La nuit porte Conseil • Fréquence Terre – Détails, épisodes et analyse
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La nuit porte Conseil • Fréquence Terre
La nuit porte Conseil • Fréquence Terre
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Un secret de lumière
jeudi 13 février 2020 • Durée 03:21
Je comprends mieux L’Étranger d’Albert Camus et son incomparable ambiance algéroise, après avoir lu Le premier homme du même auteur, quand il y décrit par le détail sa jeunesse.
Une enfance dont il n’a jamais guéri, un secret de lumière, la pauvreté lumineuse qui l’aida à vivre et à tout vaincre.
Il y décrit sa mère : « …une vie qui, à force d’être privée d’espoir, devenait aussi une vie sans ressentiment d’aucune sorte, ignorante, obstinée, résignée enfin à toutes les souffrances, les siennes comme celles des autres… »
Il dit qu’elle avait la mémoire « enténébrée » et il précisa que « la mémoire des pauvres est moins nourrie que celle des riches, elle a moins de repères dans l’espace… »
Mais, il ajouta que : « Bien sûr, il y a la mémoire du cœur dont on dit qu’elle est la plus sûre, mais le cœur s’use à la peine et au travail… »
Albert Camus jeune, ce fut une place de gardien de but dans l’équipe de l’école, des travaux d’été dans une chaleur écrasante en lieu et place de vacances car il fallait subvenir aux frais ménagers, une brillante scolarité et l’amour de la littérature découverte à la lueur de la chandelle, un père inconnu, car tué lors de la Première Guerre mondiale, une grand-mère despote et frappeuse, des vêtements rapiécés, Belcourt, un quartier populaire sans commodités, des potes français, des potes arabes,…
Tout cela forgea le caractère du futur Prix Nobel de Littérature et dans ce livre touchant, j’ai relevé quelques phrases qui font davantage comprendre son engagement humaniste :
« La prodigalité est toujours plus facile dans le dénuement. Rares sont ceux qui continuent d’être prodigues après en avoir acquis les moyens. Ceux-là sont les rois de la vie, qu’il faut saluer bas. »
« La misère est une forteresse sans pont-levis. »
« La règle constante du cœur humain veut que la punition des uns est ressentie comme une jouissance par les autres. »
« Ce qui punit les uns fait jouir les autres. »
« On est fait pour s’entendre. Aussi bêtes et brutes que nous, mais le même sang d’homme. On va encore un peu se tuer, se couper les couilles et se torturer un brin. Et puis on recommencera à vivre entre hommes… »
« Le berger Kabyle qui, sur sa montagne pelée et rongée par le soleil, regarde passer les cigognes en rêvant à ce Nord d’où elles arrivent après un long voyage peut rêver tout le jour, il revient le soir au plateau de lentisques, à la famille à longues robes, et au gourbi de la misère où il a poussé ses racines. »
« On honore les hommes qui ont fait de grandes choses. Mais on devrait faire plus encore pour certains qui, malgré ce qu’ils étaient, ont su se retenir de commettre les plus grands forfaits. »
« Finalement, il n’y a que le mystère de la pauvreté qui fait les êtres sans nom et sans passé. »
Musique : Michaël Mathy
Photo : Larbi Adouane
Reportage : La liberté d’expression, c’est fini ?! (Partenariat avec POUR)
jeudi 6 février 2020 • Durée 03:49
« La liberté d’expression, c’est fini ?! », cette phrase ponctuée d’un point d’interrogation et d’un point d’exclamation est lancée par des laïcs engagés qui se penchent avec acuité sur cette approche aussi urgente que délicate, tant les susceptibilités sont exacerbées. Sans parler des menaces qui se font de plus en plus pressantes sur les humanistes.
Ainsi, le Centre d’Action Laïque de la Capitale de l’Europe l’a saisie par des articles, conférences et une exposition (jusqu’au 14/2/2020) que Fréquence Terre, en partenariat avec POUR, ne pouvait ignorer afin d’informer un maximum de citoyens sur cette problématique d’une actualité plus que sensible, donc.
Depuis un mois, on rappelle l’affaire des caricatures, du procès et des attentats contre Charlie Hebdo qui, le 7 janvier 2015, firent douze victimes, dont huit membres de la rédaction. On rappelle aussi qu’une semaine plus tard on lisait en couverture de l’hebdo « Tout est pardonné » et le slogan « Je suis Charlie ».
À l’expo, sous cette couverture mythique, on lit que cet attentat fut une « véritable déflagration dans l’opinion publique ».
