Retour

Explorez tous les épisodes du podcast C dans l'air

Plongez dans la liste complète des épisodes de C dans l'air. Chaque épisode est catalogué accompagné de descriptions détaillées, ce qui facilite la recherche et l'exploration de sujets spécifiques. Suivez tous les épisodes de votre podcast préféré et ne manquez aucun contenu pertinent.

Rows per page:

1–50 of 199

TitreDateDurée
Agriculteurs, budget: le retour des blocages? - Vos questions sms -13 Jan 202600:06:22
C dans l’air du 13 janvier 2026 - Budget, crise agricole… Lecornu sous haute pression

Nos experts :

- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra
- Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le Figaro

Agriculteurs, budget: le retour des blocages? - L'intégrale -13 Jan 202601:02:59
C dans l’air du 13 janvier 2026 - Budget, crise agricole… Lecornu sous haute pression

La semaine s’annonce compliquée pour le Premier ministre, alors que les discussions sur le budget 2026 restent très tendues et que deux motions de censure ont été déposées, l’une par le Rassemblement national, l’autre par La France insoumise. Les deux sont liées à la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Malgré le vote négatif de la France, la colère agricole persiste. Après une semaine de mobilisation, les actions coups de poing se poursuivent dans l’Hexagone, tandis que des tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs sont entrés dans Paris ce mardi et se sont positionnés devant l’Assemblée nationale. Ces derniers ont échangé avec des parlementaires avant d’être reçus à 14 h à Matignon.

Autre dossier sur le bureau du Premier ministre : le projet de loi de finances, dont l’examen reprend ce mardi à l’Assemblée nationale. Avec, comme en octobre, toujours les mêmes points d’achoppement, le même risque d’aboutir à un rejet du texte et la question d’un recours au 49.3 relancée. « Rien n’est exclu », a répété mardi la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, à propos du 49.3 ou des ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l’aval du Parlement. Plusieurs responsables, à l’image de l’ancien président socialiste François Hollande ou de l’ex-Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d’abréger les débats en recourant rapidement à cet outil, qui lui permet de faire adopter un texte sans vote, mais l’expose à une motion de censure. Signe de fébrilité ? L’exécutif a agité vendredi dernier la menace d’une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu’il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.

La semaine s’annonce également déterminante pour Marine Le Pen et le Rassemblement national, avec l’ouverture ce mardi du procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires européens du parti. En première instance, l’ancienne présidente du FN a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics. Le tribunal avait décrit « un système organisé » pour rémunérer des collaborateurs du parti avec l’argent du Parlement européen. Les fonds détournés ont été évalués à plus de 4,4 millions d’euros entre le 1er juillet 2004 et le 15 février 2016. Vingt-cinq prévenus étaient sur le banc des accusés : tous ont été condamnés et la moitié a fait appel.
Ce procès en appel va durer un mois et la décision est attendue avant l’été. L’enjeu politique et juridique est colossal. En cas de nouvelle condamnation, Marine Le Pen a affirmé en novembre dernier qu’elle ne se présenterait « évidemment pas » à l'élection présidentielle, laissant la voie libre à une candidature du président du RN, Jordan Bardella.

Nos experts :

- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra
- Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le Figaro

Vanessa Perrée - Narcotrafic: une nouvelle arme pour la justice10 Jan 202600:10:21
C dans l’air l'invitée du 9 janvier 2026 avec Vanessa Perrée, procureur de la République anticriminalité organisée.

Elle est à la tête du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), entré en fonction le 5 janvier dernier et inspiré du Parquet national financier (PNF) et du Pnat (Parquet national antiterroriste). Composé de 16 magistrats – 30 à l’horizon septembre 2026 – il entend notamment répondre au fléau du narcotrafic en adaptant l’organisation judiciaire et la réponse pénale face à des réseaux criminels toujours plus puissants et organisés.

Ce nouveau parquet hérite de 170 affaires en cours, dont l'évasion de Mohamed Amra et les principaux dossiers impliquant la DZ Mafia.

En France, le marché des drogues illicites ne cesse de s’accroitre, avec 6,8 milliards d’euros en 2023, contre 2,3 milliards en 2010 d’après l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Le cannabis et la cocaïne représentent près de 90% du chiffre d’affaires total.

La cocaïne est deuxième drogue la plus consommée en France, après le cannabis. 9,4 % des adultes l’ont expérimenté en 2023 (5,6 % en 2017). Son prix a chuté à 66 euros le gramme, contre 70 euros en 2018, et 23,2 tonnes saisies en 2023 (1,8 dans les années 90).

Le trafic de drogue et la criminalité organisée ont toutefois une dimension internationale, ce qui rend le démantèlement des réseaux d’autant plus complexe. Reste à savoir si le Pnaco, les outils dont il dispose et les moyens qui lui sont alloués seront à la hauteur des enjeux.

Trump : après le Venezuela, l'Iran ? - Vos questions sms -09 Jan 202600:04:19
C dans l’air du 9 janvier 2026 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ?

Nos experts :
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre
- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
- Armin AREFI (en Duplex) - Grand reporter spécialiste de l’Iran –Le Point

Hélène Romano - Crans-Montana: la mort en direct09 Jan 202600:11:01
C dans l’air l'invité du 8 janvier 2026 avec Hélène Romano, psychothérapeute, spécialiste de la prise en charge des traumatismes, auteure de « Accompagner le deuil en situation traumatique », publié aux éditions Dunod.

L'incendie de Crans-Montana, survenu la nuit de la Saint-Sylvestre dans le bar Le Constellation, a fait 40 morts âgés de 14 à 39 ans, dont 9 Français, et 116 blessés. Le président Emmanuel Macron se rendra demain à la cérémonie d'hommage aux victimes en Suisse, où une journée de deuil national a été décrétée. Le président de la Confédération suisse, Guy Parmelin, a déclaré que cet accident était "une des pires tragédies que le pays ait connues".

Hélène Romano, psychothérapeute spécialiste de la prise en charge des traumatismes, et auteure de « Accompagner le deuil en situation traumatique », aux éditions Dunod, est notre invitée. Elle reviendra avec nous sur le traumatisme généré par cet incendie, et sur la façon dont les victimes et leurs proches sont pris en charge. La circulation de vidéos du drame, les jeunes sous le choc, la culpabilité ressentie par les familles et par les survivants... Elle nous expliquera ces processus, et la façon dont on peut surmonter un tel drame.

Cargo russe: Trump défie Poutine - Vos questions sms -08 Jan 202600:07:49
C dans l’air du 8 janvier 2026 -

Nos experts :
- NICOLE BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre
- RICHARD WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
- ANNE DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique
- Vincent JOLLY - Grand Reporter - Le Figaro Magazine
-
Alain BAUER (Duplex aux Etats-Unis) - Professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de Declinocène

Chirinne Ardakani - Iran, révolte ou révolution?13 Jan 202600:11:15
C dans l’air l'invitée du 12 janvier 2026 avec Chirinne Ardakani, avocate franco-iranienne, militante pour les droits humains, et présidente de l’association Iran Justice. Elle défend notamment la prix Nobel de la Paix Narges Mohammadi, actuellement emprisonnée.

Ce lundi, des milliers d'Iraniens ont envahi une grande place du centre de Téhéran pour marquer leur soutien à la République islamique et rendre hommage aux membres des forces de sécurité morts durant des manifestations contre le pouvoir, selon les images diffusées par la télévision d'Etat. Ces Iraniens se sont réunis à la demande du pouvoir iranien, qui a perpétré un "massacre", selon un groupe de défense des droits humains, pour réprimer le mouvement de contestation dans le pays. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé. "Des informations non vérifiées indiquent qu'au moins plusieurs centaines, voire plus de 2.000 personnes selon certaines sources, auraient été tuées", a-t-elle souligné, dénonçant un "massacre" et un "crime (...) majeur contre le peuple iranien".

D'une ampleur inédite depuis trois ans, le mouvement pose à la République islamique, proclamée en 1979, l'un de ses plus grands défis. Déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants protestant contre la cherté de la vie, il a gagné de nombreuses autres villes. Les autorités ont imposé une coupure d'internet, désormais en vigueur depuis plus de 72 heures, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a appelé les autorités à "la plus grande retenue" dans l'usage de la force et à rétablir les communications.

Hier, le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que les dirigeants iraniens avaient appelé pour "négocier" après ses menaces d'opération militaire en cas de violences contre les manifestants. On apprend aujourd'hui qu'un canal de communication est "ouvert" entre l'Iran et l'émissaire américain pour le Moyen-Orient malgré d'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis, a déclaré lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.

Trump menace, l’Iran se dit « prêt à la guerre » -12 Jan 202600:05:41
C dans l’air du 12 janvier 2026 - Trump menace, l’Iran se dit « prêt à la guerre »

Nos experts :
- Delphine MINOUI - Grand reporter - Le Figaro
- Dominique MOÏSI - Géopolitologue - Conseiller spécial de l’Institut Montaigne, ancien professeur à Harvard
- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du chaos
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre

Iran: Trump va-t-il faire chuter le régime? - L'intégrale -12 Jan 202601:02:38
C dans l’air du 12 janvier 2026 - Trump menace, l’Iran se dit « prêt à la guerre »

Quatre jours que les réseaux Internet et téléphoniques ont été coupés en Iran, et que les rares images qui parviennent montrent des foules iraniennes qui continuent de défiler chaque nuit dans les rues des grandes villes du pays, alors que le régime, défié comme jamais, durcit sa répression.

Dénonçant un « massacre », l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d’au moins 192 manifestants, mais a averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé, alors que les quelques témoignages qui nous parviennent font état d’hôpitaux débordés par l’afflux de blessés et que des vidéos montrent des corps enveloppés dans des sacs noirs, posés à même le sol.

Parallèlement, les autorités cherchent à reprendre la main en organisant des rassemblements ce lundi en soutien à la République islamique, et menacent les États-Unis de représailles en cas d’attaques en soutien aux manifestants. Le président du Parlement iranien a ainsi promis « une leçon inoubliable » à Donald Trump en cas d’attaque américaine. L’Iran « est tout à fait préparé pour la guerre », mais aussi « prêt à négocier », a averti un peu plus tôt ce lundi le ministre des Affaires étrangères iranien, lors d’un discours face aux ambassadeurs étrangers à Téhéran.
Principal soutien économique de l’Iran, la Chine a appelé toutes les parties à la contestation en cours à œuvrer au retour au calme, tout en déclarant s’opposer fermement « aux ingérences dans les affaires intérieures des autres pays ». Une allusion directe à une possible intervention militaire américaine à Téhéran, après que Donald Trump a évoqué dimanche des « options très fortes » étudiées par son armée, tout en indiquant que l'Iran voulait "négocier" et qu'une réunion était en préparation avec les dirigeants de la République islamique. La Chine a également exhorté les États-Unis à mettre fin à leurs « mesures coercitives » contre Cuba, après que le président américain s’est engagé à couper tout approvisionnement en pétrole et en argent à l’île communiste.

