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Explorez tous les épisodes du podcast Blast - L’Écologie
Plongez dans la liste complète des épisodes de Blast - L’Écologie. Chaque épisode est catalogué accompagné de descriptions détaillées, ce qui facilite la recherche et l'exploration de sujets spécifiques. Suivez tous les épisodes de votre podcast préféré et ne manquez aucun contenu pertinent.
| Titre | Date | Durée | |
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| Risques climatiques : le rapport qui montre que nous ne sommes pas prêts | 31 Jul 2024 | 00:35:48 | |
Nous ne sommes pas prêts. C’est la terrible conclusion du dernier rapport d’Oxfam sur l’adaptation au changement climatique. Face aux canicules, aux incendies ravageurs, aux tempêtes, aux inondations dévastatrices, la France est le 3ème pays le plus vulnérable en Europe. Pourtant les politiques mises en place pour s’adapter à ces événements climatiques, à cette nouvelle réalité sont insuffisantes et injustes. Si bien qu’aujourd’hui, plus de la moitié de nos droits fondamentaux comme le droit à la santé, le droit à l’éducation, ou encore, le droit à un logement digne, est menacée. En clair, l’Etat improvise, ne protège pas assez les françaises et les français et remet toujours à plus tard une urgence absolue. Si le réchauffement climatique est entré dans notre quotidien, il ne nous touche pas toutes et tous de la même manière. Or, le rapport d’Oxfam montre comment la grande improvisation des politiques d’adaptation favorise les plus riches. S’il n’y a pas de sursaut, le réchauffement va encore renforcer les inégalités, créer d’immenses catastrophes sociales mais aussi des pertes économiques. Alors à quel point sommes-nous en danger face au réchauffement climatique en France ? Quelles politiques faudrait-il mettre en œuvre pour mieux protéger et réduire les inégalités ? Et pourquoi l'adaptation doit devenir une des priorités du gouvernement ? Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Quentin Ghesquière, chargé de plaidoyer climat et adaptation chez Oxfam France.
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| Vers une guerre de l'eau ? | 06 May 2024 | 00:37:48 | |
Allons-nous vivre une guerre de l’eau ? La question se pose de plus en plus sérieusement en raison de l’augmentation préoccupante du stress hydrique aux quatre coins du monde, et la France n’est pas épargnée. En 2002, l’ancien secrétaire des Nations unies Kofi Annan déclarait : «La concurrence féroce que se livrent les pays pour les ressources en eau fait craindre que cet enjeu renferme les germes de conflits violents.»
22 ans plus tard, cette inquiétude est plus présente que jamais, car l’eau potable est de moins en moins disponible, et la situation ne cesse de se dégrader au fur et à mesure que le réchauffement climatique s’intensifie. Sans attendre un futur proche, de fortes tensions sociales se font déjà ressentir dans de nombreux pays à cause des difficultés d’accès à l’eau. Chiffre inquiétant, la moitié de la population mondiale est désormais exposée à la rareté de cette ressource vitale. Alors comment faire face à cette crise ?
Salomé Saqué reçoit le chercheur Simon Porcher, qui se pose la question dans un livre au titre évocateur, "La fin de l’eau ?", aux éditions Fayard.
ratum : un enfants de moins de 5 ans meurt toutes les 80 secondes à cause d'une eau contaminée, et non toutes les 5 secondes comme dit par erreur dans l'entretien. Toutes nos excuses pour cette méprise.
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| Manque d'eau : comment affronter la catastrophe ? | 01 Aug 2023 | 00:49:52 | |
Doit-on s’habituer au manque d’eau ? Chaque année, la situation est de plus en plus tendue et alarmante. La sécheresse de 2022, a été la plus grave dans le pays depuis au moins un demi-siècle. Elle a révélé à quel point la France n’était pas préparée.
