BPM - La Rencontre – Détails, épisodes et analyse
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BPM – La Rencontre (ex SessionLab), c’est une conversation en toute intimité au cœur des musiques et de leurs créateurs. Hortense Volle s’invite chez un artiste ou sur les itinéraires familiers qui sont ceux de son inspiration, le temps d’une rencontre qui mêle sa vie à son œuvre. Podcast original en audio 3D. Réalisation : B. Sarralié. Mixage en Dolby Atmos pour une écoute immersive au casque : J. Besset. Responsable d'unité de production RFI Labo : X. Gibert. Diffusion le dimanche à 14h10 TU.
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Avec un MC français du genre discret, JP Manova, en son studio
mercredi 29 janvier 2025 • Durée 50:02
Dix ans après la sortie de son premier album, 19h07, il se pourrait bien que le natif des Abymes, en Guadeloupe, ait envie de ressortir de sa tanière… Pour finir de convaincre celui qui est aussi producteur, compositeur et ingénieur du son, on s’y est invité !
Si JP Manova est né en Guadeloupe, c’est dans l’hexagone qu’il a grandi et dans le 18è arrondissement de Paris qu’il a affiné sa plume et son flow.
Dans les années 2000, à chaque fois qu’il a posé un couplet, JP Manova a laissé une trace. Que ce soit aux côtés d’Ekoué de la Rumeur, de Flynt ou de Rocé.
Puis, disons qu’il a pris le temps de trouver « sa formule ». De choisir son heure. 19h07 c’est le titre de son premier effort livré, en 2015, à l’âge à 37 ans.
L’écriture est fine sans être trop léchée, l’esprit est critique mais pas démago, les beats ciselés : si ce disque devait avoir un slogan, ce serait sans conteste « la mode passe, mais la qualité reste ».
Dix ans et quelques apparitions plus tard, il se pourrait bien que celui qui est aussi producteur, compositeur et ingénieur du son ait envie de ressortir de sa tanière : le Purple Studio, à Cachan, dans le sud de Paris. Pour finir de le convaincre, on s’y est invité !
Pour suivre JP Manova
Titres diffusés
Singles : "Le coin des Amen"(2024) ; "Stockholm" feat Fiks’ Navio et Rocé (2023)
Extraits de l’album 19h07 + Bonus Edition (Synth-Axe / Modulor – 2016) : "Pour la musique svp" ; "Une voix dans ma tête" ; "Intro (à la Dizzy)" : "Dans mes veines" feat Supa & Rocé
Extraits de l’album 19h07 (Synth-Axe / Modulor – 2015) : "La Spirale" feat Rocé ; "Longueur d’onde" ; "Pas de Bol" ; "Is Everything Right" ; "Sankara" ; "La Barbe de Morgan Freeman" ; "Skinhead aux Cheveux Longs" ; "Tous les 25 ans" ; "Capoeira Verbal "; "À Quel point (libre)"
Extrait de la compilation Explicit DixHuit : La Réunion Des MC's Du XVIIIème Arrondissement (Mkm Prod – 2003) : "Aux disparus : outro"
Extrait de la compilation Liaisons Dangereuses (Virgin - 1998) : "Janis" par MC Jean Gab'1 x JP Manova x Pitchou
Et aussi :
"Dans ma ruche" par Arsenik x JP Manova ; "1 pour la plume (version équipe)" par Flynt x Ekoue x JP Mapaula x Mokless ; "Barbes" par FFF ; "Gangster Moderne" et "Bouge de là" par MC Solaar ; "Actuel" par Rocé x JP Manova ; "Rap sé on spò" par Tar Jee
Journaliste : Hortense Volle
Réalisation : Benjamin Sarralié
Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque : Jérémie Besset
Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert
Entre deux concerts, avec le rappeur français Hippocampe Fou
mardi 17 décembre 2024 • Durée 47:51
Hippocampe Fou est un amoureux des mots, capable de poser son flow sur n’importe quel type d’instru. Depuis plus de dix ans maintenant, ce cinéphile qui se rêvait cinéaste, créer des ponts aériens entre le rap et la chanson. Alors que vient de sortir son cinquième album, Présent, on s’est livré à un « battle » de souvenirs, à Paris, la ville où il a grandi.