Alors, la situation en Iran est-elle sur le point de basculer ? La chute de l’ayatollah Khamenei est-elle proche ? Le régime des mollahs peut-il tomber ? Les Américains réfléchissent à intervenir, et Reza Pahlavi, fils de l’ancien shah d’Iran, en exil aux États-Unis, se rêve en recours. Mais incarne-t-il vraiment une alternative au régime ? Comment les images venues d’Iran nous parviennent-elles ? Enfin, quel est le but de l’exercice naval qui implique des navires chinois, russes et iraniens, et qui se déroule actuellement dans les eaux sud-africaines ?

Nos experts :
- Delphine MINOUI - Grand reporter - Le Figaro
- Dominique MOÏSI - Géopolitologue - Conseiller spécial de l’Institut Montaigne, ancien professeur à Harvard
- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du chaos
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre

Philippe Corbé - Trump et ses "armes de distractions massives"11 Jan 202600:10:44
C dans l’air l'invitée du 10 janvier 2026 avec Philippe Corbé, journaliste spécialiste des États-Unis, ancien correspondant, créateur de la newsletter "Zeitgeist" et auteur de "Armes de distraction massive".

Alors que la semaine passée a été marquée par la capture spectaculaire de Nicolas Maduro, une séquence présentée comme un film de super-héros par Donald Trump, celui-ci a tout de même réussi à capter l'attention médiatique sur de nombreux autres sujets, à commencer par sa volonté affichée d'annexer le Groenland. Une illustration supplémentaire de son art de la sidération, de la diversion et de la saturation de l'espace informationnel qu'analyse Philippe Corbé dans son dernier ouvrage. Il revient sur les origines de cette méthode trumpiste, depuis les années 80.

L'ancien correspondant à Washington nous expliquera également l'influence de son entourage, à commencer par celle de son fidèle conseiller Stephen Miller, mais aussi celle de son vice-président J.D. Vance, qui se dispute sa succession avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio, lequel sort victorieux de l'opération au Venezuela.

Trump tout puissant... Jusqu'où ? - Vos questions sms -10 Jan 202600:04:00
C dans l’air du 10 janvier 2026 - Trump tout puissant... Jusqu'où ?

Nos experts :
- Philippe CORBÉ - Journaliste – « Zeitgeist » - Ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Armes de distraction massive »
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « « Requiem pour le monde libre »
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L’art de trumper »
- Corentin SELLIN - Professeur d’Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »

Trump tout puissant... Jusqu'où ? - L'intégrale -10 Jan 202601:03:05
C dans l’air du 10 janvier 2026 - Trump tout puissant... Jusqu'où ?

Existe-t-il encore une limite au pouvoir de Donald Trump ? Oui, mais une seule, selon le président des Etats-Unis, qui s'exprimait jeudi dans une interview au New York Times : "Ma propre morale. Mon esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter." Jamais il n’était allé aussi loin dans les mots pour exprimer sa toute-puissance.
Ses actes, en revanche, avaient déjà montré qu'il peut affirmer son autorité de façon très agressive. Le président des Etats-Unis a en effet fait capturer samedi dernier son homologue vénézuélien et son épouse. Il menace depuis de s'en prendre au Groenland, à la Colombie et à Cuba. "Je n'ai pas besoin du droit international", a-t-il expliqué au New York Times.
Le locataire de la Maison-Blanche semble se moquer de tout et de tout le monde. Dans une séquence filmée, qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux, le président américain a d'ailleurs mimé une haltérophile, pour critiquer la présence d'athlètes transgenres dans les compétitions. Il s'est ensuite lancé dans une imitation de sa propre femme, puis dans une autre, d'Emmanuel Macron.

Entre grossièretés et coups de force spectaculaires, le chef de l'Etat prépare sa succession. Il ne pourra en effet pas se représenter à l'issue de son second mandat. Dans son camp, plusieurs candidats sont en lice. Donald Trump a déjà laissé entendre devant la presse que son vice-président, J.D. Vance, pourrait être son successeur en 2028. Mais les récents événements au Venezuela ont fait resurgir un autre prétendant potentiel : Marco Rubio. Longtemps présenté comme l’avenir du Parti républicain avant d’être balayé par Donald Trump en 2016, ce fils d’immigrés cubains a su renaître de ses cendres et devenir incontournable à la Maison-Blanche. Derrière ces piliers de l'administration américaine, un troisième homme prend chaque jour plus d'ampleur. Stephen Miller, devenu l'un des plus proches conseillers du président, émerge sur la scène médiatique comme l’idéologue en chef du trumpisme. Il joue un rôle central dans la définition des priorités politiques du chef de l'Etat.

Stephen Miller est notamment le principal architecte de la ligne dure de l’exécutif américain sur l’immigration. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, l'arsenal juridique anti-immigration s'est étoffé et le gouvernement mène une campagne d’expulsion massive de migrants.

Jusqu'où ira Donald Trump ?
Après Trump, qui gagnera la bataille de la succession du camp républicain?
La politique anti-immigration peut-elle encore se durcir ?

Nos experts :
- Philippe CORBÉ - Journaliste – « Zeitgeist » - Ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Armes de distraction massive »
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « « Requiem pour le monde libre »
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L’art de trumper »
- Corentin SELLIN - Professeur d’Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »

Cargo russe: Trump défie Poutine - L'intégrale -10 Jan 202601:02:43
C dans l’air du 8 janvier 2026 - Cargo russe: Trump défie Poutine -

Après la mort d’une femme, abattue au volant de sa voiture lors d’une opération de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) à Minneapolis, aux États-Unis, les méthodes de cette police fédérale sont au cœur des débats dans le pays. Donald Trump a défendu le policier, le jugeant en état de « légitime défense ». Ce que ne montrent pas les vidéos, selon des responsables politiques locaux. S’appuyant sur ces images qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les médias, le maire de la ville a qualifié de « foutaises » les versions fédérales concernant la fusillade et a enjoint ICE à « foutre le camp ».

Depuis la soirée, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur les lieux du drame et dans les grandes villes des États-Unis, en hommage à la victime, Renee Nicole Macklin Good, une Américaine de 37 ans, mère de trois enfants, et pour s’élever contre la politique anti-immigration menée par le locataire de la Maison-Blanche depuis son investiture, il y a près d’un an.

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des axes principaux de sa politique intérieure. Les agents de l’ICE ont été déployés dans de nombreuses villes, majoritairement démocrates — Chicago, Seattle, Minneapolis… — avec des moyens considérables. Une politique qui fracture la société américaine, tout comme les positions défendues par l’administration Trump sur la scène internationale, notamment au Venezuela.

Parallèlement, en France, alors que le procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens s’ouvre lundi, le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a mis en garde ce matin contre une ingérence américaine dans ce procès. Donald Trump y voit une « chasse aux sorcières » et s’en prend aux juges. Une pression qui inquiète les magistrats français, alors qu’un juge français à la Cour pénale internationale, Nicolas Guillou, a été placé sous sanctions américaines depuis le 20 août dernier pour avoir « autorisé l’émission par la CPI de mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le ministre de la Défense, Yoav Gallant ». Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a aussi pris la parole pour dénoncer une « ingérence inacceptable », à la suite de révélations de la presse allemande. Selon le magazine allemand Der Spiegel, l’administration Trump envisagerait de sanctionner les trois magistrats qui ont condamné Marine Le Pen, le 31 mars 2025, à quatre ans de prison, dont deux fermes, et à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics. L’ambassade des États-Unis en France a démenti, ce jeudi matin.

Nos experts :
- NICOLE BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre
- RICHARD WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
- ANNE DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique
- Vincent JOLLY - Grand Reporter - Le Figaro Magazine
-
Alain BAUER (Duplex aux Etats-Unis) - Professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de Declinocène

Émission : C dans l'air - L'intégrale

Animé par:Caroline Roux

Produit par : France Télévisions - Mediawan

L'Iran s'embrase, Trump s'en mêle? - L'intégrale -10 Jan 202601:02:33
C dans l’air du 9 janvier 2026 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ?

Le mouvement de contestation, qui a débuté fin décembre en Iran, se poursuit et s’étend à travers tout le pays. Jeudi, une foule compacte s’est rassemblée sur l’un des principaux axes du nord-ouest de Téhéran, au douzième jour d’une nouvelle vague de protestations contre le régime des mollahs, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

Avant la coupure d’Internet intervenue jeudi dans tout le pays, des vidéos montrant d’importantes manifestations dans de nombreuses villes iraniennes ont pu être mises en ligne. On y voit des foules scandant des slogans tels que « Mort à [Ali] Khamenei », le Guide suprême iranien, et « C’est la dernière bataille, Pahlavi reviendra », en référence à la dynastie du même nom, renversée en 1979 par la révolution islamique, dans plusieurs villes du pays.

Après s’être dit « à l’écoute » des protestataires aux premiers jours de la contestation, le régime iranien a basculé dans une répression violente à mesure que le mouvement s’amplifiait. Selon un bilan publié jeudi par l’IHR, une ONG établie en Norvège qui dispose d’un large réseau d’informateurs en Iran, au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début de la mobilisation.

Aux États-Unis, lors d’un entretien avec l’animateur radio conservateur Hugh Hewitt, Donald Trump a réitéré hier soir ses menaces contre l’Iran : « Je leur ai fait savoir que s’ils commençaient à tuer des gens, ce qu’ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes — ils ont beaucoup d’émeutes —, s’ils le font, nous les frapperons très fort », a-t-il prévenu. Le Guide suprême iranien, de son côté, a averti ce vendredi que « l’arrogant » dirigeant américain serait « renversé » et a prévenu que son pays ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales ».
Alors, que va faire Donald Trump ? Après le Venezuela, les États-Unis pourraient-ils frapper l’Iran ? Quelques heures seulement avant la capture du leader vénézuélien — allié de l’Iran —, le président américain avait déjà averti Téhéran que le régime n’avait pas intérêt à tuer des manifestants, faute de quoi les États-Unis interviendraient.

Depuis, le président Donald Trump, totalement désinhibé, multiplie les menaces à l’égard de Cuba, du Groenland — dépendance du Danemark, membre de l’OTAN — de la Colombie, du Mexique, et renforce sa mainmise sur le Venezuela. Ainsi, malgré les mises en garde de Moscou, Washington a saisi ces derniers jours plusieurs pétroliers accusés de contourner le blocus contre le Venezuela, dont un qui battait depuis peu pavillon russe. Au risque d’une escalade du conflit entre la Russie et l’Occident ?

Le président américain a également annoncé hier que les États-Unis allaient mener des frappes « au sol » contre les cartels de la drogue mexicains, sans préciser exactement où.

