Association loi 1901, la Ligue française de défense des droits de l’Homme et du citoyen, « LDH », regroupe les femmes et les hommes de tous horizons et toutes conditions, qui choisissent librement de s’associer afin de réfléchir, discuter, agir pour la défense des droits et libertés.
Site
RSS
Apple
Données mises à jour le 30/10/2026
Classements récents
Dernières positions dans les classements Apple Podcasts et Spotify.
Liens partagés entre épisodes et podcasts
Liens présents dans les descriptions d'épisodes et autres podcasts les utilisant également.
Découvrez des podcasts liées à Des voix et des droits, le podcast de la LDH. Explorez des podcasts avec des thèmes, sujets, et formats similaires. Ces similarités sont calculées grâce à des données tangibles, pas d'extrapolations !
Ep 58 : Atteintes aux libertés lors des mobilisations de la jeunesse, avec Nathalie Tehio, présidente de la LDH
Saison 1 · Épisode 66
jeudi 29 octobre 2026 • Durée 21:03
Le podcast « Des voix et des droits » donne parole à Nathalie Tehio, présidente de la LDH, qui revient sur les atteintes à l’État de droit et les nombreuses restrictions des libertés mise en place lors des mobilisations de la jeunesse d’octobre 2026.
Elle alerte notamment sur la loi dite « casseur-payeur », mais qui, en réalité, veut faire payer les "non-casseurs" et son caractère liberticide, qui vise à dissuader les citoyennes et citoyens d’exercer leur droit de manifester. Un amendement du Gouvernement, finalement non voté, prévoyait même l'application de la sanction à réparation pour des journalistes sans carte de presse ou des membres d'observatoires indépendants (comme ceux de la LDH). Nathalie Tehio revient également sur les atteintes à la liberté d’expression, aux entraves à la liberté de manifestation, et au choix de mettre en œuvre le Guide opérationnel des violences urbaines (Govu) face à des revendications sociales légitimes. La pétition LDH demande d'ailleurs sa suppression.
Elle dénonce l'absence de protection des manifestants et manifestantes face aux attaques de groupuscules d’extrême droite dans de nombreuses villes dont Montpellier où un membre de l'Observatoire a été frappé sans intervention de la police. Elle dénonce le choix d’une réponse uniquement répressive du gouvernement alors qu'il devait apaiser la contestation par le dialogue, la négociation sociale, comme en témoignent les nombreuses gardes à vue et interpellations de ces dernières semaines.
Ep 57 : Sur les mobilisations lycéennes, avec Mohamed Jaite, avocat, président du SAF Paris et membre de la LDH
Saison 1 · Épisode 65
jeudi 15 octobre 2026 • Durée 21:44
Le podcast « Des voix et des droits » reçoit Mohamed Jaite, avocat, président du SAF Paris et membre de la LDH, sur la répression des lycéens interpelés lors des récentes mobilisations d’octobre 2026.
Alors qu’un Etat de droit est censé protéger l’exercice des libertés, notamment la liberté d’expression et le droit de manifestation, Mohamed Jaite observe un glissement autoritaire avec un maintien de l’ordre qui va à la confrontation, voire même à la provocation. En résulte une augmentation drastique de victimes de violences policières.
Il dénonce une réponse d’emblée sécuritaire, sans aucune prise en compte des revendications des lycéens. Selon lui, ce mouvement doit être massivement soutenu et amplifié afin de pousser le gouvernement à apporter une réponse favorable aux revendications. Il rappelle que les mineurs doivent faire l’objet d’un traitement spécifique eu égard à leur statut de mineur et alerte sur les conditions indignes de leur garde à vue.
La LDH, avec ses partenaires, est à l’origine d’une saisine de la CGLPL afin que des visites dans les commissariats soient effectuées pour observer les conditions et les motifs de garde à vue. Ainsi, en faisant des rapports, la CGLPL fait son travail de vérification et de contrepouvoirs, si nécessaire.
Ep 56 : Alerte sur la proposition de loi : présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre avec Nathalie Tehio présidente de la LDH
Saison 1 · Épisode 64
lundi 10 août 2026 • Durée 25:01
Le podcast « Des voix et des droits » interroge Nathalie Tehio, présidente de la LDH sur la proposition de loi de "présomption de légitime défense" pour les forces de l’ordre, telle qu'adoptée par l'Assemblée nationale le 7 juillet dernier, sur un amendement du ministre de l'intérieur modifiant l'article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure (issu d'une loi de 2017). Si ce texte est adopté par le Sénat, il instaurera un quasi « permis de tuer ». Cet épisode aborde les origines de cette mesure, proposée initialement par le Front national FN et ses conséquences qui seront multiples : si les conditions d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité ne sont pas supprimées du texte, la présomption de légalité du tir conduira, comme en 2017, à une augmentation des tirs policiers et donc à plus de morts. L’ouverture d’une enquête par le procureur ne serait plus systématique, ne permettant pas d'obtenir des preuves si ces conditions ne sont pas remplies. Répondant à une demande du syndicat policier Alliance, cette proposition de loi va accroitre l’impunité de la police et la défiance des citoyennes et citoyens envers elle. La LDH le réaffirme : le droit à la sûreté interdit l'arbitraire de l'Etat, le droit à la vie interdit des tirs non encadrés strictement. On ne veut pas d’un état policier !
