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Explorez tous les épisodes du podcast Choses à Savoir TECH VERTE

Plongez dans la liste complète des épisodes de Choses à Savoir TECH VERTE. Chaque épisode est catalogué accompagné de descriptions détaillées, ce qui facilite la recherche et l'exploration de sujets spécifiques. Suivez tous les épisodes de votre podcast préféré et ne manquez aucun contenu pertinent.

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Qu’est-ce que le « clou d’or », témoin d’une Terre de glace ?01 Sep 202400:02:07

Il y a environ 700 millions d'années, la Terre a traversé l'une des glaciations les plus extrêmes de son histoire. Durant 60 millions d'années, les températures ont chuté de manière drastique, transformant notre planète en une immense boule de glace, un épisode connu sous le nom de glaciation sturtienne. Cet événement fait partie des deux épisodes de « Terre Boule de Neige » survenus au cours du Cryogénien. Selon certaines études, ces conditions extrêmes auraient stimulé l'évolution, favorisant l'émergence des organismes multicellulaires que l'on observe à la fin de cette période glaciaire. Les fluctuations climatiques rapides et intenses du Cryogénien auraient agi comme un puissant agent de sélection naturelle, obligeant les organismes à s'adapter à des conditions de vie radicalement différentes.


Plusieurs sites géologiques à travers le monde témoignent de cette période, mais la plupart ne permettent d'observer qu'une partie de cet épisode glaciaire. La formation de Port Askaig, située en Irlande et en Écosse, se distingue. Cette formation, épaisse de 1,1 kilomètre, pourrait avoir conservé l'intégralité de cette glaciation, offrant ainsi des informations précieuses sur son début et sa fin. Des chercheurs ont récemment daté avec précision les roches de cette formation, révélant que les sédiments glaciaires se sont déposés entre 720 et 662 millions d'années, couvrant toute la durée de la glaciation.


Ce qui rend cette formation unique, c'est la possibilité d'observer la transition progressive d'un environnement tropical, où prospéraient des cyanobactéries, vers un monde glacé. Cette transition, exceptionnellement bien conservée, pourrait faire du site de Garvellachs en Écosse un Point Stratotypique Mondial, ou « clou d'or », un repère désigné par la Commission internationale de stratigraphie pour marquer la transition entre deux étages géologiques. Un tel statut pourrait attirer de nombreux visiteurs curieux de découvrir un chapitre fascinant de l'histoire de la Terre.

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Mexique : quelles sont les « zones sacrifiées » où les cancers explosent ?29 Aug 202400:02:06

Sur les rives d’un réservoir contaminé, suspecté de provoquer une hausse des cancers dans la région, Yury Uribe, habitante de Tepetitlán, près du barrage Endhó dans l'État d'Hidalgo, lutte depuis des années contre un véritable désastre environnemental. Ce barrage, situé au nord de Mexico, reçoit les eaux usées de la capitale et de sa banlieue, ainsi que des résidus industriels. Les eaux troubles du réservoir, où flottent moustiques, déchets et parfois même des cadavres humains, témoignent de l'ampleur du problème.


Depuis deux décennies, Yury et les 10 830 habitants de Tepetitlán se battent pour stopper la pollution des puits. Membre du Mouvement social de la Terre, une ONG créée en 2004, Yury s'efforce de faire connaître cette tragédie qui frappe une zone de 25 000 hectares, qualifiée de "zone sacrificielle" par le gouvernement en 2019. "Ces zones sont sacrifiées pour que Mexico puisse bien fonctionner", dénonce la militante.


La lutte n'a pas été vaine. Grâce à une enquête approfondie de la chaîne N+, récompensée par le prix de journalisme Breach-Valdez 2024, la réalité alarmante de cette pollution a été mise en lumière. Selon cette enquête, les décès par cancer ont augmenté de 189 % dans la région de Tula entre 2010 et 2020, contre 30 % dans le reste du Mexique. Cette mobilisation a conduit, en juin dernier, à une première victoire : les autorités ont annoncé leur intention de déclarer la région du barrage Endhó "zone de restauration écologique", un "acte de justice sociale" selon le ministère de l'Environnement.Pour les habitants, la pollution est sans conteste liée aux cancers et aux maladies gastro-intestinales qui ravagent la communauté. Les autorités ont promis d’enquêter sur ce lien, tandis que les eaux du barrage continuent d’irriguer les cultures de la vallée du Mezquital, fournissant des aliments de base comme le maïs et le piment aux marchés de Mexico et d’autres États.

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Des éoliennes résistantes aux ouragans ?23 Jul 202400:01:55

La Chine marque une avancée spectaculaire dans le domaine des éoliennes offshore avec l'inauguration de l'OceanX, la plus grande plateforme éolienne flottante au monde. Conçue par Mingyang Smart Energy, cette structure imposante est installée au large de Canton. L'OceanX, en forme de V, est équipée de deux turbines gigantesques cumulant une puissance de 16,6 MW. Cette prouesse technologique pourrait produire jusqu'à 54 millions de kWh par an, suffisamment pour alimenter environ 30 000 foyers chinois, selon New Atlas.


Au-delà de sa capacité de production, l'OceanX impressionne par sa robustesse. La plateforme a été conçue pour garantir une stabilité et une sécurité maximales, même dans les conditions climatiques les plus extrêmes. Fabriquée en béton ultra-haute performance, dense et extrêmement résistant, l'OceanX utilise une combinaison unique d'ancrages et de haubans pré-tendus, la rendant à la fois légère et stable. Mingyang Smart Energy affirme que cette structure peut résister à des vents dépassant 260 km/h et à des vagues de 30 mètres de haut, équivalentes à un ouragan de catégorie 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson. L'année dernière, Mingyang Smart Energy a franchi une nouvelle étape en présentant un modèle encore plus puissant d'éolienne offshore, capable de générer 22 MW. La production de cette nouvelle éolienne est prévue pour 2025. Cette avancée technologique place la Chine en position de leader dans le développement des énergies renouvelables et souligne son engagement envers la transition énergétique.

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La quasi-totalité des européens vivent en zone (trop) polluée ?19 Mar 202400:01:58

Une étude dirigée par l'institut de Barcelone pour la santé mondiale (IS Global) révèle que 98% des Européens vivent dans des zones trop polluées aux particules fines. Ironie de la situation, les chercheurs remarquent quand même une amélioration de la qualité de l'air en Europe sur ces 20 dernières années. Pour ceux que cela intéresse, le lien vers l’étude est bien évidemment dans la description de cet épisode, mais attention, le texte est en anglais.

D'après l'étude, qui s’est concentrée sur plus de 1.400 régions de 35 pays européens, les niveaux maximaux fixés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sont dépassés à 98% pour les particules fines PM2,5 ; 80% pour les particules plus grosses appelées PM10 et 86% pour le dioxyde d'azote. Ceci dit, en 20 ans, les niveaux de PM2,5 ont diminué de 2,45% chaque année, les PM10 de 2,72% et le dioxyde d'azote de 1,72%. Quoiqu’il en soit, c’est que qu’une fois inhalées, ces particules peuvent être à l'origine de cancers, de maladies cardiaques ou encore de naissances prématurées. D'ailleurs, les scientifiques estiment à 400 000 le nombre de morts prématurées dues à ces particules fines chaque année.

En respectant les seuils de l'OMS, ce ne sont pas moins de 200.000 morts qui pourraient être évitées. Pour Carlos Pérez García-Pando, l'un des auteurs de l'étude, ces chiffres pourront servir je cite « de base solide pour les recherches futures et le développement de politiques visant à répondre aux problèmes de gestion de la qualité de l'air et de santé publique à travers l'Europe » fin de citation. Pour Zhao-Yue Chen, l’auteur principal de l’étude, que je cite également « des efforts ciblés sont nécessaires pour lutter contre les niveaux de particules fines, en particulier dans le contexte des menaces croissantes liées au changement climatique ». Le développement des véhicules électrique est une réponse à ce souci, mais il reste effectivement beaucoup à faire encore pour respirer un air enfin pure.

Etude : https://www.nature.com/articles/s41467-024-46103-3

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Pour la première fois, un homme inculpé pour trafic de GES ?18 Mar 202400:02:03

Aujourd’hui, on peut faire de l’argent avec absolument tout, même les choses les plus nocives. Et ça, un Américain vivant en Californie l’a bien compris. Manque de chance, il a été inculpé début mars pour avoir importé aux États-Unis, depuis le Mexique, un gaz fluoré dont l'impact serait des centaines voire des milliers de fois plus important que le dioxyde de carbone. Ainsi, Michael Hart, originaire de San Diego, est devenu le premier Américain inculpé pour importation présumée illégale aux États-Unis d'un gaz à effet de serre très polluant.

Hart a été arrêté au titre d'une loi sur l'innovation et la production de 2020 interdisant l'importation d'hydro-fluorocarbures (HFC), sauf autorisation de l'Agence de protection de l'environnement (EPA). Ces gaz fluorés, que l'on trouve essentiellement dans les réfrigérateurs, les climatiseurs, mais aussi les systèmes anti-incendie ou encore comme agents gonflants dans des mousses, sont de puissants gaz à effet de serre. D'après le ministère de la Justice, Michael Hart aurait acheté des réfrigérants au Mexique et les a importés illégalement aux États-Unis dans son véhicule, les cachant sous une bâche et des outils. Le Californien a ensuite publié des annonces de vente sur plusieurs sites internet comme Facebook Marketplace et OfferUp, avec pour objectif de faire du profit.

Je cite l’agence de protection de l’environnement américaine, « le trafic illégal d'hydrofluorocarbures (...) nuit aux efforts internationaux pour combattre le changement climatique, mettant en péril les efforts des Etats-Unis dans le cadre du pacte de Montréal, un accord visant une diminution de l'usage de ces gaz polluants de 85% d'ici 2047. D'après les autorités judiciaires, Michael Hart a également importé du chlorodi-fluoro-méthane (HCFC-22), une molécule pouvant dégrader la couche d'ozone et qui fait l'objet de règles au titre de la loi sur la qualité de l'air, aussi appelé Clean Air Act. S’il n’a pas encore été jugé, le californien risque tout de même jusqu’à 20 ans de prison et 250 000$ d’amende.

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Stocker l’énergie dans… le sable ?17 Mar 202400:02:27

Après le stockage de l'énergie dans la pierre, les pays scandinaves nous proposent un nouveau projet au potentiel révolutionnaire. Dans le petit village de Pornainen, au sud de la Finlande se prépare la construction d'une batterie de sable avec une capacité de stockage de… 100 MWh d'énergie thermique, soit une quantité de chaleur, qui une fois convertie en électricité, permettrait de répondre aux besoins sur un an d’un petit village français d’une cinquantaine d’habitant pour prendre un exemple proche de nous. Mais évidemment, cela permettra en premier lieu aux habitants de Pornainen de réduire leur dépendance aux énergies fossiles pour se chauffer, et ainsi réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'environ 70 %.

Cette technologie développée par l'entreprise Polar Night Energy, permettra de stocker de vastes quantités d'énergie éolienne et solaire. Dès lors, comment fonctionne une batterie au sable ? En deux mots : chauffage résistif. Concrètement, le sable est stocké dans une tour. Ce sable est traversé par un courant électrique, et donc de la chaleur, issu de l'énergie excédentaire provenant de sources solaires ou éoliennes. Lorsque le courant passe à travers les grains de sable, par friction, il génère de la chaleur. Une fois chauffé (ça peut monter jusqu'à' 500 °C), le sable est capable de conserver la chaleur plusieurs mois. Celle-ci peut ensuite être utilisée pour chauffer l'eau du réseau de chauffage de la ville par exemple. Voilà grosso modo résumé le fonctionnement de cette batterie au sable, d’après ce qu’en dit son développeur Polar Night Energy.

À noter qu’un dispositif du même type existe déjà dans une ville du sud-ouest de la Finlande, où cette technologie a déjà prouvé son efficacité en réchauffant bureaux et logements. Il suffira donc aux équipes de Polar Night Energy d'ajuster les algorithmes de charge pour développer une infrastructure similaire. Maintenant, un mot sur le sable utilisé. Afin de ne pas perturber les écosystèmes dans lequel on le prélève, Polar Night Energy s'est tourné vers de la pierre ollaire concassée, un sous-produit d'une entreprise locale issu de la fabrication de cheminées. En optant pour la revalorisation, les conséquences environnementales sont ainsi réduites significativement, ce qui pousse Polar Night Energy à voir grand. L’entreprise souhaiterait faire adopter sa solution au-delà des frontières de la Finlande, et à ça, on ne peut dire qu’une chose, voilà une vraie alternative qui mérite le coup d’œil.

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Parier sur les catastrophes naturelles pour gagner de l’argent ?14 Mar 202400:03:41

Connaissez-vous Fermat Capital Management. Probablement pas, et pourtant, le nom de ce fond fait référence à Pierre de Fermat, le mathématicien français qui a contribué à jeter les bases de la théorie des probabilités. Basé dans le Connecticut (aux États-Unis), il possède la plus grande collection au monde d'"obligations catastrophes" ou "cat bonds" – des instruments financiers complexes que les assureurs émettent pour couvrir des risques qu'ils ne peuvent pas gérer. À la tête de Fermat, on trouve John Seo, un gestionnaire de fonds spéculatifs de 57 ans, docteur en biophysique à l'université de Harvard. D’après le média Bloomberg, John Seo serait je cite « l'ange-gardien grâce à qui "des millions de personnes, de la Nouvelle-Zélande au Chili, bénéficient d'une protection financière contre les catastrophes naturelles » fin de citation. Ceci dit, il s’agit plus exactement d’un pari. Non pas un pari comme sur une course de chevaux, mais un choix entrepreneurial risqué.

