Atsoupé, artiste peintre, est l’invitée du 16ème épisode de Femmes artistes / Artistes femmes.
Je l’ai rencontrée en juillet dernier, dans son atelier à Montrouge, en région parisienne, un petit atelier en fond de cour baigné de soleil. La joie de vivre émanait de son visage. Nous étions entourées de ses visages, pour la plupart plus grands que nature. Des visages aux regards francs, parfois sombres, ornés de matières et de couleurs.
Après, une enfance africaine, témoin d’atrocités, Atsoupé poursuit sa scolarité en France. Victime à l’adolescence d’un accident grave, elle découvre la peinture, tout en réapprenant à marcher. Ce faisant, elle réapprivoise sa mémoire, partiellement effacée. L’art d’Atsoupé, « brut » de prime abord, se développe, s’enrichit et s’épanouit au contact des autres, durant ses années aux Beaux-Arts de Paris. Aujourd’hui jeune maman, Atsoupé vit entre Paris et la Bourgogne, auprès de son compagnon, artiste peintre également.
Nous avons parlé de la peinture comme révélateur de souvenirs (et d’avenir), des rêves (ce qu’ils lui inspirent), de sa maternité, de sa manière de créer, si spontanée, de ses envies de peindre « radicalement », de peindre rien et tout en même temps, du sacré et de l’éphémère, de bleu, de rouge, de liberté, et de mouvement. Liberté de peindre n’importe où, n’importe quand. De ne peindre que des visages, mais en mettant tout dedans, l’océan, la pluie, le soleil, le jour. Et la nuit, aussi.
Pendant cet entretien, nous avons aussi évoqué :
Les artistes qui inspirent son travail :
Pina Bausch, Cy Twombly, Jaume Plensa, Anish Kapoor et sa performance Leviathan, à l’occasion de Monumenta 2011 au Grand Palais à Paris.
Références littéraires
Les tisseurs de silence par Philippe Filliot et Soizic Michelot, Éditions Les heures brèves (2024)
L’oeil le plus bleu de Toni Morrison
Oeuvre décrite en intro de l’épisode :
Visage noir sur fond jaune (2023) Encre et pastel sur papier 76 x 57 cm