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Explorez tous les épisodes du podcast Connexion Nature

Plongez dans la liste complète des épisodes de Connexion Nature. Chaque épisode est catalogué accompagné de descriptions détaillées, ce qui facilite la recherche et l'exploration de sujets spécifiques. Suivez tous les épisodes de votre podcast préféré et ne manquez aucun contenu pertinent.

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TitreDateDurée
Potiron d’Halloween : origines celtes, astuces déco et idées gourmandes pour l’automne19 Oct 202500:03:22
Avant d’en faire une lanterne souriante, saviez-vous que cette tradition est bien plus européenne qu’américaine ? En effet, Halloween tire ses racines d’une ancienne fête celte et irlandaise, appelée Samhain, qui célébrait la fin des récoltes et marquait le passage à la saison sombre. On y allumait de grands feux pour éloigner les esprits, à une époque où l’on pensait que la frontière entre vivants et morts devenait poreuse.

Mais revenons à notre star orangée. Contrairement à la citrouille, le potiron (Cucurbita maxima) est plus rond, dodu, et possède un pédoncule souple comme un bouchon de liège. Son cousin, la citrouille (Cucurbita pepo), est plus allongé, avec une tige dure et anguleuse. Tous deux regorgent de saveurs douces et vitaminées parfaites pour la saison.

Côté cuisine, laissez parler votre imagination : soupes, gratins, tartes, purées, biscuits… Le potiron est un allié sain et gourmand, idéal pour garder énergie et moral à l’automne.

Et pour les amateurs de bricolage, rien de plus simple pour réaliser un potiron d’Halloween sculpté :

  1. Découpez le sommet pour former un chapeau.
  2. Videz la chair et gardez les graines pour les griller.
  3. Dessinez un visage aux formes simples.
  4. Sculptez avec précaution et glissez-y une petite lumière.
Que faire au potager et au jardin à l’automne ?12 Oct 202500:03:05
Bonjour Amir. Ce matin, dans ta Connexion Nature, tu nous emmènes une fois encore les mains dans la terre... et cette fois-ci, direction le potager en octobre.

Bonjour Socha ! Oui, l’automne est là, mais il y a encore mille choses à faire pour celles et ceux qui aiment jardiner. C’est une saison précieuse, charnière, où l’on peut à la fois récolter, planter et préparer le jardin pour l’hiver à venir.

On commence par surveiller l’évolution des semis effectués il y a quelques semaines : betteraves, laitues, fenouils, choux, épinards... c’est le moment d’observer, d’ajuster. Côté récoltes, c’est aussi l’occasion de cueillir les dernières tomates, des blettes, des carottes, ou encore ces belles courges d’automne que sont les petits marrons et butternuts. Et puis, octobre est parfait pour planter de l’ail, des oignons, mais aussi des choux et des laitues d’hiver.

Mais jardiner en automne, c’est aussi penser au sol. Certaines cultures l’ont épuisé ; c’est donc le bon moment pour enrichir les parcelles avec du fumier, ou semer des engrais verts comme la moutarde ou la phacélie sur les zones libérées. Cela nourrira la terre naturellement tout en la préparant pour le printemps suivant.

Et n’oublions pas le paillage, essentiel à cette saison pour retenir l’humidité et protéger le sol du froid. Les feuilles mortes sont une bénédiction pour ça… à condition de sélectionner les bonnes : évitez les feuilles malades ou attaquées par des insectes (comme celles des marronniers ou couvertes d’oïdium).

🍃 Et si l’on sort du potager pour s’occuper du jardin dans son ensemble ?

Eh bien en octobre, on peut déjà tailler les arbustes : rosiers, lilas, mais aussi pommiers, poiriers et pruniers, pour favoriser une belle fructification l’année suivante. C’est aussi la saison idéale pour planter des bulbes de printemps – tulipes, narcisses – afin d’accueillir les beaux jours avec des floraisons colorées. Et n’oublions pas les arbres fruitiers : octobre marque le début de la période idéale pour les planter, tout comme les petits fruits rouges (framboisiers, groseilliers, cassissiers…).

Et côté conseils de taille ?

D’abord, désinfecter les outils pour éviter toute propagation de maladies. Ensuite, pratiquer une taille douce : pas question de traumatiser l’arbre avant l’hiver. Et enfin, effectuer des coupes nettes, en biseau, pour que l’eau ne stagne pas sur les plaies.
Champignons : alliés invisibles et maîtres de l’automne05 Oct 202500:03:48
Bonjour Amir, chaque semaine on se connecte à la nature avec toi et aujourd’hui nous allons plonger ensemble dans le monde des champignons !

Bonjour Socha. C’est un univers que je trouve fascinant, avec des couleurs et des formes très diversifiées et parfois tout simplement incroyables !

L’automne est traditionnellement la saison à laquelle on associe les champignons.

Oui et pourtant les champignons sont présents toute l’année ! L’appareil végétatif du champignon est son MYCÉLIUM souterrain, invisible en surface. Ce mycélium est un ensemble de très fins filaments. Ce que l’on voit émerger pendant une courte période de l’année et qu’on appelle communément champignon est en fait son appareil reproducteur. Via l’émergence de son sporophore, le champignon va pouvoir disséminer ses spores.

Les champignons ne sont pas capables de réaliser la réaction de photosynthèse, ce ne sont pas des plantes.

Exact, ils sont dépourvus de chlorophylle. C’est pourquoi les champignons se rabattent sur ce que d'autres organismes ont déjà fabriqué. Ils se développent :

soit comme parasites (absorbant des substances organiques au détriment d'organismes vivants). Ces champignons sont responsables de maladies des plantes (mildiou, oïdium, …), de mycoses de la peau chez les mammifères, etc. L’armillaire couleur de miel en est un exemple ;

soit comme saprophytes (absorbant des matières mortes : bois, feuilles, cadavres d'animaux, etc.). Comme exemple, on peut citer les coprins ;

soit via des symbioses avec des plantes. Les amanites et les bolets sont des champignons symbiotiques.

Une symbiose, c’est une relation à bénéfices réciproques, n’est-ce pas ?

Exactement c’est du « win-win ». Le champignon reçoit de l’arbre des éléments carbonés (des sucres), et en échange, fournit à l’arbre eau et matières nutritives de base. Grâce à leur réseau mycélien très étendu et très fin, ces champignons mycorhiziens sont capables de prélever l'eau dans les sols à des endroits inaccessibles aux racines des arbres et à des teneurs particulièrement faibles, en dessous desquels les racines ne peuvent plus prélever.

Et les champignons jouent des rôles écologiques importants dans la nature.

Les champignons parasites s’attaquent souvent à des organismes affaiblis, à des arbres blessés ou malades. Cela correspond à un rôle de sélection naturelle.

Les champignons saprophytes décomposent petit à petit les substances mortes d’origine animale ou végétale et les recyclent en nouvelles ressources alimentaires.

Quant aux champignons symbiotiques, ils contribuent à renforcer les partenaires avec lesquels ils s’associent. Les mycorhizes protègent les racines et radicelles de l’arbre contre des attaques de parasites, elles favorisent l’absorption de l’eau et des sels minéraux grâce aux nombreux filaments très fins du mycélium.

En réalité, nous sommes entourés de champignons au quotidien !

Dans le domaine médical, les champignons permettent de synthétiser des molécules complexes, notamment des antibiotiques.

Puis les levures, les processus de fermentation pour fabriquer du pain ou de la bière. Il y a aussi toutes les moisissures qu’on trouve sur des fromages comme le roquefort.

On étudie aussi les champignons pour leur potentiel de dépollution d’anciens sites industriels.

La migration d'oiseaux: là-haut, vers l’automne (partie 3)28 Sep 202500:03:12
La période idéale pour observer les oiseaux en pleine migration vers leurs quartiers d’hiver ? Sans hésitation, les mois d’octobre et de novembre.

C’est à ce moment que de grands voyageurs comme les grues cendrées quittent les pays nordiques par milliers, fendant le ciel dans un ballet majestueux. Elles traversent l’Allemagne, l’est de la Belgique, puis la Champagne française, formant ce que les ornithologues appellent un corridor migratoire occidental.

Un lieu emblématique à ne pas manquer :

👉 Le lac du Der, en Champagne.

Un lac artificiel de 48 km², créé il y a 50 ans pour éviter les crues à Paris, devenu un havre pour la faune migratrice. Entre fin octobre et fin novembre, les envolées de grues à l’aube y offrent un spectacle à couper le souffle.

Mais le Der, ce n’est pas que les grues !

On peut y croiser :

  • des grives mauvis
  • des pinsons du Nord
  • des sarcellles d’hiver
  • ou encore des limicoles comme le courlis cendré.
Et pour celles et ceux qui restent en Belgique : pas besoin d’aller loin pour s’émerveiller. De magnifiques observations sont aussi possibles dans les Hautes Fagnes ou le long de la Semois.

Le climat change… les routes migratoires aussiLes changements climatiques influencent directement le comportement des oiseaux migrateurs.

Par exemple :

➡️ De plus en plus de grues cendrées hivernent plus au nord qu’avant.

Là où elles rejoignaient l’Espagne ou le Maroc, certaines se fixent désormais :

  • en Aquitaine
  • au nord des Pyrénées
  • ou même en Lorraine, voire en Allemagne.
Pourquoi ? Parce que les hivers plus doux permettent à certaines zones de conserver des ressources alimentaires suffisantes.

C’est aussi le cas en Europe de l’Est. Les grues venues de Finlande, des Pays Baltes ou de Biélorussie, qui migraient autrefois vers la Méditerranée, s’arrêtent de plus en plus en Hongrie, où elles trouvent désormais un habitat propice pour passer l’hiver.

Observer, comprendre, protégerCe que nous rappelle Amir, c’est que chaque migration raconte une histoire d’adaptation.

Les oiseaux ne migrent pas pour le plaisir du voyage : ils le font pour survivre, trouver nourriture et abri, pour eux et leur progéniture à venir.

En observant mieux leurs parcours, nous comprenons aussi ce que la nature nous dit de l’état du monde, et de notre propre impact.
Les migrations d’oiseaux: entre périls, science et espoir21 Sep 202500:03:32
La migration postnuptiale, qui débute à la fin de l’été, représente un véritable marathon pour nos amis à plumes. Mais saviez-vous qu’un passereau sur deux seulement survit à l’aller-retour ? Pour espérer franchir tous les obstacles, l’oiseau doit impérativement constituer une réserve de graisse suffisante, carburant vital pour ses longues étapes sans pause.

Quels sont les dangers majeurs ?

La prédation, en tête de liste, notamment pour les plus petits migrateurs.

Les conditions climatiques extrêmes : tempêtes, brouillards, vents contraires… Autant d’éléments qui peuvent désorienter, épuiser ou même faire échouer les oiseaux.

Les barrières naturelles (mers, chaînes de montagnes, déserts) sont des épreuves redoutables, où le moindre écart peut être fatal.

Et surtout, l’impact humain : pollution lumineuse, collisions avec les éoliennes ou lignes électriques, et surtout la disparition des zones de halte migratoire (zones humides, haies, prairies naturelles…), qui empêche les oiseaux de se ravitailler avant la suite de leur périple.

Le baguage : une science au service de la migration

Pour mieux comprendre ces migrations et agir efficacement, les ornithologues ont recours à une méthode essentielle : le baguage.

Cela consiste à :

    • Capturer temporairement l’oiseau à l’aide de filets fins.
    • Lui poser une bague métallique légère avec un code unique.
    • Enregistrer des données biologiques : poids, sexe, longueur des ailes, quantité de graisse.
Lorsque l’oiseau est recapturé ailleurs (par un autre bagueur ou observé à la jumelle), son trajet peut être reconstitué. Grâce à ce suivi minutieux, on peut mieux comprendre les itinéraires, les rythmes de migration, les durées de halte, et évaluer l’état de santé des populations.

Une variante moderne consiste à ajouter des bagues colorées, visibles à distance à l’aide d’une longue-vue. Ces codes visuels facilitent l’identification sans recapture, ce qui diminue le stress pour l’animal.

Une action précieuse pour la biodiversité

Aujourd’hui, le baguage n’est plus seulement un outil scientifique, c’est un levier fondamental pour la conservation des espèces. À travers un réseau de bagueurs actifs dans toute l’Europe et au-delà, les chercheurs peuvent suivre l’évolution démographique des oiseaux migrateurs et alerter en cas de chute alarmante d’une population.

