Explorez tous les épisodes du podcast Deli Express
| Titre | Date | Durée | |
|---|---|---|---|
| Anne Sila, la grâce en partage | 03 Jul 2026 | 00:41:35 | |
Des programmations toujours ambitieuses, joyeuses, fédératrices…Et presque entièrement gratuites. Et un quart de siècle de croisements entre le jazz, la soul, le blues, le gospel, et les musiques du monde. C’est la 25e édition du Barrière Enghien Jazz Festival qui a ouvert ses portes hier avec un sacré parrain : Thomas Dutronc. Et ce n’est que le début ! D’ici dimanche soir, vont défiler Avishai Cohen, Gabi Hartmann, Aron!, Robin McKelle, Angélique Kidjo. Bref, du lourd ! Sans compter le concert événement de l’harmoniciste de Johnny Hallyday : Greg Zlap, pour un hommage immanquable, ce soir à 21h, sur la Scène du Théâtre du Casino. On va tout explorer avec Blandine Harmelin. C’est la fondatrice du Barrière Enghien Jazz Festival, et la directrice artistique du Groupe Barrière. À tout de suite, Blandine ! Ce Deli, on le passe avec une chanteuse qui a conquis le cœur de millions de téléspectateurs, en remportant la finale de The Voice, il y a cinq ans. C’est un plaisir d’accueillir Anne Sila, une artiste pétrie de jazz. C’est sa musique de cœur depuis toujours, celle de ses débuts, et celle qu’elle jouait, il y a une quinzaine d’années lorsqu’elle vivait à New York. Anne Sila est aussi à l’affiche du Barrière Enghien Jazz Festival. Rendez-vous, tout à l’heure, à 19h, pour un concert gratuit avec une référence du jazz manouche : le guitariste Angelo Debarre. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Le Deli Express All-Stars | 01 Jul 2026 | 00:42:58 | |
Mais que va-t-il se passer ? Non, parce que déjà séparément, on est en présence de cinq personnalités intrépides, empêcheuses de tourner en rond, qui débordent d’énergie et de musicalité. Alors si on les met toutes ensemble…Tout peut arriver ! Et on va se régaler, c’est sûr ce midi, dans notre Deli, avec un quintet créé spécialement pour cette émission. C’est cadeau, ça nous fait plaisir. C’est pour vous souhaiter un bel été. Ladies & gentlemen please put your hands together for Mario Canonge au piano, Jowee Omicil au saxophone, Ludovic Louis à la trompette, Michel Alibo à la contrebasse et Arnaud Dolmen à la batterie : leDeli All-Stars! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Alfredo Rodriguez dynamite les classiques | 26 Jun 2026 | 00:37:25 | |
Le compte à rebours est lancé… The Final Countdown ! Dans quelques heures, le public du Maisons-Laffitte Jazz Festival va vivre un concert complètement loco ! Et ça tombe bien, dans le répertoire qui va être joué, il y a The Final Countdown. Mais sous les doigts d'Alfredo Rodriguez ce tube des années 80 devient une bombe latin jazz. C’est l’un des onze hits que le pianiste cubain revisite sur son nouvel album, ¡Take Cover! Il y a aussi les thèmes de la Panthère Rose et Mission Impossible, La Cucaracha, Hotel California, Barbie Girl. Bref, ça part dans tous les sens. Et on adore…Il n’y a pas de limites. Et surtout Alfredo, arrive à extraire la substantifique moelle de chaque morceau, pour l’emmener complètement ailleurs. Pas étonnant de la part d’un génie des claviers, qui a bluffé jusqu’à Quincy Jones, dont il est devenu le protégé. Alfredo, c’est toujours un plaisir de t’accueillir à la radio. Tu arrives de Miami, où t’es installé depuis quelques années…Et te voici avec Swaeli Mbappé à la bass et Michael Olivera à la batterie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Jan Harbeck, l'art de la conversation | 19 Jun 2026 | 00:40:28 | |
Le saxophone, c’est plus qu’un simple instrument. C’est tout un monde peuplé de nombreuses tribus. Il y a les spirituels, les aventuriers et les sauvages. Il y a les élégants, les langoureux et les classiques. Notre invité appartient clairement à ces trois dernières catégories. Jan Harbeck est même l’un des maîtres danois de la grande tradition du saxophone ténor. Celle qui s’inscrit dans la filiation des pionniers, Coleman Hawkins ou Ben Webster, ses héros absolus. Mieux, le sax dans lequel il souffle depuis des années, c’est celui de Stan Getz. Un Selmer de 1939. Son quartet se produit rarement en France. Raison de plus pour se précipiter ce soir et demain au Duc des Lombards, où le groupe va jouer le répertoire de son nouvel album, Conversation. Une discussion musicale ultra classe, dont voici déjà un avant-goût dans notre Deli Express. Welcome les amis ! C’est une joie d’avoir sur notre scène, Jan Harbeck, en compagnie de Henrik Gunde au piano, Eske Norrelykke à la contrebasse et Anders Holm à la batterie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Le souffle incandescent de Lakecia Benjamin | 18 Jun 2026 | 00:30:22 | |
Mais non, vous ne rêvez pas : Lakecia Benjamin est clairement l’une des saxophonistes les plus stylées et inspirées du moment. Son nouvel album, We Dream, en apporte la preuve éclatante ! Non seulement il fait défiler des invités aussi classes que Terence Blanchard, Kassa Overall, Hiromi, ou Bilal. Mais il est surtout porté par un souffle incandescent, une énergie solaire, un sacré sens du collectif, et des influences qui vont du spiritual jazz au hip-hop. À l’image de son parcours, qui va du trompettiste Clark Terry à la rappeuse Missy Elliott. Ça en fait des sujets à aborder avec Lakecia…Notre invitée, dans Deli Express !
(c) Elizabeth Leitzell Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Charlotte Isenmann, le souffle du mouvement | 17 Jun 2026 | 00:29:55 | |
Une musique qui respire, prend le temps de déployer toutes ses couleur, qui est presque organique. Voilà ce que nous inspire le répertoire de notre invitée. Le tout est porté par la sonorité enchanteresse, ultra trippant de sa flûte. Bienvenue dans l’univers de Charlotte Isenmann, une nouvelle figure du jazz à suivre de très près. Il faut absolument vous précipiter sur son premier album, In Motion, parce que chez elle, le mouvement est permanent. Ça donne des compositions brillamment écrites, et qui regardent du côté du classique, des groove brésiliens et de la danse. Il y a aussi l’alliage irrésistible de sa flûte avec la clarinette basse de Lucien Lacquement qui rend leur son unique. Pour vous en rendre compte, rendez-vous lundi prochain, on sera le 22, au Duc des Lombards, à Paris. En attendant voici Charlotte Isenmann, avec donc Lucien Lacquement à la clarinette basse, ainsi que Vladimir Sekula au piano, Léo Messina à la contrebasse et Andy Rostoll à la batterie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Abdullah Ibrahim, le magnifique | 16 Jun 2026 | 00:40:19 | |
Ce midi, on pleure la disparition d’un géant : le pianiste Abdullah Ibrahim à l’âge de 91 ans. Monument et figure historique du jazz sud-africain, militant pour la liberté, Dollar Brand comme il se faisait appeler à ses débuts, avait vu le jour au Cap, le 9 octobre 1934. C’est en Europe où il s’était exilé durant les années 60, au plus fort de l’appartheid qu’il avait été repéré par Duke Ellington. Il avait ensuite collaboré avec Max Roach, Don Cherry, Gato Barbieri ou Archie Shepp. On lui doit une œuvre pléthorique, intense et profonde, fortement imprégnée de ses racines sud-africaines, de l’œuvre d’Ellington, d’influences orientales et particulièrement japonaises, lui qui était un adepte de la méditation et des arts martiaux. Une œuvre résolument libre et unique, qui a même regardé du côté du free au tournant des années 60 et 70. Il y a quatre ans, on avait eu l’immense honneur d’interviewer Abdullah Ibrahim, avant sa participation au TSFJAZZ Chantilly Festival… A l’époque, il venait de sortir l’album Solotude, enregistré seul au piano. Un répertoire qui nous invitait à la contemplation à travers des mélodies hypnotiques… Revoici cet entretien exceptionnel et tellement précieux. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Thierry Maillard, les mélodies de l'absence | 11 Jun 2026 | 00:43:57 | |
Ce qui a toujours fait la force de notre invité, c’est sa sensibilité à fleur de peau. Son engagement total au service de la musique. Ça n’a probablement pas échappé à Michel Petrucciani, l’un des premiers à avoir repéré son talent, dans les années 90. Depuis Thierry Maillard s’est imposé comme un maître de la mélodie. Et un pianiste qui n’a pas froid aux yeux. Et ça fait sacrément du bien. Enregistrer avec l’Orchestre Philharmonique de Prague…Il l’a fait. Célébrer en big-band la folie et le génie de Frank Zappa…Fait également. Tout comme rendre hommage en solo à Brel, Brassens et Ferré, ou plonger dans le monde merveilleux des synthétiseurs. Mais pour son nouvel album, Thierry Maillard a eu besoin de s’entourer de sa garde rapprochée. De proches parmi les proches auprès desquels il a puisé le courage d’exprimer l’impensable : la perte d’un enfant. Le déchirement, la douleur, le vide, l’impossible résilience. Le résultat est un double album bouleversant, No More She Is, en compagnie de Stéphane Belmondo à la trompette, Thomas Bramerie à la contrebasse et Yoann Schmidt à la batterie. Un groupe qu’on pourra applaudir en concert ce soir au Studio de l’Ermitage, à Paris, dans le 20e. Messieurs, c’est avec énormément de plaisir et d’émotions qu’on vous accueille ce midi dans notre Deli Express. Soyez les bienvenus. Je précise que David Linx est également invité sur quatre chansons dont il a écrit les paroles. On va en parler au cours de cette émission. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Giovanni Mirabassi, il était une fois la Révolution | 10 Jun 2026 | 00:40:19 | |