Ses premières armes, ce natif de Haute-Savoie, dans l’est de la France, les a faites avec un trio 100% vocal : La Secte Phonétik.
Révélé en solo par une série de freestyles complètement décalés, ce grand fan de Busta Rythmes et de Georges Brassens a livré, en 2013, le premier volet d’une trilogie sur le cycle de l’eau : Aquatrip.
En cette année 2024, le « triple daron », selon expression, a fêté ses 40 ans.
Sur la pochette de son cinquième album, Présent, il a l’air plus mature. Mais il se raconte que sous "son armure, se dresse un vieil enfant assoiffé d'aventures, toujours en quête d'humains sincères au bal de l'imposture" ("Un peu de magie").
Pour le vérifier, nous avons profité de son passage à Paris entre deux concerts et l'avons escorté de son hôtel, situé au nord de la capitale, à la gare Montparnasse, tout au sud.
Nous voici donc dans le XVIIIe arrondissement, un quartier que je connais bien pour y avoir vécu et lui aussi…
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Titres diffusés
Extraits de Présent (Plugin Records – 2024) : "Un peu de magie" ; "DJ PS" ; "Tapalaref" ; "Echo" ; "Berceuse" ; "L’éternité" ; "Tout seul" ; "Pool" ; "On a beau dire" ; "Sieste" ; J"'ai fini le taf" ; "Respire" ; "Au revoir"
Extraits de L’Odyssée d’Hippo (Blue Line – 2022) : "Où suis-je ?" ; "L'ascension"
Extraits de l’EP Pas pour les jeunes (Excuse My French / Blue Line – 2021) : "Pas pour les jeunes" ; "Wiki Freestyle"
Extraits de l’album Terminus (Blue Line – 2018) : "Underground" ; "Le mal du pays" ; "Langue paternelle"
Extraits de l’album Céleste (62TV Records/30 Février – 2015) : "Las Estrellas" ; "Si j'étais" ; "Arbuste généalogique"
Extraits de l’album Aquatrip (62TV Records/30 Février – 2013) : "Aquatrip" ; "Papa au foyer" ; "Hymne au cinéma" ; "Qui aime bien, châtie bien"
Et aussi :
La Secte Phonetik – Live aux Francofolies de La Rochelle (2009)
Ensemble Recoveco – Bambuquisimo (2022)
Journaliste : Hortense Volle
Réalisation : Benjamin Sarralié
Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque : Jérémie Besset
Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert
Cindy Pooch, à bras le corps
mardi 21 mai 2024 • Durée 48:25
Entre chants polyphoniques et électro onirique, l’élégant premier album de l’artiste franco-camerounaise Cindy Pooch, In nomine corpus, brille par son épure, impressionne par son ampleur et l’émotion brute qui s’en dégage. Au Babel Music Xp (Marseille), rencontre avec une intense trentenaire qui prend la musique comme la vie : à bras le corps.
Cindy Pooch est née en France, a grandi au Cameroun, puis est revenue dans l’hexagone pour suivre des études littéraires. Dans les jam sessions lyonnaises, notre autrice, compositrice et interprète autodidacte apprend la grammaire musicale, reprend des titres de jazz et de soul et rencontre les musiciens qui lui font découvrir le maloya réunionnais.
Après avoir longtemps tourné avec des groupes d’expressions créoles ou caribéennes, (Ti’kaniki, An’ Pagay, The Bongo Hop), c’est en solo que Cindy Pooch réinvente aujourd’hui une chanson qui va droit à l’âme. Porté par sa voix, son élégant premier album, In nomine corpus, impressionne par son ampleur et l’émotion brute qui s’en dégage, entre chants polyphoniques et électro onirique.
Empreints d’une rare poésie, ses textes en français et dans une moindre mesure en banen, la langue camerounaise de sa grand-mère maternelle, abordent des thématiques fortes, porteuses de doutes et de questionnements autant que de certitudes musicales.
Rencontre dans le sud de la France, quelques heures avant son concert en apesanteur au Babel Music Xp (Marseille), avec une intense trentenaire qui prend la musique, comme la vie : à bras le corps !