Nos experts :
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre
- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
- Armin AREFI (en Duplex) - Grand reporter spécialiste de l’Iran –Le Point

Émission : C dans l'air - L'intégrale

Animé par:Aurélie Casse

Produit par : France Télévisions - Mediawan

Pétrole, gaz : le choc mondial - Vos questions sms -26 Mar 202600:08:14
C dans l’air du 26 mars 2026 - Pétrole, gaz : le choc mondial


Nos experts :

- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction - Challenges
- Philippe GEOFFRON - Directeur du Centre de Géopolitique de l'énergie
- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
- Sylvie MATELLY - Directrice de l’institut Jacques DELORS, auteure de Géopolitique de l’économie

Pétrole, gaz : le choc mondial - L'intégrale -26 Mar 202601:04:29
C dans l’air du 26 mars 2026 - Pétrole, gaz : le choc mondial


Alors que la guerre se poursuit au Moyen-Orient, les prix des hydrocarbures s'envolent et placent l’économie mondiale sous pression. L’Asie est particulièrement affectée, l’essentiel de ses approvisionnements en pétrole et en gaz passant jusqu’alors par le détroit d’Ormuz. Face au risque de pénurie, plusieurs pays décrètent l’état d’urgence énergétique et prennent des mesures d’urgence : rationnement du carburant, semaine de quatre jours, passage au télétravail, enseignement en ligne, arrêt de l’éclairage public, limitation des climatisations…
Les autorités du Sri Lanka ont même prévenu leur population : les réserves de carburant et de gaz du pays ne permettront de tenir que six semaines environ.

Dans ce contexte, mardi 24 mars, le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a affirmé devant l’Assemblée nationale : nous faisons face « à un nouveau choc pétrolier » et « si ce choc énergétique devait se prolonger au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser à l’ensemble de l’économie et prendre une dimension plus systémique ». Mais le lendemain, le ministre a finalement dit « regretter » ses propos, précisant que le terme « choc pétrolier » « s’appliquait dans [ses] mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française ».

Face à l’envolée des prix du pétrole et du gaz, « aucune mesure globale ne sera efficace », a jugé de son côté le Premier ministre lors du débat sur la guerre au Moyen-Orient organisé, mercredi 25 mars, à l’Assemblée nationale, tandis que les députés d’opposition réclament une baisse de la fiscalité ou un blocage des prix. Cela reviendrait à « dépenser l’argent du contribuable pour financer l’économie fossile de pays lointains dont nous sommes dépendants », a-t-il expliqué. Le gouvernement a, en revanche, décidé de mettre en œuvre des mesures de soutien sectorielles, notamment pour soulager la trésorerie des transporteurs et des pêcheurs. Nos journalistes sont allés à la rencontre de plusieurs d’entre eux dans le Finistère. Ils dénoncent des « mesurettes » face à une « hausse du coût du carburant de 80 % » qui impacte directement les salaires.
De nouvelles mesures gouvernementales devraient être détaillées lundi.

Richard Bookstaber, économiste américain ayant prédit le krach de 2008, tire lui aussi la sonnette d’alarme. Selon lui, l’économie mondiale pourrait être confrontée à une crise d’une ampleur inédite. Il nous a accordé une longue interview.


Nos experts :

- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction - Challenges
- Philippe GEOFFRON - Directeur du Centre de Géopolitique de l'énergie
- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
- Sylvie MATELLY - Directrice de l’institut Jacques DELORS, auteure de Géopolitique de l’économie

Paul Gogo - Un journaliste français face à la paranoïa de Poutine21 Mar 202600:11:19
C dans l’air l'invité du 21 mars avec Paul Gogo, journaliste indépendant et ancien correspondant en Russie

Quatre ans après le déclenchement de la guerre en Ukraine, la Russie de Vladimir Poutine est plus fermée, plus répressive et plus militarisée que jamais. De 2017 à 2026, Paul Gogo l’a couverte depuis Moscou et le terrain, au plus près du quotidien des Russes : propagande, sanctions, peur, mais aussi ruses et poches de contestation. Il racontera les obstacles au travail de journaliste dans un pays où les médias étrangers sont traités en suspects et où la censure s’est durcie avec la guerre.

Mort de Quentin : l'ultra gauche en accusation, LFI sous pression - L'intégrale -16 Feb 202601:03:09
C dans l’air du 16 février 2026 - Mort de Quentin : l'ultra gauche en accusation, LFI sous pression

Quentin Deranque, militant identitaire de 23 ans, est mort samedi soir à Lyon après avoir été passé à tabac jeudi dernier en marge d’une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan à Science Po. Une enquête criminelle a été ouverte pour « homicide volontaire » a annoncé le procureur de la République ce lundi lors d’une conférence de presse. « Au moment où je vous parle, il n’y a pas eu interpellation. À ce stade, l’enquête cherche à identifier l’ensemble des auteurs directs des faits criminels en se basant non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments recueillis lors des investigations de police. Puis les interpellations seront effectuées » a -t-il ajouté alors que ce drame provoque le choc et enflamme la classe politique.

Dimanche, le ministre de l’Intérieur avait estimé au 20 heures de France 2 que « manifestement, l’ultragauche » était « à la manœuvre ». Laurent Nunez avait également pointé du doigt la possible implication du groupe antifasciste La Jeune Garde. « L’enquête permettra de confirmer ou non s’il s’agissait de militants de la Jeune Garde. Mais les témoignages vont manifestement en ce sens », avait-il ajouté.
Selon le collectif identitaire Némésis, proche de l’extrême droite, Quentin Deranque aurait été agressé jeudi soir par des militants antifascistes, alors qu’il faisait partie du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il avait été pris en charge en début de soirée par les secours et placé dans le coma, avec un pronostic vital engagé. Il est décédé samedi.

Depuis, la droite et l’extrême droite ont accusé l’ultragauche d’en être responsable. Le Rassemblement national parle de milices d’extrême gauche et réclame leur qualification de terroristes. Dans la foulée, des locaux de campagne LFI ont été vandalisés à Metz et à Lille.

« Tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n’ont aucun rapport avec la réalité », a déclaré depuis Montpellier le leader des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, exprimant la « sidération », l’« empathie » et la « compassion » des Insoumis après l’agression du jeune homme. Le député LFI Raphaël Arnault, cofondateur du groupe antifasciste La Jeune Garde, a exprimé samedi « horreur et dégoût » après l’annonce de la mort de l’étudiant, et a dit sur X souhaiter que « toute la lumière soit faite ». Son collaborateur parlementaire, mis en cause par le collectif identitaire Némésis, « dément formellement être responsable de ce drame » et « se retire de ses fonctions » de collaborateur « durant le temps de l’enquête », a déclaré son avocat dans un communiqué. La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a annoncé sur X ce lundi avoir décidé, « à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire, de suspendre ses droits d’accès à l’enceinte de l’Assemblée nationale, afin de prévenir les troubles à l’ordre public que sa présence est susceptible de susciter ». Début février, dans une interviewé accordée à nos journalistes, à retrouver dans l'émission du jour, la présidente de l’Assemblée nationale avait appelé à tirer des leçons des débats autour du budget et à changer les règles avant l’été.

Alors, que s’est-il passé jeudi dernier à Lyon ? Où en est l’enquête sur la mort de Quentin Deranque ? Qu’est-ce que La Jeune Garde ? La spirale de la violence est-elle enclenchée ?



Nos experts :

- CHRISTOPHE BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- NATHALIE MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra
- DAMIEN DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice - Le Parisien
- JÉRÔME FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de

Martial You - Classes moyennes: les "dindons" de la farce?16 Feb 202600:10:59
C dans l’air l'invité du 14 février 2026 avec Martial You, éditorialiste économique à RTL et auteur du livre "Les Dindons" (Éd. Robert Laffont), surnom qu'il donne à ces classes moyennes en déclin depuis près de cinquante ans.

Selon le journaliste, les ménages de la classe moyenne gagnent à deux entre 2 362 et 5 084 euros net par mois. Il y ajoute les retraités. Une classe qui représente donc environ deux Français sur trois.

Il estime que Les Dindons ont initialement été trahies par François Mitterrand lorsqu'il est arrivé au pouvoir en 1981 : les classes moyennes paieraient l'addition de la réduction du temps de travail et du passage de l'âge de départ à la retraite à 60 ans.

A cela s'ajoutent les conséquences de la mondialisation, la pression fiscale (l’impôt sur le revenu pesait 3,7 % du PIB au milieu des années 70, contre 10 % aujourd’hui), la dévalorisation du diplôme, les bas salaires... Mais aussi et surtout le coût du logement (les prix ont bondi de 88 % en vingt ans, hors inflation, selon l'Institut Montaigne), compromettant le rêve de la maison individuelle cher des classes moyennes. Les Français sont donc contraints d'arbitrer dans leurs dépenses. Le budget consacré à l'alimentation est ainsi en baisse.

Martial You identifie toutefois ce qu'il appelle une "société de l'abonnement" : une famille peut totaliser plus de dix abonnements. Pour un salaire médian à 2 100 euros net, selon l’Insee, les abonnements représentent plus de 3 % du budget familial.

L'inflation apparue en 2022 a pris à la gorge des classes moyennes déjà exsangues, dont la colère exprimée lors du mouvement des Gilets jaunes n'a pas été prise en considération par des politiques qui leur paraissent déconnectés de la réalité de leur quotidien, comme en témoigne le "piège de la voiture électrique" d'après Martial You. L'éditorialiste considère qu'"au nom de la sauvegarde du climat, on est en train de piéger les moins riches en les faisant plonger dans le rêve de la voiture électrique."

Les classes moyennes vont également devoir faire face aux défis à venir : l'intelligence artificielle, qui menace déjà de détruire leurs emplois, et les réseaux sociaux, qui surfent sur leur colère.

Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ? - Vos questions sms -14 Feb 202600:02:34
C dans l’air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?


Nos experts :

- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique
- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs"
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre"
- Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House
- Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l’OTAN

Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ? - L'intégrale -14 Feb 202601:03:13
C dans l’air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?

Sauver l'alliance transatlantique et rassurer le vieil ami européen. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a appelé les Européens samedi, devant la Conférence de Munich sur la sécurité, à se ranger derrière la vision de Donald Trump sur l'ordre mondial, tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe "forte".

"Nous savons que le destin de l'Europe ne sera jamais sans rapport avec le nôtre", a rappelé Marco Rubio ajoutant que les Etats-Unis et l’Europe étaient "faits pour être ensemble". Le trumpiste a cherché à calmer le jeu, affirmant que les États-Unis seraient "toujours un enfant de l’Europe".