La fougue, le lyrisme, l’engagement : voilà tout ce qu’on adore chez Giovanni Mirabassi, depuis le début. Notre première fois, c’était d’ailleurs il y a vingt-cinq ans, à travers un recueil puissant autour des chants révolutionnaires : Le temps des cerises, Bella Ciao, le Chant des partisans… Des thèmes dont il révélait toute la puissance, à travers des interprétations magnifiques en piano solo. Ça paraît fou, mais ce disque qui l’a imposé sur les scènes du monde entier était introuvable depuis un bail. Alors, un quart de siècle plus tard, au lieu de le rééditer…Et devant l’état du monde, Giovanni Mirabassi a choisi de replonger, toujours seul, dans ces airs de lutte et de barricades Le résultat est toujours aussi beau et exalté, et s’intitule Più Avanti ! Un répertoire qu’on est heureux d’explorer en ta compagnie Giovanni, avant de t’applaudir demain au Bal Blomet, à Paris. Enfin, pour ceux qui ont leur billet, parce que c’est complet depuis pas mal de temps. Mais rassurez-vous, il y a un autre concert qui vient d’être rajouté, samedi dans un nouvel endroit de la capitale : le Studio Raspail, dans le 14e. Quel succès ! On va y revenir. Mais tout de suite, te voici à notre piano ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Enrico Pieranunzi et Bebo Ferra, l'élégance du duo | 09 Jun 2026 | 00:45:54 | |
La délicatesse ! Quel mot parfait pour décrire l’art du piano, selon notre invité : Enrico Pieranunzi. Et pas seulement parce qu’il est autant pétri de classique, que de jazz. Pas seulement non plus, parce qu’il place Claude Debussy au-dessus de tout… Non ! Il y a dans sa musique, une beauté, une grâce naturelle et presque désarmante. A ses débuts, dans les années 70, Enrico Pieranunzi s’est fait un nom en accompagnant la crème des musiciens américains de passage à Rome. Il en a croisé un paquet…On va en citer deux : Chet Baker, parce que c’est la classe. Et Jim Hall, l’un des esthètes absolus de la guitare jazz, qui a notamment co-signé dans les sixties, deux albums ultra-élégants avec Bill Evans. Cette formule piano-guitare est d’ailleurs au cœur du nouvel album d’Enrico. Evanscape. Une escapade intimiste et irrésistible dédiée à Bill Evans, et enregistrée avec le guitariste Bebo Ferra, et en invité, à deux reprises, le contrebassiste Diego Imbert. C’est un répertoire à découvrir en concert ce soir au New Morning, à Paris…Et dès ce midi dans notre Deli Express. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Les perles d'Ellen Birath | 04 Jun 2026 | 00:38:42 | |
La première fois qu’on a entendu notre invitée, ce n’était ni sur disque, ni en concert, mais sur une vidéo Youtube qu’on s’est aussitôt mis à visionner en boucle. C’était il y a cinq ans, en plein Covid. Les salles de concerts étaient fermées, mais toute une nouvelle génération de musiciens se fédéraient au sein du collectif Paris Jazz Sessions, pour jouer malgré tout. Et même coûte que coûte. Ils sortaient leurs instruments pour se produire dans les rues, donner du bonheur aux passants, et se filmaient pour toucher un maximum de monde. C’est donc au détour de ces vidéos, qu’on a découvert Ellen Birath. Et quelle vidéo ! Une version absolument fabuleuse du tube pop Alone Again (Naturally), avec un quatuor à cordes. On a tout de suite été bouleversé par son timbre légèrement voilé, sa manière totalement habitée d’incarner la chanson. Du grand art ! Ellen Birath est une chanteuse suédoise installée à Paris depuis 2009. Elle développe un univers unique et intimiste, empreint de jazz, de folk et de soul. Mais oui, pourquoi choisir ? Elle se nourrit d’absolument tout. Ça donne à ses chansons une saveur douce et acidulée. Il y a aussi le regard qu’elle porte sur sa vie, ses expériences, sa récente maternité. Ce midi, on va vivre un grand moment. Bienvenue Ellen ! Tu viens nous présenter ton nouvel EP, Mother of Pearl. Et c’est une avant-première, puisqu’il sort la semaine prochaine. On pourra aussi t’applaudir le 19 juin, sur la scène parisienne de l’Archipel. En t’attendant, te voici sur TSFJAZZ, en compagnie de Bastien Brison au piano, Clément Daldosso à la contrebasse, et David Paycha à la batterie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Amaury Faye, l'appel de la Nouvelle-Orléans | 03 Jun 2026 | 00:39:22 | |
Ce midi, impossible de résister à l’appel de New Orleans. Le pianiste Amaury Faye n’a même pas essayé. Il a immédiatement succombé. Ça faisait un moment qu’il avait envie de se frotter aux groove de la ville. Alors l’an passé, il a pris toute sa petite famille, et il est allé s’immerger pendant trois mois à la Nouvelle-Orléans. Il est tombé amoureux de ses habitants et de son esprit.De son propre aveu, il s’est même tout de suite senti chez lui, se liant d’amitié avec de nombreux musiciens. A commencer par l’un des piliers du coin : Herlin Riley, qui a longtemps été le batteur d’Ahmad Jamal. Tel un aventurier du son, Amaury Faye en a aussi profité pour tenir un carnet de route et y consigner ses impressions. Il y a puisé l’inspiration pour composer tout un nouveau répertoire : celui de l’album Rust, qu’il présente en concert ce soir au Bal Blomet, à Paris dans le 15e arrondissement. Avec donc Herlin Riley, mais aussi Julian Lee au saxophone ténor et Edouard Pennes à la contrebasse. Les voici tous les quatre sur la scène du Deli Express. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Le souffle sacré d'Abate Berihun | 02 Jun 2026 | 00:39:30 | |
Ce midi, ça va être intense et totalement habité. On dit merci qui ? Merci au Addis Ken Project. Un groupe totalement envoûtant, porté par la voix et le souffle profond d’Abate Berihun, un chanteur et saxophoniste né à Addis Abeba, en Éthiopie, et installé en Israël depuis la fin des années 90. Abate Berihun a parcouru le globe avec les légendes de l’éthio-jazz, à commencer par Mulatu Astatké, le père-fondateur de ce genre musical ultra puissant et trippant. Une énergie qu’on retrouve dans cette nouvelle aventure, où il fait dialoguer la liturgie juive éthiopienne avec l’énergie d’un trio jazz ultra hip, incarné par Roy Mor au piano, David Michaeli à la contrebasse, et Nitzan Birnbaum à la batterie. Pour les applaudir en concert, ça se passe ce soir, au mahJ, le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, dans le cadre du Sacré Sound Festival... Et les voici dès à présent dans notre Deli Express. Le Sacré Sound Festival se tient jusqu’à vendredi dans pleins d’endroits différents de Paris. Et notamment pour le concert final, à l’Église Saint-Eustache. Ça va être grand et assez incroyable, avec une chorale sud-africaine qui fait sensation partout où elle passe : le Thanda Choir. On les avait découvert il y a pile un an, grâce à Melody Gardot qui avait tellement flashé sur eux, qu’elle les avait invités pour ses concerts à l’Olympia. Le Thanda Choir, c’est un groupe qui a été fondé il y a trois ans dans l’agglomération du Cap, etqui s’adresse à la jeunesse des townships, en leur créant un espace d’expression, de liberté et d’évasion par le chant et la danse. Au moment des Olympia de Melody, ils étaient passés nous voir dans Deli Express. On avait vécu un moment fort en émotions. Ils étaient montés à 14 sur scène. Revoici ce moment sur TSFJAZZ, avec Ndilimele. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| L'âme d'enfant d'Avishai Cohen | 29 May 2026 | 00:33:43 | |
C’est l’un des boss de la contrebasse. Un instrument qu’il fait chanter et danser sur toutes les scènes du monde depuis plus de vingt ans. Entre deux avions et deux concerts, Avishai Cohen fait escale ce midi, dans notre Deli Express. C’est aussi ça de conserver son âme d’enfant : privilégier la spontanéité et la générosité. C’est d’ailleurs ainsi qu’il faut lire le titre de son nouvel album, Eternal Child. Une manière aussi pour Avishai, d’honorer la mémoire de son mentor, Chick Corea. Eternal Child, est une composition de Chick...Et le contrebassiste israélien la revisite, en souvenir de ses débuts à New York dans les années 90, et de sa rencontre déterminante avec le maestro - comme il va nous le raconter au cours de cet entretien. On va aussi prendre le temps d’explorer ce nouveau répertoire, enregistré avec un nouveau trio : Itay Simhovich au piano, et Eviatar Slivnik à la baterie. Et en cerise sur le gâteau : un deuxième batteur, et quel batteur : Jeff Ballard en invité.
