Le relâchement des mœurs est condamné par l'Église qui appelle à la sévérité dans ce domaine. C'est un fait. Mais, souvent, cette sévérité est jugée excessive, impossible à tenir, car elle pousserait les fidèles à la culpabilité et au désespoir. Voilà pourtant une idée reçue démentie par les Saintes Écritures. C'est peut-être qu'elle est mal perçue, mal comprise et mal employée, car la sévérité morale s'oppose à nos inclinations, à nos envies et même, à notre volonté propre. À l'inverse, on trouve certains chrétiens qui cherchent à réformer leur vie en faisant de dignes fruits de pénitence. Ces âmes, pourtant animées d'intentions droites, finissent parfois par tomber dans l'excès et jugent sévèrement leur prochain, sans même s'en rendre compte. Alors entre ces deux positions extrêmes, qu'est-ce que la sévérité chrétienne ?
L'épisode de l'aveugle-né, qui fait l'objet de tout le chapitre 9 de l'Évangile selon saint Jean, n'est pas à proprement parlé un enseignement sur ce que doit être la sévérité chrétienne. Je vous propose ici une lecture un peu différente de cet épisode, où vous découvrirez que ce qui distingue notre religion, c'est de s'être contentée d'une sévérité raisonnable et proportionnée à notre faiblesse. Cette émission vient compléter la précédente et sera certainement utile (du moins, je l'espère) aux âmes timides, et peut-être plus encore, aux âmes scrupuleuses. Les premières y retrouveront la confiance en l'Église, les secondes, la tranquillité et la paix nécessaires pour leur cheminement.
Ce travail est le fruit de mes recherches sur le sujet dans les instructions de l'abbé Bourdaloue et de saint Augustin, que j’apprécie particulièrement tous les deux.
Bonne écoute !
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