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Titres diffusés
Extraits de l’album In nomine corpus (InFiné - 2023) : « Issemou » ; «Redondant d amour » ; « Poulileu » ; « Secret précieux » ; « Tout ou rien » ; « Délicatesse » ; « Le feu » ; « Le goût de ça » ; « Nyanga » ; « Je saute » ; « Rien de mal »
Extrait de l’EP Issemou (InFiné - 2023) : « In Nomine Corpus » ; « O Se yate » ; « Pas t’écrire de chanson » ; « Le sang »
Et aussi :
« Kadansé » ; « Molem »; « Bor an Bor » de Ti’kaniki
« Silver and Gold » de Kirk Franklin with The Family & God’s Property
Extrait du concert de Cindy Pooch au Babel Music Xp (Marseille – mars 2024)
Journaliste : Hortense Volle
Réalisation : Benjamin Sarralié
Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque :
Jérémie Besset
Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert
Le Canadien Kid Koala : la musique comme un jeu
mardi 7 mai 2024 • Durée 48:06
Au festival « Montréal en Lumière » (Québec), rencontre avec le DJ, turnbalist, compositeur et conteur visuel canadien Kid Koala qui, en près de 30 ans de carrière, a acquis une réputation de touche-à-tout inventif et complètement décalé.
De son vrai nom Eric San, Kid Koala est né à Vancouver mais habite Montréal depuis plus de 20 ans maintenant. Dj, il est également et surtout turnbalist : son but n’est pas d’enchaîner un disque A et un disque B, mais de créer une musique, par l’utilisation des platines, avec des techniques comme le scratch.
C'est grâce au label expérimental Ninja Tune que Kid Koala s’est fait connaître dès la sortie, en 2000, de son 1er album Carpal Tunnel Syndrome : « syndrome du canal carpien » en français. Un syndrome qui peut résulter de nombreuses maladies, affections, accidents et sollicitation permanente… du poignet !
Le succès de cet album est immédiat et permet à Kid Koala de multiplier les collaborations, notamment avec Dan the Automator au sein de plusieurs projets, dont Gorillaz ou DELTRON 3030.
Depuis, Kid Koala a sorti plusieurs albums solo dont il a dessiné lui-même les pochettes. Le dernier en date est la bande-son d’un jeu de société inclus dans la jaquette du vinyl. Son pitch ? Un groupe de créatures qui s’unissent grâce au pouvoir de la musique pour sauver leur habitat de la destruction.
Et comme avec Kid Koala, les projets se suivent mais ne se ressemblent pas, il a également signé un roman graphique, acomposé des trames sonores pour le cinéma et les jeux vidéo et a même livré une série, plus introspective que festive, estampillée Music to Draw, entendez « musique pour dessiner ».
Si l’étendue de son spectre créatif a de quoi étourdir, ses pérégrinations ont au moins deux points communs : sa capacité inépuisable à s’émerveiller et sa volonté d’inclure le public dans ses aventures.
Mars 2024, sous-sols de la « Place des Arts », le plus vaste complexe culturel et artistique du Canada, situé en plein centre-ville de Montréal. Dans quelques heures, pour la 25ème édition du festival Montréal en Lumière, Kid Koala va y présenter l’une de ses dernières créations, « The Storyville Mosquito » : une performance de haute voltige où l’on assiste à la réalisation en temps réel d’un film muet d’animation !
L’orchestre à cordes, les marionnettistes et les vidéastes qui l’accompagnent profitent de notre venue pour faire une pause. Et c’est dans les loges de « la cinquième salle », que nous accueille un quinqua au visage adolescent qui n’a de cesse d’envisager la musique comme un jeu...
