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Explorez tous les épisodes du podcast Fragîle Porquerolles

Plongez dans la liste complète des épisodes de Fragîle Porquerolles. Chaque épisode est catalogué accompagné de descriptions détaillées, ce qui facilite la recherche et l'exploration de sujets spécifiques. Suivez tous les épisodes de votre podcast préféré et ne manquez aucun contenu pertinent.

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TitreDateDurée
4-Série Mur-mures [Archipelles – L’île en elles] - Mona, l’île monde22 Aug 202400:54:20

Être une femme et avoir une île dans sa vie. C’est le thème de cette 4ème saison de Murmures en partenariat avec la Fondation Carmignac et le Parc national de Port-Cros. 

Je suis allée à la rencontre de femmes qui entretiennent un lien particulier avec leur île. Elles sont artiste, productrice, scénariste, gardiennes de la nature… Je leur ai demandé en quoi l’île travaille leur féminité, si l’île révèle, façonne les femmes qu’elles sont devenues ? 

Bernard Pesce les a photographiées. De cette collaboration sont nés des portraits sonores regroupés dans cette série intitulée Archipelles, un archipel visuel et sonore qui révèle l’île en elles.

Les témoignages que vous allez entendre explorent des territoires intimes tels que l’amour, le rapport au corps, au vivant, au sacré, la sauvagerie, la création, la liberté, le désir, la sensualité 

A travers la parole de ces femmes, se pose une question qui nous concerne tous : en quoi les lieux nous constituent, comment les endroits où l’on a grandi, où l’on a fait notre vie, par hasard ou par nécessité, contribue à construire notre identité ?

Découvrez cette semaine le témoignage de Mona.

Mona est artiste. L’histoire dit qu'elle a été conçue sur l’île. Elle a grandi entre Hyères et Porquerolles. 

Avec Mona on a parlé de dessin, de personnages hybrides, d’autruches princesses, de Frida Kalho, de Chavela Vargas, de cartographie, de géographie intérieure, de tissage, de réseau, de fil, de pixel, de chaos organisé, de relations humaines, d’actualité, de porosité avec l’île, du rôle de l’artiste, de se penser artiste et humaine avant de se penser femme, d’infiniment petit et d’infiniment grand, de dialogue, de vêtement, de manteau de berger, de réalisme magique, d’histoires et de petits ducs. 

Références :

Chavela Vargas

Jérôme Bosch – peintre du 15ème siècle

Dessin de Voutch

Ghada Amer, artiste, peintre-brodeuse exposée à la Fondation Carmignac 

 Le visuel du podcast est une création de Mona Cara et l’habillage sonore a été réalisé par Hubert Artigue.  

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3-Série Mur-mures [Archipelles – L’île en elles] - Isabelle, l’île, lieu d’ancrage du féminin15 Aug 202400:52:18

Être une femme et avoir une île dans sa vie. C’est le thème de cette 4ème saison de Murmures en partenariat avec la Fondation Carmignac et le Parc national de Port-Cros. 

Je suis allée à la rencontre de femmes qui entretiennent un lien particulier avec leur île. Elles sont artiste, productrice, scénariste, gardiennes de la nature… Je leur ai demandé en quoi l’île travaille leur féminité, si l’île révèle, façonne les femmes qu’elles sont devenues ? 

Bernard Pesce les a photographiées. De cette collaboration sont nés des portraits sonores regroupés dans cette série intitulée Archipelles, un archipel visuel et sonore qui révèle l’île en elles.

Les témoignages que vous allez entendre explorent des territoires intimes tels que l’amour, le rapport au corps, au vivant, au sacré, la sauvagerie, la création, la liberté, le désir, la sensualité 

A travers la parole de ces femmes, se pose une question qui nous concerne tous : en quoi les lieux nous constituent, comment les endroits où l’on a grandi, où l’on a fait notre vie, par hasard ou par nécessité, contribue à construire notre identité ?

Découvrez cette semaine le témoignage d'Isabelle.

Isabelle est produtrice executive. L’île est entrée dans sa vie par amour. 

Avec Isabelle, on a parlé de lignée de femmes fortes, de voyages, des îles en général et des femmes qui les peuplent, d’eau, d’amazone, d’odeur de ciste et de poussière, d’aventurière et de tarte aux pommes, de Marilyn Monroe et de Wonder Woman, de séduction, de Ying et de Yang, d’habiter son corps, de l’île comme révélateur de couleurs, d’équilibre et d’exacerbation des sens…

Références :

Pain, Amour et Fantaisie de Luigi Comencini avec Gina Lollobrigida

Marilyn Monroe, Jane Russel, Katharine Hepburn 

Personnages de fiction : Wonder Woman, Emma Peel dans Chapeau melon et bottes de cuir

Impératrice Wu Zetian, seule impératrice régnante de toute l'histoire de Chine au 7ème siècle. 

 Le visuel du podcast est une création de Mona Cara et l’habillage sonore a été réalisé par Hubert Artigue.  

Découvrez le portrait sonore et toutes les notes de cet entretien ici

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# Pierre Buffet – Port-Cros, L’Esprit de l’île31 May 202401:49:17

Dans « l’Esprit de l’île » magnifique ouvrage paru aux éditions Claire Paulhan dont je vous recommande vivement la lecture, Pierre Buffet, grande personnalité de Port Cros écrit « Ceux qui ont su s’implanter dans cette île, avaient un supplément d’âme. Ils ont su se nourrir de la poésie de ce lieu et s’en sentir solidaires, au point souvent de ne pouvoir s’en arracher ». Pierre Buffet est l’invité de cet épisode. Qui mieux que lui pour témoigner de l’histoire incroyablement romanesque de ceux qui l’ont précédé sur cette île et traduire le caractère indéfinissable de Port-Cros.

Esprit sensible, délicat, charmeur et brillant, Pierre Buffet incarne l’esprit de Port-Cros et de sa mémoire. Né en 1930, il est le petit neveu et l’héritier de Marcel et Marceline Henry, illustres figures de l’île. Depuis 1966, il est le propriétaire de l’hôtel Le Manoir qui perpétue l’esprit instauré par ses parents, Christiane et Robert Buffet à l’Hostellerie provençale de 1922 à 1968. 

Avec Pierre nous avons parlé de son histoire et celle de ses aïeux, de son enfance insulaire, de ce qui a contribué à forger ce qu’il nomme « L’Esprit de l’île », de l’évolution de son lien à Port-Cros et d’insularité.

Témoignage rare d’une personnalité éblouissante.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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# [Rediff] - Raphaël Bezile : faire de sa passion son métier02 Sep 202101:08:13

« Ma passion c’est la mer, sous l’eau, sur l’eau, les rivières aussi…. Plus globalement c’est l’eau déclinée sous toutes ses formes »

Installé à Porquerolles depuis 25 ans avec sa femme Sabine et ses enfants, Raphaël connait l’île depuis plus longtemps encore puisqu’il y venait en vacances petit chez ses grands-parents. 

Entrepreneur, il est co-gérant d’une société de travaux sous-marins, Porquerolles Marine Services qui s’est diversifiée dans plusieurs services dédiées aux professionnels de la mer et aux plaisanciers : assistance maritime, maintenance à flot, yachting, convoyage…

Il gère également une société qui collecte des déchets sauvages et nettoie les plages de l’île depuis 2003 pour le Parc national de Port Cros. Il explique comment s’opère la collecte manuelle sur les plages, le rôle joué par les bois flottés et les mattes de posidonies indispensables à l'équilibre du littoral, et les trouvailles les plus incongrues qu’il a faite sur les plages.

Il est également patron bénévole à la SNSM (Société Nationale des Sauveteurs en Mer) et pratique la voile avec passion. 

Embarquez avec Raphaël pour un épisode aquatique. Une vision à la fois sensible et engagée sur l’avenir de Porquerolles.  

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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# [Rediff] - Jeanne Biras - Fenêtre sur port26 Aug 202101:19:10

Jeanne a fait carrière dans le cinéma. Après des études à l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques) à Paris, elle a collaboré en tant que directrice de casting à plus de 40 longs métrages avec des réalisateurs tels que Louis Malle,  Arnaud Desplechin, Olivier Dahan ou Virginie Despentes. Une filmographie éclectique. Depuis, elle a écrit et réalisé plusieurs longs métrages et séries pour la télévision. 

L’épisode s’ouvre sur l’image de son plus jeune fils de 22 ans, le matin même de notre rencontre. Sur le point de quitter l’île, admirant la baie et la côte à l’horizon d’une des fenêtres du Miramar entre le port et pointe prime, il glisse à Jeanne: « Ce que je souhaite de tout cœur, c’est que ça ne change jamais tel que c’est maintenant ».

Remontant le fil de sa mémoire, Jeanne va retracer, façon flash back, les épisodes de son incroyable histoire familiale avec en creux l’évolution de son rapport à l’île. 

Son grand-père était, comme F-J Fournier (acquéreur de l’île en 1912), responsable d’une mine d’or en Indochine. Amoureux de nature, ses grands-parents découvrent Porquerolles au milieu des années 50. Marine, la mère de Jeanne est l’ainée d’une grande fratrie. Elle rencontre son futur mari, Roger « un fougueux moustachu » un soir de bal du 14 juillet en 1958. Jeanne revient sur l’incroyable parcours de son père. Orphelin, originaire du Périgord, autodidacte, résistant, monté à Paris pour faire les Beaux-Arts, il vit de petits boulots, répond à une petite annonce et se retrouve assistant de Matisse pour ses collages et créations de papiers découpés.

Il milite au Parti Communiste à la cellule du 6ème arrondissement où se retrouve une partie de l’intelligentsia parisienne. Il y rencontre Floria Fournier (fille de F-J Fournier) et son mari Jean Prodromidès qui lui proposent un poste de régisseur à la ferme Notre-Dame. Jeanne est conçue à Porquerolles et prise sous l’aile de sa grand-mère qu’elle adore et qui la considère comme sa fille. 

Elle raconte ses étés d’enfance et d’adolescence sur l’île, la liberté, les copains, les fêtes…

A l’âge de 19 ans, l’île lui apparait comme étriquée, trop étroite. Jeanne a besoin de voir le monde, elle se lance dans le cinéma. Ce n’est que 5 ans plus tard, au milieu des années 80, à la naissance de son premier fils qu’elle décide de retourner à Porquerolles. 

S’ouvre un nouvel épisode de la vie de Jeanne, avec ses enfants qui se mélangent aux enfants du village, se déplacent en bande. Années 90. A travers l’évocation de ses souvenirs, on ressent le vent de liberté et ce sens du collectif qui soufflent sur ces années d’amitié où les vacances se vivent en communauté. 

Jeanne a posé ses valises à Porquerolles depuis quelques mois avec un rêve à réaliser : «tourner un film à Porquerolles, nourri de son approche et de sa connaissance de l’île"». 
Outre ses activités cinématographiques, Jeanne se forme depuis 3 ans pour être professeur de yoga. «Porquerolles est un lieu très chargé au niveau énergétique, organique » propice à l’exercice de la méditation qu’elle pratique quotidiennement de façon assez ritualisée. 

Comme une

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# [Rediff]- Claudine Richet Paquin – Une île à la croisée des chemins : entre héritage familial, contemplation du présent, et enjeux d’avenir19 Aug 202101:09:34

Parlant de la transmission de François-Joseph Fournier à sa fille aînée Monita : « C’était sa fille aînée (…) Maman était très curieuse, il l’a vraiment formée, ça l’a façonnée (…) Il se passionnait pour son éducation, lui a donné l’esprit d’entreprise  (…) Il faisait des récits aussi (…) il avait ce sens de l’aventure pour la postérité ; Il lui a transmis 2 choses : l’esprit d’aventure et  la volonté de rester fidèle à l’esprit et à l’utopie de son père »

Petite fille de François Joseph Fournier, Claudine Richet Paquin a grandi à Porquerolles au début des années 50 jusqu’à l’âge de ses 4 ans. En âge d’aller à l’école, ses parents décident de partir s’installer à Paris, où elle va passer une grande partie de sa vie et y faire carrière en tant que chercheuse au CNRS. Claudine s’est installée dans le sud-ouest pour sa retraite. Porquerolles est toujours restée présente dans sa vie, puisqu’elle y revenait régulièrement en vacances et continue d’y passer de longs séjours hors saison, où elle aime voir s’y rassembler sa famille et ses amis. 