Le message d’apaisement livré par le responsable américain a offert un contraste saisissant avec le discours incendiaire du vice-président JD Vance l'année dernière contre le Vieux Continent devant la même assemblée. De quoi espérer rétablir le rapport diplomatique avec les Etats-Unis malgré les dissensions depuis un an entre Donald Trump et l'Europe.

Mais les Américains savent aussi choyer celui qui considère l'Europe comme un adversaire : Viktor Orbán. Marco Rubio prévoit, dès dimanche, de se rendre en Hongrie soutenir le dirigeant hongrois à quelques semaines d’élections législatives très tendues. En Europe, la Hongrie a toujours entretenu de bonnes relations avec les Etats-Unis, Donald Trump et Viktor Orbán partageant la même vision politique conservatrice. Viktor Orbán s’affiche d'ailleurs comme le principal relais du trumpisme sur le continent européen.

Symbole des tensions diplomatiques entre l’Europe et les Etats-Unis, le Groenland était au cœur des discussions à Munich. Marco Rubio a rencontré la Première ministre danoise Mette Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen au sujet de l’île arctique convoitée par Donald Trump. En janvier dernier, la ministre des ressources du Groenland, Naaja Nathanielsen, s’inquiétait encore des différentes sorties du président américain et de sa volonté d’expansionnisme à ce sujet.

L'Europe réussira-t-elle à sortir de sa dépendance envers les Etats-Unis en matière de défense ? Pourra-t-elle lutter face à la volonté d'expansionnisme américain notamment sur le Groenland ? Donald Trump continuera-t-il à accentuer les divisions avec le continent européen ?

Nos experts :

- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique
- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs"
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre"
- Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House
- Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l’OTAN

Alain Cirou - Sophie Ardenot: la tête dans l'espace14 Feb 202600:10:31
C dans l’air l'invité du 13 février 2026 avec Alain Cirou, directeur de la Rédaction du magazine Ciel & Espace.

Ce vendredi à 11h16 précisément, l'astronaute Sophie Adenot s'est envolée pour la Station spatiale internationale à bord de la capsule Crew Dragon de Space X, lancée par une fusée Falcon9. À 47 ans, elle est la deuxième française à aller dans l'espace après Claudie Haigneré, en 2001. Le rêve d'une vie, concrétisée par la mission Epsilon. Objectif : mener plusieurs types d'experiences dans divers domaines tels la médecine, la biologie, la physique des matériaux ou encore afin de préparer des futures explorations habitées vers la Lune ou Mars. S'y ajouteront environ 2h de sport quotidien, les repas, le ménage et d'autres travaux d'entretien...

Sophie Adenot s'est élancée à destination de l'ISS avec deux Américains et un Russe. Cela démontre que la Station spatiale internationale reste un lieu unique de collaboration pacifique. La fin de l'exploitation de ce laboratoire hors-norme est toutefois prévue pour 2030.

Alain Cirou reviendra sur le décollage pour la Station spatiale internationale de la française Sophie Adenot à bord d’une capsule Crew Dragon de SpaceX.

Tempête Nils : la France trop vulnérable ? - Vos questions sms -13 Feb 202600:04:40
C dans l’air du 13 février 2026 - Tempête Nils : la France trop vulnérable ?


Nos experts :
- François GEMENNE - Professeur à HEC, président du conseil scientifique - Fondation pour la nature et l’homme
- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service Santé Sciences - Le Parisien - Aujourd’hui en France
- Marine LAMOUREUX - Grand reporter - La Croix L’Hebdo
- Esther CRAUSER-DELBOURG - Économiste de l’eau - Fondatrice de Water Wiser
- Éric BROCARDI (Duplex au Dévoluy dans les Hautes-Alpes) - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France

Tempête Nils : la France trop vulnérable ? - L'intégrale -13 Feb 202601:03:10
C dans l’air du 13 février 2026 - Tempête Nils : la France trop vulnérable ?

La tempête Nils, qui a balayé une grande partie du pays d’ouest en est, a fait au moins deux morts et causé des dégâts considérables. Garonne en crue, routes submergées, arbres déracinés, poteaux arrachés et centaines de milliers de foyers sans électricité… Les conséquences se font toujours ressentir après son passage et la vigilance rouge crues est maintenue en Gironde et dans le Lot-et-Garonne. Vingt et un autres départements demeurent en vigilance orange.
« On est sur un phénomène qui est d’une ampleur exceptionnelle, tant par sa localisation géographique, puisque c’est quasi l’ensemble du territoire qui est concerné, que par sa durée », a déclaré ce vendredi matin Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, dans les locaux de Météo-France, en appelant « à la plus grande vigilance ».

D’autant que le répit sera de très courte durée. Dès ce vendredi, une nouvelle tempête « à fort impact », nommée Oriana, va arriver d’Espagne, amener pluies et vents sur le Languedoc, qui se propageront par la suite vers toute la région PACA et la Corse. L’Aude et les Pyrénées-Orientales se préparent à subir des rafales oscillant entre 110 et 130 km/h. Météo-France a d’ailleurs placé neuf départements, dont ces deux-là, en vigilance jaune vent pour samedi.

Harry, Kristin, Leonardo, Nils… et désormais Oriana. Cette nouvelle perturbation est déjà la quinzième tempête recensée en Europe depuis octobre. Pourquoi subit-on une telle série cet hiver ? Cette succession de tempêtes correspond à un « rail de dépressions » tout à fait normal en hiver. Ce qui l’est moins, c’est leur force et leur intensité. Les météorologues pointent les effets du réchauffement climatique.

Un sujet qui préoccupe 87 % des élus municipaux, selon une étude réalisée par le Shift Project. Plus de 99 % des répondants déclarent avoir perçu au moins un effet du changement climatique sur leur territoire, selon cette consultation menée par le groupe de réflexion créé par Jean-Marc Jancovici, auprès de maires et d’élus municipaux ou d’intercommunalités, de juin 2025 à janvier 2026.

« Pour eux, les enjeux environnementaux, ce sont des choses assez concrètes. Ce sont des sujets d’adaptation au changement climatique, parce qu’ils ont des inondations, des canicules », a expliqué Jean-Marc Jancovici au micro de #cdanslair. « Il faut révéler les effets positifs des mesures qu’on cherche à faire passer, parce que personne n’achète de la peine (…) Aujourd’hui, la politique que Donald Trump mène révèle une forme de conscience du fait que le monde est fini. Il n’y aura pas assez de terrain pour tout le monde, donc je vais m’emparer du Groenland. Trump est dans une espèce de politique de l’accaparement qui révèle une forme de lucidité, paradoxalement. L’Europe est considérablement plus naïve. Nous, on est sur un continent complètement dépourvu de ressources, donc notre intérêt, c’est de viser un fonctionnement de l’économie qui puisse faire avec beaucoup moins de ressources que ce qu’on a aujourd’hui », a affirmé le président du Shift Project, dans une interview à retrouver en intégralité dans l’émission du jour.

Nos experts :
- François GEMENNE - Professeur à HEC, président du conseil scientifique - Fondation pour la nature et l’homme
- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service Santé Sciences - Le Parisien - Aujourd’hui en France
- Marine LAMOUREUX - Grand reporter - La Croix L’Hebdo
- Esther CRAUSER-DELBOURG - Économiste de l’eau - Fondatrice de Water Wiser
- Éric BROCARDI (Duplex au Dévoluy dans les Hautes-Alpes) - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France

Patrice Duhamel - Nominations: pourquoi Macron est critiqué13 Feb 202600:11:32
C dans l’air l'invité du 12 février 2026 avec Patrice Duhamel, journaliste politique et essayiste. Il a notamment publié "La photo Pétain-Mitterrand : l'histoire secrète du document qui aurait pu bousculer la Ve République", aux éditions de l'Observatoire.

La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a été choisie par Emmanuel Macron pour prendre la tête de la Cour des Comptes, à la suite de Pierre Moscovici. Une nomination applaudie par les macronistes, et dénoncée par les oppositions. Le député LFI Éric Coquerel, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a ainsi demandé «solennellement» au chef de l’État, sur le réseau social X, de ne pas nommer Amélie de Montchalin, et ce, afin de «garantir le minimum de neutralité et d’indépendance» indispensable à l’institution. «Comment peut-on confier à Amélie de Montchalin le contrôle du budget dont elle est l’architecte ?», a abondé la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier sur X, tandis que du côté du Rassemblement national, le vice-président Sébastien Chenu évoque «un scandale». «C’est la République des copains ! (...) Quelle folie de mettre l’actuelle ministre des Comptes publics pour juger de l’action gouvernementale en matière de gestion des caisses de l’État. On ne peut pas être juge et partie !», s’offusque-t-il sur X.

Cette nomination intervient après celles de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel, ou encore d'Emmanuelle Wargon comme présidente de la Commission de régulation de l'énergie. Plusieurs nominations sont également attendues dans les prochaines semaines ou prochains mois, notamment à la tête de la Banque de France, après l'annonce par François Villeroy de Galhau de son départ anticipé du poste de gouverneur de la Banque de France.

Comment les présidents de la République ont-ils fait usage de leur pourvoir de nomination, une prérogative assez méconnue ? La pratique de ce pouvoir par Emmanuel Macron est-elle différente de ses prédécesseurs ? Cherche-t-il à "verrouiller" les institutions avant 2027 ? Patrice Duhamel, répondra à toutes ces questions.

Otan: le big bang a commencé! - Vos questions sms -12 Feb 202600:06:54
C dans l’air du 12 février 2026 - Otan: le big bang a commencé!


Nos experts :
- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale, ancien officier ayant servi à l’OTAN
- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale à l’université Catholique de Lille, auteur de, Dans la forge du monde, publié chez fayard
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich, publié aux éditions de l’Observatoire
- Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense

Otan: le big bang a commencé! - L'intégrale -12 Feb 202601:02:32
C dans l’air du 12 février 2026 - Otan: le big bang a commencé!À partir de ce vendredi, et jusqu’à dimanche, se déroulera la Conférence de Munich sur la sécurité. L'édition 2025 avait été marquée par le discours du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, contre les démocraties libérales européennes. Un coup de tonnerre diplomatique qui préfigurait la stratégie de sécurité américaine, publiée en décembre 2025. L'Europe y est qualifiée de continent en "déclin", marqué par un risque "d'effacement civilisationnel". Une rupture dans la relation transatlantique.

Un an plus tard, cette nouvelle édition va donc être observée avec attention, d'autant plus qu'il y sera question des suites de la guerre en Ukraine et de la dégradation des relations transatlantiques.

Les ministres de la Défense de l'OTAN se réunissent ce jeudi à Bruxelles. Au cœur des discussions : comment renforcer la sécurité en Europe. Une stratégie qui se concentre sur le Groenland. L’alliance transatlantique vient de lancer sa mission d’« Arctic Sentry » (« Sentinelle arctique »), une activité de surveillance renforcée de la zone pour prendre en compte les inquiétudes formulées par le président américain face à la Chine et à la Russie, mais également pour répondre aux appétits américains sur l’île arctique. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland, provoquant l’une des crises les plus graves de l’histoire de l’Alliance atlantique.