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Titres diffusés
Extraits de l’album 12 bites Blues (Ninja Tune – 2012) : « 1 bit blues - 10,000 miles » ; « 2 bit Blues »
Extrait de l’album Creatures of the Late Afternoon (Envision Records – 2023) : « Things are gonna change » feat Lealani
Extraits de l’album Somme of my best friends are djs (Ninja Tune - 2003) : « Shanky Panky » ; « Vacation Island »
Extrait de l’album Floor Kids - Original Video Games Sound Track (Arts & Crafts - 2018) : « Five Spot Stomp »
Et aussi :
« Crazy in love » (Kid Koala version) par Emeli Sandé, extrait de la B.O. du film de Baz Luhrmann, The Great Gatsby (2013)
« Strictly business » par EPMD (1988)
Extraits de l’album Deltron 3030(2000) de Deltron 3030 : « Positive Contact » ; « 3030 » ; « St. Catherine St. »
Extraits de l’album It takes a nation of millions to hold us back (1988) de Public Enemy : « Security of the first world » ; « Night of the living baseheads » ; « Show’Em whatcha got » ; « Mind terrorist » « Terminator x to the edge of panic »
« Its All Over » de The Slew
Extraits de l’album Doing it to death (1973) des J.B.’s : « Introduction to the J.B.’s » ; « Doing it to death part. 1 »
Journaliste : Hortense Volle
Réalisation : Benjamin Sarralié
Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque :
Jérémie Besset
Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert
Rencontre dans une ville monde avec une artiste du monde : Poundo
mardi 23 avril 2024 • Durée 48:26
Son magnétisme est avéré, son énergie débridée et sa « west african trap » bien plus que dansante ! Rencontre avec l’artiste franco-sénégalaise Poundo, non pas à New York où elle a vécu, mais à Marseille où, quelques mois après la sortie de Home, elle se sent, comme partout, chez elle.
Poundo est née et a grandi en région parisienne. Entrée en musique par la danse (elle a notamment fait partie de la compagnie de Marie-Claude Pietragalla et fait le show aux côtés d’Aya Nakamura), celle qui est aussi passionnée de mode a eu mille vies, entre la France et les États-Unis, avant de sortir il y a quatre ans son premier EP et de s’imposer avec sa west african trap.
Si je rencontre cette artiste franco-sénégalaise à Marseille, c’est que quelques mois seulement après la sortie de son 2ème projet, Home (2023), elle est à l’affiche du Babel Music Xp : un rdv majeur des musiques actuelles du monde, à la fois « festival » ouvert au grand public au Dock des Suds et « salon » réservé aux professionnels, à la Friche la Belle de Mai, un lieu de création et d’innovation situé dans le quartier du même nom, née de l’ancienne usine de la Seita.
Quelques heures avant son concert, c’est à la Friche la Belle de Mai, où se tiennent donc le marché et les rencontres pro du Babel Music Xp que je retrouve Poundo qui vient de terminer ses balances. Je lui ai préparé une petite sélection de disques (de John Coltrane, Fela Kuti ou The Roots) qui devrait lui évoquer des souvenirs…
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Titres diffusés :
Extraits de l’EP Home (Poundo & The Bubus– 2023) : "Home" ; "Cemetery" ; "Wautin B’Nautz" ; "No Waratsawé O Peu" ; "Never Alone" ; " We’ll Be Dancing" feat Rudy Gomis
Extraits de l’EP We Are More (Poundo & The Bubus – 2020) : « We are More » ; « Yay » ; « Ma Gnalo » ; « My Life. My Crown » ; « O Wasso Wara »
Et aussi :
« Feu Vert » de Pierre Belkos ; « Olé » de John Coltrane ; « Alagbon Close » de Fela Kuti ; « When the people cheer » de The Roots ; « Lua Kata Kema » de José Carlos Schwarz ; « Utrus Horas » de l’Orchestra Baobab
Un extrait du concert de Poundo au Babel Music XP (Marseille, mars 2024)
Journaliste : Hortense Volle
Réalisation : Benjamin Sarralié
Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque : Jérémie Besset
Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert
Le kinois de Montréal Pierre Kwenders ou l’art maîtrisé du crossover
mardi 9 avril 2024 • Durée 48:31
De la rumba à la bass music, en passant le R’n’B et le hip hop, le dj, chanteur et producteur congolais Pierre Kwenders, trois albums pop à son actif, maîtrise à la perfection la science du crossover. Rencontre à domicile, au Club Sagacité, avec un sapeur invétéré que l'on surnomme « le lover boy montréalais ».
Né José Louis Modabi, à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, Pierre Kwenders arrive à Montréal à l’adolescence et adopte alors, en hommage à son grand-père, son nouveau blaze.
Les clins d’œil à ses origines, Pierre Kwenders aime bien. Son premier album, paru en 2014, est ainsi titré Le Dernier Empereur Bantou. Depuis, celui que l’on surnomme aussi « Vié Mogo », « PKChu » ou « Pierre Chaude » a sorti deux autres albums. Des albums pop, inspirés par son héritage congolais et chantés en français, en anglais, en lingala mais aussi tshiluba et en kikongo.