Elle a permis la publication l’année dernière d’un ouvrage écrit par sa mère Monita Fournier Richet intitulé « 39-45, vu de Porquerolles », document historique précieux sur une période peu documentée sur l’île. Il s’agit du témoignage de Monita Fournier Richet, sur cette période qu’elle a vécu en première ligne puisqu’au décès de son père FJ Fournier, alors qu’elle n’a que 22 ans, elle va être chargée avec sa sœur Doria, de gérer l’héritage de son père, dont le domaine de Porquerolles qui couvre alors presque toute l’île a l’exception de quelques maisons. Elle s’occupe de la culture de la vigne, des cultures de la ferme, gère la ligne maritime qui relie l’île au continent. Et quand la guerre menace, elle devient l’interlocutrice privilégiée du gouvernement, fait face aux Italiens puis aux allemands qui occupèrent l’île successivement entre 42 et 44.

Lourde responsabilité pour une jeune femme d’à peine 25 ans. Avec Claudine, nous avons remonté le fil de l’histoire familiale pour comprendre où Monita est allée puiser sa force et sa détermination, et en quoi rester fidèle à l’utopie de son père a guidé ses actions tout au long de sa vie. 

Un témoignage passionnant dans lequel Claudine nous partage avec générosité et sincérité un pan de son histoire familiale et de celle de l’île, ce qu’elle nomme « nostalgie agricole » et sa vision plus personnelle des enjeux et de l’avenir de Porquerolles. Tout cela émaillé de souvenirs émouvants où le sens du détail côtoie librement une dimension contemplative. 

 L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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# [Rediff] - Bernard Pesce: de la photographie de mode à la photographie d’auteur, ou comment se forge le regard au contact de l’île12 Aug 202101:11:25

« De 15 à 20 ans, je suis resté à errer à Porquerolles […]. L’été je donnais un coup de main à mes parents. L’hiver, je marchais la nuit dans les bois, je faisais de la photo, je tripatouillais dans les révélateurs, les fixateurs… J’ai fait beaucoup de photos d’arbres »

Fils d’immigrés italiens arrivés en 1913 à Porquerolles, juste après le rachat de l’île par F.J Fournier, Bernard grandit à Porquerolles dans les années 50, 60. Il raconte sa jeunesse sur l’île, ses années d’errance au contact de la nature, la nuit, un appareil photo à la main, guidé par ses 2 mentors, Bernard Plossu, grand photographe, et Alain Le Saux, grand illustrateur.
Il évolue dans le monde de la mode, de la presse et de la publicité. Son travail est révélé par City Magazine. Spécialisé dans le portrait, il est l’auteur des premières photos de Carla Bruni. Béatrice Dalle, William Burroughs, Niels Arelstrup, entre autres personnalités passeront devant son objectif.  Dans les années 80, il rejoint le groupe de la figuration libre et se consacre à la photographie d’auteurs.

Il revient régulièrement sur l’île pour se ressourcer auprès de sa famille, ses amis et de la nature, et saisir un peu de ce lieu magique à travers son objectif dans les visages et paysages de Porquerolles. 

De la photographie de mode à la photographie d’auteur, Bernard raconte dans cet épisode son incroyable parcours et le rôle joué par Porquerolles et les porquerollais dans son itinéraire et dans sa vie.  

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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# Book Club Fragîle 4: Les années douces - Bernard Pesce05 Aug 202100:21:44

Pour aller encore plus loin dans votre découverte de Porquerolles je vous propose ces prochaines semaines, en plus des invités du podcast, une petite série littéraire, le Book club Fragîle !

Romans, témoignages, récits historiques, livres de photos, albums jeunesse, l’île a inspiré de nombreux ouvrages. J’avais envie de vous partager les livres qui m’ont permis de mieux connaitre Porquerolles. Et comme de nombreuses lectures m’ont été soufflées par les habitants de l’île, je leur ai tendu le micro pour nous en parler.

Cette semaine dans le Book club Fragîle, Maxime Prodromidès fait parler les photos de Bernard Pesce, enfant de l'île. Il nous fait découvrir son livre "Les années douces", une promenade sensible et poétique sur l’île à travers ses visages, ses paysages, les saisons, les années.  Poésie des mots de Maxime Prodromidès, poésie des photos de Bernard Pesce.

Toutes les photos décrites sont à découvrir ici.

Si vous avez des coups de cœur à partager, des livres, mais aussi des films, ou toute autres œuvres  en lien avec Porquerolles, envoyez-moi vos conseils sur les comptes intagram ou facebook de Fragile Porquerolles ou par mail à fragileporquerolles@gmail.com

Je les partagerai avec plaisir aux abonnés du podcast. 

Plus de livres à découvrir sur fragileporquerolles.com 

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# [Rediff] - Walk on the wild side avec Charles Carmignac - A la découverte de l'île intérieure01 Aug 202101:06:50

Charles Carmignac est directeur de la Fondation Carmignac, entrepreneur, musicien et membre du groupe Moriarty. 

Cet épisode a été enregistré un après-midi de juin, un jour où le bruissement doux du mistral avait décidé de s’inviter discrètement au micro. Pourtant mon invité ne manque ni de souffle ni d’inspiration, et abrités sous l’une des ailes de l’avion monumental en papier d’acier de l’artiste mexicain Gonzalo Lebrija, au cœur du jardin en mouvement de la villa, encore vierge de tout visiteurs, le temps d’1 heure, nous avons voyagé :

Dans le temps, à la découverte de la genèse et de l’histoire aux accents romanesques de la villa Carmignac.

Dans l’espace 

  • les espaces physiques de la villa bien sûr à la rencontre de ses œuvres, 
  • les espaces naturels de l’île de Porquerolles aussi, ce lieu qui nous déplace physiquement et intérieurement,
  • nos espaces intérieurs enfin traversés et questionnés par l’art.

Avec Charles, on a parlé de photojournalisme et d’actualité, d’environnement , du rôle de l’art et de la culture dans notre société, de musique et de spiritualité.

Un voyage inspirant à la découverte de l’île intérieure de Charles Carmignac.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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Effet-Mer [Fondation Carmignac] – Ivrith, navigatrice (5/5)22 Jul 202100:05:53

EFFET-MER, Quand le son devient l’image, et l’image devient le son
Une série de portraits sonores proposés par Ingrid Blanchard et Bernard Pesce, 
En partenariat avec la FONDATION CARMIGNAC pour l'exposition La Mer imaginaire

Qu’elle nous fascine, nous console, nous effraie ou nous apaise, nous entretenons tous un lien singulier à la mer. 

Quand la Fondation Carmignac nous a proposé avec Bernard Pesce de réaliser un projet sonore et photographique pour son exposition « La Mer Imaginaire », nous avons plongé, tout ouïe et regards joints, dans cette imaginaire de la mer. L’installation EFFET-MER , mariage du son et de la photographie, interroge le rapport à la mer d’hommes et de femmes insulaires. Je vous propose d’écouter leurs récits et je ne peux que vous inviter à découvrir l’installation complète à la Fondation Carmignac jusqu’à mi octobre. 

Ils ont choisi de vivre entourés par la mer. Ils la sillonnent, en explorent les profondeurs, la protègent, ou s’en inspirent. A son contact, ils ont grandi, se sont façonnés, transformés. Cette cohabitation quotidienne avec l’univers marin renforce et nourrit le lien qui les unit à l’immensité d’eau qui les entoure et qu’ils sont nombreux à désigner comme leur « deuxième mère ».

Ils sont gardien de phare et apnéiste, navigatrice, doyen de l’île, descendant d’immigrés italiens arrivés à Porquerolles par la mer au 19ème siècle, l’une a découvert la mer pour la première fois à 15 ans, un autre cherche à en traduire la luminosité diffuse et pénétrante dans ses peintures.

Je leur ai demandé de me raconter « leur Mer imaginaire ». Des récits, des souvenirs, des sensations, des émotions ont émergé de ces rencontres que je vous partage dans cette série diffusé 1 fois par semaine pendant 1 mois.

Plongez avec eux quelques minutes dans leur Mer imaginaire…

 Pour clore cette série spéciale, j'ai tendu le micro à Ivrith, jeune navigatrice. Elle raconte ses expériences nocturnes de navigation, cette mer qui l'effraie autant qu'elle l'apaise et la console.

Pour celles et ceux qui auront la chance de voir l’exposition LA MER IMAGINAIRE présentée par la Fondation Carmignac tout l’été et jusqu’à mi octobre 2021, vous pourrez découvrir la silhouette et le visage associé à la voix que venez d’entendre dans l’installation EFFET MER aux côtés d’œuvres plus aquatiques, imaginaires et oniriques les unes que les autres. Les portraits sont également à découvrir sur les sites Instagram et Facebook de Fragîle Porquerolles.

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Effet-Mer [Fondation Carmignac] – Michel, artiste peintre (4/5)15 Jul 202100:05:35

EFFET-MER, Quand le son devient l’image, et l’image devient le son
Une série de portraits sonores proposés par Ingrid Blanchard et Bernard Pesce, 
En partenariat avec la FONDATION CARMIGNAC pour l'exposition La Mer imaginaire

Qu’elle nous fascine, nous console, nous effraie ou nous apaise, nous entretenons tous un lien singulier à la mer. 

Quand la Fondation Carmignac nous a proposé avec Bernard Pesce de réaliser un projet sonore et photographique pour son exposition « La Mer Imaginaire », nous avons plongé, tout ouïe et regards joints, dans cette imaginaire de la mer. L’installation EFFET-MER , mariage du son et de la photographie, interroge le rapport à la mer d’hommes et de femmes insulaires. Je vous propose d’écouter leurs récits et je ne peux que vous inviter à découvrir l’installation complète à la Fondation Carmignac jusqu’à mi octobre. 

Ils ont choisi de vivre entourés par la mer. Ils la sillonnent, en explorent les profondeurs, la protègent, ou s’en inspirent. A son contact, ils ont grandi, se sont façonnés, transformés. Cette cohabitation quotidienne avec l’univers marin renforce et nourrit le lien qui les unit à l’immensité d’eau qui les entoure et qu’ils sont nombreux à désigner comme leur « deuxième mère ».

Ils sont gardien de phare et apnéiste, navigatrice, doyen de l’île, descendant d’immigrés italiens arrivés à Porquerolles par la mer au 19ème siècle, l’une a découvert la mer pour la première fois à 15 ans, un autre cherche à en traduire la luminosité diffuse et pénétrante dans ses peintures.

Je leur ai demandé de me raconter « leur Mer imaginaire ». Des récits, des souvenirs, des sensations, des émotions ont émergé de ces rencontres que je vous partage dans cette série diffusé 1 fois par semaine pendant 1 mois.

Plongez avec eux quelques minutes dans leur Mer imaginaire…

Pour celles et ceux qui auront la chance de voir l’exposition LA MER IMAGINAIRE présentée par la Fondation Carmignac tout l’été et jusqu’à mi octobre 2021, vous pourrez découvrir la silhouette et le visage associé à la voix que venez d’entendre dans l’installation EFFET MER aux côtés d’œuvres plus aquatiques, imaginaires et oniriques les unes que les autres. Les portraits sont également à découvrir sur les sites Instagram et Facebook de Fragîle Porquerolles.

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Effet-Mer [Fondation Carmignac] – Marie-Joséphine, îlienne du sahel (3/5)08 Jul 202100:08:44

EFFET-MER, Quand le son devient l’image, et l’image devient le son
Une série de portraits sonores proposés par Ingrid Blanchard et Bernard Pesce, 
En partenariat avec la FONDATION CARMIGNAC pour l'exposition La Mer imaginaire

Qu’elle nous fascine, nous console, nous effraie ou nous apaise, nous entretenons tous un lien singulier à la mer. 

Quand la Fondation Carmignac nous a proposé avec Bernard Pesce de réaliser un projet sonore et photographique pour son exposition « La Mer Imaginaire », nous avons plongé, tout ouïe et regards joints, dans cette imaginaire de la mer. L’installation EFFET-MER , mariage du son et de la photographie, interroge le rapport à la mer d’hommes et de femmes insulaires. Je vous propose d’écouter leurs récits et je ne peux que vous inviter à découvrir l’installation complète à la Fondation Carmignac jusqu’à mi octobre. 