Certes, mais depuis lors, qu’est devenue la liberté d’expression pour laquelle trop de gens périssent ou subissent des représailles insoutenables ?
À cette même exposition, une explication à une couverture de Charlie Hebdo attire l’attention : « Le débat a toujours été un exercice périlleux. Mais de plus en plus, on tend à vouloir freiner toute possibilité de discussion en censurant plutôt qu’en argumentant », selon le chroniqueur Guillaume Erner, qui rallia la rédaction de Charlie Hebdo après l’attentat.
N’empêche, sous mes yeux défilent le portrait des victimes de 2015 et trente-cinq couvertures emblématiques de l’esprit Charlie et, force est de constater que la liberté d’expression, si elle est plus que jamais en grand danger, n’est pas tout à fait morte.
Ainsi, au sujet de Greta Thunberg, sous les titre « Ces autistes qui dirigent le monde » et sous-titre « Leurs réseaux, leur financement, leurs tutos beauté », il est bien expliqué qu’il s’agit d’une satire des attaques violentes proférées à l’encontre de la jeune activiste suédoise et que Charlie Hebdo « exploita le lexique complotiste » en rappelant que le magazine avait toujours été un journal écolo.
D’autres numéros de Charlie Hebdo, de notre partenaire POUR dont, rappelons-le, le slogan immuable depuis les années 80 est « Écrire la liberté », d’Espace de libertés, le mensuel du Centre d’Action Laïque, de Fakir, du Canard Enchaîné, du magazine ML (Morale Laïque), de Fréquence Terre, bien entendu,… prouvent que la liberté d’expression est un inestimable trésor à chérir sur le principe majeur que « la laïcité est la liberté d’esprit », selon Marika Bret, membre de l’équipe de Charlie Hebdo qui, à Espace de libertés, déclare encore que « la laïcité est notre pivot commun, notre pilier de vivre ensemble ».
Il reste à ces médias libres et indépendants à essaimer davantage et inlassablement face à l’inertie et à l’indifférence de trop de politiciens et, par corollaire, de citoyens.
Musique : Michaël Mathy.
« Où qu’on va après ? » de Chantal Dupuis-Dunier
lundi 28 octobre 2019 • Durée 01:47
Depuis la nuit des temps, les êtres humains se demandent ce qu’ils vont devenir après leur mort. Retour en poussière ? Paradis ? Enfer ? Néant ? Compost ? Jusqu’à présent, exceptions d’expériences de mort imminente (et encore…), personne n’a pu répondre à cette question fondamentale.
Alors, laissons aller l’imagination de la poétesse Chantal Dupuy-Dunier, aidée dans son œuvre avec des illustrations d’Elena Ojog, qui, toutes deux, nous mènent dans un sympathique recueil titré Où qu’on va après ? publié aux Éditions L’Idée Bleue et, à présent, par Cadex. J’en ai extrait un passage et une illustration qui, comme l’exprime l’écrivaine se veut une « tentative de réponse poétique et humoristique » :
« Ils meurent tous les hommes
Ils se retrouvent un jour
tous ensemble.
Ça me fait tout drôle quand j’y pense :
rejoindre au creux d’une poignée de terre
des gens qui auraient jamais voulu
me serrer la main de mon vivant, nager entre deux eaux
avec des hommes politiques
qui m’auraient dit :
‘‘ Nous n’avons pas gardé les poissons
avec vous ! ’’
Et les écrivains – c’est terrible un écrivain
ça s’imagine qu’on n’oubliera jamais
ni son nom ni ses livres.
Plein d’illusions, l’écrivain !
alors qu’au plus tard dans mille ans,
il n’y aura personne pour s’en souvenir ! »
Musique : Michaël Mathy.
Quand la nuit porte conseil (33) : « N’allez pas à Paris 2015 -COP21 ! »
samedi 31 octobre 2015 • Durée 01:59
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Le monde entier a les yeux tournés vers Paris 2015 – COP21 et chaque pays fourbit ses arguments pour ce grand rendez-vous tellement important pour l’avenir de notre planète.
En Belgique, la préparation tourne au gag, ou au surréalisme typiquement local, avec une réalité politicienne lamentable. Pas moins de six ministres belges sont annoncés à Paris dont, tenez-vous bien, quatre ministres de l’Environnement, oui, quatre ! Un fédéral, un bruxellois, un wallon et un flamand ! On s’est dit que pareille délégation allait montrer et démontrer qu’un petit pays de 11 millions d’habitants, pouvait s’avérer un exemple en matière de concertation environnementale.