(c) Andreas Terlaak Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Le funk abrasif de Betty Davis | 28 May 2026 | 00:43:50 | |
Mais qui était Betty Davis ? Au milieu de cette semaine de centenaire de la naissance de Miles Davis, on voulait absolument s’attarder sur sa deuxième épouse. Mademoiselle Mabry, pour reprendre le titre d’une composition de l’album Filles de Kilimanjaro, que le trompettiste a enregistré en septembre 68. Le mois de leur mariage. L’influence de Betty sur Miles est considérable. Elle est essentielle, même. A la fin des sixties, tout change musicalement : Jimi Hendrix et Sly Stone deviennent les héros de la nouvelle génération, la soul se psychédélise, se politise. Et Betty Davis est au cœur de ce bouillonnement ! Leur union a beau ne durer qu’un an, sous son influence, Miles électrifie son propos, sature sa musique, explore de nouveaux horizons et donne le coup d’envoi de la révolution jazz-fusion. Sous son nom, Betty Davis a sorti dans les années 70, une poignée d’albums de funk débridés abrasifs, pionniers, à l’énergie presque punk, préfigurant tout ce qui allait suivre, de Grace Jones à Prince. Pour la célébrer, on ne pouvait rêver mieux que Sandra Nkaké et le flûtiste Jî Drû. Depuis une vingtaine d’années, vous développez des répertoires résolument libres, frondeurs, poétiques et totalement décloisonnés. C’est un plaisir de vous accueillir sur la scène du Deli Express. Vous voici avec Jérôme Perez à la guitare, Margaux Monnois à la basse et Fred Jean à la batterie. Avec une chanson de Betty Davis : If I’m in Luck, I Might Get Picked Up. Au cours de cette émission, vous serez également rejoints par Marion Rampal. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Sonny Rollins, Don't Stop the Carnival | 27 May 2026 | 00:50:27 | |
Tout simplement colossal ! Ainsi étaient notre admiration et notre amour pour le saxophoniste Sonny Rollins. Alors, au lendemain de sa disparition à 95 ans, on va modestement lui dire merci, en se baladant à travers sa vaste, son impeccable discographie, et en revisitant au passage quelques pages de sa prolifique carrière. Rendez-vous compte : du début des années 50 en leader, avec le Modern Jazz Quartet, jusqu’au milieu des années 2000. Et même au-delà. D’ailleurs, on avait eu l’honneur de l’interviewer en 2007, au Monte-Carlo Jazz Festival. Entre les deux, citons son association avec Miles Davis, Thelonious Monk ou Dizzy Gillespie, son trio sans piano, son quartet avec guitare…Mais aussi sa profonde humilité. C’est assez rare pour être souligné : en 1959, Sonny Rollins trouvait que son jeu stagnait, il se sentait frustré, alors il s’est retiré pendant deux ans et demi, afin de travailler son souffle, son endurance. Et il s’est rendu quasi tous les jours sur le pont de Williamsburg, entre Manhattan et Brooklyn, pour s’entraîner. Il est revenu plus libre, plus incisif, plus mystique aussi. Ce midi, on va également revenir sur les racines caribéennes de Sonny Rollins, centrale dans sa musique. eux de ses titres emblématiques, Saint Thomas et Don’t Stop the Carnival renvoient directement à sa maman qui était originaire des Iles Vierges. Cette dimension est forcément au cœur de l’amour que le saxophoniste Samy Thiébault, auteur des Caribbean Stories, éprouve pour Sonny Rollins. On va avoir la réponse, car Samy passe cette heure en notre compagnie. Car rien, absolument rien ne peut stopper le Carnaval. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| We Want Miles | 26 May 2026 | 00:52:22 | |
Happy Miles Davis Day ! Joyeux Miles ! Et d’ailleurs aujourd’hui, c’est plus qu’un simple anniversaire : c’est le centenaire de la naissance du trompettiste. Cent ans de Miles, combien de révolutions esthétiques ? De son association avec Charlie Parker au milieu des années 40, à son ultime album, Doo-Bop, enregistré en 91 et qui regardait du côté du hip-hop, sa trajectoire musicale est tout bonnement ébouriffante. D’autant qu’entre les deux, il y a eu : le cool, le jazz modal et aérien de Kind of Blue, la déconstruction du second grand quintet, le virage électrique, le funk urbain et radical d’On the Corner, ses années so 80’s. Miles où le mouvement permanent, comme va nous le raconter Marcus Miller. Il a été l’un des fidèles de Miles au moment de son come-back dans les années 80. On va entendre son témoignage au cours de notre Deli Express… Et ce n’est pas notre seul cadeau ! Ce n’est pas la seule interview de luxe. On a aussi recueilli - et ça c’est exclusif – la parole de Ron Carter, l’un des contrebassistes les plus importants de l’histoire du jazz. Et d’ailleurs à 89 ans, il est plus actif que jamais. Ron Carter a appartenu à ce fameux second grand quintet, au milieu des sixties, avec Wayne Shorter, Herbie Hancock et Tony Williams. Des années qui ont clairement changé la face du jazz. Le maître nous en parle pendant cette émission. Mais pour ouvrir ce Deli spéciale, voici un autre des anciens comparses de Miles Davis : Rick Margitza a été l’un des saxophonistes de la fin de sa vie. Il l’a rejoint en 1988, a tourné avec lui pendant deux ans. Et il apparaît sur les albums Amandla et Live Around the World. Rick, nous sommes ravis de vous avoir avec nous pour honorer la mémoire du trompettiste pour ce centenaire. Vous voici en quartet, avec Manuel Rocheman au piano, Peter Giron à la contrebasse et Jeff Boudreaux à la batterie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Makoto Ozone, l'élégance du piano | 21 May 2026 | 00:48:24 | |
Et ce midi : Tapis rouge ! Avec à l’honneur, un pianiste majuscule. Un homme aussi à l’aise dans le jazz que le classique. C’est l’une des forces de Makoto Ozone. C’est simple, il peut faire autant de merveilles en duo avec Avishai Cohen, qu’en interprétant Mozart ou Beethoven, avec les plus grands orchestres philharmoniques. Et parfois même, il mélange tout : ça, c’est son projet No Name Horses. Makoto Ozone a aussi été un proche de Chick Corea. D’ailleurs, comme lui, c’est un pianiste aux idées larges et à la virtuosité lumineuse. Un musicien voyageur également : de Kobe sa ville natale, au Berklee College de Boston où il a étudié au début des années 80. En passant par Paris où il se trouve cette semaine pour des concerts au Duc des Lombards. Hier, Makoto Ozone s’est produit avec son trio, Trinfinity. Et ce soir, il brillera en piano solo… C’est aussi la configuration avec laquelle il passe nous voir ce midi, dans Deli Express.
(c) Kazashito Nakamura Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| This is Katia Schiavone | 19 May 2026 | 00:49:05 | |
Le trio à l’honneur ce midi, c’est tout simplement la classe ! Il est porté par la vision de Katia Schiavone. Une guitariste pétrie de blues et de bop, et qui revisite avec énormément de goût et de brio des standards et des compositions d’Horace Silver ou Cedar Walton, sur son premier album, This is New. Katia Schiavone, c’est un jeu fluide, lettré, qui swingue. Une artiste qui a étudié la guitare classique puis le jazz, à Naples, où elle a grandi, avant de s’installer à Paris, il y a dix ans. Et c’est d’ailleurs dans la capitale, qu’on pourra l’applaudir la semaine prochaine, le 27 mai au Sunset. En attendant, te voici Katia, sur la scène du Deli Express, avec Fabien Marcoz à la contrebasse et Philippe Soirat à la batterie. Noé Huchard est certainement l’un des jeunes pianistes les plus cool et talentueux du moment. Son album, Young and Fine, fourmille de fraîcheur et de créativité. Il en jouera, pour sûr, quelques pièces ce soir au Duc des Lombards, où il se produit dès 19h30. On se met déjà dans l’ambiance en ouverture de notre Deli, avec Gotta Get Away ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Levi Harvey, une étoile est née | 18 May 2026 | 00:49:43 | |
Une étoile est née...Et nous sommes ravis de la faire scintiller dans notre Deli Express. A 23 ans, Levi Harvey est clairement l’un des pianistes les plus prometteurs de la nouvelle génération. Il y a énormément de grâce qui émane de son premier album, Bloom, enregistré avec Cyril Drapé à la contrebasse et Pierre-Eden Guilbaud à la batterie. Un triangle enchanteur qui délivrera son art du trio dès 19h, tout à l’heure, au Théâtre de l’Alliance Française, dans le cadre de Jazz-à-Saint-Germain-des-Prés. Et ils sont chauds ! Ils sortent tous les trois d’une résidence avec la saxophoniste américaine Melissa Aldana. Ça devrait donc être le feu ce soir ! Mais avant ce soir, il y a ce midi : bienvenue sur notre scène, messieurs ! Toujours au Théâtre de l'Alliance Française et dans la programmation de Jazz à Saint-Germain-des-Prés, on pourra embarquer demain pour un long et passionnant voyage, aux confins de l’Orient et des Balkans, avec l’improvisation en trait d’union. C’est l’Antidote, un groupe qui rassemble le percussionniste iranien Bijan Chemirani, le violoncelliste albanais Redi Hasa et le pianiste libanais Rami Khalifé. Une musique de dialogue et de partage, dont voici déjà un avant-goût, avec un extrait de leur album du même nom. Au cours de cette nouvelle édition, Jazz-à-Saint-Germain-des-Prés va aussi célébrer la mémoire de Michel Portal, qui nous a quitté cet hiver, à l’âge de 90 ans. Il est au cœur d’un documentaire, tourné il y a trois ans et qui se concentre sur son processus créatif. Ça s’appelle Quelques notes de liberté, réalisé par Benjamin Delattre. Un film qui sera projeté mercredi, samedi et dimanche au Christine Cinéma Club. Des moments qui promettent d’être forts en émotion. La B.O. sortira, elle, à la fin de la semaine : c’est le tout dernier témoignage enregistré de Michel Portal, avec au programme 18 improvisations à la clarinette basse, la clarinette en si bémol, au bandonéon et au saxophone soprano. En voici un extrait, avant de refermet notre Deli Express. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Cyrille Aimée, citoyenne du monde | 13 May 2026 | 00:41:03 | |
