Eden – soit un morceau de Terre habitable – et les dubitatifs qui ont préféré rester à bord du train. Il est également fort à parier que Wilford (Sean Bean) n’ait pas dit son dernier mot suite à son expulsion forcée du train. Quant à Layton (Daveed Diggs), le détective embarqué illégalement, il aura fort à faire avec les passagers ayant rejoint ce nouveau paradis terrestre. En plus de ses réflexions sur le climat, Snowpiercer et ses 1001 wagons offre un portrait assez juste des tensions que créent les injustices sociales, l’ambition démesurée ou le simple fait de vivre dans un espace confiné. [bs_show url="snowpiercer"]Les trois premières saisons de Snowpiercer, de 10 épisodes chacune, sont disponibles sur Netflix. La saison 4 devrait suivre dans les prochains mois. Pour suivre le fil narratif de la série, ajoutez-la sur votre profil directement depuis le site ou en téléchargeant l’application disponible sur iOS et Android. | |||
| Dead Like Me : la Faucheuse aux airs d’adolescente désabusée | 23 Jul 2024 | ||
Qui a dit que les séries sur la mort devaient être nécessairement tristes ? Certainement pas Dead Like Me, une fiction de 2003 proposée dans son intégralité sur M6+ ! On vous présente Georgia Lass que tout le monde appelle George, une toute jeune adulte, sans ambition, qui vient d’arrêter ses études. Alors qu’elle se promène dans la rue, elle meurt littéralement pulvérisée par la lunette des toilettes d’une station spatiale regagnant la Terre. Mais ô surprise, elle découvre qu’elle ne se dirige ni vers l’Enfer et encore moins vers le Paradis ! Non, elle devient une « entre-deux », ce qui signifie que son âme a rejoint une autre enveloppe charnelle et que sa mission est de récolter, à son tour, les âmes de personnes dont le décès est imminent. Une mission non rémunérée qui va contraindre George à prendre « sa mort en main » en trouvant un appartement et un travail en tant qu’intérimaire afin de subvenir à ses besoins. https://www.youtube.com/watch?v=9rUFIBksq6w Dead like me : la mort, entre émotions et humour noirSi Dead Like Me est parvenue à durer deux saisons, cela ne s’est pas fait sans mal ! Malgré toutes ses qualités scénaristiques et ses dialogues sculptés avec soin, la série a dû séparer de son créateur, Bryan Fuller, pour des raisons créatives dès les premiers épisodes, éliminer rapidement un personnage très prometteur (Betty jouée par Rebecca Gayheart) ou encore tuer dans l’œuf des intrigues ambitieuses au profit d’un chemin plus traditionnel. Ici, le père de George qui devait se révéler homosexuel et qui ne sera finalement qu’un coureur de jupons auprès de ses étudiantes. Malgré ces obstacles importants, Dead Like Me a su marquer son époque par ses prémices originales et surtout son ton décalé. À commencer par George (Ellen Muth, qui depuis la fin de la série, s’est faite très discrète à Hollywood) et ses commentaires sarcastiques qui témoignent d’une maturité allant bien au-delà de son âge. Endossant également le rôle de narrateur, elle offre au public un regard critique sur sa nouvelle vie – ou plutôt sa nouvelle mort – source intarissable d’ironie. Ajoutez à cela, les ping-pongs verbaux avec Ruben (Mandy Patinkin), le chef des « non morts » qui distribue les noms des âmes à récolter sur un post-it, ou Mason (Callum Blue), un collègue de George qui a une vision très flexible de la légalité, et vous obtiendrez une série extrêmement drôle qui n’est pas sans rappeler Wonderfalls, une autre fiction de Bryan Fuller qui a, elle aussi, placé le sarcasme au cœur de ses dialogues. Pour autant, comme son titre l’indique, Dead Like Me évoque la mort et toutes les émotions qui y sont liées. Ainsi, on voit les regrets de la mère de George (Cynthia Stevenson) de ne pas avoir été plus compréhensive avec sa fille ou encore, les difficultés de l’héroïne de récolter certaines âmes parce qu’arrachées à des victimes innocentes, nous faisant ainsi réfléchir sur l’injustice parfois implacable du destin. Mais la série met également en lumière les deuxièmes chances et, notamment, la volonté de George de réparer les erreurs commises de son vivant. Une série rondement menée qui oscille intelligemment entre situations absurdes et réflexions bien réelles sur le sens de la vie ! [bs_show url="deadlikeme"]L’intégralité de Dead Like Me, soit 29 épisodes répartis en 2 saisons, est disponible sur M6+. Et pour ne rien perdre de la narration de la série, ajoutez-la sur votre profil directement depuis le site ou en téléchargeant l’application disponible sur iOS et Android. | |||
| Follow : un serial killer au cœur des réseaux sociaux | 21 Jul 2024 | ||
Et si vous étiez suivi – au sens des réseaux sociaux – par un tueur que toute la police recherche ? C’est le point de départ de Follow, une mini-série à retrouver sur france.tv jusqu'au 31/01/2025, qui suit Léna, une community manager en alternance à la préfecture de Paris. Alors qu’elle tente de sortir de la léthargie personnelle dans laquelle elle s’embourbe un peu plus chaque jour, la jeune femme va être réveillée par une enquête un peu inhabituelle. Un serial killer empoisonne ses victimes et leur vole leur téléphone pour continuer de poster sur leurs réseaux sociaux comme si elles étaient encore vivantes. Léna, très familière avec cet univers digital, va seconder la brigade de police en charge de l’enquête en rentrant en contact avec le tueur. https://www.youtube.com/watch?v=Hm_3ftQfe_o Follow : suis-moi, je te poursuis, poursuis-moi, je te fuisFans de thriller moderne : précipitez-vous sur Follow ! La fiction française proposée dans son intégralité sur france.tv offre, tout au long de ces 6 épisodes, un rythme haletant, particulièrement efficace, qui lui a valu de recevoir le prix de la Meilleure Série de 52 min au Festival de la fiction de La Rochelle 2023. Un prix amplement mérité quand on voit, non seulement, la qualité des intrigues, mais aussi le soin apporté à la construction des personnages. Léna, tout d’abord, interprétée par Marie Colomb. Une jeune femme qui aspire bien plus qu’à son existence actuelle, soporifique et pesante, et qui va trouver dans les échanges avec le tueur, l’excitation qui manquait à sa vie. Une excitation qui va la pousser à prendre de plus en plus de risques, sans réellement prendre conscience du danger qu’elle encourt ou des soupçons qu’elle fait peser sur elle. Qui est fasciné par qui ? Est-ce Léna qui se laisse happer par le jeu pervers, mais ambitieux du tueur, ou est-ce ce dernier qui ne peut s’empêcher d’admirer la témérité de la jeune femme ? Un équilibre délicat et maîtrisé qui ajoute une strate de suspense dans un ensemble déjà très prenant. Et si Marie Colomb porte le poids de Follow avec talent, elle est entourée par des acteurs qui sont loin de démériter. À commencer par Marilyne Canto (Commissaire Agathe Ruffin), la cheffe de la brigade, qui a choisi de faire confiance à une inconnue afin de faire avancer une enquête qui devient de plus en plus notable par les médias, tout en étant incertaine d’avoir fait le bon choix. À ses côtés, Samir (Vincent Heneine) est, lui aussi, mitigé quant aux réelles intentions de Léna. Conscient des qualités de cette community manager qui était passée inaperçue jusque-là, il va lui accorder rapidement un crédit qu’il va bientôt regretter. Jamais manichéenne, mais toujours efficace, Follow tire de ses nuances, un atout scénaristique de taille. [bs_show url="follow"]Les 6 épisodes de 45 min de Follow sont proposés gratuitement sur la plateforme france.tv. | |||
| Little Women sur arte.tv : les débuts à la télévision de Maya Hawke | 18 Jul 2024 | ||
Ces Little Women aussi célèbres, ce sont Jo, Meg, Beth et Amy March, quatre sœurs aussi soudées que différentes. Jo, aventurière et faisant fi des conventions de l’époque, se rêve écrivaine. Margareth « Meg », responsable et mesurée, est aux antipodes de Jo avec laquelle elle partage, pourtant, un lien solide. Beth, elle, est introvertie et passe ses journées à aider sa mère, Marmee, aux tâches ménagères. Enfin, Amy est la plus jeune des quatre sœurs et la plus envieuse de ses aînées. Depuis le départ de leur père à la guerre, elles vivent dans une aisance relative, mais dans un bonheur bien réel. La série, disponible sur arte.tv, raconte le quotidien de ces quatre héroïnes entre disputes familiales et premiers émois amoureux. https://www.youtube.com/watch?v=oaIVZT4EkwA La famille March incarnée par des noms connus de la télévisionRoman publié à l’origine en deux volumes en 1868 et 1869, Les Quatre Filles du Dr March (en version française) a fait l’objet de nombreuses adaptations aussi bien cinématographiques que télévisuelles. Little Women fait partie de cette dernière catégorie. Et si cette fiction britannique a été diffusée sur la BBC en 2017, elle est aujourd’hui présente sur Arte.TV pour le plus grand bonheur des fans du livre, qui est devenu un classique de la littérature américaine, ou encore des fictions historiques. Puisqu’à travers les aventures plus ou moins heureuses des quatre héroïnes, on prend la mesure de la désolation créée par la Guerre de Sécession aux États-Unis et des répercussions sur les proches des hommes appelés au combat. Une désolation que tente d’endiguer tant bien que mal la famille March alors qu’elle traverse, elle aussi, des problèmes aussi bien financiers que personnels. Une générosité déjà bien présente dans le livre original auquel Heidi Thomas, la scénariste, a voulu rester fidèle. Ce n’est donc pas le fond qui est ici notable, mais plutôt la forme, et plus précisément, le choix des comédiens. Ainsi, les sériephiles les plus avertis reconnaîtront dans le rôle d’Amy, Kathryn Newton vue dans Big Little Lies, ou encore Julian Morris (Pretty Little Liars) qui incarne le tuteur de Laurie Laurence, Dylan Baker (Père Kay dans Evil) prête ses traits au Dr March, quant à Angela Lansbury (Jessica Fletcher de la série Arabesque), elle joue la tante ironique et particulièrement franche de la fratrie. Mais Little Women permet surtout d’assister aux débuts en tant qu’actrice de Maya Hawke. Avant d’exploser sur le petit écran dans le rôle de Robin dans la série Stranger Things, la fille d’Uma Thurman et d’Ethan Hawke trouvait ici, en 2017, son premier rôle à la télévision en interprétant l’intrépide et impulsive Jo March. De quoi mesurer le chemin parcouru ! [bs_show url="little-women-2017"]Déclinée en 3 épisodes de 59 min, Little Women est proposée sur le catalogue d’arte.tv jusqu’au 29 avril 2025. | |||
| The Bear saison 3 : dans la tête de Carmy | 17 Jul 2024 | ||
Depuis ses débuts, The Bear s’est rapidement imposée comme une série innovante et incontournable avec une recette simple mais efficace : des personnages profonds, une immersion réaliste dans le monde de la restauration et une narration qui casse les codes sériels. La série de FX créée par Christopher Storer, suit les aventures de Carmen "Carmy" Berzatto (Jeremy Allen White) et de son équipe dans un petit restaurant de Chicago. Elle réussit à mélanger habilement drame, humour et moments de pure humanité. La saison 3 ne déroge pas à cette règle et pousse même les curseurs encore plus loin. Elle arrive sur Disney+ ce 17 juillet. https://youtu.be/4zvP5CYX4Bw?si=HAutHryOQMB71gmqAlors, où en sommes-nous au début de cette troisième saison ? Après avoir hérité du restaurant familial "The Beef", Carmy a pris la décision audacieuse de transformer ce modeste établissement en un temple de la haute gastronomie dans la saison 2. Une décision qui n'est pas sans risques et qui va entraîner son lot de tensions et de drames. Le dernier épisode le voyait enfermé dans sa chambre froide puis sujet à une dépression nerveuse, tandis que tout le monde servait le premier dîner du nouveau restaurant The Bear. L'équipe, que l'on a appris à connaître et à aimer, doit désormais s'adapter à ce changement radical. Sydney (Ayo Edebiri qu’on ne présente plus et qui est certainement la favorite de beaucoup), sa sous-cheffe talentueuse mais souvent stressée, doit apprendre à gérer une brigade sous une pression accrue. Richie, le cousin un peu bourru mais au grand cœur, doit trouver sa place dans cette nouvelle dynamique. Et les autres membres de l'équipe, chacun avec leurs particularités et leurs histoires, contribuent à rendre cette saison riche en émotions et en rebondissements. Cette saison, on accorde un peu moins de temps à l’équipe, même s’ils ont tous leurs temps forts, au profit des tourments internes de Carmy. De ses mentors à sa famille, à son (ex) petite-amie, les images montrent qu’un nuage noir plane dans sa tête. La recherche culinaire continue dans ces nouveaux épisodes, avec comme objectif de décrocher une étoile Michelin. Toute la saison se déroule sur quelques jours et cela ne laisse pas forcément le temps d’avoir une véritable évolution, contrairement à la saison précédente où chaque personnage était au centre d’un épisode. Pourtant, ils ont bien leurs défis personnels à relever. C’est un parti pris par Storer qui pourra en surprendre plus d'un. Visuellement, The Bear reste fidèle à son style unique. Les plans rapprochés sur les plats, les gestes des chefs et l'agitation de la cuisine créent une atmosphère immersive. La réalisation, toujours aussi soignée, joue habilement avec les lumières et les angles pour mettre en valeur à la fois la beauté et la dureté du milieu culinaire. Les moments de calme, souvent marqués par des échanges intimes entre les personnages, contrastent avec les disputes fréquentent et les voix qui s’élèvent. Oui, ça braille, ça crie, dans des lieux assez fermés en plus donc parfois il y a une surcharge d’émotions. Mais The Bear se démarque toujours autant du reste du paysage télévisuel dans ce qu’elle propose. [bs_show url="the-bear"]Le concept de cette saison 3 est différent des précédentes, et si on se demandait si Storer était capable de se renouveler, la réponse est clairement oui. Et c’est à découvrir en exclusivité sur Disney+. | |||
| Lee Jung-jae de The Acolyte : « La série raconte l'ère d'avant Star Wars » | 15 Jul 2024 | ||
Arrivée sur Disney+ le 5 juin dernier, The Acolyte se distingue des autres séries Star Wars par sa chronologie : à savoir que son action prend place plusieurs dizaines d'années avant l’Épisode 1 : La Menace Fantôme alors même que les fonctions des Chevaliers Jedi n’ont pas encore été totalement définies. Maître Sol est justement l’un de ces primo-jedi. Interprété par Lee Jung-jae, que nous avons interviewé lors du 63e festival de télévision de Monte-Carlo, Sol est « quelqu'un qui possède la fois à un grand cœur mais qui est très solitaire. Une solitude qui lui permet de reconnaître et de comprendre celle des autres. » a déclaré l’acteur. Un trait que Lee Jung-jae a voulu absolument insuffler à ce personnage profondément loyal et humain. D’ailleurs, souligne l’acteur sud-coréen, la série ne cherche pas à dépeindre des Jedi omniscients, loin de là « Comme The Acolyte raconte l'ère d'avant Star Wars que l'on connait, à l'époque de la Haute République, nous avons voulu montrer un ordre qui tente, tant bien que mal, de maintenir la paix. Qui fait des erreurs puis cherche à les réparer. » Une récurrence dans cette fiction originale de Disney+, dont le dernier épisode sera diffusé le 17 juillet, « qui suit de nombreux personnages, faillibles et friables, qui essaient de rattraper certaines choses qui ont mal tourné. » confie-t-il. https://www.youtube.com/watch?v=6hEZHyf9iKU The Acolyte : une série aussi destinée aux néophytes de l’univers Star WarsEt si pour jouer Maître Sol, Lee Jung-jae s’est complètement immergé dans la saga interstellaire, le fait que The Acolyte se situe au début de tout, permet de créer une nouvelle porte d’entrée pour les fans de séries qui ne seraient pas familiers avec la mythologie. Pour autant, l’acteur a voulu « connaître parfaitement l'univers de Star Wars avant de commencer à jouer. » Et de poursuivre « J'avais déjà visionné les films et les séries TV dérivées, mais j’ai voulu les revoir dans l'ordre chronologique pour savoir quels traits des Jedi je pouvais conférer à Sol et quelles qualités allaient lui être propre. » Un travail rigoureux et nécessaire qui a permis de créer un personnage tout en nuances. Connu pour Squid Game et maintenant, The Acolyte, Lee Jung-jae est un grand fan de télé et nous le prouve lorsqu’on lui demande quelles séries il conseillerait de regarder : « Il y en a trop ! Mais si je devais choisir : La Chronique des Bridgerton, Le Jeu de la reine, Le Sympathisant, mais surtout The Acolyte (rires) ! » [bs_show url="the-acolyte"]Le huitième et dernier épisode de The Acolyte sera diffusé sur Disney+ le 17 juillet, mais les épisodes précédents sont toujours disponibles sur la plateforme. Le 63e Festival de Télévision de Monte-Carlo, dont Betaséries était partenaire, s'est déroulé du 14 au 18 juin 2024. Pour ne pas perdre le fil de votre visionnage, ajoutez la série à votre profil Betaseries, directement depuis le site ou via l’application disponible sur iOS et Android. | |||
| Dix pour cent, l’une des meilleures comédies françaises | 14 Jul 2024 | ||