Toujours d’après Bloomberg, « lorsque des milliers de propriétaires de Floride et de Louisiane ont souscrit une assurance contre les ouragans, ils ne se doutaient probablement pas que Seo s'apprêtait à réaliser un gros bénéfice si leurs propriétés étaient indemnes au cours des trois années suivant l’épisode climatique extrême » fin de citation. Pour résumer, en achetant ces obligations auprès d’assureurs, John Seo pari sur une catastrophe. Si produit des dégâts, son argent est utilisé pour régler les demandes d'indemnisation. Dans le cas contraire, Seo obtient un bon rendement ».

Au siège de Fermat, les décisions d'investissement sont guidées par des modèles informatiques complexes simulant les risques météorologiques. Une méthode bien loin de celle utilisée par Seo et son frère par le passé, quand ils élaboraient des modèles scientifiques dans leur garage. Si Fermat opère depuis plus de 20 ans dans une "niche du marché financier", la société a pris une autre dimension en 2023 lorsque les assureurs, inquiets de l'aggravation des tempêtes, des feux de forêt et des inondations, ont émis un montant record de 16 milliards de dollars d'obligations catastrophes – portant la taille totale du marché à 45 milliards de dollars. Dans le même temps, les acheteurs ont exigé davantage d'intérêts car l'inflation rendait la reconstruction plus coûteuse. Ainsi, investir dans les obligations catastrophes est alors devenu une stratégie spéculative extrêmement rentable en 2023, qui a permis à Fermat de réaliser un rendement de 20 %, en captant un quart du marché.

Pendant des décennies, ces instruments représentaient un "dernier recours" réservé à des événements extrêmement rares, tels que les tempêtes de l'ampleur de l'ouragan Katrina. Mais les calamités se chiffrant en milliards de dollars sont "devenues de plus en plus fréquentes. Ainsi, les assureurs facturent désormais plus cher – voire se retirent totalement. Des millions de personnes dans les pays pauvres ne disposent d’aucune sécurité en cas de drame climatique. Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres. Mais dans ce cas, Fermat Capital Management a tout intérêt à ce que votre maison et vos bien ne soient pas endommagés. Une forme d’hypocrisie vous dites ? Chacun jugera.

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Alpes : l’IA prédit une fonte massive des glaces ?13 Mar 202400:02:13

D'ici 25 ans, les Alpes risquent de perdre 34% de leur volume de glace… Et ça, c’est dans le meilleur des cas, même si le réchauffement climatique s'arrêtait brusquement demain. C’est en tout cas ce qui ressort de l'étude réalisée par des chercheurs des universités de Grenoble, Zurich et Lausanne en Suisse, qui ont utilisé des modèles informatiques intégrant l'apprentissage automatique (machine learning), pour mettre en lumière une fonte qui semble inéluctable.

La collaboration entre les trois universités a donné naissance à un modèle prédictif tristement novateur, qui utilise l'intelligence artificielle, les algorithmes d'apprentissage automatique, et des données climatiques remontant jusqu'en 2022. En somme, l'outil a relevé que les glaces continuaient de fondre sans qu’on puisse inverser la tendance. D’après l’étude, même en cas d'arrêt immédiat des émissions de gaz à effet de serre, les Alpes pourraient perdre 34% de leur volume de glace d'ici 2050. L'étude publiée dans la revue scientifique Geophysical Research Letters, dont le lien est dans la description de l’épisode, adopte plutôt une perspective à court terme. Les chercheurs suggèrent que des changements drastiques sont nécessaires pour éviter une disparition catastrophique de la glace, et par conséquent, de l’écosystème entier des Alpes, d'autant plus qu'il existe un scénario plus pessimiste, et surtout, plus réaliste.

L'étude a également demandé aux modèles de simuler la perte de volume en se basant sur les données météo et environnementales récoltées entre 2010-2022. Dans ce cas précis, la fonte des glaces grimpe à 65%, toujours d'ici 2050. Ainsi, la Mer de Glace française dans le massif du Mont-Blanc, pourrait voir son volume fondre de moitié d'ici 2050. Les chercheurs ont aussi utilisé l'intelligence artificielle pour affiner les modèles de prévision et intégrer des concepts physiques complexes qui en améliorent la précision et l'efficacité. Cette approche plutôt innovante est censée permettre de mieux anticiper les évolutions futures du climat et de la fonte glaciaire. En somme, l'étude nous confronte à une réalité implacable : même si le réchauffement climatique s'arrêtait aujourd'hui, les glaciers alpins sont déjà engagés dans une trajectoire irréversible de fonte majeure, avec des conséquences catastrophiques pour nos réserves en eau.

 

Étude : https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2023GL105029

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Toyota : une voiture hydrogène qui absorbe le CO2 ?12 Mar 202400:01:56

C’est une première pour un grand constructeur, Toyota vient de mettre au point La Corolla GR, un concept car, fonctionnant entièrement à l'hydrogène, et qui pourrait capturer le CO2. Plus précisément, ce mécanisme de capture de CO2 est assez unique et repose sur trois éléments principaux : deux filtres à air et un fluide récupérateur. Ces filtres utilisent un catalyseur en céramique (semblable à celui qu'on peut trouver sur les systèmes d'échappement conventionnels), mais est revêtu d'un matériau spécial.

Développé par Kawasaki, ce dernier peut capturer le CO2 directement l'air extérieur, et peut ensuite le relâcher lorsqu'il est chauffé. Ainsi, l'un des deux filtres est positionné de manière à ce que l'huile moteur le fasse monter en température. Une fois chaud, il libère le CO2 dans le fluide récupérateur. D’après Naoaki Ito, directeur général du projet que je cite, « les installations typiques de capture de CO2 utilisent des ventilateurs pour aspirer l'air et de la chaleur pour récupérer le CO2, ce qui nécessite de l'énergie. Le système de la Corolla H2 utilise l'admission d'air existante et la chaleur à l'intérieur du moteur » fin de citation.

Même si la technologie développée par Toyota est très bien pensée, elle est encore assez limitée. En effet, ses capacités sont assez faibles, car sur 20 tours du Fuji Speedway, soit environ 90 km, la Corolla récupère uniquement 20 g de CO2. Sachant qu'un litre d'essence en produit 2,3 kg lorsqu'il est brûlé, il reste encore une grosse marge de progression. Et même si l'hydrogène ne produit pas d'émissions lorsqu'il est consommé par la voiture, les filtres ont besoin d'être changés… à chaque arrêt au stand. Les équipes de Toyota travaillent actuellement à améliorer la capacité de ceux-ci ainsi qu'à automatiser leur processus de remplacement, ce qui pour l’heure est une tâche est assez complexe et onéreuse. 

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Du transport de marchandise plus vert grâce à l’hydrogène ?11 Mar 202400:02:02

Aujourd’hui, la grande majorité des marchandises transportées s'effectuant par voie maritime, à bord d’immense portes conteneurs. Problème, ce secteur est très polluant avec des émissions de gaz à effet de serre très importantes. Ainsi, le projet SeaShuttle vise à mettre en mer deux porte-conteneurs à hydrogène d'ici 2025. La construction de ces bateaux vient d’ailleurs tout juste de débuter dans les chantiers navals de Cochin, une ville portuaire indienne située dans l'État de Kerala.

Afin de démarrer son activité plus sereinement, Samskip a bénéficié d’une enveloppe de 13 millions d’euros, ce qui devrait effectivement lancer tranquillement la construction des bateaux déjà commandés par la société néerlandaise Samskip et le gouvernement norvégien. Ces bateaux, d’une capacité de 365 conteneurs de 45 pieds, seront propulsés entièrement à l'hydrogène et dotés d'une pile à combustible de 3,2 MW, soit une première mondiale à en croire le constructeur. En cas de problème, un moteur diesel secondaire pourra tout de même prendre le relais. La livraison des premiers bateaux est prévue pour le second semestre 2025, et seront destinés à effectuer des trajets de courte distance entre les marchés scandinaves et l'Europe continentale.

Selon l'Organisation mondiale du commerce, 90 % des échanges intercontinentaux et 80 % des volumes transportés sur la planète se font par la voie maritime. Toutefois, l'impact environnemental du secteur est considérable et celui-ci est dans le top 6 des premiers pollueurs du monde. Chaque année, ce sont donc entre 600 et 1 100 mégatonnes de CO2 qui sont émis par ces porte-conteneurs. Pour la faire courte, cela représente 3 % des émissions mondiales de GES. De plus, le volume de marchandise transportées chaque année ne fait qu'augmenter et la tendance n'est pas près de s'inverser. Même si remplacer intégralement le kérosène des porte-conteneurs par l'hydrogène paraît aujourd'hui difficile, le secteur n’a pas d’autres choix que de trouver d’autres alternatives. Le projet SeaShuttle est donc une réponse à cette problématique, mais certainement une goutte d'eau dans un océan déjà trop pollué.

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Voitures électriques : bientôt moins chères à produire que les thermiques ?10 Mar 202400:02:19

Un rapport publié début mars par le cabinet Gartner, spécialisé dans le conseil et de recherche dans le domaine des techniques avancées, établi que d'ici trois ans, les voitures électriques pourraient être moins couteuses à produire que les modèles essence ou diesel. Une idée pas si saugrenue que ça en réalité, car même si la production reste chère, la baisse du prix des batteries devrait jouer un rôle certain, tout comme plusieurs autres changements dans les processus de production. Avant de commencer, un mot sur le cabinet Gartner, qui est tout de même assez réputé pour avoir fourni dans le passé des rapports réalistes et proches des réalités de terrain, notamment sur l'évolution des environnements de travail numérique avant même la pandémie de COVID-19, l'adoption massive de l'IA dans les entreprises ou encore la montée du cloud computing.

Ces dernières années, bon nombre d'avancées technologiques favoriseraient une réduction assez drastique des coûts de fabrication. Des coûts qui descendraient même plus vite que ceux de la production de batteries. Pour le vice-président de la recherche chez Gartner, Pedro Pacheco, que je cite, « les constructeurs de véhicules électriques ont introduit des innovations qui réduisent les coûts de production, comme l'architecture centralisée des véhicules ou l'introduction de gigacastings, une technique innovante de l'industrie automobile qui consiste à couler de grandes parties du véhicule en un seul bloc, ce qui diminue le coût de fabrication et le temps d'assemblage » fin de citation. Il souligne également que cette évolution se produit « beaucoup plus vite que prévu », ce qui pourrait, en théorie, faire baisser le coût à l'achat d'un VE et démocratiser leur usage.

Toutefois, le rapport met également en garde contre un élément très important : la hausse potentielle des coûts de réparations, qui pourraient augmenter de 30 %, risquant de transformer plus de véhicules accidentés en épaves si les réparer coûte plus cher que leur valeur. À noter que cela pourrait aussi faire grimper les primes d'assurance ou pousser les assureurs à éviter certains modèles.

Un autre effet possiblement négatif de cette transition concerne directement le secteur automobile. La concurrence au sein de l'industrie sera de plus en plus féroce et Gartner prévoit que d'ici 2027, 15 % des entreprises créées ces dix dernières années, seront rachetées ou feront faillite. Pour Pacheco, cela ne signifie pas que le secteur des véhicules électriques va s'effondrer, mais plutôt muter vers une nouvelle phase où les entreprises offrant de meilleurs produits et services prendront le dessus sur les autres. 

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S’inspirer des patinoires pour sauver la banquise ?07 Mar 202400:01:40

Aux Pays-Bas, une start-up nommée Arctic Reflections veut se lancer un défi assez fou : restaurer la banquise arctique. Pour ce faire, l'entreprise a eu l’idée d’utiliser une vieille technique, employée notamment pour créer des patinoires.

Arctic Reflections propose d'utiliser des pompes pour pulvériser de l'eau de mer à la surface de la glace afin de former une couche de glace supplémentaire et réfléchissante. Simple, voir enfantin même. Cette technique, inspirée des patinoires artificielles, pourrait effectivement être une solution temporaire pour sauver les calottes glaciaires et limiter le réchauffement de la planète d’après de nombreux observateurs. L’objectif serait également d'aider à renforcer la réflexion de la lumière du soleil, limitant ainsi l'absorption de chaleur et participant à la préservation des glaciers. Pour Fonger Ypma, le directeur général d'Arctic Reflections, il faut s’inspirer des IJsmeesters, les “maîtres des glaces” des villages des Pays-Bas, chargés de créer une patinoire extérieure. Je cite « ils inondent une prairie avec une fine couche d’eau qui devient de la glace, et chaque nuit, ils appliquent des couches plus fines dessus. Et puis, une fois que c'est assez épais, ils commencent à patiner. » fin de citation.

Cependant, cette solution ne résout pas le problème à long terme et ne fait que retarder l'inévitable. Je cite Hayo Hendrikse, professeur adjoint à l'université de technologie de Delft, « ce n'est pas une solution, c'est un pansement ». Constat que partage Maurits Groen, membre du jury du prix d'innovation néerlandais Wubbo Ockels, qui estime cependant je cite que « la vitesse à laquelle les choses empirent est telle que nous devons recourir à ce genre de mesures folles pour au moins gagner du temp » fin de citation. 