Ils ont choisi de vivre entourés par la mer. Ils la sillonnent, en explorent les profondeurs, la protègent, ou s’en inspirent. A son contact, ils ont grandi, se sont façonnés, transformés. Cette cohabitation quotidienne avec l’univers marin renforce et nourrit le lien qui les unit à l’immensité d’eau qui les entoure et qu’ils sont nombreux à désigner comme leur « deuxième mère ».

Ils sont gardien de phare et apnéiste, navigatrice, doyen de l’île, descendant d’immigrés italiens arrivés à Porquerolles par la mer au 19ème siècle, l’une a découvert la mer pour la première fois à 15 ans, un autre cherche à en traduire la luminosité diffuse et pénétrante dans ses peintures.

Je leur ai demandé de me raconter « leur Mer imaginaire ». Des récits, des souvenirs, des sensations, des émotions ont émergé de ces rencontres que je vous partage dans cette série diffusé 1 fois par semaine pendant 1 mois.

Plongez avec eux quelques minutes dans leur Mer imaginaire…

Marie-Joséphine a grandi au Burkina Fasso. Elle se souvient les longues marches des femmes pour aller chercher de l'eau et les hommes creusant la pierre pour la trouver. A 15 ans elle découvre la mer pour la première fois et nous partage son émerveillement face à une telle immensité. Aujourd'hui, Marie-Joséphine vit à Porquerolles entourée par la mer. Pourtant le manque d'eau ne la quitte pas. Elle redoute une prochaine guerre de l'eau.

Pour celles et ceux qui auront la chance de voir l’exposition LA MER IMAGINAIRE présentée par la Fondation Carmignac tout l’été et jusqu’à mi octobre 2021, vous pourrez découvrir la silhouette et le visage associé à la voix que venez d’entendre dans l’installation EFFET MER aux côtés d’œuvres plus aquatiques, imaginaires et oniriques les unes que les autres. Les portraits sont également à découvrir sur les sites Instagram et Facebook de Fragîle Porquerolles.

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Effet-Mer [Fondation Carmignac] – L’odyssée de Louis, doyen de Porquerolles (2/5)01 Jul 202100:06:57

EFFET-MER, Quand le son devient l’image, et l’image devient le son
Une série de portraits sonores proposés par Ingrid Blanchard et Bernard Pesce, 
En partenariat avec la FONDATION CARMIGNAC pour l'exposition La Mer imaginaire

Qu’elle nous fascine, nous console, nous effraie ou nous apaise, nous entretenons tous un lien singulier à la mer. 

Quand la Fondation Carmignac nous a proposé avec Bernard Pesce de réaliser un projet sonore et photographique pour son exposition « La Mer Imaginaire », nous avons plongé, tout ouïe et regards joints, dans cette imaginaire de la mer. L’installation EFFET-MER , mariage du son et de la photographie, interroge le rapport à la mer d’hommes et de femmes insulaires. Je vous propose d’écouter leurs récits et je ne peux que vous inviter à découvrir l’installation complète à la Fondation Carmignac jusqu’à mi octobre. 

Ils ont choisi de vivre entourés par la mer. Ils la sillonnent, en explorent les profondeurs, la protègent, ou s’en inspirent. A son contact, ils ont grandi, se sont façonnés, transformés. Cette cohabitation quotidienne avec l’univers marin renforce et nourrit le lien qui les unit à l’immensité d’eau qui les entoure et qu’ils sont nombreux à désigner comme leur « deuxième mère ».

Ils sont gardien de phare et apnéiste, navigatrice, doyen de l’île, descendant d’immigrés italiens arrivés à Porquerolles par la mer au 19ème siècle, l’une a découvert la mer pour la première fois à 15 ans, un autre cherche à en traduire la luminosité diffuse et pénétrante dans ses peintures.

Je leur ai demandé de me raconter « leur Mer imaginaire ». Des récits, des souvenirs, des sensations, des émotions ont émergé de ces rencontres que je vous partage dans cette série diffusé 1 fois par semaine pendant 1 mois.

Plongez avec eux quelques minutes dans leur Mer imaginaire… 

Cette semaine, Louis, 95 ans, doyen de Porquerolles, remonte le fil de son odyssée familiale. Descendant d’immigrés italiens arrivés à Porquerolles par la mer à la fin du 19ème siècle, il raconte l'incroyable périple de ses grands-parents, partis de l'île de Ponza, comment ils ont remonté la côte italienne à la rame pour venir s'échouer au Langoustier et ne plus jamais en repartir....

Pour celles et ceux qui auront la chance de voir l’exposition LA MER IMAGINAIRE présentée par la Fondation Carmignac tout l’été et jusqu’à mi octobre 2021, vous pourrez découvrir la silhouette et le visage associé à la voix que venez d’entendre dans l’installation EFFET MER aux côtés d’œuvres plus aquatiques, imaginaires et oniriques les unes que les autres. Les portraits sont également à découvrir sur les sites Instagram et Facebook de Fragîle Porquerolles.

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[Extrait] Bono (U2) à Porquerolles!17 May 202400:02:11

Pour ceux qui ont écouté le témoignage bouleversant de Jalil (toujours disponible ici, il faut l'écouter c'est vraiment un épisode dingue), vous l'avez entendu raconter cette anecdote incroyable dans laquelle il relate comment il a failli empêcher Bono (U2) de chanter et d'enflammer la place de Porquerolles! 

Découvrez comment ça s'est passé en écoutant cet épisode...

Est-ce que certains d'entre vous ont vécu cette folle soirée?
Jalil aimerait retrouver une photo de ce moment.
Si parmi vous, quelqu'un a immortalisé cette soirée, n'hésitez pas à m'envoyer cette photo que je lui partagerai avec joie.

Si vous avez vécu cette soirée légendaire, que vous en gardez un souvenir, une sensation, une impression, écrivez-moi pour me la raconter. 

Si vous avez vécu d'autres folles soirées insulaires aussi.

Pour ceux qui souhaitent écouter Jalil raconter cette histoire, écoutez cet épisode

Ensuite je ne peux que vous encourager à écouter tout son témoignage qui est d'une force incroyable!

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Effet-Mer [Fondation Carmignac] – Emmanuel, gardien de phare et apnéiste (1/5)24 Jun 202100:11:58

EFFET-MER, Quand le son devient l’image, et l’image devient le son
Une série de portraits sonores proposés par Ingrid Blanchard et Bernard Pesce, 
En partenariat avec la FONDATION CARMIGNAC pour l'exposition La Mer imaginaire

Qu’elle nous fascine, nous console, nous effraie ou nous apaise, nous entretenons tous un lien singulier à la mer. 

Quand la Fondation Carmignac nous a proposé avec Bernard Pesce de réaliser un projet sonore et photographique pour son exposition « La Mer Imaginaire », nous avons plongé, tout ouïe et regards joints, dans cette imaginaire de la mer. L’installation EFFET-MER , mariage du son et de la photographie, interroge le rapport à la mer d’hommes et de femmes insulaires. Je vous propose d’écouter leurs récits et je ne peux que vous inviter à découvrir l’installation complète à la Fondation Carmignac jusqu’à mi octobre. 

Ils ont choisi de vivre entourés par la mer. Ils la sillonnent, en explorent les profondeurs, la protègent, ou s’en inspirent. A son contact, ils ont grandi, se sont façonnés, transformés. Cette cohabitation quotidienne avec l’univers marin renforce et nourrit le lien qui les unit à l’immensité d’eau qui les entoure et qu’ils sont nombreux à désigner comme leur « deuxième mère ».

Ils sont gardien de phare et apnéiste, navigatrice, doyen de l’île, descendant d’immigrés italiens arrivés à Porquerolles par la mer au 19ème siècle, l’une a découvert la mer pour la première fois à 15 ans, un autre cherche à en traduire la luminosité diffuse et pénétrante dans ses peintures.

Je leur ai demandé de me raconter « leur Mer imaginaire ». Des récits, des souvenirs, des sensations, des émotions ont émergé de ces rencontres que je vous partage dans cette série diffusé 1 fois par semaine pendant 1 mois.

Plongez avec eux quelques minutes dans leur Mer imaginaire…

Pour celles et ceux qui auront la chance de voir l’exposition LA MER IMAGINAIRE présentée par la Fondation Carmignac tout l’été et jusqu’à mi octobre 2021, vous pourrez découvrir la silhouette et le visage associé à la voix que venez d’entendre dans l’installation EFFET MER aux côtés d’œuvres plus aquatiques, imaginaires et oniriques les unes que les autres. Les portraits sont également à découvrir sur les sites Instagram et Facebook de Fragîle Porquerolles.

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# Book Club Fragîle 3: Porquerolles une île en cadeau de mariage- Lelia Le Ber17 Jun 202100:13:19

Pour aller encore plus loin dans votre découverte de Porquerolles je vous propose ces prochaines semaines, en plus des invités du podcast, une petite série littéraire, le Book club Fragîle !

Romans, témoignages, récits historiques, livres de photos, albums jeunesse, l’île a inspiré de nombreux ouvrages. J’avais envie de vous partager les livres qui m’ont permis de mieux connaitre Porquerolles. Et comme de nombreuses lectures m’ont été soufflées par les habitants de l’île, je leur ai tendu le micro pour nous en parler.

Cette semaine dans le Book club Fragîle, Marie-Joséphine nous fait découvrir «Porquerolles une île en cadeau de mariage, la biographie d’une autre fille de FJ Fournier, Lelia Le Ber parue en 1998. Un hommage vibrant à sa mère Sylvia Fournier et un éclairage sur tout un pan de l’histoire de l’île.

Si vous avez des coups de cœur à partager, des livres, mais aussi des films, ou toute autres œuvres  en lien avec Porquerolles, envoyez-moi vos conseils sur les comptes intagram ou facebook de Fragile Porquerolles ou par mail à fragileporquerolles@gmail.com

Je les partagerai avec plaisir aux abonnés du podcast. 

Plus de livres à découvrir sur fragileporquerolles.com 

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# Book Club Fragîle 2: 39-45- Vu de Porquerolles - Monita Fournier-Richet10 Jun 202100:11:51

Pour aller encore plus loin dans votre découverte de Porquerolles je vous propose ces prochaines semaines, en plus des invités du podcast, une petite série littéraire, le Book club Fragîle !

Romans, témoignages, récits historiques, livres de photos, albums jeunesse, l’île a inspiré de nombreux ouvrages. J’avais envie de vous partager les livres qui m’ont permis de mieux connaitre Porquerolles. Et comme de nombreuses lectures m’ont été soufflées par les habitants de l’île, je leur ai tendu le micro pour nous en parler.

Cette semaine dans le Book club Fragîle, Marie-Joséphine nous fait découvrir le témoignage de Monita Fournier-Richet, « 39-45- Vu de Porquerolles », paru en 2019, document historique précieux sur une période peu documentée sur l’île. Il s’agit du témoignage de Monita Fournier Richet, fille aînée de FJ Fournier, sur cette période qu’elle a vécu en première ligne puisqu’au décès de son père, alors qu’elle n’a que 22 ans, elle va être chargée avec sa sœur Doria, de gérer l’héritage familial. Quand la guerre menace, elle devient l’interlocutrice privilégiée du gouvernement, fait face aux Italiens puis aux allemands qui occupèrent l’île successivement entre 42 et 44.

Si vous avez des coups de cœur à partager, des livres, mais aussi des films, ou toute autres œuvres  en lien avec Porquerolles, envoyez-moi vos conseils sur les comptes intagram ou facebook de Fragile Porquerolles ou par mail à fragileporquerolles@gmail.com

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# Book Club Fragîle 1 : Rue du phare, ainsi vivait-on à Porquerolles – Alphonse Canessa 03 Jun 202100:13:54

Pour aller encore plus loin dans votre découverte de Porquerolles je vous propose ces prochaines semaines, en plus des invités du podcast, une petite série littéraire, le Book club Fragîle !

Romans, témoignages, récits historiques, livres de photos, albums jeunesse, l’île a inspiré de nombreux ouvrages. J’avais envie de vous partager les livres qui m’ont permis de mieux connaitre Porquerolles.

