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| « Bloquons tout » : Sébastien Lecornu à l’épreuve de la rue | Chaque voix compte - 10/09/2025 | 10 Sep 2025 | 00:58:16 | |
À LA UNE / « Bloquons tout » : Sébastien Lecornu à l’épreuve de la rue Mercredi 10 septembre 2025, au moment même où Sébastien Lecornu prenait ses fonctions à Matignon, CRS et manifestants se faisaient face aux abords de la gare du Nord, après une tentative de blocage de la gare parisienne. Répondant à l’appel du mouvement « Bloquons Tout », 175 000 manifestants se sont rassemblés dans les villes comme dans les zones rurales. Ce mouvement, proche de l’extrême gauche, et soutenu par près de la moitié de la population selon un sondage Ipsos-BVA-CESI pour « La Tribune Dimanche », a ainsi mené au moins 8 000 marseillais dans les rues, selon la préfecture. Plusieurs milliers de citoyens étaient également mobilisés à Rennes, Brest, Nantes, Bordeaux, Paris, Lyon ou Lille. Le Ministère de l’Intérieur a recensé 812 actions sur le territoire, donnant lieu à plus de 470 interpellations. Au cours de la journée, 260 incendies sur la voie publique ont été signalés. Dans ce contexte de tensions et de colère sociale, quelle marge de manœuvre pour le gouvernement piloté par Sébastien Lecornu ? Comment analyser la sociologie de ce mouvement qui s’est organisé dans l’ombre pendant des semaines ? Invités : - Michel Picon, Président de l’U2P (Union des Entreprises de Proximité) - Denis Maillard, expert en relations sociales associé à la Fondation Jean-Jaurès - Nadège Abomangoli, députée « La France Insoumise » de Seine-Saint-Denis, vice-présidente de l’Assemblée nationale Les chroniques : « Le chiffre du jour » : 40% par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : Sébastien Lecornu, la stratégie de l’écoute par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Sébastien Lecornu peut-il gagner la bataille budgétaire ? « Il va falloir des ruptures sur la méthode comme sur le fond », a promis Sébastien Lecornu dans son discours de passation de pouvoir. Après 9 mois à la tête du gouvernement, François Bayrou avait fait de la réduction de la dette française (à ce jour de 3 345,8 milliards d’euros) son grand combat. Il n’est pas parvenu à obtenir la confiance des députés sur ce sujet, causant ainsi sa démission. Sébastien Lecornu fait son arrivée à Matignon dans une nouvelle période d’incertitude, avec pour « baptême du feu » la question brûlante du budget. Bâtir un budget d’ici le 7 octobre 2025 en évitant la censure constitue l’une de ses principales missions. Devant une Assemblée nationale fragmentée, l’ancien ministre des Armées a-t-il les armes pour mener la bataille budgétaire ? Invités : - Charles Sitzenstuhl, député « Ensemble Pour la République » du Bas-Rhin - Philippe Juvin, député « Droite Républicaine » des Hauts-de-Seine - Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Abonnez-vous à la chaîne YouTube LCP : https://bit.ly/2XGSAH5 Suivez-nous sur les réseaux ! Twitter : https://twitter.com/lcp Facebook : https://fr-fr.facebook.com/LCP Instagram : https://www.instagram.com/lcp_an/ Retrouvez nous sur notre site : https://www.lcp.fr/ #LCP #ChaqueVoix Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Sébastien Lecornu nommé Premier ministre : peut-il réussir ? | Chaque voix compte - 09/09/2025 | 10 Sep 2025 | 01:00:01 | |
À LA UNE / Après la démission de François Bayrou, Sébastien Lecornu est nommé Premier ministre Ce lundi 8 septembre 2025, après avoir spontanément sollicité ce vote, François Bayrou a échoué à recueillir la confiance de l’Assemblée nationale. Depuis 1958, 41 votes de confiance avaient été organisés mais aucun n’avait provoqué jusqu’à lors la chute du gouvernement. Pour François Bayrou, le résultat a été sans appel : 194 représentants ont accordé leur confiance au gouvernement du palois, bien moins que les 364 députés votant contre lui. Après 270 jours en fonction, il a alors dû présenter sa démission à Emmanuel Macron. Le Président de la République « nommera un nouveau Premier ministre dans les tout prochains jours » affirmait dès lundi soir un communiqué présidentiel. C'est finalement le Ministre des Armées longtemps pressenti, Sébastien Lecornu, qui a été nommé. Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il fait ce choix ? Invités : Pascal Perrineau, politologue, professeur des universités à Sciences Po Paris Thibaud Mulier, constitutionnaliste, maitre de conférences en droit public à l’université Paris Nanterre Fabien Villedieu, cheminot, secrétaire fédéral SUD Rail Les chroniques du jour : « Le chiffre du jour » : 3415 milliards d'euros de dette par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : Jean-Luc Mélenchon, l’invité surprise par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Sébastien Lecornu nommé Premier ministre : peut-il réussir ? Invités : Gaëtan Dussausaye, député « Rassemblement National » des Vosges Erwan Balanant, député « Les Démocrates » du Finistère Sarah Legrain, députée « La France Insoumise » de Paris « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
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| TikTok, le rapport choc | Chaque voix compte - 11/09/2025 | 11 Sep 2025 | 00:53:14 | |
À LA UNE / TikTok, le rapport choc Le rapport de la Commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs a été dévoilé le jeudi 11 septembre 2025. Après six mois de travail et près de 31 000 témoignages collectés, les conclusions du dossier parlementaire sont fermes : « TikTok est un des pires réseaux sociaux à l’assaut de notre jeunesse. » Pour justifier ce constat, la Commission présidée par le député socialiste Arthur Delaporte s’appuie à la fois sur des paroles d’experts et des récits de la détresse de parents ayant perdu leurs enfants. Entre « incitation au suicide et à l’automutilation », « troubles des conduites alimentaires » et « désinformation médicale », TikTok est accusé de tous les maux. Le géant des réseaux sociaux, qui réunit plus de 23 millions d’utilisateurs en France, a rejeté « catégoriquement la présentation trompeuse » de la commission parlementaire. Ce rapport, rédigé par la députée Laure Miller (Ensemble pour la République), préconise notamment d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et l’instauration d’un couvre-feu numérique de 22h à 8h. Comment stopper les effets néfastes des algorithmes de TikTok sur la santé mentale des jeunes ? Invités : - Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados, Président de la commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok - Sabine Duflo, psychologue clinicienne, autrice de « Il ne décroche pas des écrans ! » (éditions l’échappée) - Arnaud Ducoin, père de Pénélope « Le mot du jour » : RÉSEAU par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » : Charlie Kirk, martyr de Trump par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il taxer les riches ? « Les milliardaires français paient peu, voire pas du tout, d’impôt sur le revenu » : tel est le constat établi par le professeur d’économie Gabriel Zucman. Il a donc imaginé une taxe qui porte désormais son nom et dont le principe est largement discuté au sein de la classe politique : établir un impôt plancher de 2% sur les fortunes de plus de 100 millions d’euros. Sa proposition figure désormais dans les contre-budgets des partis de gauche. Sur TF1, Boris Vallaud, le chef de file des socialistes à l’Assemblée, affirme que cette taxe « est fondamentale », et qu’elle est « soutenue par 75% des Français ». Ce désir de justice fiscale ne fait cependant pas l’unanimité dans la course à la réduction de la dette. Pour le président LR du Sénat, Gérard Larcher, questionné par Apolline de Malherbe le 11 septembre 2025, cette taxe « est une illusion » et conduira à une impasse constitutionnelle, ainsi qu’à un « exil fiscal ». Les plus riches contribuent-ils suffisamment à l’effort collectif ? Invités : - Léa Balage El Mariky, députée « écologiste et social » de Paris - Jonas Haddad, porte-parole adjoint des Républicains - Martin Garagnon, porte-parole Renaissance « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Abonnez-vous à la chaîne YouTube LCP : https://bit.ly/2XGSAH5 Suivez-nous sur les réseaux ! X : https://x.com/LCP Facebook : https://fr-fr.facebook.com/LCP Instagram : https://www.instagram.com/lcp_an/ Retrouvez nous sur notre site : https://www.lcp.fr/ #LCP #ChaqueVoix Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Crise politique, crise sociale : la folle semaine ! | Chaque voix compte - 12/09/2025 | 12 Sep 2025 | 00:53:32 | |
À LA UNE / Crise politique, crise sociale : la folle semaine ! Lundi 8 septembre 2025, pour la première fois dans la Ve République, un gouvernement – ici celui de François Bayrou – n’a pas obtenu la confiance des députés. Le lendemain, le Président de la République a nommé son cinquième Premier ministre en trois ans et demi, l’un de ses fidèles : Sébastien Lecornu. Un choix vécu comme un affront par les 200 000 manifestants mobilisés au sein du mouvement « Bloquons Tout » à travers la France, le mercredi 10 septembre. Pendant ce temps, François Bayrou passait le relais à son successeur, qui promettait « des ruptures sur la méthode comme sur le fond ». L’ancien ministre des Armées a par la suite consulté représentants du « socle commun » et chefs des partis du centre et de la droite, et a commencé à recevoir des représentants syndicaux. Quelle marque Sébastien Lecornu a-t-il tenté d’imprimer dès ses premiers jours à Matignon ? Invités : - Antoine Oberdorff, journaliste politique à « L’Opinion » - Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste à BDO France - François Boulo, ancien porte-parole des Gilets Jaunes « La petite histoire dans la grande » : Lecornu-Sarkozy, l’entrevue par Anna Cabana
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il avoir peur des agences de notation ? Vendredi 12 septembre 2025 est attendue la note de l’agence de notation Fitch, actuellement fixée à AA-. Épée de Damoclès pesant sur le pays selon certains, épouvantail pour d’autres, cette note intervient dans un contexte de déficit public élevé et de doutes sur la capacité du gouvernement à le combler. Fitch pourrait maintenir la note tout en confirmant une perspective négative, ou aller plus loin en la dégradant d’un cran, ce qui enverrait un signal clair aux marchés sur la fragilité des finances publiques françaises. Dans la perspective du projet de loi de finances de 2026, cette décision de Fitch sera donc un test de crédibilité pour le gouvernement, face à des marchés attentifs. Alors, faut-il avoir peur de Fitch ? Invités : - Constance Le Grip, députée apparentée « Ensemble Pour la République » des Hauts-de-Seine - Christine Lavarde, sénatrice « Les Républicains » des Hauts-de-Seine - En visioconférence : Léon Deffontaines, porte-parole du parti communiste Abonnez-vous à la chaîne YouTube LCP : https://bit.ly/2XGSAH5 Suivez-nous sur les réseaux ! X : https://x.com/LCP Facebook : https://fr-fr.facebook.com/LCP Instagram : https://www.instagram.com/lcp_an/ Retrouvez nous sur notre site : https://www.lcp.fr/ #LCP #ChaqueVoix Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Gaza sous un tapis de bombes | Chaque voix compte - 16/09/2025 | 16 Sep 2025 | 01:00:56 | |
À LA UNE / Gaza sous un tapis de bombes Dans la nuit du lundi au mardi 16 septembre 2025, l’armée israélienne a lancé son offensive terrestre à Gaza-ville, près de deux ans après les massacres terroristes du 7 octobre 2023 commis en Israël par le Hamas. Depuis, au moins 64 000 Palestiniens ont été tués, dont une large proportion de civils et d’enfants, selon le décompte des autorités de l’enclave. « Gaza brûle », a déclaré le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, après les premiers bombardements. La veille, les forces armées de l’Etat hébreu détruisaient la tour Al Ghafri, plus haute tour d’habitation de Gaza. Sans fournir de preuve, l’armée israélienne affirme que ces immeubles servent de centres opérationnels à l’organisation terroriste. Une semaine plus tôt, Doha était frappée par des bombardements israéliens, un acte qualifié « d’atteinte à la paix et à la stabilité régionale » par Volker Türk, Haut-Commissaire de l’Organisation des Nations Unies aux droits de l’Homme. Mardi 16 septembre 2025, un rapport d’une commission d’enquête indépendante de l’ONU juge Israël coupable d’un génocide dans la bande de Gaza. C’est dans ce contexte qu’Emmanuel Macron se prépare à reconnaître l’État de Palestine à l’occasion de la 80e assemblée générale des Nations unies le 22 septembre. L’alerte déclenchée par l’ONU aura-t-elle un impact sur le terrain en guerre ? Invités : - Gallagher Fenwick, journaliste, auteur de « 7 octobre 2023, Israël Gaza » (éditions du Rocher) - Jean-François Corty, Président de Médecins du Monde - Lieutenant-colonel Vincent Arbarétier, historien militaire, docteur en science politique « Le Chiffre du jour » : 3,5 milliards par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : Une consultation peut en cacher une autre par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Les élus sont-ils privilégiés ? « On ne peut pas demander aux Français des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas », a écrit Sébastien Lecornu le 14 septembre 2025 sur « X ». Le nouveau Premier ministre a annoncé la suppression, dès janvier 2026, des avantages à vie des anciens membres du gouvernement. Il déclare « mettre fin aux derniers privilèges », qui font croître « le décalage » entre les Français et leurs élus. Dans le contexte de la course à la réduction de la dette, Sébastien Lecornu espère ainsi quelques millions d’euros d’économie. Comment interpréter le symbole de cette première mesure annoncée par le nouveau Premier ministre ? Invités : - Danièle Obono, députée « La France Insoumise » de Paris - Jérémie Patrier-Leitus, député « Horizons et indépendants » du Calvados - Matthieu Valet, député européen « Rassemblement National » « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Abonnez-vous à la chaîne YouTube LCP : https://bit.ly/2XGSAH5 Suivez-nous sur les réseaux ! X : https://x.com/LCP Facebook : https://fr-fr.facebook.com/LCP Instagram : https://www.instagram.com/lcp_an/ Retrouvez nous sur notre site : https://www.lcp.fr/ #LCP #ChaqueVoix Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Pétition Duplomb : feu vert pour un nouveau débat ! | Chaque voix compte - 17/09/2025 | 17 Sep 2025 | 01:05:06 | |
À LA UNE / Pétition Duplomb : feu vert pour un nouveau débat ! Le 10 juillet 2025, Éléonore Pattery, étudiante de 23 ans, lance une pétition contre la loi Duplomb, qui dépassera en quelques semaines le cap symbolique des 2 millions de signatures. Cette loi polémique avait divisé les élus et les Français, notamment autour de la question d’un retour à l'usage de pesticides interdits au nom de la compétitivité agricole. Parmi ces pesticides, on trouve l’acétamipride, insecticide de la famille des néonicotinoïdes interdits en France depuis 2018. Le 7 août 2025, le Conseil constitutionnel entérine une grande partie du texte mais censure la réintroduction des néonicotinoïdes. Les partisans de la loi Duplomb déplorent cette interdiction, qui revient, selon eux, à imposer une concurrence déloyale aux agriculteurs français, face aux autres pays autorisant l’acétamipride. Situation inédite sous la Vème République, les députés de la commission des affaires économiques ont accepté d’examiner cette pétition citoyenne, ce qui ouvre la voie à de futures auditions et à un nouveau débat sans vote dans l’hémicycle. Les nombreux détracteurs de la loi Duplomb peuvent-ils alors espérer sa suppression ? Invités : - Aurélie Trouvé, députée « La France Insoumise » de Seine-Saint-Denis, Présidente de la commission des affaires économiques - Maxime Buizard-Blondeau, vice-président des Jeunes Agriculteurs - John-Christopher Rolland, docteur en droit public et maître de conférences à l'université Paris Nanterre « En coulisses » par Lou Fritel « Quelle histoire ! » par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il bloquer pour se faire entendre ? Le 10 septembre, le lendemain de la nomination de Sébastien Lecornu comme Premier ministre par Emmanuel Macron, et après un appel à « tout bloquer » lancé sur les réseaux sociaux, entre 200 000 et 250 000 manifestants se sont réunis dans les rues de plusieurs villes de France. Une semaine plus tard, les organisations syndicales lancent leur mouvement contre les mesures d’austérité du budget présentées cet été. Plus de 250 manifestations sont attendues en France et devraient réunir au moins 800 000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur. D’après un sondage de l’Ifop pour L’Humanité magazine publié le 11 septembre 2025, la situation économique et sociale actuelle provoque de la révolte chez 51 % des Français, une augmentation de 14 points depuis 2019. Parmi les interrogés, la manifestation et la grève sont vues comme des moyens plus efficaces que le vote pour se faire entendre (74 % contre 44-52 %). Mais alors que les manifestants ont le sentiment d’avoir été floués après l’épisode des retraites, la grève a-t-elle encore un impact sur la sphère politique ? Invités : - Erwan Balanant, député « Les Démocrates » du Finistère - Andréa Kotarac, porte-parole du Rassemblement National - Aurélien Saintoul, député « La France Insoumise » des Hauts-de-Seine « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Abonnez-vous à la chaîne YouTube LCP : https://bit.ly/2XGSAH5 Suivez-nous sur les réseaux ! X : https://x.com/LCP Facebook : https://fr-fr.facebook.com/LCP Instagram : https://www.instagram.com/lcp_an/ Retrouvez nous sur notre site : https://www.lcp.fr/ #LCP #ChaqueVoix Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Forte mobilisation : Sébastien Lecornu sous pression ! | Chaque voix compte - 18/09/2025 | 18 Sep 2025 | 01:04:53 | |
À LA UNE / Forte mobilisation : Sébastien Lecornu sous pression ! Ils étaient près de 200 000 à se mobiliser le 10 septembre 2025, au sein du mouvement citoyen « Bloquons tout », sans l’appui des syndicats. Jeudi 18 septembre 2025, l’intersyndicale appelait à la manifestation, en réaction aux mesures d’austérité du budget présentées cet été par François Bayrou. Entre 506 000 manifestants, selon les autorités, et un million de personnes, selon la CGT, se sont réunis sur l’ensemble du territoire. Dans une ambiance globalement calme émaillée par des moments de tensions, cette journée de mobilisation a été marquée par le mélange de revendications. L’Education nationale, les transports, la fonction publique, l’industrie ou les taxis viennent s’ajouter aux pharmaciens dans un mouvement hétéroclite. Le futur gouvernement de Sébastien Lecornu parviendra-t-il à calmer la grogne sociale ? Invités : - Antoine Oberdorff, journaliste politique à « L’Opinion » - Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT - Stéphane Zumsteeg, directeur du département opinion à l'institut de sondage Ipsos « Le mot du jour » : « stabilité » par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » : Teddy Riner Président ? par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il stopper les aides aux entreprises ?