Cyrille Aimée, citoyenne du monde ! Mais oui, dans ses chansons, notre invitée passe avec aisance de l’anglais au français, puis à l’espagnol. Pour son univers musical, c’est pareil : pas de frontières. Avec elle, on est quelque part entre le jazz, la soul et la pop. Ce patchwork est aussi le fruit de son parcours. Cyrille Aimée a grandi à Samois-sur-Seine, la dernière ville de Django. C’est d’ailleurs en fréquentant la scène jazz manouche qu’elle est tombée raide dingue de cette musique. Elle est ensuite partie tenter l’aventure américaine. D’abord New York, puis la Nouvelle-Orléans, dont elle a tout aimé : le mélange, la place de la musique, la convivialité. Ces dernières années, Cyrille a aussi passé pas mal de temps au Costa Rica où elle a construit une maison seule, au milieu de la jungle. Un projet qui lui a donné envie de prendre son carnet et de se raconter, comme jamais auparavant. Le résultat est un disque à la fois touchant et rafraîchissant, baptisé « A Fleur de peau », avec en cerise sur le gâteau, au milieu de ses compos, des reprises inspirées de For the Love of You des Isley Brothers, et Ma préférence de Julien Clerc. Ce répertoire, elle le présente en concert ce soir et demain au Duc des Lombards, à Paris. C’est complet depuis pas mal de temps. Mais réjouissez-vous : voici Cyrille Aimée sur la scène de notre Deli Express. Bienvenue Cyrille ! u n’es pas venue seule. A tes côtés : Michael Valeanu à la guitare, Carl-Henri Morisset au piano, Matteo Bortone à la contrebasse et Pedro Segundo à la batterie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| La formule magique de Mario Canonge | 12 May 2026 | 00:44:51 | |
Il a la formule et il va nous la dévoiler ! Mario Canonge n’en n’est pourtant pas à son coup d’essai. Depuis quarante ans c’est un pianiste central, un pilier des clubs parisiens. Et même au-delà : en 2004, il invitait par exemple Roy Hargrove sur son album Rhizome. Comment ne pas citer également, l’aventure Ultramarine ? L’un des groupes phares du jazz-fusion made in France dans les années 80. Mais Mario Canonge est avant tout, un maître du jazz caribéen. Et depuis cinq ans, il semble avoir trouvé le groupe qui lui permet d’aller au bout de ses envies. La preuve, avec son nouvel album, Caldeira, tout simplement solaire et flamboyant. Avec donc à ses côtés, Michel Alibo à la contrebasse et Arnaud Dolmen à la batterie. Le temps de trois morceaux, et pour que la fête soit plus folle, il y a même le saxophoniste Godwin Louis en invité. Mais pour ce Deli Express, voici la base : le trio : Mario, Michel et Arnaud ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| New Jazz Underground, génération hoodie | 11 May 2026 | 00:51:22 | |
La nouvelle génération ne s’excuse pas d’exister, d’affirmer haut et fort sa vision, de bousculer les codes. Musicalement, ça donne des répertoires libres, frondeurs, décloisonnés. Prenez nos invités. Ils sont trois : Abdias Armenteros au saxophone et au chant, Sebastian Rios à la contrebasse et TJ Reddick à la batterie. Il ont la bonne vingtaine et se sont fait repérer en jouant dans les parcs de New York pendant le confinement, avant de se filmer dans leur cuisine, puis de mettre tout le monde d’accord en dédiant toute une suite au rappeur Kendrick Lamar. New Jazz Undeground ! C’est le nom qu’ils se sont choisis : un groupe à l’esprit grand ouvert - on vient de le dire – et qui regarde du côté sauvage de l’histoire, en s’inscrivant dans la filiation des trios sans piano. Une formule qui compte Sonny Rollins comme parrain. La fougue donc. Mais l’attitude caractérise aussi New Jazz Undeground qui sortira fin mai son premier album chez Artwork Records. Plus qu’un titre, c’est d’ailleurs presque un manifeste : Hoodies… Le répertoire qu’on explore ce midi dans notre Deli Express. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Riccardo Del Fra, le chant des souvenirs | 06 May 2026 | 00:44:37 | |
N’y allons pas par quatre chemins : ce midi, on reçoit un grand Monsieur. Riccardo Del Fra est un contrebassiste incontournable de la scène européenne depuis les années 70. On pourrait dresser la longue liste de ses collaborations, et on croiserait pleins de légendes. On va en citer un : c’est Chet Baker dont tu as été l’un des proches pendant près de dix ans et à qui tu as dédié plusieurs albums. On va y revenir ! Mais parmi toutes ses collaborations, on croise aussi - et c’est la classe - des noms tels que Federico Fellini ou Ennio Morricone. Riccardo est enfin, une figure respectée de l’enseignement. Pendant un quart de siècle, il a dirigé le département jazz du CNSM, le Conservatoire Supérieur, à Paris. Il vient de prendre sa retraite. Chapeau bas ! Surtout que pendant 25 ans, il a été aux premières loges et vu défiler tous les artistes qui comptent aujourd’hui. Mais pour lui, la retraite ne signifie pas rester sur son canapé. Non ! Grâce au label Frémeaux et Associés, il sort le coffret Songs For Chet, Songs For Now, rassemblant trois de ses albums, enregistrés entre 1988 et 2018. De l’intimité des duos, avec A Sip of Your Touch, à l’écriture orchestrale de My Chet My Song. En passant par le groupe à géométrie variable de Moving People, ce coffret dessine, un portrait à 360 degrés. Pour fêter cette parution, Riccardo Del Fra est concert pendant deux soirs, vendredi et samedi au Sunside, avec des formations différentes... Mais le voici d’abord sur la scène du Deli Express en compagnie de Melvin Marquez au saxophone, Carl-Henri Morisset au piano et Zacchary Leblond à la batterie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Parlor Greens, le groove à l'état brut | 05 May 2026 | 00:37:05 | |
Du bon jazz-funk qui tâche, des tourneries irrésistibles et pleines de groove, un son brut de décoffrage, de l’énergie à revendre. C’est la recette imparable de Parlor Greens. Un trio orgue-guitare-batterie, dont les membres viennent de Seattle, New York et Nashville..Ça en fait des influences, et ça en fait défiler des paysages. Parlor Greens perpétue une tradition qui remonte aux 60's et dans laquelle on croise Booker T & the MG’s ou le Dr. Lonnie Smith. C'est du jazz qui fait bouger la tête, danser, sourire… Ses trois membres sont aussi dingues de soul, comme on peut l’entendre sur leur deuxième album, Emeralds, qui vient de sortir sur l’excellent label Colemine Records. Ce qui est aussi excellent c’est que le groupe est à l’affiche ce soir du New Morning, à Paris. Un bonheur n’arrivant jamais seul, les voici également sur la scène du Deli Express. Welcome les amis ! It is such a pleasure !! Voici Adam Scone à l’orgue, Jimmy James à la guitare et Tim Carman à la batterie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| L'évidence Olive Jones | 17 Apr 2026 | 00:47:44 | |
Attention frissons, attention révélation ! Il y a un mois, on ne connaissait pas Olive Jones, aujourd’hui on se demande comment on a pu vivre sans ses chansons. Olive Jones est une autrice, compositrice, chanteuse et guitariste, basée à Londres. Mais elle a grandi dans un petit village du Dorset, sur le littoral de la Manche. Et ça doit être doux la vie, là-bas. C’est ce qu’on se dit en écoutant son premier album, For Mary, un recueil tellement élégant… De la soul soyeuse, ultra-moderne et qui flirte avec le rock et la folk. Son concert parisien de ce soir à la Boule Noire affiche complet depuis pas mal de temps. Raison de plus pour nous réjouir de l’accueillir ce midi sur la scène du Deli Express. Depuis quelques jours, on fait le tour des sorties du Disquaire Day qui se déroule demain dans toute la France, et même à travers le monde, avec pleins de pépites et de ressorties spécialement pour l’occasion. Notamment un classique de la discographie de Gil Scott-Heron : Reflections, initialement paru en 1981 et porté par une version imparable du Inner City Blues de Marvin Gaye. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| La grande fresque afro-cubaine de Mansfarroll | 16 Apr 2026 | 00:45:36 | |
Ce midi, on va vivre un grand moment ! Et pas seulement parce qu’il y a du monde sur notre scène. Non, parce que le projet à l’honneur ce midi célèbre les liens forts qui unissent Cuba au continent africain. Des liens historiques, bien sûr, mais aussi spirituels et musicaux. C’est un disque riche, festif, d’une grande profondeur et qui convoque tellement de beaux instruments : de la kora, du kalimba, de la flûte pygmée. Il y a des cordes, des soufflants, des voix, et bien sûr des percussions. A commencer par celles de notre invité : Mansfarroll. Un musicien cubain, installé en France depuis une vingtaine d’années. Si vous êtes fans d’Ibrahim Maalouf, vous l’avez déjà entendu à ses côtés. Le reste de ses collaborations, c’est ausso la classe : de Chucho Valdes à Rosalia. Son nouvel album, « Africa, Si », est plus qu’un album c’est un véritable et indispensable trait d’union. Avant de le présenter en concert demain soir au Studio de l’Ermitage, à Paris. En attendant, le voici avec Audes Publes au chant, Tunde Jegede à la kora, Jorge Vistel à la trompette, Julien Chirol au trombone, Pity Cabrera au piano, Mathias Di Giusto à la guitare, Gino Chantoiseau à la basse et Yaroldy Abreu aux percussions. Et puisque l'on parle de concert, restons dans des ambiances live, avec la sortie samedi pour le Disquaire Day d’un enregistrement inédit de Michel Petrucciani. Kuumbwa, c’est son titre, reprend une performance qui s’est tenue en 1987 à Sant Cruz, en Californie, avec à ses côtés, Dave Holland à la contrebasse et Eliot Zigmund à la batterie. C’est franchement la classe ! A l’image de la version du standard, My Funny Valentine qu'on écoute au cours de ce Deli. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Les Quatre Fantastiques de Nowhere Out | 15 Apr 2026 | 00:47:59 | |
Les concerts, c’est quand même la vie… et les concernant, on a de la chance ! Nos invités sont actuellement en tournée à travers toute la France. On pourra par exemple les applaudir demain soir au Théâtre du Vésinet, en région parisienne. Si vous en avez la possibilité, ne les loupez pas. Quand ils sont sur scène, tous les quatre, c’est le feu, comme on va l’entendre dans une poignée de secondes. Et c’est pour ça qu’on rêve de les entendre sur disque, tant l’addition de leurs forces fait des étincelles. En même temps, ce n’est pas étonnant : on est en présence de quatre fortes personnalités de la scène française… et même au-delà. À commencer par le pianiste Jean-Michel Pilc. C’est l’un des rares musiciens de chez nous qui vit l’aventure nord-américaine depuis 30 ans. D’abord New York, aujourd’hui Montréal. Mais il garde bien sûr des attaches en France. Notamment avec Gaël Horellou, un saxophoniste incontournable et totalement habité. Chacun de ses groupes, chacun de ses projets réserve son lot d’émotions fortes. Si on ajoute Thomas Bramerie, l’un de nos contrebassistes les plus prisés depuis quarante ans — à ses débuts, il a même joué avec Chet Baker — et si l’on complète avec le batteur Thomas Galliano, qui s’est lui aussi frotté pendant plusieurs années à la scène new-yorkaise, on obtient Nowhere Out... Le groupe qu’on est ravis d’accueillir ce midi dans notre Deli Express ! Ça aussi c’est incroyable, et ça sort samedi pour le Disquaire Day : un live inédit, incandescent, complètement fou de Roy Hargrove ! Sept ans après la disparition prématurée du trompettiste, le label Time Traveler a mis la main sur un concert capté en Suisse en l’an 2000. On y entend un Roy au sommet de sa forme et de son art, avec à l’époque dans son quintet, le pianiste Larry Willis. Le disque s’intitule « Bern », du nom de la ville où s'est déroulée la performance. Et en voici d’ores et déjà un extrait sur TSFJAZZ : Circus ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| L'odyssée d'Anthony Jambon | 13 Apr 2026 | 00:29:07 | |