Et comme de nombreuses lectures m’ont été soufflées par les habitants de l’île, je leur ai tendu le micro pour nous en parler.

Pour commencer, Monique Ribis nous présente le livre d’Alphonse Canessa «Rue du Phare : Ainsi vivait-on à Porquerolles» publié en 1985, une autobiographie mâtinée de nombreuses digressions sur la vie du village.

Si vous avez des coups de cœur à partager, des livres, mais aussi des films, ou toute autres œuvres  en lien avec Porquerolles, envoyez-moi vos conseils sur les comptes Intagram ou Facebook de Fragile Porquerolles ou par mail à fragileporquerolles@gmail.com

Je les partagerai avec plaisir aux abonnés du podcast.

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#55- Ivrith Valli - Energie solaire27 May 202101:23:20

Solaire, c’est le mot qui vient immédiatement à l’esprit quand vous rencontrez Ivrith pour la première fois. Avec son regard bleu, ses longs cheveux blonds et sa joie communicative, Ivrith rayonne. 

Originaire de suisse, elle est arrivée à Porquerolles à l’âge de 6 ans à la séparation de ses parents. Comme les autres enfants de son âge à Porquerolles, elle a grandi au contact de la nature. Ses parents lui ont transmis le goût des voyages et des grands espaces. A l’école, elle découvre la voile qu’elle pratique aujourd’hui en compétition et pour le loisir et qu’elle enseigne à son tour avec passion.

« La voile, pour moi, c’est un sentiment de liberté, de plénitude et de plaisir. C’est la fusion avec les éléments, dont tu te rends compte qu’ils sont plus forts que toi (…) Je veux transmettre la voile, traverser le monde en bateau un jour, je sais que je suis faite pour ça. »

Elle prend beaucoup de plaisir à participer aux courses porquerollaises, la Porquerolle’s Cup et la Porquerolle’s Race dont elle nous livre l’esprit dans son témoignage.

Malgré son goût pour les voyages, Ivrith sait, à 23 ans, qu’elle veut faire sa vie à Porquerolles. Elle raconte la solidarité insulaire, la joie des plaisirs simples avec ses proches, l’île qui la fait vibrer, avec un émerveillement que rien ne peut entamer. Sauf peut-être le tourisme de masse qui dénature et menace la préservation de l’île et dont elle se dit fortement préoccupée.

La première impression ne se dément pas quand vous apprenez à mieux connaitre Ivrith. Elle égrène sa joie de vivre au fil de la conversation et vous transmet son énergie positive.

Depuis l’enregistrement de cet épisode, Ivrith a intégré son école de préparation mentale et ouvert son école de voile à Porquerolles.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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# [Rediff]-Eric Rossi - Tout commence par le récit incroyable d’une jeune femme suisse en 1874 20 May 202101:29:28

Cet épisode est rediffusé en mémoire d'Eric qui nous a quittés en ce mois de mai. Je le remercie de m'avoir si généreusement partagée son histoire.

Cette jeune femme se prénomme Marie, il s’agit de l’arrière-grand-mère d’Eric. 
Issue de la grande bourgeoisie suisse, Marie a 20 ans lorsqu’elle découvre Porquerolles. Femme étonnamment libre et indépendante pour son époque, elle séjourne 1 mois sur l’île, dans un petit « hôtel » situé sous l’Escale, « Le Progrès », qui servait de refuge au pêcheur par mauvais temps.  

Eric raconte l’histoire de cette arrière-grand-mère « née 2 siècles trop tôt », et la façon dont Porquerolles s’inscrit dans son héritage familial, à travers une lignée de femmes qui l’ont profondément marqué.

Il relate avec force détails plus d’un siècle d’histoire de l’île, où s’entremêlent l’Histoire avec un grand H et les récits familiaux et insulaires : la rencontre de ses parents en 1930 un jour de fête de la Sainte Anne, ses souvenirs de jeune garçon sur l’île, l’arrivée du Parc National en 1971, le choix qu’il fait en 1974 de quitter son poste de visiteur médical dans l’industrie pharmaceutique pour s’installer définitivement à Porquerolles avec sa femme et ses enfants, ses amitiés nombreuses, ses échanges avec le père Séraphin, Henri Vidal…

Facteur, puis responsable de la station-service et d’un chantier naval sur l'île, Eric cumulera en plus de ses fonctions les expériences en bénévolat, à la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) et en tant que pompier volontaire et la présidence du CIL (Comité d’Intérêt Local). 

L’écouter remonter le fil de son incroyable mémoire et égrener ses souvenirs avec une précision d’orfèvre, c’est se retrouver projeté dans plus d’un siècle d’histoire de Porquerolles, et voir défiler les images d’une île à la fois immuable et en mouvement.

A plus de 85 ans, Eric demeure un insatiable curieux, féru d’économie et de généalogie, inventeur à ses heures perdues. 

Un témoignage précieux et passionnant. 

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#54- Philippe Lentz - Prise de température avec le médecin de Porquerolles13 May 202101:13:29

« L’île peut présenter un tableau idyllique quand on vient de l’extérieur. Mais il ne s’y trouve pas non plus l’équilibre que l’on recherche tous » 

L’année dernière à la même époque, je recevais le docteur Philippe Lentz pour qu’il nous partage sa vision du confinement et de la situation sanitaire sur l’île. Quelques mois avant le déclenchement de cette crise, j’avais déjà tendu le micro à Philippe pour l’écouter me raconter son parcours, son lien à Porquerolles et aux porquerollais, son choix d’exercer ici et son quotidien de médecin urgentiste sur l’île. C’est le témoignage que je vous propose de découvrir aujourd’hui. Il n’est donc pas question de COVID dans cet épisode. La parole de Philippe nous ramène dans la vie d’avant en quelque sorte, bien qu’à Porquerolles, certaines constantes demeurent quand on est médecin, COVID ou pas.

Philippe est arrivé à Porquerolles il y a une vingtaine d’années. Après avoir assuré des remplacements pendant 3 ans sur d’autres îles, en Nouvelle-Calédonie dans les Antilles ou à Port-Cros, il découvre Porquerolles. Il prend la succession du médecin en place, conscient du « piège » à venir exercer ici, que ses collègues ne manquent pas de lui rappeler : « Tu es celui qui aime le plus Porquerolles mais tu es celui qui en profites le moins »

Amoureux de nature et de mer, Porquerolles semble en effet la destination rêvée. Pourtant, on comprend vite en l’écoutant que c’est sur d’autres rivages que Philippe se ressource en famille. A Porquerolles, il est le médecin, avec ce que cela signifie de responsabilités et de disponibilité. 

Autant attaché à la nature qu’à la vie de village, il aime ce côté « pétillant, à la Pagnol » de la vie insulaire dont il déplore la lente disparition. Il est aussi conscient des limites à vivre dans un endroit où les interactions sont si resserrées « Quand on est dans un petit village, il faut composer avec la nature humaine. ».

Dans son manuscrit « Carnet de santé à Porquerolles » que Philippe m’a permis de lire en amont de l’entretien, il livre un mélange d’impressions et de souvenirs personnels sur l’île, de références historiques, artistiques. Il y raconte sa vie de médecin à Porquerolles, propose un véritable « manuel de survie » sur l’île : comment survivre aux piqûres de méduses, de taons et d’oursins…Totalement inclassable, à la fois sérieux, précis, et très documenté sur l’Histoire, la médecine, les plantes médicinales, l’ouvrage, ponctué d’anecdotes truculentes, ne manque ni d’humour de poésie. Philippe explique comment lui est venu l’idée de ce livre, évoque avec discrétion quelques visiteurs de renom : Jean Rochefort dont il fut l’ami, Mylène Demongeot, des ministres, Kad Merad ou Zinedine Zidane…

Dans cet entretien, il décrit l’évolution de la pratique médicale sur l’île, depuis la médecine naturelle à base de plantes pratiquée par l’Abbé Bozon à la fin du 19ème siècle à celle qu’il pratique aujourd’hui avec les internes dont il s’entourent durant la haute saison pour faire face à l’afflux de touristes. Il nous partage le tiraillement entre l’exercice de son métier, son engagement, sa vie d

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#53 - Clémence Rochefort – Son livre hommage à son père Jean Rochefort, son lien à Porquerolles 29 Apr 202100:59:10

Clémence est comédienne. Elle a publié en septembre dernier un livre intitulé « Papa » paru chez Plon, un vibrant hommage à son père Jean Rochefort dans lequel elle revient avec humour et tendresse sur le destin hors norme de son père. Elle évoque son enfance, livre par petites touches et saynètes des anecdotes savoureuses qui révèlent la personnalité délicate, facétieuse, voire un peu fantasque mais aussi profonde altruiste, humble, parfois mélancolique de son père et les liens qui les unissent.

Clémence est familière de Porquerolles depuis son plus jeune âge. Ses parents s’y sont mariés en 1989 au domaine de la Courtade dont son grand-père, Henri Vidal, architecte et inventeur de la terre armée était propriétaire avant que le lieu ne soit rachetée par Édouard Carmignac pour être transformé en Fondation. 

Avec émotion et sensibilité, pudeur et légèreté aussi, Clémence nous partage quelques-uns de ses souvenirs avec son père, ce qu’il lui a transmis et comment il l’accompagne aujourd’hui. On y découvre également son lien à l’île de Porquerolles et avant elle celui de sa famille au «caillou », comme aimait la nommer Jean Rochefort. 

Une rencontre lumineuse à l’image de mon invitée.  

Jean Rochefort aurait eu 91 ans aujourd’hui.

 Article complet et notes de l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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# [Rediff]-Eliot: grandir à Porquerolles au contact de la nature22 Apr 202100:38:29

« Vivre sur une île, c’est vivre proche et en harmonie avec la nature, c’est la liberté, c’est connaître tout le monde, c’est un privilège » 

Eliot a 15 ans. Il est allé à l’école sur l’île et a grandi au contact de la nature en cultivant une passion pour la pêche, les fonds marins, l’ornithologie et plus globalement la faune et la flore. Passion transmise par ses parents qu’il entretient et développe avec un émerveillement palpable et communicatif. 

Il connaît l’île et les poissons qui peuplent ses fonds comme sa poche. Sensibilisé aux problématiques environnementales, il participe à sa préservation.

Il nous raconte à quoi ressemble la vie d’un adolescent sur l’île, les parties de pêche avec ses copains, les traversées quotidiennes pour se rendre au collège et à ses activités sportives.

Embarquez avec Eliot pour un cours accéléré et passionnant en matière de faune sous-marine.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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# [Rediff]-Monique Ribis: co fondatrice de Lire à Porquerolles, autrice de contes et histoires pour enfants15 Apr 202101:06:36

« Ce sentiment de liberté, d’exode, dès qu’on arrive sur l’île. On quitte quelque chose de pesant, on se sent coupé d’une certaine folie de vivre, c’est libérateur. Porquerolles, c’est un ailleurs qui fait du bien »

Habitants intermittents de l’île entre 2000 et 2005, Monique et son mari Michel se sont installés à Porquerolles à l’année en 2005. Après avoir enseigné entre 1958 à 1982, Monique a travaillé dans une maison d’editions. Elle est l’autrice de contes et histoires pour enfants, dont certains ont pour toile de fond Porquerolles. 

Sa passion pour les livres et la littérature l’ont conduite, dès son arrivée en 2000, à cofonder l’association Lire à Porquerolles, à l’initiative de nombreuses fêtes du livre sur l’île. 

Discrète et sensible, elle insuffle avec délicatesse une énergie joyeuse, dont elle seule a le secret dans la vie associative porquerollaise. Elle fait partie de l’équipe de rédaction de Porquerolles Infos, la petite gazette de l’île, et anime avec enthousiasme la troupe de théâtre qui réunit toutes les générations. 

Monique est résolument optimiste et bienveillante. Elle se définit d’ailleurs comme idéaliste, et sa façon de voir la vie et d’appréhender les relations humaines, déborde de cette joie communicative. De son passé d’institutrice, elle a gardé le goût de transmettre et de révéler les talents cachés au-delà du cadre purement scolaire, animée par ce désir de transmettre, de valoriser, et de voir le beau en chacun. « Ce sont des petits riens qui me comblent » dit-elle, le regard pétillant.