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Aldoria, une start-up pour lutter contre la pollution de l’espace ?06 Mar 202400:02:12

Connaissez-vous Aldoria ? Cette jeune entreprise toulousaine accélère sa surveillance de l’orbite terrestre cette année. Jusqu’au mois de janvier, la start-up s’appelait encore Share My Space. Fondée en 2017, elle compte plus d’une vingtaine d’employés et a réussi une levée de fonds de 10 millions d’euros. Un joli capital pour grandir et prouver que ses méthodes de surveillance et de suivi des satellites. Renommée Aldoria, elle utilise six stations télescopiques (chaque station disposant de 4 télescopes) réparties autour du monde, avec des algorithmes spécifiques dédiés au suivi des satellites en orbite haute et basse (jusqu’à 300 km). La levée de fonds permettra en particulier de doubler le nombre de stations. Mais Aldoria dispose également de partenariats avec ses clients et les agences. Chaque mois, l’entreprise publie des jeux de données dans son « space sustainability bulletin » avec un objectif clair : devenir le leader européen de la surveillance orbitale.

Et clairement, il y a de la concurrence. L’entreprise la plus connue du secteur est sans doute LeoLabs, qui est basée sur une technologie différente ; des radars qui détectent et classent des milliers de satellites et débris en temps réel, en particulier pour l’orbite basse. Mais en 2024, Aldoria a noué des partenariats avec de grands noms, comme SES qui est le leader des satellites géostationnaires privés, ainsi qu’Airbus Defence & Space.

Si les opérateurs, et en particulier ceux qui ont le plus de satellites comme SpaceX, prennent un soin tout particulier à surveiller l’orbite de leurs unités, les chiffres ne sont pas rassurants. Plus d’une centaine de satellites Starlink décollent chaque mois pour rejoindre l’espace, et ils ne sont pas seuls : d’autres opérateurs envoient des « grappes » plus petites. L’encombrement est donc bien réel et pour qu’il ne devienne pas critique dans les années à venir, une précision accrue sera nécessaire. Le 28 février dernier, un vieux satellite-espion russe et une unité de la NASA ont failli entrer en collision à 604 km d’altitude, et seraient passés à seulement 20 mètres l’un de l’autre. La pollution de l’espace est en effet un enjeu réel et concret qu’il ne faut pas négliger, car ce qui affecte l’espace affectera forcément la Terre tôt ou tard.

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Du papier recyclé en guise de papier toilette ?22 Jul 202400:01:56

Dans la série "petits gestes, gros impacts", la marque Popee entend révolutionner l'industrie du papier toilette. Aucun arbre n'est abattu pour sa fabrication, puisque les feuilles sont produites à partir de papiers recyclés provenant de corbeilles de bureaux d'entreprises ou de matières alternatives comme l'amidon de maïs. Depuis sa création en 2019, Popee a élargi sa gamme avec des mouchoirs et des essuie-tout, garantissant que tous ses produits sont exempts de matières controversées et de composants toxiques.


L'impact est considérable : selon Popee, une tonne de papier recyclé sauve 17 arbres, réduit de 300 kilos les émissions de CO2, consomme deux fois moins d'énergie et utilise 20 fois moins d'eau. À l'échelle mondiale, le WorldWatch Institute estime que 27 000 arbres sont abattus chaque jour pour satisfaire la demande de papier toilette, soit 10 millions par an. Le Planetoscope ajoute qu'une dizaine de rouleaux de papier toilette à usage unique génèrent 2,5 kilos de CO2. Sans oublier les litres d'eau nécessaires à leur fabrication, ainsi que les parfums synthétiques et colorants artificiels. En moyenne, chaque Français utilise entre 90 et 110 rouleaux de papier toilette par an, rendant impératif le changement.


Le papier toilette, apparu en Chine au VIe siècle, a connu de nombreuses évolutions. Aristophane décrivait l'utilisation de cailloux pour se nettoyer : "Trois pierres peuvent suffire si elles sont raboteuses. Polies, il en faut quatre." D'autres techniques incluaient des bouts de bois, des coquillages, du foin ou des écorces de maïs, avant que le papier ne s'impose. Ce n'est qu'en 1857 que l'Américain Joseph Gayetti commercialise les premières feuilles de papier toilette. Aujourd'hui, l'initiative de Popee pourrait marquer un tournant décisif, contribuant à une utilisation plus durable et respectueuse de l'environnement pour ce produit d'hygiène quotidienne.

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L’IA fait exploser la consommation en eau ?05 Mar 202400:02:38

Avec le boom de l'IA générative, la consommation d'eau des entreprises de la tech ne cesse de grimper. En 2022, Microsoft a augmenté sa consommation d'eau de 34 %, Google de 22 % et Meta de 3 %. Selon Shaolei Ren, professeur à l'université de Californie, réaliser entre 10 et 50 réponses à ChatGPT, alimenté par GPT-3.5, équivaudrait à « boire » une bouteille d'eau de 500 ml.

Pour être clair, la demande croissante en IA risque d'entraîner une augmentation de l'extraction de l'eau de 4,2 à 6,6 milliards de mètres cubes d'ici 2027 d’après les estimations des chercheurs, ce qui équivaut à la moitié de la quantité consommée par la population du Royaume-Uni chaque année. Je cite Kate Crawford, spécialiste de l'IA et professeur à l'université de Californie du Sud, « d'ici quelques années, les grands systèmes d'intelligence artificielle auront probablement besoin d'autant d'énergie que des pays entiers » fin de citation. Le problème est d'autant plus grave dans un contexte de pénurie d'eau douce de plus en plus récurrentes, d'aggravation des sécheresses et du vieillissement rapide des infrastructures publiques d'approvisionnement en eau.

D’ailleurs, les entreprises concernées reconnaissent la situation. Je cite OpenAI, « nous reconnaissons que l'entraînement de grands modèles peut être gourmand en eau, et c'est l'une des raisons pour lesquelles nous travaillons constamment à améliorer l'efficacité » fin de citation. À noter que leurs modèles fonctionnent grâce aux serveurs de Microsoft. Si les opérateurs de centres de données ont d’ailleurs pour objectif de réinjecter plus d'eau que leurs installations n'en consomment d'ici 2030, les autorités sont également au courant du problème. Début février, des élus démocrates américains ont présenté une loi sur les impacts environnementaux de l'intelligence artificielle, qui inclut, notamment, la création de normes pour évaluer les effets de la technologie sur l'environnement.

Cependant, ce n'est pas assez selon les experts. Pour Kate Crawford que je cite à nouveau, « si l’on veut s'attaquer véritablement aux incidences de l'IA sur l'environnement, il est nécessaire d'adopter une approche à multiples facettes incluant l'industrie de l'IA, les chercheurs et les législateurs » fin de citation. Elle appelle également les fournisseurs d'IA à collaborer avec des spécialistes des sciences sociales et environnementales pour orienter les conceptions techniques vers une plus grande durabilité écologique. Car outre l'eau, les centres de données nécessitent aussi de grandes capacités d'énergie. D'ici 2026, la consommation d'électricité des datacenters en Europe devrait augmenter de 50 %, d’après l'Agence internationale de l'énergie.

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Des ordi plus écolo grâce à la fibre ?04 Mar 202400:01:42

Une équipe internationale de chercheurs du Leibniz Institute of Photonic Technology en Allemagne s’est servie de la fibre optique pour mettre au point un concept assez fascinant : un ordinateur sans circuit électronique. Et les résultats de ce projet sont assez fascinants, comme il est possible de le lire dans la revue Advanced Science, dont le lien est dans la description de cet épisode.

Alors comment fonctionne cet ordinateur ? Les images et sons transitent à l'intérieur du PC sous forme d'impulsions lumineuses qui changent de couleurs en voyageant à travers la fibre. L'ordinateur analyse ensuite ces combinaisons de couleurs pour comprendre et classifier l'information rapidement avec une très haute précision. Autre avantage indéniable de cette découverte : une réduction considérable de l'énergie nécessaire pour faire fonctionner l'ordinateur. En effet, l’absence de nombreux composants électroniques permet de réduire cette consommation, entre autres. Pour plus de détails, je vous invite à vous plonger dans le passionnant article d’Advance Science en description de cet épisode, bien qu’il soit assez technique et surtout en anglais. Reste désormais à quantifier l’économie d’énergie que ce système permet.

Quoiqu’il en soit, cette trouvaille a déjà le potentiel pour être implémentée dans les architectures d'ordinateurs actuelles. En théorie, ce système à base de fibre serait capable de se charger d'opérations de calcul très complexes, qui étaient plutôt l'apanage d'ordinateurs très puissants il y a encore peu de temps. Et cela, en utilisant une fraction seulement de l'énergie nécessaire dévorée par les ordinateurs actuels. Les chercheurs à la base de l'étude imaginent même pouvoir appliquer cette technologie à des appareils portables à l'avenir, comme des tablettes ou des smartphones.

Article Advance Science : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/advs.202303835

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Une centrale électrique EDF au cœur du projet Neom ?03 Mar 202400:02:56

Vous le savez, Neom, cette mégalopole futuriste est en train d'émerger du désert saoudien près de la frontière entre la Jordanie et l'Égypte… si les écologistes y voient une véritable dystopie, ils ne seront pas au bout de leurs peines, car EDF vient de signer un contrat avec l'Arabie Saoudite pour la construction d'une centrale hydroélectrique au cœur de Neom, le projet répondant au doux nom de « Nestor » !

Si le projet fait la fierté des dirigeants, côté salarié, ce n'est pas le même son de cloche. Pour rappel, Neom est un projet visant à créer une mégalopole de 26 000 km2, soit environ la taille de la Belgique. L'Arabie Saoudite veut faire en sorte que ce lieu soit un véritable hub dédié à l'innovation, au tourisme et au travail. Un projet à 500 milliards de dollars, que ses promoteurs aiment décrire comme « futuriste » ou « ambitieux ». Selon d'autres points de vue, il s’agit plutôt d’une véritable catastrophe écologique. Dans le détail, Neom regroupera en son sein plusieurs sous-ensembles : un port flottant, une île touristique, un complexe industriel et la fameuse ville The Line.

C'est donc au cœur de ce projet démesuré qu'EDF va construire sa future centrale hydroélectrique qui servira à alimenter The Line. En réalité, c'est une station de transfert d'électricité par pompage-turbinage, D’après EDF, je cite « The Line est censée fonctionner uniquement avec des énergies renouvelables, le vent et le soleil… Or l'éolien et le photovoltaïque sont des énergies intermittentes. Pour qu'il y ait de l'électricité, même quand il fait nuit ou qu'il n'y a pas de vent, ils ont besoin de notre STEP » fin de citation. Et cela fait plusieurs années qu'EDF est sur le coup. En 2021, l'entreprise avait déterminé le site précis qui pourrait accueillir la centrale. Les deux années suivantes ont été celles des études de faisabilité. Une sombre affaire d'assassinat commandité d'un journaliste opposant au régime (Jamal Khashoggi) en 2018 avait pourtant lourdement terni l'image de l'Arabie Saoudite à l'international. Mohammed bin Salman (accusé de cet assassinat par le renseignement américain) avait lui-même avait déclaré : « personne n'investira dans Neom pendant des années ». C'était sans compter EDF, qui, malgré cela, a proposé dès 2019 d'examiner les sites propices à l'implantation d'une centrale hydroélectrique.

Le projet Nestor suscite d’ailleurs quelques tensions au sein d'EDF. Jean-Yves Ségura, représentant syndical, a été interrogé par Radio France et explique avoir contacté la direction d'EDF en mai 2022 à propos de ce projet ; une alerte qui a été « classée sans suite ». Selon un sondage mené par le syndicat FO, « 73% des salariés souhaitent qu’'EDF quitte le projet ». Pour beaucoup, ce projet est complètement déconnecté de la réalité et des besoins de la population saoudienne et va à l'encontre des valeurs de l'entreprise. Malgré la grogne, la direction semble inébranlable. Le contrat finalisant administrativement le projet Nestor a été signé au début de l'année 2024 et la mise en route de la centrale est prévue pour 2029.

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Petite pause et retour début Mars15 Feb 202400:00:38
Bonjour à toutes et à tous... Pas d'épisode aujourd'hui ni pour les deux prochaines semaines... Choses à Savoir Tech Verte fait une petite pause et revient début mars ! En attendant, n'hésitez pas à écouter ou réécouter les autres épisodes mis en lignes ces derniers temps, je suis sur que certains pourraient vous intéresser ! Je profite de cet épisode pour vous remercier d'être aussi fidèle à l'écoute de ce podcast. N'hésitez pas à en parler autour de vous, à le partager à vos amis et proches si le coeur vous en dit, car c'est essentiellement via le bouche à oreille que le podcast progresse et est de plus en plus écouter. A très vite pour de nouveaux épisodes ! Rendez-vous la première semaine de mars !

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Avion : dépasser 1 224 km/h rien qu’à l’aide du vent ?15 Feb 202400:02:09

Mi-février, des vents allant jusqu'à 425 km/h à des altitudes de plus de 10 000 mètres ont soufflé sur l'Atlantique, permettant à plusieurs avions d'atteindre une vitesse de 1 250 km/h, bien au-dessus de la vitesse du son. Si l'on ne peut pas affirmer scientifiquement que ces appareils ont franchi la barrière acoustique, cette prouesse grâce à l'aide de la nature est impressionnante.