Dix pour cent, diffusée pour la première fois en 2015 sur France 2, s'est rapidement imposée comme une série culte dans le paysage télévisuel français. Créée par Fanny Herrero, cette série est inspirée d'une idée originale de Dominique Besnehard, ancien agent artistique ou impresario comme on dirait, renommé. Besnehard, fort de son expérience dans l'industrie du cinéma, a souhaité partager les dessous souvent méconnus de ce milieu. En collaboration avec Herrero, ils ont créé une série authentique, mêlant humour et réalisme, qui a conquis le public dès ses débuts. En collaboration avec Herrero, ils ont créé une série authentique, mêlant humour et réalisme, qui a conquis le public dès ses débuts. Il faut dire que voir des acteurs français ne pas se prendre au sérieux, c’est assez rare pour le souligner, et c’est bien là le cœur de la série, inviter des acteurs qui jouent une version différente de leur propre rôle, comme on a pu le voir avec la comédie britannique Extras par exemple. L’intégralité est de retour sur france.tv, et c’est l’occasion de la (re)découvrir gratuitement. https://youtu.be/garltKyX40Y?si=MOCR8Q8FQmND3c8DLa série nous plonge dans l'agence artistique ASK (Agence Samuel Kerr), où les agents se battent pour leurs talents tout en jonglant avec les crises personnelles et professionnelles. L’histoire commence à la mort du fameux Samuel, créant des questionnements sur la suite de la survie de l’agence. Chaque épisode met en scène une nouvelle star du cinéma français, jouant son propre rôle dans des situations inspirées de la réalité. Cette immersion dans le quotidien des agents artistiques, avec leurs propres arcs narratifs, offre un regard inédit sur le monde du show-business. En s'inspirant des vraies anecdotes de Besnehard, la série parvient à capturer les absurdités et les défis du métier d'agent artistique avec une touche d'humour irrésistible. Les téléspectateurs sont attirés par cette combinaison de drame et de comédie, qui dépeint de manière réaliste les rouages de l'industrie cinématographique. La série doit également son succès à son casting exceptionnel dans le rôle des agents. Thibault de Montalembert incarne Mathias Barneville, un agent charismatique et parfois manipulateur, prêt à tout pour ses clients et pour l'agence. Camille Cottin, dans le rôle d'Andréa Martel, agent talentueuse et sans compromis, se bat pour concilier sa vie professionnelle intense avec sa vie personnelle. Pour l’anecdote, le personnage d'Andréa est inspiré d’Élisabeth Tanner, agente de stars, ajoutant une couche supplémentaire de réalisme et de profondeur à la série. Ensuite on a Grégory Montel, en Gabriel Sarda, qui apporte une touche d’humanité et de vulnérabilité, tandis que Liliane Rovère, dans le rôle d'Arlette Azémar, apporte sagesse et expérience en tant que doyenne de l’agence. Les assistants ne sont pas en reste, la série a notamment aidé à propulser la carrière de Laure Calamy. Chaque épisode présente une nouvelle star, confrontée à des situations souvent exagérées mais toujours inspirées de la réalité. Cécile de France ouvre le bal dans le tout premier épisode, où elle doit faire face à un refus de Hollywood en raison de son âge. Juliette Binoche, quant à elle, oscille entre le glamour du Festival de Cannes et des situations comiques, offrant un épisode mémorable. Isabelle Huppert, connue pour son sérieux, se montre dans une situation où elle doit jongler entre plusieurs tournages simultanément, ce qui donne lieu à des scènes hilarantes. Jean Dujardin se prépare de manière exagérée pour un rôle, allant jusqu'à vivre comme un ermite, tandis que Monica Bellucci cherche un compagnon "normal", dévoilant une facette touchante et amusante de l'actrice. [bs_show url="dix-pour-cent"]Le succès de Dix pour cent ne s'est pas limité à la France. La série a été exportée à l'international sous le titre Call My Agent! Son succès a même conduit à la production de remakes dans plusieurs autres pays dont une version anglaise. Vous pourrez retrouver les quatre saisons de Dix pour cent sur france.tv. | |||
| Magnum, un classique revisité | 11 Jul 2024 | ||
Dans la famille des reboots, je demande Magnum. Démarrée en 2018, cette réinvention moderne de l'iconique série des années 80 a su trouver un équilibre parfait entre hommage et innovation, offrant ainsi une expérience télévisuelle rafraîchissante et excitante. L'originale Magnum, diffusée de 1980 à 1988, mettait en vedette Tom Selleck dans le rôle de Thomas Magnum, un détective privé charismatique opérant à Hawaï. La nouvelle version reprend cette prémisse, mais avec un twist moderne. Après être rentré d'Afghanistan, Thomas Magnum, un officier honoré de l'unité d'élite des SEAL de la Marine américaine, opte pour un changement de carrière en devenant un détective privé. Cette fois-ci Jay Hernandezendosse le rôle titre. L’acteur réussit à capturer l'essence du personnage avec un mélange de charme, d'humour et de détermination, tout en apportant sa propre touche personnelle (la moustache en moins). La saison 4 de la série est actuellement en cours sur TF1 et rattrapable sur TF1+. https://youtu.be/4_L3v6BLcrA?si=6P5juL9NAq0-bAGhAprès avoir servi en Afghanistan, Magnum s'installe à Hawaï et utilise ses compétences militaires pour devenir détective privé. Il vit dans la maison d'un écrivain célèbre, Robin Masters, où il occupe une maison d'amis en échange de services de sécurité. Aux côtés de Magnum, on fait la connaissance de Juliet Higgins (Perdita Weeks), une ancienne agent du MI6 qui travaille comme majordome pour Robin Masters. Pour rappel, Perdita Weeks incarne une version féminine du personnage d'Higgins, interprété par John Hillerman dans la série originale. Bien que leur relation soit tendue au début, un respect mutuel et une amitié sincère se développent rapidement entre eux. Avec des affaires hebdomadaires et un fil conducteur sur la saison, Magnum est un procédural moderne. La saison 3 avait été très rude pour nos héros, avec notamment l’enlèvement de Higgins. Magnum et Higgins avaient enfin reconnu la profondeur de leur amitié, tout en laissant entendre une possible romance naissante. Cependant, cette perspective était compliquée par les sentiments persistants de Magnum pour son ex, Hannah, et par les conflits internes de Higgins concernant leur dynamique professionnelle et personnelle. Enfin, les autres personnages secondaires gagnent aussi de l’importance, TC et Rick seront plus présents cette saison. Leur passé de militaires joue un rôle crucial dans la série, avec de nombreux flashbacks de missions en Afghanistan et le traumatisme qui en découle. Bien que la nouvelle série prenne des libertés créatives, elle reste profondément respectueuse de l'originale. Les clins d'œil et les références à la série des années 80 sont nombreux et bien intégrés, ce qui pourra plaire aux fans de la première génération tout comme aux nouveaux. Bien évidemment, la célèbre Ferrari rouge de Magnum est toujours présente. On y garde un format épisodique de procedural L'une des caractéristiques les plus mémorables de la série originale était son cadre idyllique à Hawaï (en incluant la chemise à fleurs), et la nouvelle série ne déçoit pas sur ce plan. Les paysages paradisiaques, les plages de sable blanc et la culture hawaïenne sont magnifiquement capturés, quelques décennies n’auront rien changé. [bs_show url="magnum-pi"]On souhaite à ce reboot une longévité semblable à sa série mère ! Vous pourrez découvrir la saison 4 sur TF1+. | |||
| Shokuzai sur Arte : le poids écrasant de la culpabilité | 25 Aug 2024 | ||
Shokuzai, série à visionner sur arte.tv, se penche sur des trajectoires interrompues, ou du moins changées, par un moment tragique. Quelques minutes qui ont transformé pour toujours les vies de Sae, Maki, Akiko et Yuka, quatre petites filles qui ne sont jamais parvenues à surmonter le meurtre de leur amie Emili. Incapables d’aider les forces de l’ordre à retrouver le coupable bien qu’elles aient été les seules témoins du crime, elles sont maudites par la mère de la victime, ravagée par le chagrin, qui les condamnent à faire pénitence toute leur vie. Un carcan particulièrement oppressant qui va les diriger sur un chemin de vie sinueux fait de souffrance et d’avilissement. https://www.betaseries.com/blog/wp-content/uploads/2024/08/shokuzai-penitence-serie-japonaise-1.jpg Shokuzai : la pénitence à perpétuitéComment fait-on pour vivre quand on ne se sent pas digne d’exister ? C’est là tout le questionnement de Shokuzai, pénitence en japonais, une mini-série à voir sur arte.tv qui se penche sur la vie de quatre petites filles vives et heureuses devenues des femmes à l’existence cassée. Adaptée du roman éponyme de Kanae Minato par Kiyoshi Kurosawa, la fiction japonaise de 2012 ne prend pas de pincettes quand il s’agit de décrire l’existence quasi insoutenable des héroïnes. Sae (Yū Aoi), qui a veillé le corps d’Emili pendant que ses camarades cherchaient de l’aide, a toujours refusé d’assumer sa part de féminité. Et lorsqu’elle pense – enfin – avoir rencontré l’homme idéal, son union tourne rapidement au cauchemar. De même pour Maki (Eiko Koike), devenue une enseignante passionnée, mais solitaire, qui va être la cible d’une jalousie malsaine. Akiko (Sakura Andō), elle, s’est enfoncée dans une profonde léthargie dont elle ne ressort qu’à la découverte d’une terrible vérité sur son frère. Quant à Yuka (Chizuru Ikewaki), elle a développé un cynisme à toute épreuve. Des destins brisés par la souffrance d’une seule et même femme : Asako (Kyōko Koizumi), la mère d’Emili. Et si on ne peut s’empêcher de détester ce personnage qui s’en prend injustement à des petites filles, on se dit que le chagrin peut parfois donner naissance à des comportements insoupçonnés. Pourtant, la narration du 5e et dernier chapitre se charge de remettre les pendules à l’heure pour Asako tout en offrant une résolution au meurtre d’Emili. En outre, Shokuzai se conclut sur un retournement de situation judicieux qui remet en perspective toute la souffrance injuste infligée à Sae, Akiko, Maki et Yuka et vient insuffler un peu de nuances dans un ensemble quelque peu manichéen. [bs_show url="shokuzai"]Les cinq épisodes de Shokusai, le premier et le dernier de 1h15 min et les trois autres de 50min, sont à découvrir sur arte.tv depuis le 23 août. | |||
| Sunny : le robot meilleur ami de l’homme | 10 Jul 2024 | ||
Après des titres comme The Big Door Prize ou Severance, AppleTV+ aime proposer des séries d’anticipation proches du réel qui nous font questionner notre humanité. Grâce à Sunny, Apple TV+ nous fait voyager dans le futur et nous plonge dans la vie pleine de (mauvaises) surprises de Suzie, une Américaine vivant à Kyoto. Alors qu’elle vient de perdre son mari et son fils dans un accident d’avion, elle reçoit un robot de compagnie, Sunny, pensé et fabriqué par ImaTech, la société pour laquelle travaillait son époux. Elle l’accepte à contrecœur, mais au fur et à mesure que les jours passent, elle va trouver dans la machine, une alliée précieuse, prête à tout pour aider Suzie à désépaissir le mystère qui plane autour de la disparition de sa famille. https://www.youtube.com/watch?v=zYYixvqjiuE Sunny : une série d’anticipation très réalisteSunny aime troubler les pistes ! Si son titre « ensoleillé » laisse présager une fiction légère et pleine de chaleur, la réalité des intrigues tendrait plutôt dans la direction opposée ! La série penche, en effet, du côté du drame, avec une bonne dose de mystère et quelques touches çà et là d’humour. Et trouver l’équilibre juste entre ces différents genres n’est pas toujours chose aisée. Et c’est précisément là que le bât blesse pour cette série originale signée Apple TV+ : dans le passage parfois maladroit d’un genre à un autre. Pour autant, la fiction est une photographie saisissante d’une réalité futuriste, quoique palpable, dans laquelle les robots pensent comme des humains, ou une simple oreillette permet la traduction instantanée d’une langue étrangère et les téléphones portables, ultra-puissants, ressemblent à des polaroids améliorés. Un avenir qui ne semble pas si lointain, mais décrit ici sans manichéisme ni accusation. Un choix scénaristique particulièrement bienvenu, a fortiori, quand on sait combien les fictions ont tendance à diaboliser les avancées technologiques. Néanmoins, le fait même de laisser une place si importante aux robots, aussi attachants soient-ils – et Sunny (qui utilise la voix de Joanna Sotomura) l’est particulièrement – distille une froideur qui peut rendre l’accès à la série difficile. Fort heureusement, Rashida Jones, qui a cette capacité rare de charger d’ironie n’importe quelle phrase de dialogue, parvient à insuffler de l’humanité à cet ensemble volontairement stérile. Sunny donne, en outre, à l’actrice l’opportunité de faire montre de ses talents de jeu au fur et à mesure que son personnage, Suzie encaisse les phrases cinglantes de sa belle-mère (Judy Ongg) ou découvre les vraies activités de son mari, Masa (Hidetoshi Nishijima). Les dix épisodes de la série offrent son lot de rebondissements avec, en filigrane, une machination qui se révèle doucement, mais sûrement par l’enquête menée de manière chaotique, voire comique, mais efficace par Suzie. [bs_show url="sunny"]Les dix épisodes d’environ 30 minutes de Sunny sont à retrouver sur Apple TV+ à partir du 10 juillet. | |||
| SupraCell : des super-héros ultra-ordinaires | 09 Jul 2024 | ||
Dans SupraCell (ou Supacell en VO), disponible sur Netflix depuis le 27 juin, cinq inconnus habitant la banlieue sud-est de Londres connue pour ses inégalités très fortes, se découvrent soudainement des superpouvoirs. Michael est un livreur stable et posé qui vient de demander sa petite amie en mariage. Alors qu’il se fait mortellement attaquer, il réalise qu’il peut voyager dans le temps. Tazer, auteur de l’agression, comprend, lui, qu’il a désormais le pouvoir d’invisibilité. Andre est un père de famille au chômage, inopinément investi d’une force surhumaine, alors que Nadine essaye de comprendre ses soudaines habilités télékinétiques. Enfin, Rodney, un dealer de marijuana, se révèle comme un superhéros doté d’une vitesse incroyable. Alors qu’ils sont menacés par une organisation mystérieuse, ils vont devoir se reconnaître, s’apprivoiser et trouver un moyen de lutter ensemble pour se préserver et protéger leurs proches. https://www.youtube.com/watch?v=Frmk94Etedo SupraCell : des humains aux « super cellules »Digne successeur de Heroes ou de Misfits – une autre série britannique – Supracell, fiction made in Netflix, se concentre, elle aussi, sur des êtres ordinaires qui expérimentent soudain l’extraordinaire grâce ou à cause d’une maladie appelée la drépanocytose. Des êtres, on ne peut plus différents, qui vont devoir placer leur destin entre les mains des uns et des autres alors qu’ils sont de parfaits étrangers. Un saut dans le vide qui ne va pas se faire sans mal, notamment pour Michael (Tosin Cole), contraint de se lier à Tazer (Josh Tedeku), un as du couteau et chef de gang, qui évolue à des années-lumière de sa vie stable et organisée. Michael qui forme, par ailleurs, avec sa fiancée Dionne (Adelayo Adedayo) le cœur, voire le corps émotionnel de la série. Le couple a beau être jeune, il est d’une solidité rare, apportant ainsi un vent de fraîcheur dans un panorama télévisuel qui a toujours beaucoup de difficultés à écrire des relations saines et durables. Et si la galerie – nombreuse – de personnages demande d’emblée une attention particulière de la part du public, le fait d’avoir choisi des protagonistes aussi éclectiques fait naître des dynamiques tout à tour amicales ou familiales riches. Sabrina (Nadine Mills), une infirmière douée et dévouée avec la tête sur les épaules, vit avec sa sœur Sharleen (Rayxia Ojo), impulsive et bavarde. Andre (Eric Kofi-Abrefa) est le père absent en phase de rédemption d’un adolescent timide et Rodney (Calvin Demba), le plus jeune des cinq superhéros, place l’amitié avec Spud (Giacomo Mancini) au-dessus de tout. Des valeurs positives qu’a voulu mettre en avant Rapman, de son vrai nom Andrew Onwubolu, qui endosse de multiples casquettes créatives dont celle de réalisateur. Et s’il n’en est pas à son coup d’essai, on peut que saluer le soin qu’il a voulu apporter à l’esthétique et aux effets spéciaux de SupraCell, en en faisant un produit télévisuel de bonne facture. [bs_show url="supacell"]Les six épisodes de SupraCell (Supacell) sont à retrouver sur Netflix depuis le 27 juin. Pour ne pas perdre le fil de la narration de la série, ajoutez la série sur votre profil Betaseries, directement depuis le site ou via l’application disponible sur iOS et Android. | |||
| Boat Story : dealer, mode d’emploi | 06 Jul 2024 | ||