Monique est une invitée un peu spéciale, chère à mon cœur, car elle m’a beaucoup aidée dans ce projet de podcast. Je la remercie pour son aide précieuse et son regard sensible et juste.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#78 - Naomi Gergaud – Le Levant au cœur et au corps14 May 202401:22:38

« « Ici, c’est chez moi, c’est chez nous » cette devise de ma maman résume bien ma vision de l’insularité. C’est cet endroit où l’on se sent à la fois coupé du monde, un lieu réconfortant et protecteur, le meilleur endroit au monde où il est possible de se trouver, pour nous, du moins »

La famille de Naomi est installée sur l’île du Levant depuis 4 générations. Son arrière-grand-père, originaire de Marseille, est devenu transporteur officiel de la ligne maritime entre Hyères et le Levant en 1946 avant de devenir correspondant des vedettes des îles d’or.

Ses grands-parents et ses parents, oncle et tante dans leur lignée ont passé une grande partie de leur vie sur l’île, tenant différents commerces essentiels, l’épicerie et la boulangerie entre autre. 

Naomi a 29 ans. Elle a grandi sur l’île dans les années 90 et travaille aujourd’hui à la Villa Noailles, centre d’art d'intérêt national à l’origine de nombreuses expositions, festivals et ateliers tout au long de l’année.

Avec Naomi, on a parlé de l’école au Levant, d’adolescence, de naturisme, de contemplation, d’été, d’atmosphère, de famille et de transmission.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur https://fragileporquerolles.com/levant-naomi/

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#52 - Damien Elessa - Mille et une saisons 08 Apr 202100:58:03

Originaire de Nantes, Damien est arrivé à Porquerolles en 1988 après son service militaire pour y faire une saison en tant que serveur au restaurant La Grillade, connu aujourd’hui sous le nom de la Calanque. D’autres saisons ont suivi dans de nombreux établissements de l’île. 

Damien nous raconte son parcours de saisonnier à Porquerolles de la fin des années 80 à aujourd’hui, jalonné d’une multitude d’expériences en restauration mais aussi dans le secteur de la pêche, et d’autres activités aujourd’hui disparues : son poste à la sécurité de la boîte de nuit qui se trouvait sur le port dans les années 2000 ou en tant que conducteur de taxi quand il assurait des visites de l’île pour les touristes.

En 2010, il créé la marque 43/6, distribuée d’abord sur l’île puis aujourd’hui sous contrat de licence dans plusieurs boutiques sur tout le littoral entre Bandol et St Tropez, une aventure qu’il n’avait pas vraiment programmée non plus. 

Vous découvrirez aussi comment il s’est retrouvé comme figurant d’un clip d’Alpha Blondie tourné à Porquerolles. 

Damien semble avoir eu plusieurs vies. Sans forcer les choses, d’expériences en opportunités, il a tissé des relations fortes sur l’île et trouvé sa place. En 2014, alors qu’il vient juste de s’installer à Hyères et qu’il n’y croyait plus vraiment, sa demande de logement à Porquerolles est acceptée. Il en garde un souvenir précis et ému.

Depuis il vit sur l’île, au rythme des saisons, déplorant l’hyper fréquentation du mois d’août et savourant la tranquillité hivernale.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#51 - Stéphanie Cooper Perzinsky – L’histoire du Domaine Perzinsky, 30 ans de vie sur l’île25 Mar 202102:01:13

Alors que le Domaine Perzinsky vient d’être racheté par la Maison Chanel, je suis heureuse de vous partager le témoignage de Stéphanie. Émue aussi parce que la diffusion de cette épisode concorde avec leur départ de l’île avec Cyrille, son mari,  après plus de 30 ans de vie porquerollaise. Reconnaissante enfin, car Stéphanie fait partie des personnes qui m’ont soutenue dans ce projet de podcast. 

Originaire de Nouvelle-Zélande, Stéphanie a habité 6 îles avant de poser ses valises à Porquerolles en 1988. Son père, ingénieur en construction, travaillait pour Henri Vidal, inventeur de la Terre Armée.  C'est par son intermédiaire qu'elle décroche un emploi saisonnier au Mas du Langoustier alors qu’elle vient de terminer une licence de Français en Nouvelle Zélande. Ce sont ses premiers pas en France. Elle rencontre Cyrille, son futur mari, alors maître de chai pour Château Vannières après l'avoir été longtemps au Château Pibarnon à Bandol, quand il rend visite à ses parents et son frère les week-ends à Porquerolles. Cyrille et son frère Alexis cherchent un domaine à acheter. Ils soumettent le projet d’un 3ème domaine viticole à Porquerolles au Parc National et au conservatoire botanique, qui acceptent.

S’ensuivent de lourds travaux de défrichage encouragés par le Parc National : la culture de la vigne reste le meilleur pare feu. La première parcelle de Mourvèdre est plantée en février 1991 et la première récolte voit le jour avec le millésime 1993. 

« Ce domaine a été une aventure. Tout notre temps et notre énergie sont allés dedans (…) C’est toute notre vie de couple, 30 années, à Porquerolles avec le Domaine. Ça a été la chose la plus importante dans notre vie avant l’arrivée des enfants, et même après…les enfants peuvent le dire, le Domaine passait souvent en premier. »  

Stéphanie raconte leur installation, la création du Domaine, l’activité de maraîchage remplacée par l’activité viticole, l’énergie déployée dans cette entreprise familiale, son activité de factrice puis de secrétaire de mairie et ses nombreux engagements dans la vie associative de l’île, pour Lire à Porquerolles notamment. 

Avec sensibilité, générosité, et chaleur, Stéphanie nous fait voyager dans 30 années de souvenirs durant lesquelles elle a vu l’île et la vie de village évoluer. Seul son doux accent nous rappelle que Porquerolles n’est pas l’île où elle a grandi.

Cet épisode est un passionnant témoignage sur l'histoire du Domaine Perzinsky, et un hommage vibrant aux porquerollais qui ont croisé le chemin de Stéphanie et Cyrille.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#50 - Charlotte Mazella – Souvenirs d’une île idéale11 Mar 202100:54:57

« On s’asseyait dehors, chacun venait, bavardait, parfois on riait aux éclats en se racontant des tas d’histoires. Les gens étaient très soudés. C’était merveilleux… »

Originaire de Flayosc près de Draguignan dans le Haut-Var, Charlotte découvre Porquerolles en 1952 à l’âge de 19 ans. Elle est embauchée comme serveuse à l’Arche, une institution sur l’île, tenue alors par M. et Mme Bourgues. Sur l’Epervier, la navette qui rejoint l’île au continent, elle rencontre Roger, son mari, matelot de la marine marchande. Ils se marient 2 ans plus tard et l’année suivante Charlotte donne naissance à sa première fille, suivie rapidement de sa jeune sœur. Roger est un enfant de l’île, petit-fils d’immigrés italiens arrivés à Porquerolles à la fin du 19ème siècle de l’île de Ponza. « Chaque pierre lui parle » explique Charlotte qui a arpenté l’île à ses côtés pendant de longues années. Ce qui n’a pas empêché Charlotte de s’y perdre, un jour, avec l’une de ses filles, raconte-t-elle, alors que les sentiers n’étaient pas balisés comme aujourd’hui, histoire qu’elle relate mi amusée, mi confuse, tant cet épisode lui paraît encore insolite. 

Elle se souvient les promenades sur des chemins aujourd’hui fermés, la fontaine dans la rue des Puces, les discussions à bâtons rompus avec les porquerollais, la plage sur le port, les commerces de l’île, l’épicerie, l’Escale, le Grand Hôtel...et bien d’autres lieux ou souvenirs disparus aujourd’hui.

Ce que Charlotte regrette le plus, ce sont les liens qui unissaient les porquerollais, l’insularité et l’isolement comme terreau d’un lien semblable à celui qui peut se vivre au sein d’une même famille. L’île-lien, plus fort que tout.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#49 - Michel Metaireau – Peinture à l'(hu)île25 Feb 202101:01:35

« Contempler dès le matin le soleil se lever. C’était comme une victoire, une joie, un épanouissement, au fond de moi. Regarder l’eau, l’horizon, ça a été toute mon enfance, ma jeunesse ». 

Fils de médecin, Michel a grandi à l’Almanarre puis sur la presqu’île de Giens. Amoureux de nature, il en dessine très tôt les formes et les beautés, avec son frère. 

A l’adolescence, Porquerolles symbolise l’ailleurs. « On partait de la Capte en dériveur, on était en surnombre. On arrivait à la plage du Langoustier, c’était un autre monde, un monde de rêve, de beauté ». 

Après des années de stage d’élevage de gibier, il se consacre à la peinture, l’aquarelle, encouragé par un groupe hyérois dont Benoite Groulte et Florence Cyrulnik font partie. 

Agé d’une petite vingtaine d’années, il commence à venir quotidiennement à Porquerolles en recherche de paysages et d’une clientèle, confie-t-il simplement. Installé devant la boulangerie, il peint inlassablement l’église et la place du village. « C’était presque un décor de théâtre que j’aimais réaliser, un lieu d’étude, un peu comme la Ste Victoire pour Cézanne ». Il dessine les portraits des enfants de l’île et fait ainsi progressivement connaissance avec les porquerollais.

Il habite ensuite des cabanons sur l’île, est logé par des habitants, vit la moitié de l’année à Porquerolles et le reste du temps dans l’arrière-pays. Finalement, il y a 7 ans, il s’installe au Pré des palmiers où se trouve désormais sa galerie. 

Pour expliquer ce qui l’a conduit de l’aquarelle à la peinture à l’huile, Michel revient sur un épisode douloureux de sa vie, la perte de sa compagne dans un accident de moto. Il se tourne alors vers Dieu, rejoint pendant 3 ans la communauté des Béatitudes. Quand il rencontre sa future femme, il commence à peindre à l’huile. J’avais atteint une maturité. « Pour l’aquarelle, j’avais une déconcertante facilité, ça coulait au bout du pinceau. Je préfère le combat sur une peinture à l’huile ». 

Ses peintures s’inscrivent dans le sillon de l’école provençale expressionniste, de Cézanne et du fauvisme. Parmi les peintres qui l’ont inspiré, il cite Ambrogiani, Vlaminck, ou Gauguin, des peintres forts, qui l’ont nourri dans son travail sur la lumière, la couleur et le mouvement.

Quand on évoque l’énergie vitale, la joie et l’espérance qui se dégagent de ses tableaux, Michel invoque la place de Dieu dans sa vie, son retour aujourd’hui à une foi humble. 

« Je suis passé par des périodes très noires dans ma vie. Je suis bluffé quand des gens me disent: « mon Dieu, quelle joie dans vos tableaux! ». Ça me donne le frisson. Je ne sais pas si c’est une Mission, mais je ne me détourne pas de mon engagement dans la lumière. Je n’ai pas à combattre pour trouver cette vitalité, je vis dedans. »

Après plus de 40 ans à Porquerolles, Michel ne se définit pas comme porquerollais. Il aime la vie de village, participe volontiers aux rassemblements organisés par les associations, la chorale, évoque les anciens, ceux qui sont encore là et ceux qui ont disparu, avec tendresse, mais se dit aussi un peu « en

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# [Rediff] Peggy Fournial: garde-monitrice au Parc national de Port Cros et Porquerolles18 Feb 202101:00:01

« La nature ne se consomme pas. Elle s’apprécie, elle se vit, elle se sent, elle se respire, elle se touche. »

Peggy est arrivée en 2009 avec sa famille à Porquerolles en tant que garde-monitrice. Avec humour, générosité et spontanéité, elle explique son parcours, les missions du Parc National et son activité en tant que garde-monitrice. Métier qu’elle exerce avec passion. 

Dans cet épisode on parle hyper fréquentation, enjeux environnementaux et préservation de la biodiversité, en essayant d’entrevoir des solutions. 

Au visiteur d’un jour qui souhaite découvrir l’île au-delà des sentiers battus, Peggy suggère des itinéraires. Elle nous partage avec émotion les endroits qui l’émeuvent et la transportent, son rapport privilégié à la nature. Suivi des puffins, préparation des gîtes à chauve-souris, protocole cétacés…rats et sangliers à Porquerolles…écouter Peggy, c’est découvrir toute la biodiversité de l’île et en saisir le caractère unique et fragile.