Ces données sont aussi précieuses pour adapter les politiques de protection, préserver les milieux naturels, ou orienter les plans de gestion des paysages agricoles.
Migration des oiseaux : un incroyable voyage vers la survie14 Sep 202500:03:25
Avec l’arrivée de l’automne, un phénomène fascinant se met en place dans le ciel : la migration des oiseaux. Chaque année, des centaines de millions d'oiseaux quittent leurs sites de reproduction en Europe pour rejoindre leurs zones d’hivernage, souvent situées en Afrique du Nord ou au sud du Sahara. Le chiffre est vertigineux : près de 5 milliards d’oiseaux européens hivernent ainsi sur le continent africain chaque année.

Mais qu’est-ce que la migration exactement ? Le terme « migrateur » désigne une espèce animale effectuant des déplacements saisonniers entre une région de reproduction et une région d’hivernage, selon un cycle annuel précis. Chez les oiseaux, cette migration est loin d’être motivée uniquement par le froid. Ce qui les pousse à partir, c’est avant tout la raréfaction des ressources alimentaires.

En effet, durant la saison froide, la disparition des insectes dans nos régions empêche les espèces insectivores de survivre. C’est le cas de nombreuses espèces familières comme les hirondelles ou les fauvettes, contraintes de parcourir des milliers de kilomètres pour trouver de la nourriture. De la même manière, certaines espèces vivant en Afrique migrent aussi, quittant par exemple la savane lorsque la saison sèche rend les ressources trop rares.

Des stratégies de migration variées

Il n’existe pas une seule mais plusieurs stratégies de migration, en fonction du régime alimentaire, de l’habitat préféré et de l’histoire évolutive de chaque espèce :

  • Les migrateurs stricts quittent totalement l’Europe à l’automne pour aller hiverner en Afrique subsaharienne. C’est le cas par exemple du gobemouche noir ou du pouillot fitis, qui dépendent d’habitats trop peu productifs en hiver pour rester sur place.
  • Les migrateurs partiels, comme le rougegorge familier ou le pinson des arbres, adoptent une stratégie plus flexible : certains individus migrent (souvent ceux qui vivent plus au nord), d'autres restent sédentaires. Il peut donc exister, au sein d’une même espèce, des comportements migratoires différents.
Une aventure périlleuse

Si ces grands déplacements sont essentiels à la survie de nombreuses espèces, ils n’en sont pas moins dangereux. Prédation, mauvaises conditions météorologiques, manque de zones de repos ou d’alimentation : les obstacles sont nombreux. Nous aborderons plus en détail ces risques dans la seconde partie de cette chronique.

En attendant, ouvrons l’œil et les oreilles : l’automne est une saison idéale pour observer ou écouter passer ces grands voyageurs ailés.

Merci à Amir pour cette immersion poétique et passionnante dans les cieux migrateurs.
Chauves-souris : ces alliées de la nuit que l’on connaît encore trop peu07 Sep 202500:03:27
À l’occasion de la Nuit internationale des chauves-souris, célébrée chaque année fin août, Connexion Nature vous propose un coup de projecteur (tout doux !) sur ces fascinants mammifères volants. Souvent méconnues et victimes d’idées reçues, les chauves-souris jouent pourtant un rôle clé dans la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes.

Saviez-vous qu’à l’échelle mondiale, 1 espèce de mammifère sur 4 est une chauve-souris ? Et qu’il s’agit des seuls mammifères capables de voler activement ? En Europe, on recense une trentaine d’espèces, dont 24 sont présentes en Belgique. Elles appartiennent à l’ordre des chiroptères – littéralement « ceux qui volent avec les mains », leurs ailes étant formées par une fine membrane tendue entre des doigts très allongés.

Des créatures de la nuit, sensibles à la lumière

La plupart des chauves-souris sont dites lucifuges, c’est-à-dire qu’elles fuient la lumière. L’éclairage nocturne excessif – souvent inutile – constitue une barrière sérieuse pour leurs déplacements, leur chasse et leur reproduction. Préserver des zones sombres est devenu un enjeu crucial pour leur survie.

Un régime insectivore… et très utile !

Toutes les espèces européennes sont insectivores. Et leur appétit est impressionnant : une pipistrelle commune peut capturer jusqu’à 3 000 insectes en une seule nuit. Certaines chassent en vol, d’autres au ras de l’eau, parmi les feuillages, ou même directement au sol. En plus de réguler naturellement les populations de moustiques et autres nuisibles, les chauves-souris sont donc de véritables insecticides biologiques.

Que font-elles en été ?

• Les femelles se regroupent dans des colonies de reproduction : combles d’églises, troncs d’arbres creux, dessous de toitures… En mai-juin, elles y donnent naissance à un seul petit qu’elles allaitent plusieurs fois par nuit. Les jeunes prennent leur envol dès la fin juillet.

• Les mâles, quant à eux, vivent isolés ou en petits groupes.

À partir de septembre, tous commencent à constituer des réserves de graisse pour l’hibernation. C’est également à cette époque que les accouplements ont lieu.

Et leur espérance de vie ?

Bien plus longue qu’on ne l’imagine : 5 ans pour une pipistrelle, mais jusqu’à 20 voire 30 ans pour certaines espèces ! Un record pour des animaux de si petite taille.

Les chauves-souris sont donc des espèces précieuses, discrètes mais essentielles, que l’on peut soutenir en limitant la pollution lumineuse, en conservant des gîtes potentiels dans les bâtiments, et en préservant les haies et vieux arbres.

Merci à Amir pour cette chronique pleine d’informations et de passion pour le vivant.
À la découverte des vers luisants : les étoiles du sol au cœur de nos nuits d'été22 Jun 202500:02:58
Pour cette dernière chronique de la saison Connexion Nature, Amir nous invite à lever les yeux… ou plutôt à les baisser, lors des chaudes nuits d’été. Car c’est la saison idéale pour observer un phénomène aussi discret que féérique : les vers luisants. Ces petites lueurs qui scintillent dans l’obscurité nous rappellent combien la nature peut encore nous émerveiller, à condition de ralentir et d’observer.

On les appelle vers luisants, mais ce ne sont pas des vers à proprement parler. Il s’agit en réalité de lampyres, des insectes de la grande famille des coléoptères. Leur particularité ? Une bioluminescence naturelle, un pouvoir lumineux partagé avec les lucioles, auquel ils sont apparentés. Chez ces insectes, la lumière est produite à l’extrémité de leur abdomen par une réaction chimique fascinante : la luciférine, une molécule présente dans leurs cellules, entre en contact avec une enzyme, la luciférase, générant une lumière froide et continue.

Ce sont principalement les femelles, sans ailes, qui émettent cette lumière pour attirer les mâles, lesquels patrouillent en vol à leur recherche. Après l’accouplement, la femelle pond ses œufs dans un endroit abrité, au sol. Les larves mettront près d’un an à se développer, en hibernant durant l’hiver, avant de se métamorphoser à leur tour au printemps suivant.

Où peut-on observer ces lampyres ? Ils apprécient les milieux riches en humus et en végétation : lisières de forêts, haies, hautes herbes, zones buissonnantes, sols humides ou encombrés de bois mort et de feuilles. En somme, partout où ils peuvent trouver leurs proies : escargots et limaces, qu’ils paralysent grâce à un venin avant de les digérer à l’aide d’enzymes… pour finalement les liquéfier et les absorber.

Le vers luisant est un allié du jardinier, à condition de respecter quelques règles : pas de produits chimiques anti-limaces, et surtout limiter la pollution lumineuse. Les éclairages trop intenses perturbent gravement leur reproduction, et peuvent faire disparaître ces insectes nocturnes des zones habitées.

Alors, durant vos soirées d’été, prenez un moment pour éteindre les lumières, et partez à la rencontre de ces petites étoiles du sol. Le spectacle est gratuit, discret, mais profondément magique.

Merci Amir pour cette saison riche en découvertes ! Vous pouvez retrouver ses conseils et ses observations estivales sur son site connexionnature.be ou via sa page Facebook.
Vie sauvage en juin : que se passe-t-il dans les bois ?15 Jun 202500:03:07
Quand on se promène au calme, dans un sous-bois ou au détour d’un sentier champêtre, c’est une belle idée que de se poser cette question : « Et toi, que vis-tu en ce moment, petit animal ? »

Prenez le chevreuil, par exemple. En cette période, il se prépare à sa saison des amours, le rut, qui se déroule de mi-juillet à mi-août. Une phase où l’on peut parfois observer un phénomène mystérieux : les fameux « ronds de sorcières ». Ce ne sont pas des cercles magiques, mais les traces laissées par les mâles, tournant sans relâche autour des femelles dans une sorte de danse amoureuse. Cela forme un cercle aplati dans l’herbe ou les hautes fougères. Discrets, mais bien réels.

Autre scène de vie sauvage : celle des renardeaux. En mi-juin, ils ont à peine deux ou trois mois. Et pourtant, déjà, ils quittent leur tanière, jouent, s’initient à la chasse aux côtés de leur mère. L’enfance est brève dans la nature : dès septembre, chacun devra trouver son propre territoire.

Dans les airs aussi, c’est l’effervescence. La plupart des oiseaux nourrissent encore leur progéniture. Les nichées se poursuivent jusqu’à fin juillet. Certains juvéniles restent très discrets après l’envol, mais il y a des exceptions… Comme les jeunes mésanges charbonnières, dont les cris impatients pour réclamer la becquée résonnent joyeusement dans les jardins. Tendez l’oreille, peut-être les entendrez-vous chez vous.

Enfin, en bordure de prairies, les fleurs de gesses éclosent. Et c’est là que l’on observe le ballet des insectes butineurs, en particulier la Mégachile de la Gesse, une abeille sauvage trapue et douce. Avec son centimètre bien mesuré, elle vient butiner les Fabacées et, particularité charmante, transporte le pollen sous son ventre grâce à une brosse de poils. Une petite merveille de précision naturelle.

Alors oui, le mois de juin est un mois précieux pour ceux qui aiment observer, écouter, s’émerveiller. Il suffit de sortir, de prendre le temps… et de laisser la nature nous murmurer ses secrets.

🌼 Envie de ralentir et d’ouvrir les yeux ? La nature vous attend, à deux pas de chez vous.

Fini les tracas du quotidien, place aux merveilles des bois et des prés...
Pourquoi et comment installer un hôtel à insectes dans son jardin ?08 Jun 202500:03:31
Face à la disparition progressive des habitats naturels et à l’utilisation massive de pesticides, les populations d’insectes connaissent une chute dramatique depuis plusieurs années. Pourtant, ces petits êtres – qu’il s’agisse d’abeilles solitaires, de papillons, de coléoptères ou de syrphes – sont essentiels à l’équilibre des écosystèmes. Ils assurent notamment la pollinisation des plantes et constituent un maillon clé dans la chaîne alimentaire, nourrissant oiseaux insectivores, amphibiens ou petits mammifères.

C’est dans ce contexte que l’installation d’un hôtel à insectes dans son jardin prend tout son sens. S’il ne remplace pas les milieux naturels, il contribue à créer des refuges temporaires et surtout permet, dès le plus jeune âge, d’observer et de comprendre le rôle de ces insectes indispensables. On retrouve d’ailleurs souvent ces petits abris dans les écoles ou les espaces pédagogiques.

Quels matériaux utiliser pour un hôtel à insectes maison ?Créer un hôtel à insectes est à la portée de tous. Il suffit d’un contenant (comme des boîtes de conserve ou des rouleaux de papier toilette vides) et d’un assortiment d’éléments naturels adaptés à différentes espèces :

  • Tiges de roseaux séchés : parfaites pour les abeilles solitaires.
  • Bûches percées : pour accueillir des guêpes maçonnes ou autres pollinisateurs.
  • Paille : refuge apprécié des coccinelles et chrysopes.
  • Bouchons en liège : attractifs pour certains coléoptères.
  • Pommes de pin et brindilles : très appréciées par les carabes.
Les éléments peuvent être glissés dans des rouleaux puis insérés dans une boîte ou une petite caisse en bois. L’ensemble peut être suspendu à un arbre ou placé à l’abri sous une toiture.