Ep 55 : la criminialisation du sans-abrisme en France, avec Marion Ogier, avocate et membre de la LDH
Saison 1 · Épisode 63
mardi 2 juin 2026 • Durée 19:07
Le podcast « Des voix et des droits » donne aujourd’hui la parole à Marion Ogier, avocate et membre de la LDH afin de dénoncer la « chasse aux pauvres » et la criminalisation croissante du sans-abrisme en France. Cet épisode met en lumière l’usage de catégories telles qu’« indésirables » dans certains fichiers des forces de l’ordre et la multiplication d’arrêtés municipaux qui visent à éloigner ces populations des centres villes, leur empêchant ainsi de pratiquer la mendicité et contribuant à leur invisibilisation. Marion Ogier souligne l’absence de véritables mécanismes de prévention, la responsabilité des autorités publiques, et rappelle que la vie à la rue n’est pas un choix mais une atteinte à la dignité humaine. Elle revient aussi sur la condamnation de la France par le Comité européen des droits sociaux, saisi par la LDH et la FIDH pour ses arrêtés municipaux réprimant la mendicité et l’occupation de l’espace public par les personnes sans-abris. Il est nécessaire de mettre en place des solutions structurelles, notamment en matière de logement salubre, et de se mobiliser collectivement.
Ep 54 : Projet de loi Jeux Olympiques et paralympiques 2030, avec Maryse Artiguelong, co-responsable du groupe de travail liberté et technologie de l’information et de la communication de la LDH
Saison 1 · Épisode 62
lundi 16 février 2026 • Durée 18:45
Le podcast « Des voix et des droits » donne aujourd’hui la parole à Maryse Artiguelong, co-responsable du groupe de travail « liberté et technologie de l’information et de la communication » de la LDH, au sujet du projet de loi Jeux Olympiques et paralympiques 2030. Maryse Artiguelong souligne que les dispositifs proposés dont la vidéosurveillance algorithmique, expérimentés pendant les JO 2024, ont montré une efficacité très relative et ont comporté des risques et atteintes aux libertés fondamentales, tout en habituant la population à une surveillance généralisée. Elle s’inquiète aussi de leur utilisation par le secteur privé, car une autre proposition de loi prévoit la possibilité pour les commerçants de les utiliser pour lutter contre le vol. Au-delà de la vidéo-surveillance, la loi JO 2030 renforce d’autres outils de contrôle : fouilles des véhicules par des agents privés (alors que pour la LDH, il s'agit d'un pouvoir qui doit être réservé à la police judiciaire), criblage administratif massif et mesures contraignantes de police administrative (Micas) imposées sur simple "note blanche" (fiche des services de renseignement, non signée). Maryse Artiguelong alerte enfin sur les risques de discriminations, d’utilisation à des fins politiques et de violation des données, particulièrement pour les personnes précaires et les minorités.
Ep 53 : Réforme de la police municipale, avec Evelyne Sire-Marin, magistrate honoraire et vice-présidente de la LDH
Saison 1 · Épisode 61
lundi 9 février 2026 • Durée 20:49
Le podcast « Des voix et des droits » donne aujourd’hui la parole à Évelyne Sire-Martin, magistrate honoraire et vice-présidente de la LDH, au sujet de la proposition de réforme des polices municipales et des gardes champêtres portée par le ministre de l’Intérieur. La police municipale dépend du maire, ses attributions et ses champs de compétence sont très différents de ceux de la police nationale, qui peut seule mener des enquêtes de police judiciaire ou pratiquer des contrôles d’identité. Pourtant, les maires tendent à leur donner des missions non plus de prévention et de lien de proximité avec les habitants mais d’interventions pour pallier les baisses d’effectifs de la police et de la gendarmerie nationales. La nouvelle proposition de loi examinée cette semaine à l’Assemblée nationale vise à rapprocher les missions et les compétences de ces deux polices, alors même que la police municipale obéit au maire et n’est pas sous le contrôle de l’autorité judiciaire et qu’il n’existe pas de corps d’inspection dédié. Ainsi, elles pourraient consulter des fichiers, verbaliser par amende forfaitaire (avec inscription au casier judiciaire) pour des délits ou encore utiliser des drones, pratiques qui avaient été préalablement interdites par le Conseil constitutionnel dans sa décision de 2021 relative à la loi « Sécurité globale ». De plus, la police municipale, souvent armée, représente un coût important pour la commune, au détriment du secteur éducatif ou préventif.