Une bataille de chiffres s’est installée autour de la question des aides aux entreprises. Début juillet 2025, un rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur les aides publiques aux sociétés (présidée par le sénateur LR Olivier Rietmann, et rapportée par le communiste Fabien Gay) chiffrait à 211 milliards d’euros les aides publiques versées en 2023. Deux semaines plus tard, le Haut Commissariat à la stratégie et au Plan répondait, et divisait le montant par deux : en prenant « le périmètre le plus pertinent », l’institution rattachée à Matignon chiffre les aides à 112 milliards. Le livre « Le Grand Détournement » des journalistes du « Nouvel Obs », Matthieu Aron et Caroline Michel-Aguirre a relancé le débat. Selon leur enquête, le soutien aux entreprises coûterait 270 milliards d’euros à l’Etat, un montant en forte hausse depuis 2001. Les gros groupes français toucheraient une grande partie du pactole : 275 millions pour LVMH, malgré son bénéfice net de 15,2 milliards en 2023, ou encore 130 millions pour Michelin. À quels chiffres faut-il se fier ? L’État français a-t-il intérêt à réduire ses aides aux entreprises ? Invités : - Yoann Gillet, député « Rassemblement national » du Gard - Benjamin Lucas-Lundy, député écologiste des Yvelines - En visioconférence : Olivier Rietmann, sénateur « Les Républicains » de la Haute-Saône « Bourbon express » par Valérie Brochard « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Abonnez-vous à la chaîne YouTube LCP : https://bit.ly/2XGSAH5 Suivez-nous sur les réseaux ! X : https://x.com/LCP Facebook : https://fr-fr.facebook.com/LCP Instagram : https://www.instagram.com/lcp_an/ Retrouvez nous sur notre site : https://www.lcp.fr/ #LCP #ChaqueVoix Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Élus et citoyens : la rupture ? | Chaque voix compte - 19/09/2025 | 19 Sep 2025 | 00:54:30 | |
À LA UNE / Élus et citoyens : la rupture ? Après la grève du 18 septembre 2025 qui a rassemblé au moins 500 000 manifestants à travers la France (et plus d’un million selon la CGT), la colère reste vive. Les organisations syndicales, à l’origine de cette mobilisation, ont lancé un ultimatum au nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu : ce dernier aura jusqu’au mercredi 24 septembre 2025 pour répondre à leurs demandes. En l’espace d’une dizaine de jours, deux journées de manifestations ont marqué la vie politique française, témoignant d’un « niveau de colère dans notre pays qui rend la situation inflammable », comme l’expliquait Frédéric Dabi, le directeur général de l’Ifop. Un sentiment de révolte présent chez plus de la moitié des Français, mais déjà évoqué par 37 % d’entre eux en 2019, juste après la mobilisation des gilets jaunes. Les cahiers de doléances, mal ou non exploités par la classe politique, sont désormais étudiés par les chercheurs. D’après l’enquête du CEVIPOF publiée en février 2025, seuls 26 % des Français déclarent avoir confiance dans la politique, et 24 % dans l’Assemblée nationale. Comment remédier à ce sentiment de défiance ? Les citoyens présents en plateau posent leurs questions directement aux députés ! Invités : - Thomas Ménagé, député « Rassemblement national » du Loiret - Sarah Legrain, députée « La France Insoumise » de Paris - Thomas Lam, député « Horizons et indépendants » des Hauts-de-Seine - Wally Bordas, journaliste politique au « Figaro », auteur de « Palais Bourbier » (Robert Laffont) Chronique : « Le détail qui en dit long » : Mais que fait le Président ? par Anna Cabana, journaliste « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Abonnez-vous à la chaîne YouTube LCP : https://bit.ly/2XGSAH5 Suivez-nous sur les réseaux ! X : https://x.com/LCP Facebook : https://fr-fr.facebook.com/LCP Instagram : https://www.instagram.com/lcp_an/ Retrouvez nous sur notre site : https://www.lcp.fr/ #LCP #ChaqueVoix Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Chômage, usine à l’arrêt : l’automobile en crise ! | Chaque voix compte - 23/09/2025 | 23 Sep 2025 | 01:04:04 | |
À LA UNE / Chômage, usine à l’arrêt : l’automobile en crise ! Les 2000 salariés de l’usine Stellantis de Poissy se retrouveront au chômage partiel en octobre. Pendant trois semaines, cette usine produisant l’Opel Mokka et la DS 3 E-Tense dans les Yvelines sera à l’arrêt. Cela « afin d’adapter son rythme de production à un marché difficile en Europe », selon la direction de la dernière usine de montage automobile d’Ile-de-France. Au premier semestre 2025, le groupe franco-italien-américain annonçait une perte de 2,3 milliards d’euros, en raison d’un recul de ses ventes en Europe et aux Etats-Unis. Si le groupe maintient que le projet est établi jusqu’au moins 2028, les représentants syndicaux craignent une manœuvre pour « dérouler le plan de fermeture de l’usine », comme l’explique Jean-Pierre Mercier, du syndicat SUD. À ce contexte, s’ajoute un autre aspect : le projet du Paris Saint-Germain d’installer son nouveau stade à Poissy. Valérie Pécresse, présidente LR de la région, ainsi que la direction du club de foot, ont été reçus ce mardi par Sandrine Dos Santos, maire LR de la ville. « Ça ne peut pas être Stellantis ou le PSG, ça doit être Stellantis et le PSG » assurait en mai la Présidente de l’Île-de-France. Alors que plus de 400 000 postes sont concernés par la filière en France, et qu’un emploi sur quatre sera supprimé d’ici 10 ans, qu’est-ce que la situation de Stellantis, quatrième groupe mondial, dit de la filière automobile ? Invités : - Jean-Pierre Mercier, délégué syndical SUD Stellantis à Poissy - Flavien Neuvy, économiste, directeur de l’Observatoire Cetelem - Gérard Leseul, député socialiste de Seine-Maritime Chroniques : « Le chiffre du jour » : Disparition d’1 emploi sur 4 dans l’automobile d’ici 10 ans par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : Autisme et paracétamol, les mensonges de Donald Trump par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / La France reconnaît la Palestine : Emmanuel Macron a-t-il redoré son blason ? Emmanuel Macron a prononcé un discours d’une vingtaine de minutes à l’Assemblée générale de l’ONU le lundi 22 septembre. « Fidèle à l’engagement historique de la France au Moyen-Orient pour la paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien, a clamé le président. Je déclare que la France reconnaît aujourd’hui l’Etat de Palestine. » Si l’annonce a été applaudie sur le moment, les réactions ont été diverses. « Une victoire tardive, mais une victoire quand même », reconnaît ainsi Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste, sur le réseau X. Il s’agit d’un « jour historique » selon le Parti socialiste. À droite, la déclaration du Président suscite des réserves, de Bruno Retailleau à Marine Le Pen. L’autorité palestinienne a elle salué une décision « historique et courageuse », alors que Benyamin Netanyahou est attendu à la tribune de l’Assemblée générale ce vendredi, et que Donald Trump a souligné que la priorité restait le retour des otages. Contesté en France, et au plus bas dans les sondages, Emmanuel Macron peut-il trouver un second souffle à l’international ? Invités : - Anne Genetet, députée « Ensemble Pour la République » des Français établis hors de France - Gabrielle Cathala, députée « La France Insoumise » du Val-d’Oise - Gérault Verny, député « Union des Droites pour la République » des Bouches-du-Rhône « Bourbon express » par Valérie Brochard « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Enseignante poignardée : comment endiguer les violences ? | Chaque voix compte - 24/09/2025 | 24 Sep 2025 | 01:04:55 | |
À LA UNE / Enseignante poignardée : comment endiguer les violences ? Une enseignante de musique de 66 ans a été blessée à l’arme blanche au visage, mercredi 24 septembre, en classe, par un adolescent de 14 ans du collège Robert-Schuman de Benfeld, dans le sud de Strasbourg. L’établissement scolaire a été évacué et la ministre de l’Éducation, Élisabeth Borne, s’est rendue sur place en début d’après-midi. L’adolescent, déjà identifié comme un profil violent, s’est lui-même porté des coups de couteau lors de son interpellation et a été transporté à l’hôpital. De plus en plus de professeurs dénoncent un sentiment d’abandon face à des élèves parfois violents, sans moyens suffisants pour se protéger ou prévenir les actes graves. Malgré les annonces de soutien du Ministère après chaque incident, beaucoup jugent les mesures concrètes insuffisantes et tardives. Après plusieurs évènements similaires, les questions de sécurité, de prévention, et d’accompagnement des personnels se posent à nouveau pour préserver le sanctuaire de l’école. Comment mieux protéger le corps enseignant et quels dispositifs mettre en place ? Invités : - Carole Zerbib, Proviseure du lycée Vauquelin à Paris, membre du SNPDEN - Gilles Langlois, enseignant, secrétaire national du SE-UNSA - Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons & indépendants » du Val-de-Marne - En visioconférence : Mélaine Descamps-Bal, psychologue de l’Education nationale Chroniques : « En coulisses » : Cabinet de Sébastien Lecornu, mais où est la rupture ? par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : Un Doge à la française ? par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Sébastien Lecornu face aux syndicats : l’impasse ? Ils se sont vus, mais ils ne se sont pas entendus. Mercredi 24 septembre 2025, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu recevait les représentants de l’intersyndicale à Matignon. Après avoir rassemblé entre 500 000 et un million de manifestants dans toute la France jeudi 18 septembre, les syndicats avaient fixé leurs exigences : abandon du recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans, du doublement des franchises médicales, du gel des prestations, d’une nouvelle réforme de l’assurance chômage… la liste était longue. « Il n’a apporté aucune réponse claire aux attentes des travailleurs et des travailleuses », a déploré au nom de l’intersyndicale, Marylise Léon de la CFDT, après deux heures de réunion. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a noté une « prise de conscience positive » du Premier ministre qui se serait décrit comme « le plus faible de la Ve République ». Fustigeant « deux heures de langue de bois », les syndicats ont alors annoncé une nouvelle journée de grèves et de mobilisation le 2 octobre 2025. Dans la foulée, La France Insoumise a demandé aux autres groupes de gauche de l’Assemblée de signer une motion de censure commune, qui sera déposée dès l’ouverture de la session parlementaire le 1er octobre, critiquant un « mépris des revendications sociales ». De son côté, Sébastien Lecornu recevait une nouvelle fois les organisations patronales, et le MEDEF maintient son « meeting » du 13 octobre. Face à la contestation sociale et syndicale marquée, le Premier ministre peut-il trouver une voie de passage ? Invités : - François Cormier-Bouligeon, député « Ensemble Pour la République » du Cher - Julien Aubert, vice-président des Républicains - Fabienne Rouchy, secrétaire confédérale de la CGT « Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Nicolas Sarkozy condamné : une peine justifiée ? | Chaque voix compte - 25/09/2025 | 25 Sep 2025 | 01:02:48 | |
À LA UNE / Les patrons montent au front Après les représentants de l’intersyndicale, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu a reçu mercredi 24 septembre à Matignon les organisations patronales. A leur tête, le Medef et Patrick Martin. Après deux heures d’échange, le président de l’organisation a salué « une grande qualité d’écoute de la part du Premier ministre », mais s’avoue inquiet : « On ne parle plus d’emploi, plus de croissance, plus de compétitivité », a-t-il déploré. Dans son viseur, la taxe Zucman sur les hauts patrimoines. Selon un sondage Elabe, 79 % des Français « réclament plus de justice fiscale », et trois sur quatre se disent favorables à cette même taxe que Patrick Martin désigne comme une « théorie dangereuse pour nos entreprises ». Mais encore, 69 % d’entre eux estiment qu’Emmanuel Macron a accordé trop d’aides publiques aux grandes entreprises. Face à ce sentiment partagé par la grande majorité des Français, le patron du Medef veut « rééquilibrer un débat monopolisé par la question des super-riches, alors que le vrai sujet de la France reste la relance de la dynamique économique ». Dans cet objectif, le Medef tiendra un « énorme meeting » le 13 octobre 2025, plus d’une semaine après la nouvelle mobilisation de l’intersyndicale. L’Union des entreprises de proximité (U2P) a précisé qu’elle ne participera pas à cette mobilisation, alors que la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) doit voter en interne sur sa participation. En se mobilisant de leur côté, les patrons parviendront-ils à rallier Sébastien Lecornu à leur cause ? Invités : - Nicolas Bergerault, co-fondateur de l’Atelier des chefs - Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes - Yahya Fallah, entrepreneur, porte-parole de la CPME - Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP LA QUESTION QUI FÂCHE / Nicolas Sarkozy condamné : une peine justifiée ? « S’ils veulent que je dorme en prison, je dormirai en prison, mais la tête haute, je suis innocent », déclare Nicolas Sarkozy ce 25 septembre 2025 au moment de sa sortie du tribunal correctionnel de Paris. L’ancien président de la République a été condamné à cinq ans de prison, avec mandat de dépôt à effet différé, pour association de malfaiteurs. La justice le reconnaît coupable d’avoir noué un pacte avec le régime de Mouammar Kadhafi, en échange de fonds occultes estimés à plusieurs millions d’euros. C’est une condamnation inédite dans l’histoire de la Ve République : un ancien président jugé pour corruption à l’échelle internationale. L’ancien chef de l’État dénonce un « acharnement » ainsi qu’une décision « d’une gravité extrême pour l’Etat de droit » et va faire appel. Nathalie Gavarino, présidente du tribunal correctionnel, a motivé cette condamnation en décrivant des faits « d’une gravité exceptionnelle, d’une nature à altérer la confiance des citoyens ». Alors que les trois ONG parties civiles dans ce procès, Anticor, Transparency France et Sherpa, saluent une condamnation « historique et inédite » marquant « une étape essentielle dans la lutte contre la corruption et (qui) envoie un signal fort contre l’impunité ». A-t-on affaire à un « scandale » comme le proclame la défense de Nicolas Sarkozy ? Invités : - Stéphanie Caprin, vice-présidente de l’Union Syndicale des Magistrats - Sandra Cossart, directrice de l’association « Sherpa » - Bertrand Périer, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation - En visioconférence : Daniel Fasquelle, vice-président des Républicains Chroniques : « Quelle histoire ! » : Condamnation de Nicolas Sarkozy : le coup de tonnerre par Laurent Guimier « Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Le cri de détresse des agriculteurs | Chaque voix compte - 26/09/2025 | 26 Sep 2025 | 00:56:44 | |
À LA UNE / Le cri de détresse des agriculteurs À la demande de la FNSEA, premier syndicat agricole français, une partie des agriculteurs s'est mobilisée vendredi 26 septembre 2025 pour une « grande journée d’action ». Des manifestations variées (tracteurs devant le château de Versailles, opérations de contrôle dans les magasins, ou mobilisations devant les préfectures) visaient une cible : le projet d’accord UE-Mercosur, validé par la Commission européenne début septembre 2025. Ce traité est « défavorable à l’agriculture » (d’après la FNSEA), « un véritable agricide qui se prépare » (pour la Coordination rurale) et « catastrophique pour l’avenir de nos élevages et de nos fermes et pour la qualité de notre alimentation » (selon la Confédération paysanne). Les agriculteurs sont également en colère contre la hausse des droits de douanes imposée par Donald Trump, la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire ou encore une mauvaise prise en compte de leurs conditions de travail et de vie. Selon un rapport de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, il y a chez les agriculteurs un taux de suicide supérieur de 30 % aux autres catégories professionnelles. « Qu’attendez-vous de nous, députés français ? », demandait François Ruffin aux représentants syndicaux, lundi 23 septembre 2025 lors d’une table ronde à l’Assemblée nationale. Les agriculteurs et les citoyens présents en plateau ont ce soir l’occasion de confronter les élus à leurs interrogations ! Invités : - David Cormand, eurodéputé écologiste - Éric Martineau, député « Les démocrates » de la Sarthe - Aleksandar Nikolic, eurodéputé « Rassemblement national » Chronique : « Le mot de la semaine » : « Exécution provisoire » par Mariette Darrigrand, sémiologue
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
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| Nouvelle MaPrimeRénov’ : quelles conditions ? | Chaque voix compte - 30/09/2025 | 01 Oct 2025 | 01:03:17 | |
À LA UNE / Nouvelle « MaPrimeRénov’ » : quelles conditions ? À compter du mardi 30 septembre 2025, une nouvelle version du dispositif MaPrimeRénov’ est de nouveau disponible, mais moins de logements y sont éligibles. Le dispositif d’aide à la rénovation des logements avait été provisoirement suspendu par la ministre, Valérie Létard, au début du mois de juillet, pour « refroidir la machine » confrontée à de nombreux dossiers et des fraudes. Selon le gouvernement, 36 millions d’euros de fraudes ont ainsi pu être évités. Dans le même temps, les ministères de l’Aménagement du territoire et de la Transition écologique en ont profité pour examiner les 25 000 dossiers, équivalent à 935 millions d’euros de subventions. Dans le contexte d’un budget réduit et des coupes dans les ministères, le nombre de dossiers recevables avant la fin de l’année a été limité à 13 000. Le montant des aides est lui aussi réduit, pratiquement divisé par deux, passant de 70 000 euros pour une rénovation d’ampleur d’un ménage aux faibles revenus, à 30 000 euros. Le gouvernement a aussi décidé de supprimer le bonus de sortie de passoires thermiques (10 % des travaux sont financés quand le logement après les travaux sort des étiquettes E, F ou G) et d’enlever l’éligibilité aux logements D, alors qu’ils représentent 32 % du parc immobilier français. « La politique énergétique de la France est sacrifiée sur l’autel de Bercy », regrette Olivier Salleron, Président de la Fédération française du bâtiment. Alors que la France comptait au moins 14 % de « passoires énergétiques » dans son parc, comment justifier une réduction d’un dispositif essentiel dans ce domaine ? Invités : - Sébastien Martin, député « Droite Républicaine » de Saône-et-Loire - Jean-Claude Rancurel, plombier-chauffagiste, membre de la CAPEB (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment) - Marie-Amandine Stévenin, Présidente de l’UFC-Que Choisir Chroniques : « Le chiffre du jour » : 1,2%, l’inflation repart à la hausse par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : la conférence de presse selon Donald Trump par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Le RN a-t-il sa place dans les instances de l’Assemblée nationale ? Après la dissolution et les législatives de juillet 2024, le Rassemblement national (RN) avait perdu ses postes de vice-présidents et de secrétaires de l’Assemblée nationale. Les 1er et 2 octobre, les postes du bureau du Palais-Bourbon sont soumis aux votes des parlementaires. Une question cristallise les débats : la place du parti d’extrême droite dans cette instance. La gauche s’oppose fermement à ce retour, affirmant que le front républicain suivi par les électeurs devrait être également respecté à l’Assemblée nationale. « Fidèles à nos valeurs et à notre engagement pris vis-à-vis des Français le 7 juillet 2024, nous refuserons toute entrée du RN au bureau de l’Assemblée », appuyait la Présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, après une réunion entre les onze présidents de groupes sans accord sur la répartition. Au centre et à droite, il y a cependant un accord : le socle commun et l’extrême droite souhaitent une répartition équitable en fonction du poids politique. Yaël Braun-Pivet défend ainsi que les postes soient répartis en fonction du nombre de députés de chaque groupe politique : deux vice-présidents pour le socle commun, deux pour le RN et deux pour la gauche. Le socle commun cherche-t-il à négocier une non-censure du RN en lui garantissant des postes de vice-présidents de l’Assemblée ? Invités : - Bryan Masson, député « Rassemblement National » des Alpes-Maritimes - Danielle Simonnet, députée « écologiste et social » de Paris - Frédéric Valletoux, député « Horizons et indépendants » de Seine-et-Marne Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Une rentrée parlementaire… sans gouvernement ! | Chaque voix compte - 01/10/2025 | 02 Oct 2025 | 01:04:59 | |
À LA UNE / Une rentrée parlementaire… sans gouvernement !