Après l'avoir découverte au Geneva International Film Festival l'an passé, c'est au public français de découvrir le nouveau thriller Applebury, petite ville côtière et fictive du Royaume-Uni. Janet est ouvrière dans une usine, célibataire depuis que son compagnon l’a délaissée pour un « modèle plus jeune » et contrainte de rester à distance de celui qu’elle considère comme son fils. Suite à un accident du travail dû à une erreur de son supérieur, elle perd sa main gauche et se retrouve, du jour au lendemain, sans travail. Samuel, lui, est un proéminent avocat londonien, obligé de quitter la capitale britannique après avoir dilapidé sa fortune au jeu. Un jour qu’ils se promènent chacun sur la même plage, Janet et Samuel découvrent un bateau échoué, avec à son bord deux corps et une cargaison de cocaïne. Poussés par leur détresse financière, ils décident de dérober la drogue afin de la revendre. Mais ne s’improvise pas dealer qui veut, et ce vol va déclencher le courroux de nombreuses personnes. C’est ainsi que commence cette Boat Story disponible sur Canal+ ! https://www.youtube.com/watch?v=xTNgZ2kDeRw Une histoire de bateau qui oscille entre de nombreux genres télévisuelsDisons-le tout de go : Boat Story est une très bonne série ! Moins dans l’originalité de ses prémices – des inconnus trouvent de la drogue et décident de la revendre – que dans le traitement de ses intrigues. Un traitement éclectique et ambitieux qui nous réserve dans le désordre, des intertitres à l’instar des films muets proposant des textes tels que « tous les héros ne mangent pas de gambas avec de la sauce aux haricots noirs », des sauts dans le temps, passé et futur, ou encore un narrateur sarcastique (Ólafur Darri Ólafsson) capable de se moquer ouvertement des différents personnages. Des personnages particulièrement réussis et risibles, parce que terriblement humains. Ainsi, quand Samuel (Paterson Joseph) cherche à se faire passer pour un dealer international, il fait une rapide recherche en ligne pour trouver à quelle organisation il pourrait appartenir. Ou lorsque l’un des sbires du Tailleur (Tchéky Karyo), le parrain local, n’arrive pas à se repérer dans le commissariat qu’il est en train de prendre d’assaut, il demande à l’un des otages de lui lire le plan (qu’il tenait à l’envers). Mais la vraie force de Boat Story, c’est son parfait dosage entre les différents sentiers télévisuels qu’elle emprunte : celui de la comédie évidemment, du drame, distillé çà et là par Janet (Daisy Haggard), de l’action toujours rondement menée, mais aussi celui… de la comédie musicale ! La série parvient même à insuffler une savante dose de mystère qui ne manque pas de happer le public ! Une « histoire de bateau » qui n’est pas près de boire la tasse ! [bs_show url="boat-story"]Les 6 épisodes de Boat Story sont diffusés à partir du 4 juillet sur Canal+ à raison de deux épisodes par semaine. Si vous désirez, en revanche, accéder à la série dans son intégralité : rendez-vous sur MyCanal. Pour ne rien perdre des aventures incroyables de Janet et Sam, ajoutez Boat Story sur votre profil Betaseries, directement depuis le site ou via l’application disponible sur iOS et Android. | |||
| Such Brave Girls sur Canal + : l’humour noir dans les veines | 03 Jul 2024 | ||
Attention alerte pépite sérielle ! Disponible sur Canal+ dès aujourd'hui, Such Brave Girls est un bijou de fiction à voir absolument ! Kat Sadler, la créatrice de la série et interprète de Josie, l’aînée des deux sœurs, présente son projet comme « l’histoire de trois losers narcissiques obsédés jusqu’à la pathologie de ce que les autres pensent d’eux* » et c’est justement ce décalage entre les vrais états d’âmes des héroïnes et les apparences qu’elles veulent donner qui rend la narration de Such Brave Girls particulièrement réussie. Deb (Louise Brealey, Molly dans Sherlock) est une mère solo en détresse financière, à la recherche désespérée d’un mari riche qui pourra la sortir du marasme financier dans lequel elle s’enfonce chaque jour un peu plus. Josie (Kat Sadler donc) est une jeune femme en proie à des crises d’angoisse, timide et peu sûre d’elle. Au contraire de sa jeune sœur Billie (jouée par Lizzie Davidson, sœur de Kat Sadler dans la vie également) égocentrique et peu futée, convaincue que le dealer de drogue qui la traite comme une moins-que-rien est l’homme de sa vie. https://www.youtube.com/watch?v=eoy_V7lH4m0 Such Brave Girls : comédie familiale officielle, satire sur les dysfonctionnements mentaux officieuseRécompensée aux British Academy Television Awards 2024 – l’équivalent britannique des Emmy Awards américains – comme meilleure série comique, Such Brave Girls est une fiction drôle. Très drôle. De ce genre de comédie qui vous prend par surprise avec une ligne de dialogue si hilarante, qu’elle vous oblige à prendre une pause pour la savourer complètement – et reprendre ses esprits – avant de continuer. Des dialogues, semblent-ils, sculptés sur les trois héroïnes qui les délivrent chacune avec un style et un rythme bien particuliers, mais toujours avec une brillance incroyable. Des héroïnes, par ailleurs, si désespérées à l’idée de cacher leurs sentiments, voire leur misère psychologique, qu’elles en deviennent comiques. Mais Kat Sadler n’a pas opté pour la solution de facilité en façonnant des personnages monolithiques et attendus. Deb, Josie et Billie ne sont pas dupes quant à leurs propres dysfonctionnements mentaux, elles les ont même entièrement intégrés à leur vie quotidienne comme une habitude aurait sa place dans une routine bien établie. Ainsi, les filles savent que leur mère, pourtant sans le sou, n’hésite pas à offrir des séances de shopping à ses filles lorsqu’elles sont tristes. De la même manière, il est clairement établi que Josie est née d’une grossesse non désirée ou que son manque de charisme fait que sa famille oublie parfois qu’elle est dans la pièce. Une normalisation des traumas psychologiques qui se fait à travers le prisme d’un humour noir, impitoyable et frontal que l’on savoure tout au long de cette première saison de Such Brave Girls qui s’est placée dans mal dans la liste des séries de juillet à ne pas manquer ! [bs_show url="such-brave-girls"]La première saison de Such Brave Girls, composés de 6 épisodes de 30 minutes, est à retrouver sur Canal+ dès le 3 juillet à 22h15, à raison de deux chapitres par semaine, ou en intégrale sur MyCanal dès le premier jour. Pour ne rien perdre des aventures de Deb, Josie et Billie, ajoutez la série sur votre profil Betaseries, directement depuis le site ou via l’application disponible sur iOS et Android. *BBC.com media centre | |||
| Teen Wolf : l’intégrale désormais disponible sur Prime Video | 02 Jul 2024 | ||
Avis aux fans de surnaturel et de lycanthropie : Prime Video propose désormais l’intégrale de Teen Wolf ! Originellement lancée sur MTV, la série se concentre sur Scott McCall, un lycéen qui se fait mordre par un loup-garou alors qu’il se promène dans les bois avec son meilleur ami, Mieczyslaw « Stiles » Stilinski. Une mésaventure qui va complètement transformer le quotidien du héros, dorénavant en proie à des transformations inattendues et surtout, à des facultés physiques décuplées. Les deux amis vont tenter de poursuivre leur vie dans une normalité plutôt relative entre leurs émois d’adolescents et des créatures plus ou moins fantastiques qui ont maille à partir avec les héros. https://www.youtube.com/watch?v=81bHvM4AOZs Teen Wolf : la lycanthropie comme symbole des affres adolescentesImager les problèmes et les questionnements liés au passage délicat où l’on laisse l’enfance pour entrer dans le monde adulte avec tout ce qu’il entraîne de déceptions et de leçons, Buffy l’avait déjà fait en 1997 alors qu’elle avait la lourde charge de défendre Sunnydale de la bouche de l’enfer. Eh bien, chaque décennie semble avoir son vaillant défenseur puisque au début des années 2010, il se nomme Scott McCall (Tyler Posey). D’étudiant nageant dans un anonymat profond, le jeune homme mue en athlète aux facultés physiques incroyables au risque de s’attirer les foudres des « jock », les élèves beaux, sportifs et populaires qui peuplent tous les lycées américains. Et comme Buffy, Scott est contraint à rapidement s’habituer aux grandes responsabilités qui accompagnent ce nouveau pouvoir. Et être catapulté beaucoup trop rapidement dans un monde adulte dont il va devoir apprendre les codes et les sacrifices. Fort heureusement, il ne sera jamais seul dans ses différentes quêtes : il pourra compter tout d’abord sur son meilleur ami, Stiles (Dylan O’Brien), un complice indéfectible qui le seconde contre vents et marées, tout en prenant en charge le rôle de caution comique de la série. Et découvrant l’amour pour la première fois, il rencontre Allison (Crystal Reed), fille d’un… chasseur de loup-garou ! Une romance interdite, à la Roméo et Juliette, et intense va alors naître entre les deux tourtereaux qui rappelle l’exaltation des premières amours adolescentes que l’on pense indestructibles. Parfaitement taillé pour l’audience de MTV, Teen Wolf a laissé sa griffe dans le paysage audiovisuel international comme une fiction hybride, mêlant habilement action et profondeur, drame et humour. [bs_show url="teen-wolf-2011"]L’intégrale de Teen Wolf, soit 6 saisons pour 100 épisodes, sont à retrouver depuis le 1er juillet 2024 sur Prime Video ! Et pour ne rien perdre des aventures de Scott et de Stiles, ajoutez la série sur votre profil Betaseries ou via l’application disponible sur iOS et Android. | |||
| 90210, à revoir sur Prime Video | 29 Jun 2024 | ||
Si vous avez grandi dans les années 90, il y a de fortes chances que vous ne soyez pas passés à côté des aventures des jeunes de Beverly Hills 90210. Quand la série a pris fin en l’an 2000, elle a laissé un vide dans le cœur de ses fans. C'est pourquoi l'annonce en 2008 d'une suite moderne, sobrement intitulée 90210, le code postal culte, a suscité une vague de nostalgie. L’intégrale de la nouvelle version est disponible sur Prime Video, et même si sur certains points elle a un peu vieilli, sur d’autres elle trouve une forme de rédemption. https://youtu.be/dGc4ul0WxUY?si=HeF_wqVUtQ3jmHrYPour réussir le pari de faire revivre l'univers de Beverly Hills, la série 90210 a réuni une équipe créative talentueuse. Darren Star, le créateur de l'originale (avec Aaron Spelling), cède cette fois-ci la place à Rob Thomas (créateur de Veronica Mars) pour le pilote, avec Gabe Sachs et Jeff Judah (connus pour Freaks and Geeks) en tant que producteurs exécutifs. Plus tard, la série voit l'arrivée de Rebecca Rand Kirshner Sinclair (Gilmore Girls) qui injecte un nouvel élan à partir de la deuxième saison. Cette combinaison de talents issus de différentes générations de la télévision a permis à 90210 de se forger une identité propre tout en honorant son héritage. La série suit la famille Wilson qui déménage du Kansas pour s'installer à Beverly Hills. Harry Wilson (Rob Estes) accepte un poste de directeur au West Beverly Hills High School, l'école qu'il avait fréquentée autrefois. Sa femme Debbie (Lori Loughlin) et leurs deux enfants, Annie (Shenae Grimes) et Dixon (Tristan Wilds), doivent s'adapter à cette nouvelle vie luxueuse et souvent superficielle de Beverly Hills. Annie, une adolescente douce et enthousiaste, et Dixon, son frère adoptif, se retrouvent rapidement plongés dans le monde des intrigues de lycéens riches et privilégiés. Ils rencontrent une galerie de personnages hauts en couleur : Naomi Clark (AnnaLynne McCord), la cool girl du lycée ; Ethan Ward (Dustin Milligan), le beau gosse en couple avec Naomi ; Silver (Jessica Stroup), une rebelle créative ; Navid Shirazi (Michael Steger), passionné de journalisme et geek sur les bords ; et Adrianna Tate-Duncan (Jessica Lowndes), une actrice en herbe avec des problèmes de dépendance. Glamour, désillusions, on va les suivre au lycée et après. La présence épisodique de personnages originaux comme Kelly Taylor (Jennie Garth) et Brenda Walsh (Shannen Doherty), dans des rôles de soutien, crée un lien nostalgique puissant pour les fans de la première heure. Kelly, maintenant conseillère d'orientation, et Brenda, devenue actrice et metteuse en scène, apportent une continuité et un passage de flambeau symbolique aux nouveaux personnages. Par la suite, le casting originel a tenté une série BH90210 un peu plus meta où ils jouaient leurs propres rôles, une excellente idée qui malheureusement n’était pas tombée au bon moment. [bs_show url="90210"]90210 réussit en grande partie à capturer l'essence de Beverly Hills 90210, tout en apportant une perspective contemporaine. La série originale était pionnière dans sa représentation des défis des adolescents, abordant des sujets tabous comme la drogue, le sexe, et la superficialité de Beverly Hills, qu’on retrouve dans cette nouvelle version. | |||
| La terre des femmes, balade générationnelle feel-good | 26 Jun 2024 | ||
Créée par Ramón Campos et Gema R. Neira, cette dramédie est une adaptation du roman à succès de Sandra Barneda. La terre des femmes remet au centre les femmes et la transmission intergénérationnelle de la grand-mère à la petite-fille en passant par la mère, qui redécouvrent le sens de la famille. Que ce soit par son titre anglais Land of Women ou espagnol, Tierra de mujeres, la série raconte l'histoire de Carmen, interprétée par Eva Longoria, une femme qui voit sa vie bouleversée lorsque des secrets de famille refont surface. Après que son mari soit impliqué dans une affaire de fraude, Carmen et sa mère, ainsi que sa fille adolescente, doivent fuir New York pour se réfugier dans un petit village espagnol, l'endroit où Carmen a grandi. Là-bas, elles cherchent à reconstruire leur vie tout en faisant face à des révélations inattendues et à des conflits familiaux profonds. Avec autant d’anglais que d’espagnol, la série promet des larmes et du rire. https://youtu.be/jpCqgonWyEc?si=HUcGPpqAsdJtwmmmEva Longoria emmène Carmen Maura (qu’on reconnait pour les films d’Almodovar) et une nouvelle Victoria Bazúa dans la campagne au nord de l’Espagne d’où elles sont originaires. Là-bas, elles y croisent Santiago Cabrera qui va les loger. Le casting regroupe donc des visages familiers qui s’amusent énormément. Certaines personnes commenceront peut-être la série pour Eva Longoria, mais c’et véritablement Carmen Maura qui vous ravira. Au-delà de la thématique familiale qui reste le cœur de l’histoire, il y a une véritable bouffée d’air frais dans La terre des femmes. Seraient-ce les paysages magnifiques qui font voyager ou tout simplement l’histoire sans prise de tête ? Dans la petite ville de La Muga, tout le monde se connait, et tout le monde garde un œil ouvert pour les autres. Le clash entre citadines et milieu rural va amener à de nombreuses situations comiques. Certes, le côté « mon mari doit des sous à des gens qui risquent de me tuer » n’est pas si tranquille que ça, mais ce dernier titre d’AppleTV+ rejoint la catégorie d’Acapulco où le divertissement est présent pour tout le monde. On y ressent de la nostalgie où personne n’est pressé et on profite juste des images. [bs_show url="land-of-women"]Parfaite pour l’été pour respirer au milieu des séries beaucoup plus sombres, cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu Eva Longoria sur petit écran et ça fait du bien. Direction AppleTV+ pour regarder la première saison de La terre des femmes. | |||
| Pour Marnie, un drame familial disponible sur france.tv | 23 Jun 2024 | ||
Pour Marnie raconte l'histoire de Nicci et Andrew, interprétés par Sharon Horgan et Michael Sheen, un couple confronté à une décision déchirante concernant la vie de leur fille Marnie (Niamh Moriarty), atteinte d'une maladie grave neuro-vasculaire. Présent au festival Séries Mania 2022, le drame en quatre épisodes créé par Jack Thorne à qui on doit beaucoup trop de projets (Enola Holmes, The Eddy, His Dark Materials, la pièce Harry Potter and the Cursed Child…) en tant que scénariste fait fondre les cœurs. Best Interests en VO est inspirée par des histoires réelles de familles confrontées à des décisions médicales difficiles, Thorne a voulu créer une série qui non seulement divertit, mais aussi fait réfléchir. Même si l’histoire ne s’inspire pas d’une véritable affaire, au Royaume-Uni, il y a eu plusieurs affaires similaires. france.tv propose aujourd’hui la mini-série gratuitement. Et elle sera diffusée le 21 juin à 21h10 sur France 2. https://youtu.be/1WLEPGK2hYg?si=4t63y2B16xEqEVB-Dans le premier épisode, Nicci et Andrew apprennent que leur fille Marnie de 10 ans, souffre d'une maladie dégénérative incurable. Les médecins leur expliquent que l'espérance de vie de Marnie est limitée et que des décisions cruciales devront être prises concernant son traitement. Notamment, qu’il faut arrêter de la soigner et juste rendre sa fin de vie « confortable ». Cet épisode met en place le contexte émotionnel. L’une des forces de la série est probablement la joie de vivre de Marnie, le ciment de toute l’histoire. La jeune actrice qui l’incarne étant elle-même en fauteuil, a su capturer les difficultés motrices et la sensation d’être différente des autres enfants. Autour d’elle, ses parents avec des acteurs de premier ordre qui incarnent les doutes, le déchirement, d’un côté le refus de laisser mourir son enfant et de l’autre, le respect du conseil professionnel. Sharon Horgan et Michael Sheen sont puissants et exceptionnels. Mais leur fille aînée (Alison Oliver) n’est pas en reste. Elle sait que sa petite sœur requiert plus d’attention, mais c’est difficile de ne pas avoir de parents en quelque sorte. Elle-même est tiraillée par l’allégeance à ses parents. À ce niveau-là, on ne parle plus de bien ou de mal ou de moralité, mais juste des émotions humaines. La mini-série pose les enjeux clairs et les difficultés de la parentalité tout en mettant au centre la personne concernée. Jack Thorne étant un grand défenseur des droits des personnes handicapées et qui a déjà abordé la question à plusieurs reprises dans ses écrits, il remet en question le rôle du gouvernement et des autorités médicales sur le regard porté aux personnes handicapées qui sont souvent mises de côté et écartées. Dans la série, tous les partis présentent des arguments poignants et le spectateur devrait ressentir de l’empathie envers tout le monde. [bs_show url="best-interests"]
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| Black Sails a redoré le blason des pirates | 22 Jun 2024 | ||