Eh bien, détrompez-vous ! Après avoir fait croire à une belle coordination sur les objectifs climatiques belges grâce à un compromis, celui-ci fut rapidement contesté en Flandre et par le gouvernement fédéral à peine l’encre séchée.
Greenpeace a directement fait parvenir un communiqué : « Ministres belges, restez loin de Paris ! Un tel amateurisme n’a pas sa place dans un sommet international sur le climat ! Quel profond mépris pour les millions de personnes qui souffrent déjà des effets du changement climatique. »
Puisse la réunion parisienne déboucher sur un accord autre que le leurre à la belge !
Musique de Michaël Mathy
https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
Quand la nuit porte conseil (32) : Un voyage singulier, intime et précieux
samedi 24 octobre 2015 • Durée 03:04
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Dans le cadre de la série « Petits musées, grands artistes », voici le Musée Paul Delvaux de Saint-Idesbald (Coxyde), situé à quelques dizaines de kilomètres de la frontière française. Un chaleureux musée consacré au peintre amoureux des trains et qui devrait aussi intéresser les nombreux Français en visite en Belgique ou qui y résident.
L’œuvre, immense, de Paul Delvaux (1897-1994) est régulièrement considérée comme faisant partie du mouvement « surréaliste » et, depuis des décennies, je ne me lasse pas d’arpenter ce lieu d’exposition qui, au fil du temps, prend de l’extension. Et puis, jusque janvier 2016, il propose des « inédits », c’est-à-dire de touchantes cartes de vœux des années 1955-1960 et les derniers dessins créés entre 1986 et 1989, au moment où la vue de l’artiste commençait à baisser.
J’ai relevé quelques propos de celui-ci : « Je voudrais peindre un tableau fabuleux, dans lequel je vivrais, dans lequel je pourrais vivre. »
Les débuts de ce peintre hors du commun ne furent pas aisés, comme il l’expliqua : « La période 1928-29 a été sombre pour moi. J’étais mécontent de ce que je faisais. C’était l’indifférence générale sinon l’hostilité. J’ai détruit une cinquantaine de tableaux pour en récupérer les châssis… »
Et puis, c’est l’éblouissement avec ses célèbres toiles « La gare forestière », « Toutes les lumières », etc.
« Le meilleur existe pour celui qui y croit. Finalement, on demande beaucoup à un tableau pour qu’il vaille la peine d’être regardé… », déclara-t-il.
Une vingtaine d’années après sa mort, alors que les visiteurs viennent du monde entier admirer son œuvre, un nouvel hommage lui est rendu à travers « un voyage singulier, intime et précieux ». Celui des cartes de vœux et ses dessins de mémoire. Devant ces derniers, comment ne pas être ému quand on lit : « Alors que le crépuscule s’annonce, avec l’âge bien sûr – Paul Delvaux approche de ses 90 ans -, il perd progressivement la vue, mais il continue de créer, d’où des dessins de mémoire. »
Au terme de son existence ici-bas, il travailla, donc, d’instinct, et on constate que le trait est parfois tremblant, hésitant, mais il reste éminemment touchant.
Musique de Michaël Mathy
https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
Quand la nuit porte conseil (31) : Importante prise de conscience écologique
samedi 17 octobre 2015 • Durée 03:03
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Dans la plus huppée des stations balnéaires belges, Knokke, j’ai constaté le résultat d’une véritable et importante prise de conscience écologique. Encore modeste face à l’ampleur de la tâche, certes, mais prometteuse et encourageante. Effectivement, outre le célèbre Zwin, une grande réserve naturelle sur la Mer du Nord située à la frontière hollandaise, il y a, aussi, une « zone de furetage » où il fait bon « marcher en flairant », comme disent les Néerlandais. En cet endroit, on peut donc vivre pleinement la nature, circuler librement à condition, bien sûr, de respecter l’environnement. On peut également s’y asseoir, jouer, se coucher, pique-niquer, se prélasser.
Un peu plus loin, voici les dunes des polders qui comptent une large gamme de biotopes côtiers. Vers l’intérieur des terres, on trouve à quelques centaines de mètres des plages et des dunes, des pelouses dunaires, des broussailles, des prairies, où regorgent flore et faune extrêmement rares.
Encore plus vers l’intérieur des terres, à vrai dire dans les faubourgs de Knokke, une magnifique parcelle où la biodiversité est reine a été créée par les autorités et défenseurs de la Nature.