Le 1er octobre 2025, les députés ont voté pour élire les membres du bureau de l’Assemblée nationale, organe de direction stratégique chargé d’organiser les travaux parlementaires. Ce renouvellement intervient dans un contexte marqué par l’absence de gouvernement formé et à l’approche de la date limite du dépôt du projet de loi de finances. Après des débats en interne, les députés du socle commun se sont mis d’accord pour voter pour une liste bloquée de six vice-présidents, représentative de la tripartition de l’hémicycle : deux postes ont été accordés au Nouveau Front Populaire, deux aux partis proches du Président de la République et deux au RN. Cette élection a ainsi acté le retour du Rassemblement national aux postes clés de l’Assemblée puisque Sébastien Chenu et Hélène Laporte ont été élus vice-présidents. Cette rentrée parlementaire marque-t-elle une étape supplémentaire dans la stratégie de « normalisation » du RN ? Invités : - Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint à l’OFCE - Thibaud Mulier, constitutionnaliste, Maître de conférences en droit public à l'Université Paris Nanterre - Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP - En visioconférence : Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT, en charge des négociations sur les retraites Chroniques : « Les off de Lou » : À quand un nouveau gouvernement ? par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : Condamnation de Nicolas Sarkozy, la riposte des juges par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Attaques contre les juges : l’État de droit est-il en danger ? Jeudi 25 septembre 2025, le Tribunal correctionnel de Paris a condamné Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs avec mandat de dépôt à effet différé. Dans une interview pour le Journal du dimanche (JDD), l’ancien président de la République fustigeait une condamnation qui « violait toutes les limites de l’Etat de droit ». Selon le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, interviewé sur France Inter, ce qui « est une atteinte à l’Etat de droit, ce sont des menaces contre les juges ». Abondant dans son sens, une vingtaine d’avocats ont déposé ce mercredi 1er octobre une plainte contre l’ex-chef de l’Etat pour « outrage à magistrat » et « atteinte à l’autorité de la justice », pointant du doigt ses propos tenus au JDD. L’ancien Président encoure six mois de prison et 7 500 euros d’amende pour « atteinte à l’autorité », et jusqu’à 1 an de prison et 15 000 euros d’amende pour « outrage à magistrat ». Dans quelle mesure peut-on critiquer la Justice en France ? Invités : - Ian Boucard, député « Droite Républicaine » du Territoire de Belfort - Violette Spillebout, députée « Ensemble Pour la République » du Nord - Colette Capdevielle, députée socialiste des Pyrénées-Atlantiques Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Pouvoir d’achat : l’inquiétude des Français | Chaque voix compte - 03/10/2025 | 03 Oct 2025 | 01:00:12 | |
À LA UNE / Pouvoir d’achat : l’inquiétude des Français Jeudi 2 octobre 2025, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a dévoilé ses premières pistes pour le budget 2026, notamment en matière de pouvoir d’achat. Il a confié à l’AFP vouloir étudier l’éventualité d’une baisse de l’impôt sur le revenu pour les couples modestes, ainsi qu’une défiscalisation et un allègement des charges sociales sur les heures supplémentaires. Ces annonces interviennent à un moment où l’inflation repart doucement à la hausse (+1,2% selon l’Insee), tout en restant une des plus faibles de l’Union européenne. Selon un sondage IFOP publié en janvier 2025, la hausse des prix est la préoccupation principale de 74% des Français. D’après l’INSEE, sept ménages sur dix déclarent limiter leur consommation. Dans ce contexte d’inquiétude liée à l’instabilité politique et à la question de la dette, le taux d’épargne des Français atteint des records (19% au premier trimestre 2025). Les citoyens présents en plateau ont ce soir l’occasion de confronter les députés à leurs inquiétudes quotidiennes ! Invités : -Charles Alloncle, député « Union des Droites pour la République » de l’Hérault -Olga Givernet, députée « Ensemble Pour la République » de l’Ain -Aurélie Trouvé, députée « La France Insoumise » de Seine-Saint-Denis -Fanny Guinochet, journaliste économique à France Info Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Shein à l’assaut des villes françaises ! | Chaque voix compte - 02/10/2025 | 03 Oct 2025 | 01:00:32 | |
À LA UNE / Shein à l’assaut des villes françaises ! Le BHV du Marais va accueillir le géant chinois de l’ultra-fast fashion Shein, au même titre que cinq magasins des Galeries Lafayette en France. Frédéric Merlin, président du groupe Société des Grands magasins, a révélé un partenariat exclusif avec la marque. La société justifie cette annonce par une stratégie de « modernisation des magasins adaptée aux nouvelles habitudes de consommation » mais certaines boutiques rejettent l’accord. L’ultra-fast fashion, portée par des géants comme Shein, est en plein essor en France et dans le monde grâce à des prix très bas et une offre renouvelée en permanence. Ce modèle est souvent critiqué pour ses conséquences sociales et environnementales. Comment la fast-fashion dérégule-t-elle l’industrie du textile en France ? Invités : - Thierry Véron, Président de la Fédération des associations des commerçants et des artisans de Paris (FACAP) - Anne-Cécile Violland, députée « Horizons et indépendants » de Haute-Savoie - Sophie de Champsavin, rédactrice en chef de « Paris Modes » Chroniques : « Le mot du jour » : FASHION par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il suspendre la réforme des retraites ?
La réforme des retraites, adoptée par l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution par Elisabeth Borne le 16 mars 2023, fait toujours débat. En marge d’une réunion avec Sébastien Lecornu, Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, insistait sur leur volonté de « suspendre la mise en œuvre de la réforme ». Si une partie de la gauche, La France Insoumise en tête, continue de demander l’abrogation de la réforme, le Parti socialiste et Place publique défendent sa suspension. « Si on veut trouver une issue, il faut suspendre la réforme pour l’année 2026 », avance l’ancien président François Hollande. « Le vrai débat sur les retraites aura lieu en 2027 », appuie de son côté Raphaël Glucksmann. Si certains membre du socle commun, comme la sénatrice Renaissance du Pas-de-Calais Brigitte Bourguignon, appellent à « réfléchir » sur la question de l’âge légal de départ en retraite, le nouveau Premier ministre s’est montré plus ferme. Dans une interview au Parisien, Sébastien Lecornu a écarté cette suspension en expliquant que « cela ne réglerait aucun problème ». Mercredi, l’hôte de Matignon adressait une lettre aux leaders syndicaux, dans lequel il assurait que « l’amélioration de la retraite des femmes » serait comprise dans le projet de budget de la Sécurité sociale. Celui qui n’a toujours pas formé de gouvernement indique également sa volonté de reprendre d’autres mesures issues du conclave sur la réforme des retraites, sans plus de précisions. Souhaitée par les oppositions, la suspension de la réforme est-elle toujours possible ? Invités : - Hadrien Clouet, député « La France Insoumise » de Haute-Garonne - Sylvain Berrios, député « Horizons et indépendants » du Val-de-Marne - Éric Weil, ancien conseiller ministériel, spécialiste des retraites, auteur de « Retraites : un blocage français » (Plon) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Emmanuel Macron sous pression | Chaque voix compte - 07/10/2025 | 08 Oct 2025 | 01:04:12 | |
À LA UNE / Crise politique : Emmanuel Macron sous pression « Surréaliste » (La Montagne), « La chienlit » (L’Humanité), « La crise à plein régime » (Sud-Ouest), « Une crise majeure s’ouvre » (Le Monde)… Après la démission surprise de Sébastien Lecornu et de son éphémère gouvernement lundi 6 octobre au matin, la presse française est unanime : la crise politique s’installe. Selon une étude de l’Ifop, 64% des Français sont inquiets (soit 4 points de plus qu’en mai), alors que l’espoir n’est plus ressenti que par 2% des citoyens, contre 11% en mai. Cette période d’instabilité, débutée en juin 2024 avec la dissolution de l’Assemblée nationale, engendre aussi un coût économique, évalué à 15 milliards d’euros par l’OFCE. « Dans un moment d'incertitude, les entreprises gèlent un peu tout, à la fois l'investissement et l'emploi. Et les ménages épargnent davantage », explique le directeur de l’OFCE, Éric Heyer. « Le décrochage économique est déjà enclenché » a alerté Patrick Martin, Président du Medef. Emmanuel Macron a confié à Sébastien Lecornu la « responsabilité de mener d’ici mercredi soir d’ultimes négociations pour définir une plateforme d’action et de stabilité pour le pays ». Le Premier ministre démissionnaire a reçu les principaux chefs de file des partis. Comme La France Insoumise, Jordan Bardella et Marine Le Pen ont refusé l’invitation de l’hôte de Matignon. Sébastien Lecornu peut-il trouver une issue afin d’éviter une dissolution de l’Assemblée nationale ? Invités : - Bruno Cautrès, politologue, enseignant à Sciences Po, chercheur CNRS au Cevipof - Marie-Anne Cohendet, constitutionnaliste, professeure de droit public à Paris I - Panthéon-Sorbonne - Jean-Philippe Dugoin-Clément, maire (UDI) de Mennecy Chroniques : « Le chiffre du jour » : 15 milliards, le coût de la crise politique par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : crise politique ou crise monarchique ? par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Emmanuel Macron doit-il démissionner ? Jusque-là vu comme un soutien au Président de la République, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe déclarait, mardi 7 octobre 2025 sur RTL, souhaiter la démission d’Emmanuel Macron. « Je ne suis pas du tout sur la ligne des Insoumis qui expliquent qu’il faut une destitution, affirme le maire Horizons du Havre. Mais il me semble que le président s’honorerait s’il nommait un Premier ministre avec pour fonction d’exécuter les affaires courantes, de construire un budget, de le faire adopter, en annonçant qu’il organise une élection présidentielle anticipée ». Une annonce saluée par La France Insoumise alors que le PS exige un « changement de cap » avec « un gouvernement de gauche ». Les Républicains défendent eux aussi une forme de cohabitation quand le Rassemblement national demande une dissolution, sous peine de censurer automatiquement tout gouvernement. Sans appeler à sa démission, Gabriel Attal a affirmé sur TF1 qu’il ne « comprenait plus les décisions du Président de la République ». Lâché par ses principaux soutiens et par l’opinion publique, Emmanuel Macron doit-il mettre fin à son mandat ? Invités : - Anne Le Hénanff, députée « Horizons et indépendants » du Morbihan - Ludovic Mendes, député apparenté « Ensemble Pour la République » de Moselle - Anna Pic, députée socialiste de la Manche Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Guerre à Gaza : enfin la paix ? | Chaque voix compte - 09/10/2025 | 09 Oct 2025 | 01:04:01 | |
À LA UNE / Guerre à Gaza : enfin la paix ? Fin septembre, Donald Trump présentait son plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien. Accepté rapidement par Benyamin Netanyahou, le texte a finalement été reconnu, dans sa première partie, par l’organisation terroriste du Hamas dans la nuit du 9 octobre 2025. Les bombardements israéliens se sont poursuivis dans la nuit mais Donald Trump s’est empressé d’annoncer la nouvelle sur son réseau social avec « fierté », soulignant « les premières étapes en vue d’une paix solide, durable et éternelle ». Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, pays médiateur entre Israël et le Hamas, a ensuite confirmé l’annonce. Celle-ci a été présentée comme « un succès diplomatique » par le Premier ministre israélien et saluée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Selon le plan, les 47 otages israéliens (dont 25 seraient morts) devraient être de retour le lundi 13 octobre, en échange de la libération d’environ 2 000 prisonniers palestiniens, d’un cessez-le-feu et du retrait de l’armée israélienne derrière une première ligne. Cet accord, conduit par Donald Trump, peut-il mettre fin aux bombardements à Gaza et mener à une paix durable ? Invités : - Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU - Armin Arefi, grand reporter au « Point » - Rony Brauman, médecin humanitaire, ancien Président de « Médecins sans frontières » - En visioconférence : David Sprecher, responsable du Forum des familles de disparus et otages à Gaza Chroniques : « Le mot du jour » : PAIX par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » : Panthéonisation : la cérémonie des Présidents par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Les politiques vont-ils enfin s’entendre ? Questionné par Léa Salamé au 20 heures de France 2 ce mercredi 8 octobre, Sébastien Lecornu plaidait en faveur de l’établissement d’une « plateforme d’action et de stabilité ». Dans un climat politique marqué par les clivages, la capacité de coopération des députés est mise à l’épreuve. Alors que la côte de popularité du Président de la République chute à 14% (Elabe) et que près d’un français sur deux estime qu’Emmanuel Macron est directement responsable de l’impasse politique actuelle, la confiance des citoyens vis-à-vis des élus ne cesse de s’amoindrir. Après des réunions de groupes le mardi 7 octobre 2025, le chef de file des sénateurs écologistes, Yannick Jadot, a affiché la volonté de la gauche de « trouver une entente républicaine avec le bloc central ». Quelles sont les conditions de la gauche pour cautionner le futur gouvernement ? Invités : - Natalia Pouzyreff, députée « Ensemble Pour la République » des Yvelines - Sophie Taillé-Polian, députée « écologiste et social » du Val-de-Marne - Olivier Paccaud, sénateur « Les Républicains » de l’Oise Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Crise politique : Sébastien Lecornu trouvera-t-il la sortie de secours ? | Chaque voix compte - 08/10/2025 | 09 Oct 2025 | 01:31:59 | |
À LA UNE / Crise politique : Sébastien Lecornu trouvera-t-il la sortie de secours ? « Il faut savoir écouter et bouger », affirmait mardi 7 octobre Elisabeth Borne dans les colonnes du « Parisien ». La ministre démissionnaire de l’Education nationale qui portait en 2023 la contestée réforme des retraites s’est dit ouverte à une suspension du texte. Au sein du parti Renaissance, l’annonce a fait grand bruit. « C’est quand même fou, on se voit on se parle le matin – du moins on a l’impression – et le soir on découvre qu’on a proposé de suspendre notre réforme des retraites », lance, dans la nuit, la députée macroniste Olivia Grégoire, dans la boucle Telegram du groupe. Si La France Insoumise demande l’abrogation de la réforme, une telle manœuvre satisferait le Parti socialiste. A la sortie d’une rencontre avec Sébastien Lecornu, Olivier Faure a néanmoins affirmé n’avoir « aucune assurance sur la réalité de cette suspension ». Une éventuelle suspension pousserait Les Républicains à censurer le prochain gouvernement, selon « Le Parisien ». Le texte, qui a poussé des millions de manifestants dans les rues en 2023, sera au cœur d’une visioconférence de l’intersyndicale le jeudi 9 octobre. Un rétropédalage sur la réforme des retraites pourrait-il être la solution pour sortir la France de la crise politique dans laquelle elle est plongée ? Invités : - Richard Werly, correspondant France/Europe pour le média suisse « Blick » - John-Christopher Rolland, docteur en droit public et maître de conférences à l'université Paris Nanterre - Stéphanie Villers, économiste, conseillère économique pour PwC France Chroniques : « Les off de Lou » : droites, la possible union par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : Sébastien Lecornu, de Premier ministre à pompier ? par Laurent Guimier ÉMISSION SPÉCIALE / Sébastien Lecornu : et c’est reparti pour un tour ?