Où et comment bien l’installer dans son jardin ?Quelques recommandations simples permettent d’optimiser l’efficacité de votre hôtel à insectes :

  • Orientation sud ou sud-est, à l’abri des vents froids.
  • Endroit calme, légèrement en retrait du cœur du jardin.
  • Proximité de fleurs mellifères ou d’un potager pour offrir de la nourriture.
Attention toutefois à ne pas transformer l’abri en piège à insectes : pour éviter les attaques de prédateurs (notamment les oiseaux), l’idéal est de fixer un petit grillage de protection à l’avant de l’abri. Varier l’emplacement de l’hôtel d’une année à l’autre peut également limiter les risques.

Une action symbolique… mais précieuseComme le rappelle Amir, créateur de connexionnature.be, « les insectes n’ont pas besoin d’un hôtel pour vivre, mais nous, nous avons besoin de renouer avec eux ». Aménager des zones sauvages, comme des haies, des tas de bois ou de pierres, est tout aussi bénéfique. Mais l’hôtel à insectes permet d’observer, de sensibiliser, de transmettre… et cela, c’est inestimable.
Plantes mellifères et abris naturels : comment attirer les insectes au jardin ?25 May 202500:03:15
Les beaux jours sont là, et avec eux le retour bourdonnant des insectes butineurs. Dans sa chronique hebdomadaire « Connexion Nature », Amir nous invite aujourd’hui à poser un geste aussi simple qu’essentiel : comment accueillir les insectes dans nos espaces verts, qu’ils soient grands jardins ou simples balcons citadins.

Première condition : les nourrir. Et cela commence par une petite révolution dans nos habitudes : laisser pousser les herbes dites "folles". Ces plantes spontanées – telles que le pissenlit, la mauve ou encore l’ortie – sont de véritables buffets à ciel ouvert pour les abeilles, les bourdons, et les syrphes, ces drôles de mouches déguisées en guêpes. Le simple fait de laisser une zone en friche, aussi petite soit-elle, offre un espace riche en nectar et en pollen.

Mais pas besoin de jardin pour agir. Amir nous glisse une liste de plantes mellifères parfaites pour les balcons : asters, échinacées pourpres, sedums, aromatiques comme le thym ou la lavande… sans oublier le lierre grimpant, précieuse source de nourriture automnale. En plus de soutenir les insectes pollinisateurs, ces végétaux offrent une explosion de couleurs qui égaye les rebords de fenêtres.

Deuxième condition : offrir un habitat. Car sans refuge, pas de régulation écologique possible. Amir évoque les forficules, plus connus sous le nom de perce-oreilles. Ces petits alliés sont friands de pucerons. Pour les attirer : un pot de fleurs retourné, rempli de paille ou de feuilles sèches, suspendu dans un arbre ou un arbuste. Astucieux et redoutablement efficace !

Et bien sûr, impossible d’éviter le sujet des hôtels à insectes, devenus populaires ces dernières années. Amir promet d’y revenir en détail dans sa prochaine chronique… Une promesse qu’on prendra soin de ne pas oublier !

D’ici là, adoptons les bons gestes. Favoriser la biodiversité n’est pas une affaire d’experts ou de grands terrains : c’est un engagement poétique, joyeux et accessible, à la portée de chacun, même depuis un rebord de fenêtre.
Comment gérer les mauvaises herbes naturellement au jardin ? (2ème partie)18 May 202500:03:16
Nous avons déjà évoqué le terme « mauvaises herbes », qui n'est pas toujours adéquat. Ces plantes sauvages, qui poussent rapidement grâce à leur formidable capacité d’adaptation, risquent de dominer nos parcelles cultivées si l'on ne fait rien. Comment alors gérer efficacement la prolifération des mauvaises herbes tout en respectant la biodiversité de notre jardin ?

Il n'est pas forcément nécessaire de vouloir éliminer toutes les plantes sauvages. Souvent, mieux vaut collaborer avec la nature plutôt que de lutter contre elle. Certaines plantes spontanées présentent même de nombreux avantages pour le potager. Le pissenlit et le lierre terrestre, par exemple, sont comestibles et très intéressants à conserver. Le lierre terrestre a d’ailleurs fait l’objet d’une chronique en mars 2024, disponible sur les podcasts de Nostalgie+.

Parlons également de l’ortie, souvent mal-aimée, mais pourtant riche de bienfaits. Elle se consomme en jus ou en soupe, possède des propriétés anti-inflammatoires et antianémiques, et elle abrite toute une faune précieuse pour l’écosystème, comme le charançon de l’ortie, diverses araignées et de nombreux oiseaux amateurs de chenilles. Préserver quelques orties dans son jardin écologique peut donc être une excellente idée, à condition de bien les contenir.

Mais comment désherber naturellement et efficacement ? Voici quelques méthodes de désherbage naturel qui respectent l'environnement :

  • Eau de cuisson : Verser de l'eau bouillante de pommes de terre ou de légumes directement sur les plantes indésirables.
  • Vinaigre blanc et jus de citron : À pulvériser pour un effet rapide.
  • Bicarbonate de soude : Deux cuillères à soupe dans un litre d’eau bouillante pour traiter les adventices.
  • Purin d’orties : Un allié écologique ! Mélanger 1 kg d’orties fraîches à 10L d’eau pour un désherbant naturel efficace.


Au potager, semer des engrais verts comme la phacélie permet également de limiter l’installation des plantes sauvages. Après avoir utilisé ces désherbants naturels, il est conseillé de biner régulièrement pour éliminer les jeunes repousses et de pailler le sol (feuilles mortes, écorces) afin d’empêcher la germination des graines.

Finalement, coexister avec certaines « mauvaises herbes » permet de favoriser la biodiversité et de créer un potager plus résilient. Merci à Amir pour ces précieux conseils partagés aujourd’hui. N'oubliez pas que vous pouvez retrouver toutes ses astuces sur son site connexionnature.be et ses réseaux sociaux Facebook & Instagram.
Mauvaises herbes ou herbes folles ? Ce qu’elles révèlent sur votre sol27 Apr 202500:03:03
De nos jours certains préfèrent parler d’herbes « folles », est-ce vraiment mieux ? Pas certain. On parle aussi de plantes « adventices ».

Pour commencer, quelle définition donner aux mauvaises herbes ?

Il s’agit de plantes sauvages qui poussent spontanément à un endroit sans y avoir été « invitées » par l’être humain 😉, c’est -à -dire sans semi ni plantation. Conséquence : ces plantes entrent en concurrence pour l’eau avec les plantes cultivées. Par ailleurs, elles ont une croissance assez rapide, elles occupent donc rapidement un espace au détriment d’autres.

Si on s’interroge sur les prémices du concept de mauvaises herbes, on se rend compte que ça remonte aux débuts de l’agriculture.

Exactement, il y a environ 10.000 ans. Avant cela, les humains consommaient des plantes sauvages. Puis ils se sont mis à cultiver certaines plantes spécifiques pour les manger. Du coup, les plantes sauvages non désirées sont devenues « mauvaises » par opposition aux « bonnes » que l’être humain souhaitait cultiver ou planter à un endroit donné.

Beaucoup de mauvaises herbes sont comestibles et/ou possèdent des vertus médicinales.

  • Exemple typique : le pissenlit, qui a une excellente capacité d'adaptation à son environnement. Cette plante pousse dans différents types de sols et est répandue à travers le monde entier ! Le pissenlit présente des bienfaits pour les insectes pollinisateurs. Il s’agit d’une très bonne plante pour la biodiversité.
  • Autre plante sauvage : la grande ortie,
  • La ronce commune, très épineuse et envahissante mais qui donne de succulentes mûres en été, riches en vitamines et en sels minéraux,
  • On peut encore citer le mouron rouge par exemple.
En plus, les plantes sauvages sont le plus souvent bioindicatrices.

Leur présence parfois massive peut donner au jardinier de précieuses indications sur le caractère trop compacté d’un sol ou sur un excès de matières végétales en décomposition par rapport aux microorganismes présents dans le sol.

Par exemple, l’ortie indique un sol riche en azote et en matière organique.

Le plantain indique un sol compacté et piétiné.

Malgré tous ces attraits, si l’on ne fait rien, ce sont les plantes sauvages qui risquent de dominer une parcelle cultivée.

Oui car les plantes sauvages poussent et se dispersent souvent plus vite que les plantes cultivées et elles sont plus résistantes aux maladies.

Nous verrons ensemble dans la 2ème partie de cette chronique comment gérer cela au mieux.
Bruxelles : We Are Nature.Brussels veut un « PRAS climatique »20 Apr 202500:03:32
Dans notre « connexion nature » du jour, tu vas nous parler d’une action en justice menée par une ASBL en vue de préserver les derniers espaces naturels et les sols vivants en région bruxelloise.

L’asbl We Are Nature.Brussels (WAN) a été créée par des bénévoles de nombreux collectifs citoyens et associations pour engager des poursuites judiciaires afin de contraindre la Région de Bruxelles-Capitale à respecter ses engagements climatiques. Il en va de la qualité de vie, actuelle et à venir, à Bruxelles.

La Région bruxelloise a pris des engagements dans le cadre de l’Accord de Paris : conserver et augmenter les puits de carbone, prendre des mesures d’adaptation pour que la ville reste vivable pour tous ses habitants.

Or, le gouvernement bruxellois est en défaut de ses engagements, c’est pourquoi l’asbl WAN a initié une action en justice en juin 2023. Cette campagne est portée par le Tuinersforum des jardiniers ainsi que par l’asbl Bruxelles Nature.

WAN demande un « PRAS climatique ». De quoi s’agit-il ?

PRAS = « Plan régional d’affectation du sol ». C’est l’instrument qui détermine, en Région bruxelloise, si telle partie du territoire est constructible et si elle l’est, ce qui peut y être construit et éventuellement dans quelles proportions (logement, commerce, bureaux, activités de service, équipements d’intérêt collectif, etc.). Le PRAS définit les zones qui nécessitent une protection particulière, par exemple pour protéger l’environnement.

Aujourd’hui, l’aménagement du territoire tel qu’il a été conçu entre 2001 et 2013 doit être profondément repensé pour tenir compte des effets des changements climatiques et permettre les adaptations nécessaires à moyen terme. Tous les choix posés actuellement auront un impact sur des décennies. C’est pourquoi il est demandé que la révision du PRAS soit centrée sur les enjeux d’adaptation fondés sur les écosystèmes et garantissant le maintien de la biodiversité. On a donc besoin d’un PRAS climatique.

Concrètement, quel est le principal objectif ?

  • La démarche de WAN vise à imposer un moratoire, un arrêt temporaire de constructions sur les sites et terrains non bâtis de plus de 0,5 hectare en région bruxelloise. Mettre en place un temps de pause permettrait notamment de mener une réflexion pertinente sur la carte des sites de haute valeur biologique.
  • WAN souhaite aussi qu’on arrête d’opposer nature & logements. Il y a moyen de concilier les deux, de manière responsable et nettement plus harmonieuse.


Il y a de nombreux sites bruxellois qui font l’objet de menaces …

On peut citer entre autres le marais Wiels à Forest, le Meylemeersch à Anderlecht ou le Donderberg à Laeken. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive. Tous ces lieux de vie pour lesquels une mobilisation existe sont répertoriés sur le site web de l’ASBL : wearenature.brussels

Quand ce procès va-t-il avoir lieu ?

Très bientôt ! Les plaidoiries auront lieu les 8, 9 et 14 mai prochain.
Printemps : comment aider les oiseaux à nicher et s’hydrater dans son jardin13 Apr 202500:03:03
Nous sommes au début du printemps. Aujourd’hui, avec toi, intéressons-nous aux manières de venir en aide aux oiseaux à cette période.

Avec les parades nuptiales, la construction du ou des nids, puis la période de couvaison puis le nourrissage des oisillons, il est clair qu’on a devant nous une période bien remplie pour les oiseaux dans les semaines à venir. Jusque fin juillet, ça va être très intense au-dessus de nos têtes !

On a coutume de dire, à raison, que « l’eau c’est la vie ». Les oiseaux ne dérogent pas à cette règle.

Les oiseaux l'utilisent pour s'hydrater, mais aussi pour nettoyer leurs plumes et les débarrasser des parasites. Il est en effet vital pour les oiseaux de conserver une isolation thermique suffisante et une bonne capacité de vol.

Pourquoi l’eau est-elle encore plus essentielle en période de nidification ?