Ep 52 : La proposition de Loi Yadan, avec Pierre Tartakowsky, Président d'Honneur de la LDH
Saison 1 · Épisode 60
jeudi 22 janvier 2026 • Durée 13:24
« Des voix et des droits » donne la parole à Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH, sur la proposition de loi Yadan qui se fixe l’objectif de lutter « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme ». Au vu de la multiplication des actes et propos antisémites de la période actuelle, il est évidemment légitime de s’interroger sur les moyens de les combattre et sur la volonté politique nécessaire à cette fin. Mais ce projet, loin de se conformer à son intitulé, porte en lui une triple caractéristique hautement toxique : il est liberticide, sécuritaire et identitaire au plus mauvais sens du terme. Il s’organise tout d’abord autour d’une confusion entre « les juifs », « Israël » et « Sionisme » ; cet amalgame est tout sauf innocent. Il enferme la diversité et la complexité des judaïsmes dans une conception unique et réduite à une dimension ethno religieuse ; il nourrit ainsi le soupçon millénaire adressé aux juifs d’une « double allégeance », version symétriquement inversée des « sans patrie ». Il propose corrélativement des mesures baillons exorbitantes : interdiction de critiquer l’Etat ou le gouvernement d’Israël, interdiction de comparer cet état avec les méfaits et la nature du nazisme ; extension sans limite, ou presque, du délit d’apologie du terrorisme… C’est purement et simplement une loi de censure, d’ailleurs critiquée pour cela par le Conseil d’Etat. Confusions identitaires, extension de la répression et du soupçon… Ce n’est pas ainsi que l’on combat l’antisémitisme. La LDH n’a jamais nié les vertus d’une répression ciblée face au racisme et a l’antisémitisme. Mais cet engagement, pour être efficace a besoin de débats, de confrontations qui laissent la place à la critique, à l’empathie et à la raison. Avec la PPL Yadan on en est loin, comme on est loin de la République. C’est à ces titres qu’elle doit être repoussée.
Ep 51 : Installation illégale de crèches de la nativité dans des mairies avec Sophie Mazas, avocate, membre du Comité national et présidente de la fédération de l’Hérault de la LDH
Saison 1 · Épisode 59
jeudi 4 décembre 2025 • Durée 18:32
« Des voix et des droits » donne la parole à Sophie Mazas, avocate, membre du Comité national et présidente de la fédération de l’Hérault de la LDH, au sujet de l’installation illégale de crèches de la nativité dans des mairies. Elle revient sur le principe même de la laïcité qui impose à l’Etat, aux collectivités et leurs agents la neutralité vis-à-vis de toutes les religions et interdit les signes ou emblèmes religieux au sein des bâtiments abritant le siège d’une collectivité publique, conformément à la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat. Sophie Mazas alerte également sur une dégradation de l’Etat de droit avec des préfets qui n’appliquent plus des décisions de justice.
Ep 50 : L’accès aux droits des plus pauvres, avec Lionel Brun-Valicon, membre du Bureau national de la LDH et référent droits économiques, sociaux et culturels (Desc)
Saison 1 · Épisode 58
mardi 2 décembre 2025 • Durée 21:07
« Des voix et des droits » donne la parole à Lionel Brun-Valicon, membre du Bureau national de la LDH et référent droits économiques, sociaux et culturels (Desc), au sujet de l’accès aux droits des plus pauvres. Il en profitera entre autres pour définir les mots « pauvreté » et « précarité » et rappellera les principes d’accès aux droits et d’effectivité des droits.
Ep 49 : La santé environnementale, avec Nicolas Namur, membre du groupe de travail « Santé-bioéthique »
Saison 1 · Épisode 57
mardi 14 octobre 2025 • Durée 21:09
« Des voix et des droits » donne la parole à Nicolas Namur, membre du groupe de travail « Santé-Bioéthique » de la LDH, au sujet de la santé environnementale, du droit fondamental à vivre dans un environnement sain et des menaces que font peser sur ce droit les régressions politiques actuelles. À travers cet entretien, il revient sur les coûts sanitaires colossaux des pollutions, l’affaiblissement du Pacte vert européen, la loi Duplomb et les luttes citoyennes menées pour défendre la démocratie environnementale et la santé publique.
Des voix et des droits, le podcast de la LDH, podcast de LDH - Statistiques, épisodes et classements - My Podcast Data