Missionné pour 48 heures par le Président de la République, Sébastien Lecornu a poursuivi ses consultations dans la journée du mercredi 8 octobre 2025, dans l’objectif de « trouver des solutions pour adopter un budget à la fin de l’année ». Socialistes, communistes, écologistes puis représentants du « socle commun » se sont succédé à Matignon. Après s’être entretenu avec le chef de l’Etat, Sébastien Lecornu est attendu au journal de 20H de France 2 pour une interview exclusive. Marine Le Pen et le Rassemblement national assurent censurer tout prochain gouvernement sans dissolution de l’Assemblée nationale. Cette-dernière est-elle alors inévitable ? Invités : - Dieynaba Diop, députée socialiste des Yvelines - Charles Sitzenstuhl, député « Ensemble Pour la République » du Bas-Rhin - Max Brisson, sénateur « Les Républicains » des Pyrénées-Atlantiques Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Quel Premier ministre pour sortir de la crise politique ? | Chaque voix compte - 10/10/2025 | 10 Oct 2025 | 00:57:37 | |
À LA UNE / Quel Premier ministre pour sortir de la crise politique ?
Après avoir donné deux jours au Premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, afin de « trouver des solutions pour adopter un budget à la fin de l’année », Emmanuel Macron s’était accordé 48 heures supplémentaires pour trouver son nouveau chef de gouvernement. « Il faudra une équipe complètement déconnectée des ambitions présidentielles pour 2027 », prévenait Sébastien Lecornu face à Léa Salamé au 20 heures de France 2, mercredi 8 octobre. Deux jours plus tard, le Président de la République s’est entretenu pendant près de trois heures avec les représentants de tous les partis politiques, à l’exception du Rassemblement national et de La France Insoumise qui n’étaient pas conviés. « Nous sortons de cette réunion sidérés, avec aucune réponse. De qui se moque-t-on ? », fustigeait Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes, à sa sortie de l’Elysée. Emmanuel Macron avait assuré aux participants nommer son nouveau chef de gouvernement dans les prochaines heures. Bernard Cazeneuve et Jean-Louis Borloo figurent dans la liste des favoris mais le Président de la République pourrait aussi renommer Sébastien Lecornu. Quel Premier ministre pourrait éviter une motion de censure immédiate ?
Invités : • Marie-Anne Cohendet, constitutionnaliste, professeure de droit public à Paris I - Panthéon-Sorbonne • Stéphane Zumsteeg, directeur du département opinion à l'institut de sondage Ipsos • Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP
Chroniques : « Le chiffre du jour » : 4,7 % par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : Marine Le Pen… côté peuple ! par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Le nouveau Premier Ministre aura-t-il les moyens de réussir ? Après son interview au 20H de France 2, la côte de popularité de Sébastien Lecornu est remontée en flèche : il a gagné onze points d’opinions positives, selon un sondage Elabe daté du 8 octobre 2025. Ce regain d'intérêt dans l'opinion publique l'a remis dans la course à Matignon et a relancé les réflexions du Président de la République. Si le Rassemblement National exige une dissolution de l'Assemblée nationale, la gauche pourrait accepter un nouveau Premier ministre d'un autre bord qui concèderait une suspension de la réforme des retraites. Quelles sont les garanties nécessaires pour assurer une non-censure du nouvel hôte de Matignon ?
Invités : • Michaël Taverne, député « Rassemblement National » du Nord • Éléonore Caroit, députée apparentée « Ensemble Pour la République » des Français établis hors de France • Gérard Leseul, député socialiste de Seine-Maritime Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Sébastien Lecornu : « Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez » | Chaque voix compte - 14/10/2025 | 14 Oct 2025 | 01:06:30 | |
À LA UNE / Sébastien Lecornu : « le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez » Mardi 14 octobre 2025, lors de sa déclaration de politique générale devant les députés, Sébastien Lecornu a remis le Parlement au cœur de l’échiquier politique. Il a rappelé sa méthode à sept reprises : « Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez ». Il devait faire face à un auditoire hostile : le Rassemblement national et la France Insoumise avaient d’ores déjà décidé de censurer ce huitième gouvernement du second mandat d’Emmanuel Macron. Pour tenter de s’assurer le soutien des socialistes, le Premier ministre a annoncé une suspension de la réforme des retraites, satisfaisant ainsi l’une de leurs principales revendications. Sébastien Lecornu n’a pas pour autant renoncé aux exigences budgétaires, assurant que le déficit « devra être à moins de 5% du PIB », il a aussi promis un budget « dans les trois mois ». Le Premier ministre a souligné l’importance du débat et du vote à l’Assemblée, en réitérant son refus de l’article 49.3. Sébastien Lecornu ira-t-il au bout des « ruptures » qu’il a lui-même promises ? Invités : - Wally Bordas, journaliste politique au « Figaro » - Stéphanie Dépierre, journaliste LCP - John-Christopher Rolland, docteur en droit public, maître de conférences à l’université Paris Nanterre Chroniques : « les gagnants et les perdants du nouveau budget » par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : le grand oral des Premiers ministres par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Gouvernement Sébastien Lecornu II : vous votez pour ? Sébastien Lecornu s’est exprimé face aux députés, mardi 14 octobre à 15 heures, pour présenter la politique que son gouvernement entend mener. Au centre de cette déclaration de politique générale, une annonce aussi cruciale que surprise : la suspension de la réforme des retraites. Il a ainsi acquis le soutien provisoire des socialistes qui ont finalement annoncé ne pas censurer son gouvernement. Le Rassemblement National a quant à lui déposé une motion de censure mardi 14 octobre et a annoncé vouloir censurer « tous les gouvernements d’Emmanuel Macron », tout comme La France Insoumise. Les motions de censure déposées seront examinées jeudi 16 octobre à l’Assemblée nationale. Sébastien Lecornu a-t-il réussi son grand oral face aux députés ? Invités : - Gaëtan Dussausaye, député « Rassemblement National » des Vosges - Océane Godard, députée socialiste de Côte d’Or - Violette Spillebout, députée « Ensemble Pour la République » du Nord
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Lecornu II : un gouvernement en sursis ? | Chaque voix compte - 15/10/2025 | 16 Oct 2025 | 01:04:10 | |
À LA UNE / Lecornu II : un gouvernement en sursis ? La France Insoumise, le Parti Communiste, les Ecologistes, le Rassemblement national et L’Union des droites pour la République n’ont pas attendu la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu pour promettre la censure de son deuxième gouvernement. Comme le Premier ministre a décidé de suspendre la réforme des retraites et confirmé son refus d’utiliser le 49.3, les socialistes – à quelques rares exceptions près - ne voteront pas la motion de censure. « Il y a eu une première victoire hier », saluait mercredi 15 octobre le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. Jeudi 16 octobre 2025, les motions de censure déposées par La France Insoumise et le Rassemblement National ne devraient donc pas obtenir la majorité absolue requise pour faire tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu. Mais jusqu’à quand tiendra ce sursis ? Le Parti à la rose n’a pas caché que cette non-censure n’était pas un chèque en blanc : ses députés comptent bien amender le Projet de Loi de Finances 2026. Combien de temps le huitième gouvernement du second mandat d’Emmanuel Macron pourra-t-il tenir ? Invités : - Benjamin Morel, constitutionnaliste, maitre de conférences en droit public à l’université Paris Panthéon-Assas - Bénédicte Foucher, rédactrice en chef chez « AEF Info » - Frédéric Dabi, Directeur général Opinion de l’institut de sondage IFOP Chroniques : « Les off de Lou » : frondes, exclusions… la maison LR en feu ! par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : Lecornu II : la rentrée des « petits nouveaux » par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Les députés sont-ils prêts à adopter la méthode proposée par Sébastien Lecornu ?
Mardi 14 octobre 2025, Sébastien Lecornu a prononcé sa déclaration de politique générale pour exposer une sortie de crise aux députés. Il propose une nouvelle méthode, avec au cœur, le Parlement. « Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez », résume par une formule répétée à sept reprises le Premier ministre. Il promet de ne plus utiliser l’article 49.3 de la Constitution et de mener tous les débats à leur terme. « Le gouvernement propose le budget qu'il estime souhaitable, le Parlement aura le dernier mot. C'est sa responsabilité, nous devons lui faire confiance, nous ne devons pas en avoir peur », a-t-il assuré, ce qui permettra de « montrer à toutes et tous que la démocratie représentative n'est pas morte ». Après son discours, 56% des Français se sont prononcés contre la censure, selon un sondage Elabe. « La plus grande richesse pour notre pays, c’est la stabilité », a appuyé Sébastien Lecornu. Le nouveau Premier ministre sera-t-il suivi par l’Assemblée nationale ? Invités : - Thibault Bazin, député « droite républicaine » de Meurthe-et-Moselle - Anaïs Belouassa-Cherifi, députée « La France Insoumise » du Rhône - Harold Huwart, député LIOT d’Eure-et-Loir Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| La France en crise(s) | Chaque voix compte - 17/10/2025 | 17 Oct 2025 | 00:59:43 | |
À LA UNE / La France en crise(s) Le 8 septembre 2025, un an après la dissolution de l’Assemblée nationale, François Bayrou devenait le premier chef du gouvernement de la Ve République à ne pas recevoir la confiance des députés. Le lendemain, Emmanuel Macron nommait Sébastien Lecornu Premier ministre, avant que celui-ci ne démissionne le 5 octobre. Plongée dans la crise, la France se retrouvait une nouvelle fois avec un gouvernement démissionnaire. Vendredi 10 octobre, à la surprise générale, le Président a choisi de renommer Sébastien Lecornu. Depuis le début de son second mandat, Emmanuel Macron a nommé 130 ministres différents dans ses gouvernements : un record. Selon l’OFCE, l’instabilité politique aurait couté 15 milliards d’euros depuis juin 2024. Elle aurait également placé la France en « wagon de queue du train de l’Europe », selon l’expression de François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. Les Français en subissent également directement les effets : ils consomment moins et atteignent un taux d’épargne du revenu disponible record (19% selon l’Insee). 51% des Français éprouvent du dégoût face à la situation politique actuelle, selon le sondage d’Ipsos-BVA du 16 octobre. Dans quelle mesure l’instabilité politique peut-elle se muer en instabilité économique ? Parce que « Chaque Voix compte », des citoyens posent leurs questions aux députés présents en plateau. Invités : - Céline Calvez, députée « Ensemble Pour la République » des Hauts-de-Seine - Dieynaba Diop, députée socialiste des Yvelines - Alexandre Sabatou, député « Rassemblement National » de l’Oise - Anna Cabana, journaliste « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| SOS associations en détresse ! | Chaque voix compte - 16/10/2025 | 17 Oct 2025 | 01:05:20 | |
À LA UNE / SOS associations en détresse ! « Ça ne tient plus ! » : les représentants des associations françaises se sont mobilisés avec ce mot d’ordre, le samedi 11 octobre 2025. La France compte 1,4 million d’associations, regroupant 20 millions de bénévoles et 1,9 million de salariés (10 % de l’emploi privé). Elles ont un budget total de 113 milliards d’euros (3 % du produit intérieur brut), et sont notamment derrière 90 % des établissements d’accueil des enfants handicapés, mais aussi la moitié des structures d’aide à domicile ou un tiers des Ehpad et 10% des établissements hospitaliers français. Sans les associations, « le pays tomberait », avance Patrice Douret, président bénévole des Restos du cœur. En octobre 2025, le Mouvement associatif a publié une enquête selon laquelle un tiers des associations n’ont plus que trois mois de trésorerie, et 70 % ont des fonds propres « fragiles » ou « nuls ». Pour cause, six sur dix ont déclaré une baisse de leurs financements publics, qui représentent en moyenne 40% leur budget. Depuis janvier, 669 associations ont été liquidées, soit deux fois plus qu’en 2022 et 16 % de plus qu’en 2024. « En 20 ans, les subventions aux associations ont chuté de 41 % », appuie la députée LFI Nadège Abomangoli, avant de rajouter qu’il « y a urgence ». Son groupe avait déposé en 2023 une proposition de loi « visant à pérenniser les financements » avec notamment un contrat pluriannuel. Le projet de budget du deuxième gouvernement Lecornu propose lui de doubler le plafond des dons (passant de 1 000 à 2 000 euros). Emmanuel Macron est-il responsable de la crise du monde associatif français ? Invités : - Yohan Penel, porte-parole du Mouvement Associatif - Florence Thune, directrice générale du Sidaction - Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine Chroniques : « Le mot du jour » : CENSURE par Mariette Darrigrand, sémiologue « Quelle histoire ! » : « Moi député… » par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Suspension de la réforme des retraites : y a-t-il un piège ? À la surprise de certains partis d’opposition, le Premier ministre a annoncé une suspension de la réforme des retraites lors de sa déclaration de politique générale. Cette annonce n’a pas suffi à contenter les députés d’opposition ayant voté en faveur de la censure du gouvernement jeudi 16 octobre. Pour les députés écologistes et de La France Insoumise, cette suspension est une « arnaque » (selon Manuel Bompard) et ne vaut pas son abrogation. Les élus du Rassemblement National ou de l’UDR, eux, pointe du doigt les zones d’ombre des modalités de mise en place de cette « vraie fausse suspension ». La suspension entraînerait un blocage de l’âge légal de départ en retraite à 62 ans et 9 mois, et un gel de la durée de cotisation à 170 trimestres jusqu’à l’élection présidentielle de 2027. Cette suspension de la réforme des retraites sera-t-elle concrétisée par le biais d’un amendement au budget de la sécurité sociale comme l’a annoncé Sébastien Lecornu ? Invités : - Nicolas Metzdorf, député « ensemble Pour la République » de Nouvelle-Calédonie - Danièle Obono, députée « La France Insoumise » de Paris - En visioconférence : Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Nicolas Sarkozy : un Président de la République en prison | Chaque voix compte - 21/10/2025 | 21 Oct 2025 | 01:04:56 | |
À LA UNE / Nicolas Sarkozy : un Président de la République en prison « Ce n’est pas un ancien Président de la République que l’on enferme ce matin, c’est un innocent », écrivait mardi 21 octobre 2025 Nicolas Sarkozy dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux. L’ancien chef de l’Etat a fait son entrée dans la prison de la Santé, à Paris, après sa condamnation à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans l’affaire des financements libyens. « J’éprouve une peine profonde pour la France qui se trouve humiliée », a ajouté celui qui a fait appel de sa condamnation. A peine arrivé derrière les murs de la prison, l’un de ses avocats, Christophe Ingrain, a annoncé le dépôt d’une demande de mise en liberté. « La cour d’appel a deux mois pour statuer », a précisé l’avocat de Nicolas Sarkozy, avant d’expliquer que l’ancien Président « y est pour un minimum de trois semaines ou d’un mois ». Enfermé dans le quartier d’isolement, Nicolas Sarkozy sera « seul, tout le temps », indiquait Flavie Rault, ancienne directrice adjointe de la prison de la Santé. Cellule de neuf mètres carrés, téléphone fixe sur écoute avec numéros préenregistrés, une dizaine de photos de famille, promenade quotidienne d’une heure, salle de sport… Quelles seront les conditions de détention de Nicolas Sarkozy, premier Président de la République incarcéré ? Invités : - Matthieu Aron, grand reporter au « Nouvel Obs » - Evelyne Sire-Marin, magistrate honoraire, vice-présidente de la Ligue des Droits de l’Homme - Joaquim Pueyo, ancien directeur des prisons de Fresnes et de Fleury-Merogis, maire divers gauche d’Alençon La chronique économique de Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : King Donald Trump, le show par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / L’Etat français a-t-il abandonné ses musées ? En sept minutes, dans la matinée du dimanche 19 octobre 2025, huit bijoux d’une valeur de 88 millions d’euros ont été dérobés de la galerie d’Apollon du musée du Louvre, à Paris. « Une atteinte à un patrimoine que nous chérissons », a dénoncé dans la soirée Emmanuel Macron sur le réseau social X, avant de promettre que « nous retrouverons les œuvres et les auteurs seront traduits en justice ». Lundi 20, Franceinfo a publié des extraits d’un rapport de la Cour des comptes pointant des retards « considérables » et « persistants » dans la mise aux normes des installations techniques du Louvre. Seulement un tiers des salles du musée parisien seraient équipées d’au moins une caméra. « Les montants engagés sont de faible ampleur au regard des besoins estimés », affirme la Cour, alors que le syndicat SUD-Culture critique un fléchage « systématique » des budgets et effectifs « vers des activités annexes » comme « dans les diners en ville (soirées de gala, visites VIP…) ». En juin 2025, les salariés du musée le plus visité au monde étaient entrés en grève pour dénoncer un sous-effectif. Depuis le début du mois de septembre, trois autres musées ont été cambriolés (le musée national de la porcelaine de Limoges, le Muséum national d’histoire naturelle de Paris et le musée Jacques Chirac de Sarran, en Corrèze). Les 1 200 musées français font aussi face à des baisses de subventions, la dernière ayant eu lieu en cours d’année 2024, avec une coupe de 100 millions d’euros. Les moyens alloués aux musées français sont-ils dorénavant insuffisants ? Invités : - Alexandre Portier, député « Droite Républicaine » du Rhône - Maxime Michelet, député « Union des Droites pour la République » de la Marne - Monique de Marco, sénatrice écologiste de la Gironde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Budget : de nouveau l’impasse ? | Chaque voix compte - 23/10/2025 | 23 Oct 2025 | 01:04:31 | |