 Le National Weather Service, l'équivalent de Météo-France en Amérique, a donc enregistré la deuxième vitesse de vent la plus élevée sz l'histoire, depuis le début des mesures dans les années 1950. Les conditions atmosphériques au-dessus de l'océan Atlantique étaient exceptionnelles, ce qui a permis aux avions en provenance de l'Amérique et à destination de l'Europe, de voler plus vite. À commencer par le vol 22 de Virgin Atlantic entre Washington et Lisbonne. L'avion a tout simplement gagné 50 minutes grâce à ces vents favorables. Un vent arrière a littéralement emporté l'avion, atteignant une vitesse de pointe de 750 miles par heure (soit 1 249 km/h). La vitesse s'est ensuite stabilisée entre 965 et 1 125 km/h, quand même bien au-dessus de la vitesse de pointe théorique (de 945 km/h). Le vol 64 d'United Airlines, également à destination Lisbonne depuis New York, a atterri avec 20 minutes d'avance pour sa part, après avoir atteint une vitesse de 840 mph (1 349 km/h). Enfin, le vol 120 d'American Airlines a atteint une vitesse stupéfiante de 840 mph (1 352 km/h) après avoir décollé de Philadelphie et arrivé à Doha, au Qatar avec une demi-heure d'avance.

Alors comment les avions ont-ils pu atteindre cette vitesse ? Et bien grâce au contraste entre l'air très froid du nord-est et l'air doux du sud-est.

 La fameuse onde de choc, le bang sonique, qui provoque précisément le franchissement du mur du son, n'a toutefois pas eu lieu. On ne peut donc pas vraiment dire que les avions ont réellement franchi le mur du son, même si leur prouesse est impressionnante.

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La Finlande mise sur une méga batterie dans la mine la plus profonde d'Europe ?14 Feb 202400:03:16

L'ancienne mine de cuivre et de zinc de Pyhäsalmi, située à 450 km au nord d'Helsinki, se prépare à être reconvertie. S'enfonçant à 1 444 mètres sous terre, elle offrirait la configuration idéale pour un projet de batterie gravitaire, qui sera déployée par une entreprise spécialisée dans le stockage d'énergie : Gravitricity. Comme son nom l'indique, cette batterie stocke l'énergie par gravité.

Ainsi, Gravitricity installera cette batterie dans un puits de la mine à une profondeur de 530 mètres. Théoriquement, la batterie peut atteindre une capacité de stockage de 2 MWh, ce qui équivaut à l’énergie nécessaire pour recharger une voiture comme une Tesla Model 3 jusqu'à 40 fois. Le PDG de Gravitricity, Martin Wright, a déclaré au journal écossais The Herald, je cite, "ce projet démontrera à grande échelle comment notre technologie peut fournir un stockage d'énergie fiable à long terme, capturant l'énergie pendant les périodes de faible demande, la stockant et la restituant rapidement.

Dans le détail, comment fonctionnent les batteries à gravité ? Pour faire simple et sans trop rentrer dans les détails techniques, l'énergie excédentaire, principalement issue des énergies renouvelables, est utilisé pour soulever d’énormes objets lourds. Ces batteries stockent de l'énergie lorsqu'elles sont soulevées. Mais lorsqu'on décide de libérer cette énergie, on fait chuter ces objets, ce qui permet à l'énergie d'être convertie en énergie cinétique puis en électricité grâce à des turbines. C'est rapidement résumé, mais vous avez l'idée désormais. D'ailleurs, Gravitricity a signé un accord avec Callio Pyhäjärvi, un projet visant à réutiliser l'espace minier de Pyhäjärvi en hébergeant diverses initiatives innovantes. Cela permettra à l’entreprise de développer un premier prototype, sans que l'on connaisse la date de mise en service pour l'instant. D'ailleurs, il n’existe actuellement aucune information indiquant si des batteries supplémentaires seront construites dans la mine si le prototype fonctionne comme prévu.

Ceci dit, Wright a déclaré que ce projet ouvrira la voie à d'autres projets commerciaux, notamment la reconversion des mines, offrant ainsi un avenir potentiel aux mines qui atteignent la fin de leur durée de vie naturelle" fin de citation. Certains chercheurs estiment qu’exploiter ainsi la gravité dans les mines abandonnées pourrait permettre de stocker dans le monde jusqu’à 70 TWh. Quand on sait qu'il existe pas moins de 500 000 mines abandonnées rien qu’aux États-Unis, le potentiel de cette forme de stockage d’énergie est assez prometteur.

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Matière noire : où en est l'accélérateur de particules du CERN ?13 Feb 202400:02:19

En 2024, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) fêtera son 70e anniversaire. Dans ce contexte, un projet de construction d'accélérateur de particules commence à prendre forme. Si vous ne le saviez pas déjà, il s’agit d’un appareil qui utilise un champ électrique ou magnétique pour faire entrer en collision des particules à grande vitesse. Les processus qui permettent de provoquer des collisions de particules visent à étudier leur nature et leurs propriétés. Et très récemment, un rapport intermédiaire relayé par le journal The Guardian a été publié par les scientifiques du CERN.

On y découvre la structure du futur collisionneur circulaire, qui verra le jour sous terre, à la frontière entre le Pays-de-Gex dans le département de la Haute-Savoie, et la Suisse romande. Au total, il aura fallu huit ans de recherche pour construire cet anneau de plus de cinq mètres de large et de plus de 90 kilomètres de circonférence. Sa portée est donc trois fois supérieure à celle du Large Hadron Collider, également connu sous l'acronyme LHC, mis en service au CERN en 2008. À ce jour, le LHC est considéré par les experts comme la base permettant d'expliquer le Big Bang et a joué un rôle déterminant dans la découverte du boson de Higgs (BEH) en 2012.

En somme, cet accélérateur de particules serait d'après les scientifiques le plus grand dispositif expérimental jamais créé pour tester les théories physiques, et serait même capable d'écraser des protons et d’autres particules subatomiques à des vitesses proches de la vitesse de la lumière. En attendant de le voir à l'œuvre, le CERN a présenté le calendrier de construction. Dans le détail, les travaux débuteront en 2033, soit cinq ans avant l'introduction des équipements. L'objectif est de commencer à l'exploiter à son plein potentiel en 2050... le tout pour 20 milliards d’euros, d'après le Guardian.

Les experts fondent de grands espoirs sur le futur Ring Collider. D'autant plus que ses prédécesseurs n'ont pas révélé la moindre indication sur d'autres mystères de l'univers depuis la découverte du boson de Higgs. Prochaine étape, découvrir ce qui se cache derrière la matière noire. Pour la directrice générale du CERN, Fabiola Gianotti, le futur Ring Collider devrait devenir "l'appareil le plus puissant jamais créé pour étudier les lois de la nature".

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Tesla : le froid détruit les performances des voitures ?12 Feb 202400:02:09

En Norvège, les voitures électriques vendues sur le marché sont testées sur plusieurs critères, dont l'autonomie et la vitesse de recharge lors d'un événement ayant lieu deux fois par an : le EL Prix. Concrètement, cet événement permet de déterminer si les valeurs fournies par le constructeur sur la base de la réglementation sont respectées. Et cette année, lors du test, la Tesla Model 3 Highland dans sa version Long Autonomy a été placée dans une position assez délicate.

En somme, toutes les voitures testées ont roulé au même moment par des températures comprises entre -2°C et -10°C. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'autonomie était inférieure de 30% à ce qu'annonçait Tesla initialement. Car à la base, ce véhicule a une autonomie annoncée de 629 km. Suite au test, ce chiffre est tombé à 441 km, soit presque 200 km de moins ! Cela signifie donc que les batteries de Tesla sont très sensibles au froid.

La bonne surprise par contre, vient d'une berline de luxe chinoise, la HiPhiZ. Equipé d'une batterie haute capacité de 120 kWh, elle a parcouru 522 km et était la seule voiture à signaler une différence inférieure à 10 % entre l'autonomie annoncée et l'autonomie réelle. En bas du classement de ce test, sans surprise, on retrouve des modèles avec des batteries plus petites comme la Jeep Avenger, l'Opel Astra-E, et la Peugeot e-308, tous trois appartiennent au groupe Stellantis. À noter cependant que la e-308 se distingue par une consommation assez modeste, affichant seulement 17,0 kWh/100 km.

Ce test hivernal vient clairement prouver à quel point les normes actuelles sont insuffisantes pour évaluer l'autonomie réelle d'un véhicule. Des facteurs très importants tels que la gestion thermique de la chaîne de traction, la climatisation et l'isolation du véhicule ne sont pas pris en compte. Vous pouvez retrouver les résultats détaillés sur la page officielle de l'événement, dont le lien est dans la description de cet épisode. Mais je vous préviens, c'est en Norvégien.


Tests : https://www.naf.no/elbil/elprix?leftColumn=Resultater

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SNCF : un max de tech dont l'IA pour un train plus vert et sécurisé ?11 Feb 202400:02:23

Après avoir déployé de nouveaux postes d'aiguillage informatique avec le projet ARGOS, la SNCF compte utiliser la vidéo et l'intelligence artificielle pour améliorer l'expérience des passagers et la sécurité ferroviaire. D’un côté, il y a le projet TNI, qui utilise l’IA pour traiter les flux vidéo des gares et des trains de manière « éthique ». Et de l'autre, il y a SDOT, qui propose plusieurs services et informations aux voyageurs et aux entreprises, et qui est déjà utilisé sur des dizaines de trains TER en France.

Tout d'abord, le projet TNI sur le « Traitement numérique de l'image » est le résultat de trois années de recherche portant sur les traitements dits « éthiques » des flux vidéo des caméras installés dans les gares, les trains et à d’autres endroits. Plus précisément, TNI promet d'anonymiser les usagers filmés pour répondre aux normes de la CNIL, et de supprimer toutes les données biométriques. Grâce à ces images anonymisées, les analystes pourront créer des statistiques utiles et ajuster les offres de trains si nécessaire. Il sera par exemple possible de changer de type de train (à un ou deux étages) en fonction du nombre de passagers. Côté sécurité, la détection des mouvements de foule est une fonctionnalité importante car elle contribue à la sécurité des gares et réduit le temps de réponse des autorités et des forces de l'ordre en cas de problème.

De son côté, la solution SDOT, pour « Service Digital On Train », annoncée il y a quelques mois au salon VivaTech, sera pilotée par la filiale SNCF Voyageurs et devrait je cite "définir l'avenir du transport ferroviaire". En fait, il s'agit d'une architecture unique qui offre des services à la demande, comme un système d'information qui fournit des données en temps réel sur votre voyage, et la présence de Wi-Fi à bord. Rien de nouveau sur le papier, mais contrairement à TNI, plus de 100 trains TER dans la région sont déjà équipés de solutions SDOT. L'objectif de la SNCF est de continuer à utiliser le SDOT à grande échelle, sur plus de 1000 rames, qui circuleront dans 11 régions du pays ainsi qu'au Luxembourg. Quoi qu'il en soit, ces innovations font de la SNCF un pionnier dans l’intégration de l’IA et des technologies connectées pour améliorer la sécurité et rendre les trains plus efficaces, utiliser moins de ressources et donc verdir encore un peu plus les trajets, même à petite échelle. Peut-être un premier pas pour réconcilier les Français avec les trains.

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IA : des panneaux solaires moins chers et plus efficaces ?08 Feb 202400:01:52

Les panneaux solaires présentent un grand intérêt car ils permettent d’accéder à une énergie renouvelable à moindre coût. Ceci dit, que se passerait-il si on y mélangeait l’intelligence artificielle ? C'est l'idée de Frank Magnotti, PDG d'Electiq Power, une société américaine spécialisée dans le stockage d'énergie à la maison. D'après lui, l’intelligence artificielle pourrait apporter de nombreux avantages tant aux installateurs qu’aux clients, et cela, du premier contact à la maintenance du système.

L'IA joue déjà un rôle en optimisant les déploiements en fonction de l'offre et de la demande. Mais pour Magnotti, le processus pourrait être encore plus efficace en capturant davantage de variables, même les plus locales, y compris « toutes les prévisions météorologiques ». Ainsi, l'IA permettrait de réduire les coûts de pré-installation en prenant en compte différents paramètres comme le budget et les performances estimées. Il serait également possible d'améliorer la collecte des données... car en plus des informations issues des images satellites et des prévisions météorologiques, l’IA pourrait analyser les installations des clients sur le terrain, par exemple à l’aide de drones ou de diverses techniques d’imagerie.

L'IA permettrait également de limiter les déplacements des techniciens sur site, réduisant ainsi potentiellement les coûts en terme d'intervention, qu'ils s'agisse de coûts d'installation ou de maintenance. Selon Magnotti, l'IA conversationnelle comme ChatGPT joue un rôle important, car s'équiper de panneaux solaire coûte beaucoup d'argent, et la prise en charge de certaines interactions avec les clients via des chatbots pourrait potentiellement faire gagner du temps et de l'argent à ces derniers, comme à l'entreprise. Comprenez par là, moins d'employés dans l'entreprise. Pour le patron d'Electriq Power, l’IA devient de plus en plus puissante à mesure que l’on collecte davantage de données. Reste désormais à voir si cela sera réellement bénéfique non seulement aux clients, mais aussi pour l’environnement.

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Le renouvelable plus fort que le charbon en 2025 ?21 Jul 202400:02:05

La demande mondiale d'électricité connaît un bond significatif, révélant le rôle croissant de l'électricité dans nos économies et l'impact des canicules sévères, selon Keisuke Sadamori, directeur Marchés et sécurité énergétiques de l'AIE. Il souligne que l'essor des modes de production décarbonées n'est pas encore suffisant. Les énergies renouvelables, telles que l'hydroélectricité, le solaire et l'éolien, devraient fournir 35% de l'électricité en 2025, contre 30% en 2023. Le photovoltaïque devrait à lui seul couvrir la moitié de la croissance de la demande, avec le solaire et l'éolien représentant ensemble 75% de cette augmentation.