« Si quelqu’un pense ici que l’Europe peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver » a lancé de son côté le secrétaire général de l’Otan et ex-premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte aux eurodéputés, lors d’une intervention lundi au Parlement à Bruxelles. « Nous avons besoin les uns des autres », a-t-il encore ajouté. Une sortie qui a fait réagir plusieurs dirigeants européens dont le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. « Non, cher Mark Rutte. Les Européens peuvent et doivent prendre en charge leur sécurité », a écrit le ministre des Affaires étrangères français sur X.
La France, pays européen le plus favorable à une « autonomie stratégique » en Europe, est engagée depuis lundi dans un exercice militaire de grande ampleur, le plus important depuis la Guerre froide : Orion 26. Pendant trois mois, plus de 12 000 militaires français, 25 navires, 140 avions et 1 200 drones vont être mobilisés dans cette simulation de conflit de haute intensité. À leurs côtés : des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens, mais aussi américains, canadiens ou émiriens. Une démonstration de force qui vise à s’entrainer à conduire des opérations, tester des innovations, avec également un objectif de dissuasion.

Parallèlement, face à une accélération de la menace, la France a décidé de mettre en place un service national d’une durée totale de 10 mois, rémunéré, ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans, sur la base du volontariat. Les candidatures sont ouvertes depuis mi janvier et les candidats sont déjà nombreux : l'armée de l'air a 600 places à pourvoir pour cette année, et en une matinée, elle a reçu 800 candidatures.

Nos experts :
- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale, ancien officier ayant servi à l’OTAN
- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale à l’université Catholique de Lille, auteur de, Dans la forge du monde, publié chez fayard
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich, publié aux éditions de l’Observatoire
- Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense
Mojtaba Khamenei peut-il échapper au Mossad ? Vos questions sms -21 Mar 202600:06:54
C dans l’air du 21 mars 2026 - Mojtaba Khamenei peut-il échapper au Mossad ?


Nos experts :
- Général François Chauvancy - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN
- Alain Pirot - Journaliste, spécialiste des questions de défense
- Nicole Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre
- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique - Le Figaro

Amiral Nicolas Vaujour - Menaces Russes: en mer aussi!12 Feb 202600:12:07
C dans l’air l'invité du 11 février 2026 avec l'amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la marine, auteur de l'ouvrage intitulé "Les Guerres des mers, la Marine française au coeur des nouveaux enjeux du monde", aux éditions Tallandier.
Affaire Epstein : Et maintenant le Quai d'Orsay... - Vos questions sms -11 Feb 202600:05:44
C dans l’air du 11 février 2026 - Affaire Epstein : Et maintenant le Quai d'Orsay...


Nos experts :
- Audrey GOUTARD - Grand reporter – France Télévisions
- Valérie CANTIÉ - Journaliste - Radio France
- Richard WERLY - Éditorialiste international – Blick.ch
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - France Info TV
- Claire MEYNIAL ( en duplex), correspondante aux États-Unis - Le Point, autrice de La guerre des Amériques.

Affaire Epstein : Scandale au Quai d'Orsay... - L'intégrale -11 Feb 202601:01:54
C dans l’air du 11 février 2026 - Affaire Epstein : Et maintenant le Quai d'Orsay...

Les secousses de l’affaire Epstein continuent en Europe, et notamment en France, où la justice est saisie après la mise en cause d’un diplomate français, Fabrice Aidan, qui a échangé de très nombreux mails avec le multimillionnaire entre 2010 et 2017. Son nom figure dans 200 documents récemment diffusés par les autorités américaines. Selon Mediapart et Radio France, il aurait fait bénéficier Jeffrey Epstein « d’informations diplomatiques, de services ou de ses réseaux à l’international ».

Objet, en 2013, d’une enquête du FBI et d’une procédure disciplinaire interne de l’ONU pour des soupçons de consultation de sites pédopornographiques, le diplomate avait alors dû quitter son poste à l’ONU et les États-Unis. Il était auparavant placé sous l’autorité d’un autre diplomate, le Norvégien Terje Rød-Larsen. Ce dernier est également visé par une enquête en Norvège pour « complicité de corruption aggravée », dans le cadre de ses liens avec Epstein.

Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, s’est dit ce matin effaré et indigné. « Quand j’ai pris connaissance de ces informations, j’ai fait ce que chacun aurait fait à ma place » en signalant les faits à la justice et en lançant une enquête administrative et une procédure disciplinaire, a déclaré le ministre, assurant qu’il n’avait découvert la situation que mardi.

Une plainte pour des viols présumés remontant à 1990 a également été déposée auprès du parquet de Paris, hier, par une ancienne mannequin suédoise, aujourd’hui âgée de 56 ans, contre Damien Siad, dont le nom apparaît près de 2 000 fois parmi les trois millions de nouveaux fichiers déclassifiés par la justice américaine. Selon les informations de « L’Œil du 20 Heures » et de « Complément d’enquête », cet homme, chasseur de mannequins à l’époque, aurait présenté plusieurs femmes à Jeffrey Epstein, dont au moins quatre Françaises, dessinant les contours d’un volet parisien de l’affaire Epstein, lieu de vie privilégié du financier américain. « Toute la lumière doit être faite », a affirmé la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, qui encourage « les femmes qui auraient été victimes » à parler et à « se tourner vers la justice ».

Aux États-Unis, point de départ de l’enquête, l’affaire Epstein continue également de provoquer des remous. L’ancien président Bill Clinton est assigné, avec son épouse, à comparaître devant le Congrès pour s’expliquer sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Aucun acte répréhensible n’est recensé pour le moment, mais il est établi que les deux hommes étaient très proches. Bill Clinton devrait comparaître le 27 février, à condition que cette audition de la Chambre des représentants soit publique afin d’éviter toute récupération politique.

Parallèlement, des élus du Congrès ont pu examiner, lundi, des documents non caviardés du dossier. Ils évoquent six noms occultés, sans explication de la part du ministère américain de la Justice, et menacent de dévoiler l’identité de ces personnalités influentes, dont l’une serait un homme haut placé dans un gouvernement étranger. Sous la pression, le ministère de la Justice américain a finalement révélé le nom du PDG. Il s’agit de Leslie Wexner, ex-patron de l’entreprise de lingerie Victoria’s Secret.
?

Nos experts :
- Audrey GOUTARD - Grand reporter – France Télévisions
- Valérie CANTIÉ - Journaliste - Radio France
- Richard WERLY - Éditorialiste international – Blick.ch
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - France Info TV
- Claire MEYNIAL ( en duplex), correspondante aux États-Unis - Le Point, autrice de La guerre des Amériques.

Vincent Crouzet - Epstein: une affaire d'espion?11 Feb 202600:11:06
C dans l’air l'invité du 10 février 2026 avec Vincent Crouzet, ancien espion de la DGSE. Il publie "Le jour où je suis devenu espion", aux éditions de l'Observatoire. Livre dans lequel il raconte 20 ans d'espionnage pour la France.

Il raconte comment il est passé de jeune sportif grenoblois à espion professionnel, dévoile les qualités recherchées et la formation des agents secrets, évoque ses missions en Afrique auprès de criminels de guerre comme Jonas Savimbi, et explique comment il a géré le mensonge permanent vis-à-vis de sa famille. Il aborde également l'évolution du métier d'espion et compare la réalité aux séries télévisées.

Vincent Crouzet est ancien espion de la DGSE. Devenu écrivain et expert en renseignement, il analysera également le rôle actuel de la DGSE face aux nouvelles menaces.

Le chômage remonte, l’Europe décroche - Vos questions sms -10 Feb 202600:05:03
C dans l’air du 10 février 2026 - Le chômage remonte, l’Europe décroche


Nos experts :
- Dominique SEUX - Éditorialiste - Les Echos et France Inter
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Mathieu PLANE - Economiste à l’OFCE
- Sophie FAY - Journaliste au service économie – Le Monde

Le chômage remonte, l’Europe décroche - L'intégrale -10 Feb 202601:03:03
C dans l’air du 10 février 2026 - Le chômage remonte, l’Europe décroche

Alors que le chef de l’État visait le plein emploi au cours de ses campagnes présidentielles, le chômage atteint son plus haut niveau depuis plusieurs années. Selon les chiffres de l’Insee publiés ce mardi 10 février, le taux de chômage en France, hors Mayotte, a augmenté de 0,2 point au quatrième trimestre 2025 pour atteindre 7,9 %, son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2021. Le nombre de demandeurs d’emploi au sens du Bureau international du travail atteint ainsi 2,5 millions de personnes, en hausse de 56 000 par rapport au trimestre précédent.

Depuis plusieurs mois, le nombre de défaillances d’entreprises est en hausse, et la CGT sonne la sonnette d’alarme sur la situation de l’industrie française. La Confédération générale du travail a publié ce mardi sa liste noire des plans sociaux. Elle compte ainsi, à ce jour, 483 plans de licenciement.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron a mis en garde ce matin contre les menaces américaines et chinoises. À quelques jours d’une réunion informelle des dirigeants européens à Bruxelles, jeudi, le président de la République appelle, dans un entretien au Monde et à plusieurs journaux européens, à instaurer une « préférence européenne » dans plusieurs secteurs, notamment les technologies vertes et le numérique, mais aussi la défense et la sécurité. Face aux investissements massifs de la Chine et des États-Unis, le sort industriel des Européens pourrait être scellé en « 3 à 5 ans », estime le chef de l’État, relançant l’idée d’un endettement commun européen.

Face à la Chine, l’industrie française est en « danger de mort », a assuré de son côté Clément Beaune hier sur TF1. Le haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, qui a présenté lundi les grandes lignes de son rapport intitulé « L’industrie européenne face au rouleau compresseur chinois », propose la mise en place d’un « bouclier commercial massif ».

Alors, quel est l’état de l’industrie française ? L’Europe est-elle en train de décrocher ? Que peut faire l’UE face à la Chine et aux États-Unis ? Comment l’Empire du Milieu fait-il main basse sur l’industrie de la Hongrie ? Derrière les bons résultats économiques, quelle est la réalité italienne ?

Nos experts :
- Dominique SEUX - Éditorialiste - Les Echos et France Inter
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Mathieu PLANE - Economiste à l’OFCE
- Sophie FAY - Journaliste au service économie – Le Monde

Raphaëlle Bacqué - Faut-il avoir peur des géants de la tech?10 Feb 202600:11:17
C dans l’air l'invitée du 9 février 2026 avec Raphaëlle Bacqué, grand reporter au Monde. Elle publie, avec Damien Leloup et Alexandre Piquard, "Nos nouveaux Maîtres", aux éditions Albin Michel.