À LA UNE / Budget : de nouveau l’impasse ? Entre lundi 20 et mercredi 22 octobre 2025, et jusqu’à tard dans la nuit, la commission des finances de l’Assemblée nationale a analysé et débattu le projet de loi de finances 2026 ainsi que ses divers amendements. Vendredi 24 octobre, ce sera au tour de l’ensemble des députés de l’hémicycle de se saisir des débats. Pendant ces trois jours, les membres de la commission ont notamment rejeté la taxe Zucman ou l’ISF climatique. En conséquence, 37 députés ont voté contre le projet du gouvernement, rejetant ainsi la partie recettes du budget 2026. Des députés de gauche, socialistes compris, mais aussi d’extrême-droite et des Républicains n’ont pas soutenu le texte défendu par Sébastien Lecornu. « C’est dans l’hémicycle qu’on pourra construire les compromis », promettent les socialistes. Les discussions en commission laissent-elles présager un conflit irrésoluble dans l’hémicycle ? Invités : - Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP - Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint à l’OFCE - Stéphane Zumsteeg, directeur du département opinion à l'institut de sondage Ipsos - Fanny Guinochet, journaliste économique « Quelle histoire ! » : Astérix, ils sont fous ces politix ! par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Retraites/suspension : qui va payer ? Cent millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027 : dans sa lettre rectificative au projet de budget de la Sécurité sociale, le gouvernement a évalué le coût de la suspension de la réforme des retraites, promise par Sébastien Lecornu. Le 14 octobre, à l’occasion de son discours de politique générale, le Premier ministre annonçait son intention de suspendre la réforme Borne, tout en précisant qu’il faudrait la « compenser avec des mesures d’économies ». Dans la lettre présentée au Conseil des ministres jeudi 23 octobre, le gouvernement envisage d’augmenter le taux de contribution exceptionnelle sur les complémentaires santé, passant ainsi de 2,05 à 2,25 %, pour rapporter 1 milliard d’euros. Le texte demande également un effort supplémentaire de 0,5 % aux retraités, avec une sous-indexation des pensions de 0,9 point en 2027. Ces mesures proposées sont contestées à la fois par le PS et par le RN. Comment éviter que la suspension de la réforme des retraites aggrave la dette de la France ? Invités : - Matthias Renault, député « Rassemblement National » de la Somme - Sophie Taillé-Polian, députée « écologiste et social » du Val-de-Marne - Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons et indépendants » du Val-de-Marne Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Polluants éternels : dangers éternels ? | Chaque voix compte - 22/10/2025 | 23 Oct 2025 | 01:05:47 | |
À LA UNE / Polluants éternels : dangers éternels ? Se basant sur plus de deux ans d’études et près de 2 millions de données, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), a publié deux rapports mercredi 22 octobre 2025 sur les « polluants éternels » (PFAS). Ces documents pointent à la fois une contamination généralisée des milieux et de notre alimentation, ainsi que des zones d’ombre liées au manque de documentation sur la présence des PFAS. L’Anses reconnaît en particulier l’insuffisance de données sur l’exposition des travailleurs aux polluants éternels. L’agence a identifié « 142 PFAS pour lesquels des mesures ont été réalisées », explique. « On a mené un travail considérable de traitement des données, mais on est encore très loin du compte », a reconnu Matthieu Schuler, directeur général délégué au pôle scientifique de l’Anses. Pour y remédier, l’organisme préconise notamment d’établir « une stratégie de surveillance pour 247 PFAS » à l’aide d’un « score » pour chacune des molécules étudiées, mais aussi ajouter aux 20 PFAS contrôlés en France dans l’eau du robinet à partir du 1er janvier 2026 cinq molécules, dont l’acide trifluoroacétique ou le TFA. Depuis juillet 2025, au moins 17 communes françaises ont interdit la consommation de l’eau des robinets. Alors que les PFAS sont aujourd’hui omniprésents dans le sang des habitants de plusieurs communes exposées aux eaux polluées, comment la France peut-elle protéger ses citoyens des polluants éternels ? Invités : - Nicolas Thierry, député écologiste de la Gironde - Juliette Duquesne, journaliste pour « Carnet d’alertes », autrice de « Autonomes et solidaires pour le vivant » (éditions Le Bord de l’Eau) - Olivier Andrault, chargé de mission alimentation et agriculture à l’UFC-Que Choisir Chroniques : « Les off de Lou » : les Français et l’écologie, le désamour ? par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : Montre de Louis Boyard, une question de timing par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il taxer les héritages ? Les droits de succession sont « l’une des impositions les moins bien acceptées » par les Français, avançait dans son rapport de septembre 2024 la Cour des comptes. Dans le contexte de la bataille pour le budget, Yaël Braun-Pivet a remis le sujet sur la table, déclenchant une levée de bouclier à droite. La Présidente de l’Assemblée nationale s’appuie sur un rapport publié en 2024 par l’Oxfam affirmant que « dans les 30 prochaines années, 25 milliardaires français transmettront à leurs héritiers plus de 460 milliards d’euros de super-héritages sur lesquels l’État risque de perdre 160 milliards en raison des niches fiscales existantes ». « Vous semble-t-il normal que 0,1 % des héritiers, qui reçoivent environ 13 millions d’euros, soit 180 fois l’héritage médian, ne paient, en moyenne, que 10 % d’impôt sur cette somme ? », interroge Yaël Braun-Pivet. La gauche parlementaire s’est alors saisie de la question, en proposant des amendements pour revenir sur la fiscalité successorale des assurances-vie notamment. Une taxation des « super-héritages » est-elle réalisable en France ? Invités : - Jean-René Cazeneuve, député « Ensemble Pour la République » du Gers - Aurélien Le Coq, député « La France Insoumise » du Nord - Marie-Christine Dalloz, députée « Droite Républicaine » du Jura
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Retraites : retour vers le futur ? | Chaque voix compte - 24/10/2025 | 24 Oct 2025 | 01:00:32 | |
À LA UNE / Retraites : retour vers le futur ?
Plus de six Français sur dix n’ont plus confiance dans le système actuel des retraites, et 59 % estiment ne pas disposer de ressources suffisantes pour financer 20 à 30 ans de retraite, selon une étude de Yomoni. Le 14 octobre, Sébastien Lecornu annonçait son intention de suspendre la réforme des retraites, avant de détailler le processus dans une lettre rectificative. « Il faudra en compenser le coût », alertait le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale devant les députés. Le gouvernement souhaite donc instaurer une taxation des complémentaires d’assurance-maladie et une sous-indexation des pensions de base. Une proposition rejetée à gauche comme à droite. Plus de sept Français sur dix souhaitent un référendum pour réformer les retraites, d’après un sondage Elabe. Emmanuel Macron a évoqué cette idée le 21 octobre, tout en précisant qu’il faudrait d’abord s'accorder sur la manière de le mettre en place. La France doit-elle se diriger vers un système de retraite par points ? Les citoyens présents en plateau posent leurs questions aux députés.
Invités : • Jean-Didier Berger, député « Droite Républicaine » des Hauts-de-Seine • Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône • Sylvain Maillard, député « Ensemble Pour le République » de Paris • En visioconférence : Gérard Holtz, journaliste Chronique : "Le mot de la semaine" : RETRAITE par Mariette Darrigrand, sémiologue
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| Budget : l’Assemblée à la barre | Chaque voix compte - 28/10/2025 | 29 Oct 2025 | 01:05:10 | |
À LA UNE / Budget : l’Assemblée à la barre Du 20 octobre jusqu’au 31 décembre 2025, les députés ont un emploi du temps très chargé pour débattre et voter le prochain budget de l’Etat pour 2026. Après des débats en commission, les discussions ont débuté vendredi 24 octobre dans l’hémicycle, se poursuivant jusque tard dans la nuit. Mardi 4 novembre, ils devront voter sur la partie recettes du budget, un texte déjà rejeté par la Commission des finances dans la nuit du 22 octobre. Rejet du gel du barème de l’impôt sur le revenu, défiscalisation totale des heures supplémentaires ou des pensions alimentaires pour les bénéficiaires, ou encore rejet de la surtaxe des mutuelles : plusieurs points marquants ont déjà été votés par les députés. Mardi 28 octobre, il ne restait plus que quatre jours de séance à l’Assemblée nationale pour examiner les 2 800 amendements restants, sur les plus de 3 700 déposés par les élus. Selon Philippe Gosselin, député LR de la Manche, « dans l’état actuel des débats, ce n’est pas sûr qu’il y ait une majorité pour adopter la première partie ». Si le Rassemblement national continue de fustiger « un accord entre le gouvernement et les socialistes », le parti à la rose menace l’exécutif de censure si ses exigences ne sont pas respectées. Le gouvernement devra-t-il concéder une version allégée de la taxe Zucman pour s’assurer le soutien des socialistes ? Invités : - Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Panthéon-Assas - Henri Sterdyniak, économiste, membre des « économistes atterrés » - Stéphanie Dépierre, journaliste LCP Les chroniques : « Les off de Lou » : Mais que veulent vraiment les socialistes ? par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : Marine Tondelier, l’autre Marine par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il stopper les aides pour les emplois à domicile ? Dans le cadre du nouveau budget de l’Etat pour 2026, les députés cherchent des moyens de faire des économies. Une proposition pouvant sauver 7 milliards d’euros par an a alors été mise sur la table par le député Romain Daubié, du MoDem : « L’amendement [n°1868] vise à recentrer le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile sur certaines activités en excluant notamment celle des coachs sportifs », a précisé le député en séance, se basant sur un rapport de la Cour des comptes de mars 2024. Par la voix de Philippe Juvin, Les Républicains s’opposent à cette mesure, rappelant que le crédit d’impôt pour les services à la personne (Cisap) a fait « diminuer considérablement, de 50 à 20 %, la part du travail dissimulé ». Le gouvernement s’est également dit défavorable, préférant « travailler sur les plafonds, sur le taux et sur la mécanique de l’impôt, sans entrer dans le détail des métiers concernés », comme le soulignait Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics. Samedi 25 octobre, les députés ont donc adopté un amendement réduisant le plafond du crédit d’impôt pour les services à la personne, qui passe désormais de 12 000 à 10 000 euros. Pour la gauche, la solution est autre. « On utilise 7 milliards d’euros pour subventionner des emplois privés. C’est un peu paradoxal », pointait ainsi Eric Coquerel. Selon La France Insoumise, il faudrait « transformer ce service au public en service public » en privilégiant l’embauche de fonctionnaires à la place « de gens qui sont peu formés et qui ont peu de droits ». Quel avenir les députés réservent-ils au dispositif Cisap et à l’emploi à domicile ? Invités : - Philippe Lottiaux, député « Rassemblement National » du Var - Emmanuel Mandon, député « Les Démocrates » de la Loire - Danièle Obono, députée « La France Insoumise » de Paris Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Budget de la Sécurité sociale : à votre santé ! | Chaque voix compte - 29/10/2025 | 30 Oct 2025 | 01:04:58 | |
À LA UNE / Budget de la Sécurité sociale : à votre santé ! Dans l’objectif de réduire le déficit français, le gouvernement de Sébastien Lecornu envisage de doubler l’ensemble des franchises médicales, de restreindre les durées maximales des arrêts maladie, ainsi que de supprimer les exonérations d’impôt pour les affections longue durée (ALD). Alors que les dépenses de santé augmentaient de 4,8 % par an depuis 2019, l’exécutif ambitionne de réduire ces dépenses avec un plafond à +1,6 %. À tout cela s’ajoute la question de la suspension de la réforme des retraites, que Sébastien Lecornu veut compenser par une contribution des mutuelles à hauteur de 2,25 % et une sous-indexation des pensions de retraites. Dès l’ouverture des débats lundi 27 octobre en commission des affaires sociales, les députés ont rejeté cette surtaxe. Ce texte suscite l’indignation da la plupart des professionnels de santé : « Le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 marque un tournant alarmant pour l’équilibre du système de santé français », fustige dans un communiqué le Conseil national de l’Ordre des médecins. L’UFSE-CGT a d’ores et déjà déposé un préavis de grève sur la période du 1er novembre au 31 décembre 2025. Quel impact aura le PLFSS sur l’accès aux soins de Français ? Invités : - Nathalie Coutinet, économiste de la santé en poste à l'université Sorbonne Paris Nord - Daniel Bideau, Président de l’UFC-Que Choisir Clermont-Ferrand, animateur du réseau santé - Jean-Paul Hamon, Médecin généraliste, Président d'honneur de la Fédération des Médecins de France « Les off de Lou » : La bataille de Paris tourne à la guerre interne par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : Gabriel Zucman, l’étoile filante ? par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il oublier la taxe Zucman ? Gabriel Zucman multiplie les apparitions médiatiques et son nom continue de résonner dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Le Parti socialiste faisait de la taxe pensée par l’économiste de l’Ecole normale supérieure (ENS) une des mesures essentielles pour ne pas censurer le gouvernement Lecornu II. L’exécutif ayant déjà rejeté cette taxe visant à imposer de 2% les patrimoines dépassant les 100 millions d’euros, le PS a sorti une version 2.0. En espérant convaincre le socle commun, les socialistes défendent désormais une taxe de 3% sur les patrimoines de plus de 10 millions d’euros, mais sans toucher aux entreprises familiales ou « innovantes ». Une version allégée qui rapporterait 5 à 7 milliards d’euros, contre 15 à 25 milliards pour la taxe originelle. Selon Politico, un ministre affirmait mardi 28 octobre que « le bloc central ne votera jamais un truc confiscatoire et anticonstitutionnel ». « Zucman c’est non. Ni light, ni hard, ni rien du tout », martelait le même jour Marine Le Pen au palais Bourbon. Dans ce contexte, l’impôt imaginé par Gabriel Zucman n’est-il pas mort-né ? Invités : - Damien Maudet, député « La France Insoumise » de Haute-Vienne - Estelle Mercier, députée socialiste de Meurthe-et-Moselle - Daniel Labaronne, député « Ensemble pour la République » d’Indre-et-Loire
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Taxe Zucman : rejetée ! | Chaque voix compte - 31/10/2025 | 31 Oct 2025 | 00:59:12 | |
À LA UNE / Taxe Zucman : rejetée ! « Il y a un enjeu de justice et d’efficacité fiscale », expliquait dans l’hémicycle la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, vendredi 31 octobre 2025. Les députés ont siégé pour discuter de l’article 3 du projet de loi de finances pour 2026, avec un débat très attendu sur la taxe Zucman. Le désormais célèbre économiste de l’ENS préconise un impôt minimal de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros. Bien conscients que cette taxe ne serait pas adoptée par le bloc central, les socialistes défendaient dorénavant une taxe de 3% sur les patrimoines de plus de 10 millions d’euros, excluant les entreprises familiales ou « innovantes ». Une version allégée qui rapporterait 5 à 7 milliards d’euros, contre les 15 à 25 milliards pour la taxe originelle. Signe de leur importance, Sébastien Lecornu était présent sur les bancs de l’Assemblée nationale pour suivre les échanges. Après une journée de débats houleux, les députés ont finalement rejeté la taxe Zucman et ses variantes. À sa sortie de l’hémicycle, Mathilde Panot, cheffe de file de La France Insoumise, a appelé les groupes de gauche à censurer le gouvernement. Sera-t-elle suivie par ses collègues socialistes ? Invités : - Stéphanie Dépierre, journaliste LCP - François Geerolf, économiste à l’OFCE - Hadrien Brachet, journaliste politique au magazine « Le Point » - Fanny Guinochet, journaliste économique à « France Info » - Laurent Guimier, journaliste - En visioconférence : Éric Larchevêque, entrepreneur et cofondateur de « Ledger » LA QUESTION QUI FÂCHE / Après le rejet de la taxe Zucman, le retour de la censure ? Après avoir obtenu la suspension de la réforme des retraites, les socialistes voulaient forcer le gouvernement à faire une nouvelle concession : instaurer la taxe Zucman. Cette proposition a été assez largement rejetée par les députés (228 voix contre). Quelle sera désormais la stratégie du parti à la rose : les socialistes accepteront-ils de voter la version finale du Projet de Loi de Finances et de préserver le gouvernement en place ? Stratégiquement, le gouvernement a-t-il utilisé les débats sur la taxe Zucman pour gagner du temps avant une éventuelle censure ? Invités : - Guillaume Garot, député socialiste de Mayenne - Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons et indépendants » du Val-de-Marne - Charles de Courson, député « LIOT » de la Marne
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Coup de tonnerre à l’Assemblée : premier texte du RN adopté ! | Chaque voix compte - 30/10/2025 | 31 Oct 2025 | 01:04:44 | |
À LA UNE / Coup de tonnerre à l’Assemblée : premier texte du RN adopté ! À l’occasion de sa niche parlementaire, le Rassemblement national a réussi, pour la première fois de son histoire, à faire adopter un texte dont il était à l’origine. Avec le vote de l’UDR d’Eric Ciotti, des Républicains et d’une partie des centristes, le parti d’extrême droite a acté une résolution visant à dénoncer l’accord franco algérien du 27 décembre 1968. Cet accord organise les conditions de circulation, de séjour et d’emploi des ressortissants algériens en France. Bien que la résolution n’ait pas de valeur législative, Marine Le Pen demande désormais au gouvernement de suspendre cette convention entre les deux pays. La gauche dénonce, elle, l’absence de Gabriel Attal et d’une partie de son groupe « Ensemble pour la République » pour le vote, ce qui a conduit à l’adoption de justesse de la résolution, à 185 voix contre 184. Les célébrations ont cependant été courtes puisque la proposition de loi du RN sur le délit de séjour irrégulier a été rejetée dans l’après-midi. « C’est une journée qu’on peut qualifier d’historique pour le RN », s’est félicitée Marine Le Pen, jeudi 30 octobre 2025. Ce vote inédit en faveur d’un texte émanant de l’extrême-droite témoigne-t-il de la fin du cordon sanitaire anti-RN à l’Assemblée ? Invités : - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos-BVA - Lou Fritel, journaliste politique à « Paris Match » - Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP Les chroniques : « Le mot du jour » : COMPROMIS par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » : Viser la Lune, ça ne fait pas peur ! par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Le budget est-il devenu « invotable » ? Plus le débat parlementaire progresse, plus le budget s’éloigne du projet initial du gouvernement de Sébastien Lecornu. Dans l’attente du débat vendredi 31 octobre sur l’article 3 et la taxe Zucman, les députés de tous bords ont fait adopter de nombreux amendements fiscaux : élargissement du champ d’application de l’impôt sur les bénéfices des multinationales, taxe exceptionnelle sur les superdividendes… Le camp présidentiel et la droite dénoncent la multiplication de ces amendements. « La justice fiscale a laissé place à la surenchère fiscale », affirme le ministre de l’économie Roland Lescure, tandis que Bruno Retailleau pointe du doigt une « folie fiscale ». En partie adoptés grâce à une alliance inédite entre la gauche et le Rassemblement National, ces multiples amendements fiscaux empêcheront-ils la validation du texte final du Projet de Loi de Finances 2026 ? Invités : - Laurent Baumel, député socialiste d’Indre-et-Loire - François Jolivet, député « Horizons et indépendants » d’Indre - Corentin Le Fur, député « Droite Républicaine » des Côtes-d’Armor