Artiste multi-facette, Pierre Kwenders est aussi le co-fondateur de Moonshine, un collectif pluridisciplinaire qui organise les fêtes afro-centrées les plus folles de Montréal et qui a ambiancé « La Nuit Blanche » pour la 25ème édition du festival « Montréal En Lumière ».
Installé depuis près de 25 ans dans la métropole québécoise, Pierre Kwenders m’a donné rendez-vous non pas là où il vit, mais dans un lieu qu’il contribue à faire vivre, le Club Sagacité.
Ensemble, nous sommes revenus sur certaines des figures musicales, de Douk Saga à Papa Wemba, qui l’ont façonnées.
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Titres diffusés
Singles : « Good Problem » feat Clay & Friends (2024) ; « Sikoyo » (2023) feat Branko & Fédération Internationale du Bruit ; « Niata » (2023) ; « SMT » (2023) ; « Gbadolite » (2019) feat Uproot Andy, Mooshine ; « Douk Saga (2018) feat Mooshine ; « Popolipo » (2016) feat Throes +the Shine
Extraits de l’album José-Louis And The Paradox Of Love (Pierre Kwenders / Arts and Crafts Productions – 2022) : « L.E.S. (Liberté Egalité Sagacité) ; « Papa Wemba » ; « Religion Désir » ; « Kilimandjaro » ; « Coupé » ; « Radio Trottoir – Interlude » feat Babel Bukasa ; « Church (Likambo) » feat Africa Intshiyetu Choir « ; « Heartbeat » Feat Anaiis » ; « Imparfait » feat Songe
Extraits de l’album MAKANDA at the End of Space, the Beginning of Time (Pierre Kwenders / Bonsound– 2017) : « Sexus Plexus Nexus » ; « Makanda » feat Palaceer Lazaro & Sassy Black ; « Rendezvous » ; « WTFU »
Extrait de l’album Le Dernier Empereur Bantou (Pierre Kwenders / Bonsound – 2014) : « Cadavere » ; « Mardi Gras » ; « Ali Boma Ye » ; « Kuna Na Goma » feat Baloji
Et aussi :
ZAO avec « Ancien Combattant » ; PAPA WEMBA avec « Fa Fa Fa Fa Fa (Sad Song) »; Clement BAZIN Feat Pierre Kwenders avec « Sentiment - NoKliché Remix »; SHABAZZ PALACES avec « An Echo From the Hosts that Profess Infinitum »; DOUK SAGA avec « Sagacité »
Journaliste : Hortense Volle
Réalisation : Benjamin Sarralié
Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque : Jérémie Besset
Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert
Lisa LeBlanc : "crissement" libre !
mardi 26 mars 2024 • Durée 48:25
Banjo, chiac (variante du français acadien) et « folk trash », telle était la recette à succès du premier album de la canadienne Lisa LeBlanc. Douze ans plus tard, la native du Nouveau Brunswick revisite en mode symphonique son jubilatoire troisième album, Chiac disco. Rencontre dans la « belle province », lors de la 25ème édition du festival « Montréal en Lumière », avec une artiste à la sincérité désarmante et à l’énergie flamboyante.
Lisa LeBlanc est née et a grandi en Acadie : un territoire francophone du Nord de l’Amérique qui, au Canada, regroupe plusieurs provinces de l’extrême est pays et notamment, le Nouveau Brunswick. Dans le sud de cette province certains, comme Lisa LeBlanc puisque c’est son coin, parle le chiac : une variante du français acadien, un argot qui mélange anglais et (vieux) français.
Chiac, banjo et « folk trash », telle est la recette du premier album de Lisa LeBlanc qui a rencontré un succès phénoménal dès sa sortie en 2012, au Canada et au-delà, grâce à des textes aussi poétiques qu’ironiques.
En 2016, c’est en anglais que Lisa LeBlanc conquiert à nouveau les cœurs avec Why You Wanna Leave, Runaway Queen ?, un road-trip musical détonnant entre folk, blues cajun, bluegrass et rock.