Cependant, la production électrique issue des centrales à charbon ne devrait pas décliner dès 2024, principalement en raison de la forte hausse des besoins en Chine et en Inde. L'AIE ajoute que les capacités hydrauliques chinoises pourraient créer la surprise et réduire la part du charbon dès cette année, entraînant une baisse des émissions de CO2 du secteur électrique. L'AIE observe un retour à une croissance annuelle de la demande électrique à des niveaux inédits depuis 2007, hors rebond post-Covid. La demande mondiale d'électricité devrait croître de 4% en 2024 et en 2025, contre 2,3% en 2023, poussée par l'activité économique et l'électrification des équipements.


Aux États-Unis, la demande devrait croître de 3% cette année, en raison de l'activité économique, des besoins en climatisation et de l'essor des data centers liés à l'intelligence artificielle. En Inde, la demande devrait bondir de 8%, et en Chine, elle est attendue à +6%. En Europe, après deux ans de repli lié à la crise énergétique et à la flambée des prix, la demande électrique devrait croître de 1,7%. "Il est encourageant de voir la part des énergies propres grandir, mais cela doit se produire plus rapidement", commente Keisuke Sadamori, appelant à renforcer les réseaux et à améliorer les normes d'efficacité énergétique pour réduire les impacts d'une demande de climatisation croissante.

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Le Massif central renferme plein de lithium ?07 Feb 202400:02:18

Un gisement de lithium découvert en 2022 au centre-ville de l'Allier suscite des espoirs pour l'économie locale, mais également de fortes inquiétudes environnementales. Et comme le lithium est partout : dans les batteries, les smartphones, les ordinateurs portables, les tablettes et les voitures électriques, il est presque impossible de s’en passer. Sans compter que le marché des énergies renouvelables continue de croître, le lithium étant aussi au cœur des systèmes de stockage d’énergie solaire et éolienne.

Et justement, la France possède un très beau gisement à Echassières, dans l'Allier, que le projet Emilie, porté par le groupe Imerys, vise à exploiter... ce qui n'est pas sans poser de sérieuses questions quant à son impact environnemental. Depuis 2005, Imerys exploite le gisement de Beauvoir, près d'Echassières donc pour extraire de l'argile blanche. Mais en plus de cela, iIl y a aussi 118 millions de tonnes de lithium enfouies sous terre dans cette carrière. Imerys estime que l'entreprise sera en mesure de produire suffisamment d'hydroxyde de lithium pour 700 000 voitures par an pendant au moins 25 ans à partir de 2028. Ainsi, les défis financiers et sociaux sont énormes, avec la création imminente de 1 000 emplois et la réindustrialisation entière de la région.

D'un point de vue purement économique, le projet Emily est prometteur tant au niveau local que national. D'un point de vue écologique, c'est une autre histoire. Les experts s'inquiètent de la baisse du niveau des eaux souterraines provoquée par la consommation d'eau de la mine, sans parler de la pollution environnementale associée au projet. En fait, le lithium est extrait du sous-sol par évaporation de saumure, un processus qui nécessite une quantité d’eau importante. Les écosystèmes voisins et la production agricole locale pourraient donc être fortement affectés. C'est donc pour apaiser les inquiétudes autour du projet qu'Imerys a promis plusieurs choses, comme mesurer le comportement de la nappe phréatique sur une période d'un an et ne pas forer dans le sous-sol des forêts voisines. Le projet Emily incarne un dilemme des temps modernes : s'assurer du bon fonctionnement de la « transition énergétique » tout en gardant en tête que la survie de nos écosystèmes est primordiale. Actuellement, l'extraction du lithium reste catastrophique en termes d'impact environnemental.

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Au XXe siècle, un ingénieur voulait brûler du charbon pour améliorer le climat ?06 Feb 202400:02:25

Si les événements météorologiques extrêmes provoqués par le changement climatique inquiètent de nos jours, les croyances étaient très différentes au début du 20e siècle d'après l'historien Thomas Moynihan. Ce dernier a raconté à la BBC qu'un ingénieur américain, William Lamont Abbott avait développé l'hypothèse selon laquelle le charbon était une substance essentielle pour améliorer la vie humaine. En conséquence, les gouvernements du monde entier devaient brûler tout le charbon enfoui sous terre. Ce progressisme était basé sur une théorie de la libération énergétique et ignorait la catastrophe potentielle que ce système créerait. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette idée s'inscrivait parfaitement dans son temps.

À cette époque, la science commençait à peine à faire le lien entre le développement industriel et l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2). Sauf que les croyances étaient encore marquées par les connaissances du XIXe siècle, où les physiciens pensaient que la Terre se refroidissait inexorablement. À la fin des années 1920, William Lamont Abbott expliquait à qui voulait bien l'entendre, que le CO2 était associé à l’augmentation des surfaces agricoles à mesure que les régions polaires se transformaient. Selon lui, la combustion du charbon répondait également aux besoins liés à l’explosion démographique. Selon les Nations Unies, la population avant la Seconde Guerre mondiale était d'environ 2 milliards de personnes, soit environ un quart de la population actuelle. Bien que ses théories soient aujourd'hui mal vues, d'autres scientifiques vantent également l'utilisation intensive du charbon comme faisant partie de la transformation positive de la société moderne.

Comme le rappelle Thomas Moynihan, le physicien suédois Svante Arrhenius qui a vécu entre 1859-1927 est également intervenu en faveur du réchauffement climatique. Ses travaux sur l’augmentation du dioxyde de carbone ont fait de lui un pionnier dans la communauté scientifique, lui offrant même un prix Nobel de chimie en 1903. Seules quelques voix minoritaires osaient s'opposer à cela à l'époque, notamment le géologue Thomas Crowder Chamberlin (1843-1928) qui avait déjà défendu le principe de précaution et exhortait le monde, déjà à l'époque, à reduire ses émissions de dioxyde de carbone. Un avertissement qu'il accompagnait d'un discours positif, estimant que la population pouvait renverser le cours des événements, en particulier le réchauffement climatique.

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Tesla : une gestion catastrophique de ses déchets ?05 Feb 202400:02:06

Batteries au plomb, peinture, liquide de frein, aérosols, antigel, acétone, gasoil… la liste des déchets mal gérés par Tesla est longue et assez inquiétante. L'entreprise est en effet accusée d'avoir violé les lois sur les pratiques commerciales déloyales de Californie et les lois sur les déchets dangereux en étiquetant faussement les déchets et en les envoyant dans une décharge non équipée pour traiter les matières dangereuses.

Les plaignants, dont les procureurs généraux de Los Angeles et de San Francisco, accusent Tesla de ne pas avoir formé ses employés sur la manière de gérer correctement les déchets dangereux. Pour aggraver les choses, la plainte indique que ces violations se sont produites dans 101 installations, dont l'usine de fabrication Tesla de Fremont. En 2022, le constructeur avait informé les régulateurs financiers américains qu'il faisait l'objet d'une enquête concernant ses pratiques de gestion des déchets. Plus précisément, l'entreprise a affirmé avoir mis en œuvre diverses mesures, notamment des formations, des audits et des améliorations de son programme de gestion des déchets sur site. Mais apparemment, ses efforts n'ont pas satisfait les autorités. Les procureurs de chaque district demandent désormais des injonctions et des sanctions civiles pour forcer Tesla à éliminer correctement les déchets dans ses installations à l'avenir. Selon l'agence de presse Reuters, Tesla pourrait devoir payer jusqu'à 70 000 dollars par jour pour chaque infraction.

D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que l'entreprise fait l'objet de telles allégations. En 2019, cette dernière avait conclu un accord avec l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) concernant des violations présumées de la réglementation fédérale sur les déchets dangereux déjà dans son usine de Fremont. Trois ans plus tard, Tesla acceptait de payer une amende de 275 000 $ pour avoir omis de mettre en œuvre un plan visant à minimiser les émissions de polluants atmosphériques provenant de la peinture dans cette usine. Si le constructeur assure que ses voitures évitent 4 millions de tonnes d'émissions de CO2, ces échecs répétés en matière de justice environnementale ont quelque peu terni son image.

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De nouvelles îles apparaissent au Groenland ?04 Feb 202400:02:05

La naissance d'une île est un phénomène assez surprenant qui généralement est le résultat d’une intense activité volcanique. On a pu observer cela en 2022 dans l'archipel des îles Tonga. Mais au Groenland, l'explication se trouve ailleurs.

Dans une nouvelle étude de l'Institut de recherche spatiale de l'Université technique du Danemark, on apprend que le socle rocheux de ce pays s'est élevé de 20 cm au cours de la dernière décennie donc, entre 2013 et 2023, soit une augmentation de 2 mètres par siècle d'après leurs calculs. L'étude, publiée dans la revue Geophysical Research Letters, dont le lien est dans la description de cet épisode, est basée sur une analyse des données du réseau GNET, qui comprend une soixantaine de stations de mesure GPS le long de la côte du Groenland. Et cette élévation du sol du Groenland ne devrait surprendre personne.

D'après l'étude, après la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 12 000 ans, les épaisses couches de glace qui recouvraient auparavant les continents ont commencé à relâcher la pression sur les masses continentales, ce qui a entraîné un lent rebond des roches. Mais grâce à cette nouvelle étude, on peut désormais calculer la part du soulèvement de la terre au Groenland, en prenant pour facteur principal le changement climatique et lié aux activités humaines.

D'après Shufaqat Abbas Khan, professeur au DTU Space et coauteur de l'étude que je cite, "le soulèvement des terres observé au Groenland ces dernières années ne peut pas s'expliquer uniquement par l'évolution naturelle post-glaciaire. Le Groenland se soulève beaucoup plus ! Ce sont des bouleversements de terrain très importants que nous pouvons actuellement détecter. Ceux-ci affecteront la carte du Groenland, à mesure que de nouvelles terres émergeront de la mer et que de nouvelles petites îles seront créées au fil du temps" fin de citation. En 2022, une autre découverte avait incité les géographes à redessiner la carte du Groenland, tout en fournissant une explication à la mystérieuse disparition de "l'île la plus au nord" du monde.


Étude : https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2023GL104851

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Tesla écrasé par son concurrent chinois BYD ?01 Feb 202400:02:22

Tesla est sur le point de perdre sa position de premier constructeur de voitures électriques. En effet, Elon Musk vient d'achever une année 2023 marquée par les échecs stratégiques et l’érosion de son image publique en raison de nombreuses déclarations controversées. Comme le rapporte le média spécialisé Bloomberg, l'homme qui a placé Tesla en position de leader dans le domaine des voitures électriques pourrait être surclassé par son concurrent chinois BYD.

D'ailleurs, certains internautes sur X n'ont pas manqué de ressortir une archive particulièrement embarrassante datant de 2011, quand Elon Musk répond "avez-vous ces voitures" à un journaliste qui l'interrogeait sur l'essor de BYD. La réponse était sans grande surprise négative à cette époque. Mais si l'on repose la question en 2024, soit 13 ans plus tard, alors peut-être qu'elle deviendrait positive. Les connaisseurs se souviennent qu'en 2003, le directeur général du groupe Wang Chuanfu avait promis que BYD deviendrait la nouvelle référence en matière de voitures électriques. Deux décennies plus tard, la promesse est sur le point d'être tenue.

Issu d'un milieu modeste, le patron de BYD a rapidement pénétré le réseau politique chinois. Au début des années 2000, l’État investissait massivement dans les énergies renouvelables. Des fabricants aux consommateurs, les baisses d’impôts se succédaient à travers le pays, et de nombreuses terres appartenant à l'État étaient prêtées à des hommes d'affaires en échange d'énormes investissements. Malgré de mauvaises conditions de travail, dénoncées par l'ONG China Labor Watch, BYD s'est rapidement imposé comme le leader chinois dans le domaine des voitures électriques grâce à des coûts de production très faibles. Au final, le prix des voitures électriques est similaire à celui des voitures diesel ou essence classiques.

Ceci dit, actuellement, BYD circonscrit ses ventes à la Chine, permettant à Tesla de rester le constructeur de référence sur le marché international. Mais l’entreprise chinoise compte bien s'exporter hors de ses frontières, avec un point de chute déjà identifié en Europe : la Hongrie. D'après le journal Les Échos, le géant chinois a récemment annoncé qu'il allait implanter une usine à Szeged, une ville de 160 000 habitants au sud du pays, tout proche de la Serbie et de la Roumanie. Pour l'heure, on ne sait pas quand la construction des bâtiments aura lieu, et encore moins quand BYD vendra ses premiers exemplaires sur le continent Européen.

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Les cités antiques, une aide pour s'adapter au changement climatique ?31 Jan 202400:02:14

Quel est le point commun entre la Constantinople médiévale, la ville de Bagdad du IXe siècle, le Grand Zimbabwe et la ville d'Angkor ? Et bien toutes ces villes peuvent nous offrir de précieuses leçons pour nous adapter aux changements climatiques, car elles aussi ont connu des catastrophes et se sont adaptées il y a des siècles, voire des millénaires. Pour cela, encore faut-il être en mesure de connaître leur structure et leur fonctionnement. La bonne nouvelle, c'est que les sciences de l'archéologie, de l'histoire et de la paléoécologie (l'étude des espèces disparues et de leurs interactions avec les écosystèmes) ont bénéficié d'un certain nombre d'avancées technologiques importantes ces dernières années, comme l'indique la revue Nature Cities dont le lien est dans la description de cet épisode.