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Zohran Mamdani : l’anti-Trump ? | Chaque voix compte - 05/11/2025 | 05 Nov 2025 | 01:05:14 | |
À LA UNE / Zohran Mamdani : l’anti-Trump ? Dans la nuit du 4 novembre 2025, Zohran Mamdani a été élu maire de New York City. Succédant à Eric Adams, le membre du Parti démocrate a remporté plus de 50 % des suffrages, devançant très largement Andrew Cuomo et Curtis Sliwa. Il devient le deuxième plus jeune maire de l’histoire de la ville étasunienne, et le premier de confession musulmane. Au même moment, l’État de Virginie, jusque-là gouverné par un soutien de Donald Trump, a élu sa première femme au poste de gouverneur : la démocrate Abigail Spanberger. « Vous avez choisi l’espoir devant la tyrannie et le désespoir », a déclaré Zohran Mamdani devant ses partisans. En France, la victoire de celui qui se revendique comme socialiste suscite la joie dans les rangs de la gauche. « C’est une inspiration pour la gauche qui ne renonce ni à ses valeurs, ni à gouverner pour changer la vie des gens », écrivait ainsi Marine Tondelier sur X. Pour Mathilde Panot, « cette victoire porte en elle une leçon : seule la gauche de rupture peut battre l’extrême droite ». La droite, des deux côtés de l’Atlantique, s’inquiète de l’arrivée au pouvoir de Zohran Mamdani, à la fois qualifié de « communiste » et d’« islamiste ». Quelle sera l’influence réelle de Zohran Mamdani et que représente sa victoire ? Invités : - Michaël Prazan, écrivain et réalisateur - Ludivine Gilli, directrice de l’Observatoire de l’Amérique du Nord de la Fondation Jean-Jaurès - Richard Werly, correspondant pour le média suisse « Blick » et auteur de « Cette Amérique qui nous déteste » (éditions Nevicata) Chroniques : « Le chiffre du jour » : 500 000, le nombre de ruptures conventionnelles par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : Zohran Mamdani, le nouvel ami de LFI ? par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Suspension du site de SheIn : faut-il fermer la boutique ? Ovationné par les députés de l’Assemblée nationale, Serge Papin a annoncé la suspension du site web de Shein. « C’en est trop. Après les poupées pédopornographiques, maintenant les armes », a appuyé mercredi 5 novembre 2023 le ministre du Commerce. À la demande du Premier ministre Sébastien Lecornu, le gouvernement « engage la procédure de suspension de Shein ». En parallèle, le géant du e-commerce asiatique ouvrait sa première boutique au BHV, en plein Paris. Plusieurs dizaines de personnes faisaient la queue dès le matin pour attendre l’ouverture du nouveau magasin, et face à eux, des manifestants faisaient entendre leur opposition. Selon l’ONG UFC-Que choisir, 69 % des produits vendus sur des plateformes comme Shein ne sont pas conformes aux normes de l’Union européenne, et 57 % présentent un risque réel pour l’utilisateur. Le site de e-commerce a suscité de nombreuses polémiques, notamment après la présence de poupées sexuelles à l’effigie d’enfant sur la plateforme, mais aussi d’armes. Symbole de l’ultra-fast fashion, accusée de concurrence déloyale, de pollution ainsi que de conditions de travail indignes, l’enseigne est scrutée depuis l’annonce de son installation dans la capitale, au début du mois d’octobre. Le groupe doit prochainement ouvrir des sites à Angers, Dijon, Grenoble, Limoges et Reims. Faut-il empêcher SheIn d’étendre son implantation en France ? Invités : - Arnaud Bonnet, député « écologiste et social » de Seine-et-Marne - Emmanuel Maurel, député « Gauche Démocrate et Républicaine » du Val-d’Oise - Constance de Pélichy, députée « LIOT » du Loiret Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Coup de froid sur les découverts bancaires ! | Chaque voix compte - 04/11/2025 | 05 Nov 2025 | 01:05:23 | |
À LA UNE / Coup de froid sur les découverts bancaires ! À compter du 20 novembre 2026, les règles de découvert seront durcies, conséquences de la transposition d’une directive européenne par le gouvernement français. Selon le dernier baromètre de la pauvreté d’Ipsos pour le Secours Populaire Français de septembre 2025, 15 % des Français sont dans le rouge chaque mois. En moyenne, le découvert atteindrait 348 euros, d’après le ministère de l’Economie. Si les découverts ne vont pas être « quasiment interdits » comme l’avance Jean-Luc Mélenchon, cette ordonnance signe toutefois la fin du découvert automatique. Les banques vérifieront désormais les revenus, charges, incidents de paiement et éventuelles dettes de leurs clients. Être en découvert reviendra alors à réaliser un crédit, sur la base d’un contrat avec la banque. « Il n’y a pas de surtransposition de la directive », assure à Libération le ministère de l’Economie. Le texte européen, voté le 12 septembre 2023 par 73 des 79 eurodéputés français, de gauche comme de droite, n’imposait pas de seuil limite à partir duquel le découvert se transforme en crédit. Le gouvernement a choisi la limite de 200 euros, près de deux fois moins que le découvert moyen des ménages. L’ordonnance française a été adoptée par l’Assemblée nationale en janvier 2025, avec le soutien du socle commun, alors que le RN comme le PS s’abstenaient, et que LFI et le reste de la gauche votaient contre. Quelles conséquences aura cette nouvelle régulation ? Invités : - Maxime Chipoy, Président de « MoneyVox » - Fabienne Couchy, secrétaire confédérale de la CGT, agent bancaire - Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir Les chroniques : « Les off de Lou » : Emmanuel Macron de retour sur la scène hexagonale ? par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : SheIn, l’affiche qu’il n’aurait – vraiment - pas dû faire ! par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Budget de la sécurité sociale : qui en veut aux médecins généralistes ? « Le PLFSS canarde la médecine générale », accuse dans un communiqué publié le 31 octobre 2025 MG France, le syndicat des médecins généralistes. Dans une tribune au Monde, le médecin généraliste et président de l’Union française pour une médecine libre, Jérôme Marty, décrit un PLFSS qui « risque d’achever un système à bout de souffle, en faisant payer malades et soignants ». Il dénonce le doublement de l’ensemble des franchises médicales, une surtaxe de 2,25% sur les mutuelles, la limitation des arrêts de travail, mais aussi une surtaxe des dépassements d’honoraires. « Ce budget de la Sécurité sociale est difficile, je le reconnais », avouait le 30 octobre Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, sur France Info. Les médecins sont-ils les victimes collatérales de la bataille contre la dette ? Invités : - Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône - Joëlle Mélin, députée « Rassemblement National » des Bouches-du-Rhône - Jean-François Rousset, député « Ensemble Pour la République » de l’Aveyron
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Budget de la santé : les patients oubliés ? | Chaque voix compte - 07/11/2025 | 07 Nov 2025 | 01:01:01 | |
À LA UNE / Budget de la santé : les patients oubliés ?
Depuis mardi 4 novembre 2025, les députés se penchent sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Pour limiter la dette française, le gouvernement envisage des coupes budgétaires à hauteur de 7 milliards d'euros dans le budget de la santé. Ainsi, l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam), serait plafonné à une augmentation de 1,6 %, contre une augmentation moyenne de 4 % depuis 2021. Le gouvernement prévoit également un doublement des franchises médicales, une réduction de la durée maximale des arrêts maladie, comme une suppression des exonérations d’impôt pour les affections longue durée (ALD). Alors que 87 % du territoire national était classé en désert médical en 2024 par le gouvernement, que le nombre de médecins généralistes a diminué de 1,7 % depuis 2017, et que le nombre de lits d’hospitalisation a baissé de 10,5 % en 12 ans, les différents syndicats du secteur de la santé se mobilisent contre ce projet de budget. Plus de 1 500 médecins libéraux appellent notamment à la grève. Pour les patients, le reste à charge a augmenté de 6,6 % depuis 2023. Face aux inquiétudes des Français et à la part croissante de citoyens ayant du mal à se soigner (45% en 2023 selon le baromètre Ipsos pour le Secours populaire), comment les députés comptent-ils se saisir de la question ?
Invités : • Yannick Monnet, député « Gauche Démocrate et Républicaine » de l’Allier • Philippe Vigier, député « Les démocrates » d’Eure-et-Loir • Christophe Bentz, député « Rassemblement National » de Haute-Marne • Nathalie Coutinet, économiste de la santé en poste à l’université Sorbonne Paris Nord
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| 13 novembre 2015, vendredi noir | Chaque voix compte - 06/11/2025 | 07 Nov 2025 | 01:04:47 | |
À LA UNE / 13 novembre 2015, vendredi noir Vendredi 13 novembre 2015, trois attaques terroristes frappent la capitale française. D’abord à proximité du Stade de France, où se joue le match amical entre l’équipe de France de football et l’Allemagne. Viennent ensuite des fusillades dans des terrasses des 10e et 11e arrondissements de Paris, avant que trois terroristes n’entrent dans la salle de concert du Bataclan, alors que le groupe américain de rock, Eagles of Death Metal, se produisait devant 1 500 personnes. Présent au Stade de France, François Hollande, alors Président de la République, décrit dans la nuit « un acte de guerre commis par une armée terroriste ». Ils sont 131 à avoir été assassinés ce 13 novembre, et plus de 400 personnes ont été blessées. En 2022 s’achevait le procès historique de cette soirée, et le seul survivant des commandos terroristes, Salah Abdeslam, était condamné à la perpétuité incompressible. Dix ans après cet événement qui a marqué la France entière, LCP diffuse et co-produit le documentaire « Vendredi noir » du journaliste Daniel Psenny. Lui-même frappé par une balle des terroristes, Daniel Psenny a recueilli les témoignages des victimes du Bataclan qu’il avait filmées ce soir-là. Le récit de leurs souvenirs est bouleversant. Que reste-t-il de cette nuit meurtrière dans la mémoire collective ? Invités : - Daniel Psenny, réalisateur de « Vendredi noir » - Denis Peschanski, historien, directeur de recherche émérite au CNRS, auteur de « Faire face » (Flammarion) - Sandrine Larremendy, psychologue clinicienne, psychocriminologue Les chroniques : « 13 novembre 2015, François Hollande était Président » par Anna Cabana « Quelle histoire ! » : Sainte-Soline, la vérité des caméras-piétons par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / L’État français est-il trop généreux ? « L’Etat français a été très généreux jusqu’ici », affirmait mardi 4 novembre 2025, Jean-Pierre Farandou, le ministre du travail et des solidarités. Dans son projet de loi de finances pour 2026, le gouvernement propose de modifier la prime de Noël. Mise en place en 1998 par le gouvernement de Lionel Jospin et versée à la mi-décembre aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) de France Travail, l’allocation équivalent retraite (AER) ou la prime forfaitaire pour reprise d’activité (PRFA), cette prime exceptionnelle de fin d’année bénéficiait en 2024 à plus de 2,2 millions de ménages. En 2024, son montant variait de 152,45 euros à 503,09 euros selon le nombre d’enfants à charge, pour une enveloppe initiale de 466,5 millions d’euros. Le budget de 2026 prévoit moitié moins, soit 261,5 millions d’euros, avec la volonté d’exclure les foyers sans enfant. « C'est honteux. C'est indécent. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas d'enfants qu'on ne fête pas Noël », a déclaré la patronne de la CGT, Sophie Binet. « L’Etat donne énormément, c’est devenu un Etat nounou, et il prélève énormément pour donner tous ces cadeaux », a affirmé dans l’hémicycle le député macroniste Guillaume Kasbarian. La France verse-t-elle trop d’allocations ? Invités : - Marianne Maximi, députée « La France Insoumise » du Puy-de-Dôme - Jean-René Cazeneuve, député « Ensemble pour la République » du Gers - Gérault Verny, député « Union des Droites pour la République » des Bouches-du-Rhône
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| Suspendue ! La réforme des retraites en pause… | Chaque voix compte - 12/11/2025 | 13 Nov 2025 | 01:06:27 | |
À LA UNE / Suspendue ! La réforme des retraites en pause… Avec 255 voix pour, 101 abstentions et 146 voix contre, les députés ont acté la suspension de la réforme des retraites dans le projet de budget de la sécurité sociale, le mardi 12 novembre 2025. Sébastien Lecornu a ainsi accepté de reporter l’entrée en vigueur de la réforme phare d’Elisabeth Borne, symbole du quinquennat d’Emmanuel Macron. Absente de l’hémicycle, Elisabeth Borne reconnaissait sur LCI que « naturellement ça ne fait pas plaisir », mais que cela permettrait « d’éviter une crise institutionnelle ». La majorité des députés socialistes, ainsi que les élus écologistes, du Rassemblement national et du groupe Liot ont voté pour la suspension, alors que La France Insoumise, les communistes, des députés Horizons et Droite Républicaine votaient contre pour différentes raisons. Selon LFI, cette suspension n’est qu’un mirage, « un décalage plutôt qu’une suspension », et le parti de Jean-Luc Mélenchon milite pour son abrogation. C’est donc avec l’abstention des députés macronistes que la réforme défendue ardemment par le Président a été suspendue. Cette mise en pause coûtera « 300 millions d’euros en 2026 et 1,9 milliard en 2027 », selon le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. Quelles seront les conséquences pour les Français ? Invités : - Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Panthéon-Assas - Thomas Soulié, grand reporter politique au « Parisien » - Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP - En visioconférence : Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT en charge des négociations sur les retraites Chroniques : « Retraites, le coût de la suspension » par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : la grâce présidentielle de Boualem Sansal par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Réforme des retraites : suspension mais pas abrogation ! « Dans un pays qui est ruiné, suspendre la réforme des retraites est illusoire », a défendu Laurent Wauquiez, président du groupe Droite Républicaine, qui a voté contre l’article 45 bis, suspendant la réforme. La France Insoumise a également voté contre, en précisant qu’ils « n’ont pas été élus pour obtenir des miettes de la Macronie en déroute ». « C’est un décalage de trois mois et rien d’autre », a appuyé Stéphane Peu, du groupe GDR, avant de déclarer : « On ne se satisfera pas d’une entourloupe ». Au centre, à quelques exceptions près, Ensemble pour la République et Les Démocrates ont préféré s’abstenir : « Nous sommes lucides sur le fait que cette suspension ne sera pas bénéfique pour l’économie française, mais aussi sur le fait qu’elle est nécessaire à l’adoption du budget », nuançait dans l’hémicycle Gabriel Attal. Ce sont finalement socialistes, écologistes, députés du Rassemblement national et du groupe LIOT qui ont voté en faveur de la suspension de la réforme. Le PS, par la voix de Jérôme Guedj, s’est dit « abasourdi » par les votes contre du reste des députés de gauche, défendant une suspension « qui va constituer une avancée pour des centaines de milliers de nos concitoyens ». La suspension de la réforme des retraites sera-t-elle suffisante pour sauver le gouvernement de Sébastien Lecornu de la censure ? Invités : - Ludovic Mendes, député apparenté « Ensemble Pour la République » de Moselle - Véronique Louwagie, députée « Droite Républicaine » de l’Orne - Christine Pirès-Beaune, députée socialiste du Puy-de-Dôme - En duplex : Éric Coquerel, Président « La France Insoumise » de la commission des finances Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Écologie : la maison brûle-t-elle ? | Chaque voix compte - 14/11/2025 | 14 Nov 2025 | 01:00:21 | |
À LA UNE / Écologie : la maison brûle-t-elle ?
Du 10 au 21 novembre 2025, Belém, ville du nord du Brésil, accueille les négociations de la 30e Conférence des Parties (COP30). Dix ans plus tôt, 195 États se mettaient d’accord, à Paris lors de la COP21, pour tout mettre en place pour contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2°C ». Cet engagement semble désormais inatteignable : selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la planète se réchaufferait de 2,8°C en 2100. « Nous avons échoué à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C », regrettait jeudi 13 novembre Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU. Au Brésil, la coalition d’ONG "Kick Big Polluters Out" déplorait la présence de plus de 1 600 lobbyistes des énergies fossiles, soit 1 participant sur 25, dont Patrick Pouyanné, dirigeant de Total. En France, les chercheurs décrivent un « backlash écologique », un mouvement porté par des groupes d’intérêt économiques puissants et qui se caractérise par la répression et la décrédibilisation des défenseurs de l’environnement. Pourtant, 89 % des Français se disent inquiets face à la hausse des événements climatiques extrêmes, selon un sondage Ipsos pour le Réseau Action Climat. Près de sept Français sur dix estiment ainsi que les mesures politiques ne vont pas assez loin. Selon un sondage du WWF, 71% veulent que leur parti s’engage davantage en faveur de l’écologie, tous bords confondus : chez les écologistes (95%), chez les socialistes (81%), mais aussi au Rassemblement national (63%) ou chez Les Républicains (55%). Comment les députés comptent-ils répondre aux inquiétudes des Français liées au réchauffement climatique ?