De manière générale, les oiseaux trouvent dans leur environnement les éléments dont ils ont besoin pour la construction de leurs nids (mousses, lichens, herbes, poils de mammifères, brindilles de différentes tailles, même des toiles d’araignées que certaines espèces utilisent pour consolider leurs nids, …). Certains oiseaux utilisent la boue pour construire ou réparer leurs nids. 

Aménager des petites sources d’eau dans son jardin peut être particulièrement intéressant pour les oiseaux, surtout en période de sécheresse prolongée au printemps. Et c’est précisément ce qu’on risque de connaître de plus en plus fréquemment avec les changements climatiques !

Ou plus simplement encore : placer une coupelle peu profonde remplie d’eau avec une pierre au centre pour que les oiseaux puissent s’y poser. Mais il faut veiller à changer l’eau tous les jours et à la déposer dans un endroit calme et à l’abri des prédateurs comme les chats.

En dehors de l’eau, de quelles manières peut-on venir en aide aux oiseaux à cette période de l’année ?

Par rapport à ce qu’on vient d’évoquer : laisser un peu de terre à nu, si votre sol est argileux, pourrait se révéler bien utile pour les hirondelles et les martinets mais aussi pour les sittelles torchepots par exemple. Vous pouvez aussi laisser à disposition un tas de brindilles ou bien de l’herbe séchée.

D’autres petits conseils en la matière ?

Les conseils habituels en matière de biodiversité, je dirais, qu’il n’est jamais inutile de rappeler 😉.

  • planter des arbres à baies si vous avez assez d’espace,
  • privilégier des arbustes buissonnants qui permettent aux oiseaux d’aménager leurs nids à l’abri de prédateurs,
  • n’utiliser pas de pesticides,
  • aménager certaines zones de votre jardin de manière plus sauvage. Vive les petits îlots de prairie sauvage !
  • poser des nichoirs dans des endroits calmes, avec l’ouverture orientée vers l’est ou le sud-est.


Je rappelle que nos auditeurs peuvent te retrouver : sur tes pages « facebook & instagram », sur ton site « connexion nature.be ».
Photopériode : comment la durée du jour influence les plantes et les animaux06 Apr 202500:03:21
Dans notre « connexion nature » du jour, nous allons nous intéresser à la photopériode (à savoir la durée du jour comparée à la nuit, variable selon les saisons) et à ses impacts sur les processus biologiques des organismes vivants. Bonjour Socha. Dans la nature, la photopériode joue un rôle crucial en synchronisant les activités biologiques des êtres vivants, plantes et animaux notamment, avec les cycles du jour et des saisons.

  • Elle permet aux plantes de réguler leur croissance végétative et leur floraison en fonction des saisons, ce qui assure l’efficacité de leur reproduction et une bonne dispersion de leurs graines.


Chez les animaux, la photopériode influence :

  • le comportement
  • la reproduction (qui s’accompagne souvent d’un redimensionnement des organes sexuels)
  • et l’hibernation (j’avais déjà évoqué cet aspect dans une chronique précédente l’hiver dernier). Elle permet aussi de réguler les cycles de sommeil et de veille.


Concrètement, comment cela se traduit-il chez les plantes ? On sait que les plantes s’adaptent à l’intensité et à la durée d’éclairement. Pour faire pousser leurs feuilles mais aussi pour se reproduire. Les plantes utilisent des photorécepteurs pour déterminer la durée du jour. Concrètement, lorsque la lumière est détectée par les plantes, des voies de signalisation sont activées, ce qui entraîne des modifications dans l'expression des gènes. Des signaux hormonaux régulent la production de certaines protéines qui vont donner lieu à la formation des fleurs.

Et chez les animaux ? La photopériode joue un rôle-clé dans les rythmes des animaux.

  • D’abord au niveau du rythme biologique quotidien, qu’on appelle aussi rythme « circadien » (rythme d’activités jour/nuit sur 24h). Cela se passe via la production d’une hormone, la mélatonine.


Et au niveau des rythmes saisonniers :

  • Rythme de reproduction chez les vertébrés : faire coïncider la période de reproduction avec la saison favorable.
  • Diapause (ou ralentissement du biorythme) : la photopériode est le facteur essentiel qui déclenche chez l’animal l’entrée en diapause avant que ne survienne la saison défavorable.


C’est fréquent chez les mustélidés (la famille des hermines et des blaireaux), mais c’est aussi le cas chez la chevrette, la femelle du brocard chez les chevreuils. C’est ce qui permet que les jeunes de ces espèces naissent au printemps, qui est une saison favorable au niveau des ressources alimentaires.

À noter que d’autres espèces animales (notamment beaucoup d’oiseaux) ne font pas de diapause pour s’adapter aux mauvaises conditions environnementales à une certaine saison, elles adoptent une autre stratégie : la migration.
Que planter au potager en avril ? Légumes, associations et conseils pratiques30 Mar 202500:03:04
Dans ta dernière chronique, tu nous parlais des bienfaits des Fabacées notamment à utiliser comme engrais verts sur des parcelles où le sol a été quelque peu épuisé par des cultures précédentes. Justement, en parlant de légumes à cultiver, que peut-on planter en avril dans son potager ?

Au niveau des Fabacées, le mois d’avril est idéal pour la culture des pois, de bonnes légumineuses et source de protéine végétale. Avril est aussi la bonne période pour planter oignons, carottes, radis, choux, épinards, …

Des petits conseils d’associations de cultures ?

Oui, carottes et radis par exemple. Semez des graines de ces deux légumes en pleine terre sur une même ligne. Ce qui est intéressant avec les radis, c’est qu’ils poussent vite. Ils vont donc faire de l‘ombre sur la terre, ce qui favorisera la conservation d’humidité dont les carottes ont besoin.

L’association carottes/poireaux fonctionne bien aussi. Car elle permet de limiter l’attaque de leurs ravageurs respectifs, c’est une protection réciproque (l’odeur de la carotte repousse la teigne du poireau et l’odeur du poireau repousse la mouche de la carotte), c’est du win-win.

As-tu des infos utiles concernant les épinards ?

  • Ce sont des légumes feuilles riches en vitamines A et C et avec une belle teneur en minéraux : fer et magnésium notamment. Et aussi en calcium, ce qui intéressant pour la bonne santé de nos os.
  • Mais à ne pas consommer en excès car les épinards contiennent des oxalates, ce qui peut être problématique pour les personnes sensibles au niveau rénal (formation de calculs !).
  • Arrosez régulièrement les épinards et récoltez-en les feuilles au fur et à mesure de leur croissance, cela stimule la production de nouvelles pousses.
D’autres associations de légumes sont-elles envisageables ?

Oui les radis peuvent être associés à d’autres plantes, comme les épinards, les laitues ou les fraisiers.

En parlant des fraisiers, n’est-il pas trop tard de les planter à cette période de l’année ?

On recommande normalement de mettre en terre les fraisiers au cours de l’été précédent (août-septembre). Ainsi les plants ont le temps de bien s’enraciner et de préparer des boutons floraux avant l’hiver.

Cela dit, il est encore temps d’effectuer ces plantations en début de printemps. Si tout va bien, vous pourrez avoir une petite récolte de ces bons fruits au cours de l’été, même si elle sera sans doute moins abondante.

En avril, l’activité redevient assez intense au niveau du potager, alors hop on se retrousse les manches et on s’y met.
Fabacées : ces plantes aux multiples bienfaits pour l’alimentation et les cultures23 Mar 202500:03:01
Dans la chronique nature du jour, tu vas nous parler spécifiquement d’une famille de plantes, les Fabacées.

La terminologie « Fabacées » de nos jours correspond en fait à ce qu’on appelait auparavant les légumineuses. Cette famille botanique est très vaste (elle comprend plus de 19.000 espèces différentes à travers le monde). Quelques exemples de plantes appartenant à cette famille : les pois, les fèves, les haricots, les lupins.

Leurs fruits sont des gousses, qui contiennent souvent plusieurs graines.

Chez la toute grande majorité des Fabacées, les fleurs sont caractérisées par 1 pétale dorsal dressé (« l’étendard »), 2 pétales sur les côtés (les « ailes ») et 2 pétales inférieurs soudés. Songez aux jolies fleurs des pois de senteur par exemple.

À noter que parmi les Fabacées, il n’y a pas que des plantes herbacées. Il y a aussi des arbrisseaux comme le genêt à balais ou carrément des arbres comme le Robinier faux acacia.

Les Fabacées constituent une ressource très importante au niveau alimentaire.

Exact. Ces plantes sont cultivées depuis très longtemps ! Et de nos jours, elles ont une grande importance économique. Au niveau des cultures, on peut songer à l’arachide, au soja, aux lentilles, pois chiches, haricots, etc.

Il y a d’autres utilisations aussi…

Des usages cutanés par exemple : le baume du Pérou. Cette résine épaisse, qui se récolte sur un arbre originaire d’Amérique, a des vertus antiseptiques. Les Indiens l’utilisaient déjà pour ses propriétés cicatrisantes.

Et puis, les légumineuses ont une capacité très intéressante pour les cultures.

Oui, celle de fixer l’azote atmosphérique dans le sol. Il faut savoir que l’azote est un élément indispensable à la fabrication de la matière vivante.

C’est la présence de symbioses racinaires avec des bactéries du genre Rhizobium. Qui donnent aux plantes de la famille des Fabacées ce super-pouvoir. Car fixer l’azote de l’air dans le sol est très intéressant pour les cultures et la croissance des autres plantes. C’est pourquoi des plantes comme la luzerne, le trèfle ou la phacélie sont utilisés comme engrais verts pour enrichir le sol. À planter dans des parcelles potagères où le sol a été un peu épuisé par des cultures précédentes (par exemple là où des salades ont poussé l’année d’avant).

C’est le principe de l’alternance des cultures.

Tout à fait, il est important de le respecter pour le bien de son sol et donc la qualité de ses légumes.
Sève de bouleau : bienfaits, récolte et précautions à connaître16 Mar 202500:03:32
Retour des chroniques nature en ta compagnie. Aujourd’hui, nous nous intéressons avec toi à la sève de bouleau, à ses bienfaits et à des conseils pratiques pour la récolter de manière responsable.

Tout à fait Socha. Bonjour, ravi de vous retrouver ainsi que les auditeurs bien entendu 😉.

Pour démarrer, parle-nous un peu des bienfaits que l’on attribue à la sève fraîche de bouleau.

Riche en minéraux (fer, calcium, potassium…), oligo-éléments, vitamines et acides aminés, la sève de bouleau est consommée au printemps pour nettoyer son foie, éliminer les toxines accumulées en hiver --- c’est vraiment de saison --- et donner un bon coup de boost à son organisme.

Quand peut-on récolter la sève de bouleau et sur quel type d’arbre ?

La récolte a lieu au cours du mois de mars et jusque début avril.

Il est important d’être très respectueux de l’arbre sur lequel on compte prélever un peu de sève. Choisissez un arbre d’au moins 10 ans (on ne prélève jamais sur de jeunes arbres), avec un diamètre du tronc d’au moins 20 cm et sans signe de maladie bien entendu.

Comment s’y prendre concrètement si on a des bouleaux dans son jardin ?

Avec une mèche (diamètre de 5 mm maximum), vous creusez un petit trou peu profond (2 cm environ). Puis vous placez un petit tuyau du type silicone alimentaire pour canaliser l’écoulement et vous réceptionnez le précieux nectar dans un récipient propre bien à l’abri de la lumière (donc surtout pas transparent !).

Et après la récolte, bien colmater

Et au niveau de la consommation ?

Une fois récoltée, la sève doit être conservée au frigo et consommée rapidement, idéalement endéans 3 semaines. La dose conseillée est 15 à 25 cl, à consommer le matin à jeun. En termes de durée, il est conseillé de faire une cure de 10 à 20 jours.

Quelles sont les contre-indications à ce type de cure ?

Le bouleau est un arbre assez allergisant, ce qui peut se marquer au niveau respiratoire et cutané. Les personnes allergiques au pollen doivent donc éviter de boire sa sève.

Les femmes enceintes ou allaitantes ne doivent pas faire de drainage, ni les enfants.

Déconseillé aux personnes ayant des traitements spécifiques (chimio) ou souffrant de grosses pathologies rénales. Parce que la sève de bouleau nettoie fortement et risque d’enlever les principes actifs des médicaments et impliquer un travail trop important au niveau des reins. Toujours demander un avis médical dans ce genre de cas.