Quel trip les amis ! Quel trip ! Ce midi, on explore plus qu’un album, on embarque pour un voyage planant, fort en émotion. Et notre commandant de bord se nomme Anthony Jambon, l’une des belles âmes de la guitare en France, un artiste biberonné à Pat Metheny et Tigran Hamsayan. Comme eux, il développe une approche lyrique, presque onirique de la composition…Et il voit les choses en grand. Son nouvel album Relativity prend la forme d’une odyssée haletante, trempée dans le jazz-fusion, et où il prend le temps de développer son propos et de nous emmener très loin. Avec des morceaux d’une quinzaine de minutes. C’est plein de surprises, on ne s’ennuie pas une seconde, et ça ne nous étonne pas de la part d’un guitariste croisé auprès de Ludovic Louis et Etienne Mbappé. On se souvient aussi du groupe Awake, qu’il co-dirigeait, durant la décennie précédente et qui privilégiait déjà les climats et les mélodies lumineuses. Ce nouveau répertoire XXL, Anthony Jambon va le présenter mercredi au Studio de l’Ermitage à Paris. Mais nous, on s’envole dès ce midi dans Deli Express. Bienvenue Anthony ! Te voici avec Camille Passeri à la trompette, Joran Cariou au piano, Swaéli Mbappé à la basse et Martin Wangermée à la batterie.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Kassa Overall renverse le sample | 10 Apr 2026 | 00:48:12 | |
Sa toute première fois en France, c'était il y a près de vingt ans, en 2007, en tant que batteur de la regrettée Geri Allen. Depuis, sa venue en France est extrêmement rare. Raison de plus pour célébrer le retour de Kassa Overall, batteur, producteur, rappeur qu’on pourra applaudir demain au festival Banlieues Bleues. Ça va se passer à l’Espace 93 de Clichy-sous-Bois. Et la soirée sera donc placée sous le signe des liens forts et indéfectibles qui unissent jazz et hip-hop. Aujourd’hui, c’est même l’un des meilleurs représentants des croisements entre les deux genres. Mais pour son nouvel album, il n’y a pas de samples, pas de collages sonores, pas de boîtes à rythmes. Non ! Alors que les vinyles de jazz ont toujours été des mines d’or dans lesquels les beatmakers sont allés piocher pour créer leurs boucles et leurs prods, Kassa a choisi de faire l’exact contraire. Il reprend des morceaux de rap mythiques en quartet : des morceaux d’Outkast, A Tribe Called Quest, Notorious BIG ou du Wu-Tang Clan à qu’il emprunte le titre de son disque Cream. Dans la bouche des membres du Wu-Tang, c’est un acronyme qui signifie Cash Rules Everything Around Me. Ce nom est aussi un clin d’œil au tout premier album de Kassa Overall, Go Get Ice Cream and Listen to Jazz, qui était sorti en 2019. Kassa, on est tellement heureux de finir la semaine avec toi : Welcome. Te voici en compagnie d'Emilio Modeste au saxophone et Giulio Xavier à la contrebasse. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Marco Mezquida, la musique au bout des doigts | 09 Apr 2026 | 00:37:32 | |
Pas simple de sortir son épingle du jeu lorsqu’on évolue en trio, tant la formule a été magnifiée au fil du temps par d’innombrables légendes. Notre invité est pourtant de cette trempe-là. Mais oui, Marco Mezquida appartient à la catégorie des pianistes qui font bouger les lignes. Il y a d’abord son approche : virtuose et virevoltante. Son éclectisme. Notre homme embrasse un spectre extrêmement large : du jazz à la pop, du classique au flamenco, en passant par la samba, la musique cubaine, le merengue... Le tout est porté par une instrumentation originale avec Martin Melendez au violoncelle et Aleix Tobias aux percussions. C’est l’équipe qui l’entoure depuis pile dix ans et avec laquelle il fait donc des merveilles sur son quatrième album, Tactil, une célébration du rapport presque charnel qui unit un musicien à son instrument. Et du pouvoir de la musique. De sa faculté à toucher les cœurs et les âmes. Au lendemain de leur concert au Duc des Lombards, à Paris, quelle joie de d'explorer ce répertoire en leur compagnie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Django Reloaded, vers l'infini et au-delà | 08 Apr 2026 | 00:41:46 | |
Franchement c’est rare que je parte d’une pochette pour présenter un album. Mais là, impossible de ne pas être au choix, titillé, interpelé, interloqué quand on découvre le portrait dessiné de Django Reinhardt mi-homme / mi-robot qui illustre le projet Django Reloaded… Comme une sorte de version cyborg, et même Terminator du Saint-Patron de la guitare. C’est simple, en recevant, le disque on a tout imaginé : un sound clash entre jazz manouche et metal, Django revisité avec pédales d’effets et guitares saturées, Django en pleine rave party. Rien de tout ça en vérité : Django Reloaded est l’œuvre de Yoann Kempst et Benjamin Blackstone, deux jeunes guitaristes parisiens qui font des merveilles dans pleins de domaines, mais qui avaient envie de dire leur amour et tout ce qu’ils doivent au père-fondateur du gypsy jazz. La formule qu’ils ont choisie est donc tout ce qu’il y a de plus classique : juste eux deux. Mais c’est sur le répertoire qu’ils s’éclatent et qu’ils montrent à quel point cette musique est tout-terrain, puisqu’ils reprennent aussi bien Michael Jackson que Céline Dion ou Johnny. Aussi bien Mozart que Flashdance ! Le résultat est joueur, d’une grande fraîcheur, et à découvrir en concert la semaine prochaine, le 16 avril au Sunset. C’est aussi le répertoire qu’on explore ce midi dans Deli Express, avec ses deux auteurs ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Jean-Michel Davis, l'évidence du vibraphone | 03 Apr 2026 | 00:41:28 | |
Notre invité est l’une des références absolues du vibraphone en France. Pourtant, si on remonte dans le temps, Jean-Michel Davis n’a pas eu la révélation de sa vie en découvrant l’un des pionniers de cet instrument dans le jazz. Mais plutôt en entendant les Beatles. Que s’est-il joué en lui, à ce moment-là ? On va lui poser la question. Ce qui est sûr, c’est qu’il a été tellement chamboulé qu’il s’est mis direct à la batterie. Le vibraphone est arrivé dans un second temps, quelques années plus tard, durant ses études au prestigieux College of Music de Boston. Et là, deuxième claque - qu’il va aussi nous raconter - il a compris que ce serait pour la vie. Cinquante ans plus tard, Jean-Michel Davis est un esprit tellement ouvert qu’il s’illustre aussi bien dans le jazz que la création contemporaine. On l’a aussi croisé au sein des Primitifs du Futur, le groupe inclassable de Dominique Cravic. C’est enfin un pédagogue respecté, auteur de plusieurs méthodes incontournables. Raison de plus pour lui dérouler notre tapis rouge, ce midi dans Deli Express : Bienvenue Jean-Michel ! Depuis quelques années, tu animes un quintet, avec lequel tu viens de sortir ton tout premier disque live : ça s’appelle Too Blue, et ça reprend les meilleurs moments de deux concerts captés en région parisienne, en 2023. Tu vas le présenter le 9 avril au Sunset, à Paris…Mais te voici d’abord sur la scène du Deli Express : Et bien sûr, tu es venu avec ton vibraphone : la classe ! Te voici aussi en compagnie de Frédéric Loiseau à la guitare, Patrick Villanueva au piano, Raphaël Schwab à la contrebasse et Julien Charlet à la batterie.
(c) Dennis Square Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Abraham Réunion, le jardin des possibles | 31 Mar 2026 | 00:47:41 | |
Cultiver son jardin, faire éclore sa voix intérieure...C’est depuis toujours la quête de la famille Abraham : Cynthia au chant, Clélya au piano et Zacharie à la contrebasse. En une poignée d’années, ils ont d’ailleurs réussi à imprimer leur marque et leur personnalité sur la scène française. Mais à côté de leurs projets respectifs, ils ressentent régulièrement le besoin d’unir leur force dans une seule et même formation : Abraham Réunion. Un groupe qui fait dialoguer le jazz avec leurs racines guadeloupéennes. Sur leur nouvel album, "Jaden an nou », ils s’ouvrent même au maloya réunionnais et aux tambours brésiliens. Un répertoire aussi éclatant que le plus beau des parcs botaniques et qu’on est donc ravi d’explorer ce midi en leur compagnie dans Deli Express. Bienvenue à tous les trois ! Que ce soit ensemble ou séparément, c’est toujours un plaisir de vous recevoir. Pour vous applaudir en concert, ça se passera le 16 avril au Studio de l’Ermitage, à Paris. Mais vous voici d'abord sur la scène du Deli Express. Avant de refermer notre Deli, on prend des nouvelles de Jon Batiste, pianiste et chanteur de génie, enfant prodige de la Nouvelle-Orléans…Et fan absolu de jeu vidéo ! C’est ce qu’on apprend grâce à son nouveau morceau, Song of Storms , c’est sa relecture du thème d’un jeu absolument culte pour les gamers : The Legend of Zelda. Ce titre, Jon Batiste l’a improvisé à la fin d’un show Youtube sur les musiques de cartoons, avec le concours de son hôte, le batteur et percussionniste Josh Harmon. Alors pénétrons ensemble dans le monde merveilleux de Zelda, le temps de ce morceau ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| The Honnet Brothers, le groove en héritage | 27 Mar 2026 | 00:40:17 | |
Le groove est en eux depuis toujours ! C’est la chance qu’on a lorsqu’on a été élevé par un père organiste et dingue de musique. Grâce à lui, Anthony et Davy Honnet ont été biberonnés au jazz-funk, à la fusion, au blues et à la sono mondiale…Autant d’influences qu’on retrouve évidemment au cœur de leur esthétique. Car oui, nos deux frangins vivent eux aussi, désormais, la vie d’artistes : Anthony s’illustre à l’orgue Hammond et Davy à la batterie. Et ils forment un tandem imparable : les Honnet Brothers. Une paire qui a déjà fait des merveilles auprès de Nina Attal les Toure Kunda, ou Casey Benjamin, l’ancien saxophoniste de Robert Glasper qui s’est éteint, il y a deux ans et à qui ils dédient leur premier album, D&A. Un recueil tour à tour planant et explosif sur lequel on croise du beau monde : notamment l’ancien tromboniste de James Brown, Fred Wesley, et un ancien partenaire de route de Miles Davis, le guitariste Robben Ford. Pour découvrir ce répertoire en concert, ça se passe ce soir au Café de la Danse, à Paris. Mais nous, on prend de l’avance : voici les Honnet Brothers sur la scène du Deli Express. Bienvenue les amis ! Vous n’êtes pas venus seuls : voici aussi Philippe Sellam au saxophone.