Six ans plus tard, retour au chiac avec un pétillant troisième album qui navigue entre le glamour du disco-funk et la ruralité du chiac.
Cet album jubilatoire, Chiac disco, mais aussi certains de ses classiques, Lisa LeBlanc les a revisité en mode symphonique pour la 25ème édition du festival « Montréal En Lumière ». Et c’est là, dans la métropole québécoise, que j’ai eu un « fun » fou comme on dit au Québec, à « jaser » en toute intimité avec une artiste « crissement » libre !
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Titres diffusés
Extraits de l’album Chiac Disco (Lisa LeBlanc / Bonsound – 2022) : « Pourquoi faire aujourd’hui » ;« Entre toi pi moi pi la corde de bois » ; « Gossip » ; « Veux-tu rentrer dans ma bubble ? » ; « La poudre aux yeux » ; « Le menu Acadien » ; « Gossip II » ; « Tite gêne » ; « Dans l’jus » ; « Me semble que c’est facile »
Extraits de l’album Why you wanna leave, runaway queen (Lisa LeBlanc / Bonsound – 2016) : « 5748 km » ; « I ain’t perfect Babe »
Extrait de l’EP Highways, heartaches and time wasted (Lesa LeBlanc/ Bonsound – 2014) : « Gold diggin’ Hoedown »
Extraits de l’album Lisa LeBlanc (Lisa LeBlanc / Bonsound – 2012) : « Aujourd’hui ma vie c’est d’la marde » ; « Kraft Dinner » ; « Cerveau ramolli » ; « J’pas un cowboy » ; « Y fait chaud » ; « Juste parce que j’peux »
Journaliste : Hortense Volle
Réalisation : Benjamin Sarralié
Mixage 3D en Dolby ATMOS
pour une écoute immersive au casque : Jérémie Besset
Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert
MiiRA : une histoire franco-brésilienne d’exil et de (recon)quêtes
mardi 5 mars 2024 • Durée 48:26
Alors que sort son 1er EP, XX99, rencontre à domicile avec MiiRA : une artiste franco-brésilienne à la voix enchanteresse dont les chansons en portugais, sans frontière ni âge, tirent leurs racines des deux côtés de l’Atlantique. Celle qui se place en héritière du mouvement tropicaliste dit chanter pour se libérer. De quoi ? C’est ce que j’ai voulu savoir…
Mayra Matte Nunes, aka MiiRA est née en 1989 à Florianopolis, une île du sud du Brésil. Très peu de temps après, elle était encore bébé, sa famille s’installe en France.
Bercée par la voix de son père, Mayra découvre Milton Nascimento, Chico Buarque, Elis Regina : autant d’artistes brésiliens qui construisent sa première maison. Plus tard, grâce à une formation classique, puis jazz, elle s’ouvre à de nouveaux pans de la musique contemporaine.
A 21 ans, elle fonde avec le guitariste Nicolas Mollet, Mayra & Mr.Mow, un groupe de folk /pop avec lequel elle tournera beaucoup et sortira un album et deux EPs, principalement chantés en anglais.
Aujourd’hui, Mayra renoue avec son histoire personnelle et les deux pôles de sa culture sous le nom de MiiRA. Ses chansons en portugais, sans frontière ni âge, tirent leurs racines des deux côtés de l’Atlantique et mêlent les influences de la musique populaire brésilienne, du hip-hop et de la musique sacrée. Avec, au centre : une production éthérée et sa sublime voix feutrée.
Rencontre à son domicile, dans le 13ème arrondissement de Paris, la veille de la sortie de son 1er EP, XX99, avec une artiste qui chante pour se libérer. De quoi ? C’est ce que j’ai voulu savoir…
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Titres diffusés
Extraits de l’EP XX99 (Wedge – 2024) :« XX99 » ; « Lembro » ; « Mae » ; « Na Beira Do Rio » ; « Voce »
Et aussi des extraits de :
« Albertura Minas » ; « Planeta Blue » ; « Maria, Maria » ; « Estorias da floresta » de Milton Nascimento
« Desafio » ; « Chamega » ; « Ui! (Você Inventa) » et « Nave Maria » de Tom Zé
« Apesar de você » de Chico Buarque
« Magic Lady » et « Vicious » de Mayra & Mr Mow
« Mayra (Sad Walk) » de Chico & Rita New York Band
Journaliste : Hortense Volle
Réalisation : Benjamin Sarralié
Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque : Jérémie Besset
Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert
Avec Féfé, anatomie d’une génération
mardi 20 février 2024 • Durée 48:19
Alors que sort son quatrième album solo, Hélicoptère, le meneur historique du Saïan Supa Crew a accepté d’appuyer sur « pause » et de rembobiner. Avec délice mais non sans émotions, entre rap et chansons, cet « africain de France » qui a toujours « le majeur en l’air » revient sur plus de 25 ans de carrière. Portrait.