Mis à jour le 22 juin 2024 : Une nouvelle maison a été retrouvée pour Black Sails, la bien-aimée série de pirates. Elle est dès à présent disponible en intégralité sur M6+, la plateforme gratuite de streaming avec quelques publicités. [bs_show url="black-sails"]Article publié le 25 mai 2022 : Les pirates ont toujours fait partie de la pop culture avec Sinbad le Marin et d’autres figures cultes, mais avec l’avènement de Pirates des Caraïbes, l’image du pirate a quelque peu évolué. Alors quand Black Sails est sortie sur Starz, personne ne misait un kopeck dessus et pourtant elle a su redonner au pirate ses titres de noblesse, ou plutôt de bassesse puisque la série a voulu représenter la pirate dans ce qu’il est de pire, cupide, sanglant, et plutôt sale. Aujourd’hui, impossible de parler de séries de pirates sans parler de Black Sails. Présentée comme un préquel de l’Île au trésor de Robert Louis Stevenson, la série d’aventure permettait d’ancrer dans la réalité certains lieux et personnages, tout en laissant libre l’imagination. Co-créée par Jonathan E. Steinberg et Robert Levine, elle aura duré 4 saisons de 2014 à 2017. L’intégralité est toujours disponible sur Lionsgate+ (anciennement Starzplay). https://youtu.be/rT2Y5jjBNpQLes hors-la-loi de Nassau, plus particulièrement sur l’île de New Providence, ont la vie belle entre les abordages sur les vaisseaux de l’Empire britannique et des divers marchands. Le capitaine Flint (campé par Toby Stephens, et pour l’anecdote, le fils de Maggie Smith) dirige l’un des équipages les plus sournois qui soit, mais lui-même n’a qu’un seul objectif en tête : retrouver le trésor caché espagnol d’Urca de Lima. Pour parvenir à ses objectifs, il va rencontrer dans sa quête plusieurs illustres personnages de la piraterie historiquement réels tels que Jack Rackham, Anne Bonny, Charles Vane, etc. qui vont tantôt l’aider et tantôt lui mettre des bâtons dans les pagaies. Visuellement bluffant, car mine de rien ça coûte un sacré budget pour tourner des scènes de bateau comme il y en a régulièrement dans la série, Black Sails a su être prise au sérieux. L’une des premières séries Starz originals qui a débuté la même année qu’Outlander, le drame historique fait partie intégrante de l’ADN de la chaîne comme elle continue à le prouver avec la prochaine Becoming Elizabeth. La recette fonctionne toujours, un peu de provoc, une bonne dose de sexe avec toutes les orientations possibles, des personnages bien caractérisés auxquels on s’attache facilement, un univers riche… forcément, le divertissement est là. L’histoire est très prenante que ce soit les ambitions politiques de l’une ou le passé trouble d’un autre, les passions naissantes et maudites, ou tout simplement la mythologie passionnante derrière. Le tout est sublimé par la bande-sonore de Bear McCreary, incontournable compositeur de filmes et séries (récemment sur Fondation ou encore Snowpiercer). Et tout ça pour finir sur une fin en apothéose, qui n’a pas tiré sur la corde puisque les créateurs ont suivi leur idée originelle alors que la série était toujours aussi populaire. Malgré tout, Black Sails reste une série souvent sous-estimée et méconnue du public qui mérite bien le détour sur Lionsgate+. | |||
| House of the Dragon saison 2 : la maison Targaryen plus déchirée que jamais | 16 Jun 2024 | ||
Attendue pour le 17 juin sur Canal+ Suisse, la saison 2 de House of The Dragon s’inscrit dans la continuité temporelle des chapitres précédents. Ravagée par le décès de son fils Luke, tué par Aemond Targaryen, Rhaenyra souhaite plus tout se venger de cette disparition dont elle ne se remet pas. Un souhait que son oncle et mari, Daemon, va prendre au pied de la lettre, appliquant une loi du Talion bien personnelle. Une escalade qui déclenche un courroux aussi bien du côté des Targaryen/Hightower que celui de sa nièce, qui soupçonne sa douce moitié d’utiliser sa douleur en tant que mère pour porter à bien ses propres desseins. Une tension familiale que l’on retrouve également entre Otto Hightower et son petit-fils, Aegon II, qu’il trouve instinctif et peu astucieux dans ses stratégies de combat. Entre conseils de guerre sous tension et attentisme fortement critiqué, ce début de la saison 2 du prequel de Game of Thrones fait avancer doucement, mais sûrement, les pions narratifs que la saison 1 avaient placés de manière beaucoup plus rapide. https://www.youtube.com/watch?v=YN2H_sKcmGw House of The Dragon saison 2 : une guerre qui se consume lentementAprès presque deux ans d’absence, House of The Dragon est de retour ! La série produite par HBO et diffusée en France sur Max revient avec des épisodes dans lesquels règnent une haine plus vive que jamais entre les deux camps de la maison Targaryen. Emma d’Arcy brille toujours autant dans le rôle de Rhaenyra, la reine officieuse d’un royaume déchiré qui tente d’apporter une touche d’humanité dans un monde où règne le manque de pitié. En digne fille de son père. Olivia Cooke insuffle, elle, des nuances de jeu particulièrement intéressantes à une Alicent, déchirée entre ses convictions personnelles, en complète opposition avec les stratégies vindicatives de son fils, Aegon II (Ty Tennant) et de son amant, Sir Criston Cole (Fabien Frankel) et sa loyauté envers son camp. D’ailleurs, l’un des quatre premiers épisodes de cette nouvelle saison de House of The Dragon nous offre une confrontation inattendue et absolument savoureuse entre les deux héroïnes, antagonistes dans les faits, mais pourtant si proches dans leurs hésitations alors que leurs deux familles se dirigent inexorablement vers une Danse des Dragons qui s’annonce sanguinaire. Entre ces deux figures de proue, gravitent les personnages déjà introduits lors de la saison précédente : Otto (Rhys Evans), l’homme qui soufflait à l’oreille du roi, qui va subit un revers de taille dans ces nouveaux épisodes et évidemment Daemon Targaryen (Matt Smith), aussi imprévisible que loyal envers Rhaenyra qu’il aime et jalouse à la fois. Une saison deux bavarde à l’action retenue, qui risque de décontenancer les fans des chapitres précédents. Pour autant, si House of the Dragon est bien la progéniture de Game of Thrones, on se dit que ce ressort scénaristique est une simple technique permettant de reculer pour mieux sauter quand la tension entre la maison des Verts et celle des Noirs aura atteint son paroxysme et devra nécessairement exploser. [bs_show url="house-of-the-dragon"]Les huit épisodes de la saison 2 de House of The Dragon sont à retrouver sur Canal+ en Suisse tous les lundis à partir du 17 juin. | |||
| El ministerio del tiempo : voyage à travers l’Histoire espagnole | 21 Aug 2024 | ||
Avis aux fans de voyage dans le temps : voici El ministerio del tiempo, une série espagnole à visionner sur Universal+, qui nous offre une plongée originale dans l’Histoire du pays à travers trois nouvelles recrues, issues d’époques différentes, d’un département ministériel très secret du gouvernement. Dans les années 2010, Julián Martínez est un infirmier urgentiste téméraire à l’extrême, incapable de faire le deuil de sa femme, disparue dans un accident quelques années plus tôt. En 1569, Alonso de Entrerríos est un soldat vaillant de l’armée des Flandres condamné à mort. Enfin, Amelia Folch est l’une des premières femmes à fréquenter l’université de Barcelone. Brillante et opiniâtre, elle ne remporte pourtant pas l’adhésion auprès de ses pairs masculins encore peu habitués à ce genre d’émancipation dans une Espagne de la fin du 19e siècle. Ils vont former une équipe efficace, grâce à leur expérience différente, qui va devoir protéger à tout prix l’Histoire espagnole en empêchant les voyages dans le temps d’individus néfastes désirant changer les événements pour leur bénéfice personnel. https://www.youtube.com/watch?v=23l0iEZIpMA Une série espagnole fantastique qui n’oublie pas le facteur humainLorsque la série El ministerio del tiempo est sortie en 2015, elle a fait mouche quasi instantanément ! Plébiscitée par la presse qui a salué unanimement ses intrigues ambitieuses, mais toujours très respectueuses de l’Histoire, elle a également trouvé un écho retentissant auprès du public qui n’a pas tardé à former une communauté particulièrement exaltée auto-nommée les « ministéricos », contraction de « Ministeros » et « histericos ». Une homogénéité d'opinions qui a immédiatement permis à la fiction de créer un véritable univers fictionnel transmedia entre spin-off radiophoniques, websérie et bandes dessinées. Un phénomène encore plutôt rare en Espagne dans les années 2010. Mais El ministerio del tiempo, à découvrir sur Universal+, n’est pas seulement un phénomène socio-télévisuel, elle a su proposer, pendant ses quatre saisons, des épisodes de qualité qui font la lumière sur des figures emblématiques de l’Histoire politique et culturelle du pays comme le général Francisco Franco, le peintre Velasquez, Cervantès, le père de la littérature moderne (qui voulait en réalité devenir dramaturge) ou encore Gabriel Garcia Lorca. Il faut ajouter à cela une mythologie riche liée au fonctionnement de ce ministère aussi mystérieux que passionnant, la fascination autour du voyage dans le temps et, surtout, les enjeux qui reposent sur les épaules de l’équipe, qui doit protéger coûte que coûte l’Histoire telle qu’on la connaît. Pour autant, la fiction fantastique créée par les frères Pablo et Javier Olivares n’en oublie pas de poser des questions profondément humaines : que ferait-on si nous avions le pouvoir d’en savoir plus sur notre futur ? De faire revenir des proches disparus trop tôt ? Et c’est bien là toute la difficulté de posséder un pouvoir aussi séduisant ! Et même si Julián Martínez (Rodolfo Sancho), Alonso de Entrerríos (Nacho Fresneda) et Amelia Folch (Aura Garrido) savent l’interdiction d’utiliser le voyage dans le temps à des fins personnelles – ce pour quoi ils ont été engagés – ils terminent tous par céder à la tentation. Une série riche grâce à de nombreuses nuances de lecture qui sauront attirer un public hétéroclite. [bs_show url="el-ministerio-del-tiempo"]El ministerio del tiempo compte 42 épisodes de 70 minutes, déclinés en quatre saisons, et tous sont disponibles sur Universal+. Et pour ne rien perdre des intrigues de la série, ajoutez-la à votre profil, directement sur le site ou depuis l’application disponible sur iOS et Android. | |||
| Présumé innocent, Jake Gyllenhaal au cœur d’un meurtre | 12 Jun 2024 | ||
Un horrible meurtre bouleverse le bureau du procureur de Chicago. L’une de ses procureurs s’est retrouvée assassinée avec une mise en scène où elle était ballotée. Seulement ça ne s’arrête pas là, car un de ses collègues va être suspecté dans cette affaire, obligeant l’accusé à se battre pour garder sa famille unie. Si l’histoire de de Présumé innocent vous rappelle quelque chose, c’est bien normal, un film avec le même titre était sorti en 1990 adapté du roman éponyme de Scott Turow. Le film mettait en vedette Harrison Ford dans le rôle principal, tandis que dans cette nouvelle-mini série d’AppleTV+ c’est Jake Gyllenhaal qui endosse le rôle de Rusty Sabich. David E. Kelley est le showrunner de la série tandis que J.J. Abrams fait partie des producteurs exécutifs via sa société Bad Robot. Comme le film et le roman, la série en huit épisodes se concentre sur le suspense et l'exploration psychologique des personnages, tout en abordant des questions éthiques et morales au sein du système judiciaire. https://youtu.be/NQu6TJV_q2s?si=8fB_gSkG1Ekm3YTVDès la bande-annonce on comprend que la famille de Rusty Sabich n’est pas si solide qu’elle en a l’air puisque Rusty entretient une liaison avec Carolyn Polhemus (Renate Reinsve), la victime de l’histoire. Dès le deuxième épisode, on apprend que sa femme Barbara (Ruth Negga) est au courant de cette liaison qui a bien failli détruire leur famille, mais qu’ils ont réussi à surmonter ce temps dur ensemble. Plus qu’une enquête, c’est au cœur du bureau du procureur de Chicago que la série se déroule. On y voit donc les dessous juridiques d’une affaire amplement médiatisée. Quand les soupçons vont se tourner vers Rusty, ses principes mêmes sont remis en question. Gyllenhaal est brillant dans son personnage qui semble vraiment porter deux visages différents. L’un, comme bon père de famille et l’autre comme avocat retors avec des pulsions inavouables. Des flashbacks ponctuent les épisodes évidemment, où on revient sur sa relation avec Carolyn, les événements qui prouvent que certains témoins au procès se parjurent. En tant que thriller judiciaire, le film se plaçait déjà comme un incontournable du genre, mais la série permet de développer encore plus les ficelles de la justice ainsi que les personnages, notamment les secondaires comme le mentor de Rusty ou encore ses détracteurs. En effet, l’affaire a lieu quand le procureur général change, son ancien mentor est mis de côté tandis que son némésis remporte la victoire. C’est eux, Nico Della Guardia (O-T Fagbenle) et un jaloux Tommy Molto (Peter Sarsgaard), qui vont accuser Rusty du meurtre de Carolyn. Où est la vérité ? [bs_show url="presumed-innocent"]Présumé innocent est à découvrir dès le 12 juin sur AppleTV+. | |||
| Becoming Karl Lagerfeld sur Disney+ : la genèse d’un génie | 06 Jun 2024 | ||
Comment devient-on une icône de la mode ? Avec du talent, certes, de la persévérance évidemment et une grande dose de créativité. Des traits qui habillent à la perfection le héros éponyme de la nouvelle fiction de Disney+ : Becoming Karl Lagerfeld. Un héros aux ambitions extra-larges engoncées dans une réalité aux coutures trop étroites. En effet, en 1972, lorsque la série débute, Karl Lagerfeld est un quasi-inconnu qui s’illustre tant bien que mal dans l’univers du prêt-à-porter. Une carrière trop en deçà de ses attentes et de, sans doute, son talent alors qu’Yves Saint Laurent, qui a commencé sa carrière en même temps que lui, est un créateur adulé de la haute couture. Complexe et complexé, le styliste ingurgite la nourriture sans limites, mais abhorre sa silhouette, subvient au moindre besoin d’un jeune homme, Jacques de Basher, à qui il n’a pourtant jamais dit « je t’aime » et vit avec sa mère, la seule personne en qui il a totalement confiance. Un trop-plein de frustrations qui va – enfin – le pousser à devenir le grand nom de la mode qu’il a toujours ambitionné de devenir. https://www.youtube.com/watch?v=7hugYD-nb58 Becoming Karl Lagerfeld : « Il n’y a pas un jour de ma vie où je n’ai pas rêvé d’être un grand homme »Quand nous avons interviewé Isaure Pisani-Ferry, l’une des créatrices de cette nouvelle fiction signée Disney+ lors de l’édition 2024 de Canneséries, Becoming Karl Lagerfeld allait être projeté en avant-première mondiale le soir-même sur l’écran géant de l’auditorium Louis Lumière. Et si la jeune femme était nerveuse, elle a pris ce moment comme l’apogée des trois années de travail qu’a représenté la création de la série. Une série « qui n’est pas un biopic », précise-t-elle, puisque lors du premier épisode, Karl Lagerfeld a déjà 38 ans. Non, ici, la narration se concentre sur un pan de vie intense et dramatique, ou, pourrait-on dire de manière quasi-géométrique, sur le carré d’amour/haine constitué d’Yves Saint Laurent, Pierre Bergé, Jacques de Basher et enfin de Karl Lagerfeld. Et lorsqu’on a demandé à Isaure Pisani-Ferry quelle a été la découverte la plus surprenante lorsqu’elle s’est plongée dans la vie romanesque de ce personnage haut en couleur, elle nous répond : « sa capacité à affabuler, voire à mentir ! Sur son âge, ses origines sociales, son pays d’origine et même sur son prénom ! À un moment, il se faisait même appeler Roland ! Mais aussi, sa disposition à se réinventer, à n’importe quel âge. Ce qui est une belle leçon de vie. » Une complexité brillamment retranscrite à l’écran par Daniel Brühl qui trouve des partenaires de jeu de haut vol avec Théodore Pellerin, interprète toujours très juste d’un Jacques de Bascher indolent et provocateur, Alex Lutz qui prête ses traits à Pierre Bergé, nerveux et hautain et Arnaud Valois dans le rôle crucial d’Yves Saint Laurent. Un casting qui a l’étoffe nécessaire pour nous happer immédiatement dans les rivalités amoureuses et professionnelles qui jalonnaient alors la vie de Karl Lagerfeld. Un jeu d’acteurs qui s’inscrit dans la qualité globale de la mini-série à l’esthétique soignée et à la réalisation sans faute, assurée de concert par Jérôme Salle et Audrey Estrougo. Et un souci du réalisme qu’Isaure Pisani-Ferry a pris très à cœur : « J’ai rencontré Gilles Dufour, qui a longtemps été son assistant, puis son bras droit. Patrick Hourcade, son décorateur et meilleur ami ou encore Carlos Munoz, son filleul, pour avoir une idée précise de qui était Karl Lagerfeld dans les années 70. » Consciente du challenge de s’attaquer à un véritable mythe de la mode internationale, la jeune femme a dû, et a su, trouver le bon équilibre entre les codes d’écriture d’une fiction et l’exigence de ne pas éclabousser le nom d’une icône. https://www.betaseries.com/blog/wp-content/uploads/2024/06/Becoming-Karl-Lagerfeld-daniel-bruhl-disney-plus.jpgLe résultat est une mini-série plus que réussie dont les sept épisodes sont à découvrir dès le 7 juin sur Disney+. [bs_show url="kaiser-karl"]Et pour ne pas perdre le fil narratif de la série, ajoutez Becoming Karl Lagerfeld sur votre profil depuis le site Betaseries ou sur l’application disponible sur iOS et Android. | |||
| The Acolyte, tout sur les Jedi | 05 Jun 2024 | ||
Créée par Leslye Headland (Poupée russe), la nouvelle série de la saga Star Wars pourrait bien vous étonner. Assez loin de la saga Skywalker, The Acolyte pose son décor avant les événements de Star Wars: Episode I - La Menace Fantôme environ un siècle auparavant. La série explore les derniers jours de l'ère de la Haute République, une période relativement paisible et prospère pour la galaxie. Cette époque est marquée par une influence croissante des Sith, qui opèrent dans l'ombre, cherchant à déstabiliser l'ordre galactique et à préparer leur retour au pouvoir. Le terme "Acolyte" du titre fait référence à un apprenti Sith ou à quelqu'un en formation sous la tutelle d'un Sith. Ainsi, la série se concentre sur les aspects plus sombres de la Force, explorant la montée en puissance des ténèbres et les intrigues politiques et mystiques qui y sont associées. La série débute ce mercredi sur Disney+ pour une première saison de huit épisodes. https://youtu.be/6hEZHyf9iKU?si=z_sc6e5N5LB88HkqLe premier épisode est plutôt malin pour servir d’exposition en revenant sur le personnage principal d’Osha Aniseya (Amandla Stenberg) sous forme d'interrogatoire. Elle est une ancienne Padawan qui a quitté l’ordre des Jedi. Mais sa vie prend un tournant inattendu quand elle est arrêtée pour meurtre d’un maître Jedi. Malgré son déni de toute culpabilité, toutes les évidences semblent l’accuser avec un témoin visuel. Son ancien maître (Lee Jung-jae de Squid Game) va venir à sa rescousse en assumant ses responsabilités tout en tentant de l’innocenter accompagné de sa nouvelle Padawan (Dafne Keen) et d’un Jedi fraîchement sorti de l’académie (Charlie Barnett). Rapidement, on va comprendre qu’il s’agit de sa sœur jumelle présumée morte (jouée par la même actrice) qui semble être une apprentie Sith qui est derrière le meurtre et qui s’apprête à en tuer d’autres. Mais pour quelles raisons ? D’où viennent-elles ? Cette série propose de lever le pan sur une facette de la saga qu’on connait mal, les Sith, pourtant fascinants. Se positionner durant la Haute République sans tout le poids de la rébellion mais en prenant juste quelques éléments du lore est un grand avantage pour The Acolyte qui peut ainsi se concentrer sur ses personnages plutôt que de vouloir satisfaire les fans. Les acteurs sont excellents, avec une bonne alchimie de groupe. Quelque part, peut-être qu’il s’agit d’un des rares groupes de protagonistes Star Wars plutôt lambda, avec des conversations normales pleine d’humour, des amitiés qui se forgent et des sentiments, malgré des niveaux de langues à la Jedi. La traque est prenante, les décors des planètes extraterrestres sont magnifiques comme d’habitude. Et les combats sont d’une chorégraphie très lisibles où la Force s’intègre parfaitement même s’ils mettent plus en avant le corps à corps plutôt que les sabres laser. [bs_show url="the-acolyte"]Pour les fans de Star Wars, mais surtout pour ceux qui ne connaissent pas le lore ou mal, The Acolyte pourrait être leur prochain thriller en occultant la franchise. Elle débarque sur Disney+ pour huit épisodes avec un par semaine. | |||
| Mary & George, séduction à la cour de Jacques Ier | 02 Jun 2024 | ||
Mary & George, le drame historique du XVIIe siècle, débarque sur Canal+ dès demain après avoir été présentée en avant-première à Séries Mania cette année. Cette mini-série explore l’histoire des personnages éponymes mère et fils (Julianne Moore et Nicholas Galitzine) qui s’intègrent à la cour du roi Jacques Ier (Tony Curran) grâce à la séduction de George. Avec une profusion d’alliances, de trahisons, de ruptures et de réconciliations en sept épisodes de 50 minutes, la série est déjà intrigante en soi. Cependant, c’est le ton singulier adopté par le créateur D.C. Moore, dans son adaptation du récit non-fictionnel de Benjamin Woolley, The King’s Assassin. Les sept épisodes seront diffusés les lundis à 21h avec trois épisodes au lancement puis deux les semaines suivantes. https://youtu.be/OYI7FtJr20c?si=QuMrqivSddfcQ20XÀ la fois comique et sensuel, l’histoire avec ses aspects anachroniques est étonnamment fidèle à la réalité. Tout comme un Dickinson ou encore un The Great, sans tomber dans l’absurde aussi poussé, Mary & George qui aurait pu être une simple histoire de sexe et d’ambition s’avère être une proposition très originale dans le paysage télévisuel. On peut aussi se référer à The Favorite qui mettait en scène une reine d’Angleterre avec des liaisons lesbiennes. Mais dans Mary & George, même si les scènes d’orgies et de relations charnelles sont assez fréquentes, le fond reste bien ancrée sur la soif de pouvoir et l’ambition d’une femme qui ne fait qu’utiliser son fils pour arriver à ses fins. Mary, une aristocrate mineure servante à ses débuts, ne pense qu’à se hisser plus haut. Et si cela doit passer par son fils benjamin béni avec un visage magnifique, soit. George voudrait vivre sa vie mais se retrouve pris au jeu de la liaison avec le roi Jacques Ier qui lui ouvre tout un tas de nouvelles portes dont il n’aurait osé rêver. Si George commence la série comme un garçon amoureux épris d'une servante, il la termine comme le premier duc de Buckingham, un rôle bien plus stratégique qu’un favori. Les deux acteurs sont excellents, Julianne Moore n’a plus rien à prouver, et Galitzine montre une nouvelle facette différente de Red White and Royal Blue. Eux et tous les autres vivotent autour du roi avec leurs machinations soutenues par la reine elle-même, ou d’autres figures importantes de la cour. Tony Curran réussit à être le centre de l’attention, oscillant entre des moments de lucidité et de longues périodes de ce qui semble être de la folie, bien que cela ne soit jamais identifié comme tel. Au fil de la saison, le temps passe et la politique évolue, que ce soit les guerres, la situation économique, etc. comme peut le faire n’importe quel royaume. La place laissée à la politique prend plus d’ampleur au fur et à mesure que George s'intègre davantage dans le cercle intime de Jacques. [bs_show url="mary-george"]Les thèmes queer de la série sont rafraîchissants dans cette mini-série historique aux costumes et décors somptueux. Les sept épisodes de Mary & George sont donc à découvrir sur Canal+. | |||
| Will Trent, un agent spécial pas comme les autres | 01 Jun 2024 | ||
La série Will Trent, basée sur les romans de Karin Slaughter, suit le personnage éponyme, un agent spécial du Georgia Bureau of Investigation (GBI) doté d'un don particulier pour résoudre des enquêtes. Avec son attention au détail, il va tenter de résoudre des affaires complexes, parfois étant soutenu par la police locale. On pourrait croire qu’il s’agit d’un nouveau Sherlock, mais loin de là, Will Trent a au contraire bien trop d’émotions qu’il essaie de contenir. Déjà disponible sur Disney+, avec une saison 2 en cours outre-Atlantique, la saison 1 débarque sur TF1+. https://youtu.be/jRgnyFbH3RM?si=7TaAFj7h1bx947zSDès le début on apprend que Will (interprété avec brio par Ramón Rodríguez) est dyslexique, qu’il a grandi dans un foyer et que s’il est agent spécial c’est parce qu’on lui a laissé une chance. Trent est présenté comme un homme marqué par son passé difficile dans le système de protection de l'enfance, tout comme son intérêt romantique et officier de police, Angie Polaski (Erika Christensen), avec qui il a grandi. Les deux sont dans une relation plus ou moins sérieuse, mais la peur de l’engagement des deux côtés est bien forte. En même temps, il va se mettre sur le dos beaucoup de gens que ce soit ses collègues ou ses ennemis à cause de son comportement abrasif. Il n’a pas peur de dire les choses voire carrément être impertinent. Mais en même temps, ce sont ces traumatismes et sa résilience qui l’amènent à être une personne avec ses TOC, son sens de la justice et de la moralité et qui font qu’il se démarque de beaucoup d’autres enquêteurs. Malgré son format procédural, la série a quand même un fil rouge conducteur. Dès les premiers épisodes, des affaires de meurtres apparemment sans lien entre eux commence à révéler des motifs et des connexions sous-jacentes. Et ce sont quand même ces enquêtes bien ficelées qui tiennent en suspens le spectateur. Chaque épisode apporte de nouveaux éléments à cette conspiration, avec des sous-intrigues qui se tissent autour de l'arc principal. Ayant été marqué par l’injustice et l’exclusion, Will a à cœur de défendre les plus démunis, et c’est pour ça qu’il adopte rapidement un chien et noue une relation avec une victime. Sur le papier, même si elle semble assez banale, le personnage principal et son entourage deviennent fortement attachants et on a envie d’en savoir plus sur eux qu’on connaisse ou non les livres originels. [bs_show url="will-trent"]Vous pourrez découvrir Will Trent gratuitement sur TF1+. | |||
| A Gentleman in Moscow, Ewan McGregor en aristocrate russe | 29 May 2024 | ||
A Gentleman in Moscow est une mini-série télévisée co-produite par Lionsgate et Paramount mais qui se retrouve sur Canal+ chez nous, adaptée du roman à succès d'Amor Towles. La Russie post-révolutionnaire des années 1920. Déchu de son titre d’aristocrate et dépouillé de ses biens, le comte Alexandre Rostov est assigné à résidence, à vie, dans les combles du grand hôtel Metropol de Moscou. Tandis que les années passent et que le pays traverse les décennies parmi les plus tumultueuses de son histoire, les conditions de vie restreintes de Rostov l’ouvrent sur un vaste monde de découverte émotionnelle. Alors qu'il se construit une nouvelle vie entre les murs de l'hôtel, il découvre la véritable valeur de l'amitié, de la famille et de l'amour. Les personnages principaux, interprétés par Ewan McGregor et Mary Elizabeth Winstead, couple à la ville, jouent enfin ensemble à l’écran. Elle arrive sur Canal+ le 30 mai en streaming mais aussi avec deux épisodes les jeudis dès 21h sur huit épisodes. https://youtu.be/5PpUtjfZB5g?si=-wn0Zzl9UQ0xmQuHCe comte Alexander Rostov est un bon vivant, doté d’une joie de vivre contagieuse. Malheureusement pour lui quand l’histoire débute en 1922, peu après la Révolution russe, il est condamné à une assignation à résidence à vie dans l'hôtel Metropol de Moscou. Ce majestueux hôtel devient à la fois sa prison et son univers, offrant un cadre riche mais limité pour s'adapter, se réinventer dans l'objectif de survivre. Mary Elizabeth Winstead incarne Anna Urbanova, une actrice de cinéma glamour et l'intérêt romantique de Rostov. Leur alchimie à l'écran, enrichie par leur relation réelle hors caméra, ajoute une dimension authentique et touchante à leur romance. Mais ce n’est pas elle le personnage pivot, ce serait plutôt la jeune fille nommée Nina Kulikova (Alexa Goodall, une révélation). Nina est une enfant curieuse et intelligente qui réside également à l'hôtel Metropol et va pimenter la vie du comte en lui offrant un lien vital avec le monde extérieur et une source de nouvelles expériences et de responsabilités. En arrière-plan, la série dépeint les bouleversements politiques et sociaux de l'époque, permettant aux spectateurs de plonger dans l'atmosphère tumultueuse de la Russie soviétique naissante. L'hôtel Metropol, avec son architecture somptueuse et ses détails d'époque, devient presque un personnage à part entière. Chaque recoin de l'hôtel exploré par le comte et Nina, chaque interaction entre ses habitants, contribue à construire un tableau vivant de la société russe de l'époque. Les décors et les costumes, fidèles à la période, renforcent l'immersion des spectateurs dans cette époque charnière de l'histoire russe. L’intrigue de la série, tout en restant fidèle au roman, aborde des thèmes contemporains de manière subtile. La lutte de Rostov pour trouver un sens à sa vie dans des conditions restrictives résonne avec les expériences modernes de confinement et de recherche de la résilience. [bs_show url="a-gentleman-in-moscow"]Au final, A Gentleman in Moscow montre bien des petites joies de la vie quotidienne et comment elles permettent de surmonter un jour de plus. Le personnage principal s’avère inspirant quand le monde est plongé dans une sorte de torpeur. La mini-série est à découvrir sur Canal+ avec ses huit épisodes. | |||
| Zorro, la revisite espagnole du cavalier masqué | 28 May 2024 | ||
Le Zorro, le héros masqué qui continue de séduire génération après génération depuis que l'écrivain Johnston McCulley l'a créé en 1919, revient sur nos écrans. Après avoir été diffusé sur Prime Video en Espagne, c’est M6+ qui propose la nouvelle version plus actuelle du classique récit d'aventures, de vengeance et de justice en 10 épisodes. Elle ne doit pas être confondue avec la série française qui arrivera sur Paramount+ puis plus tard sur france.tv avec Jean Dujardin dans le rôle principal. Ainsi, Zorro nous présente Diego de la Vega, un aristocrate de la Californie mexicaine choisi pour être Zorro, le justicier chargé de défendre Los Angeles contre les méchants et les fonctionnaires corrompus. Mais, bien qu'il accepte cette mission guidé par son sens du devoir envers la justice, son objectif secret est de découvrir qui a tué son père pour l'amener devant la justice. Diego ne tardera pas à faire face aux défis de défendre le peuple et à observer comment ses incursions affectent la Californie du XIXe siècle. Cependant, tout le monde ne verra pas d'un bon œil qu'il, un aristocrate privilégié, incarne le rôle du justicier... et il pourrait même faire face à la concurrence. https://youtu.be/IJQPis6Bg-s?si=-h51pIh0uSJxDM03Miguel Bernardeau (connue pour son rôle dans Élite) est la nouvelle incarnation de l’escrimeur californien, succédant à une vingtaine d’acteurs, avec Antonio Banderas étant l'un des plus charismatiques, selon nous. Mais il n'est pas seul. Comme ses prédécesseurs, la nouvelle adaptation de Zorro est un pur divertissement, avec un rythme très soutenu et un mélange très efficace d'action, de mystère et, bien sûr, d'un triangle amoureux. Cependant, tout ne renvoie pas aux classiques. La série montre une volonté claire d'intégrer des perspectives plus modernes, comme souligner le colonialisme espagnol ou la multiculturalité de la Californie mexicaine de l'époque, sans effacer de l'écran les peuples indigènes qui habitaient le territoire, et en reconnaissant l'existence de communautés russes ou chinoises dans la région. En tout cas, la série a dû équilibrer ces éléments modernes avec l'essence classique de l'histoire. Peut-être est-ce pour cela que Bernardeau a été choisi pour le rôle principal, connu pour son rôle dans Élite, et qui pourrait initier les plus jeunes, non seulement à l'histoire, mais aussi à une époque peu connue d'eux. [bs_show url="zorro-2024-es"]En définitive, la nouvelle adaptation de Zorro se présente comme une fiction familiale plus orientée vers le divertissement que vers l'ajout de nouvelles couches de profondeur à une histoire que nous connaissons déjà, malgré l'introduction de nouvelles perspectives féminines et de critiques du colonialisme espagnol. Si vous avez envie de retrouver le célèbre justicier masqué (ou de le découvrir pour la première fois), vous pouvez dès maintenant profiter de la première saison intégrale de Zorro sur M6+. | |||
| Evil saison 4 sur Paramount+ : entre Kristen et Leland, l’affrontement s’intensifie | 26 May 2024 | ||
La 4e saison d’Evil a commencé sur Paramount+ depuis le 23 mai et après avoir vu le premier épisode, on peut dire sans mal que la série créée par Robert et Michelle King n’a rien perdu de sa superbe ! Ce chapitre inédit répond au cliffhanger du final de la saison 3, puisqu’il se concentre sur la réaction immédiate de Kristen après avoir réalisé qu’elle allait partager un enfant diabolique avec Leland. Le choc passé, la jeune femme retourne à sa vie quotidienne, entre sa vie de couple retrouvée, mais pas si idyllique, avec Andy et son travail surnaturel qui l’emmène dans un centre d'accélérateurs de particules qui pourrait bien servir de portail de liaison entre l’enfer et la Terre. https://www.youtube.com/watch?v=BjxXA3gGZ7w Evil saison 4 : Kristen, David et Ben et le futur sombre du mondeAprès une attente de presque deux ans, Evil est de retour toujours sur Paramount+. Et comme on ne change pas des intrigues qui gagnent, Robert et Michelle King, mari et femme et co-créateurs de la série – ils sont également les parents de The Good Wife, The Good Fight et plus récemment d’Elsbeth – ont décidé d’inscrire cette saison 4 dans la parfaite lignée de la précédente. Ainsi, on retrouve nos trois héros en proie aux mêmes déchirements moraux : David (Mike Colter, héros éponyme de la série Luke Cage) qui, depuis qu’il est devenu prêtre, lutte tant bien que mal pour ne pas céder au démon de la luxure qui a pris les traits de Kristen (Katja Herbers). Celle-ci, femme au bord de la crise de nerf, doit encaisser simultanément le fait d’être la mère biologique à ses dépens de l’antéchrist, d’avoir été trahie par Sheryl (Christine Lahti) sa propre génitrice et de ne plus reconnaître son mari Andy (Patrick Brammall), soudainement, très jaloux de la relation qu’elle entretient avec le père d’Acosta. Quant au personnage interprété par Aasif Mandvi, Ben, malgré tout son pragmatisme et son obsession à vouloir donner des explications scientifiques aux phénomènes paranormaux qui l’entourent, il va être profondément transformé après avoir été traversé par une forte dose de radioactivité. Face à eux, on retrouve un Leland (Michael Emerson) extatique quant à sa prochaine paternité partagée avec Kristen et qui profite également du pouvoir de persuasion qu’il exerce sur Andy pour semer la zizanie dans le couple Bouchard. Un premier épisode classique dans sa construction, avec notamment l’apparition du fameux livre pop-up destiné à présenter le démon de la semaine et un générique qui arrive à mi-chapitre, mais qui permet néanmoins de mettre en place les différents jalons de cette saison 4 qui devrait se conclure par le pire des cauchemars pour le côté du « bien » à savoir l’apocalypse. [bs_show url="evil"]Les 14 épisodes d’Evil s’effileront de manière hebdomadaire sur Paramount+ pour se conclure le 22 août 2024 avec 4 chapitres bonus (officieusement considérés comme une mini-saison 5). Pour ne pas perdre le fil de votre visionnage, ajoutez Evil dans votre profil directement sur le site ou téléchargez l’application Betaseries, disponible sur iOS et sur Android. | |||