(c) James Startt Avant de refermer ce Deli, on prend des nouvelles de la chanteuse britannique Raye. Ça fait deux-trois ans, qu’on est dingue de son univers hybride, entre soul, pop, jazz et même house. Un grand mix qu’elle approfondit sur son nouvel album, This Music May Contain Hope qui sort aujourd’hui, avec des invités du calibre d'Al Green, Hans Zimmer et Joe Webb. Et il y a quelques chansons carrément jazz, notamment celle que voici sur TSFJAZZ : I Hate the Way I Look Today ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| L'allure libre de Judith Owen | 26 Mar 2026 | 00:45:39 | |
C’est toi qui vois…A ta guise…Fais comme tu veux… Il y a pleins de manières de traduire l’expression « Suit Yourself ». Ce qui est sûr c’est qu’elle va comme un gant à notre invitée, Judith Owen, tant elle n’a jamais cherché à être dans les clous. Son père était chanteur lyrique, mais dans la vaste discothèque de sa maison londonienne, ce qui l’attirait, elle, c’était surtout ses galettes de jazz et de blues. Elle s’est même très tôt identifiée à Nellie Lutcher, Dinah Washington ou Bessie Smith, comme elle nous l’avait raconté il y a quatre ans, au moment de la sortie de Come On & Get It. Si je cite cet album, c’est aussi parce qu’il a marqué un tournant dans sa grande aventure. Il a été enregistré à la Nouvelle-Orléans où Judith Owen réside une bonne partie de l’année. C’est qu’elle se sent totalement dans son élément là-bas. Et qu’elle s’y est aussi constituée une solide équipe de musiciens : les Gentlemen Callers, qui débordent, comme elle, d’énergie, de joie de vivre. Et avec lesquels elle continue à explorer les groove et la richesse musicale de sa ville d’adoption, sur son nouveau disque justement baptisé « Suit Yourself ». En plus de son sextet, Judith Owen a vu les choses en grand ! Elle a monté un big-band qui s’illustre sur certains titres. On entend même une chorale gospel. Et des invités : le pianiste et chanteur Davell Crawford, l’une des pointures de la scène musicale de New Orleans…Ainsi que le guitariste Joe Bonamassa. Ça sort dans un petit mois, le 24 avril, mais Judith Owen présente ce répertoire en concert ce soir au Bal Blomet, à Paris, dans le cadre des Jeudis de Jazz Magazine. On la retrouvera samedi à Saint-Rémy-lès-Chevreuse pour le festival Jazz à Toute Heure. Te voici aussi, Judith, à l’honneur de notre Deli Express. Bienvenue à toi et ton équipe : David Torkanowsky au piano, Lex Warshawsky à la contrebasse, Dave Blenkhorn à la guitare et John Lumpkin à la batterie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| L'équilibre parfait de Julius Rodriguez | 25 Mar 2026 | 00:41:51 | |
Côté collaborations, c’est exactement pareil. Notre bonhomme s’est autant illustré avec Wynton Marsalis qu’A$AP Rocky ou Meshell Ndgelocello. Et sur ses propres albums, il a trouvé l’équilibre parfait entre jazz, groove et réminiscences hip-hop. C’est notamment le cas de son p’tit dernier, Evergreen, paru il y a bientôt deux ans. C’est le répertoire que Julius vient présenter de ce soir à vendredi sur la scène du Duc des Lombards, à Paris. Juste avant le coup de ce marathon, voici Julius Rodriguez et sa team sur la scène du Deli Express : Welcome you all !!! What a joy to have you with us at the radio ! Voici Julius au piano, Noah Fürbringer à la batterie, Kate Curly à la basse et Emilio Modeste au saxophone. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Paul Lay, le printemps du poète | 23 Mar 2026 | 00:43:08 | |
Et la lumière fut ! Mais oui, c’est cette phrase fondatrice qui nous vient à l’esprit lorsqu’on écoute le nouvel album de notre invité. En même temps, on sait depuis longtemps à quel point la lumière est présente et irrigue toute son œuvre. Mais avec Waves of Light, Paul Lay pousse encore plus loin son geste artistique. Il a beau être l’une des plus belles âmes du piano-jazz en France - et c’est d’ailleurs toujours un régal de l’entendre - il n’a tellement plus rien à prouver de ce côté-ci, et sa vision est tellement grande, qu’il a imaginé ici une rencontre entre son trio-jazz et un Chœur de chambre, Les Éléments, dirigé Joël Suhubiette. Un dialogue qu’il place sous le signe de la poésie, puisqu’il a notamment mis en musique des textes d’Emily Dickinson, Victor Hugo, Pablo Neruda et Henry David Thoreau. C’est tout simplement puissant ! Et pour que le répertoire soit encore plus intense, Paul Lay revisite aussi des pièces de Jean-Sébastien Bach et Henry Purcell. Le résultat est d’une ambition et d’une classe folle ! Il le présente en ce moment avec tout ce beau monde, un peu partout en France… Lundi prochain, on sera le 30 mars, on pourra notamment l’applaudir au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris… Et ce répertoire on l’explore aussi ce midi, avec toi Paul Lay.
(c) Sylvain Gripoix Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Kristof Négrit, au rythme de son âme | 20 Mar 2026 | 00:47:52 | |
Pour lui la batterie est bien plus qu’un instrument, c’est un partenaire de vie. C’est véritablement l’expression que notre invité utilise lorsqu’il décrit sa relation avec elle. Et d’ailleurs, Kristof Négrit se souvient comme si c’était hier du jour où il a en reçu une en cadeau. Il avait 11 ans, et il a tout de suite compris que sa vie ne serait plus jamais la même. D’un coup, il s’est senti aligné. Non seulement, la batterie allait lui permettre d’exprimer tous ce que les mots ne peuvent pas dire. Mais grâce à elle et à l’étude des percussions, il allait aussi pouvoir explorer les riches traditions musicales caribéennes : le gwoka et le zouk de sa Guadeloupe natale, et plus largement le compas haïtien qu’il a tant aimé durant sa jeunesse. Autant d’influences qui irriguent son premier album, « État d’Âme ». Un disque porté par des mélodies stylées et percutantes, et par une énergie de dingue. Franchement, ça fait plaisir à entendre. Il faut dire que notre bonhomme a fait ses armes auprès de Jacques Schwarz-Bart et Tony Chasseur. Pour découvrir ce répertoire en concert, il faut patienter jusqu’au 10 avril, au Studio de l’Ermitage, à Paris. Mais nous, on a de la chance ce midi, puisqu’on l’explore avec Kristof Négrit et son quartet. Bienvenue sur notre scène. Te voici Kristof, avec Irving Acao au saxophone, Julian Caetano au piano et Zacharie Abraham à la contrebasse. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| La machine à remuer le temps de Flore Benguigui | 19 Mar 2026 | 00:45:19 | |
Pas besoin de scaphandre, ni de combis spatiales pour embarquer à bord d’I-330. Il faut tout simplement avoir les oreilles grandes ouvertes, surtout pas d’œillères, et un amour immense pour la musique. Mais c’est quoi, I-330 ? C’est le titre du premier album de notre invitée, la chanteuse Flore Benguigui et de son groupe les Sensible Notes. Mais en vérité, c’est bien plus que ça. C’est une approche artistique, presque un manifeste. Et comme elle le chante elle-même en ouverture, c’est une Machine à remuer le temps, « il y a des morceaux des années 30 et des synthés qui chantent… » Bref, un grand et joyeux mélange qui fait qu’on passe d’un standard au vocoder, à une reprise de Barbara et que c’est imparable et addictif. Franchement, c’est un projet génial et même malin, tant il réussit à faire le pont entre la musique de ses débuts, le jazz et la pop de ses années passées au sein du groupe L’Impératrice. Pour bien situer, les débuts de Flore Benguigui c’était au début des années 2010 au Baiser Salé, l’un des clubs essentiels de Paris, qui a été son laboratoire pendant pas mal de temps. I-330, c’est bien sûr aussi une vision inclusive de la musique, et on connaît l’engagement de Flore Benguigui, à la pointe des combats féministes et son activisme qui prend notamment la forme d’un podcast « Cherchez la femme » et d’une soirée mensuelle, "Cherchez la Jam", pensée pour valoriser les femmes et les minorités de genre. Pour l’applaudir prochainement, deux possibilités dans des contextes d’ailleurs vraiment différents : D’abord ce soir à la Maison Boris Vian, dans 18e, et dans le cadre du Festival Paris Music. Puis mercredi prochain, on sera le 25, au New Morning. Mais nous, on saute déjà dans la machine à remuer le temps et on explore ce répertoire avec Flore Benguigui. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Cécile Brocas au bout de ses rêves | 18 Mar 2026 | 00:49:22 | |
Qui a dit que les rêves n’étaient pas faits pour être réalisés ? Certainement pas notre invitée. Ça faisait des années qu’elle nourrissait l’envie profonde d’enregistrer son propre album. Un recueil qui dirait tout son amour pour le chant, le jazz et les standards. Mais avant de le concrétiser, Cécile Brocas a pris le temps de parfaire son art, en s’illustrant d’abord au sein de deux chorales gospel et r’n’b : We Are One et le Chœur Gospel de Paris. Je les cite - déjà parce que ce sont deux ensembles fabuleux…Ensuite, parce qu’en leur sein, Cécile s’est aussi bien produite au Stade de France que sur des plateaux télés. Aussi bien auprès de Kassav que de Pharrell Williams. Surtout, ces expériences lui ont donné suffisamment de force, suffisamment de confiance pour se lancer sous son nom et écumer, d’abord seule, les cafés et les clubs parisiens. Et en procédant étape par étape, en posant une pierre après l’autre, elle s’est constituée un groupe et un répertoire qui forment la base de son premier album, That Was a Dream. Un projet qui respire la grâce et la sensibilité et que Cécile Brocas a enregistré avec une fine équipe, dont les musiciens qui l’accompagnent ce midi dans Deli Express. Je vais tous les présenter dans un instant. Et vous allez l’entendre c’est la crème de la crème. Mais juste avant, je voudrais préciser qu’en plus de tout…En plus de l’élégance de sa voix…En plus de l’équipe de dingue qui l’entoure. En plus des chansons finement sélectionnées, il y a une cerise sur le gâteau : un titre écrit par le pianiste de Melody Gardot, Philippe Powell, et par l’homme derrière les premiers succès de Norah Jones : j’ai nommé Jesse Harris. Cette chanson, elle se nomme All I’ve Ever Really Wanted…Elle est magnifique et on va l’écouter au cours de ce Deli. Je suis sûr aussi que tu la chanteras ce soir, Cécile, puisque tu es en concert au Duc des Lombards. Mais tout de suite te voici sur notre scène, avec Baptiste Herbin au saxophone, Fred Nardin au piano, Fabien Marcoz à la contrebasse et Romain Sarron à la batterie. Avant de refermer notre Deli, on se souvient et on pense fort au pianiste brésilien Tenorio Jr. Ça fait cinquante ans aujourd’hui qu’il a disparu sans laisser de traces, à Buenos Aires, alors qu’il était sorti de son hôtel pour s’acheter des cigarettes. C’était une semaine avant le coup d’État militaire en Argentine, et on sait depuis qu’il a éé enlevé, torturé et assassiné par les forces de sécurité. Sa tragique histoire était racontée il y a trois ans, dans un documentaire animé de Fernando Trueba, They Shot the Piano Player. Tenorio Jr, qui était considéré comme l’un des pianistes les plus brillants de sa génération. Il n’a sorti qu’un seul album sous son nom, Embalo, en 1964. On en écoute un extrait : Nebulosa !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Le trio selon Jean-Marie Machado | 16 Mar 2026 | 00:43:57 | |
Le trio…Notre invité en connaît un rayon sur le sujet. C’est avec ce format qu’il s’est fait connaître au milieu des années 80. Alors oui, depuis Jean-Marie Machado s’est imposé comme un explorateur de sons et de formules. Souvent d’ailleurs en grand format : je pense notamment à son orchestre Danzas, dont les effectifs vont de neuf à dix-huit musiciens. Il a même fait plus fou, en composant il y a vingt ans, pour quartet et orchestre de chambre. Ce sont deux exemples parmi une multitude de projets toujours audacieux. Mais oui, l’audace, le grand saut dans l’inconnu, c’est un peu sa boussole à Jean-Marie Machado. C’est ce qui fait - et je boucle la boucle - que même lorsqu’il revient en trio, il ne le fait pas comme tout le monde. Avec lui, on est dans la poésie, l’aventure…Tout est toujours ouvert. C’est dans cet esprit qu’il a enregistré l’album Como As Flores, avec Claude Tchamitchian à la contrebasse et Ze Luis Nascimento à la batterie et aux percussions. C’est un répertoire, et un groupe à découvrir en concert mercredi soir au Centquatre, dans le 19e arrondissement de Paris…Mais nous, on prend les devants : les voici d’ores et déjà sur la scène du Deli Express. Un inédit du pianiste Oscar Peterson…C’est cadeau, ça nous fait plaisir, sur TSFJAZZ. Avec un live qui refait surface 66 ans après sa captation, en 1960 donc, à Détroit. Cet inédit s’intitule « The Oscar Peterson Trio at Baker’s Keyboard Lounge », et a été enregistré au cours d’une résidence de deux semaines. Mais tout le disque a été gravé durant une seule et même soirée. Ça sortira le 17 avril chez Verve Records, mais en voici d'ores et déjà un extrait dans Deli Express. Oscar Peterson avec Ray Brown à la contrebasse et Ed Thigpen à la batterie.