Fils du Nigéria, Samuël Adebiyi, dit Féfé, est né au mi-temps des années 70, en région parisienne, dans le 9.2. et grandi au pied d’une tour, toujours en région parisienne, dans le 9.3. Il forme OFX, son premier groupe de rap, à 20 ans et en a 23 quand sort le premier album du Saïan Supa Crew, un véritable « raz de marée » !
De sa gestuelle d’art martial, de son léger chuintement sur les sifflantes, Féfé fait une identité qui s’imprime. Il croit que cela ne finira jamais. Et puis le Saïan se sépare après trois albums et une décennie de folie.
En 2009, le rappeur, producteur, compositeur et beatmaker est devenu chanteur. Il a 33 ans et son 1er album solo, Jeune à la retraite, est certifié disque d’or à coup de mélodies imparables et de refrains accrocheurs.
J’étais connu pour avoir du flow, être technique et là j’arrivais avec une guitare ! Donc, déjà, j’avais beaucoup de gens qui me regardaient de travers avant même que je ne dise un mot ! (Rires) Mais je crois qu’en tant qu’artiste, il n’y a qu’en sortant de notre zone de confort qu’on créer vraiment. Je suis très fier d’avoir pris ce virage là, parce qu’aujourd’hui je vois que tous les rappeurs chantent et je me dis que, comme d’hab', j’étais un peu en avance sur le truc et ça me fait plaisir.
Depuis, loin des effets de mode et du rap game, Féfé mélange avec brio hip hop old-school et chansons pop fondues de swing et de soul.
Et le voilà aujourd’hui qui débarque en Hélicoptère, titre de son 4ème projet solo. C’est quelle affaire ? Un feu d’artifice musical qui enchaîne les cadences sur des textes sensibles. Féfé n’a pas peur de se montrer tel qu’il est, et moi ça me plaît !
Alors, à celui qui imagine encore et toujours qu’un autre monde est possible, j’ai proposé d’appuyer sur « pause » et de rembobiner….
Extraits de l’album Hélicoptère (Chapter Two Records / Wagram Music – 2024) : « Falling Star » ; « Quelque Part » ; « Langues Etrangères » ; « Baladeur »
Extraits de l’album 365 jours par Féfé et Leeroy (Tôt ou Tard – 2019) : « Come Back » ; « Autotunite Aiguë »
Extraits de l’album Mauve (FE2 – 2017) : « Naija » ; « On est là »
Extraits de l’album Le Charme des premiers jours (Universal – 2013) : « Doux Pays » ; « Le Charme des premiers jours » ; « Soldat Fou »
Extraits de l’album Jeune à la retraite (Mercury – 2009) : « Jeune à la retraite » ; « Clichés » ; « Dans ma Rue » ; « Mes Héros » ; « Miss Wesh Wesh Yo » ; « VPC - (Vilain Petit Canard) » ; « C’est comme çà » ; « Pause » ; « Ride Home » feat Patrice
Et aussi des extraits de :
« Prologue (2Q's Rap) » écrit par Big Daddy Kane, C. Semenya, Ice-T, Kool Moe Dee, Melle Mel, R. Temperton, S. Garrett et Quincy Jones (1989)
« Back on the block » écrit par Big Daddy Kane et Quincy Jones
« Je n’ose y Croire » de OFX (1996)
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Journaliste : Hortense Volle
Réalisation : Benjamin Sarralié
Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque : Jérémie Besset
Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert
Le rêve d’unité de la virtuose de la kora Sona Jobarteh
mardi 6 février 2024 • Durée 48:20
Première femme à connaître un succès international avec un instrument habituellement réservé aux hommes, Sona Jobarteh, deux albums à son actif, est également engagée dans la réforme du système éducatif de son pays, la Gambie. Rencontre, à Paris, avec une artiste et activiste de 40 ans, bien décidée à questionner les mentalités pour mieux penser l’avenir de son continent.