Des conseils écologiques y sont distillés et signalent des gestes simples à entreprendre en faveur de la biodiversité : « limiter la pollution des sols, de l’air et de l’eau en utilisant moins voire plus du tout de pesticides et augmenter les capacités d’accueil du milieu agricole et des jardins pour la faune et, comme en cette parcelle, la flore sauvage ».
On y rappelle ou apprend au passant, que « bon nombre d’espèces sont en déclin voire ont disparu du territoire. Ainsi, 7% des espèces découvertes sont maintenant éteintes, 20% sont en danger et 27% sont vulnérables. Seules 43% sont considérées comme n’étant pas menacées. Si la biodiversité propose un vaste éventail de biens et de services, ce sont les activités humaines qui sont malheureusement les principales causes de sa dégradation. »
Tout cela se trouve à moins de cent kilomètres de la France et mérite la visite, les encouragements et d’être pris en exemple !
Musique de Michaël Mathy
https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
http://www.editionsjourdan.com/index.php
Quand la nuit porte conseil (30) : Edgar Morin : « Nous sommes dans une dégradation généralisée »
samedi 10 octobre 2015 • Durée 03:07
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Edgar Morin, sociologue, philosophe, chercheur, marque les esprits depuis des décennies et il fait partie de ces personnages que l’on dit être une « conscience du siècle ». Après avoir lu plusieurs de ses ouvrages et certaines de ses interventions publiques, il m’a semblé utile de lui rendre hommage en partageant quelques-unes de ses pensées qui, je n’en doute pas, intéresseront au plus haut point les auditeurs et lecteurs de « Fréquence Terre ».
Littéralement interpellé par ses déclarations récemment confiées à Béatrice Delvaux (*), chroniqueuse en chef au quotidien « Le Soir », j’ai obtenu de ma consœur le privilège de pouvoir reproduire de larges extraits de son reportage consacré à celui qui est particulièrement tracassé par la dégradation du climat. Le combat écologique d’Edgar Morin est nôtre, bien sûr, et comment ne pas être en symbiose avec lui lorsqu’il constate :
- Il y avait une occasion unique de relancer l’économie à partir de besoins écologistes ! Or, les hommes politiques n’ont pas de pensée, ils vivent dans l’immédiat et avec des rapports d’experts, ils n’ont ni le sens du global, ni du fondamental.
Quelles sont les solutions proposées par le philosophe ?
- Généraliser les sources d’énergie propre, dépolluer, déstresser les villes et, surtout, (re)développer l’agriculture fermière et écologique. Aujourd’hui, l’agriculture et l’élevage industriels non seulement détruisent les sols, mais sont porteurs de produits insipides et potentiellement dangereux.
Edgar Morin constate aussi :
- On est en train de dégrader la Terre et on ne trouve aucun moyen de s’entendre pour éviter la catastrophe que serait, non seulement le réchauffement climatique, mais la destruction de la diversité. Nous sommes dans une dégradation généralisée. La politique suit un mauvais chemin. Notre civilisation déshumanise : le chiffre plus que l’humain.
Mais, où cet homme de 94 ans puise-t-il encore la force de mener la lutte ?
- C’est l’amour de la vie et l’émerveillement devant ses beautés qui me donnent l’énergie de lutter contre les horreurs et les curiosités.
(*) Que je remercie encore.
Musique de Michaël Mathy
https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts
Sources : « Le Soir » (Bruxelles, 2015), « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
http://www.editionsjourdan.com/index.php
Quand la nuit porte conseil (29) : Le « phénomène » Fréquence Terre
samedi 3 octobre 2015 • Durée 02:38
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Il y a très longtemps, j’avais reçu un imposant ouvrage qui se retrouva confiné sur un lointain rayonnage de ma bibliothèque durant des décennies. Puis, soudain, il m’est apparu nécessaire de le lire en cette époque particulièrement troublée. Ce livre, passablement jauni, évoque les grandes religions du monde, fut écrit par Helmuth de Glasenapp, un érudit allemand, et publié en 1954 chez Payot.
Pour moi, l’intérêt de cet ouvrage de 560 pages résida dans ses chapitres consacrés aux accords et différences et aux attitudes des religions évoquées face au problème de « LA » vérité, chacune d’elle clamant la détenir !
Il m’est apparu, aussi, que certains propos de l’auteur pouvaient s’adresser à « Fréquence Terre », ses animateurs, auditeurs et lecteurs. Je le cite : « Qui veut saisir clairement la valeur d’un phénomène quelconque de la Nature ou de la vue de l’esprit, ne doit pas se contenter de connaître une seule de ses formes ; il doit s’efforcer d’étudier ce phénomène dans les aspects multiples qu’il a revêtus dans des pays divers et des époques variées. »
Sans prétention aucune, je pense pouvoir dire que le rôle de « Fréquence Terre » relève bien du phénomène décrit par Helmuth de Glasenapp, comme étant le reflet d’un combat pour le respect de l’Environnement loin de tout dogme, mais développé dans un esprit pluraliste tout au long de ses rubriques et musiques diversifiées.