(c) Cecil Mathieu Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Le moment de grâce d'Olivier Hutman & Lamine Cissokho | 13 Mar 2026 | 00:48:52 | |
Ce midi, on vous offre plus qu’une parenthèse...Plutôt une caresse, un instant suspendu, un moment de grâce. C’est cadeau, ça nous fait plaisir. Ce présent, on le doit surtout à nos deux invités. Olivier Hutman, d’abord. Pianiste incontournable de la scène française depuis cinquante ans. Il a eu la révélation de sa vie en découvrant Oscar Peterson. Et depuis, il est passé par le jazz-rock, avant d’accompagner le gratin : de Dee Dee Bridgewater à Barney Wilen, en passant par tellement d’autres. Mais avant tout ce que je viens d’énoncer, Olivier Hutman s’est penché sur les musiques urbaines au Ghana, à travers une thèse réalisée sous la direction de Jean Rouch. C’est tout simplement énorme ! Aujourd’hui, il revient à ses amours ouest-africaines, en en explorant une autre de ses riches facettes musicales : la sublime et ancestrale tradition mandingue. Il le fait via sa rencontre avec Lamine Cissokho, un maître de la kora. C’est son papa qui l’a initié lorsqu’il était enfant. Lamine Cissokho vient de Casamance, dans le sud du Sénégal, et il descend d’une longue, très longue lignée de griots, qui remonte au 14e siècle, ça aussi c’est magnifique ! Installé en Suède depuis le début de notre siècle, il développe une œuvre qui prolonge son héritage, tout en l’ouvrant au jazz et même à la musique indienne et au folklore nordique. C’est d’ailleurs exactement dans cet état d’esprit, dans cet amour de la rencontre que s’inscrit sa collaboration avec Olivier Hutman. Après un premier disque ensemble, paru il y a trois ans, ils remettent ça avec The Following. Un album somptueux, qui vient de sortir chez Frémeaux & Associés, et qui pousse encore plus loin les croisements avec la participation du bluesman Eric Bibb sur deux titres, et même une incursion du côté du klezmer. Ce répertoire, ils le présentent tous les deux, ce soir et demain au Sunside, à Paris. Les voici d’abord sur la scène du Deli Express.
(c) David Drussant Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Shai Maestro, mi casa es su casa | 11 Mar 2026 | 00:54:49 | |
Mais comment fait-il ? Quel est le secret de Shai Maestro pour mettre la barre toujours plus haut ? On va lui poser la question, car c’est notre invité d’honneur. Et à chaque fois qu’on le reçoit, ce sont des moments rares et d’une grande profondeur. Ce qui est certain, c’est qu’on vient tout juste de se remettre de nos émotions, après le piano solo qu’il avait sorti l’an passé. C’était un sommet de subtilité et de délicatesse. Et en vérité, ça ne nous avait pas étonné, de la part d’un pianiste qui nous émerveille depuis ses débuts dans le groupe d’Avishai Cohen, il y a près de vingt ans, et qui développe sous son nom depuis 2012, une œuvre sensible et importante. On vient donc à peine de se remettre de Solo : Miniatures & Tales, que Shai est déjà de retour avec un nouvel album, The Guesthouse . Un patchwork fascinant qui entremêle jazz, flamenco, électronique et fait défiler pleins d’invités : Le saxophoniste Immanuel Wilkins, le claviériste Jake Sherman et des voix parmi les plus singulières et marquantes du moment : MARO, Michael Mayo et Alon Lotringer. Avec eux, Shai Maestro développe un répertoire puissant, plein de grâce et à l’image de toutes les valeurs du pianiste : l’ouverture à l’autre, l’inclusion, le partage. C’est d’ailleurs comme ça qu’il faut comprendre le titre The Guesthouse : une maison d’hôte forcément accueillante quand on connaît le bonhomme. De son propre aveu, c’est son projet le plus ambitieux à ce jour. On va aussi lui demander de nous expliquer pourquoi, car ce répertoire on l’explore donc en sa compagnie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Hugo Lippi, l'élégance en partage | 10 Mar 2026 | 00:48:43 | |
Oui, oui, trois fois oui, ce qu’on adore depuis toutes ces années chez notre invité, c’est sa finesse, son groove, sa poésie. Et bien sûr son jeu de guitare tellement balèze, mais sans jamais se la raconter, toujours au service de la mélodie et du collectif. Mais ce qui nous bluffe par-dessus tout chez Hugo Lippi, c’est son immense culture musicale et son corollaire, son ouverture d’esprit. Et si l’on reçoit chacun de ses albums, comme des offrandes pour nos cœurs et nos oreilles, j’ai le sentiment qu’avec son petit dernier, on touche à l’essence-même de son approche. A l’essence-même de ce qu’il est fondamentalement. Olha Maria, c’est son titre, est une déclaration d’amour au son des années CTI. Une époque bénie, dans les seventies, où le producteur Creed Taylor a opéré via son label, la synthèse parfaite entre jazz, funk, classique et musique brésilienne. Entre acoustique et électrique. Mais plutôt qu’une célébration à la lettre, c’est la créativité et l’éclectisme qui en a découlé, qu’Hugo Lippi célèbre ici. Ce qui lui permet de faire aussi bien des clins d’œil à Wes Montgomery, qu’à Scriabine, à Paul Simon qu’à Steely Dan, à Kate Bush qu’à Freddie Hubbard ou Chico Buarque. Comme à chaque fois avec lui, il y a beaucoup de goût. Et une belle équipe autour de lui, notamment le pianiste Gael Rakotondrabe. Je le cite, lui, parce qu’il n’est pas là ce midi, et que je vais présenter les autres dans une poignée de secondes. On retrouve aussi en invités, le trompettiste Stéphane Belmondo et le guitariste Hugo Guezbar. Ce disque, c’est son deuxième pour l’excellent label For Musicians Only, fondé par Manou Pallueau, et Hugo Lippi le présente en concert ce soir au Studio de l’Ermitage, dans le 20e arrondissement de Paris. Mais vous connaissez désormais la formule : avant ce soir, il y a ce midi. Te voici donc d’abord sur la scène du Deli Express, Hugo, en compagnie de Laurent Vernerey à la contrebasse et Denis Benarrosh à la batterie.
