Bienvenue dans Génération. 🫵
La vidéo est disponible ici sur YouTube : https://youtu.be/F1hntqLv35s?si=NvANmm8fVRketHhs
Ce podcast est né d’un besoin vital : celui de mettre des mots sur un malaise diffus, collectif, et pourtant profondément intime. Génération parle de nous, de notre époque, de ce que signifie grandir dans un monde en crise permanente. Pour ce premier épisode, j’ai choisi de m’attaquer à un sujet aussi omniprésent que mal compris : l’éco-anxiété.
Cette première vidéo est particulière pour moi. Parce qu’elle marque un début, mais surtout parce qu’elle m’a obligé à regarder en face une peur que beaucoup partagent sans toujours savoir comment l’exprimer. Vulgariser l’éco-anxiété n’est pas simple. C’est s’engouffrer dans une impasse générationnelle, faite de flou, de colère, de fatigue médiatique, mais aussi de silence. C’est tenter de reconstituer, avec le plus de fidélité possible, une expérience vécue par des millions de jeunes, sans la réduire à un slogan ou à une statistique.
Pourtant, les chiffres sont là. En 2021, une étude publiée par The Lancet révélait que plus d’un jeune Français sur deux, âgé de 16 à 25 ans, se déclarait “très” ou “extrêmement” inquiet face au changement climatique. Derrière ces données, il y a des nuits sans sommeil, une anxiété diffuse face à l’avenir, un sentiment d’impuissance, parfois de culpabilité. Cette vidéo tente de faire parler ces chiffres, de leur redonner une dimension humaine.
La santé mentale des jeunes est aujourd’hui une urgence. Elle est inquiétante, documentée, et pourtant encore trop souvent minimisée ou ignorée. L’éco-anxiété n’est ni une mode, ni une faiblesse, encore moins une maladie mentale. C’est une peur générationnelle, rationnelle, née d’un décalage violent entre les alertes scientifiques, les discours politiques et la réalité du quotidien. Une peur que l’on ne peut ni balayer d’un revers de main, ni porter seul.