Un épisode pour tous les amoureux de nature qui souhaitent en savoir plus sur la faune et la flore de Porquerolles. 

Toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

Pour aller plus loin, retrouvez toutes les ressources citées dans l'épisode: 

PARC NATIONAL DE PORT CROS
Découvrez ici les superbes vidéos de présentation des protocoles cétacés et des suivi puffins :
http://www.parcsnationaux.fr/fr/actualites/parc-national-de-port-cros-la-decouverte-du-travail-de-suivi-scientifique-des-agents 

Pour en savoir plus sur le Parc National de Port Cros et ses missions http://www.portcros-parcnational.fr/fr/le-parc-national-de-port-cros-et-porquerolles

LIVRE
Les carnets de mouillage corse – Dessins : Sabine Chautard, textes :Peggy Fournial
https://turtle-prod.fr/2019/05/29/carnet-de-mouillages-corse/ 

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# [Rediff] Maxime Prodromidès: Histoire et avenir de l'île11 Feb 202101:11:07

Après de nombreuses années à la présidence du Conseil Economique, Social et Culturel (CESC) du Parc National de Port-Cros, Maxime Prodromidès continue de s’investir dans le développement et la gestion durable des territoires insulaires. Il a cofondé « Small Islands Organisation » (SMILO), dont il est aujourd’hui Président. 

Dans cet épisode, nous évoquons avec lui des notions familières aux Porquerollais : hyper fréquentation, capacité de charge, tourisme durable… Il nous partage sa vision des enjeux qui touchent Porquerolles aujourd’hui. Une vision optimiste, nourrie de l’histoire de l’île, et qui cherche à réconcilier Nature et Culture plutôt qu’à les affronter. 

Petit fils de François Joseph Fournier, qui acheta l’ile de Porquerolles en 1912 après avoir fait fortune au Mexique, il revient sur l’histoire de son grand-père. 

Critique d’art, il évoque la Fondation Carmignac, les œuvres de Miquel Barcelo et de Nils Udo qui y sont exposées. Il conseille quelques lectures qui font référence à Porquerolles, et invite les visiteurs d’un jour à la découverte des charmes poétiques de l’île loin des sentiers battus.

Un témoignage aussi précieux que passionnant sur l’histoire et l’avenir de l’île, porté par un regard lucide, poétique et sensible.

Pour aller plus loin, retrouvez toutes les ressources citées dans l'épisode: 

DOCUMENTAIRE

« Les 3 vies de François Joseph Fournier » de Michel MEES: https://www.youtube.com/watch?v=H2gfSvAyrPY

La véritable histoire de François-Joseph Fournier, aventurier belge né sur une péniche en 1857 qui découvrit la plus importante mine d’or et d’argent du Mexique. Fortune faite, il rentre en Europe au moment de la révolution mexicaine et s’installe sur l’île de Porquerolles qu’il achète en cadeau de mariage pour sa femme.

 LIVRES

« L’homme de Porquerolles » de William LURET: https://www.editions-jclattes.fr/lhomme-de-porquerolles-9782709616362

 « Le frère de la côte » de Joseph CONRAD: http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Succes-deuxieme-serie/Le-Frere-de-la-Cote

ART

FONDATION CARMIGNAC: https://www.fondationcarmignac.com/

Miquel Barcelo et Nils Udo font partie des artistes de la Fondation Carmignac dont les œuvres exposées appartiennent à la collection permanente et ont la particularité d’être des créations in situ.

Henri Edmond CROSS, peintre pointilliste de la fin du 18ème début du 19ème siècle consacra une partie de son œuvre à révéler la beauté lumineuse de la méditerranée, dont les îles d’or: http://www.portcros-parcnational.fr/fr/des-connaissances/patrimoine-culturel/perso

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#48 - Jeanne Biras - Fenêtre sur port04 Feb 202101:19:10

Jeanne a fait carrière dans le cinéma. Après des études à l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques) à Paris, elle a collaboré en tant que directrice de casting à plus de 40 longs métrages avec des réalisateurs tels que Louis Malle,  Arnaud Desplechin, Olivier Dahan ou Virginie Despentes. Une filmographie éclectique. Depuis, elle a écrit et réalisé plusieurs longs métrages et séries pour la télévision. 

L’épisode s’ouvre sur l’image de son plus jeune fils de 22 ans, le matin même de notre rencontre. Sur le point de quitter l’île, admirant la baie et la côte à l’horizon d’une des fenêtres du Miramar entre le port et pointe prime, il glisse à Jeanne: « Ce que je souhaite de tout cœur, c’est que ça ne change jamais tel que c’est maintenant ».

Remontant le fil de sa mémoire, Jeanne va retracer, façon flash back, les épisodes de son incroyable histoire familiale avec en creux l’évolution de son rapport à l’île. 

Son grand-père était, comme F-J Fournier (acquéreur de l’île en 1912), responsable d’une mine d’or en Indochine. Amoureux de nature, ses grands-parents découvrent Porquerolles au milieu des années 50. Marine, la mère de Jeanne est l’ainée d’une grande fratrie. Elle rencontre son futur mari, Roger « un fougueux moustachu » un soir de bal du 14 juillet en 1958. Jeanne revient sur l’incroyable parcours de son père. Orphelin, originaire du Périgord, autodidacte, résistant, monté à Paris pour faire les Beaux-Arts, il vit de petits boulots, répond à une petite annonce et se retrouve assistant de Matisse pour ses collages et créations de papiers découpés.

Il milite au Parti Communiste à la cellule du 6ème arrondissement où se retrouve une partie de l’intelligentsia parisienne. Il y rencontre Floria Fournier (fille de F-J Fournier) et son mari Jean Prodromidès qui lui proposent un poste de régisseur à la ferme Notre-Dame. Jeanne est conçue à Porquerolles et prise sous l’aile de sa grand-mère qu’elle adore et qui la considère comme sa fille. 

Elle raconte ses étés d’enfance et d’adolescence sur l’île, la liberté, les copains, les fêtes…

A l’âge de 19 ans, l’île lui apparait comme étriquée, trop étroite. Jeanne a besoin de voir le monde, elle se lance dans le cinéma. Ce n’est que 5 ans plus tard, au milieu des années 80, à la naissance de son premier fils qu’elle décide de retourner à Porquerolles. 

S’ouvre un nouvel épisode de la vie de Jeanne, avec ses enfants qui se mélangent aux enfants du village, se déplacent en bande. Années 90. A travers l’évocation de ses souvenirs, on ressent le vent de liberté et ce sens du collectif qui soufflent sur ces années d’amitié où les vacances se vivent en communauté. 

Jeanne a posé ses valises à Porquerolles depuis quelques mois avec un rêve à réaliser : «tourner un film à Porquerolles, nourri de son approche et de sa connaissance de l’île"». 
Outre ses activités cinématographiques, Jeanne se forme depuis 3 ans pour être professeur de yoga. «Porquerolles est un lieu très chargé au niveau énergétique, organique » propice à l’exercice de la méditation qu’elle pratique quotidiennement de façon assez ritualisée. 

Comme une

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#47 - Lise Lambert – Il est 6h, Porquerolles s’éveille21 Jan 202100:57:43

« Cette lumière quand j’ouvre le restaurant…On a la chance d’avoir une petite terrasse avec vue sur le port. J’ai l’impression que les bateaux rentrent dans le restaurant, il y a une lumière merveilleuse, différente chaque matin. C’est mon moment de plénitude »

Originaire de Rognac, près de Marseille, où elle a grandi, Lise part étudier 4 ans à Paris. Son master 2 dans le domaine de la banque en poche, elle découvre Porquerolles avec ses parents en 2011, et sous le charme de l’île, ils décident de reprendre le restaurant l’Hippocampe qui deviendra l’Orangeraie.

Avec sincérité, Lise raconte son installation sur l’île, les difficultés à son arrivée pour se loger, obtenir une place de parking, le soutien de sa famille et de quelques porquerollais, la solidarité insulaire, sa rencontre avec Jean-Baptiste avec qui elle partage sa vie depuis plus de 5 ans. 

10 ans se sont écoulés depuis son arrivée à Porquerolles. Aujourd’hui, maman de 3 jeunes enfants, Lise est attentive au maintien d’une vie de village. « Si on n’a pas envie que Porquerolles devienne une station balnéaire qui ouvre en avril et ferme fin octobre, il faut que chacun y mette du sien. Ça passe par pleins de choses dont l’ouverture des établissements », précise-t-elle quand je lui demande si le maintien de l’ouverture de son restaurant l’hiver est important pour elle, quand la plupart ferme en basse saison. 

Investie dans l’association des parents d’élèves, Lise s’est engagée pour la pérennité de services essentiels, tels que la garderie menacée il y a quelques années de fermeture. Elle explique aussi comment, avec d’autres restaurateurs, ils ont mis en place une cantine solidaire pour pallier l’absence de cantine scolaire sur l’île, en proposant d’accueillir les enfants pour le déjeuner à tour de rôle dans leur restaurant. 

Sur la question de l’hyper fréquentation, Lise est lucide et en souligne les excès. Le tourisme est essentiel à la vie de l’île, et en tant que restauratrice, Lise le reconnait volontiers, mais, il ne doit pas se développer au détriment des questions environnementales, de la gestion de l’eau et des déchets, d’une réflexion sur les infrastructures d’accueil, ajoute-t-elle.

Malgré un emploi du temps de jeune maman entrepreneure chargé, Lise sait encore apprécier les instants de calme que lui offre la vie à Porquerolles. Le matin quand elle traverse la place du village pour se rendre au restaurant, Porquerolles s’éveille, il est un peu plus de 6h, et avec elle, les habitués du petit matin, les commerçants, l’épicerie, la boulangerie, les loueurs de vélo…

Cet épisode a été enregistré quelques semaines avant le confinement de mars 2020. 1 mois et demi plus tard, Lise et Jean-Baptiste nous partageaient leur expérience du confinement dans un épisode dédié que vous pouvez écouter ici : https://fragileporquerolles.com/fragile-lien-1/ 

 L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#46 - Eric Rossi - Tout commence par le récit incroyable d’une jeune femme suisse en 1874 07 Jan 202101:29:28

Cette jeune femme se prénomme Marie, il s’agit de l’arrière-grand-mère d’Eric. 
Issue de la grande bourgeoisie suisse, Marie a 20 ans lorsqu’elle découvre Porquerolles. Femme étonnamment libre et indépendante pour son époque, elle séjourne 1 mois sur l’île, dans un petit « hôtel » situé sous l’Escale, « Le Progrès », qui servait de refuge au pêcheur par mauvais temps.  

Eric raconte l’histoire de cette arrière-grand-mère « née 2 siècles trop tôt », et la façon dont Porquerolles s’inscrit dans son héritage familial, à travers une lignée de femmes qui l’ont profondément marqué.

Il relate avec force détails plus d’un siècle d’histoire de l’île, où s’entremêlent l’Histoire avec un grand H et les récits familiaux et insulaires : la rencontre de ses parents en 1930 un jour de fête de la Sainte Anne, ses souvenirs de jeune garçon sur l’île, l’arrivée du Parc National en 1971, le choix qu’il fait en 1974 de quitter son poste de visiteur médical dans l’industrie pharmaceutique pour s’installer définitivement à Porquerolles avec sa femme et ses enfants, ses amitiés nombreuses, ses échanges avec le père Séraphin, Henri Vidal…

Facteur, puis responsable de la station-service et d’un chantier naval sur l'île, Eric cumulera en plus de ses fonctions les expériences en bénévolat, à la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) et en tant que pompier volontaire et la présidence du CIL (Comité d’Intérêt Local). 

L’écouter remonter le fil de son incroyable mémoire et égrener ses souvenirs avec une précision d’orfèvre, c’est se retrouver projeté dans plus d’un siècle d’histoire de Porquerolles, et voir défiler les images d’une île à la fois immuable et en mouvement.

A plus de 85 ans, Eric demeure un insatiable curieux, féru d’économie et de généalogie, inventeur à ses heures perdues. 

Un témoignage précieux et passionnant. 