Concrètement, quel goût cela-t-il ?

Au début, le goût de la sève est neutre mais au fil des jours, il y a une fermentation qui s’opère et le goût devient progressivement plus prononcé.
Déclin des amphibiens : causes, dangers et actions pour les protéger" Résumé :16 Feb 202500:03:33
Les amphibiens connaissent un déclin très marqué à l’échelle de la planète. Avec 41% d’espèces menacées, les amphibiens sont la classe d’animaux vertébrés à l’avenir le plus incertain. Pour donner une idée, les chiffres correspondants pour les mammifères et les oiseaux sont respectivement de 26% et 12%.

Quelles sont les principales menaces qui pèsent sur ces animaux ?

Il y en a plusieurs : fragmentation de leurs habitats, voûtement de cours d’eau, raréfaction de leurs biotopes aquatiques.

En raison de l’urbanisation croissante et du développement des activités humaines , les amphibiens ont connu des régressions importantes.

C’est pourquoi, depuis, plusieurs années, les efforts de préservation de ces espèces portent sur la restauration de leurs milieux.

Aménagement de mares, reconnexion de zones humides entre elles, remise à ciel ouvert de cours d’eau là où c'est possible.

Et puis, il y a des efforts spécifiques sur des espèces assez rares, comme la rainette verte. Cette espèce a été réintroduite en Wallonie en 2022 et 2023 … et l’espèce a commencé à se reproduire en 2024, une première en 40 ans !

Cela dit, la principale inquiétude de nos jours concerne des espèces communes : la grenouille rousse et le crapaud commun.

Les propriétaires ruraux ont constaté une évolution radicale depuis quelques années. Dans certains points d’eau où ça coassait abondamment il y a 6 ou 7 ans, aujourd’hui, quasi plus rien. Inquiétant !

Les causes sont multifactorielles.

La grenouille rousse est bien adaptée à un climat assez frais, le réchauffement global lui pose des problèmes. Il y a aussi la prédation par des espèces exotiques envahissantes comme le raton-laveur. En période de reproduction lors des rassemblements de grenouilles adultes, ce peut être un carnage à certains endroits !

Enfin, il y a des pathogènes. Par exemple, un champignon (au terme scientifique quasi imprononçable 😉) décime les populations de salamandres en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. Lorsqu’une population est infectée par ce champignon, presque tous les adultes meurent en quelques semaines.

Face à ces constats assez effrayants, que peut-on faire à notre niveau pour endiguer ce phénomène ?

Les auditeurs qui le désirent peuvent prêter main forte aux groupes de volontaires qui viennent en aide chaque année aux amphibiens : à la période de reproduction, ils les aident à traverser les  routes, ce qui permet aux amphibiens d’aller rejoindre leur zone de ponte (mare, étang, …) en sécurité.

La reproduction s’étale de mi-février à début avril, en fonction des conditions météo. À cette période, lorsqu’il fait humide et que les températures en soirée tournent autour de 8°, des mouvements peuvent démarrer. Plein d’infos utiles se trouvent sur le site de NATAGORA

On peut aussi aménager une petite mare dans son jardin ou au sein d’un jardin partagé, on trouve des conseils sur le net.
Comment reconnaître et protéger les amphibiens ?09 Feb 202500:03:18
Les amphibiens constituent un maillon important de l’évolution de la vie sur terre. Apparus il y a environ 385 millions d’années, ce sont les premiers vertébrés qui ont assuré le passage de la vie dans les mers à celle sur terre.

Par la suite, les amphibiens se sont différenciés en plusieurs lignées : reptiles, oiseaux et mammifères. Voilà l’explication de ce tronc commun.

Comment caractériser ces animaux en quelques mots ?

Les amphibiens sont des animaux vertébrés avec une peau humide et glandulaire. Ils ont 2 milieux de vie : aquatique (pour la reproduction) et terrestre. Les adultes respirent grâce à des poumons mais aussi par leur peau, qui permet des échanges gazeux.

 Parle-nous un peu des pontes d’amphibiens.

Leur stratégie c’est la quantité. Les œufs sont pondus par centaines, voire par milliers ! Dépourvus de coquilles, les œufs se trouvent le plus souvent dans une enveloppe gélatineuse. L’eau les fait gonfler, ce qui leur donne un aspect impressionnant par rapport à la taille de l’animal qui les a produits 😉.

Comment différencier une ponte de grenouille d’une ponte de crapaud ? Par sa forme. Une grenouille va pondre des œufs rassemblés en amas circulaires, en « boules », alors que les pontes de crapauds forment de longs chapelets.

Au niveau des différents stades de développement : on a donc un œuf dans son enveloppe, puis les jeunes larves qui en sortent se développent exclusivement dans l’eau. Les têtards respirent au moyen de branchies. Les amphibiens se métamorphosent, passant par un ou plusieurs stades larvaires (où ils ont tous une queue), avant d’atteindre leur forme adulte.

C’est lors de cette ultime métamorphose que certains amphibiens perdent leur queue, d’autres pas.

Grenouilles et crapauds perdent leur queue au stade adulte.

Par contre, tritons et salamandres conservent une queue tout au long de leur vie.

Une fois adultes, leur régime alimentaire est à la fois insectivore et carnivore.

Ils contribuent à prévenir les surpopulations de certaines espèces d’insectes et d’invertébrés. Ce qui illustre une fois de plus le fragile équilibre des écosystèmes. Si un maillon est déséquilibré, c’est toute la chaîne qui va en subir des conséquences !

Alors : que faire si on trouve un amphibien dans sa cave ?

Tant que les températures de nuit sont positives, vous pouvez relâcher la grenouille ou le crapaud à l’extérieur en début de nuit, de préférence sous un buisson ou à l’abri d’un tas de bois. 

Par contre si on est en hiver, mieux vaut attendre avant de le relâcher. Le signal sera annoncé par les migrations d’amphibiens (qui débutent généralement fin février). Et, si vous acceptez que votre cave serve d'abri aux amphibiens, pensez à installer une planche pour qu'ils puissent sortir au printemps.
L'impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité02 Feb 202500:03:11
Quels sont les impacts négatifs de la lumière artificielle nocturne sur les animaux?

Pour les oiseaux par exemple, des études montrent que cela induit des modifications de comportement avec un impact sur la reproduction. Les oiseaux commencent à chanter alors qu’il fait encore nuit car ils confondent la lumière artificielle avec l’aube du jour.

Pour les insectes, c’est problématique car beaucoup d’entre eux restent prisonniers de lumières artificielles comme les veilleuses de nuit à l’extérieur. Ils sont attirés par ces lumières, tournent autour et peuvent finir par mourir. Ce sont autant de ressources alimentaires en moins pour les animaux insectivores qui s’en nourrissent (pensons aux chauves-souris ou aux amphibiens par exemple), cela a donc un impact écosystémique.

Globalement, on peut dire que cela induit un dérèglement dans le comportement de la faune.

Dérèglement dans les cycles biologiques des animaux, en effet, mais aussi un déséquilibre dans les relations proies/prédateurs. Je m’explique…

Certains animaux vont déserter leur habitat naturel, soit parce qu’ils fuient ces lumières soit au contraire parce qu’ils sont inexorablement attirés par elles !

Par ailleurs, beaucoup d’animaux sont actifs de nuit pour chasser et trouver leur nourriture. D’ordinaire, les ténèbres sont un atout pour eux. Avec un trop grand nombre de zones inutilement éclairées, cela compromet la discrétion de leurs déplacements. Ils sont davantage susceptibles d’être eux-mêmes la proie d’un autre prédateur.

Cette réflexion vaut à la fois pour des particuliers dans leur propriété privée mais aussi dans le domaine public bien entendu.

Oui. Un bon exemple est l’éclairage LED orangé qui est installé dans certains quartiers en milieu urbain. Comme à Jette depuis quelques années ou encore au Rouge-Cloître à Auderghem, pour protéger notamment chauves-souris qui sont lucifuges (= craignent la lumière). Encore une fois, un éclairage classique avec de la lumière blanche rend ces animaux beaucoup trop visibles pour des prédateurs comme des rapaces. Et puis, la clarté nocturne raccourcit aussi les périodes de chasse pour ces animaux.

En conclusion, on se rend compte que cela provoque pas mal de dérèglements ! Pour nous, êtres humains, il ne s’agit pas forcément de tout éteindre mais d’éviter de suréclairer.

Tout à fait, c’est une question de bon sens. Il est important que chacun réfléchisse à ce qui est réellement utile d’éclairer la nuit. Quel est le réel besoin ? À quelle heure est-il pertinent de couper son éclairage ?
Découvrez les effets bénéfiques et néfastes du froid hivernal26 Jan 202500:03:15
L’an dernier on avait évoqué avec toi l’utilité du froid pour la germination des plantes.

Une « dose minimale » de froid doit être accumulée par les arbres pendant l’hiver pour leur permettre de lever la période de dormance et de redémarrer leur métabolisme en fin d’hiver / début de printemps, au moment où les conditions de l’environnement redeviennent favorables. Les bourgeons avec leur structure écailleuse sont très résistants au froid et protègent bien les tissus végétaux.

Là on parle surtout des arbres. Un mécanisme différent mais cependant comparable existe au niveau des plantes à bulbe, comme l’ail, l’oignon ou la tulipe par exemple.

Le bulbe reste enfoui dans le sol et fait en sorte que les plantes vivaces survivent à l’hiver : c’est un organe chargé en réserves d’énergie, qui permet à la plante de repousser lorsque les conditions climatiques sont à nouveau plus favorables.

Jusqu’à présent on a parlé des bienfaits du froid. À l’inverse, en quoi le froid peut-il causer des dégâts aux organismes vivants ?

Le gel peut avoir des effets néfastes directs et indirects.

  • Effet indirect : le gel provoque la cristallisation de l’eau en glace, ce qui réduit l’absorption d’eau par les racines des plantes ; les végétaux meurent de « déshydratation » avant de mourir de « froid ».
  • Les effets directs du gel, liés à la formation de cristaux de glace dans les tissus, provoquent la mort de cellules, la nécrose de bourgeons, la perforation ou la déformation de feuilles ou encore l’éclatement de tiges.
Cela dit, les cristaux de glace ne sont dangereux que s’ils se forment DANS les cellules et cela va dépendre de la vitesse de refroidissement.

Lors d’un refroidissement lent (quelques degrés par heure), la glace se forme à l’extérieur des cellules , provoque une sortie d’eau qui permet une augmentation de la concentration des solutés dans la cellule, ce qui abaisse le point de congélation et évite la formation de glace à l’intérieur de la cellule.

Au contraire, si la baisse de température est rapide, les cristaux de glace se forment DANS  les cellules, ce qui provoque l’arrêt des fonctions biologiques et donc leur mort.

On termine sur une note positive, parce que l’impact bénéfique du froid sur le corps humain existe bel et bien !

  • Le froid pousse notre cerveau à libérer des endorphines, les « hormones du bonheur », dont les effets durent quelques heures. Le froid soulage tous types de douleurs (musculaires, articulaires, mais aussi maux de tête).
  • Le froid active la microcirculation du sang dans notre organisme, ce qui améliore le transport d’oxygène vers les organes et les muscles, qui fonctionnent mieux dans de telles conditions.


Merci Amir pour cette chronique hivernale.
Tout savoir sur les chauves-souris en hiver : hibernation, habitats et suivi en Wallonie19 Jan 202500:03:13
Lors de balades en hiver, il peut arriver de passer devant d’anciennes grottes ou carrières où l’on voit parfois des panneaux explicatifs sur l’habitat des chauves-souris. C’est de ces animaux dont on va parler avec toi aujourd’hui. Mon objectif est que cela permette aux auditeurs d’être mieux informés sur ces animaux dont on parle peu, je trouve. Et pourtant, parmi les mammifères, 1 espèce sur 4, à l’échelle mondiale, est une chauve-souris !

Un petit rappel avant d’entrer dans le vif du sujet : toutes les espèces de chauves-souris présentes en Belgique sont insectivores.

Comment les chauves-souris se préparent-elle à passer l’hiver ?

En automne, ces mammifères volants constituent des réserves de graisse en vue de la saison froide. La période d’hibernation proprement dite a lieu de novembre/décembre à février/mars (on est donc en plein dedans). 