Parmi les méthodes qui ont révolutionné la découverte, les auteurs citent de puissantes technologies comme le LiDAR (abréviation anglaise de 'détection et télémétrie par la lumière'). Ce capteur laser révèle des reliefs enfouis de villes dans des endroits où nous n'aurions jamais cru que la vie urbaine était possible. On peut citer une ville interconnectée découverte dans la forêt amazonienne perdue depuis près de 2 000 ans. Les mesures LiDAR révèlent notamment la complexité du modèle de « faible densité » d'Angkor, composé de maisons et de champs entrecoupés de temples et de palais. Chez les Mayas, les palais et les complexes résidentiels étaient probablement, selon ces découvertes, reliés par un réseau de chaussées et de canaux dotés de réservoirs, ainsi que des zones humides savamment entretenues. Cependant, ce modèle de dispersion est à l'opposé d'une « ville compacte » et peut refléter une adaptation aux paysages tropicaux en proie à une sécheresse saisonnière d'après les auteurs. Si Angkor s’était effectivement montré plus résiliente face au manque de pluie, elle aurait au contraire été plus vulnérable lors des inondations.

En exposant ce patrimoine historique exceptionnel, les auteurs comptent ainsi anticiper les trajectoires des villes d'aujourd'hui, à l'époque de l'Anthropocène. Et des découvertes du genre, il y en un paquet, comme un système de climatisation naturelle dans une ancienne ville iranienne. Ceci dit, ce n’est qu’une des nombreuses solutions révélées par la combinaison de ces disciplines scientifiques et les technologies utilisées.

 

Étude de Nature Cities : https://www.nature.com/articles/s44284-023-00014-4 

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Des lasers pour lutter contre les déchets spatiaux ?30 Jan 202400:01:54

Les déchets ne se trouvent pas exclusivement sur Terre. Malheureusement, on peut aussi les trouver dans l’espace. À l’automne dernier, plusieurs médias ont rapporté que les autorités américaines avaient décidé d’imposer une amende à un opérateur de télévision par satellite accusé d’avoir laissé des déchets dans l'espace, comme d'anciens satellites ou des étages de fusée. Ces pièces varient en taille et présentent un risque de collision pour les engins spatiaux encore opérationnels et la Station spatiale internationale.Les débris dont la taille ne dépasse pas quelques millimètres sont également problématiques car s'il devait entrer en collision avec un satellite ou un vaisseau spatial, cela aurait des conséquences assez lourdes.

En réponse à cette situation, la société australienne EOS Space et la startup japonaise EX-Fusion ont développé un dispositif capable de déplacer ces débris spatiaux à l’aide de lasers, et cela depuis la Terre, afin de les retirer de l'orbite terrestre. Ainsi, à quoi correspond le projet EX-Fusion ? Concrètement : installer un puissant système laser à l'observatoire spatial EOS, non loin de Canberra en Australie. La première étape consiste à utiliser la technologie laser pour identifier les débris spatiaux de moins de 10 cm. Deuxièmement, EX-Fusion et EOS Space compte utiliser des faisceaux laser pour éliminer les débris, ou plus précisément, déplacer le laser par intermittence dans la direction opposée au mouvement des déchets. L'objectif est en fait de ralentir la trajectoire des débris qui brûleront lorsqu'ils pénètreront dans l'atmosphère terrestre.

Malheureusement, plusieurs obstacles entravent encore le développement comme la précision et les performances d'un tel système. Ceci dit, et contrairement aux engins spatiaux du même type, les améliorations potentielles et la maintenance des appareils pourront être surveillées directement sur place, depuis la Terre.

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Électricité : mettre des microturbines dans les canalisations ?29 Jan 202400:02:24

Voilà une méthode qui pourrait révolutionner notre approche de l’énergie. En effet, les conduites d’eau sont une source d’électricité renouvelable largement inexploitée sur Terre, et une étude réalisée par des chercheurs du laboratoire national d’Oak Ridge dans le Tennessee a permis d'estimer que si des micro turbines étaient installée partout aux États-Unis, cela pourrait fournir 1,4 GW d'énergie sans construction de nouvelles infrastructures, soit l'équivalent de l'énergie produite par 450 éoliennes terrestres d'après l'étude dont le lien est dans la description de cet épisode.

En détail, la surpression dans les conduites d'eau a le potentiel d'alimenter de petites turbines hydroélectriques, fournissant ainsi une source d'énergie propre. Des appareils actuellement sous-utilisés. Ainsi, des sociétés comme la Low Impact Hydropower Association, une organisation à but non lucratif environnementale basée dans le Massachusetts, envisagent de mettre en place des réseaux de petites turbines. InPipe Energy, basée dans l'Oregon, a déjà installé trois systèmes similaires, dont un à l'extérieur de Portland. Je cite "il existe des milliards de kilomètres de pipelines dans le monde sous pression". En partant de ce constat, l'entreprise a commencé à l'automne 2023 à produire de l'électricité à partir d'un pipeline qui transporte de l'eau potable en Californie. D'après eux, ce système devrait être capable de produire 130 000 kWh d'électricité par an. Si une majorité de cette électricité sera utilisée pour alimenter les pompes à eau situées à proximité des canalisations, l'électricité excédentaire sera injectée dans le réseau pour aider le service public à atteindre son objectif de neutralité carbone d'ici 2030, à savoir moins 6 tonnes de CO2 par an.

Un système similaire devrait être installé à Aurora, au Colorado, à partir d'avril. Également, InPipe serait en pourparlers avec le gouvernement de New York sur la manière de produire de l'électricité à partir des quelque 4 milliards de litres d'eau qui traversent la ville de New York chaque jour. Plus précisément, le système InPipe fonctionne sur le même modèle qu'une vanne de pression ordinaire qui évacue l'excès de pression de l'eau. Mais plutôt que de simplement soulager les canalisations de cette pression, InPipe l'utilise pour produire de l'électricité. Une idée qui n'a rien de révolutionnaire puisqu'elle a été imaginée il y a plus de 20 ans déjà mais qui n'avait jusqu'à présent jamais été mise en œuvre.


Étude : https://info.ornl.gov/sites/publications/Files/Pub176069.pdf

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Qu'est que l'IA Climate GPT ?28 Jan 202400:02:51

Et si l’intelligence artificielle pouvait contribuer à lutter contre le changement climatique ? Certains en sont convaincus et souhaitent en faire un interlocuteur privilégié des décideurs de ce monde. Ceci dit, ce n'est un secret pour personne que les grands modèles de langage qui alimentent ChatGPT et Bard de Google sont extrêmement gourmands en performances et en ressources. Une caractéristique en complète contradiction avec cette idée que l'IA pourrait sauver le monde donc. Mais c'était sans compter sur une IA spécialement développée pour répondre à cette problématique : ClimateGPT, développé par l'Endowment for Climate Intelligence (ECI), une organisation dont le but est de créer une intelligence artificielle pour lutter contre le changement climatique. Ainsi, ClimateGPT se consacre à résoudre la crise climatique et veut devenir l'interlocuteur privilégié des chercheurs, des décideurs politiques et des chefs d’entreprise d'après AppTek, l’une des organisations derrière l'ECI. Tous ces gens pourront en effet poser des questions à l’IA pour acquérir je cite une « compréhension globale des impacts du changement climatique à travers les sciences naturelles, sociales et économiques », fin de citation, le tout dans le but de prendre les meilleures décisions en faveur de l’environnement.

Dans le détail, Climate GPT d'IA n'a pas été formé sur des données arbitraires, mais sur je cite "plus de 10 milliards de pages Web et des millions d'articles scientifiques en libre accès" fin de citation, ces dernier ayant été fournis par Erasmus.IA, une plateforme dédiée à la conception d’une IA capable de répondre aux défis futurs de l’humanité. ClimateGPT devrait donc être assez robuste contre la désinformation, même si ses auteurs préviennent que le chatbot je cite « peut produire des réponses biaisées, offensantes ou inexactes ». Aucune IA n'est parfaite.

Pour contribuer à lutter contre le changement climatique, l'ECI a souhaité limiter l'impact de ClimateGPT sur l'environnement. Son premier nœud a été lancé lors de la COP 28 et alimenté par la centrale solaire photovoltaïque géante Al Dhafra Solar d'Abu Dhabi. Pendant ce temps, les 256 GPU utilisés pour la structure informatique sont des Nvidia H100, qui, selon l'organisation, sont je cite « les GPU cloud les plus économes en énergie », tous alimentés par la centrale hydroélectrique de Puyallup dans l'État de Washington. ClimateGPT n’est pas réservé qu’aux politiques et aux patrons du CAC 40. En fait, tout le monde peut y accéder via Hugging Face AI, une plateforme française d’IA open source. Vous pouvez y vérifier les données d'entraînement d'un modèle ECI, analyser son comportement et éviter les erreurs qui pourraient entraver sa tâche principale. L’espoir est que de véritables garanties de confiance rendront cette IA réellement utile et pertinente pour les décideurs. Si vous voulez y jeter un oeil, le lien vers Climate GPT est dans la description de cet épisode.


Climate GPT sur Hugging Face : https://huggingface.co/collections/eci-io/climategpt-65a83cd8a92d5908dfffc849

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Quels animaux pour accompagner l’Homme dans l’espace ?25 Jan 202400:02:43

Un jour, les animaux pourraient être d’une grande aide pour les humains afin de survivre sur Mars ou sur la Lune. Dès lors, quelles sont les espèces les plus à même de côtoyer les astronautes ? Une question, bien qu'elle puisse paraître légère, qui est tout de même très importante quand on sait que d'ici la fin de la décennie, la NASA souhaite construire un avant-poste permanent sur la Lune, avant de se lancer à la conquête de Mars.

Ainsi, plus on colonise de nouveaux espaces, plus la nécessité d’y implanter un écosystème augmente. La faune joue un rôle primordial car les animaux nous aident à accomplir des tâches importantes. Par exemple, les crevettes et les poissons peuvent être élevés dans de petits espaces et utilisés comme nourriture, les insectes pourraient permettre la pollinisation, tandis que les minuscules oursons d’eau pourraient nous aider à lutter contre la chaleur. Ce qui nous ramène à la question : quel animal sera le premier à poser le pied sur Mars ou sur la Lune ?

D'après David Catling, astrobiologiste à l'Université de Washington, la gravité pourrait être un obstacle majeur. Sur Mars, elle correspond à environ 1/3 de celle que l'on connaît sur Terre. De son côté, la Lune a la superficie d'un 1/6 de la superficie de notre planète. En somme, le planétologue estime que le scénario le plus souhaitable serait qu’un jour les animaux se reproduisent sur Mars et sur la Lune comme ils le font sur Terre, plutôt que de les importer. Est-ce possible ? Aucune donnée scientifique ne permet de le confirmer ou de dire le contraire pour l'instant. Cependant, nous savons que si les futurs habitats peuvent s'adapter aux températures, à la pression et aux compositions atmosphériques (pour correspondre à ceux que les Terriens connaissent bien), il est impossible de modifier la gravité. Et vivre dans un environnement avec une gravité si différente de celle que nous connaissons pourrait causer des dommages importants aux animaux, affectant leur développement musculaire ou osseux, les empêchant de se déplacer et de se comporter normalement.

Dès lors, si l'on garde cela à l'esprit, les petits animaux – comme les souris et les animaux aquatiques – seraient le choix le plus judicieux d'après les experts de la NASA. Les poissons et autres animaux aquatiques, parce qu'ils flottent dans l'eau, ne sont pas soumis aux changements de gravité. Une étude publiée en 2021 dans la revue Frontiers in Astronomy and Space Sciences mettait aussi en avant le fait qu’ils produisent moins de déchets que leurs homologues terrestres. Un autre rapport de l’Université d’Australie du Sud et de l’Université spatiale internationale en France considérait les insectes comme une autre source de nourriture possible. Pour les chercheurs, le grillon serait l’espèce la plus intéressante, fournissant à l’homme une source suffisante de protéines, tout en utilisant moins d’espace et d’eau que les sources de protéines traditionnelles.

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Stocker le CO2 six fois plus vite, est-ce possible ?18 Jul 202400:02:07

L'excès de dioxyde de carbone (CO2) dans notre atmosphère fait grimper les températures, exacerbant le changement climatique. Pour éviter une catastrophe, nous devons non seulement réduire drastiquement nos émissions, mais aussi capturer et stocker une partie du CO2 déjà présent dans l'air. Des chercheurs de l'Université du Texas (États-Unis) ont peut-être trouvé une méthode beaucoup plus rapide et moins nocive que celles actuellement en usage.


Traditionnellement, le CO2 est stocké dans des réservoirs souterrains, mais cette méthode présente des risques, notamment des fuites, la contamination des eaux et des tremblements de terre liés à l'injection. Les scientifiques cherchent donc des alternatives, comme le stockage du CO2 sous forme d'hydrates, des matériaux semblables à de la glace qui se forment en captant le CO2.

Dans la revue ACS Sustainable Chemistry & Engineering, les chercheurs texans expliquent leur nouvelle méthode. Ils ont découvert que l'utilisation de magnésium comme catalyseur dans l'eau de mer permet de multiplier par six la vitesse de formation des hydrates. Cette approche fonctionne sans nécessiter de coûteux dessalements et pourrait stocker le CO2 au fond des océans, où les conditions sont suffisamment stables pour éviter la décomposition.


Les implications de cette découverte vont au-delà de la simple séquestration du CO2. La formation ultrarapide d'hydrates pourrait également être utilisée dans le dessalement de l’eau de mer, la séparation des gaz et le stockage du gaz, offrant ainsi de nouvelles solutions pour diverses industries. Deux demandes de brevets ont déjà été déposées, et l'équipe envisage de créer une start-up pour commercialiser cette technologie innovante. Cette avancée représente une lueur d'espoir dans la lutte contre le changement climatique, en fournissant une méthode plus efficace et durable pour gérer l'excès de CO2 dans notre atmosphère.