| The Hour, à redécouvrir sur Arte | 25 May 2024 | ||
Arte.tv est toujours là pour proposer des titres qualitatifs qu’on a pu rater par le passé, et la mise en ligne de The Hour ne fait pas exception. À la tête de cette production BBC en 2011 qui a duré deux saisons, on retrouve la scénariste Abi Morgan, déjà connue pour ses récits puissants et émouvants (qui nous a offert plus tard The Split par ailleurs également disponible sur arte.tv). Avec The Hour, Morgan a plongé dans une reconstitution ambitieuse et captivante de la salle de rédaction d’une chaîne de télévision britannique des années 1950. L’équipe créative derrière cette série comprend un casting cinq étoiles dont Ben Whishaw, Romola Garai et Dominic West. C’est dans l’univers fascinant de la télévision en pleine guerre froide que le spectateur est transporté. Chaque épisode mélange intrigue politique, drame personnel et journalisme engagé. La série commence en 1956, une période de tensions et de bouleversements, aussi bien sur la scène internationale qu’au sein du Royaume-Uni. https://youtu.be/cJxp25IJv9I?si=EwzQhcrz36CxEoD9La première saison de pose les bases de l’univers de la série. On y découvre Freddie Lyon (Wishaw), un journaliste brillant mais souvent rebelle, qui n’hésite pas à aller contre l’autorité pour révéler la vérité. Bel Rowley (Garai), sa meilleure amie et collègue, est nommée productrice de « The Hour », une nouvelle émission d'actualités ambitieuse. Hector Madden (West), un présentateur charismatique mais complexe, rejoint l'équipe en tant que visage de l'émission. Les relations entre ces trois différents personnages et leurs principes sont au cœur de la série. Par exemple, les deux hommes représentent deux visions différentes du journalisme : Freddie, le puriste passionné par la vérité à tout prix, et Hector, le présentateur charismatique parfois plus préoccupé par son image que par les principes éthiques. L'intrigue principale de la première saison tourne autour de la couverture par l’émission de la crise de Suez et de la guerre froide. En parallèle, une intrigue secondaire captivante se développe : Freddie découvre une conspiration et une série de meurtres liés à des figures importantes du gouvernement. Cette découverte met en danger sa vie et celle de ses collègues, tout en dévoilant les tensions et les secrets au sein de la rédaction. La saison 2 reprend en 1957, et du temps a passé. Le ton semble un peu plus sombre mais avec des personnages toujours aussi intenses. En tout cas, au cours de ces deux saisons, la reconstitution historique avec des costumes impeccables et des décors authentiques immergent encore plus dans l’époque des années 50. Si même plus de 10 ans après la diffusion de la série elle reste autant d’actualités, c’est parce qu’Abi Morgan a réussi à écrire des personnages intemporels et à mettre en lumière le journalisme engagé. La société d’aujourd’hui montre une défiance claire envers les médias qui ont trop tendance à tordre la vérité. L’écho qu’on y retrouve n’est toujours pas loin… [bs_show url="the-hour-2011"]The Hour est à (re)découvrir sur arte.tv même toutes ces années après pour tous les aficionados de drames engagés. | |||
| Les espions de la terreur, les lendemains des attentats de 2015 | 22 May 2024 | ||
Présentée en septembre au festival de la fiction de La Rochelle où elle a remporté le prix de la meilleure musique, Les espions de la terreurarrive enfin sur M6+. Une mini-série en quatre épisodes qui tient en haleine, pleine de tension mais aussi d’humanité, aux lendemains des attentats du Bataclan et du Stade de France de 2015. Il s’agit d’une adaptation du livre du même nom publié en 2018 par le journaliste Matthieu Suc scénarisé par Franck Philippon et réalisé par Rodolphe Tissot. On y suit la traque des responsables des attentats de novembre 2015 qui met les services secrets français sous haute tension. Parmi eux, Lucie (Fleur Greffier vue dans Les gouttes de Dieu), agent anti-terroriste de la DGSI expérimentée et déterminée, se bat pour faire avancer l’enquête. Contre l’avis de sa direction, elle s’allie avec Malika (Rachida Brakni), analyste chevronnée de la DGSE. De son côté, malgré la paranoïa qui règne au sein des services, Vincent (Vincent Elbaz), major à la DGSI territoriale de Lille, met tout en œuvre pour protéger sa nouvelle source et lui permettre d’infiltrer le cœur du djihadisme français. L’engagement sans limite de ces héros anonymes, prêts à tout pour protéger la France de nouvelles attaques, va mettre à mal leurs vies privées et réveiller des cicatrices profondes. Les prestations des acteurs sont un sans faute et pèsent de tous leurs poids. https://www.betaseries.com/blog/wp-content/uploads/2024/05/espions-terreur-brakni.jpgLes espions de la terreur réussit autant à toucher la corde sensible des émotions suscitées par les événements de 2015 que les amateurs d’enquête sous tension. On sait aujourd’hui ce qui s’est passé et l’histoire est véritablement basée sur la coopération de la DGSE et de la DGSI pour identifier et arrêter les coupables. Si au début les différents arcs narratifs sont isolés, on comprend rapidement comment ils s’impactent l’un et l’autre. L’écriture est vraiment forte, sur un sujet qui a ébranlé la nation, elle tente de montrer les séquelles psychologiques traumatisantes tout en montrant des personnages déterminés et prêts à tout pour retrouver les coupables. La relation entre les deux femmes principales souligne l’importance d’accorder sa confiance alors que tout pousse à la paranoïa. Et si on se concentre uniquement sur la partie de l’enquête thriller au sein des services secrets, il n’y a rien à redire non plus sur l’efficacité de la narration et sur toute la compréhension de l’histoire. [bs_show url="les-espions-de-la-terreur"]En quatre épisodes, Les espions de la terreur nous amène plus loin que ce qu’on a pu voir des attentats et le fait avec délicatesse et sensibilité. | |||
| Bad Monkey sur Apple TV+ : du grand Vince Vaughn au service de dialogues de haut vol | 18 Aug 2024 | ||
L’esprit créatif derrière Scrubs et Ted Lasso est de retour à la télévision pour une nouvelle fiction à voir sur AppleTV+. Dans Bad Monkey, Andrew Yancy est un détective de police suspendu pour avoir poussé le mari de sa petite amie dans le port de Miami. Rigoureux et entêté – deux qualités qui lui portent souvent préjudice – il décide de mener sa propre enquête lorsque son ancien coéquipier lui amène un bras sectionné, trouvé dans les eaux floridiennes. Une enquête qui va le porter dans des lieux atypiques à la rencontre de personnes pour le moins originales – dont un singe qui donne le nom à la série – en compagnie d’une médecin légiste brillante et débrouillarde. Mais son apparente nonchalance n’empêche pas Andrew de sentir que derrière ce bras coupé, attribué à un malencontreux accident de pêche, se cache une affaire bien plus sordide. https://www.youtube.com/watch?v=RokJ4M2UjNc Quand un détective de police devenu inspecteur de l’hygiène rencontre un singe facétieuxÀ la manière d’un Aaron Sorkin ou des époux King, Bill Lawrence fait partie de ces créateurs de séries dont on reconnaît immédiatement la pâte. Ainsi, des dialogues travaillés et meta, des situations décalées et des personnages bougons au grand cœur sont autant d’indices qui indiquent la présence du créateur, showrunner et producteur de séries telles que Scrubs, Ted Lasso et Cougar Town. Des séries qui ont fortement marqué le paysage télévisuel international, mais qui ont placé, inévitablement, certaines attentes sur les épaules de Bad Monkey, son dernier projet décliné en dix épisodes à visionner sur AppleTV+. Aussi, disons-le tout-de-go : la nouvelle fiction de Bill Lawrence est une réussite. Porté par un Vince Vaughn particulièrement en forme qui débite un texte brillant avec ce mélange rare d’indolence et d’ironie dont lui seul a le secret, Bad Monkey fait rire. Très souvent et sans fausses notes. Et si l’acteur est clairement la colonne vertébrale de la série, il n’empiète jamais sur l’espace de jeu de ses partenaires : de Natalie Martinez qui lui tient la dragée haute, à Michelle Monaghan qui prête à ses traits à une fugitive mystérieuse et intelligente, en passant par John Ortiz, qui interprète son ancien coéquipier, capable d’anticiper chacune des mauvaises – et nombreuses – décisions d’Andrew. Mais au-delà de son étiquette comique, Bad Monkey reste une série efficace déroulant sur un rythme enlevé une enquête à tiroirs qui réserve son lot de surprises. Une fiction portée également par des situations drôles – comme Andrew qui trouve des subterfuges toujours plus loufoques pour empêcher la vente de la maison voisine – et des personnages secondaires moins clichés qu’il n’y paraît. [bs_show url="bad-monkey"]Les deux premiers épisodes de Bad Monkey sont arrivés sur AppleTV+ le 14 août et la série proposera ses huit autres chapitres sur un rythme hebdomadaire jusqu’au 9 octobre. | |||
| Little Bird sur Arte : à la recherche de ses origines | 19 May 2024 | ||
Diffusée sur Arte et Arte TV, Little Bird est une fiction qui a été récompensée par le prix du public lors de l’édition 2023 de Séries Mania. C’est une série historique qui se penche sur le passé d’Esther Rosemblum, une jeune femme d’origine amérindienne enlevée de force à sa famille dans les années 60 et adoptée par des parents juifs. Vingt ans plus tard, elle est sur le point de devenir avocate et célèbre ses fiançailles avec David, un brillant médecin, juif lui aussi. Un mariage parfait et une vie rêvée entachés par un racisme latent qu’elle subit au quotidien. Aussi, lorsqu’elle surprend sa future belle-famille à critiquer, elle aussi, ses origines, elle décide de partir à la recherche de sa famille qui la connaît sous le nom de Bezhig Little Bird. https://www.youtube.com/watch?v=xWNzZt1lOeU La « rafle des années 60 » au Canada et ses répercussions catastrophiques sur les victimesEntre les années 1960 et 1980, une rafle légale qui a sévi aux États-Unis et au Canada a vu l’enlèvement à leurs familles de milliers d’enfants autochtones. Le but ? Inciter les communautés des Premières Nations, métisses et inuites à s’assimiler à la culture dominante. De gré ou de force. Un morceau peu glorieux de l’histoire nord-américaine, mais qui sert ici de colonne vertébrale à la série. Et c’est là que Little Bird puise toute sa puissance émotionnelle : dans la représentation de la violence affective qu’ont subi les enfants qui, du jour au lendemain, se sont retrouvés sans repères familiaux et, par ricochet, les stigmates psychologiques qu’ils ont dû surmonter dans leur vie d’adulte. Esther (Darla Contois) a été chanceuse en ayant grandi au sein de la famille Rosemblum, dont la mère est jouée brillamment par Lisa Edelstein (Lisa Cuddy dans Dr House), mais on peut imaginer que d’autres enfants n’ont pas eu cette même fortune ou cette même facilité à s’accoutumer à cette nouvelle vie. C’est à travers ce prisme que Little Bird devient un récit important qui remplit un vrai devoir de mémoire. D’ailleurs, les fans de séries historiques devraient, avec cette fiction canadienne créée par Jennifer Podemski et Hannah Moscovitch, découvrir une portion de l’histoire encore peu portée à l’écran. Une béance audiovisuelle qui a sans doute fortement touché Jennifer Podemski, showrunneuse de cette mini-série, anichinabée par sa mère et juive par son père, qui trouve, avec cette création, un moyen fort et intelligent de réparer cette injustice. [bs_show url="little-bird"]Les 6 épisodes de 45 min de Little Bird sont disponibles dès aujourd’hui, le 16 mai, sur Arte TV et seront diffusés le 23 mai, à partir de 20h55, pour une soirée entièrement consacrée à la série. Si vous êtes friands de séries historiques, n’hésitez pas à ajouter Little Bird sur votre profil Betaseries, directement sur le site ou depuis l’application disponible sur iOS et Android. L'édition 2025 de Séries Mania se déroulera du 21 au 28 mars ! | |||
| Doctor Who, Ncuti Gatwa débarque comme Docteur sur Disney+ | 14 May 2024 | ||
Les deux premiers épisodes de cette saison 1 de la nouvelle série Doctor Who (nouvelle fiche série à ajouter) sous l’égide Disney+ sont désormais disponibles sur la plateforme. Ces premiers épisodes promettent beaucoup de charme, de voix et de vivacité de la part du 15e Docteur : Ncuti Gatwa, que l’on connait de Sex Education et sa compagne Ruby, interprétée par Millie Gibson. Ce rafraichissement est surtout l’occasion pour toutes les personnes qui n’ont jamais eu le courage de commencer Doctor Who car « ohlala, autant de saisons, par où commencer ?! » de le faire aujourd’hui. Car même si l’univers canonique regorge de références, il sera possible de pousser pour la première fois la porte du Tardis, sans aucun souci de compréhension. https://youtu.be/1yaCbeg1bvY?si=_56r_acKE7iTlP23Pour la première fois, le monde entier peut enfin voir Doctor Who en simultané puisque les épisodes sont mis en ligne sur Disney+. Dans l’épisode de Noël, on faisait la vraie connaissance du 15e Docteur sous les traits de Ncuti Gatwa (brièvement apparu dans l’épisode spécial précédent) ainsi que celle de Ruby Sunday (Millie Gibson plus connue pour Coronation Street) et dans ces deux nouveaux épisode, ils vont plonger dans une station orbitale qui farme des bébés ou encore remonter au premier enregistrement d’un album des Beatles. On ressent clairement le retour de Russel T Davies à la barre. Le showrunner a toujours eu à cœur de mettre en avant les sujets clivants de la société de son temps, et il le prouve une fois de plus avec par exemple la drag queen Jinks Monsoon en grande méchante de L’accord du diable, le 3e épisode de cette 1re saison. Concernant les épisodes suivants de cette saison, on sait également que le prochain épisode intitulé « Boom » a été scénarisé par Steven Moffat. Puis une certaine Nicola Coughlan nous honorera de sa présence pour le prochain épisode de Noël. Des nouvelles informations aussi ont été annoncées pour la prochaine saison. Par exemple, on sait d’ores et déjà qu’une nouvelle compagne rejoindra le duo actuel pour 2025. Varada Sethu vue dans Andor va ainsi appartenir au Whoniverse. [bs_show url="doctor-who-2023"]Plein de surprises à découvrir dès maintenant sur Disney+ ! | |||
| The Long Shadow, un true crime glaçant | 13 May 2024 | ||
Mis à jour le 13 mai 2024 : Après avoir été projeté en avant-première au festival Reims Polar, voici The Long Shadow disponible sur Polar+ dès ce soir. https://youtu.be/rNKb3C_8tWM?si=CHN-t53OhSY1oZkj [bs_show url="the-long-shadow"]Article publié le 12 avril 2024 : Cette année, à Reims Polar qui se déroule actuellement jusqu’au 14 avril, une série sera bien présente. Il s’agit de The Long Shadow, un titre acquis par Canal+ qui ne va pas tarder à la diffuser sur Polar+. La mini-série en sept épisodes nous provient d’outre-Manche, originellement diffusée sur ITV et scénariste par George Kay (celui derrière Hijack, Lupin, et bien d’autres). Direction Leeds, en Angleterre, pour s’intéresser à l’histoire de Peter Sutcliffe, un serial killer qui a opéré entre 1975 et 1980 en faisant 13 victimes, toutes femmes, ainsi que sept autre tentatives. Ce n’est pas le coupable qui va être au cœur de la série, mais les victimes et leurs proches, via les yeux de l’inspecteur Dennis Hoban. La série arrive en exclusivité sur Polar+ en mai et elle sera projetée à Reims Polar ce samedi à 17h. Vous pouvez encore prendre des places sur la billetterie. https://youtu.be/Opod-Itl8Xc?si=_NcoQSw8fm0QbY_ZDans ce true crime, pour une fois, on n’essaye pas forcément de rentrer dans le psyché du tueur mais on se concentre sur les victimes. La première ? Wilma McCann, 28 ans, mère de quatre enfants. La suivante ? Emily Jackson, avec 52 coups de couteau, etc… Les enquêteurs suspectent ses femmes d’être des prostituées. L’histoire continue sur plusieurs années, c’est en 1978 que la police a enfin une percée dans l’enquête. Des indices laissés par le tueur lui-même, avec une cassette audio et des lettres. La chasse à l’homme continue… Côté acteurs, c’est Toby Jones qui incarne l’inspecteur Hoban. Il fait preuve d’empathie envers les victimes et va vouloir aller au bout des choses. S’il commence l’enquête, il laissera sa place à d’autres inspecteurs par la suite, notamment George Oldfied (David Morrissey) qui prendra la relève. Il y aura des ratés tout au long de l’enquête, avec des erreurs, de la négligence policière, mais aussi des faux indices. Ce fait divers qui a demandé la coopération de nombreux policiers montre aussi le manque de technologie malgré toute leur bonne volonté, et parfois leurs maladresses. À l’époque, tout était écrit à la main et les références croisées prenaient du temps à compiler. La police a ainsi perdu des années avant d’attraper le coupable. Mais elle finira bien par l’attraper. On est loin d’un thriller sensationnel avec des scènes violentes et gores, The Long Shadow opte pour un rythme plus lent, avec des moments d’émotions de la part des victimes mais aussi des policiers qui réalisent leurs erreurs. Les crédits finaux montrent les conséquences de ces crimes des années plus tard, tant sur le côté de la protection des victimes que sur les erreurs policières. Reims Polar propose la projection des deux premiers épisodes ce samedi et Polar+ diffusera la série en mai. | |||