Sona Jobarteh est née en Angleterre, le pays de sa mère, et a passé son enfance entre l’Europe et la Gambie, le pays de son père.
Héritière d’une des plus grandes familles de griots d’Afrique de l’Ouest, Sona Jobarteh apprend la kora dès l’âge de quatre ans auprès de son frère. Et ce n’est qu’à l’adolescence, après avoir étudié la musique classique occidentale dans de prestigieuses institutions, qu’elle décide de s’y consacrer pleinement, d’en explorer avec modernité et une élégante virtuosité toutes les dimensions.
Pour vous conduire jusqu’à cette artiste aussi brillante qu’exigeante, l’une des rares joueuses professionnelles de kora et la première à connaître un succès international avec cet instrument habituellement réservé aux hommes, nous aurions pu partager notre traversée de Paris en métro. Mais son ambiance était bien trop éloignée de la voix suave de Sona Jobarteh. Sur Badinyaa Kumoo (2022), son 2ème album, elle s’enroule en langue mandingue autour des 21 cordes de son instrument pour évoquer le rôle et la condition des femmes ou encore l’accaparement du pouvoir par les anciens au détriment de jeunes plus qualifiés.
Nous aurions pu également vous plonger artificiellement dans une ambiance trouvée sur internet au bercement typique de Gambie, ce petit pays d'Afrique de l'Ouest bordé par le Sénégal où vit Sona Jobarteh aujourd’hui et où, non contente de bousculer des traditions séculaires pour mieux les préserver, elle s’est engagée à réformer le système éducatif.
Je pense qu'il y a une connexion directe entre les taux de migrations, de pauvreté et le manque d’éducation (...) Il y a un nombre incalculable de gens qui passent 15 ans à étudier et qui se retrouvent avec un bout de papier complètement inutile dans un pays qui n’a ni l’électricité, ni l’eau courante. La seule chose que vous pouvez faire, c’est quitter le pays et tenter votre chance ailleurs. Donc il y a un lien de cause à effet, comme si nous piégions les gens sur une trajectoire qui mène forcément à l’échec (...) Ce qui distingue l’école que j’ai créée, ce n’est pas forcément le diplôme, qui ne représente rien. Ce que les étudiants obtiennent, c’est de ne pas quitter l’institution avant d’avoir trouvé une place sur le marché et d’être en capacité de travailler (...) C’est vraiment le but de mon académie : rendre les étudiants fiers et responsables du développement de leur nation, plutôt que de nourrir l’impatience de l’abandonner.
Mais non, en ce matin venteux du mois décembre, nous allons juste vous inviter à vous mettre au chaud et à vous installer confortablement dans le lobi d’un hôtel du quartier de Pigalle, au lendemain de son concert à La Cigale, pour converser en toute intimité avec Sona Jobarteh.
Une artiste et une activiste dont le charisme irrésistible nous plongent d’emblée dans un tête à tête qui promet d’être aussi intense que passionné. Il va être question de l’art et de la culture mandingue, de la famille, d’actions pour le changement, mais également et surtout d’unité, le mot que Sona Jobarteh a sans soute le plus employé….
Extraits de l’album Badinyaa Kumoo (West African Guild Records – 2022) : « Musolou » ; « Dunoo » feat Musa Filly Jobarteh ; « Kambengwo » feat Youssou N Dour ; « Ubuntu » ; « Gambia » ; « Meeya » ; « Fondinkeeya »
Extraits de l’album Fasiya (West African Guild – 2011) : « Jarabi » ; « Mamamuso » ; « Saya » ; « Suma » ; « Mamaké »
Extraits de l’album Motherland – The Score, bande originale du film documentaire Motherland, réalisé par Owen Alik Shahadah (West African Guild Records – 2011) : « Sahel » ; « Reflections »
Pour suivre Sona Jobarteh
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Journaliste : Hortense Volle
Traduction et voix française : Melody Linhart
Réalisation : Benjamin Sarralié
Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque : Jérémie Besset
Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert