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Des panneaux solaires sur le Pentagone américain ?24 Jan 202400:01:51

Le ministère américain de la Défense vient d'annoncer son intention d'installer des panneaux solaires sur le toit du Pentagone. Même si le projet n’a pas vocation à concurrencer le plus grand parc solaire du monde, l'initiative reste inédite à bien des niveaux.

Cela fait partie du plan de l’administration Biden visant à « rétablir le gouvernement fédéral en tant que leader en matière de développement durable ». Si le Pentagone ne peut rivaliser en termes d'échelle avec le New Global Center de Chendgu, en Chine (1,7 million de m2, soit une superficie équivalente à 238 terrains de football), ses 610 000 m2 ne sont pas en reste pour autant. Outre les panneaux photovoltaïques, il est également prévu d'installer une pompe à chaleur pour un objectif zéro émissions nettes. Cumulés, les dispositifs que mettront en place l'administration américaine réduiront de 95 % l'énergie dont le bâtiment a besoin pour le chauffage, actuellement fourni par le fioul et le gaz naturel. Selon leurs calculs, cela permettrait d'économiser plus de 7 millions de kWh d'électricité et plus de 135 000 térajoules de gaz naturel par an, pour une facture énergétique réduite de 1,36 million de dollars.

Le projet du Pentagone fait partie d'une liste de 31 installations fédérales du programme AFFECT (Assisting Federal Facilities With Energy Conservation Technologies) du département américain de l'Énergie. Toutes ces installations bénéficieront d’un financement de 104 millions de dollars avec l'objectif de financer la modernisation des infrastructures du pays. D'autres projets sont également en cours, comme l'application d'un film photovoltaïque sur les fenêtres orientées vers le sud du ministère des Transports par exemple. Également, un total de 8000 m2 d'anciens panneaux de verre datant des années 60 seront remplacés par du double vitrage. Prochain sur la liste, le bâtiment abritant le ministère du Commerce et des Transports. De quoi donner quelques idées également en Europe.

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Nucléaire : des mini-réacteurs alimentés par les déchets des centrales ?23 Jan 202400:01:54

Premiers lauréats de l'appel à projets « réacteurs nucléaires innovants » de France 2030, les deux entreprises Naarea et Newcleo ont dévoilé un partenariat censé permettre d'accélérer le développement de leurs projets de petits réacteurs. Une alliance, qui est en partie motivée et justifiée par la demande croissante des autorités, et qui vise à optimiser la diversité des technologies nucléaires émergentes.

L'appel à projets lancé par le gouvernement a suscité un certain enthousiasme, dépassant ainsi toutes les attentes, avec pas moins de 15 dossiers déposés pour 8 lauréats au final. Car la France mise gros sur le nucléaire, comme ne cesse de le rappeler le président Emmanuel Macron lors de chaque prise de parole sur ce sujet, notamment dans le cadre du programme France 2030, un plan d'investissement de 54 milliards d’euros pour développer la compétitivité industrielle et technologique de la France. Ainsi, Naarea et Newcleo ont été distinguées pour leurs travaux, chacune répondant à une demande des pouvoirs publics de mieux maîtriser notre consommation d'énergie.

De son côté, Newcleo développe un mini-réacteur nucléaire dit à neutrons rapides et refroidi au plomb, tandis que Naarea se concentre sur un micro-générateur nucléaire à neutrons rapides et sels fondus. Et clairement, les deux start-up veulent aller vite, avec l'objectif de commercialiser leur réacteurs d'ici 2030 justement, et en utilisant des combustibles usagés pour résoudre le défi du stockage des déchets radiaoctifs. À l'avenir des laboratoires communs aux deux start-up pourraient également être construits, ce qui faciliteraient les tests et les démonstrations auprès des autorités de sûreté nucléaire en vue de cette fameuse commercialisation.

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Une technologie pour rejeter moins de CO2 et créer plus d’eau douce ?22 Jan 202400:02:01

Ces dernières années, certains pays ont décidé de contrer l’impact du carbone en adoptant des technologies de captage et de recyclage du carbone. Une approche qui excluait auparavant la possibilité de réutiliser la saumure, un concentré d'eau très salé issu notamment de la désalinisation de l'eau de mer. Sur ce point, il semblerait que la Corée du Sud ait trouvé une solution. Une entreprise sud-coréenne a récemment annoncé la création d'une usine capable de réduire la quantité de dioxyde de carbone (CO2) de 50 000 tonnes dans son processus de transformation de l'eau salée en eau douce.

Si les circuits principaux se concentrent sur la captation du CO2 dans l'atmosphère, dite "direct air capture", l'eau restait un angle mort. Cependant, Capture6, une entreprise spécialisée dans ce domaine, en a profité pour ajouter un nouveau système additionnant le dessalement de l'eau en plus de la séquestration du dioxyde de carbone. Si elle ne donne pas de détails supplémentaire, l’entreprise croit suffisamment en sa technologie pour procéder à un premier grand test sur le complexe pétrochimique géant de Daesan, sur la côte de la mer Jaune.

Et clairement, transformer la saumure en eau douce sans faire exploser les gaz à effet de serre est un enjeu majeur pour la Corée du Sud, où de nombreux habitants souffrent de la pollution de l'air et où l'écosystème local est déstabilisé par la pollution. D'ailleurs, dans la capitale Séoul, il est courant que les habitants subissent des épisodes de pollution aux particules fines. Et cela provient justement d'un secteur industriel très important dans le pays, qui représente selon la Banque mondiale, 25 % du produit intérieur brut (PIB) de la Corée du Sud. Il s'agit de l'une des parts les plus élevées parmi les pays développés. Comme le rapportait le journal Le Monde en 2022, la Corée du Sud souffre ces dernières années d’une grave sécheresse. En conséquence, la nappe phréatique diminue, rendant l’approvisionnement en eau difficile. Le pays est donc de plus en plus dépendant de sources extérieures pour son approvisionnement en eau potable.

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+50% d’énergie renouvelable en 2023 ?21 Jan 202400:01:43

Selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), 507 gigawatts d'énergie renouvelable ont été exploités en 2023, ce qui correspond à une augmentation de 50 % par rapport à 2022. Parmi les pays moteurs, on retrouve la Chine, qui a massivement investi dans des équipements destinés à la croissance des énergies renouvelables, avec plus spécifiquement, une augmentation de 66 % du nombre de nouvelles éoliennes. Ainsi, la capacité mondiale de production d'énergie renouvelable a elle aussi augmenté de 50%.

A ce soir, environ 75% des installations permettant d'exploiter les énergies renouvelables se trouvent dans le secteur du photovoltaïque. Ceci dit, la production globale d'énergies issues de l'éolien est en augmentation, notamment en Chine. Une tendance qui devrait se poursuivre puisque l'AIE prévoit qu'au cours des cinq prochaines années, l'augmentation globale d'énergie renouvelable, tout secteur confondu, soit multiplié par 5,5 fois par rapport aux chiffres de 2023. À noter que cette tendance rend l'AIE assez positive quant aux objectifs fixés par les différents gouvernements ayant participé à la COP28 il y a quelques semaines. Entre autres : le triplement de la capacité mondiale en énergies renouvelables d'ici 2030. Si la tendance se poursuit, l'objectif serait atteint, voire dépassé, et de fort belle manière. Reste à savoir si les investissements se poursuivront à la même fréquence dans les infrastructures productrices d'énergie renouvelable, ou s'ils connaîtront un ralentissement, voire un coup d'arrêt.

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L’IA permet de prédire les inondations ?11 Jan 202400:02:14

Direction Bergen, dans le sud-ouest de la Norvège, pour découvrir la société 7Analytics, spécialisée dans l'analyse de données. Avec une équipe composée principalement d'informaticiens et de géologues, elle est parvenue à mettre au point un système basé sur l'IA permettant de proposer des prévisions d'inondations en temps réel, ce que les gouvernements locaux et les entreprises ont accueillis avec beaucoup d'enthousiasme.

Jonas Toland, co-fondateur de l'entreprise, explique je cite, que ses équipes peuvent prévoir les inondations imminentes avec une précision extrême, jusqu'à 7 jours à l'avance. Pour atteindre ce résultat, le logiciel développé par l'entreprise est capable de compiler une quantité extrêmement importante de données, notamment les conditions météorologiques, la géographie des lieux, les réseaux de voies navigables, l'urbanisation et la capacité de drainage des sols. Ainsi, toutes ces données permettent de prévoir les débits d'eau et d'identifier les zones à risque. Par exemple, une rivière va sortir de son lit et monter de 50 centimètres, le système pourra le prédire cinq jours à l'avance.

Ceci dit, 7Analytics n'est pas la seule entreprise à proposer ce type de solution. La société londonienne Neara simule virtuellement les inondations pour minimiser les dommages potentiels aux infrastructures électriques. Parallèlement, Google dispose de son propre service d’alerte qui surveille les crues des rivières dans plus de 80 pays, Flood Hub, et est entièrement gratuit. Sauf que l'avantage de l'IA de 7Analytics, est qu'elle peut fournir des prévisions même dans des zones où peu de choses existent. Evidemment, ce n'est pas non plus une solution magique comme l'explique Amy McGovern, de l'Université d'Oklahoma que je cite, "la qualité d'un modèle dépend entièrement de la pertinence des données qu'il collecte (…) Dans une zone où les inondations se produisent rarement, les données y sont limitées, le modèle aura donc beaucoup plus de mal à prédire avec précision les inondations dans ces zones » fin de citation. L’IA représente une avancée significative dans la gestion des risques environnementaux. C'est en effet une arme supplémentaire pour faire des prévisions précises, même si elles ne sont pas infaillibles, et une arme de poids dans la lutte contre les conséquences du changement climatique.

 

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L’Hyperloop renait de ses cendres ?10 Jan 202400:01:41

La fermeture d’Hyperloop One, l’entreprise à l'origine des recherches principales sur cette technologie de transport à grande vitesse, semblait enterrer définitivement ce rêve théorisé par Elon Musk il y a de longues années. Mais si Hyperloop One n'est plus, une autre entreprise a pris le relais, et croit toujours en cette technologie.

C'est en Inde qu'il faut donc se déplacer pour découvrir le nouveau projet Hyperloop avec une entreprise bien connue des français : le géant mondial de l'acier ArcelorMittal. En coopération avec ArcelorMittal Nippon Steel India, mais aussi la start-up TuTr Hyperloop, l'Institut indien de technologie de Madras et des étudiants, le groupe tricolore compte bien développer et donner naissance à cette technologie pouvant en théorie atteindre une vitesse de 1 200 km/h.

Les quatre partenaires envisagent donc de construire une machine de démonstration sur le campus de Taiyur, au sud du pays, près de la ville de Madras, et affirment qu’il s’agira de « la première infrastructure de test hyperloop du pays ». Dans les prochains mois, un tube de 400 mètres de long sera construit pour tester une capsule capable de se déplacer à 200 km/h. Si le coût du projet n'a pas été dévoilé, le démonstrateur devrait être en service je cite "d'ici le printemps 2024". Dans le cadre de cette structure de recherche, des solutions de transport seront testées non seulement pour les personnes mais aussi pour les marchandises.

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Enorme déception pour le Cybertruck de Tesla ?09 Jan 202400:02:06

Vous souvenez-vous de l'époque où Elon Musk promettait aux fans de Tesla que le Cybertruck aurait une autonomie de plus de 500 km ? Et bien cette époque semble désormais assez lointaine puisque la voiture électrique, dotée de trois moteurs d’une puissance de 845 chevaux, a grandement déçu suite à un test réalisé sur YouTube en ce début d'année.

Concrètement, les passagers du Tesla Cybertruck n'ont pu parcourir que 409 kilomètres sur l'autoroute avant de terminer leur course sur le parking d'un centre commercial. Soit quand même, plus de 100 km de moins que ce que promettait Elon Musk en 2019. En fait, le Cybertruck ne pourra atteindre cette autonomie de 515 km qu'avec l'aide d'un « prolongateur d'autonomie », comprenez par-là, une batterie supplémentaire située à l’arrière du véhicule, dont le coût est de quasiment 15 000 euros, qu'il faut donc ajouter aux 92 000 euros de base du Cybertruck, pour une facture totale de 107 000 €.

Ceci dit, l’autonomie réelle d’un véhicule est toujours influencée par divers facteurs. Ce test, réalisé sur la chaîne YouTube OutofSpecMotoring, permet de suivre le parcours du pick-up électrique du début à la fin, dans des conditions réelles. Dans le détail, le véhicule roulait à une vitesse de 113 km/h, à une température moyenne de 8 °C. Ce qui pose donc un certain nombre de questions quant aux performances du Cybertruck dans des conditions plus froides. Comment le véhicule se débrouillerait au Canada ou en Europe du Nord par exemple, où les températures sont tombées en ce début d'année à -40 degrés Celsius en Suède ? Certains observateurs vont même jusqu'à dire que les performances du Cybertruck seraient trop limitées pour un usage en tant que véhicule utilitaire, ce qui était quand même la promesse initiale d'Elon Musk quand le milliardaire avait dévoilé le projet.

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Quel pays d’Europe a le plus adopté la voiture électrique en 2023 ?08 Jan 202400:02:05

En 2023, les Pays-Bas ont été sacrés nouveaux champions européens de l'électromobilité. En effet, les ventes de voitures électriques ont dépassé celles des voitures à essence. Un excellent résultat pour les constructeurs, largement aidés par des politiques soutenant l’électrification.