Invités : • Sébastien Humbert, député « Rassemblement National » des Vosges • Sandrine Le Feur, députée « Ensemble Pour la République » du Finistère • Léa Balage El Mariky, députée « écologiste et socialiste » de Paris • En visioconférence : Sébastien Thomas, présentateur du « Journal météo climat » sur France Télévisions
« Le mot du jour » : CLIMAT par Mariette Darrigrand, sémiologue
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Boualem Sansal libéré : des relations France/Algérie apaisées ? | Chaque voix compte - 13/11/2025 | 14 Nov 2025 | 01:05:26 | |
À LA UNE / Boualem Sansal libéré : des relations France/Algérie apaisées ? Mercredi 12 novembre 2025, l’Algérie a accepté de gracier et de libérer l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, près d’un an après son arrestation à Alger. Le pouvoir algérien qualifiait « d’attentatoires à l’unité nationale » des propos sur l’origine des frontières actuelles de l’Algérie et du Maroc dans le média d’extrême droite « Frontières ». L’écrivain a été condamné à 5 ans de prison ferme et à une amende d’environ 3 300 euros en mars 2025. Peine ensuite confirmée en appel quatre mois plus tard. Lundi 10 novembre 2025, le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, appelait son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, pour lui demander de faire « un geste humanitaire », en raison de sa santé fragilisée par un cancer de la prostate. Dans un communiqué, le gouvernement algérien a répondu favorablement à la demande de grâce poussée par l’Allemagne. Boualem Sansal a alors été hospitalisé à Berlin. Emmanuel Macron a exprimé « sa profonde gratitude » au chef d’Etat allemand, avant de préciser qu’il « reste évidemment disponible pour échanger avec le président Tebboune pour échanger sur l’ensemble des sujets d’intérêt pour nos deux pays ». Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a été invité en Algérie pour reprendre les discussions diplomatiques. Quel sera l’impact de la libération de Boualem Sansal sur l’évolution des relations entre la France et l’Algérie ? Invités : - Bruno Fuchs, député « Les Démocrates » du Haut-Rhin, Président de la commission des affaires étrangères - Noëlle Lenoir, ancienne Ministre des affaires européennes, Présidente du comité de soutien à Boualem Sansal - Rachel Binhas, journaliste à « Marianne » Les chroniques : « Comment l’Allemagne a-t-elle obtenu la libération de Boualem Sansal ? » par Bertrand Périer, avocat « La petite histoire dans la grande » : Libération de Boualem Sansal, pourquoi la France a échoué ? par Anna Cabana
LA QUESTION QUI FÂCHE / Marathon budgétaire : tout ça pour ça ? Après une dizaine de journées et de soirées consacrées aux discussions sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), les députés se consacrent à nouveau au Projet de Loi de Finances 2026 (PLF). Le 4 novembre 2025, il restait plus de 2 000 amendements à étudier sur la partie recettes du PLF. « Il faudrait 78 heures pour le terminer, et il en reste 42 », alertait Hélène Laporte, députée RN et présidente de la séance. Le vote sur ce volet est prévu pour le 17 novembre, puis les élus devront se pencher sur les dépenses, avant un vote le 24 novembre, au plus tard. Les délais pourront-ils être respectés ? Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale, a suggéré d’appliquer le « temps législatif programmé », afin de fixer à l’avance la durée des débats et de réduire les interventions des députés. Un marathon en forme de course contre-la-montre qui devra prendre fin au plus tard le 31 décembre 2025. Face à des débats qui se prolongent tard dans la nuit et durant les week-ends, les altercations dans l’Hémicycle se multiplient. Les députés travaillent-ils dans de bonnes conditions pour réussir leur marathon budgétaire ? Invités : - Marie Lebec, députée « Ensemble pour la République » des Yvelines - Sandrine Rousseau, députée « écologiste et social » de Paris - Nicolas Sansu, député « Gauche Démocrate et Républicaine » du Cher Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Industrie française : comment éviter le naufrage ? | Chaque voix compte - 18/11/2025 | 19 Nov 2025 | 01:05:09 | |
À LA UNE / Industrie française : comment éviter le naufrage ? Un « défi énorme » pèse sur l’industrie française, reconnaissait le ministre de l’Économie et de l’Industrie Roland Lescure. Après le sommet « Choose France », le président Emmanuel Macron s’est félicité pour les 30 milliards investis dans plus de 150 projets d’entreprises françaises sur 12 mois. « Nous avons redonné aux entrepreneurs le goût d’investir en France et ces six dernières années, nous avons été, par ces efforts conjugués, le pays le plus attractif d’Europe », a-t-il clamé dans une vidéo de 7 minutes sur ses réseaux sociaux. Quand le président ajoute que « la France productive est bien là, elle continue de se déployer », la CGT dénonce une « opération de communication visant avant tout à rassurer le Medef ». Le syndicat a recensé près de 450 plans de suppressions d’emplois entre octobre 2023 et octobre 2025, citant notamment le cas de Novasco, aciériste qui a été poussé à licencier plus de 500 personnes sur ses 650 employés par une décision du tribunal de Strasbourg du 17 novembre 2025. Au total, la France aurait perdu 108 sites en 2025, contre 80 ouvertures, selon le décompte de « L’Usine Nouvelle ». Le média note une progression de 50 % du nombre de sites condamnés ou menacés depuis 2024. Comment éviter le naufrage de l’industrie française ? Invités : - Aurélie Trouvé, députée « la France Insoumise » de Seine-Saint-Denis - Vincent Charlet, délégué général de « La fabrique de l’industrie » - Olivier Redoules, économiste, directeur des études de Rexecode - En visioconférence : Guillaume Gibault, Fondateur et Président du « Slip français » Chroniques : « Le chiffre du jour » : l’industrie tricolore dans le rouge par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : Epstein, l’affaire qui empoisonne Donald Trump par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Retraités aisés : faut-il les faire payer ? Après l’Assemblée nationale, le Sénat s’est saisi de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Jeudi 13 novembre 2025, à la quasi-unanimité, les députés avaient rejeté la suppression de l’abattement fiscal de 10 % profitant aux retraités. Afin de faire des économies, le gouvernement souhaite mettre à contribution les seniors plus aisés. L’exécutif compte alors sur le Sénat pour fixer le seuil de contribution à 1 700, 1 800 ou 2 000 euros. La mesure initiale, avec un abattement forfaitaire de 2 000 euros, aurait rapporté 1,2 milliard d’euros en prélevant en moyenne 212 euros par an à plus de 1,4 million de ménages. Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes publics, a appelé à « une forme de solidarité au sein de la population des retraités ». Les sénateurs vont-ils accepter de ponctionner les retraités ? Invités : - Nicole Dubré-Chirat députée « Ensemble Pour la République » du Maine-et-Loire - Yannick Monnet, député « Gauche Démocrate et Républicaine » de l’Allier - Éric Michoux, député « Union des Droites pour la République » de Saône-et-Loire Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Narcotrafic : le point de bascule ? | Chaque voix compte - 19/11/2025 | 20 Nov 2025 | 01:05:14 | |
À LA UNE / Narcotrafic : le point de bascule ? « On ne peut pas tuer tout un peuple », écrivait mercredi 19 novembre sur le réseau social X Amine Kessaci, annonçant une marche blanche samedi 22 novembre à Marseille. Une manifestation en hommage à son petit-frère Mehdi, qui partira du rond-point où il a été assassiné par balles dans l’après-midi du jeudi 13 novembre. Amine Kessaci, militant écologiste de 22 ans, avait déjà perdu son grand frère, brûlé vivant dans sa voiture par des narcotrafiquants de la cité fosséenne en 2020. « Non je ne me tairai pas. Je dirai et répéterai que mon frère Mehdi est mort pour rien. Je dirai la violence du narcotrafic », a-t-il écrit dans une tribune dans « Le Monde ». En fondant son association « Conscience » en 2020, il a fait de la lutte contre le narcotrafic un combat quotidien et un sujet de prévention dans les quartiers Nord de Marseille. Avant de fustiger « les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafiquants » en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a fait part de sa volonté d’appliquer au combat contre les trafiquants « ce qui a été fait, et même réussi, dans la lutte contre le terrorisme ». En 2024, 110 personnes ont perdu la vie en lien à cause du trafic de drogue en France, contre 139 en 2023, selon les chiffres du gouvernement. En 2025, les saisies de cocaïne ont augmenté de 130 % en volume par rapport à 2023, alors que les mises en cause ont augmenté de 6 %. Le trafic générerait un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros selon l’Office antistupéfiants (Ofast). Attendus jeudi 20 novembre à Marseille avec Gérald Darmanin, Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, a estimé que « les trafiquants, et notamment ceux qui dirigent les mafias marseillaises, sont de plus en plus à cran parce que nous menons des actions qui sont extrêmement efficaces ». L’assassinat de Mehdi Kessaci est-il la preuve que l’Etat français a perdu la main face aux narcotrafiquants ? Invités : - Étienne Blanc, sénateur « Les Républicains » du Rhône - Christophe Bouquet, documentariste, co-auteur de « Narcotrafic, le poison de l’Europe » (éditions La découverte) - Romain Colas, maire divers gauche de Boussy-Saint-Antoine Chroniques : « Les off de Lou » : narcotrafic, élections municipales sous pression par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : Sarko, silence radio ? par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Taxe foncière : les propriétaires, nouvelle cible du gouvernement ? Afin de limiter le déficit, le ministère de l’Economie prépare une modification de la taxe foncière (TF), payée par 32 millions de propriétaires. Pour 7,4 millions d’entre eux, cette taxe augmentera en moyenne de 63 euros en 2026, en conséquence d’une modification des superficies accordées aux critères dits de « confort » : le raccordement à l’eau, à l’électricité, la présence d’une baignoire, d’une douche, d’un WC, d’un lavabo, d’un chauffage ou d’un climatiseur. La CGT Finances publiques dénonce une « spéculation sur des éléments de confort sans en avoir la preuve ». Si cette réévaluation va concerner 25% des maisons et 15 % des appartements de l’ensemble de la métropole, celle-ci concernera plus de 60% des habitations de Haute-Corse, 45 % en Corse-du-Sud ou encore 42% dans l’Aude. « Il s’agit juste de généraliser une règle qui aurait déjà dû l’être auparavant », justifiait, mercredi 19 novembre, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. De Jordan Bardella à Mathilde Panot, en passant par Gabriel Attal, cette annonce suscite l’indignation. Invités : - Danièle Obono, députée « La France Insoumise » de Paris - Constance de Pélichy, députée « LIOT » du Loiret - Daniel Labaronne, député « Ensemble Pour la République » d’Indre-et-Loire Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| « ELLE » et elles : 80 ans de combats | Chaque voix compte - 21/11/2025 | 21 Nov 2025 | 01:30:09 | |
À LA UNE / « ELLE » et elles : 80 ans de combats
Chaque jour, plus de 3 femmes sont victimes de féminicide ou de tentative de féminicide conjugal en France, soit une toutes les 7 heures, d’après les données de la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof) publiées le 20 novembre 2025. Ce rapport comptabilise 1 283 femmes victimes de violences en 2024, une augmentation de 7 % par rapport à 2023. Bien que le terme féminicide ait été défini par le Journal officiel en 2014, la notion n’est pas encore inscrite dans le Code pénal français. Sur le plan professionnel, les inégalités entre les sexes perdurent. Si le taux d’activité des hommes était supérieur de 29 points à celui des femmes en 1975, la différence est aujourd’hui de 6 points selon les chiffres de l’INSEE. Cependant, elles restent largement sous-représentées aux postes à hautes responsabilités, dans le privé comme dans le public. En politique, les femmes représentent par exemple 42 % des élus municipaux aux dernières élections, mais elles ne dirigent respectivement que 20 % des départements et 21 % des communes. Même constat dans les médias, où, en 2023, 45 % des personnes sur les plateaux télévisés étaient des femmes, mais leur temps de parole était généralement réduit à 30 % du temps d’antenne. À l’occasion du 80e anniversaire du magazine "ELLE" et parce que "Chaque voix compte", LCP consacre une émission spéciale aux combats des femmes en créant un dialogue citoyen. Comment aider concrètement les associations féministes et les femmes à améliorer leur quotidien ?
Invitées : • Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations • Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam • Anne-Cécile Mailfert, Présidente de la fondation des femmes • Alice Augustin, grand reporter au magazine « ELLE »
Chronique : « Le mot du jour » : VIRILE par Mariette Darrigrand, sémiologue « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Budget 2026 : le vote impossible ? | Chaque voix compte - 20/11/2025 | 21 Nov 2025 | 01:05:59 | |
À LA UNE / Budget 2026 : le vote impossible ? Jusqu’au dimanche 23 novembre 2025, minuit : les députés n’auront pas plus de temps pour étudier le projet de loi de finances (PLF), avant que celui-ci ne parte au Sénat. À la demande de la Présidente de l’Assemblée, les élus ont donc accéléré les débats sur les différents amendements. Après la journée du jeudi 20 novembre 2025, il en restait pourtant encore plus de 700 à analyser. Les députés boucleront-ils leur marathon budgétaire à temps pour pouvoir aller jusqu’au vote ? Quoi qu’il en soit, aucun camp ne semble disposé à voter en faveur du texte final. Les membres de l’ex-majorité présidentielle ont ainsi partagé au Premier ministre leur intention de ne pas voter le texte « en raison de l’insincérité de certaines mesures adoptées ». Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine, dénonce « toutes les horreurs fiscales » du PLF. Même constat à l’extrême droite, mais aussi à gauche, où insoumis comme socialistes, écologistes et communistes ont annoncé qu’ils voteront contre. « On peut se demander s'il y aura une seule voix pour », s’interrogeait mardi 18 novembre en conférence de presse, le président de la commission des finances, Éric Coquerel. Le budget 2026 est-il complètement voué à l’échec ? Invités : - John-Chistopher Rolland, constitutionnaliste, maitre de conférences à l’université Paris Nanterre - Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP - Julie Ruiz, journaliste économique au « Figaro » Chroniques : « Le détail qui en dit long » : Sébastien Lecornu, un style à part, par Anna Cabana « Quelle histoire ! » : Quand la Grande Muette parle, ça fait du bruit par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / La France est-elle prête en cas de guerre ? « Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à perdre ses enfants, parce qu'il faut dire les choses, de souffrir économiquement (...), si on n'est pas prêt à ça, alors on est à risque », a déclaré le général Fabien Mandon, chef d’état-major des Armées françaises, mercredi 19 novembre 2025. « Ce qu’il nous manque, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est », a-t-il estimé devant l’Association des maires de France (AMF). Ses propos ont suscité un tollé. « Un chef d’état-major ne devrait pas dire ça », dénonce LFI dans un communiqué. Le député RN, Sébastien Chenu, a également déploré que celui-ci n’ait pas « la légitimité pour tenir ces propos ». Le 22 octobre, devant les députés de la commission de la défense, le général a expliqué que la France devait être « prête à un choc dans trois, quatre ans, face à une Russie qui peut être tentée de poursuivre la guerre sur notre continent ». Annoncé plus tôt dans l’année, le gouvernement a dévoilé jeudi 20 novembre le guide de survie, invitant les citoyens à préparer un kit d’urgence et à anticiper les différents risques, qu’ils soient environnementaux comme géopolitiques. Les Français sont-ils préparés psychologiquement à une éventuelle entrée en guerre ? Invités : - Guillaume Bigot, député « Rassemblement National » du Territoire de Belfort - Natalia Pouzyreff, députée « Ensemble Pour la République » des Yvelines - Aurélien Saintoul, député « La France Insoumise » des Hauts-de-Seine « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
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| Méthode Lecornu : un budget à Noël ? | Chaque voix compte - 25/11/2025 | 26 Nov 2025 | 01:04:16 | |
À LA UNE / Méthode Lecornu : un budget à Noël ? Vendredi 21 novembre 2025, un seul et unique député (Harold Huwart pour LIOT) votait en faveur du projet de loi de finances (PLF) : une première dans l’Histoire de la Ve République. Lors d’une allocution surprise le 24 novembre devant Matignon, Sébastien Lecornu a dénoncé le « cynisme de certains partis politiques et de certains candidats à l’élection présidentielle ». Après avoir annoncé des rencontres avec les formations politiques et les partenaires sociaux, le chef du gouvernement a proposé sa solution à un éventuel blocage budgétaire : soumettre aux votes des députés cinq « priorités absolues » (le déficit public, la réforme de l’Etat, l’énergie, l’agriculture et la sécurité intérieure et extérieure). A gauche, Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste, doute du bien-fondé de l’annonce : « On dirait qu’il essaie de reporter la responsabilité de l’échec de sa méthode sur le Parlement ». La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon l’assure pourtant : « il s’agit de pousser la logique du vote autant que possible ». Comment la nouvelle méthode proposée par Sébastien Lecornu pourrait-elle permettre de trouver un accord sur le budget de l’Etat ? Invités : - Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste, maitre de conférences à l’université de Rouen, enseignante à Sciences Po - François Geerolf, économiste à l’OFCE - Corinne Lhaïk, journaliste politique à « L’Opinion » Chroniques : « Les off de Lou » : Bardella Président… selon les sondages ! par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : Jean-Louis Borloo, l’éternel revenant par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / La commission d’enquête sur l’audiovisuel public est-elle à charge ? Demandée par le groupe UDR d’Éric Ciotti, et validée fin octobre, la commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » commence le mardi 25 novembre 2025. Les travaux, qui devraient s’étendre sur 6 mois, débutent avec l’audition de Martin Adjari, président de l’Arcom. Delphine Ernotte, Sibyle Veil, Thomas Legrand, Patrick Cohen, Léa Salamé, ou encore Nagui et Patrick Sébastien sont notamment attendus devant cette commission présidée par Jérémie Patrier-Leitus. « C'est le moment de sortir les cadavres du placard », prévient une source du Figaro dans l’entourage d’Éric Ciotti, alors que Charles Alloncle, rapporteur de la commission, rappelle qu’il « est important d'éclairer les Français sur la destination de leur argent ». Dans une lettre, les députés écologistes Sophie Taillé-Polian et Jérémie Iordanoff dénoncent la publication de dates de convocation de certaines personnalités avant même de prévenir les membres de la commission : « une telle manière de procéder est de nature à exposer inutilement les personnes concernées à des pressions extérieures ou attaques médiatiques, pouvant altérer les travaux de la commission d’enquête », craignent-ils. Pierre Mouchel, secrétaire général de la CGT de France Télévisions, fustige une « commission qui sent mauvais, tout sauf impartiale, pour laquelle les conclusions semblent écrites d’avance ». Quels sont les objectifs et les motivations de cette commission d’enquête ? Invités : - Charles Alloncle, député « Union des Droites pour la République » de l’Hérault - Jérémie Patrier-Leitus, député « Horizons & indépendants » du Calvados - Sophie Taillé-Polian, députée « écologiste et social » du Val-de-Marne Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Poids des normes : un mal français ? | Chaque voix compte - 26/11/2025 | 27 Nov 2025 | 01:06:17 | |
Depuis 2003, l’Etat français a promulgué plus de 1 100 textes de loi, soit environ 50 par an. Malgré l’instabilité politique, l’année 2025 dépasse ce nombre, avec 70 lois promulguées au Journal officiel. Dans le droit législatif, le nombre d’articles codifiés a augmenté de 98 % entre 2003 et 2024. Après François Hollande qui voulait « un choc de simplification », Jacques Chirac qui dénonçait le « trop de lois (qui) tue la loi », ou encore Emmanuel Macron qui évoquait une « maladie législative », le Premier ministre Sébastien Lecornu promettait le 20 novembre devant le Congrès des maires un décret XXL pour supprimer 100 normes « complétement surréalistes ». L’Association des Maires de France affirmait ainsi que les nombreuses normes engendraient chaque année plus de 2,2 milliards de coût supplémentaire pour les collectivités. Annoncé en 2023 par Bruno Le Maire, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale en octobre 2024, le projet de loi de simplification de la vie économique est bloqué depuis juin 2025 à l’étape de la commission mixte paritaire. Le coût de cette surcharge normative est évalué à 3% du PIB, soit 84 milliards d’euros. La France peut-elle simplifier et alléger son administration ?
Invités : • Denis Raynal, vice-président de l’U2P, Président de l'Union nationale des professions libérales (UNAPL) • Christophe Naegelen, député LIOT des Vosges • Jérôme Giannesini, avocat en droit fiscal
Chroniques : « Le chiffre du jour » : 84 milliards d’euros, le coût des normes par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : la diplomatie du panda par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Non-mixité : séparer pour protéger ?
Toutes les 10 minutes, une femme est tuée intentionnellement par un conjoint ou un membre de la famille, selon un rapport de l’ONU publié le 25 novembre 2025 à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. En France, au moins 152 femmes auraient été victimes d’un féminicide en 2025, selon le décompte du collectif « Inter Orga Féminicides ». Le rapport annuel du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes chiffrait au début de l’année 2025 à 94 % le taux de femmes de 15 à 24 ans jugeant plus difficile d’être une femme aujourd’hui (en augmentation de 14 points). Dans ce contexte, les groupes et lieux 100 % féminins fleurissent sur l’ensemble du territoire : boîtes de nuit sans hommes, salles de sport réservées aux femmes, piscines ou encore transports en non-mixité. Une pétition demandant les wagons réservés aux femmes et aux enfants dans les trains des zones sensible a recueilli plus de 30 000 signatures en un mois. D’après une enquête de la RATP, 56 % des femmes ne se sentent pas en sécurité dans les transports. Face à la hausse des violences, la solution est-elle de réserver des lieux aux femmes ?
Invités : • Gabrielle Cathala, députée « La France Insoumise » du Val-d’Oise • Guillaume Gouffier Valente, député « Ensemble Pour la République » du Val-de-Marne • Josiane Corneloup, députée « Droite Républicaine » de Saône-et-Loire Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| SOS centres-villes en détresse | Chaque voix compte - 28/11/2025 | 28 Nov 2025 | 01:00:10 | |
À LA UNE / SOS centres-villes en détresse Importé des Etats-Unis depuis une dizaine d’années en France, le « Black Friday » qui suit Thanksgiving est synonyme de journée de promotions importantes dans la majorité des commerces. Selon un sondage Toluna Harris Interactive du 23 novembre 2025, 70 % des Français déclaraient souhaiter profiter de cette journée du dernier vendredi de novembre pour effectuer leurs achats de Noël. Ils envisageraient de dépenser en moyenne 345 euros, une somme en augmentation de 8 % par rapport à 2024. Au total, les dépenses mode des Français ont doublé sur les dix dernières années, passant de 192 millions d’euros en 2015 à 419 millions en 2024, selon les chiffres de Numerator. Mais comment cela impacte-t-il les commerçants des centres-villes ? Déjà concurrencés par les sites de e-commerce, Shein et Temu en tête, les boutiques de proximité semblent perdre du terrain : le taux de commerces vacants dans les centres-villes a doublé en quinze ans pour atteindre 14 % en 2024, selon un rapport « sur l’avenir du commerce de proximité » remis au gouvernement au début du mois de novembre. Si le commerce en ligne représentait 65 milliards d'euros en 2015, il générait 175,3 milliards en 2024. La tendance se confirme pour les plateformes internationales, qui représentent aujourd’hui 22 % des colis livrés par La Poste, contre 5 % en 2020. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de recul de la consommation des ménages, en baisse de 0,4 % en 2024, et d’une augmentation de la part du revenu disponible épargnée (passée de 14 % en 2019 à 19 % en 2025). Les petits commerces peuvent-ils lutter face à la concurrence des plateformes et des injonctions du "Black Friday" ?
Invités : • Romain Eskenazi, député socialiste du Val-d’Oise • Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons & indépendants » du Val-de-Marne • Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir Chronique : « L’expression du jour » : « Black Friday » par Mariette Darrigrand, sémiologue Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Service national : à quoi va-t-il ressembler ? | Chaque voix compte - 27/11/2025 | 28 Nov 2025 | 01:04:58 | |
À LA UNE / Service national : à quoi va-t-il ressembler ? La France doit se préparer « à un choc dans trois, quatre ans, face à la Russie », prévenait le 22 octobre le général Fabien Mandon, chef d’Etat-major des Armées, devant les députés de la commission de la Défense. Jeudi 27 novembre, dans un discours de dix minutes, Emmanuel Macron a annoncé la transformation du service national universel, moins adapté au contexte actuel, en service « purement militaire ». Devant la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne de Varces-Allières-et-Risset, en Isère, le Président de la République a prévenu : « Nous avons besoin d’une mobilisation de la Nation pour se défendre, pour se tenir prête et être respectée » face aux « menaces qui s’accélèrent ». Dès l’été 2026, 3 000 jeunes de 18 à 19 ans seront attendus pour une durée de dix mois, comprenant un mois de formation et neuf de missions dans une unité militaire. Ce dispositif sera rémunéré à hauteur de 800 euros minimum par mois, et les jeunes seront logés, nourris et équipés. Le chef de l’Etat a précisé que le chef d’Etat-major des Armées décidera chaque année du nombre de jeunes affectés, tout en affirmant que « les promotions augmenteront progressivement pour atteindre 10 000 jeunes en 2030 ». Le Président a néanmoins précisé qu’« en cas de crise majeure […] le service national deviendra obligatoire ». La jeunesse française est-elle prête à s’engager dans l’armée ? Invités : - Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU - Aude-Marie Lalanne Berdouticq, maitresse de conférences en histoire contemporaine à la Sorbonne Université, autrice de « Des hommes pour la guerre » (éditions du CNRS) - Christophe Blanchet, député « Les Démocrates » du Calvados Les chroniques : « Bertrand Périer tranche » : le citoyen soldat, une idée qui ne date pas d’hier par Bertrand Périer « La petite histoire dans la grande » : Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, des amis de 20 ans ! par Anna Cabana
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il interdire le port du voile aux mineures ? Une visite scolaire organisée par l’équipe parlementaire du député des Démocrates Marc Fesneau suscitait la polémique mercredi 5 novembre. Pour cause : bien que les règles de l’Assemblée n’interdisent pas le port du voile dans le public, la présence de jeunes élèves voilées dans les tribunes de l’hémicycle a été qualifié d’« infâme provocation » par le député Julien Odoul du RN, et « d’inacceptable » par la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet. Le 24 novembre, Laurent Wauquiez, chef de file des députés LR, a annoncé vouloir déposer une proposition de loi visant à interdire aux mineures de porter le voile dans l’espace public. Selon lui, le voile irait à l’encontre des principes républicains « les plus fondamentaux », comme la « protection de l’enfant », « la liberté de conscience » et « l’égalité entre les hommes et les femmes ». Qualifiée de « surenchère islamophobe » par la gauche, cette proposition n’a pourtant « aucune chance d’être conforme », selon la constitutionnaliste Anne-Charlène Bezzina, car elle vise une seule et unique religion. En parallèle, un rapport de 29 sénateurs LR propose notamment d’interdire le voile ainsi que le jeûne du ramadan aux mineurs de moins de 16 ans. En mai 2025, le parti Renaissance de Gabriel Attal proposait déjà d’interdire le port du voile dans l’espace public pour les mineurs de moins de 15 ans. Le voile doit-il être proscrit pour les mineures ? Invités : - Xavier Breton, député « Droite Républicaine » de l’Ain - Gabrielle Cathala, députée « La France Insoumise » du Val-d’Oise - Martin Garagnon, porte-parole « Renaissance » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Budget : y a-t-il un chemin ? | Chaque voix compte - 02/12/2025 | 03 Dec 2025 | 01:05:09 | |
À LA UNE / Budget : y a-t-il un chemin ?
Il n’y a pas eu d’accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), après le passage au Sénat et le retrait notable de la suspension de la réforme des retraites. Mardi 2 décembre, le texte revient sur les bancs de l’Assemblée nationale pour une seconde lecture, et un vote final prévu le 9 décembre. C’est donc une nouvelle course contre-la-montre qui s’ouvre dans l’hémicycle. Et si l’utilisation potentielle de l’article 49-3 de la Constitution faisait de nouveau du bruit, le Premier ministre a répété, lundi 1er décembre, son engagement à ne pas l’utiliser. Le 2 décembre est aussi la journée choisie par les syndicats pour essayer de se faire entendre, avec 150 rassemblements à travers la France. « Le problème de fond, c’est que plus personne ne comprend rien à ce budget », affirmait Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. En parallèle, Sébastien Lecornu poursuit des consultations, il recevait notamment les écologistes et les socialistes. En sortant de Matignon, Olivier Faure a fait état d’« une approche qui peut permettre d’aboutir à un compromis ». Le budget de la Sécurité sociale pourra-t-il être approuvé par une majorité de députés ?
Invités : •Wally Bordas, journaliste politique au « Figaro » •Stéphanie Dépierre, journaliste LCP •Thibaud Mulier, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Paris Nanterre
Chroniques : « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il labelliser les médias ?
Déjà avancée en 2018 par Emmanuel Macron, l’idée de mettre en place un label pour lutter contre la désinformation refait surface. En déplacement à Arras mercredi 26 novembre, le Président de la République saluait l’initiative JTI (Journalism Trust Initiative), label pensé par Reporters Sans Frontières (RSF), et donc « fait par des professionnels » des médias. « Si c’est l’Etat qui doit vérifier, là ça devient une dictature », a précisé le chef de l’Etat. Cette déclaration n’a pas manqué de faire réagir la sphère médiatique de Vincent Bolloré, et notamment son présentateur phare Pascal Praud qui fustigeait, mardi 2 décembre, la naissance « du ministère de l’information », imaginé par George Orwell dans 1984. Des propos en échos aux déclarations de Jordan Bardella, qui faisait ce même parallèle, dimanche 30 novembre, sur le plateau de CNews. Dans une vidéo partagée sur le réseau social X (ex-Twitter), l’Elysée a directement attaqué « CNews », soulignant la désinformation diffusée par la chaîne d’information en continu. Bruno Retailleau et le parti Les Républicains ont lancé, mardi 2 décembre, une pétition, dénonçant la « dérive scandaleuse » du chef de l’Etat. A gauche, Hadrien Clouet de LFI a déclaré qu’il « y a un sujet dans les médias, mais ce n’est pas en créant des sigles ou des labels qu’on répond aux mensonges ». « Nous préférons un conseil de déontologie », a proposé le député de La France Insoumise. Le souhait du président de la République permet-il de lutter efficacement contre les fausses informations ?
Invités : •Philippe Ballard, député « Rassemblement National » de l’Oise •Sophie Taillé-Polian, députée « écologiste et social » du Val-de-Marne •Erwan Balanant, député « Les démocrates » du Finistère Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Sondages : qui influence qui ? | Chaque voix compte - 03/12/2025 | 04 Dec 2025 | 01:04:01 | |
À LA UNE / Sondages : qui influence qui ? À plus d’un an de l’élection présidentielle de 2027, les instituts de sondage testent différents scénarios auprès de quelques milliers de Français. « On fait comme si c’était une prédiction, alors que ce n’est qu’une photographie à un instant donné », souligne le sociologue Hugo Touzet. « Les sondages reflètent ce qui intéresse le média qui le commande », précise-t-il. Ainsi, une enquête de l’IFOP sur les musulmans de France publiée le 18 novembre 2025 a suscité de nombreuses critiques alors qu’un autre sondage de l’institut, commandé par le CEVIPOF, sur l’antisémitisme dans les universités a été refusé par des universitaires, sur fond de contestation de méthodologie et de légitimité. Face aux critiques, le sondage a été retiré. Mais comment sont réalisées ces études ? Un questionnaire posé à quelques milliers de personnes peut-il être généralisé à 68 millions de Français ? Le bureau d’études Compas, et son Centre d’observation de la société, note que l’idée « se heurte aux transformations socio-démographiques ». Outre le quotidien national Ouest-France, rares sont les médias qui refusent les sondages. Pierre Bourdieu, sociologue et philosophe, critiquait en 1986 « un abus de science » et réclamait que « les institutions effectuent des contrôles efficaces ». Réglementés par la loi du 19 juillet 1977, les sondages fabriquent-ils réellement l’opinion ? Invités : - Amélie Lebreton, Présidente de « Coriolink », experte en communication - Mathieu Gallard, directeur d’études chez « Ipsos BVA » - Antoine Oberdorff, journaliste politique à « L’Opinion » Chroniques : « Quelle histoire ! » : « Steve Witkoff et Donald Trump : à la vie, à la mort » par Laurent Guimier « La question qui fâche » par Fanny Guinochet LA QUESTION QUI FÂCHE / Les « boomers » doivent-ils passer à la caisse ? Dans les 15 prochaines années, les Français les plus âgés vont transmettre plus de 9 000 milliards d’euros de patrimoine à leurs héritiers, selon le rapport du sénateur socialiste Alexandre Ouizille. Cette somme représente plus de deux fois et demie la dette française. Si le « flux successoral » français (la somme de patrimoine transmis en un an) est de 400 milliards d’euros en 2025, il s’élèvera à 677 milliards en 2040, d’après la Fondation Jean-Jaurès. Un phénomène qui ne réduit pas les inégalités : seulement 10 % des ménages détiennent plus de la moitié du patrimoine, et la fortune héritée représente en 2025 60 % du patrimoine, contre 35 % dans les années 1970. Le sujet était déjà revenu dans l’actualité quand la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, appelait à taxer davantage les super-héritages. Le sénateur socialiste Alexandre Ouizille propose, lui, un impôt sur les grandes successions qui générerait entre 10 et 15 milliards d’euros. Faut-il taxer la transmission des grands patrimoines ? Invités : - Daniel Labaronne, député « Ensemble Pour la République » d’Indre-et-Loire - Alexandre Ouizille, sénateur socialiste de l’Oise - Philippe Lottiaux, député « Rassemblement national » du Var Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Comment on (re)fait des bébés ? | Chaque voix compte - 05/12/2025 | 05 Dec 2025 | 01:00:44 | |
À LA UNE / Comment on (re)fait des bébés ? L’année 2024 en France fut celle d’une natalité au plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, selon les chiffres de l’Insee. Le solde naturel (soit la différence entre le nombre de naissances et de morts) n’était que de 17 000 personnes. Alors que les françaises ont en moyenne moins de deux enfants dans leur vie, la population n’augmente presque plus. En janvier 2024, Emmanuel Macron appelait à un « réarmement démographique ». Cela n’a pas empêché une baisse supplémentaire de 2,3 % du nombre de naissances sur les 10 premiers mois de 2025 par rapport à 2024. Comment expliquer un tel phénomène ? À l’Assemblée nationale, un groupe parlementaire transpartisan a lancé en juin 2025 une mission d’information sur les causes et les conséquences de la dénatalité. 30 000 français ont alors répondu à une consultation citoyenne sur le sujet. Une étude de l’Ined met en avant le poids des questions économiques, géopolitiques et écologiques sur le renoncement à la parentalité. Plus de 20 % des 20-35 ans « ne se projettent pas du tout dans la parentalité », appuie ainsi Hélène Périvier, présidente du Haut Conseil de la famille. Le Haut-Commissariat à la stratégie et au Plan met lui l’accent sur les conséquences de ce phénomène : baisse d’effectifs dans le système éducatif entraînant notamment des fermetures d'écoles, diminution de la population en âge de travailler et inversion de la pyramide des âges. Pourquoi les Français font-ils de moins en moins d'enfants ?
Invités : • Lisa Belluco, députée « écologiste et social » de la Vienne • Marie Lebec, députée « Ensemble Pour la République » des Yvelines • Jérémie Patrier-Leitus, député « Horzons et indépendants » du Calvados • Nicolas Berrod, journaliste au « Parisien »
Chronique : « La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||