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

Pour m'aider à financer les frais de production du podcast et vous proposer plus sereinement de nouvelles rencontres insulaires, vous pouvez soutenir le podcast ici: https://fr.tipeee.com/fragile-porquerolles-1/

Merci beaucoup à tout ceux qui ont déjà donné sur la page Tipeee de FRAGÎLE et un grand merci d’avance à ceux qui les rejoindront !

 

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#Hors-série 5 - Les chemins du souvenir sont étroits17 Dec 202000:03:33

Pour terminer cette année avec un soupçon de poésie, j’ai demandé à Eric Nanni dont je vous ai lu déjà plusieurs textes ici dans Fragîle, s’il voulait bien nous en partager un de son choix. 

Ce qu’il a fait avec beaucoup de générosité et je l’en remercie. 

Le texte que vous allez découvrir est une variation poétique autour des souvenirs et du temps qui passe ponctué de fragments d’une mélodie de l’enfance que vous connaissez tous. 

Installez-vous confortablement, fermez les yeux, et ouvrez grand vos oreilles.

Merci à Eric pour la poésie de ce texte et à Nine d’avoir prêté sa voix à la ritournelle bien connue. 

Pour celles et ceux qui voudraient découvrir les précédentes lectures proposées dans le podcast, RDV sur fragileporquerolles.com 

 

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#95 - Claude Poirier, doyen du Levant : faire ses armes dans une île naturiste06 May 202400:51:58

« La vie insulaire, ça vous aspire et ça vous inspire... »

Originaire de Montreuil, Claude est né en 1932 et a grandi en région parisienne. Il embrasse une carrière militaire comme fusilier marin. De retour de guerre d’Indochine, il est affecté au Levant en 1955.

Il y fait la connaissance d’Edith Hery, propriétaire du restaurant La Source, une enfant de l’île qui devient sa femme et avec qui il a 2 garçons. Il exerce comme maçon sur l’île au côté de son beau-père. Il quitte l’île dans les années 70 après s’être séparé de sa femme et revient s’y installer dans les années 90. Il reprend des travaux de maçonnerie à son compte et travaille un temps au ramassage des déchets puis devient gardien du Fort Napoléon. 

Avec Claude, on a parlé de base vie militaire, de missiles, de piégeur d’oiseaux, des débuts du naturisme, de simplicité, de coup de foudre, de mariage, de divorce, de chats et de chiens…

Claude nous a quittés récemment. Pensée pour sa famille, pour les levantins, et toutes les personnes qui ont eu la chance de croiser son chemin.

Retrouvez l'article complet de l'épisode ici: https://fragileporquerolles.com/levant-claude-poirier/

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#44- Claudine Richet Paquin – Une île à la croisée des chemins : entre héritage familial, contemplation du présent, et enjeux d’avenir10 Dec 202001:09:34

Parlant de la transmission de François-Joseph Fournier à sa fille aînée Monita : « C’était sa fille aînée (…) Maman était très curieuse, il l’a vraiment formée, ça l’a façonnée (…) Il se passionnait pour son éducation, lui a donné l’esprit d’entreprise  (…) Il faisait des récits aussi (…) il avait ce sens de l’aventure pour la postérité ; Il lui a transmis 2 choses : l’esprit d’aventure et  la volonté de rester fidèle à l’esprit et à l’utopie de son père »

Petite fille de François Joseph Fournier, Claudine Richet Paquin a grandi à Porquerolles au début des années 50 jusqu’à l’âge de ses 4 ans. En âge d’aller à l’école, ses parents décident de partir s’installer à Paris, où elle va passer une grande partie de sa vie et y faire carrière en tant que chercheuse au CNRS. Claudine s’est installée dans le sud-ouest pour sa retraite. Porquerolles est toujours restée présente dans sa vie, puisqu’elle y revenait régulièrement en vacances et continue d’y passer de longs séjours hors saison, où elle aime voir s’y rassembler sa famille et ses amis. 

Elle a permis la publication l’année dernière d’un ouvrage écrit par sa mère Monita Fournier Richet intitulé « 39-45, vu de Porquerolles », document historique précieux sur une période peu documentée sur l’île. Il s’agit du témoignage de Monita Fournier Richet, sur cette période qu’elle a vécu en première ligne puisqu’au décès de son père FJ Fournier, alors qu’elle n’a que 22 ans, elle va être chargée avec sa sœur Doria, de gérer l’héritage de son père, dont le domaine de Porquerolles qui couvre alors presque toute l’île a l’exception de quelques maisons. Elle s’occupe de la culture de la vigne, des cultures de la ferme, gère la ligne maritime qui relie l’île au continent. Et quand la guerre menace, elle devient l’interlocutrice privilégiée du gouvernement, fait face aux Italiens puis aux allemands qui occupèrent l’île successivement entre 42 et 44.

Lourde responsabilité pour une jeune femme d’à peine 25 ans. Avec Claudine, nous avons remonté le fil de l’histoire familiale pour comprendre où Monita est allée puiser sa force et sa détermination, et en quoi rester fidèle à l’utopie de son père a guidé ses actions tout au long de sa vie. 

Un témoignage passionnant dans lequel Claudine nous partage avec générosité et sincérité un pan de son histoire familiale et de celle de l’île, ce qu’elle nomme « nostalgie agricole » et sa vision plus personnelle des enjeux et de l’avenir de Porquerolles. Tout cela émaillé de souvenirs émouvants où le sens du détail côtoie librement une dimension contemplative. 

 L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#43- Kassandra de Veylder, de la criminologie à la bière porquerollaise26 Nov 202001:04:14

Kassandra est née et a grandi à Porquerolles.
Consciente d’avoir vécu une enfance atypique sur l’île et en mer à travers le monde quand elle naviguait avec ses parents, elle nourrit le rêve de pouvoir y voir grandir un jour ses enfants.

Elle quitte Porquerolles pour des études en Droit pénal et en criminologie et s’installe à Lyon avec Guillaume son compagnon, où elle trouve un premier emploi qui ne correspond pas vraiment à ses attentes. Lorsque sa maman tombe malade, Kassandra fait le choix de revenir sur l’île avec Guillaume pour donner un coup de main à ses parents qui tiennent une entreprise de réparation de bateaux et de vente d’accastillage, Yacht Services.  

En 2016, avec Guillaume ils créent « La Brasserie Porquerollaise », une micro-brasserie totalement locale, indépendante, solidaire et éco-responsable qui produit toute l’année 4 bières artisanales, blonde, blanche, ambrée et IPA avec une production de 130 hl par an. Les bières sont commercialisées sous la marque HYPAEA, du nom de la princesse qui, selon la légende, se figea pour donner naissance à Porquerolles. 

Malgré l’accueil chaleureux des porquerollais, la principale difficulté à laquelle ils font face pour répondre à la demande croissante, c’est le manque de place pour l’installation et le développement de leur activité. Pour autant Kassandra rêverait de voir se développer sur l’île des activités artisanales et productions locales semblables dans de nombreux autres domaines. 

Soucieuse du devenir de l’île et des problématiques environnementales liées notamment à l’hyper fréquentation estivale, Kassandra nous livre un regard lucide sur Porquerolles aujourd’hui, teinté de douce nostalgie de son enfance. 

 L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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# [Rediff] Hors-série 4: Je vais comme dans un rêve d’étonnement en étonnement19 Nov 202000:05:57

Vous vous souvenez de l’échappée sonore et sensorielle que je vous avais proposé dans un précédent épisode ? cette promenade à travers les saisons sur les chemins fous de Porquerolles ? 

Vous êtes nombreux à l’avoir apprécié et comme je crois que nous sommes quelques uns en ce moment à avoir furieusement besoin de nature et d’évasion, je vous propose une nouvelle lecture.  

Il s’agit encore une fois d’un texte d’Eric Nanni qui convoque nos sens et invite à la réflexion. Un texte qui raconte l’île de Porquerolles pendant le confinement, l’oscillation émotionnelle éprouvée par son narrateur, ses réminiscences et ses aspirations pour le monde de demain. 

Installez-vous confortablement, fermez les yeux, imaginez-vous dans un endroit de l’île que vous aimez particulièrement et ouvrez grand vos oreilles.

Pour celles et ceux qui voudraient découvrir les précédentes lectures proposées dans le podcast, RDV sur fragileporquerolles.com 

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#42- France Basdevant-Agid, 65 années de villégiature à Porquerolles (de 1955 à nos jours)12 Nov 202000:58:17

« Je me suis sentie adoptée par les porquerollais en faisant partie de leur monde. J’essayais de prendre un accent parce qu’ils me disaient « tu parles pointu ». Je voulais vraiment être porquerollaise. Je sens mes racines ici » 

France découvre Porquerolles pour la première fois en 1955 alors qu’elle a 13 ans avec ses frères et ses parents en vacances. S’ensuivent des étés d’adolescence avec les porquerollais de son âge qui marquent le début d’une longue série de séjours lesquels se poursuivent encore 60 ans plus tard. France a vu l’île changer, le tourisme s’intensifier, les commerces et la vie de village se modifier. Évoquant les porquerollais de son enfance, elle les décrit avec tendresse « ils étaient heureux de vivre, ils avaient une âme, un idéal, ils aimaient l’île »

Elle nous raconte la tente bleue et les bals du dimanche sur la place du village, l’Hôtel des palmiers tenu par Mademoiselle Bonnaure, L’Arche, le restaurant tenu par Madame Bourgues, l’Escale, où se retrouvaient les porquerollais, le Miramar et la plage sur le port, le Corail rouge et l’Epervier, les navettes qu’il fallait emprunter pour rejoindre l’île, l’engagement de son père, diplomate, pour protéger l’île de la pression immobilière avant que l’île ne devienne Parc national. Les souvenirs sont vivaces et l’émotion perceptibles.

Cet amour pour l’île, France le partage désormais avec ses enfants et petits-enfants à qui elle a à cœur de transmettre ce « bijou » comme elle le décrit. Mais elle aime aussi y venir seule et se définit « un peu sauvage » quand elle est ici. 

« Le soir, quand il fait nuit, je reste des heures assise à n’attendre rien, juste à regarder les arbres. Je prends des photos pour me rappeler l’île pendant l’hiver. Ça doit rendre fou cette île »

Découvrez le témoignage vibrant de France et son regard toujours émerveillé sur l’île. 

 L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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# [Rediff] Hors-série 1: une respiration sonore pour s’évader en ces temps de confinement05 Nov 202000:06:36

En cette période étrange que nous vivons tous, j’ai eu envie de vous proposer, en plus des témoignages de Porquerollais, une expérience auditive, une sorte d’échappée sonore.

Un moment de calme de moins de 7 minutes, à l’écoute d’un texte sur Porquerolles, une parenthèse littéraire, un peu comme une respiration.

Ce texte poétique et sensible, convoque tous nos sens, et on en a bien besoin en ce moment !

Il est extrait du magnifique livre de photographie édité aux Editions Arnaud Bizalion, « les Années Douces » de Bernard Pesce, invité du 6ème épisode de Fragile que je vous invite grandement à écouter !

Eric Nanni est l’auteur de ce texte intitulé "Je passe sur les chemins fous"

Installez-vous confortablement et Ouvrez grand vos oreilles!

L'article complet et toutes les notes de l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#41- Marie-Joséphine de Clercq - L’insularité choisie 29 Oct 202001:09:09

« Une île quand on l’aborde en bateau, c’est très particulier, on l’aperçoit au loin, on l’espère, parfois on n’y arrive pas parce que le vent n’est pas favorable ».

La première rencontre de Marie-Joséphine avec Porquerolles remonte à 1983.  Ils accostent sur l’île avec son mari en bateau durant une belle journée d’octobre. Marie-Joséphine est immédiatement séduite et touchée par le village. Elle sait qu’elle reviendra.

S’ensuivent des vacances répétées à Porquerolles et Port-Cros particulièrement en hiver. En 1999, ils prennent une place au port et viennent presque chaque week-end se ressourcer.

A la naissance de leur fils, ils décident de quitter Paris pour s’installer définitivement sur l’île, d’abord sur leur bateau puis, quelques années plus tard, près du phare où ils résident depuis. Marie-Joséphine est aujourd’hui correspondante pour le Var matin, membre du comité de rédaction de Porquerolles Infos, présidente de Lire à Porquerolles et très investie dans la vie associative de l’île. Un évènement, un conseil littéraire sur Porquerolles, rien ne lui échappe. 