| Entretien avec un vampire, la série, mythe remis au goût du jour | 12 May 2024 | ||
Si Paramount+ a mis en ligne Mayfair Witches le mois dernier, canoniquement c’est bien Entretien avec un vampire qui existait avant. Cette autre adaptation de l’un des romans cultes d’Anne Rice arrive enfin sur la plateforme. On connait le film de 1994 avec Tom Cruise, Brad Pitt et Kirsten Dunst, ici on retrouve Jacob Anderson (Louis de la Pointe du Lac), Sam Reid (Lestat) et Bailey Bass (Claudia). Louis semble être un riche magnat bien secret, qui va être interviewé par un journaliste qu’il avait déjà rencontré auparavant. En effet, le postulat de départ de la série démarre 50 ans après le film, le vampire tente une seconde interview avec le même Daniel Malloy pour lui raconter son histoire dont les débuts remontent à la Nouvelle-Orléans au début du XXe siècle, quand il était gérant d’un hôtel de charme qui marchait bien. Plein de mystique et de sensualité, il s’agit probablement d’une adaptation plus proche de l’essence du livre par rapport au film même si au niveau de l’histoire, il y a de nombreuses libertés. Déjà renouvelée pour une saison 2, la première est à découvrir sur Paramount+. https://youtu.be/8BtLzyAnlBg?si=FVGPhy3UBn2bekF5L’intérêt de l’œuvre repose principalement sur le magnétisme et le charisme de ses personnages. Après tout, ce n’est pas donné à tout le monde d’être un vampire, un être immortel aux pouvoirs incommensurables. Dans le quartier rouge de la Nouvelle-Orléans en début de XIXe, Louis qui vaque à ses affaires en tant que propriétaire d’un bordel de haut standing, fait la rencontre d’un nouvel arrivant, Lestat de Lioncourt, mystérieux personnage qui semble mener une vie nocturne bien active. Tout change pour Louis quand il se fait mordre, par ce vampire télépathe qui sait contrôler les gens, dans une scène sensuelle et sexuelle entre les deux hommes. À ce titre, sans des performances solides, leur relation serait tombée à plat. Heureusement, Anderson et Reid portent haut la main la responsabilité de personnages principaux. Avec Lestat à ses côtés, Louis va se dresser contre les hommes blancs qui malgré son succès le voyaient encore comme un larbin. Alors qu’auparavant, malgré tout l’amour et le soutien de sa famille, il n’arrivait pas à trouver du repos. En parallèle, Claudia, l’enfant vampire, ou plutôt l’ado vampire, arrive également dans l’histoire. Dans la saison 2, l’actrice sera remplacée par une autre. Ces vampires bénéficient d’une lecture moderne, un peu plus chaotique par rapport aux versions précédentes, avec une touche de queer. Il y a un véritable charme qui transparait dans l’ambiance et dans la réalisation d’Entretien avec un vampire, avec Louis qui déroule son expérience au fur et à mesure. Les sens sont éveillés et la saison passe rapidement. [bs_show url="interview-with-the-vampire"]Cette nouvelle version d’Entretien avec un vampire est à découvrir sur Paramount+. | |||
| The Actor sur Arte : une série réaliste et cocasse sur la place de l’art en Iran | 09 May 2024 | ||
Le métier d’acteur est-il si glamour que ça ? The Actor, série iranienne diffusée sur Arte et Arte.tv, qui a reçu le grand prix dans la catégorie Compétition internationale lors de l’édition 2023 du festival Séries Mania, tend à remettre les pendules à l’heure ! Morteza est un jeune acteur à la moralité très fluide, surtout quand il s’agit de gagner de l’argent rapidement, qui traîne de nombreuses valises émotionnelles. Son complice, Ali, comédien lui aussi, est plus ancré dans la réalité. Pourtant, il ne recule devant rien pour sortir son complice des situations les plus rocambolesques. Les deux comparses, talentueux, mais fauchés, vivotent à la recherche de rôles çà et là, afin de payer le loyer du théâtre dans lequel ils répètent. Un jour, ils sont recrutés par une étrange agence de détectives qui va exploiter leur aptitude sans pareil pour le travestissement. https://www.youtube.com/watch?v=xcp9XvcfS9w&t=2s The Actor : une photographie sociale drôle et cruelle à la foisJalousie, stigmates liés au métier d’acteur, précarité intrinsèque à la profession : quand il s’agit de dépeindre le métier de comédien, The Actor ne fait pas dans l’édulcoration. Néanmoins, loin de Nima Javidi, le créateur, d’en faire une fiction manichéenne. Certes, Morteza (Ahmad Mehranfar) et Ali (Navid Mohammadzadeh), sont prêts à tout pour rester dans leur théâtre, mais leur détermination est toujours accompagnée d’une certaine dose d’allégresse entérinée par l’alchimie évidente entre les deux protagonistes. De quoi ravir les fans de comédie noire qui trouveront avec The Actor, une série maniant avec maestria les deux genres. Et si la précarité des héros est universelle, et ce, malgré un talent indéniable, le fait qu’elle soit dépeinte en Iran, ajoute une difficulté supplémentaire à leur parcours. Ali et Morteza croient sans en démordre à un succès futur, mais ce rêve est souvent balayé par le peu d’importance accordé à l’art dans un pays fortement répressif. Une réalité qui se répercute également sur les personnages féminins : Sara (Soha Niasti) qui doit repousser quotidiennement les avances de son patron et Alma (Hasti Mahdavifar) une actrice qui essaie de s’émanciper à travers les missions menées aux côtés d’Ali et de Morteza. Une comédie sociale, drôle et originale à découvrir absolument sur Arte et Arte.TV ! [bs_show url="the-actor-ir"]Et pour ne pas perdre le fil des épisodes, ajoutez The Actor dans votre profil directement sur le site ou téléchargez l’application Betaseries, disponible sur iOS et sur Android. L’intégrale des 8 épisodes de The Actor (un premier chapitre d’1h et les 7 suivants de 45 minutes) est à retrouver sur Arte.TV à partir du 9 mai ou sur Arte, le 16 mai à partir de 20h55. | |||
| Dark Matter, la nouvelle série de science-fiction d’AppleTV+ | 08 May 2024 | ||
AppleTV+ continue de nous proposer des productions de genre avec sa nouvelle adaptation. Dark Matter est à l’origine un roman de Blake Crouch, qui joue sur les réalités alternatives, à ne pas confondre avec la série de science-fiction canadienne de 2015 qui se déroulait dans l’espace. L’auteur adapte ici sa propre œuvre et œuvre en tant que showrunner. Le principe est simple, chaque décision que vous prenez peut mener potentiellement à un tout autre monde en reprenant la théorie de Schrodinger : tant qu’on n’a pas ouvert la boîte, le chat est vivant et mort à la fois. Un soir, en rentrant chez lui, Jason Dessen (Joel Edgerton), professeur de physique à la fac du coin à Chicago, est agressé et kidnappé par un inconnu masqué. Quand il reprend connaissance, tout a changé : Daniela (Jennifer Connelly) n'est plus sa femme, leur fils Charlie (Oakes Fegley) n'est jamais né, et Jason lui-même est un physicien de renom à l'aube d'une découverte fondamentale. La première saison arrive au rythme d’un épisode par semaine sur AppleTV+. https://youtu.be/j6ucGt_Xp14?si=BVMBCVlgr9p0XpgoAprès tout ça, quand Jason reprend ses esprits, plein de questions le submergent. Que lui est-il arrivé ? Est-ce un complot, est-il fou ? On comprend dès le deuxième épisode ce qui est arrivé, un autre lui a décidé d’échanger leurs places dans leurs réalités respectives. Mais comment et pourquoi ? Alors que Jason essaye par tous les moyens de rentrer chez lui, les événements ont l’air de dépasser les lois de la physique. Pas de technologie hyper avancée, juste une invention qui pourrait bien changer la perception des choses. Joel Egerton fournit une prestation assez étonnante, passant d’un homme assuré à qui tout a réussi à un autre plus simple et terre-à-terre, rongé par l’angoisse. Les petits détails différents de ses vies montrent des réactions subtiles, propres à l’un ou l’autre des Jason. Les autres acteurs autour de lui ne sont pas en reste, la plupart ont à jouer (plus ou moins longtemps) d’autres versions d’eux-mêmes. Il s’agit d’un adaptation vraiment fidèle, le mystère du livre étant suffisamment haletant pour tenir le spectateur tout le long de cette saison de 10 épisodes. On questionne les choix de vie des personnages, de multiples « et si ? » vont exister. Le concept de base est très fort et la série réussit à en tirer le meilleur parti pour proposer un visuel recherché et unique. [bs_show url="dark-matter-2021"]Mention spéciale au générique bien évidemment, comme dans toute production AppleTV+, qui démontre une maîtrise du motion design assez bluffante. Même si maintenant, ils se confondent tous un peu avec Severance et les autres… En tout cas, Dark Matter est à découvrir sur AppleTV+. | |||
| Psych, la série classique entre mystère et humour | 04 May 2024 | ||
Lancée en 2006 sur USA Network aux États-Unis, Psych a su conquérir un large public grâce à son mélange d'humour, de mystère et de relations interpersonnelles bien développées. Au cœur de cette série, on retrouve Shawn Spencer (James Roday), un individu doté d'un sens de l'observation remarquable et d'une intelligence déductive hors du commun. Avec l'aide de son fidèle acolyte Burton "Gus" Guster (Dulé Hill), Shawn se fait passer pour un médium psychique et aide la police à résoudre des crimes à Santa Barbara. L’intégrale qui compte un total de huit saisons, est à présent disponible sur Netflix. https://youtu.be/Q-kdHQVrgOE?si=mtkCqnUEXHjRpVs8La série suit généralement un format procédural, avec une enquête différente par épisode. Au fil des saisons, les personnages ont connu une évolution notable. Shawn Spencer a progressivement montré des signes de maturité, passant d'un individu irresponsable à un détective compétent et attentif. Son côté geek permet de nombreuses références à la pop culture, allant des films classiques aux séries télévisées en passant par la musique. Son amitié avec Gus reste le pilier central de la série, mais elle évolue bien sûr, montrant des moments de tension mais aussi de profonde complicité. En plus de Shawn et Gus, d'autres personnages ont rejoint le casting principal par la suite. Juliet O'Hara, interprétée par Maggie Lawson, est devenue un personnage central, apportant une dimension romantique à la série en développant une relation amoureuse avec Shawn. Carlton Lassiter, joué par Timothy Omundson, est passé d'un antagoniste sceptique à un allié respectueux et un ami fidèle de Shawn et Gus. Durant ces huit saisons, James Roday a contribué en écrivant et en réalisant plusieurs épisodes. Psych a également produit plusieurs épisodes spéciaux, dont l'un des plus mémorables est l'épisode musical intitulé « Psych: The Musical ». Diffusé en décembre 2013, cet épisode spécial mêlait enquête policière comme d’habitude et numéros musicaux entraînants. L'épisode a été salué pour son audace et sa créativité, et il reste l'un des moments forts de la série faisant entrer Psych parmi les rares productions a avoir connu un épisode musical. [bs_show url="psych"]En ce qui concerne le téléfilm, après la conclusion de la série en 2014, Psych: The Movie a été diffusé en 2017. Ce téléfilm a repris l'histoire des personnages quelques années après les événements de la série et les a réunis pour une nouvelle aventure. Il a été bien accueilli par les fans et a permis de donner une conclusion satisfaisante à l'histoire. En résumé, Psych est une série qui a su se hisser au rang des séries cultes grâce à son humour, son mystère et ses personnages attachants à (re)découvrir sur Netflix. | |||
| Knuckles, l’échidné, héros d’une mini-série | 01 May 2024 | ||
Pour ceux et celles qui ont réussi à se détacher du mini-scandale autour du graphisme de Sonic et qui ont donc regardé et apprécié les films, vous serez contents de savoir qu’à la suite des films, il y a une mini-série centrée autour de Knuckles qui vient de sortir sur Paramount+. Elle sert de transition canonique entre le film 2 (où il apparait avec la voix d’Idris Elba) et 3 de Sonic. Pour rappel, Knuckles est un guerrier extraterrestre, au début ennemi de Sonic pour ensuite devenir un rival ami. Dans le deuxième film, Sonic, Tails et Knuckles ont sauvé le monde. Knucles avec son corps rouge et ses poings surpuissants est un échidné et non un porc-épic comme il n’a de cesse de le rappeler. La saison 1 est actuellement en cours sur Paramount+. https://youtu.be/-Gv-mqNbPSI?si=uAn1FVS7bIVyr0cNCe live-action voit Knuckles tenter de s’accoutumer à une ère de paix sur Terre après avoir vaincu Dr Robotnik. Lui le puissant guerrier a bien du mal à vivre tranquillement. Mais heureusement, une nouvelle quête lui incombe. Il a décidé de prendre en main l’entraînement du shérif adjoint Wade Whipple (Adam Pally) pour sa compétition de bowling qui se tiendra à Reno. Après tout, cet homme humilié lui fait un peu pitié… Officiellement, l’histoire se déroule donc après le 2e film en attendant la sortie du 3e. On pourrait se dire qu’il s’agit d’une série enfantine pour combler l’attente. Mais donnez une chance à Knuckles que vous pouvez regarder sans avoir vu les films (qui sont également disponibles sur Paramount+, donc à bon entendeur…) qui pourrait bien vous surprendre. C’est vrai, Wade n’est pas Tom (un adorable James Marsden), mais il est aussi ultra attachant et s’équilibre parfaitement avec le bourru Knuckles doublé en version originale par le reconnaissable Idris Elba. Et au final, en savoir plus sur lui et sa famille aura été très satisfaisant. Drôle, parfois touchante, cette mini-série de « bros » avec de nombreuses références à la pop culture donnera le sourire. Ben Schwartz et Colleen O'Shaughnessey doublent les voix de Sonic et Tails comme dans les films et font des apparitions, et on aura même un cameo de Christopher Lloyd en aîné échidné. L’aspect absurde, et pour le coup plus familial, avec l’agence des gardiens fonctionne bien aussi avec tous les gadgets. Il y a des scènes d’action qui n’ont rien à envier aux autres séries sans animation. [bs_show url="knuckles"]On peut retrouver Knuckles sur Paramount+ et il reviendra dans le 3e opus des aventures de Sonic au cinéma. | |||
| Fiasco : un tournage qui vire au cauchemar | 30 Apr 2024 | ||
Portée par la bande de Casting(s) et de Five, cette nouvelle série Netflix nous plonge dans les coulisses infernales des débuts d’un jeune réalisateur naïf et maladroit : Raphaël Valande (Pierre Niney). Un rêve qu’il a poursuivi toute sa vie alors qu’il grandit dans une famille d’agriculteurs, à mille lieues de Paris et du milieu du cinéma. Mais ce premier projet va rapidement se lester de catastrophes de plus en plus importantes alors qu’une taupe immiscée dans l’équipe de tournage commence à faire du chantage à Raphaël, le menaçant de diffuser une vidéo compromettante. Mais qui peut bien lui en vouloir ainsi ? Le jeune homme va tout mettre en œuvre pour le découvrir, au risque de prendre des décisions hasardeuses afin de trouver l’identité du saboteur. https://www.youtube.com/watch?v=SL5WB8wK6LA Fiasco : une série comique aux airs de mystèrePrésentée en avant-première mondiale à CANNESERIES, Fiasco est une fiction diffusée sur Netflix au casting qui laisse rêveur. À commencer par l’impeccable Pierre Niney, co-créateur de la série et interprète de Raphaël Valande, un jeune réalisateur maladroit, sensible et un peu lâche qui oscille avec une facilité déconcertante entre des scènes profondément drôles et des moments plus profonds. À ses côtés, on retrouve sa célèbre bande de copains qui sont tous devenus des visages connus du petit et du grand écran : François Civil qui interprète Tom, l’ami d’enfance un peu lourdaud, mais toujours bien intentionné et bien sûr Igor Gotesman, l’autre moitié créative de la fiction et réalisateur des sept épisodes qui s’est octroyé le rôle d’un caméraman qui suit Raphaël comme une ombre pour le making-of du film. À leurs côtés : Louise Coldefy (Dérapages) qui prête ses traits à une maquilleuse à l’haleine fétide, Géraldine Nakache (La Flamme), une assistante réalisatrice vive et efficace qui va devoir compenser l’inexpérience de Raphaël ou encore Pascal Demolon, également présent au générique de Five, un producteur « à l’ancienne » qui cherche à tout prix à cacher cette obsolescence qui n’était pas du tout programmée. Mais loin de se reposer uniquement sur le talent de ses brillants comédiens, Fiasco fait la part belle aux dialogues, aiguisés au couteau, ainsi qu’aux situations décalées, voire ridicules, qui ne manqueront pas de ravir les fans de Casting(s) ou encore de Family Business. En outre, le récit des différentes mésaventures a posteriori, façon témoignages, et la recherche effrénée du saboteur ajoutent une couche de mystère qui saura par ailleurs séduire les amateurs du genre. [bs_show url="fiasco-2024"]Les sept épisodes de Fiasco seront disponibles à partir du 30 avril sur Netflix et si vous désirez savourer la série sans toutefois perdre le fil de votre visionnage, n’hésitez pas à l’ajouter sur votre profil via le site ou directement depuis l’application Betaseries disponible sur iOS et Android ! | |||
| Tracker, un nouveau procedural disponible sur Disney+ | 28 Apr 2024 | ||