 L'année dernière, les véhicules 100 % électriques représentaient près de 31% du marché automobile néerlandais, soit une augmentation de 7,5 points par rapport à 2022. Si l’on y ajoute les ventes d’hybrides et d’hybrides rechargeables, cette part passe à 68 %. En comparaison, les voitures 100 % électriques en France n’ont atteint que 17 % de part de marché l'an dernier. Mais ces bons résultats sont notamment dus à des subventions gouvernementales massives, ainsi que des incitations fiscales qui encouragent les automobilistes à se tourner vers l'électricité. Sans surprise, la Tesla Model Y a tenu son rang de leader et continue d'être la voiture la plus vendue avec 13 758 unités vendues Ce modèle ne figure cependant pas dans le top 5 des véhicules immatriculés. À ce stade, il faut distinguer vente et immatriculations. Comme son nom l'indique, la vente est l'acte d'achat d'une voiture. L'immatriculation elle, est l'étape d'après, qui permet de conduire la voiture sur la route.

 De son côté, Volkswagen est un constructeur majeur aux Pays-Bas avec un total de 34 958 véhicules immatriculés. Vient ensuite Kia, non loin du géant allemand avec un total de 33 504 immatriculations. Toyota a également vendu 25 576 unités au cours de l'année, suivi de près par BMW et Skoda à 20 500 unités chacun. Les Pays-Bas sont donc un bel exemple du résultat d’une synergie entre une proposition attractive et politique publique adaptée. Autre point très important, il ne faut pas oublier que les automobilistes commencent à accepter de plus en plus l'idée d'acheter des véhicules électriques. Il ne s’agit plus seulement d’une tendance propre à la Hollande, mais plutôt du signe d’une véritable évolution des conscience et de la mobilité en générale, surtout en Europe.

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Volkswagen a mis au point LA batterie parfaite ?07 Jan 202400:01:53

L’un des problèmes des voitures électriques est la faible durée de vie des batteries et sa perte d'autonomie au fil des années. Les fabricants estiment que la capacité de stockage d'une batterie lithium-ion chutera à environ 70 % de sa capacité initiale après 1 000 cycles, ce qui correspond à environ 10 ans d'utilisation. Un problème qui pourrait être résolu grâce aux batteries à semi-conducteurs signées Volkswagen. QuantumScape, une société américaine dont le principal actionnaire est un groupe allemand, a testé avec succès une batterie à semi-conducteurs, démontrant qu'elle conserve 95 % de sa capacité après 1 000 cycles. Le constructeur automobile explique je cite que "pour un véhicule électrique ayant une autonomie de 500 km à 600 km, cela correspond à une autonomie totale de plus de 500 000 km" fin de citation.

Pour arriver à nos résultats, QuantumScape a superposé pas moins de 24 cellules sur une seule ! Et clairement, ce type de batterie pourrait lui donner un avantage non négligeable vis-à-vis de la concurrence. Je cite Jagdeep Singh, fondateur et président de QuantumScape, " à notre connaissance, aucune autre batterie automobile au lithium n'a démontré sa capacité à conserver autant d'énergie pendant un nombre similaire de cycles dans les mêmes conditions". Restons toutefois pragmatiques, il s’agit actuellement d’une expérience en laboratoire. Je cite à nouveau « nous avons encore beaucoup de travail pour amener cette technologie sur le marché ». Dès lors, à quand une Volkswagen ID. équipée de cette batterie ? Peut-être plus tôt qu'on ne pourrait le penser, mais l'adoption massive de ce genre de batterie ne sera sans doute pas pour demain.

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La France exporte un volume record d’électricité ?04 Jan 202400:01:52

18 680 mégawatts (MW) : c'est le montant record d’électricité exportée par la France sur une journée fin décembre. Une augmentation très importante comparée au précédent record de 17 415 MW établi en février 2019. Cette électricité a été dirigée dans plusieurs pays voisins : Royaume-Uni, Allemagne, Bénélux, Suisse, Italie et Espagne d’après RTE.

Pour rappel, la France a connu une période inhabituelle en 2022, confrontée à des problèmes de corrosion sur plusieurs réacteurs nucléaires. Toutefois, l’année 2023 a marqué un tournant, avec un excédent d'électricité exportée, contrairement à la nécessité d'importations qui s'était présentée l'année précédente. C’est la première fois que cela arrive en 42 ans. RTE attribue cette performance à une diminution de la demande liée aux vacances et à des températures exceptionnellement élevées pour la saison, lesquelles ont réduit les besoins énergétiques de la France. Le gestionnaire du réseau met également en lumière la compétitivité des coûts de production, soulignant l'augmentation de la disponibilité de tous les moyens de production, en particulier du nucléaire, avec une large partie du parc de réacteurs désormais réparée.

La part de l'éolien dans la production électrique nationale a également été importante, représentant environ 20 % fin décembre, ce qui contribue à la diversification du mix énergétique. Bien que le prix de l'électricité au moment de cette exportation exceptionnelle était d’environ 45 euros le MWh, soit en baisse significative par rapport aux 216 euros de l'année précédente, cela reflète une certaine normalisation des prix après la spéculation induite par la crise en Ukraine et les inquiétudes sur l'approvisionnement en gaz… ce qui signifie que nos factures d’électricité ne devraient pas connaître de hausse des prix majeures ces prochains mois.

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Destinus transforme un moteur avion à kérosène en hydrogène ?17 Jul 202400:02:07

Destinus, fondée en 2021 à Payerne (canton de Vaud), connaît une ascension spectaculaire dans le secteur aéronautique. En quelques années, elle a construit le site de test de moteurs à hydrogène Destinus H2 Park, réalisé plusieurs vols réussis de prototypes subsoniques, et se concentre actuellement sur le développement du Destinus S, un futur avion supersonique à hydrogène liquide destiné aux voyages d'affaires, prévu pour 2030.

En avril et juin 2024, Destinus a franchi une étape cruciale en convertissant un turboréacteur conventionnel, conçu pour le kérosène, en un moteur fonctionnant à l'hydrogène gazeux. Les premiers tests ont révélé une stabilité impressionnante, avec des allumages réguliers et précis, conformes aux prévisions des modèles internes. En juin 2024, l'équipe a poussé le moteur à 45 % de sa puissance maximale, tout en maintenant une stabilité parfaite. Ces essais ont confirmé la fiabilité des technologies de Destinus et ont fourni des données précieuses sur l'alimentation et la combustion à l'hydrogène.


Destinus a déjà conçu plusieurs aéronefs innovants, dont le Destinus-3, premier démonstrateur supersonique à hydrogène, présenté au salon du Bourget 2023. Développé en seulement un an, ce prototype de 10 mètres, au fuselage élancé, intègre un système de pilotage automatique entièrement conçu par Destinus, et est le premier avion de ce type à fonctionner sans pilote. La répétabilité des résultats est essentielle pour Destinus, non seulement pour valider les technologies actuelles, mais aussi pour garantir la fiabilité et la sécurité de ses futurs aéronefs. Avec ces avancées, Destinus se positionne comme un leader innovant dans l'aviation à hydrogène, ouvrant la voie à une nouvelle ère de voyages aériens plus écologiques et efficaces.

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Électrique : un véhicule roule à 6500 mètres d’altitude ?03 Jan 202400:02:58

David Proeschel, David Koller, and Patrick Koller ont accompli un exploit extraordinaire en conduisant le Terren, un camion électrique alimenté par l'énergie solaire, à une altitude de 6 500 mètres. Une prouesse impressionnante qui explose tous les records dans le domaine des véhicules électriques, qui n’est pas sans rappeler la Stella Terra qui a bravé le Sahara marocain. Ces prototypes sont donc les porte étendard des véhicules solaires dans le secteur automobile, qui prouvent bien qu’une motorisation décarbonée de haute technologie est possible.

Plus précisément, c’est sur les sommets du volcan Ojos del Salado situé à la frontière entre le Chili et l'Argentine que ce record a eu lieu. Le volcan est d’ailleurs connu pour être encore actif et surtout le plus élevé du monde, avec une altitude de 6 893 mètres. C'est un site à la fois époustouflant de beauté et extrêmement hostile aux véhicules :

- Altitude élevée : bien que le Terren, en tant que véhicule électrique, ne soit pas affecté par la raréfaction de l'oxygène, les températures extrêmement basses mettent les batteries à rude épreuve.

- Terrain difficile : loin des routes asphaltées, le sol de l'Ojos del Salado est accidenté, rocailleux, souvent enneigé ou glacé, rendant la conduite extrêmement difficile.

- Isolation et accès limité : en raison de la situation géographique isolée du volcan, une panne mécanique ou un accident serait une situation redoutable. Cela souligne l'importance de la fiabilité des véhicules qui s'y aventurent.

- Activité volcanique : bien que le volcan soit considéré comme dormant, une activité géothermique subsiste, avec des fumerolles et des émissions de gaz toxiques.

Le Terren a été entièrement développé par une entreprise spécialisée dans l'ingénierie des machines agricoles et des équipements lourds. Ce véhicule unique peut parcourir 200 kilomètres avec une seule batterie de 90 kWh. Pour la recharge, il intègre des panneaux solaires sur sa structure, étendant ainsi son autonomie, et permettant de profiter pleinement de son moteur de 380 chevaux.

Le précédent record d'altitude pour un véhicule était détenu par un Volkswagen ID.4 GTX spécialement aménagé, qui avait réussi à gravir le volcan Uturuncu en Bolivie, culminant à 6 008 mètres. Le SUV avait atteint une altitude remarquable de 5 816 mètres… mais là, le Terren a non seulement surpassé ce record, mais ses panneaux solaires extensibles pouvant atteindre 28 m2 quand ils sont déployés, ont joué un rôle clé dans son succès, lui permet de gagner jusqu'à 150 km d'autonomie après seulement 5 heures d'exposition au soleil à cette altitude, où le soleil est particulièrement puissant. Une avancée technologique qui ouvre la voie à des possibilités extraordinaires dans le domaine des véhicules solaires.

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L’Hyperloop définitivement mort ?02 Jan 202400:01:48

Il y a environ dix ans, Elon Musk dévoilait une vision de transport révolutionnaire avec l'Hyperloop, un train se déplaçant sur un coussin d'air à l'intérieur d'un tube sous basse pression. Cependant, après une décennie, ce projet semble sur le point d'être abandonné, marqué par la fermeture de l'entreprise pionnière dans ce domaine, Hyperloop One.

C’est un son de cloche qui résonnait ces derniers mois, et qui laissait entrevoir des difficultés croissantes pour l'Hyperloop. La couperet est tombé fin 2023, avec l'annonce par Bloomberg de la cessation d'activité d'Hyperloop One. Les actifs de l'entreprise sont actuellement en vente, les bureaux ferment leurs portes, et les employés sont licenciés. L'Hyperloop, qui promettait de réduire le temps de trajet entre Washington et New York à seulement 29 minutes pour une distance de 500 kilomètres, n'a malheureusement jamais concrétisé cette vision, malgré des levées de fonds atteignant au total environ 450 millions de dollars. Suite à la faillite, les brevets ont été transférés à l'actionnaire majoritaire, le groupe dubaïote DP World, troisième exploitant portuaire mondial.

L'histoire de Hyperloop One a été marquée par un seul test habité en 2020, atteignant une vitesse de seulement 160 kilomètres/heure. Des résultats qui ont refroidi les observateurs les plus enthousiastes, qui voyaient en l'Hyperloop le train du futur. Pendant ce temps, d'autres technologies de transport ferroviaire, comme le train à sustentation magnétique maglev ont gagné du terrain, repoussant encore les limites de la vitesse. En Asie, le maglev relie déjà l'aéroport de Pudong à Shanghai, et au Japon, une ligne commerciale utilisant cette technologie est en construction entre Tokyo et Nagoya, avec une mise en service prévue pour 2027. Peut-être est-ce dans cette direction que le transport à grande vitesse compte envisager le futur ?

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Météo-France rend ses données gratuites et publiques ?01 Jan 202400:01:46

C’est officiel, les données météorologiques de l’institut Météo-France sont désormais publiques et gratuites depuis le 1er janvier 2024 ! C’est donc un champ des possibles quasi infini qui s’ouvre pour les professionnels et les chercheurs. Du côté des curieux comme vous et moi, l'annonce est accueillie avec pas mal d’enthousiasme, sachant que l'accès à ces informations sera désormais à portée de clic. L'initiative a suscité des éloges de la part de Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, ainsi que d'Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique.

En tant qu'établissement collecteur de données diverses, Météo-France couvre un large éventail tels que les observations terrestres, les prévisions à court terme, les données climatologiques historiques, ou encore les projections futures. Toutes ces données sont désormais librement accessibles. Cette décision d'ouverture vise à faciliter les prises de décision en temps réel, à affiner les prévisions, et à sensibiliser davantage sur les impacts des changements climatiques. En 2022, pas moins de 1 000 To de données ont été diffusées, éliminant ainsi la nécessité de payer pour leur utilisation, une redevance qui a été supprimée fin 2023.

Par ailleurs, Météo-France s'engage dans une amélioration technique de l'accès aux données en mettant en place des API offrant un accès en temps réel aux observations et aux relevés des radars pour les développeurs et ingénieurs. Cela inclura notamment les données des modèles de prévisions numériques du temps de l'établissement, ARPEGE et AROME. L'organisme envisage également de créer un espace d'échanges avec les utilisateurs de ses données pour adapter la diffusion à leurs attentes. Quand on sait que les initiatives individuelles de certains internautes ont déjà mené à des innovations et découvertes parfois incroyables, on ne peut qu’être optimiste pour le futur des prévisions climatique avec cette mine d’or immense qui vient de tomber dans le domaine public.

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