Les "seigneurs de la tech", Marc Zuckerberg, Jeff Bezos, Elon Musk, Sam Altman..., sont-ils devenus plus puissants que les États ? Ils détiennent nos données, sont les maîtres des réseaux sociaux, et ne semblent pas s'inquiéter de la désinformation...Tant que leurs algorithmes captent notre attention. Ces milliardaires ont désormais un pouvoir gigantesque, choisissent de financer les politiques qui servent leurs intérêts, et cherchent à éviter d'être freinés par les règlementations et les Etats. Ils investissent même dans la santé, pour repousser les limites de l'humanité grâce à l'intelligence artificielle.

Raphaëlle Bacqué, Damien Leloup et Alexandre Piquard ont enquêté pendant plusieurs mois au sein de la Silicon Valley pour mieux connaître ces "nouveaux maîtres"... que rien ne semble pouvoir arrêter.

Scandale Epstein : démissions en série... - Vos questions sms -09 Feb 202600:04:07
C dans l’air du 9 février 2026 - Scandale Epstein : démissions en série...

Nos experts :
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche
- Anne-Elisabeth MOUTET - Journaliste franco-américaine, éditorialiste au Daily Telegraph
-
Marion SOLLETTY - Grand reporter à Politico
- Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société

Scandale Epstein : démissions en série... - L'intégrale -09 Feb 202601:02:57
C dans l’air du 9 février 2026 - Scandale Epstein : démissions en série...

Alors que Ghislaine Maxwell, complice de Jeffrey Epstein actuellement en prison, a refusé ce lundi de répondre aux questions d’une commission de la Chambre des représentants américaine, les répliques de l’affaire Epstein continuent de se faire sentir en Europe, avec notamment en France la démission de Jack Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA), l’institution culturelle et diplomatique qu’il pilotait depuis treize ans. L’ancien ministre socialiste de la Culture était, depuis une semaine, cerné par des appels à quitter la présidence de l’institution et sommé de s'expliquer dimanche auprès du ministre des Affaires étrangères sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Les documents et mails rendus publics par la justice américaine ont révélé les petits et grands services qu’Epstein et Lang se sont rendus entre le milieu des années 2000 et 2019, ainsi que le partenariat financier conclu par sa fille, Caroline, avec le businessman américain. Jack Lang répète qu’il ne savait rien des crimes sexuels de l’homme d’affaires américain. Mais le Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire vendredi pour « blanchiment illégal aggravé » à propos de la création d’une société offshore par Jeffrey Epstein et Caroline Lang, basée dans les îles Vierges américaines, un paradis fiscal.

Outre-Manche, le gouvernement travailliste est plongé dans une crise sans précédent depuis les dernières révélations concernant les liens entre Peter Mandelson et Jeffrey Epstein, et certains, jusque dans son propre camp, appellent au départ de Keir Starmer. Celui-ci avait nommé l’ex-ministre et commissaire européen à ce poste en décembre 2024, puis l’avait démis de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents dans le dossier Epstein. Selon les derniers documents publiés par le ministère de la Justice des États-Unis, Peter Mandelson aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown entre 2008 et 2010. La police britannique a ouvert une enquête et mené des perquisitions. À Downing Street, Morgan McSweeney, considéré comme le stratège du pouvoir travailliste, véritable bras droit et éminence grise de Keir Starmer, a démissionné, ainsi que son directeur de la communication, Tim Allan. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a affirmé regretter d’avoir nommé Peter Mandelson. Il s’est excusé auprès des victimes de Jeffrey Epstein, mais a assuré qu’il ne connaissait pas l’ampleur de ses liens avec le pédocriminel et a écarté l’hypothèse d’un départ.
Parallèlement, la police britannique a indiqué ce lundi « examiner » des informations selon lesquelles l’ex-prince Andrew pourrait avoir transmis au pédocriminel Jeffrey Epstein des informations confidentielles.

Le séisme de l’affaire Epstein n’a pas fini de susciter des répliques. Plus de six ans après la mort du criminel sexuel, retrouvé pendu dans sa cellule d’une prison new-yorkaise, la récente publication de trois millions de pages supplémentaires a mis au jour l’incroyable réseau planétaire tissé par le pédophile. Des millions de documents, dont un grand nombre ont été caviardés par l’administration Trump, qui nourrissent autant l'information que les pires théories complotistes.

Alors que révèlent réellement les documents du dossier Epstein ? Comment la complosphère s'en empare-t-elle ?

Nos experts :
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche
- Anne-Elisabeth MOUTET - Journaliste franco-américaine, éditorialiste au Daily Telegraph
-
Marion SOLLETTY - Grand reporter à Politico
- Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société

Cyrille Amoursky - Ukraine: un reporter au cœur de la guerre08 Feb 202600:12:11
C dans l’air l'invité du 7 février 2026 avec Cyrille Amoursky, reporter de guerre et auteur de "Ukraïna. Un peuple en guerre", aux éditions du Cerf.

Le processus de négociation pour la paix en Ukraine suit son cours - des discussions entre les délégations russes et ukrainiennes sont prévues la semaine prochaine aux Etats-Unis et Volodymyr Zelensky rencontre ses partenaires européens ce samedi - mais l'offensive russe se poursuit.

Alors que l'hiver bat son plein et que les températures descendent jusqu'à -20°C, des coupures de courant ont une nouvelle fois eu lieu dans une grande partie du pays en raison d'une importante attaque russe ce matin contre le réseau énergétique ukrainien. Pour autant, l'heure n'est pas aux concessions : "L'Ukraine ne soutiendra pas d'accords la concernant sans qu'elle soit impliquée" dans les discussions, a déclaré M. Zelensky, en référence aux questions territoriales, point d'achoppement des pourparlers.

Dans son livre, Cyrille Amoursky témoigne d'ailleurs de la résilience des Ukrainiens, qui résistent et combattent depuis maintenant près de quatre ans. "Les Américains proposent aux parties de mettre fin à la guerre d’ici au début de l’été et exerceront probablement des pressions sur elles pour qu’elles respectent précisément ce calendrier", a toutefois précisé vendredi le président ukrainien, pour qui Poutine n'a "peur que de Trump". L’Union européenne a de son côté proposé hier de nouvelles sanctions contre la Russie, qui doivent toutefois être approuvées par les Vingt-Sept avant de pouvoir entrer en vigueur.

Mojtaba Khamenei peut-il échapper au Mossad ? - L'intégrale -21 Mar 202601:03:05
C dans l’air du 21 mars 2026 - Mojtaba Khamenei peut-il échapper au Mossad ?

C'est une des conséquences imprévues de la guerre américaine en Iran. Depuis le début de l'opération "Epic Fury", les monarchies du Golfe, si proches de Donald Trump, se sentent trahies. "Qui vous a donné la permission de transformer notre région en champ de bataille?", s'est révolté l'homme d'affaires émirati Khalaf Ahmad Al-Habtoor dans un message sur X adressé au président américain. Depuis le 28 février dernier, au moins 3 000 drones et missiles iraniens ont été tirés en direction des monarchies du Golfe. Longtemps considérées comme des zones économiques prospères et sûres, l'Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis voient désormais les touristes et exilés fiscaux plier bagages, la faute aux frappes incessantes de drones Shahed.

Pire, la stabilité économique des pétromonarchies est menacée par les frappes iraniennes sur les sites pétroliers. Arabie Saoudite, Qatar, Koweit : personne n'est épargné. Jeudi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, prenait 6,76 % à après avoir bondi de plus de 10 %. Même constat pour le gaz : le contrat à terme du TTF néerlandais a augmenté de 21 % après des frappes sur le site gazier de Ras Laffan, au Qatar.

Et l'Iran ne se contente pas d'attaquer les sites d'hydrocarbures. Vendredi, le régime islamique a lancé deux missiles balistiques sur la base américano-britannique de Diego Garcia, située en plein milieu de l’océan Indien, à 4 000 km de son territoire. Même si aucun des deux n'a atteint sa cible, l'attaque confirme que les gardiens de la Révolution ont la capacité de frapper des cibles très éloignées.

L'attaque est d'autant plus étonnante qu'Israël mène depuis trois semaines des assassinats ciblés sur tous les dignitaires du régime islamique. Ces derniers jours, ce sont notamment Ari Larijani, le chef de la sécurité en Iran, et Esmaïl Khatib, ministre iranien du Renseignement, qui ont été tués, tandis que le nouveau guide suprême Mojtaba Khameneï n'est pas apparu en public depuis qu'il aurait été blessé dans des frappes aériennes.

Pourquoi les monarchies du Golfe se sentent-elles trahies par Donald Trump ? Que risquent ces économies fortement dépendantes de l'exportation d'hydrocarbures ? Et pourquoi le régime islamique iranien continue de fonctionner malgré l'élimination méthodique de ces dirigeants par Israël ?

Nos experts :
- Général François Chauvancy - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN
- Alain Pirot - Journaliste, spécialiste des questions de défense
- Nicole Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre
- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique - Le Figaro

Trump et son armada dans le piège des mollahs - Vos questions sms -07 Feb 202600:04:05
C dans l’air du 7 février 2026 - Trump et son armada dans le piège des mollahs

Avec l'Iran, comme avec le reste du monde, Trump souffle le chaud et le froid. Après avoir annoncé à la mi-janvier au peuple iranien en révolte que « l’aide arrivait », il a envoyé hier ses émissaires favoris, Steve Witkoff et Jared Kushner négocier à Oman avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi. Mais la situation politique interne de la République islamique n'était pas à l'ordre des discussions. Les exigences de l'administration Trump vis à vis de Téhéran sont l'arrêt de l'enrichissement de l’uranium, le transfert des stocks de matières fissiles, la contrainte du programme balistique iranien et l'élimination des réseaux de proxys du pays.

Suite à ces premières discussions, les Etats-Unis et l’Iran annoncent être prêts à se retrouver pour poursuivre les négociations. Le chef de la diplomatie iranienne a en effet déclaré aujourd'hui s’être mis d’accord avec les Etats-Unis pour tenir "bientôt" une nouvelle session de pourparlers. "Nous sommes prêts à un accord rassurant au sujet de l'enrichissement", a-t-il assuré. Il a en revanche affirmé que le programme balistique de son pays ne pourrait "jamais être négocié" avec les États-Unis, arguant qu'il s'agit d'un "enjeu de défense".

De son côté, malgré la tenue de ces discussions, qu'il a jugées "très bonnes", le locataire de la Maison-Blanche maintient une pression maximale sur Téhéran. Il a ainsi signé un décret menaçant de surtaxes douanières tout pays commerçant encore avec l'Iran.