Loge des Bâtisseurs de la Cathédrale de Strasbourg.La démarche à « Fréquence Terre » peut même se résumer par la devise chère aux Compagnons du Tour de France : « Ni asservir, ni se servir, mais servir ! » L’objectif de « Fréquence Terre » perdurera tant que le concept du matérialisme à outrance, le capitalisme, n’affichera pas une conscience morale et une éthique, en somme. À ce sujet, la prochaine conférence consacrée à l’Environnement, COP21, sera essentielle, voire capitale, et, dans ce contexte, « Fréquence Terre » redoublera de vigilance !
Musique de Michaël Mathy
https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
http://www.editionsjourdan.com/index.php
Quand la nuit porte conseil (28) : L’art d’être heureux
samedi 26 septembre 2015 • Durée 01:58
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Pierre, nourrisson abandonné le long d’un chemin champêtre, fut recueilli par Charles et Hortense, fermiers qui déambulaient par là. Tel est le début d’une saga familiale qui prend ses racines entre Dordogne et Limousin, en 1773, et décrite avec grand humanisme par Christian Signol dans son roman de terroir « Tout l’amour de nos pères » (Pocket).
Dans la présente rubrique, je veux surtout souligner que ce genre littéraire relève d’une écriture plus profonde que ne le laissent supposer certains chroniqueurs qui se prennent pour des caciques. Ainsi, certains dialogues ou différentes descriptions sociétales, comme on dit à présent, vont bien au-delà d’une histoire qui s’étire de génération en génération, et qui est teintée de pans historiques avérés, telle la boucherie de 1914-18.
Jugez-en donc à travers ces courtes citations :
« Le propre des enfants est de vouloir ignorer ce qui risque de les faire souffrir. »
« Un degré de conscience inférieur à la norme est peut-être préférable à une conscience aigüe de la vie. (…) La vie s’ingénie à nous retirer d’une main ce qu’elle nous a accordé de l’autre. Être heureux consiste seulement à savoir s’en accommoder.»
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
Quand la nuit porte conseil (27) : « Pour les couilles du pape » ?
samedi 19 septembre 2015 • Durée 02:47
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Qu’est une machine à jouir ? C’est une souffleuse à feuilles, cette machine peu écologique qui remplace le râteau, et qui est utilisée par le jardinier. Pourquoi dit-on « machine à jouir » ? Parce qu’elle est extrêmement bruyante, explique Dominique Foufelle dans son sympathique et intéressant ouvrage « 365 expressions des métiers expliquées » (Éditions du Chêne).
Alors, surtout, ne voyez aucune injure dans le titre de la présente chronique si je vous dis que les « couilles du pape » est une expression désignant des ornements d’ébénisterie qui gâchent un meuble, aussi inutiles que, pour le pape, certains attributs dont il lui est strictement interdit de se servir.
Cet ouvrage propose encore maintes explications cocasses, sérieuses, jamais inintéressantes. Qui est le cabot, selon vous ? C’est le sous-chef d’un chantier chargé de la surveillance. Il doit sans doute son surnom au fait qu’il « aboie » ses ordres aux ouvriers. Et, savez-vous qu’une belle-mère est le sobriquet donné dans plusieurs métiers – dont celui de la taille de la pierre – à un outil tranchant, alors que le coussin de la belle-mère vendu chez le fleuriste désigne un cactus.
Quant à une « palpeuse », il s’agit d’une caissière dont la fonction est de palper, c’est-à-dire de recevoir de l’argent.
Et, pourquoi appelle-ton des policiers, des « poulets » ?
Parce que les locaux de la police parisienne furent établis au quai des Orfèvres à l’emplacement d’un ancien marché aux volailles, le terme s’étendant à tout le territoire français et au-delà.
Pour terminer cette rubrique, voici un savoureuse phrase lancée par une couturière à une apprentie : « Toi, le lapin, va me chercher le jeune homme, ça m’évitera de faire un mariage. »
En voici la traduction, si j’ose dire : « Toi, l’apprentie, va me chercher une planche pour mettre entre le tissu et la doublure, ça m’évitera de coudre deux épaisseurs ensemble. »
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
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