À cette période, les chauves-souris vivent sur leurs réserves et réduisent très fortement leur métabolisme (température corporelle, rythme cardiaque, fréquence respiratoire).

Quelles sont les caractéristiques d’un gîte hivernal accueillant pour des chauves-souris ?

Le site doit être à la fois calme (afin qu’elles ne soient pas dérangées ni réveillées), très humide (pour limiter les pertes en eau et éviter la déshydratation) et frais, à une température stable (sinon réveils trop fréquents) comprise entre 3 et 12 °C, en fonction des espèces.

Le gîte peut être une grotte naturelle, une ancienne glacière, un arbre, un tunnel, une cave voire un bardage de maison. Au printemps, les chauves-souris sortiront de leur torpeur, quitteront les sites d’hibernation et se remettront à chasser les insectes qui seront de retour.

On peut dire que les chauves-souris sont particulièrement bien suivies en Wallonie...

  • En été, des spécialistes effectuent des suivis de colonies de reproduction et des inventaires sur leurs zones de chasse.
  • En hiver, des recensements sont effectués sur plusieurs centaines de sites d'hibernation.
  • Cela doit se faire avec les compétences requises pour dénombrer et surtout identifier les espèces et, bien entendu, avec énormément de discrétion pour ne pas déranger les chauves-souris lors de leur hibernation. Il faut savoir que l'essentiel des actions de surveillance actuellement menées en Wallonie est coordonné par Plecotus, le groupe de travail chauves-souris de Natagora.


Le but de ce travail est d’avoir une vue sur l’évolution des populations de chauves-souris au fil des ans.

Exact, à la fois au niveau des aires de répartition des espèces et au niveau des effectifs (nombre d’individus présents dans les colonies).
Découvrez le houx commun : un arbuste aux multiples secrets12 Jan 202500:03:04
Aujourd’hui on va en effet apprendre à mieux connaître Ilex aquifolium, le houx commun. Cette plante a souvent un aspect buissonnant lorsqu’on la rencontre en forêt mais le houx peut devenir un véritable arbre si l’environnement lui est favorable (dans des zones campagnardes par exemple).

Quelles sont les principales caractéristiques du HOUX ?

  • Tout d’abord, il a cette capacité à colorer la forêt de rouge vif, avec ses baies mûres en automne et qui persistent une bonne partie de l’hiver (attention, ces baies sont toxiques pour l’être humain).
  • Ensuite, ses feuilles coriaces ne tombent pas en hiver. Une couche de cire isolante les protège.
  • Il est un champion de l’adaptation : Adaptation de forme avec des feuilles présentant des piquants au bas de l’arbuste (protection contre l’abroutissement excessif des mammifères herbivores) mais aussi des feuilles nettement moins épineuses voire carrément lisses à 2 ou 3 m de hauteur.
  • Capacité à se cloner : le houx est capable de produire des branches qui poussent au ras du sol. Ces branches horizontales vont former un autre individu clone en prenant racine un peu plus loin.


Plusieurs oiseaux peuvent même trouver refuge et nourriture dans le feuillage du houx :

  • Les roitelets, les troglodytes mignons ou les rouges-gorges viennent notamment y chasser des insectes à la belle saison ou y prélever des baies en hiver.
  • Les insectes, on vient de les évoquer en tant que nourriture pour les oiseaux.


Mais il y a aussi un lien entre eux et le houx au niveau de la reproduction…

Exact. Le houx compte sur les insectes pour se reproduire. La plante fleurit en mai / juin. Les grains de pollen sont transportés des individus mâles vers les individus femelles (le houx est ce qu’on appelle une espèce « dioïque ») par des bourdons, des abeilles, des mouches. Cela permettra de donner les fruits que l’on connaît, qui arrivent à maturité en automne.

Et tu as une anecdote sympa pour clôturer cette chronique, puisqu’on pourrait parler de célébrité du houx !

Le nom du houx se retrouve dans différents lieux comme la Houssière par exemple. Le village de Houx existe en région wallonne (fait partie de la commune d’Yvoir), et puis le plus célèbre reste très certainement … Hollywood, qui signifie littéralement « forêt de houx ».
D'où viennent les traditions du sapin de Noël et du vin chaud ?22 Dec 202400:03:16
Chaque semaine, Amir Bouyahi de « Connexion Nature » nous parle du monde vivant qui nous entoure. Aujourd'hui, nous nous intéressons aux fêtes de fin d'années.
Tout savoir sur les moineaux des villes15 Dec 202400:03:07
Bonjour Amir, notre connexion nature porte aujourd'hui sur un petit passereau des villes. Le moineau domestique dont les populations sont hélas en forte baisse depuis des années. Bonjour Socha, le déclin pour ces oiseaux en milieu urbain est très marqué.

Par exemple, Bruxelles a perdu 95% de ses moineaux sur les 30 dernières années. Alors quelles sont les principales causes de ce déclin massif ? Le moineau domestique est un oiseau qui est typiquement urbain, qui niche dans des cavités de bâtiments, sur les façades, au niveau de corniches, sous des tuiles.

Ces oiseaux sont donc liés à l'activité humaine depuis très très longtemps. Mais le problème ces dernières années, c'est la disparition des cavités de nidification en ville, lors de rénovations de bâtiments. Les façades sont plus modernes, avec nettement moins de cavités, et des toitures qui sont mieux isolées. Sans parler de la suppression de nombreuses friches. En effet, la bétonisation les a privées, de graminées, de buissons plus denses. qui sont de précieuses ressources alimentaires et aussi de leur lieu de socialisation. Les espaces publics en ville ont été minéralisés à outrance.

Allez, il y a tout de même des lures d'espoir.

Tout à fait. Depuis 2-3 ans, la situation semble se stabiliser, les mentalités évoluent peu à peu. De nombreux élus dans les communes prennent conscience de l'importance cruciale de la végétalisation au milieu urbain. Et chacun peut jouer un rôle à son niveau.

Le fait pour des particuliers de tondre moins souvent leur jardin ou d'en laisser une partie à l'état sauvage est clairement une aide.

Bien sûr, on souhaiterait que ce soit fait à plus grande échelle et que ça aille plus vite, mais ces tendances sont positives. Alors, il y a des initiatives concrètes qui sont menées sur le terrain depuis quelques années. En 2016 a été lancé le projet Groupe Moineaux, qui a pour objectif de sensibiliser la population, de mener des actions de protection et de redynamiser les populations de Moineaux. Alors, concrètement, c'est basé sur 5 coups de main.

Premièrement, installer des mangeoires, à condition qu'elles soient hors de portée des chats.

Deux, planter des espèces locales, préserver les... et les zones buissonnantes existantes. Arrêter aussi de s'acharner trop régulièrement sur ce qu'on appelle encore trop souvent des mauvaises herbes.

3. Installer des nichoirs à minimum 3 mètres de hauteur, ce qui permettra de répondre en partie au manque de cavités et de nidifications.

4. Faire des aménagements spécifiques au niveau des corniches ou des façades lors de rénovations. Et des infos sont facilement trouvables à ce sujet.

Et 5. Pour les personnes qui en ont la possibilité, installer un poulailler, à protéger des prédateurs bien sûr, ce qui est intéressant pour les moineaux à plusieurs niveaux, pour trouver des plumes pour leur nid, mais aussi de l'eau et de la nourriture.





Le hérisson, une espèce en danger : causes du déclin et gestes pour l’aider08 Dec 202400:03:27
S’il est vrai que le hérisson est entré en hibernation pour passer l’hiver à cette époque de l’année, j’ai choisi d’en parler aujourd’hui à cause de son récent changement de statut ! En effet, la liste rouge des espèces menacées vient d’être mise à jour et le hérisson est passé de « préoccupation mineure » à « quasi menacé » d’extinction !

Malheureusement, cette situation est loin d’être limitée à la Belgique ! C’est l’Union internationale pour la conservation de la nature qui a actualisé cette liste. Outre notre pays, les populations de hérissons ont baissé de manière inquiétante dans plus de la moitié des pays où il est recensé, surtout au Royaume-Uni, en Norvège, Suède, Danemark, Pays-Bas, Allemagne et Autriche.

Quelles sont les principales causes qui expliquent ce déclin ? Comme souvent, c’est multifactoriel ! Le trafic autoroutier, l’expansion urbaine et puis les pesticides utilisés par l’industrie agricole et dans des jardins privés provoquent un déclin massif des populations d’insectes, qui constituent une partie importante de la nourriture du hérisson.

Mais il y a également d’autres menaces qui pèsent sur ce petit mammifère… Aux éléments que je viens d’évoquer, s’ajoutent les dégâts liés aux tondeuses automatiques qui tournent de nuit ! Les hérissons sont victimes des lames tranchantes de ces machines silencieuses, au niveau des pattes et de la tête. Les centres de soins pour la faune sauvage le constatent hélas trop souvent ces dernières années.

Pourtant la solution semble simple. Supprimer la programmation de nuit, purement et simplement : ces tondeuses ne doivent pas tourner entre 18h et 9h du matin, ce qui évitera énormément de blessures inutiles. Et puis aussi un règlement pour imposer une interdiction sur l’usage nocturne de telles machines. En Wallonie, pas mal de communes ont déjà adopté ce règlement.

Pour terminer : que peut-on faire lorsqu’on trouve un hérisson blessé ou en difficulté en pleine journée alors que c’est un animal nocturne ? Approchez-vous doucement de lui, munissez-vous de gants et déposez-le dans une boite en carton avec des trous, puis amenez-le dans un centre de soins. Petit conseil pour éviter le risque d’hypothermie : vous pouvez placer une bouteille remplie d’eau chaude enroulée dans un essuie dans la boîte à proximité du hérisson. Quant à la liste complète des centres de soins, vous la trouverez sur le site internet de la Ligue royale belge pour la Protection des Oiseaux (qui gère le centre à Anderlecht en région bruxelloise)
Graines de courge : bienfaits, culture et idées de consommation01 Dec 202400:03:08
D’abord, une petite mise en contexte. Les courges sont des plantes à fleurs qui font partie de la famille des Cucurbitacées (la famille des courgettes). Les graines de courges sont extraites de Cucurbita pepo, c’est son nom scientifique. Il en existe différentes variétés : les potirons, potimarrons, pâtissons et autres citrouilles…

Si on se plonge dans l’historique des courges, on se rend compte que leur culture remonte à longtemps…

Il s’agit d’une des plantes cultivées dans l’Amérique du Nord préhistorique. On sait qu'elle est apparue dans le Missouri il y a au moins 4.000 ans. Plus loin encore, on en trouve des traces au sud du Mexique datant d’il y a environ 8.000 ans !

Concrètement, si on souhaite se lancer dans la culture de courges, quels conseils peux-tu nous donner?

Le principal conseil est de choisir un emplacement au jardin ou au potager bien exposé au soleil car ce sont des plantes sensibles au froid.

Pour le reste, pas d’exigences très spécifiques. L’idéal est d’avoir un sol assez riche en humus (vous pouvez faire un apport de compost) et bien meuble.

Attention que les courges peuvent être envahissantes. Donc, dans un petit jardin, mieux vaut privilégier les courges de petite taille comme la « butternut » ou le potimarron.

On sait à présent que les graines de courge sont consommées depuis des siècles et que leur culture n’est pas très compliquée. Parle-nous un peu des bienfaits de ces graines.

Il y en a plusieurs :

  • Elles sont très riches en protéines et en acides gras de bonne qualité, en vitamines A aussi ;
  • Elles constituent une très bonne source de minéraux et d’oligo-éléments comme le magnésium, le fer, le zinc, le calcium ou le potassium ;
  • On leur reconnaît notamment des bienfaits sur la prostate, ce qui est intéressant pour les hommes (en utilisant l’huile extraite des pépins). Cela ne se limite pas à cela : d’autres bienfaits dans le domaine médical sont encore à l’étude (comme la santé du foie, le sommeil, l’hypertension…).
Quelles sont les manières de consommer les graines de courge ?