Téhéran montre également les muscles. La télévision iranienne a ainsi dévoilé jeudi des images d'un nouveau missile balistique de moyenne portée, prêt à l'emploi. Baptisé Khorramshahr 4, il s'agit de l'un des missiles les plus puissants de l'arsenal iranien. D'une portée de 2 000 km, il peut transporter des ogives pesant plus d'une tonne et est capable d'atteindre une vitesse de 10 000 km/h. A une telle allure, ce missile pourrait atteindre Israël en seulement douze minutes. Un délai qui laisserait à peine le temps nécessaire aux systèmes de défense antimissiles israéliens pour le repérer et le détruire.

Au-delà du dernier né des missiles iraniens, on estime aujourd'hui que Téhéran dispose de 2 000 missiles balistiques de longue portée, de 150 à 200 lanceurs ainsi que de 1 000 drones dits stratégiques, c'est-à-dire d'une portée de 2 000 kilomètres. Fort de cet arsenal, l'Iran est considéré comme le pays possédant le programme de missiles le plus important de l'ensemble du Moyen-Orient.

Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran peuvent-elles aboutir malgré la pression maximale de Washington ? Quelles sont les capacités militaires de la République Islamique d'Iran ? Au-delà du nucléaire, l'Iran peut-il accéder aux autres exigences américaines ?

Nos experts :
-
Farid VAHID - Co-directeur de l'Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste de l’Iran
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux
- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de "Au cœur du chaos"
- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense - Union-IHEDN Duplex à Erbil (Kurdistan irakien)
- Stéphanie PEREZ - Grand reporter France Télévisions

Trump et son armada dans le piège des mollahs - L'intégrale -07 Feb 202601:01:47
C dans l’air du 7 février 2026 - Trump et son armada dans le piège des mollahs

Avec l'Iran, comme avec le reste du monde, Trump souffle le chaud et le froid. Après avoir annoncé à la mi-janvier au peuple iranien en révolte que « l’aide arrivait », il a envoyé hier ses émissaires favoris, Steve Witkoff et Jared Kushner négocier à Oman avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi. Mais la situation politique interne de la République islamique n'était pas à l'ordre des discussions. Les exigences de l'administration Trump vis à vis de Téhéran sont l'arrêt de l'enrichissement de l’uranium, le transfert des stocks de matières fissiles, la contrainte du programme balistique iranien et l'élimination des réseaux de proxys du pays.

Suite à ces premières discussions, les Etats-Unis et l’Iran annoncent être prêts à se retrouver pour poursuivre les négociations. Le chef de la diplomatie iranienne a en effet déclaré aujourd'hui s’être mis d’accord avec les Etats-Unis pour tenir "bientôt" une nouvelle session de pourparlers. "Nous sommes prêts à un accord rassurant au sujet de l'enrichissement", a-t-il assuré. Il a en revanche affirmé que le programme balistique de son pays ne pourrait "jamais être négocié" avec les États-Unis, arguant qu'il s'agit d'un "enjeu de défense".

De son côté, malgré la tenue de ces discussions, qu'il a jugées "très bonnes", le locataire de la Maison-Blanche maintient une pression maximale sur Téhéran. Il a ainsi signé un décret menaçant de surtaxes douanières tout pays commerçant encore avec l'Iran.

Téhéran montre également les muscles. La télévision iranienne a ainsi dévoilé jeudi des images d'un nouveau missile balistique de moyenne portée, prêt à l'emploi. Baptisé Khorramshahr 4, il s'agit de l'un des missiles les plus puissants de l'arsenal iranien. D'une portée de 2 000 km, il peut transporter des ogives pesant plus d'une tonne et est capable d'atteindre une vitesse de 10 000 km/h. A une telle allure, ce missile pourrait atteindre Israël en seulement douze minutes. Un délai qui laisserait à peine le temps nécessaire aux systèmes de défense antimissiles israéliens pour le repérer et le détruire.

Au-delà du dernier né des missiles iraniens, on estime aujourd'hui que Téhéran dispose de 2 000 missiles balistiques de longue portée, de 150 à 200 lanceurs ainsi que de 1 000 drones dits stratégiques, c'est-à-dire d'une portée de 2 000 kilomètres. Fort de cet arsenal, l'Iran est considéré comme le pays possédant le programme de missiles le plus important de l'ensemble du Moyen-Orient.

Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran peuvent-elles aboutir malgré la pression maximale de Washington ? Quelles sont les capacités militaires de la République Islamique d'Iran ? Au-delà du nucléaire, l'Iran peut-il accéder aux autres exigences américaines ?

Nos experts :
-
Farid VAHID - Co-directeur de l'Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste de l’Iran
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux
- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de "Au cœur du chaos"
- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense - Union-IHEDN Duplex à Erbil (Kurdistan irakien)
- Stéphanie PEREZ - Grand reporter France Télévisions

Laurent Valdiguié - touchée mais pas coulée?07 Feb 202600:10:55
C dans l’air l'invité du 6 février 2026 avec Laurent Valdiguié, grand reporter à Marianne.

Mardi 3 février, le parquet général a requis en appel quatre ans de prison, dont un an ferme, et cinq ans d’inéligibilité sans exécution immédiate, à l'encontre de Marine Le Pen dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national.

Un réquisitoire sévère, bien que l'exécution provisoire n'ait pas été requise contrairement au jugement de première instance. Il n'en reste pas moins que la candidature à la présidentielle 2027 de la cheffe de file groupe RN à l'Assemblée reste fortement compromise, ouvrant ainsi la voie à son dauphin Jordan Bardella.

« Si les réquisitions sont suivies, je serai empêchée [de concourir à la présidentielle] » a réagi Marine Le Pen à l'issue du réquisitoire. Elle avait d'ores et déjà annoncé qu’elle prendrait sa décision de candidater une fois l’arrêt d’appel rendu, sans attendre que la Cour de cassation ne tranche.

Pour son procès en appel, la députée du Pas-de-Calais a changé de stratégie, admettant bien vouloir entendre qu'un délit avait été commis si tel avait été le cas. Elle a également semblé plus calme, ce qui n'est pas sans contraster avec les réactions virulentes à l'issue du verdict en première instance. Peut-être est-ce également lié au fait qu'elle "croi[t] toujours aux miracles"...

Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - Vos questions sms -06 Feb 202600:05:18
C dans l’air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber Macron

Nos experts :
- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de « Notre homme à Washington »
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”
- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
- Dominique SEUX- Éditorialiste - Les Echos et France Inter

Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - L'intégrale -06 Feb 202601:02:55
C dans l’air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber Macron

La France accuse, ce vendredi 6 février, la Russie d’être à l’origine d’une opération de désinformation destinée à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Epstein. Selon Viginum, le service chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères, une opération liée au réseau russe Storm-1516 a été détectée mercredi.

Cette campagne s’appuie sur une fake news diffusée sur X, relayée notamment par un faux article publié sur un site usurpant l’identité de France Soir. Le compte French Response, rattaché au ministère des Affaires étrangères, a épinglé cette publication. Une femme se présentant sous le prénom de Loetitia a ainsi affirmé sur X qu’Emmanuel Macron aurait été « un invité fréquent de la résidence de Jeffrey Epstein à Paris ». France Soir a immédiatement dénoncé une « usurpation » de son identité.

Cette tentative de manipulation intervient dans un contexte particulièrement sensible. L’affaire Jeffrey Epstein a de nouveau provoqué une onde de choc après la publication, vendredi dernier, de près de trois millions de pages supplémentaires par la justice américaine. Des millions de courriels dévoilent les relations, plus ou moins étroites, entretenues par le financier américain avec de nombreuses personnalités issues des mondes politique, culturel, économique et technologique, aux États-Unis comme en Europe.

Les noms d’Elon Musk, Bill Gates, Peter Thiel — cofondateur de PayPal et patron de Palantir —, Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn, ainsi que Larry Page et Sergey Brin, cofondateurs de Google, apparaissent des milliers de fois dans ces documents. Les échanges portent sur des investissements, des invitations à des dîners ou à des soirées, des remerciements pour des services rendus, ou encore des discussions concernant l’accès à l’île caribéenne d’Epstein par hélicoptère.
Ces documents ne mettent en cause aucun de ces protagonistes dans les crimes sexuels de Jeffrey Epstein. Ils confirment toutefois l’ampleur du réseau tissé par le financier, y compris après sa première condamnation en 2008 pour « racolage » de mineures en Floride. Ils interrogent également sur de possibles liens avec la Russie, notamment au regard des méthodes d’influence attribuées aux services russes, comme le « kompromat », qui consiste à collecter des informations compromettantes pour exercer des pressions.

Parmi les courriels publiés figurent de nombreuses références à des femmes russes, plus de 1 000 mentions de Vladimir Poutine, et au moins deux évocations de rencontres entre Jeffrey Epstein et le président russe. Ces rencontres n’ont pas été confirmées, mais Epstein a bien entretenu des échanges avec des proches du pouvoir russe. Le Premier ministre polonais a annoncé l’ouverture d’une enquête, tandis que Moscou rejette ces accusations et exploite l’affaire pour dénoncer la « décadence » des élites occidentales.

Dans ce contexte, plusieurs questions se posent : que sait-on précisément de l’opération d’ingérence russe visant Emmanuel Macron ? Quels ont été les liens réels entre Jeffrey Epstein et la Russie ? Et comment interpréter, enfin, l’interpellation récente en Gironde de quatre individus — dont deux ressortissants chinois — soupçonnés de « livraison d’informations à une puissance étrangère » et d’atteinte aux « intérêts fondamentaux de la Nation » ? Ces ingénieurs travaillaient-ils pour Pékin ?

Nos experts :
- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de « Notre homme à Washington »
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”
- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
- Dominique SEUX- Éditorialiste - Les Echos et France Inter

Catherine Nave-Bekhti - Prof poignardée: la peur et la colère?06 Feb 202600:11:11
C dans l’air l'invitée du 5 février 2026 avec Catherine Nave-Bekhti, enseignante en sciences économiques et sociales dans l’Académie de Créteil, secrétaire générale de la CFDT Education-Formation-Recherche publique.


Les élèves du collège de La Guicharde de Sanary-sur-Mer, dans le Var, ont repris le chemin des classes jeudi selon "une modalité adaptée" après la violente agression au couteau d'une enseignante en classe qui reste dans un état très préoccupant. L'élève de 3e mis en cause a été déféré dans la matinée en vue de sa probable mise en examen à l'issue de sa garde à vue, le parquet ayant réclamé son placement en détention provisoire.

La professeure d'arts plastiques, âgée de 60 ans, qui a reçu trois coups de couteau est dans "un état stationnaire", a indiqué de son côté le préfet du Var, Simon Babre, en marge d'une conférence de presse sur la sécurité dans le département. Jeudi matin, les élèves du collège La Guicharde ont retrouvé leur classe selon une modalité adaptée avec un emploi du temps aménagé, a précisé l'Académie de Nice. L'accueil s'est fait de manière échelonnée par niveau. La matinée a débuté par "un temps d'échange avec les élèves en classe avec un binôme ou trinôme d'enseignants", ajoute le rectorat qui précise que "cela ne sera pas des cours normaux". Une cellule psychologique a été mise en place dès hier pour les élèves et l'ensemble du personnel éducatif et restera "le temps nécessaire".