(c) Laurent Askienazy Et c’est décidément un Deli Express 100% guitare, puisqu’avant de se quitter, j’ai des places à vous offrir pour un showcase exceptionnel de Biréli Lagrène. C’est dans une semaine pile, mardi prochain donc, on sera le 17 mars, et Biréli présentera en avant-première le répertoire de son prochain album, Elegant People, qui va paraître début avril sur le label Pee Wee. Un disque majestueux, enregistré en quartet et qu’il va donc jouer avant sa sortie, à l’endroit même où il l’a enregistré, au Studio Sextan, à Malakoff. Si vous voulez y aller, vous avez raison ! On vous offre deux places. Rendez-vous sur le tsfjazz.com, à la rubrique Jeu du Jour.., et il vous suffit d’inscrire le mot de passe suivant : Biréli. C’est facile, et si vous êtes sélectionnés, vous aurez donc deux places pour son showcase de mardi prochain à Malakoff. Pour se mettre déjà dans l’ambiance, voici Biréli Lagrène sur TSFJAZZ, avec W 48th Street ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Les fragments sensibles de Youn Sun Nah | 09 Mar 2026 | 00:45:02 | |
Light for the People ! C’était le titre d’un des premiers disques de Youn Sun Nah. Nous étions au début des années 2000, elle vivait à Paris et elle commençait à bâtir un univers déjà unique et irrésistible. Un quart de siècle plus tard, la chanteuse Sud-Coréenne demeure plus que jamais une lumière, et elle apparaît toujours aussi magnétique sur son nouvel album, Lost Pieces. Un recueil où l’on retrouve tout ce nous qui passionne depuis le premier jour : une balance impressionnante entre puissance et sensibilité. Une plume qui touche en plein cœur, et des influences qui vont du jazz au rock. Pour cette nouvelle aventure, elle s’entoure notamment du guitariste Mathis Pascaud et du claviériste Tony Paeleman. Il y a aussi du violon, de l'alto, du violoncelle, des instruments à vents, du marimba...C'est extrêmement riche. Ces prochaines semaines, Youn Sun Nah va sillonner pas mal d'endroits, puisqu'elle a commencé ce week-end une tournée à travers la France et l'Allemagne. Elle était samedi à Bordeaux. Demain, on pourra l’applaudir à Bourges, et elle se produira du 27 au 29 mars aux Bouffes du Nord, à Paris. Vous avez l’ensemble des dates sur son site internet. Mais tout de suite, Youn fait étape sur la scène du Deli Express : Bienvenue ! C’est toujours un plaisir de te retrouver. Te voici donc, avec Mathis Pascaud à la guitare, Brad Christopher Jones à la contrebasse, et Raphaël Chassin à la batterie. Allez tout autre chose maintenant. Et c’est vraiment le cas de le dire puisqu’on parle à présent d’un album qui s’intitule justement Autre Chose… Ou plutôt Somethin’ Else, en anglais ! L’un des joyaux de la discographie du saxophoniste Cannonball Adderley, enregistré un 9 mars : Joyeux anniversaire ! C’était il y a 68 ans, en 1958. Avec, et ça n’arrivait franchement jamais, un sideman, un partenaire de luxe dans le groupe : le trompettiste Miles Davis dans le sextet duquel, Cannonball évoluait en parallèle. Ce disque est sorti chez Blue Note. C’est une merveille ! Alors, pourquoi s’en priver : en voici tout de suite un extrait, avant de refermer notre Deli Express : une version de Love For Sale ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Oh He Dead, Oh folie ! | 06 Mar 2026 | 00:43:29 | |
Oh Folie ! Ce midi, je n’ai pas d’autres mots. Ça va être intense, et on va vivre un grand moment, grâce à nos invités. Oh He Dead. Mais oui, c’est vraiment le nom de leur groupe, venu tout droit de Washington, et porté par la voix magnétique de sa leadeuse, CJ Johnson. Avec eux, on est quelque part entre la soul, le funk et le rock. Si vous fouillez sur les plateformes, vous trouverez des sessions live, un EP, et trois albums, dont le dernier en date, Ugly. Il y en a un quatrième dans les tuyaux, Vertigo, qui sortira cet automne. En attendant, Oh He Dead débarque en France pour la toute première fois : ce soir et demain, on pourra les applaudir au Duc des Lombards à Paris. Et pour leur toute première radio ici, ils ont choisi TSFJAZZ. Alors ce midi, tenez-vous prêts. Ils ont de l’énergie à revendre, et ils sont chauds. Avant de les présenter, je précise qu’on les retrouvera ce soir dès 21h45 dans le Jazzlive de Manon Brimaud. Mais tout de suite, voici sur la scène du Deli Express : CJ Johnson au chant, Piano Whitman aux claviers, Alex Salser à la guitare, Colin Sidley à la basse et Adam Ashforth à la batterie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Dianne Reeves, la classe absolue | 04 Mar 2026 | 00:48:05 | |
En 1997, Dianne Reeves était déjà l’une des voix jazz les plus importantes de son temps, et elle choisissait la scène du New Morning pour enregistrer tout un album pour son label de l’époque, Blue Note. Un live qui est vite devenu l’un des joyaux de sa discographie. Quasiment trente ans plus tard, Dianne Reeves fait son come-back dans le club parisien pour deux soirs de concerts d’autant plus événements qu’ils s’inscrivent dans le cadre de la programmation des 45 ans du New. C’est ce soir et demain, avec à chaque fois deux sets au programme : 19h30 et 22h. Ça va être beau, somptueux et immanquable. Surtout que Dianne Reeves dévoilera en avant-première le répertoire d’un album qui sortira à la fin de l'été, Us, en duo avec le guitariste brésilien Romero Lubambo. Il sera sur scène, avec elle. Je ne vais pas vous mentir, cet album, on n’a pas encore pu l’écouter. Il vient juste d’être enregistré. Mais il était impossible de passer à côté de la venue de cette chanteuse incontournable et dont les disques passés nous ont fait rêver. C’est donc un immense honneur, Dianne Reeves, de vous accueillir ce midi dans Deli Express. Mais juste avant je n’ai qu’une seule chose à dire : Félicitations ! Mais oui, un grand bravo au pianiste Fred Nardin qui vient d’être fait Chevalier des Arts et des Lettres, par le ministère de la Culture… Non seulement ça me donne envie d’ouvrir cette émission avec un extrait de son dernier album mais aussi de m’entretenir avec ce nouveau Chevalier. Et ça tombe bien ! Fred Nardin est aussi avec nous. On pourra l'applaudir demain et vendredi au Jass Club, rue de Tolbiac, dans le 13e arrondissement de Paris. Il y aura deux concerts à chaque fois, 19h30 et 21h30. Le trompettiste et chef d'orchestre Laurent Mignard vient de recevoir la même distinction. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| London Paris Junction, le swing pour seule frontière | 02 Mar 2026 | 00:49:57 | |
Attention, méga bon plan pour les Parisiens. Je répète, méga bon plan. On ne peut pas faire mieux même, puisqu’il s’agit d’un concert gratuit dans le cadre des soirées Nouvelles Scènes du Duc des Lombards. Avec à l’honneur, à partir de 19h30 un projet high-level. Je me permets cet anglicisme car on pourra applaudir un groupe franco-britannique : The London – Paris Junction. Un quintet sans piano…Mais avec une guitare et deux saxophones. Leur truc à eux, j’veux dire, ce qu’ils aiment par-dessus tout, c’est le jazz des années 50 et 60. C’est donc l’héritage qu’ils perpétuent à travers ce groupe, et à travers l’album du même nom qui vient de sortir chez Zoot Records et qu’ils vont donc présenter au Duc. Mais avant ce soir, il y a ce midi : les voici donc tous les cinq dans notre Deli Express : Fraser Smith et Mathieu Najean aux saxophones ténors, Clément Trimouille à la guitare, Kim Baiunco à la contrebasse, et David Paycha à la batterie. Pour nous mettre en appétit, on ouvre ce Deli, avec une petite merveille : la réédition en vinyle, grâce à Craft Recordings, d’un album de 1965, entre deux amis, deux musiciens qui faisaient alors régulièrement des merveilles ensemble, en concert. D’un côté, le pianiste Vince Guaraldi, notamment connu pour son travail sur les musiques du dessin-animé Charlie Brown. De l’autre, un prodige brésilien de la guitare, Bola Sete. Au milieu des 60's, ils ont donc co-signé le disque From All Sides. Et que dire, à part que c’est du miel pour les oreilles…La preuve, avec Ginza Samba ! Enfin, dans la foulée de la London-Paris Junction, pour boucler notre grande boucle de l’amitié franco-britannique - et en prévision de notre Coup de Projecteur à 13h30 - voici un multi-instrumentiste français, basé à Londres. Il s’appelle Akusmi et développe un jazz influencé par les maîtres de la musique répétitive et par le côté transe de l’électro. Mais une transe toute en douceur. L’un de ses morceaux illumine l'une des scène marquantes de la série Pluribus, le nouveau coup de génie de Vince Killigan, à qui l’on doit déjà Breaking Bad et Better Call Saul. C’est une dystopie d’un genre nouveau qui imagine un monde où quasiment toute l’humanité aurait fusionné, penserait et s’exprimerait d’une seule voix. C’est à voir sur Apple TV avec Rhea Seehorn dans le rôle principal. Laurent Sapir va nous en parler en détails à 13h30. En attendant, voici ce fameux morceau sur TSFJAZZ : Cogito ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Adrien Soleiman nous ouvre les portes de son Belle Jazz Club | 26 Feb 2026 | 00:47:13 | |
Qu’est-ce qu’on se sent bien dans le BelleJazzClub ! Tellement qu’on n’a plus envie d’en sortir. Et comme son proprio ne veut pas non plus que la fête se termine, on y reste, et franchement, ça fait plaisir ! BelleJazzClub c’est une série d’albums initiée l’an passé par Adrien Soleiman, l’un des saxophonistes les plus prisés de la pop. Vous adorez Philippe Katerine, Juliette Armanet, Malik Djoudi, Alain Chamfort…Bref, la crème du genre. Il les a toutes et tous accompagnés, et vous l’avez sans doute croisé. Mais avec ce projet, Adrien Soleiman a voulu revenir à la source de ses passions musicales. À ce qu’il adorait quand il était ado : le jazz ! Et même la liberté du jazz. C’est pour ça qu’au détour de son nouvel album, le Volume 2 de BelleJazzClub, il revisite Naima, l’une des plus belles compositions de John Coltrane. Mais il le fait à sa manière, avec synthés et guitare électrique. Parce qu’en vérité, BelleJazzClub, c’est devenu une plateforme passionnante où cohabitent toutes ses facettes. C’est, par exemple, pour cette raison qu’Arthur Teboul de Feu ! Chatterton faisait une apparition dans le volet précédent, et que dans le nouveau, il invite aussi bien la chanteuse soul Nka et le saxophoniste Émile Parisien. Et d’ailleurs, tout ce nouveau répertoire est hybride, irrésistible et addictif. On va l’explorer avec Adrien Soleiman au cours de ce Deli : Bienvenue, Adrien. C’est un plaisir de t’accueillir de nouveau à la radio. Dans un instant, on va même t’entendre en live sur notre scène, avec ton groupe. Je vais présenter tout le monde. Mais ton actu, c’est aussi une soirée mensuelle que tu as initiée au Relais de Belleville. Et d’ailleurs, c’est plus qu’une soirée ! Ce sont des concerts gratuits, que tu as baptisés Contrebande.s, au cours desquels tu invites à chaque fois, des musiciens différents. Le live est enregistré sur un magnéto à bandes. Et dans la foulée, tout est réécoutable et commandable sur Bandcamp. Il y a déjà eu trois éditions. La prochaine, c’est mercredi prochain. Nous serons le 4 mars. Mais tout de suite, te voici donc au saxophone Adrien Soleiman, sur la BelleJazzScène du Deli Express, en compagnie de Marc-Antoine Perrio à la guitare électrique, Maxime Daoud à la basse, Arnaud Biscay à la batterie. Et je garde le birthday boy pour la fin, le pianiste Tony Tixier, dont c’est l’anniversaire aujourd’hui. Joyeux anniversaire ! Mais c’est toi, et c’est vous tous qui nous faites un cadeau avec cette session musicale. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||