Elles peuvent se déguster crues (pour une collation par exemple), cuites au four, grillées (en apéritif), hachées ou moulues (pour être ajoutées dans des salades). Les pépins de courge peuvent aussi agrémenter des cuissons de pain. Elles sont aussi utilisées en dessert dans certaines recettes de brownies ou de cookies. Bref, il existe vraiment plein de manières de les consommer.
Usages des pommes de pin au jardin : compost, paillage, protection hivernale et déco17 Nov 202400:03:20
C’est parti pour une nouvelle « connexion nature ». Aujourd’hui on va s’intéresser avec toi aux pommes de pin et à leurs différents usages possibles au potager et au jardin.

Tout d’abord une précision : ce qu’on appelle « pommes de pin » désignent les cônes qui renferment les graines des conifères.

Une fois arrivées à maturité, les écailles protectrices s’ouvrent et libèrent les graines pour que pins, épicéas, mélèzes et autres conifères puissent se régénérer spontanément. 

Ceci nous mène naturellement à un petit rappel concernant les récoltes...

Important de souligner (j’en avais déjà parlé dans ma chronique sur les champignons) qu’il faut avoir l’accord du propriétaire préalablement à toute récolte ; cueillir entre le lever et le coucher du soleil et le faire de manière raisonnée.

Les pommes de pin constituent une source intéressante de matière organique pour un compost.

Les cônes de résineux ajoutent une bonne petite quantité de carbone dans un compost, c’est très utile pour équilibrer les éléments azotés comme les tontes de gazon et les restes de cuisine.

Attention : les cônes se décomposent lentement, il est donc conseillé de les passer un peu à la moulinette pour obtenir des petits copeaux !

On peut aussi placer des pommes de pin au fond de pots ou de bacs de jardin…

Oui, ça améliore le drainage et permet d'éviter que les racines des plantes ne pourrissent s’il y a un excès d'eau.

En hiver, les pommes de pin peuvent aussi protéger les plantes de jardin ou de potager contre le froid.

En effet. Placer des cônes au pied de vos plantes va contribuer à conserver la chaleur du sol, protégeant vos plantes contre le gel et les températures basses qu’on connaît en hiver.

Et puis on peut utiliser les pommes de pins comme paillage

Les cônes contribuent à retenir l’humidité du sol, ce qui réduit le besoin d’arroser fréquemment. De plus, elles limitent la croissance des « plantes indésirables » en formant une barrière physique. Puis, avec leur texture rugueuse, les cônes permettent de maintenir à distance les limaces ou les escargots, en tout cas quand il n’y a pas de conditions favorisant une pullulation comme on en a connu en 2024.

La décomposition des cônes fournit des nutriments essentiels à la fertilité du sol. Mais attention : les pommes de pin ont tendance à acidifier le sol. Donc ne pas exagérer d’une part. Puis je conseille de les utiliser pour des plantes qui apprécient l’acidité (azalées, hortensias, bruyères, roses de Noël …).

Il y a aussi une série d’idées déco associées aux pommes de pin !

Tout à fait, Il y a clairement moyen de se montrer créatif. Avec des cônes on peut fabriquer des mini-sapins ou des couronnes de Noël, mais aussi des petits animaux ou des personnages de contes comme des elfes. On peut également les utiliser pour améliorer l’esthétique autour de certains parterres de jardin… Bref beaucoup d’usages possibles !
Les feuilles mortes: un trésor pour le jardinage en hiver10 Nov 202400:03:12
Bonjour Amir, on se connecte à la nature avec toi. Aujourd’hui on va se rappeler une chanson d’Yves Montand … qui a inspiré ta chronique du jour : « les feuilles mortes se ramassent à la pelle » !

Hello Socha.

En fait, il s’agit d’une aubaine pour les jardiniers. De nombreux usages sont possibles, à condition de ne pas utiliser des feuilles abîmées par des pathogènes : à savoir les feuilles minées par des insectes (comme celles de marronniers) ou celles couvertes d’oïdium ou d’autres champignons parasites qui pourraient se propager… Pour le reste, c’est une providence de Dame Nature.

IL Y A PLUSIEURS USAGES POSSIBLES :

Protéger les légumes d’hiver contre le froid : les feuilles mortes sont super utiles dans les potagers pour protéger les poireaux et autres salades d’hiver. Étendez un paillage entre les légumes (en veillant à ne pas les ensevelir).

PlaceR un peu de terre au-dessus du tas de feuilles fonctionne bien pour éviter que le vent ne les disperse.

Obtenir du terreau. Concrètement, il est possible d’obtenir 1m³ de terreau au départ de +/- 4m³ de feuilles mortes. Utilisez surtout les feuilles qui se décomposent facilement comme celles de noisetier, de tilleul, de chêne ou de cerisier par exemple. Il peut être intéressant de mélanger le tas voire de l’arroser de temps en temps (en fonction des conditions météo). Ce terreau sera hyper utile au retour du printemps (pour les semis et les plantations).

Éviter de laisser la terre à nu en hiver, protéger votre sol en le couvrant en fin d’automne. Etalez +/- 5 cm de compost et recouvrez avec une couche de feuilles mortes de 10 cm. Il est souvent utile de placer un filet par-dessus. Cette couche de matières va progressivement se décomposer au cours de l’hiver. Et au printemps suivant, votre parcelle sera prête.

ON VA NOURRIR  le sol pendant la saison froide.

Exactement ! En d’autres mots, c’est apporter des matières organiques aux habitants du sol. En hiver, on pense plus souvent à nourrir les oiseaux au jardin. Mais les vers de terre, on n’y songe pas souvent.

ET POURTANT ILS SONT ESSENTIELS

Les vers de terre avalent, digèrent et excrètent la matière organique. Il y a une symbiose avec des bactéries, des microorganismes dans leur tube digestif. Ainsi, les vers transforment la terre en engrais. Ces petits invertébrés jouent un rôle clé dans le cycle de l’azote et du carbone, des nutriments indispensables aux plantes.

De plus, en creusant des galeries, les vers de terre contribuent à aérer et à ameublir le sol. Grâce à leur action, l’eau s’infiltre et percole plus facilement dans la terre, même en cas de forte pluie.

Merci Amir. On te retrouve aussi sur ta page « facebook », ou sur ton site « connexion nature.be » où tu proposes régulièrement des balades guidées dans ton calendrier !

Tes précédentes « connexion nature » se trouvent en podcast sur Nostalgie+ et sur ton site !

À la semaine prochaine, Socha.
Pourquoi les feuilles changent de couleur en automne? Voici une explication simple et fascinante20 Oct 202400:03:14
On se lance dans une nouvelle connexion nature à tes côtés. Aujourd’hui, on va essayer de mieux comprendre ce qui provoque le changement de couleur de la plupart des feuilles en automne.

Les feuilles des végétaux sont habituellement vertes en raison de la CHLOROPHYLLE. Celle-ci est abondante dans les cellules des plantes pendant leur période de croissance. Le vert des molécules de chlorophylle domine et masque la couleur de tout autre pigment présent dans les feuilles.

La chlorophylle joue un rôle essentiel dans la réaction de photosynthèse (absorption des rayons solaires et utilisation de l'énergie résultant de cette absorption pour élaborer des sucres, molécules produites à partir d'eau et de dioxyde de carbone). Constituant la base du métabolisme de la plante, ces sucres sont indispensables à son développement. La chlorophylle est détruite en permanence, comme toute molécule. Cependant, durant la période de croissance des végétaux (printemps et été), la perte des molécules de chlorophylle est compensée par une synthèse équivalente, c’est pourquoi les feuilles restent vertes.

Mais à la fin de l'été, après cette période de croissance, un changement intervient...

En réponse à des signaux extérieurs comme des températures plus fraiches et des journées plus courtes, les nervures qui assurent le transport de fluides vers l'intérieur et l'extérieur de la feuille sont progressivement obstruées à la base des feuilles. Ce qui réduit l'afflux d'eau et de minéraux de plus en plus rapidement. Durant cette période, le niveau de chlorophylle commence à baisser. Un recyclage des nutriments essentiels à la plante se met en place. Pourquoi ? Dans la perspective de les réutiliser au printemps suivant, la Nature est formidable. C’est cette réallocation de ressources qui s'accompagne du changement de couleur des feuilles.

En d’autres mots : c’est au fur et à mesure de la disparition du pigment vert, qu’apparaissent visuellement les autres pigments, habituellement masqués. Exact.

Il s’agit des carotènes oranges, des xanthophylles jaunes. Les caroténoïdes se retrouvent couramment dans le monde vivant. Pour donner quelques exemples, ce sont eux qui sont responsables de la couleur de la carotte, du canari, des jonquilles ou du jaune d’œuf.

Quant aux couleurs rouges et pourpres, elles proviennent d'une autre famille de pigments, les ANTHOCYANES. À la différence des caroténoïdes, ces pigments ne sont généralement pas présents dans la feuille pendant la période de croissance : ces molécules sont synthétisées à la fin de l'été. En effet, avant de se débarrasser de ses feuilles, l'arbre les vide des nutriments importants, comme le phosphate. Ceci modifie leur métabolisme, la dégradation des sucres mène alors à la synthèse des anthocyanes.
Les origines et bienfaits des pommes13 Oct 202400:03:16
Les Origines et Bienfaits des Pommes : Un Fruit Ancien et Plein de Vertus

La pomme, ce fruit croquant et juteux que nous consommons régulièrement, est bien plus qu'un simple en-cas. Derrière sa peau colorée se cache une histoire millénaire et de nombreux bienfaits pour la santé. Que vous soyez amateur de Granny Smith, de Gala ou de Golden, découvrez tout ce que vous devez savoir sur les origines, les variétés et les bienfaits de ce fruit emblématique.

Les Origines de la Pomme : Un Voyage Millénaire

La pomme ne date pas d'hier ! Elle a fait son apparition il y a plusieurs millions d'années dans une région située entre le Caucase et la Chine. Ce fruit ancestral a voyagé à travers les âges, notamment grâce à l'homme du Néolithique, qui l’a transporté en Europe centrale il y a environ 1,6 million d'années. À l'époque, les pommes sauvages, que l’on retrouvait notamment au Kazakhstan, étaient petites, filandreuses et très acides.

C’est grâce aux Grecs et aux Romains que la pomme a progressivement été cultivée et améliorée. Les anciennes routes commerciales ont permis à la pomme de voyager, et au fil du temps, elle a pris la forme plus douce et juteuse que nous connaissons aujourd'hui.

Combien Existe-t-il de Variétés de Pommes ?

Saviez-vous qu’il existe des milliers de variétés de pommes dans le monde ? Cependant, sur les étals des marchés, seules 25 à 30 variétés se démarquent. Ces pommes sont sélectionnées pour leur goût, leur résistance aux maladies et leur capacité à bien supporter le transport. Parmi les plus connues, on retrouve des variétés comme la Jonagold, la Boskoop, la Granny Smith, la Reine des Reinettes, la Golden ou encore la Gala.

Les Bienfaits de la Pomme pour la Santé

L’adage anglais "An apple a day keeps the doctor away" (une pomme par jour éloigne le médecin) ne ment pas. Voici quelques-uns des principaux bienfaits de la pomme sur notre santé :

Riche en fibres et antioxydants : La pomme, en particulier sa peau, regorge de fibres et d'antioxydants. Elle contient également des vitamines C et des minéraux, essentiels pour notre organisme.

Sentiment de satiété : Grâce à ses fibres, la pomme est un excellent coupe-faim naturel, parfait pour calmer une petite faim sans culpabiliser.

Améliore la digestion : La pectine, une fibre présente dans la peau et la pulpe de la pomme, aide à réduire le taux de cholestérol et améliore la qualité de la flore intestinale.

Réduit le cholestérol : La consommation régulière de pommes peut contribuer à abaisser les niveaux de mauvais cholestérol, grâce à ses fibres solubles.

Pour profiter au maximum des bienfaits de la pomme, il est recommandé de privilégier des fruits bio et de les consommer avec la peau.

Célébrer la Pomme en Octobre

Le mois d’octobre est le moment idéal pour redécouvrir la pomme, avec de nombreuses fêtes de la pomme organisées dans plusieurs villes et villages. C'est aussi l'occasion de participer à des initiatives comme la cueillette de pommes à la ferme. Par exemple, à Braine-le-Comte, "La Culture fruitière du Point du Jour" propose de venir cueillir soi-même ses pommes et poires, une activité parfaite pour passer un moment agréable en pleine nature.