Cette nouvelle agression au couteau dans un établissement scolaire a choqué la communauté éducative, suscitant une cascade de réactions. Catherine Nave-Bekhti nous décrira l'état d'esprit de la communauté éducative après ces affaires d'agressions dans les établissements scolaires.

Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? - Vos questions sms -05 Feb 202600:04:27
C dans l’air du 5 février 2026 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ?

Nos experts :
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express, autrice de Le piège Nord Stream
- Maryse BURGOT - Grand reporter – France Télévisions
- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur de France en Russie entre 2020 et 2024, auteur de Au cœur de la Russie en guerre

Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? - L'intégrale -05 Feb 202601:03:05
C dans l’air du 5 février 2026 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ?

Le nouveau round de discussions visant à mettre fin à la guerre en Ukraine a pris fin ce jeudi à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis. La Russie a fait état de « progrès » dans les pourparlers qui se déroulaient depuis la veille en présence des Américains, sans en dire plus. Un accord sur l’échange de prisonniers a été trouvé, mais Moscou maintient ses exigences territoriales sur le Donetsk et amplifie la pression sur le terrain. La Russie a ainsi lancé, dans la nuit de lundi à mardi, sa plus puissante attaque de drones et de missiles sur l’Ukraine depuis le début de l’année, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage, par des températures glaciales.

Les discussions ont-elles véritablement avancé ou Vladimir Poutine gagne-t-il du temps ? La Russie fait-elle traîner les discussions pour mieux avancer sur le terrain ? En janvier, l’armée russe a conquis 481 km² en Ukraine, presque deux fois plus qu’en décembre. Les avancées se concentrent notamment dans le Donbass, au cœur des négociations en cours.

« Vladimir Poutine joue la montre, mais l’Ukraine aussi encore, en espérant qu’une aide militaire interviendra », a expliqué hier Régis Genté sur le plateau de C dans l’air. « La détermination reste là, même si les coups sont très durs », notamment sur « les infrastructures énergétiques », a souligné le journaliste, de retour de Kiev.

C’est dans ce contexte que l’UE a ouvert la voie, mercredi, à davantage d’achats d’armes britanniques dans le cadre du prêt de 90 milliards d’euros que 24 pays européens veulent mettre à disposition de Kiev. Emmanuel Macron, de son côté, a annoncé que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine se prépare, en concertation avec le président Zelensky. Dans le cadre du « travail de la coalition des volontaires pour les garanties de sécurité », il est « important que les Européens restaurent leurs propres canaux de discussion », a affirmé le chef de l’État.

Parallèlement, la Pologne a décidé d’ouvrir une enquête sur les liens entre Jeffrey Epstein et la Russie. « De plus en plus d’indices, d’informations et de commentaires dans la presse mondiale laissent penser que ce scandale pédophile sans précédent a été coorganisé par les services de renseignement russes », a affirmé le Premier ministre Donald Tusk. Jeffrey Epstein aurait pu être, selon lui, au cœur d’un système de chantage. Les documents et les investigations ont révélé l’exploitation sexuelle de femmes, notamment est-européennes, au sein du réseau d’Epstein. À leur insu ou non, ces femmes auraient pu servir de leviers de pression sur des personnes influentes. « Cela ne peut que signifier qu’ils possèdent également des informations compromettantes sur de nombreux dirigeants encore en activité aujourd’hui », a déclaré Donald Tusk, faisant ainsi indirectement référence au « kompromat ». Une technique de chantage privilégiée par la Russie, et notamment par Vladimir Poutine, qui a usé de cette méthode depuis ses jeunes années au KGB.

Alors, quelle est la situation en Ukraine ? Que ressort-il de ce nouveau round de négociations ? Pourquoi l’Europe prépare-t-elle une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu’est-ce que le compte « French Response », utilisé par le Quai d’Orsay sur les réseaux sociaux ? Enfin, Jeffrey Epstein était-il un espion à la solde de Moscou ?

Nos experts :
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express, autrice de Le piège Nord Stream
- Maryse BURGOT - Grand reporter – France Télévisions
- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur de France en Russie entre 2020 et 2024, auteur de Au cœur de la Russie en guerre

Régis Genté - Ukraine: pourquoi Macron veut parler à Poutine05 Feb 202600:10:12
C dans l’air l'invité du 4 février 2026 avec Régis Genté, journaliste, spécialiste des questions internationales, correspondant notamment pour RFI et Le Figaro. Il est l'auteur de "Notre homme à Washington, Trump dans la main des Russes", aux éditions Grasset.


Emmanuel Macron a affirmé hier que la reprise du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine était "en train de se préparer", tout en affirmant que Moscou ne montre pas de "vraie volonté" de négocier la paix en Ukraine. Questionné à ce sujet lors d'un déplacement en Haute-Saône, le président français a répondu: "Cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique".Il a précisé que cela se faisait "en transparence et en concertation" avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays subit l'invasion russe depuis bientôt quatre ans. "Il est important que les Européens, en effet, restaurent leurs propres canaux de discussion", a dit Emmanuel Macron. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont parlé la dernière fois début juillet dernier, en priorité au sujet des efforts diplomatiques pour encadrer le programme nucléaire iranien. Ils avaient à cette occasion affiché leurs divergences sur l'Ukraine.

Des déclarations qui surviennent alors qu'un cycle de négociations en présence des Américains démarre à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre.
La Russie a menacé mercredi de poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n'acceptait pas ses conditions, au moment où un nouveau cycle de négociations en présence des Américains démarrait à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. Les discussions entre les représentants ukrainiens et russes, arrivés mardi soir aux Emirats arabes unis, ont commencé, a annoncé dans la matinée sur les réseaux sociaux le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie, lancée en février 2022, le pire conflit armé sur le continent européen depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts des deux côtés, ainsi que des millions de réfugiés ukrainiens. Peu après l'ouverture des négociations, le Kremlin a insisté de nouveau pour que l'Ukraine accepte ses demandes, renforçant les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques, menés depuis des mois sous l'impulsion du président américain Donald Trump. "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine.

Affaire Epstein: l'onde de choc en France et en Europe - L'intégrale -04 Feb 202601:03:46
C dans l’air du 4 février 2026 -

Jusqu’où ira le scandale ? Les secousses de l’affaire Epstein ont des répercussions aux États-Unis, mais aussi en Europe. Six ans après la mort en prison du prédateur sexuel, la justice américaine a publié vendredi dernier plus de trois millions de nouveaux documents issus de l’enquête le visant. Des millions de fichiers qui demandent du temps pour être analysés, triés entre courriels incriminants et simples mentions d’un nom, mais qui révèlent déjà ou confirment les liens entre le criminel sexuel et de nombreuses personnalités du Vieux Continent… Et ce, même après sa première condamnation en 2008. Au terme d’un plaider-coupable, le milliardaire avait alors écopé de plusieurs mois de prison pour « racolage » de mineures.

Royauté, dirigeants politiques, figures économiques ou du monde de la culture… La liste n’épargne aucune sphère du pouvoir, ni aucun pays. Parmi ces personnalités, plusieurs noms français sont notamment cités dans ces documents. On découvre ainsi que Jack Lang, l’ancien ministre de la Culture, a fait des affaires avec Jeffrey Epstein. Les e-mails révèlent une réelle proximité entre eux. La fille de Jack Lang, Caroline, a, elle, cofondé une société offshore dans les îles Vierges avec Jeffrey Epstein. L’ancien ministre de la Culture a déclaré lundi à l’AFP assumer « pleinement les liens » qu’il avait pu créer avec Jeffrey Epstein, « à une époque où rien ne laissait supposer qu’il pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité ». Caroline Lang, de son côté, a confié à Mediapart avoir fait preuve d’une « naïveté confondante » et a démissionné du poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante (SPI), où elle venait d’être nommée.

Au fil des millions de pages, le nom de Marine Le Pen ressort indirectement. Selon un mail d’un journaliste adressé à Jeffrey Epstein en 2018, on apprend ainsi que l’ex-stratège de Donald Trump, Steve Bannon, a rencontré Louis Aliot, alors compagnon de Marine Le Pen, pour évoquer le « refinancement » du Rassemblement national (RN). Apparaissent également les noms de Bruno Le Maire, Cédric Villani, de l’ex-conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy Olivier Colom, ou encore du chef d’orchestre Frédéric Chaslin.

La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose néanmoins aucun acte répréhensible a priori de sa part. Mais ces révélations font vivement réagir. À l’Assemblée nationale, La France insoumise a proposé la création d’une commission d’enquête transpartisane sur l’affaire Epstein.

La publication de cette nouvelle masse de documents a également provoqué une cascade de réactions et de démissions en Europe. La famille royale norvégienne se retrouve aussi sous le feu des critiques, après la publication de correspondances entre la future reine de Norvège et Jeffrey Epstein. Au Royaume-Uni, le prince déchu Andrew est sous le coup de nouvelles révélations, tandis que l’ex-ambassadeur et ancien ministre Peter Mandelson a, lui, démissionné du Parti travailliste. Selon des documents des dossiers Epstein publiés vendredi, Peter Mandelson aurait transmis des informations sensibles au financier américain, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, de 2008 à 2010.

Nos experts :

- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Virginie VILAR - Grand reporter à Complément d’enquête - France Télévisions, réalisatrice de l’enquête Les derniers mystères de l’Affaire Epstein
- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
- Marie BILLON ( en duplex) – Correspondante à Londres - RTL

Anne-Elisabeth Moutet - Meloni: le referendum de tous les dangers?21 Mar 202600:11:01
C dans l’air l'invitée du 20 mars avec Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste au Daily Telegraph, et Raphaële Schapira (en duplex de Rome), correspondante en Italie pour France Télévisions.


Les 22 et 23 mars, les Italiens sont appelés à voter pour ou contre une réforme de la justice portée par Giorgia Meloni, un texte en apparence très technique mais qui pourrait faire figure de test politique pour la présidente du Conseil. Pour ses opposants, cette réforme fait peser un risque sur l’équilibre des pouvoirs, en permettant une reprise en main du pouvoir judiciaire, déjà vivement critiqué par Meloni.
Ce scrutin intervient alors que la cheffe du gouvernement est contestée dans la rue, avec des manifestations contre son soutien à la guerre en Iran. Meloni, qui s’est fortement engagée dans la campagne pour le « oui », réussira-t-elle son pari ?

© My Podcast Data
Podcast C dans l'air par France Télévisions Épisodes | My Podcast Data