CBS veut contrer les Reacher, The Night Agent, etc. avec sa nouvelle série Tracker qui arrive sur Disney+ chez nous. Anciennement intitulée The Never Game, en référence à la saga littéraire de Jeffery Deaver dont la série est adaptée, elle a fini par changer de nom pour s’appeler sobrement Tracker. La série suit les aventures de Colter Shaw, incarné par Justin Hartleyson premier rôle après This Is Us, un enquêteur ingénieux avec un don pour retrouver les personnes et les objets disparus. Pour l’anecdote, le season premiere a été diffusé outre-Atlantique après la soirée du Super Bowl ce qui a tracté un plus gros public que ce qu’on aurait pu attendre de prime abord. https://youtu.be/kQg16PnPpF8?si=Ez6IqD4JbCQV1YS0Le premier épisode s’ouvre alors que Colter intervient pour secourir une femme nommée Jessie, qui s'est retrouvée perdue et blessée lors d'une randonnée. Notre héros est spécialisé dans la recherche de personnes ou objets disparues avec des récompenses à la clé, il utilise ses compétences en survie pour stabiliser la jambe blessée de Jessie et la transporter en sécurité hors des sentiers accidentés. Pour avoir retrouvé Jessie, il sera payé 50 000$. Cette scène d'ouverture établit immédiatement le ton de la série, mettant en valeur la personnalité téméraire et survivaliste de Colter. Par la suite, chaque épisode le voit résoudre un nouveau mystère, allant de la recherche de personnes disparues à des affaires plus complexes, tout en explorant également son propre passé. Si Colter représente les gros bras, à ses côtés, on retrouve Velma et Teddi Bruin (respectivement Abby McEnany et Robin Weigert) : ce couple marié agit comme les agents de Colter, lui fournissant de nouvelles offres de récompense à poursuivre. Ils ont un style de vie excentrique et une dynamique humoristique, apportant une touche de légèreté à la série. On a aussi le geek de service plutôt doué en technologie, Bobby (Eric Graise), un génie de l'informatique qui aide Colter en fournissant des informations et en piratant des données lorsque nécessaire. Et enfin que serait un procédural sans intérêt romantique ? C’est Reenie Greene (Fiona Rene), une avocate qui intervient pour aider Colter lorsqu'il se retrouve dans des situations épineuses à cause de son comportement bravache, qui servira de « vont-ils finir ensemble ou non ? ». [bs_show url="the-never-game"]Tracker est indéniablement un procédural comme le sont ses camarades de CBS SWAT, FBI, etc. Le network a toujours su pousser ses séries d’action avec un héros aux gros muscles. Tracker n’échappe pas à la règle, et propose un bon divertissement. On pourra la première saison sur Disney+. | |||
| Meurtre mode d’emploi sur Netflix : le crime parfait n’existe pas | 14 Aug 2024 | ||
Pippa Fitz-Amobi, dite « Pip », est l’héroïne de Meurtre mode d’emploi. Lycéenne brillante, elle évolue dans une petite ville anglaise entourée d’amies d’enfance et d’une famille recomposée particulièrement aimante. Alors que les vacances commencent, et qu'elle doit préparer sa dissertation pour rentrer dans une prestigieuse université de Cambdrige, la jeune fille décide de se pencher sur un fait divers qui a secoué toute la communauté cinq ans plus tôt : le meurtre de la populaire Andie Bell et, conséquemment, le suicide du principal suspect, son petit ami Sal. Au fur et à mesure de son enquête, Pip déterre des vieux secrets qui vont faire vaciller la version officielle fournie par la police depuis toutes ces années. De lourds cadavres vont être déterrés... Une série Netflix particulièrement conseillée aux amateurs de fictions à suspense. https://www.youtube.com/watch?v=wA39lIDm75Y Meurtre mode d’emploi, de lycéenne à enquêtrice en herbeCourte, avec seulement 6 épisodes de 45 minutes, et efficace, grâce à un rythme soutenu et une décision scénaristique d’aller toujours droit au but, Meurtre mode d’emploi est parvenu en quelques jours à se hisser en tête des séries les plus populaires de Netflix. Une position somme toute méritée pour une fiction agréable à visionner, portée principalement par Emma Myers, actrice américaine de talent vue également dans Mercredi, un autre programme à succès de la plateforme de streaming. Ici, la jeune comédienne prête ses traits angéliques à une héroïne bien trop en avance sur ses congénères, voire, sur les adultes qui l’entourent. Ainsi, lorsqu’elle décide, dans le cadre d’un projet d’étude, de se lancer corps et âme dans l’enquête du meurtre ô combien opaque d’Andie, jouée par India Lillie Davies, elle n’écoute que son instinct, au grand dam de sa mère (Anna Maxwell Martin) et de ses amies, et notamment de Cara (Asha Banks). Pourtant, Pip est le stéréotype de la protagoniste exemplaire : abstème, brillante et étrangère aux vagues. Une héroïne timide, certes, mais suffisamment bien dans sa peau pour alimenter des amitiés solides et pour nouer des relations. Une position scénaristique rafraîchissante dans un paysage télévisuel qui ne laisse que peu d’espace aux personnages sages. Alors, bien sûr, les lecteurs de la trilogie originelle, imaginée par Holly Jackson, ne manqueront pas de comparer la performance de Myers à la version papier de Pip et, de manière générale, de relever les libertés artistiques prises lors de l’écriture des scénarios. Mais cette fiction originale signée Netflix reste un divertissement agréable dont le seul défaut est de prendre çà et là des raccourcis qui compliquent parfois la compréhension des intrigues. Et si la série est conseillée aux grands fans de mystère pour jeunes adultes, Meurtre mode d’emploi saura également donner satisfaction aux mélomanes grâce à une bande originale travaillée regroupant des artistes comme Billie Eilish, Charli XCX, Moderat ou encore The Chemical Brothers. [bs_show url="a-good-girls-guide-to-murder"]Pour ne rien perdre de l’enquête au cœur de Meurtre mode d’emploi, ajoutez la série à votre compte, directement sur le site ou depuis l’appli Betaseries, disponible sur iOS et Android. | |||
| Mon petit renne sur Netflix : un amour qui tourne à l’obsession | 27 Apr 2024 | ||
Ceux qui s’attendent, en regardant Mon petit renne, à percer les secrets du Père Noël via la perspective de l’un de ses animaux de traineau vont avoir une sacrée surprise ! Baby Reindeer (en VO) c’est l’histoire d’une jeune femme, triste et esseulée, qui entre dans un café. C’est aussi l’histoire d’un barman attendri qui lui offre une tasse de thé pour la consoler. Martha, visage bonhomme et silhouette gironde, s’auto-proclame avocate et prétend côtoyer les plus grands politiques de ce monde. Donny, quant à lui, est effectivement barman mais pas que. C’est aussi un comique sans grand succès. Une désillusion qu’il le leste bien trop pour avancer. Ces deux êtres, perdus et mal dans leurs peaux, vont se rencontrer et rentrer petit à petit dans la vie de l’autre. Martha va tomber amoureuse. À la folie. Une folie qui se transforme petit à petit en harcèlement vicieux qui va avoir des répercussions catastrophiques sur la vie de Donny. Retrouvez la série sur Netflix. https://youtu.be/eafm1gB6SCM?si=-dSvgj0E-JLohiO4 Mon Petit Renne : une relation harceleuse-harcelé troubleMon Petit Renne est une histoire vraie. Et la nouvelle fiction britannique de Netflix est suffisamment glaçante pour que cette information confère, à elle seule, une dimension d’horreur à cette intrigue. Mais le véritable tour de force de Richard Gadd, interprète de Donny, mais aussi créateur et scénariste de la série, est d’avoir su insuffler de la nuance dans des scénarios qui auraient pu être grossièrement manichéens. Certes, Martha (Jessica Gunning, The Outlaws) est un personnage instable, ne reculant absolument devant rien pour exprimer haut et fort son amour étouffant à Donny. Mais le jeune homme se surprend souvent à la laisser faire, séduit par l’idée d’être – dans une vie jalonnée d’échecs et de rejets – le centre d’attention d’une autre. Et ce sont ces contradictions qui justement donnent toute leur humanité aux personnages. Aucun n’est décrit de manière monolithique, et même le père de Donny, qui peut apparaître rustre aux premiers abords, cache une profondeur touchante. L’autre grand atout des sept épisodes de Mon Petit Renne réside dans les allers-retours temporels. Des sauts qui nous permettent de plonger dans le passé de Donny pour mieux comprendre son présent : de ses débuts de comique dans un bar sans scène, ni coulisses, à sa rencontre avec Darrien (Tom Goodman-Hill) un scénariste à succès, mais toxique qu’il idolâtre en passant par sa relation avec Keeley (Shalom Brune-Franklin), véritable bouffée de gentillesse dans cet ensemble très sombre. D’ailleurs, à l’exception de Martha, les femmes de la vie de Donny constituent les seuls éléments positifs de sa vie : sa mère douce et compréhensive et Teri (Nava Mau), une psychologue transgenre, pétillante et intelligente, qui va mettre en lumière les comportements incohérents du héros. Une écriture intelligente et sensible, impactante et dérangeante qui ne laisse pas indifférent ! [bs_show url="baby-reindeer"]Mon Petit Renne est disponible sur Netflix depuis le 11 avril 2024. | |||
| Doc saison 3 : souvenirs dangereux et triangle amoureux | 24 Apr 2024 | ||
Le docteur Andrea Fanti est de retour sur TF1 et TF1+ et reste toujours à la recherche de son passé ! Et la saison 3 de Doc ne fait pas exception. Alors qu’il a retrouvé son poste de chef de service de médecine interne, il suit parallèlement une thérapie qui pourrait lui permettre de recouvrer la mémoire. Une avancée qui n’est pas du goût de tout le monde : ni de son ex-femme Agnès, ni de Giulia qui essaye d’avancer professionnellement en faisant fi des sentiments qu’elle éprouve toujours pour son ancien mentor. Cette troisième saison voit également l’arrivée de nouveaux internes qui vont donner du fil à retordre à Riccardo ainsi que d’une nouvelle directrice d’hôpital qui va grandement compliquer le quotidien d’Andrea. https://www.youtube.com/watch?v=HFQuSfXBg0I Doc : une troisième saison synonyme de changementArrivé sur TF1 en 2021, la série médicale italienne a immédiatement conquis le public français. Un succès dû, tout d’abord, à l’histoire d’Andrea Fanti (Luca Argentero), brillant médecin qui a perdu la mémoire de ses douze dernières années et souhaite plus que tout récupérer cet important pan de vie. Un objectif compréhensible et salvateur, mais dont les répercussions pourraient être dévastatrices pour l’entourage du héros. Et c’est sans doute cela la recette « gagnante » de Doc : le facteur humain (qui est également le titre de l’épisode 10). Les progrès d’Andrea qui vont être particulièrement notables dans cette troisième saison de la série médicale, à retrouver également sur TF1+, et l’émergence de certains souvenirs qui viennent menacer l’équilibre ô combien précaire retrouvé avec Agnès (Sara Lazzaro) qui n’est désormais plus sa supérieure hiérarchique, mais une simple collègue et surtout avec Giulia (Matilde Gioli). Une Giulia qui, dans ces nouveaux chapitres de Doc, va devoir prendre une décision particulièrement difficile : celle de s’éloigner d’Andrea pour faire avancer sa carrière. Et si les fans du couple Andrea/Giulia auront quelques moments particulièrement jouissifs dans ces épisodes de la saison 3, ils devront aussi composer avec des décisions scénaristiques hautement frustrantes. Outre, ce triangle sentimental présent depuis les débuts de Doc, cette troisième saison permet d’insuffler un vent nouveau sur la polyclinique Ambrosiano avec l’arrivée de trois jeunes internes, Martina, Federico et Lin, supervisés par le toujours très sympathique et profondément humain Riccardo (Pierpaolo Spollon). Une entreprise qui s’avérera bien plus complexe que prévu à cause d’un lourd secret qui pourrait impacter la carrière de l’un d’entre eux. Une saison qui réserve également un épisode épique tournant autour d’une catastrophe naturelle qui n’a rien à envier aux plus grandes séries médicales américaines et qui permet, par la même occasion, de faire monter la tension amoureuse entre Andrea et Giulia. De quoi passer d’excellents moments télévisuels ! [bs_show url="doc-nelle-tue-mani"]Diffusés depuis le 20 mars sur TF1, les 16 épisodes de cette saison 3 de Doc sont par ailleurs disponibles sur la plateforme TF1+ au même titre que tous les chapitres des deux premières saisons. | |||
| Terminal sur Canal+ : voyage vers le rire | 22 Apr 2024 | ||
À tous les nostalgiques des séries courtes emblématiques des années 90, voici de quoi vous faire voyager dans le passé ! Terminal, nouvelle création originale de Canal+, nous fait plonger dans le quotidien très cocasse de Flywingz, une compagnie aérienne low-cost. Si vous étiez à Cannes durant Canneseries vous avez pu avoir l'occasion de découvrir la comédie en avant-première avec le cast sur le tapis rose. Au détour de situations décalées, de vengeances infantiles et de guerres de pouvoir risibles, les aventures de ce personnel décidément très naviguant vont être la source de nombreux moments de comédie. https://www.youtube.com/watch?v=AVPVh6Kc0RoCanal + ne change pas une équipe qui gagne ! Avec la sitcom H sortie en 1998, la chaîne cryptée avait marqué le paysage télévisuel français. Au générique, des humoristes alors émergents comme Ramzy Bedia et Jamel Debbouze. Les deux acteurs se retrouvent au casting de Terminal, le premier prête ses traits à Jack, un pilote de ligne aussi approximatif dans sa vie professionnelle que personnelle, quand le second agit principalement en coulisses endossant les rôles de scénariste, réalisateur et producteur, mais ne rechignant pas sur quelques apparitions en tant que comédien. C’est lui-même d’ailleurs qui a expliqué, lors de la conférence de presse au lendemain de la présentation de la série en avant-première au festival CANNESERIES, ce choix ambitieux de faire de Terminal une sitcom. Avec un casting majoritairement issu du stand-up, ce format pourtant anachronique restait « le meilleur compromis entre la télévision et la scène ». Et pour supporter cette décision de tourner face à un public avec des changements de plateaux en direct, la production a eu l’idée d’un procédé inédit : celui d’une estrade mobile glissant des portiques de sécurité au bureau de Nikky (jouée par Doully) ou à la salle de repos du personnel de Flywingz sans que les personnes assistant au tournage n’aient à se lever ! Des valeurs sûres de l’humour aux côtés de jeunes comiques qui décollentPour porter haut les lettres de noblesse de la sitcom, littéralement situation de comédie, Terminal a fait cohabiter deux générations d’humoristes : la première plus affirmée avec, outre Jamel et Ramzy, Camille Chamoux qui interprète le rôle d’Armelle, une hôtesse de l’air écolo avec un bilan carbone déplorable qui demande régulièrement à être moins payée ou encore Tristan Lopin, un steward à la réplique cinglante. Et une seconde plus jeune composée de stand-uppers comme Brahim Bouhlel (vu dans Validé), Samuel Bambi ou encore Alexandra Roth. Tout au long des différents chapitres de Terminal, de nombreuses guest-stars dont Manu Payet, Kad Merad ou encore Camille Cottin viennent se poser aux côtés de ce cast pour le moins éclatant. [bs_show url="terminal"]Les 12 épisodes de 26 minutes de Terminal sont diffusés sur Canal + à partir du 22 avril. Laissez-vous embarquer ! | |||
| Mayfair Witches, une revisite de la saga d’Anne Rice | 21 Apr 2024 | ||
AMC avait annoncé l’univers des « immortels » d’Anne Rice avec Entretien avec un vampire (qui arrive le mois prochain sur Paramount+), au lieu du vampire Lestat, cette nouvelle série des créateurs Esta Spalding et Michelle Ashford porte sur les femmes de la riche et mystérieuse famille de sorcières Mayfair, sujet de trois livres fort appréciés dans Mayfair Witches. Enfin, un troisième titre est en développement centré sur la société secrète Talamasca. Ce Mayfair Witches prend quelques libertés avec le livre originel d’Anne Rice, même si le décor de la Nouvelle-Orléans reste le même, en tout cas, les sorcières Mayfair sont en ville et sur Paramount+. https://youtu.be/BMJ71Dr4Y44?si=dyUPTAuvwiXfKnc6Alexandra Daddario incarne Rowan, une brillante neurochirurgienne qui réalise soudainement qu'elle a la capacité de tuer des gens par la pensée. Adoptée via une adoption fermée, ses craintes concernant ses pouvoirs croissants la conduisent à découvrir sa famille biologique, le tristement célèbre clan Mayfair de La Nouvelle-Orléans. Pour le moment, cela semble assez proche du livre. Seulement voilà, le personnage principal masculin Michael, n’existe pas dans la série. À sa place, on a un esprit séducteur dénommé Lasher (Jack Huston), une fusion entre deux personnages du livre, qui hante toute sa famille. Y compris sa mère biologique catatonique, Deirdre (Annabeth Gish), qui est maintenue droguée et captive par ses tantes. En quête de vérité sur ses origines, Rowan a peur de ses pouvoirs, il faut dire que leur puissance en effraierait plus d’un. Elle va devoir déterrer les secrets des Mayfair et de ses matriarches. Dans la lignée des histoires de sorcières dans la pop-culture, la saga dépeint des générations de femmes et leurs expériences qui résonnent à travers les époques, se confrontant à des types d'hommes arrogants et manipulateurs résultats d’une société patriarcale. Daddario et Huston offrent de belles performances dans le mystère et la séduction. Dans une atmosphère gothique si chère à l’autrice, on ne perd tout de même pas ses repères. On dira qu’on respecte l’essence de l’œuvre avec une adaptation plus romancée. La première saison commence au même endroit que le livre, dans l'histoire de fantôme de la vieille Maison Mayfair à La Nouvelle-Orléans. Réputée pour ses meurtres, ses disparitions et ses sorcières, la maison est un personnage propre et reflète ses propriétaires. La série en profite pour faire quelques jeux de caméra et d’effets spéciaux qui rendent le décor encore plus inquiétant. Et une saison 2 est en production. Après avoir fini Mayfair Witches, vous pourrez enchaîner sur Entretien avec un vampire qui arrive le 10 mai sur Paramount+. | |||