Jean Galmot est un aventurier, un homme d'affaires, un écrivain, un journaliste, ainsi qu'un homme politique.
Il a 27 ans lorsqu'il arrive pour la première fois en Guyane, en 1906.
Son beau-père, qui y possède un placer (une concession pour l'exploitation de l'or) sur la crique Lézard, non loin de Mana, l'envoie faire fructifier l'affaire et mener une mission d'études sur le commerce.
Tombé sous le charme du territoire lors de son premier voyage, Galmot décide de s'y installer définitivement en 1917.
Sur ses fonds propres, il prend en charge l'éducation des jeunes les plus pauvres en créant des bourses d'études.
Il devient alors « Papa Galmot », expression qui témoigne de l'affection que lui porte une grande partie de la population guyanaise.
Il achète aussi une plantation de cannes à sucre afin de produire du rhum, exacerbant ainsi l'hostilité des autres exploitants.
Pilote d'avion et d'hydravion, il met en place des liaisons aériennes entre le littoral et l'intérieur du pays.
Il est aussi à l'origine de la première ligne de chemin de fer guyanais, et, dans le même temps, il crée des comptoirs aux Antilles, sur l'île de la Réunion, ainsi qu'au Panama.
Jean Galmot se constitue par ailleurs une flotte de commerce d'une quarantaine de navires, qui ravitaille la France en blé, en café, en cacao, en rhum, en balata, et en or.
En quelques années à peine, il crée un véritable empire commercial qui le hisse parmi les plus grandes fortunes de son temps.
Après la fin de la Première Guerre Mondiale, Galmot se retrouve en possession d'une grosse cargaison de rhum qu'il a acheté mais qu'il ne peut plus écouler sur les marchés.
Rendu financièrement vulnérable par cette encombrante marchandise, ses détracteurs s'acharnent sur lui.
Afin de contrer ces attaques, il se lance en politique et se fait élire député de la Guyane le 30 novembre 1919, face au candidat sortant Albert Grodet.
À la suite de son élection, il voit ses affaires péricliter brusquement.