Conclusion

La pomme est bien plus qu'un fruit du quotidien. Avec son histoire riche et ses nombreux bienfaits pour la santé, elle mérite une place de choix dans notre alimentation. Alors, pourquoi ne pas en croquer une aujourd'hui ? Vous ferez non seulement plaisir à vos papilles, mais aussi à votre corps.
Les règles à respecter pour la cueillette des champignons06 Oct 202400:03:14
Passons en revue les quelques règles pour la cueillette des champignons:

  • La récolte de champignons est interdite à Bruxelles mais autorisée en Wallonie.
  • Très important : il est indispensable d’avoir l’accord du propriétaire. Sinon ce serait considéré comme du vol et passible d’amendes.
Dans les forêts publiques, l’accord est tacite. Mais attention : pour les forêts provinciales ou communales, il peut y avoir un règlement particulier. En cas de doute, adressez vous au cantonnement du Département Nature et Forêt ou à un syndicat d’initiative local. Pour les forêts privées (qui constituent environ 50% des forêts en Belgique), dans les zones laissées accessibles au public, il est essentiel d’obtenir l’accord préalable du propriétaire.

  • Le code forestier prévoit que les promeneurs restent sur les sentiers. Mais il y a une tolérance pour la cueillette des champignons en Wallonie. Cela dit, veillez à rentrer en forêt par le chemin d’accès principal surtout en période de chasse. C’est plus sûr d’autant que de précieuses indications pourraient y avoir été indiquées.
  • Autre élément important à garder en tête : il n’est pas question d’aller « piller » une station de champignons en en récoltant trop au même endroit. On récolte donc de manière raisonnée.


 Attention, on ne peut cueillir les champignons qu’en journée !

Exact, du lever au coucher du soleil. Et il y a une limite pour la quantité : maximum 1 seau de 10 L par jour et par personne, pour sa consommation personnelle. En faire commerce est interdit.

On se renseigne aussi avant sur ce qu’on peut consommer …

Oui, la règle la plus importante : ne cueillir que ce qu’on reconnaît avec certitude. Si vous avez le moindre doute, demandez au minimum confirmation à un spécialiste ou abstenez vous ! L’humilité, c’est vraiment LA règle d’or.

L’idéal est de récolter en coupant le champignon avec un couteau pour laisser le mycélium bien en place dans le sol. En d’autres mots, on évite d’arracher le champignon du sol.

Il est vraiment recommandé de ne jamais aller récolter au bord de routes ou à proximité d’anciennes décharges ou de sites pollués, puisque les champignons sont des organismes ayant une capacité importante à stocker des polluants et des métaux lourds.

Pour cette raison, même les bons champignons comestibles (pensons aux cèpes de Bordeaux, aux girolles ou aux truffes par exemple) ne sont pas à consommer en trop grande quantité et ne doivent en aucun cas constituer l’élément principal d’un plat mais un simple accompagnement.
Tout savoir sur les champignons: leur origine et leur rôle29 Sep 202400:03:24
Savez-vous qu’il existe plus de 10.000 espèces de champignons recensées en Belgique ? Je vous invite à découvrir ce monde très diversifié et fascinant… Et avant la cueillette, un peu de vocabulaire ;

Ce qu’on appelle communément « champignon » est en réalité le sporophore, à savoir la partie fructificatrice du champignon qui libère des spores en vue de la reproduction.

« Fructificatrice » si l’on peut dire car les champignons ne sont pas des plantes, j’y reviens dans un instant. Quant au véritable champignon, il vit toute l’année dans le sol ou dans du bois. Il s’agit du mycélium, composé d’un réseau extrêmement dense de très fins filaments appelés « hyphes ».

Donc, les champignons ne sont pas des plantes et figurent dans un règne à part,

Le règne fongique parce qu’ils sont incapables de réaliser la photosynthèse chlorophyllienne, à savoir fabriquer leurs propres molécules de carbone. Pour se développer, ils s’attachent aux substances organiques selon 3 procédés différents :

  • Certains champignons se développent au détriment d’êtres vivants. Il s’agit de parasites, qui prélèvent des nutriments au détriment de leur hôte.
  • D’autres se développent en absorbant des matières mortes, ces champignons sont dits saprophytes.
  • Les champignons symbiotiques ou mycorhiziens : ce sont ceux qui vivent en association, en symbiose avec une plante, un arbre.


Et les champignons jouent un rôle important dans la nature

Les champignons parasites s’attaquent essentiellement à des organismes affaiblis, à des arbres blessés ou malades. Ils ont en quelque sorte un rôle écologique de sélection naturelle.

Les champignons saprophytes font partie de la grande famille des recycleurs, en décomposant petit à petit les substances mortes d’origine animale ou végétale.

Quant aux champignons symbiotiques, ils contribuent à renforcer les partenaires avec lesquels ils s’associent. Les arbres en forêt sont plus résistants. Les mycorhizes protègent les racines et radicelles de l’arbre contre des attaques de parasites, elles favorisent l’absorption de l’eau et des sels minéraux grâce aux nombreux filaments très fins du mycélium.

Et même si on ne s’en rend pas compte, les champignons nous entourent !

Songeons aux levures, aux processus de fermentation pour fabriquer du pain ou de la bière. Il y a aussi toutes les moisissures qu’on trouve sur les fromages bleus comme le roquefort. Les champignons synthétisent des molécules complexes, notamment des antibiotiques dans le domaine médical. Ils sont également étudiés au niveau de leur potentiel de dépollution d’anciens sites industriels.

Dans le domaine de la mode aussi ! On a réussi à créer un cuir (le Muskin), 100% biodégradable, à base de champignon.
Comment bien consommer les châtaignes?22 Sep 202400:02:47
Dès le 12e siècle, des traités de médecine douce mentionnaient déjà les bienfaits des châtaignes, ça ne date donc pas d’hier !

Les châtaignes renferment beaucoup de nutriments. Elles sont riches en fibres, en protéines, en vitamines C et en substances appartenant au groupe des vitamines B. Par ailleurs elles sont sans gluten et constituent une très bonne alternative aux céréales classiques.

Les châtaignes sont très pauvres en graisses (moins de 2%) et ont un goût naturellement sucré (teneur en sucre de 14%) mais contrairement au sucre raffiné, les châtaignes ne sont pas acidifiantes. Leur consommation est indiquée pour des personnes présentant des symptômes d’acidité excessive (brûlures d’estomac…). Intégrer des châtaignes à son bol alimentaire favorise un rééquilibrage au niveau digestif et intestinal.

Nous sommes convaincus de leurs bienfaits mais comment va-t-on les consommer ?

Sous plein de formes différentes : sous forme de farine, dans des préparations de légumes (un bon curry de châtaignes, hmmm c’est délicieux), dans des plats au four, dans des desserts (comme des crèmes à la châtaigne), sans oublier ceux que l’on nomme à tort les marrons chauds qui sont en fait des châtaignes chaudes grillées !

Il parait que les châtaignes ont tendance à moisir quand on les conserve

Oui ! Il est important de les faire sécher. Il y a bien entendu plusieurs façons de faire. Voici par exemple comment effectuer une conservation par dessiccation :

  • Entailler les châtaignes d’une croix
  • Les faire griller au four à 150 °C pendant quelques minutes.
  • Ensuite vous les épluchez, après les avoir laissé refroidir un peu. Une fois épluchées, vous séchez à nouveau les châtaignes au four ou sous un grill ou encore en les plaçant sur un poêle à bois.
De cette manière, vous pourrez les conserver 1 an, dans un pot en verre à l’abri de l’air, de la lumière et de la chaleur.

Avant usage, vous devrez simplement les mettre à tremper dans l’eau pendant 1 jour ou 2.
Comment différencier les châtaignes des marrons?15 Sep 202400:02:52
Il est vrai que l'automne, qui arrive, est une saison qui nous invite à prendre soin de nos récoltes, à remercier la Nature de ses fruits (pommes, poires, potirons, châtaignes). Aujourd’hui j’ai envie de vous parler des châtaignes.

Sujet qui nécessite une petite précision pour commencer :

Parce qu’on parle très souvent de « marrons chauds » et qu’en réalité, on devrait plutôt parler de « châtaignes chaudes », l’arbre qui donne ces fruits bienfaisants dont je m’apprête à vous parler est bien le châtaignier (Castanea sativa) et non le marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum) dont les fruits ne sont pas comestibles. Il y a plusieurs manières de les différencier :

  • Les feuilles de marronniers sont palmées et comportent 5 à 7 folioles tandis que celles du châtaignier sont longues (jusqu’à plus de 20 cm) et caractérisées par des dents à l’extrémité très pointue.
  • Dans la bogue de châtaignier, on trouve 1 à 3 châtaignes. Alors qu’on ne trouve qu’un seul marron --- plus gros, plus arrondi et d’aspect plus luisant --- dans une bogue de marronnier.
  • Et enfin le marronnier est le plus souvent planté en ville, en bord de route, dans des parcs… alors que le châtaignier, on le trouve davantage en forêt ou dans des vergers.


Les châtaignes se cueillent ou se ramassent ?

Il faut éviter de les cueillir directement sur l’arbre, car elles ne sont pas mûres et risquent de pourrir. Les bogues tombent à terre et s’ouvrent pour libérer les châtaignes. Et là, il est important de les ramasser rapidement pour éviter qu’elles ne s’abîment au contact du sol. Le ramassage est à la portée de tous et le sanglier est en concurrence avec le promeneur, voilà une autre bonne raison de ne pas tarder à les ramasser 😉.

Encore quelques conseils avant de partir à la récolte de châtaignes

Les bogues des châtaignes sont recouvertes d’épines très piquantes, donc leur récolte peut se révéler douloureuse ! Le mieux est de se munir d’une paire de gants et d’un panier pour transporter les fruits ramassés.

Une dernière chose : comme toujours, il faut être attentif à l’environnement de l’arbre et ne pas ramasser des châtaignes proches de zones polluées !
La pollution de l'air: quelques conseils pour s'en protéger08 Sep 202400:03:13
La pollution de l’air à l’intérieur des habitations est souvent difficile à déceler. Pourtant, elle représente un réel danger pour notre santé. Et nous sommes évidemment tous concernés. Contrairement à ce qu’on croit, l’air intérieur est souvent de qualité médiocre. Les sources de pollution sont nombreuses (fumée de cigarettes, moisissures, acariens, produits d’entretien ou encore, peinture…). Il s’agit d’une vraie question de santé publique.

Peux-tu nous parler des dangers de ces polluants « domestiques » ?

Oui, à cause d’eux on va rencontrer des soucis d’allergies, des risques d’irritation des voies respiratoires, des maux de tête ou des intoxications, et certaines substances sont même clairement identifiées comme cancérogènes !

Pour s’en protéger, quels sont tes conseil ?

Evitez au maximum d’utiliser et de stocker des produits chimiques. À la place, privilégiez les matériaux naturels : lors de rénovations, privilégiez-les au maximum pour vos revêtements et meubles. Ils émettent moins de « composés organique volatils » (les fameux COV) que les matériaux synthétiques. Ceux-ci s’évaporent dans l’air à température ambiante et peuvent rester actifs pendant des années ! On en trouve dans les peintures mais aussi, dans des détachants, des encres, des produits cosmétiques, des vêtements.

Concrètement : aujourd’hui,  les peintures et vernis traditionnels, même à l’eau, contiennent encore des produits néfastes pour l’environnement et pour notre santé. Or il existe une gamme de plus en plus large de produits écologiques, à savoir avec une faible teneur en COV.

Réduisez l’usage des détergents conventionnels : utilisez des produits de nettoyage naturels ou faits maison (vinaigre blanc, bicarbonate de soude, citron, argile, savon noir, …). Les détergents naturels sont aussi antiallergiques et plus doux pour notre santé. Je pense en particulier à la peau des bébés et des personnes plus sensibles.

Évitez aussi les désodorisants ainsi que les bougies parfumées, qui peuvent libérer des substances toxiques dans l’air.

En matière d’entretien d’appareils domestiques, il y a aussi des choses à garder en tête.

En effet : vérifiez régulièrement le bon fonctionnement de vos appareils (chauffage, climatisation, etc.) et de vos grilles de ventilation afin d’éviter les émissions nocives. Je terminerai  avec un dernier conseil de bon sens : veillez à aérer régulièrement votre habitation : minimum 10 à 15 minutes chaque jour, quel que soit le temps qu’il fait dehors. C’est vraiment important.
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