Nous avons remonté avec émotion le récit de son installation sur l’île, évoqué les grands enjeux de demain pour Porquerolles, les particularités de la vie insulaire… Le village qui l’avait tant impressionnée lors de sa première venue n’a aujourd’hui presque plus aucun secret pour elle.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

 

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#40 - Elodie Dewaële-Verma : l’Inde, source d’une aventure entrepreneuriale à Porquerolles15 Oct 202000:30:10

Elodie est née et a grandi à Porquerolles à la fin des années 80, début des années 90. De son enfance elle se souvient cette totale liberté d’aller et venir sur la place du village et ses alentours avec sa bande de copains. Une liberté dont elle ne prendra conscience que plus tard. « Quand on a connu que ça, on a du mal à imaginer autre chose » explique-t-elle simplement. 

Elle quitte l’île en 2007 pour suivre des études en commerce international et en langue hindi à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales à Paris et effectue en 2011 un stage à New-Delhi dans une agence de communication du groupe Havas. Elle y rencontre Aakash, alors directeur artistique pour le groupe. Ils se marient en 2012 décident de revenir à Porquerolles en 2016 pour créer leur agence de graphisme "Design Insulaire". 

Elodie nous raconte son parcours de jeune entrepreneur à Porquerolles et sa vision des enjeux prioritaires pour l’île. 

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#39 - Marie-Rose Gloannec - Partir et revenir à Porquerolles, une vie en mouvement de 1938 à aujourd’hui01 Oct 202000:40:22

« Le soir quand on avait fini de souper, tout le monde allait faire un tour sur le port. Et quand on remontait, on s’asseyait tous sur les bancs. On n’attendait rien, mais enfin on était là… »

Petite fille d’immigrés italiens arrivés à Porquerolles à la fin du 19ème siècle de l’île de Ponza, Marie-Rose est née à Porquerolles en 1938. 

Ses parents travaillent alors au service de la Famille Fournier et participent à l’évacuation de l’île sous l’occupation allemande en 1943. Après quelques années à Marseille, Marie-Rose rentre à Porquerolles en 1949 où elle fait ses dernières classes d’école primaire. Elle rencontre son mari en 1956 venu suivre des cours de radiotélégraphie avec la Marine Nationale à Porquerolles. Elle quitte l’île en 1965 avec son mari et ses filles, pour le Lot puis le Finistère et revient finalement sur l’île en 1979, où elle vit depuis, non loin de ses filles et de ses petits-enfants. 

Avec pudeur mais assurance, Marie-Rose nous raconte ses années en tant que gérante du bureau de tabac, l’évolution du port, de la vie de village, les endroits qu’elle aime sur l’île et quelques souvenirs qui y sont associés…

« L’été tout le monde sortait. On disait « on va prendre le frais ». Donc tout le monde était devant la porte. Dès qu’il y a eu la télé, ça a été fini »

Au fur et mesure de l’échange, se dessine le visage d’une île et d’une vie porquerollaise en mouvement, entre 1938 et aujourd’hui. 

 L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#38 - Adèle Le Ber, de la Villa Sainte Anne au Mas du Langoustier 17 Sep 202000:59:39

Arrière-petite-fille de François Joseph Fournier, Adèle est née et a grandi à Porquerolles.

Après plusieurs saisons sur l’île, en restauration, location de vélo ou dans le yachting, elle postule pour intégrer l’école hôtelière de Lausanne, 1ere école hôtelière du monde. Elle en sort major en 2013. 
Elle multiplie les expériences à la tête de différents hôtels à Paris, Chambord… et décide en 2015 de rentrer pour prendre la direction de la Villa Sainte Anne, l'hôtel restaurant qui jouxte l'église de Porquerolles. Elle n’a pas encore 30 ans, et un héritage familial lourd à porter. 

« Je savais un peu à quoi m’attendre parce que c’est une vie de village. On allait me regarder et m’attendre au tournant ».

Sans fard ni filtre, Adèle nous retrace son parcours, son regard sur l’évolution du tourisme, ses souhaits pour l’île. Cet épisode a été enregistrée avant qu'Adèle ne prenne ses fonctions à l'hôtel restaurant du Mas du Langoustier, prestigieuse adresse de Porquerolles.

Découvrez la parole sincère d’une jeune femme engagée et profondément attachée à son île.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com  

 

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#37- Promenade sur les chemins fous de Porquerolles en compagnie d'Eric Nanni03 Sep 202001:00:53

 « Je suis arrivé sur le port, et là je me suis senti un homme pour la première fois, et en même temps tout petit. Je ne m’étais jamais senti aussi libre de ma vie. C’est peut-être ce qu’ont pu ressentir les conquistadors à l’époque. »

Dans cet épisode je reçois Eric Nanni, installé à Porquerolles depuis 1980, après avoir fait quelques saisons sur l’île. Eric garde un souvenir intact de sa découverte de Porquerolles en 1972 et des sensations éprouvées au premier pas posé sur l’île. Il a travaillé comme gardien de la résidence de la mer, puis au service des eaux sur Porquerolles en tant que fontainier. Il a été président du CIL (Comité d'Intérêt Local) pendant 20 ans et adjoint spécial de l’île. 

Féru de poésie et de philosophie, ses écrits ont été primés à quelques concours de nouvelles. 

Même si Eric ne se qualifie pas comme porquerollais, il sait, à force d’observation, décrire avec justesse la « joie sombre » de vivre ici. 

« La grande affaire des porquerollais, c’est la nostalgie. Ils laissent par leurs discours s’évaporer de cette lueur du passé »

Embarquez avec lui pour une promenade sensible et poétique sur les « chemins fous de Porquerolles.»

L'article complet et toutes les notes de l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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Eric Rossi - Tout commence par le récit incroyable d’une jeune femme suisse en 1874 18 Apr 202401:29:07

Cette jeune femme se prénomme Marie, il s’agit de l’arrière-grand-mère d’Eric. 
Issue de la grande bourgeoisie suisse, Marie a 20 ans lorsqu’elle découvre Porquerolles. Femme étonnamment libre et indépendante pour son époque, elle séjourne 1 mois sur l’île, dans un petit « hôtel » situé sous l’Escale, « Le Progrès », qui servait de refuge au pêcheur par mauvais temps.  

Eric raconte l’histoire de cette arrière-grand-mère « née 2 siècles trop tôt », et la façon dont Porquerolles s’inscrit dans son héritage familial, à travers une lignée de femmes qui l’ont profondément marqué.

Il relate avec force détails plus d’un siècle d’histoire de l’île, où s’entremêlent l’Histoire avec un grand H et les récits familiaux et insulaires : la rencontre de ses parents en 1930 un jour de fête de la Sainte Anne, ses souvenirs de jeune garçon sur l’île, l’arrivée du Parc National en 1971, le choix qu’il fait en 1974 de quitter son poste de visiteur médical dans l’industrie pharmaceutique pour s’installer définitivement à Porquerolles avec sa femme et ses enfants, ses amitiés nombreuses, ses échanges avec le père Séraphin, Henri Vidal…

Facteur, puis responsable de la station-service et d’un chantier naval sur l'île, Eric cumulera en plus de ses fonctions les expériences en bénévolat, à la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) et en tant que pompier volontaire et la présidence du CIL (Comité d’Intérêt Local). 

L’écouter remonter le fil de son incroyable mémoire et égrener ses souvenirs avec une précision d’orfèvre, c’est se retrouver projeté dans plus d’un siècle d’histoire de Porquerolles, et voir défiler les images d’une île à la fois immuable et en mouvement.

A plus de 85 ans, Eric demeure un insatiable curieux, féru d’économie et de généalogie, inventeur à ses heures perdues. 

Un témoignage précieux et passionnant. 

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#36-Anaïs Beuzeboc Delaygues, une nouvelle adjointe spéciale pour Porquerolles16 Jul 202000:57:24

 « J’aime m’impliquer pour l’île. Le faire de manière officielle, c’est pour moi une façon d’essayer de faire avancer les choses […] Si on peut tous se rassembler et avancer dans le même sens tous ensemble ce sera déjà un très grand pas. »

Dans cet épisode je reçois aujourd’hui Anaïs Beuzeboc Delaygues qui vient d’être nommée adjointe spéciale de l’île. Jeune porquerollaise, Anaïs rentre de la Réunion où elle a vécu 2 ans avec son mari.

C’est un épisode en 2 temps que je vous propose. 

Une première partie enregistrée il y a un an dans laquelle Anaïs m’avait partagé son parcours et sa vision de l’île. Ses propos traduisaient déjà une volonté de s’engager pour Porquerolles.

Et une deuxième partie enregistrée quelques jours après sa nomination en tant qu’adjointe spéciale. Elle nous y livre la façon dont elle aborde sa prise de fonction et les enjeux qui lui semblent prioritaires pour l’île et les porquerollais.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com 

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#35-Walk on the wild side avec Charles Carmignac - A la découverte de l'île intérieure02 Jul 202001:06:50

Cette semaine je reçois Charles Carmignac, directeur de la Fondation Carmignac, entrepreneur, musicien et membre du groupe Moriarty. 

Cet épisode a été enregistré un après-midi de juin, un jour où le bruissement doux du mistral avait décidé de s’inviter discrètement au micro. Pourtant mon invité ne manque ni de souffle ni d’inspiration, et abrités sous l’une des ailes de l’avion monumental en papier d’acier de l’artiste mexicain Gonzalo Lebrija, au cœur du jardin en mouvement de la villa, encore vierge de tout visiteurs, le temps d’1 heure, nous avons voyagé :

Dans le temps, à la découverte de la genèse et de l’histoire aux accents romanesques de la villa Carmignac.

Dans l’espace 

  • les espaces physiques de la villa bien sûr à la rencontre de ses œuvres, 
  • les espaces naturels de l’île de Porquerolles aussi, ce lieu qui nous déplace physiquement et intérieurement,
  • nos espaces intérieurs enfin traversés et questionnés par l’art.

Avec Charles, on a parlé de la programmation estivale de la villa et des RDV à venir, de photojournalisme et d’actualité, d’environnement , du rôle de l’art et de la culture dans notre société, de musique et de spiritualité.

Un voyage inspirant à la découverte de l’île intérieure de Charles Carmignac.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#34-Monique Ribis: co fondatrice de Lire à Porquerolles, autrice de contes et histoires pour enfants18 Jun 202001:06:36

« Ce sentiment de liberté, d’exode, dès qu’on arrive sur l’île. On quitte quelque chose de pesant, on se sent coupé d’une certaine folie de vivre, c’est libérateur. Porquerolles, c’est un ailleurs qui fait du bien »

Habitants intermittents de l’île entre 2000 et 2005, Monique et son mari Michel se sont installés à Porquerolles à l’année en 2005. Après avoir enseigné entre 1958 à 1982, Monique a travaillé dans une maison d’editions. Elle est l’autrice de contes et histoires pour enfants, dont certains ont pour toile de fond Porquerolles. 

Sa passion pour les livres et la littérature l’ont conduite, dès son arrivée en 2000, à cofonder l’association Lire à Porquerolles, à l’initiative de nombreuses fêtes du livre sur l’île. 

Discrète et sensible, elle insuffle avec délicatesse une énergie joyeuse, dont elle seule a le secret dans la vie associative porquerollaise. Elle fait partie de l’équipe de rédaction de Porquerolles Infos, la petite gazette de l’île, et anime avec enthousiasme la troupe de théâtre qui réunit toutes les générations. 

Monique est résolument optimiste et bienveillante. Elle se définit d’ailleurs comme idéaliste, et sa façon de voir la vie et d’appréhender les relations humaines, déborde de cette joie communicative. De son passé d’institutrice, elle a gardé le goût de transmettre et de révéler les talents cachés au-delà du cadre purement scolaire, animée par ce désir de transmettre, de valoriser, et de voir le beau en chacun. « Ce sont des petits riens qui me comblent » dit-elle, le regard pétillant.

Monique est une invitée un peu spéciale, chère à mon cœur, car elle m’a beaucoup aidée dans ce projet de podcast. Je la remercie pour son aide précieuse et son regard sensible et juste.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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