Et l'inimaginable est arrivé. Plus de 700 communes ont eu des problèmes d’approvisionnements en eau potable et des mesures exceptionnelles ont dû être mises en place pour ravitailler les habitants par camion citerne ou distribution de bouteilles.
Cette année, cela pourrait être encore pire. Après une sécheresse hivernale inédite et alors que l’été 2023 est déjà entamé, 68% des nappes phréatiques ont un niveau inférieur à la normale. Début juillet, 70 départements avaient déjà mis en place des restrictions d’eau. Tout ceci risque d’augmenter encore les tensions sur la répartition de l’eau qui ont émergé l’été dernier mais aussi cette année avec notamment les manifestations contre les méga bassines. Pour Charlène Descollonges, hydrologue, “La question de l’eau est éminemment politique et démocratique. Nous devons apprendre à la gérer collectivement pour éviter les conflits, tout en y associant l’ensemble du vivant”
Alors que faudrait-il faire aujourd’hui pour se préparer aux pénuries d’eau et les éviter au maximum ? Le plan eau du gouvernement est-il à la hauteur ? Et comment mieux gérer la répartition de ce bien commun ?
Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Charlène Descollonges.
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| L'écologie : Une voie d'émancipation pour les quartiers populaires | 17 Jul 2023 | 00:46:32 | |
Et si les jeunes des quartiers populaires devenaient les meilleurs ambassadeurs et ambassadrices du climat ? Aujourd’hui encore, beaucoup de personnes issues des classes populaires et banlieues se sentent exclues des discours écologistes qui sont portés dans le débat public et ce, alors même qu’elles sont les premières victimes des effets du dérèglement climatique et de l'extinction de la biodiversité. L’écologie fait partie de leurs problèmes quotidiens : avoir trop chaud ou trop froid en hiver à cause de logements mal isolés, respirer un air pollué, ne pas savoir comment payer l’essence ou la facture d’électricité…
Féris Barkat, 21 ans, a décidé de se battre pour faire bouger les lignes, former les jeunes des quartiers populaires et leur montrer que l’écologie a un immense pouvoir d’émancipation. Il a co-fondé Banlieues Climat qui organise des ateliers dans les quartiers pour sensibiliser. Pour lui, “l’écologie permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure, et de transformer son quotidien, en prenant soin de sa santé, et de ses proches”.
Le but de l’association : donner les moyens à chacun de s’approprier les questions écologiques à l'échelle de sa vie mais aussi de s’engager en devenant eux-mêmes formateurs. L’idée est aussi de construire les bases d’une autre société, plus juste et soutenable dans la continuité du slogan qui a émergé pendant les gilets jaunes “Fin du monde, fin du mois, même combat”. Alors comment parler d’écologie autrement ? Et Comment faire émerger une écologie populaire aujourd’hui ? Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Féris Barkat.
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| Un rapporteur de l'ONU alerte sur la répression des défenseurs de l'environnement | 26 Jun 2023 | 00:50:15 | |
Pour la toute première fois, le gouvernement français a choisi de dissoudre un mouvement écologiste : les soulèvements de la terre. Pour beaucoup, cette décision du gouvernement marque un cap dans la répression des militants écologistes. Et pourtant, ce n’est pas un cas isolé. En Europe, les mesures prises par les Etats à l’encontre des activistes sont de plus en plus répressives. Que ce soit en Allemagne, en Grande Bretagne ou encore en France les lois, les procès, la surveillance se multiplient et les condamnations sont toujours plus lourdes envers ceux qui défendent le vivant, souvent avec des actions de désobéissance civile. Le tout sans oublier qu’en 2021, 200 défenseurs de la terre et de l’environnement ont été tués pour leur combat, essentiellement en Amérique latine.
Face à cette situation alarmante, les Nations Unis ont décidé de créer le premier poste de Rapporteur spécial sur les Défenseurs de l'Environnement au titre de la Convention d'Aarhus. Et en juin 2022, c’est le français Michel Forst qui a été élu. Selon lui, “Lorsqu’on criminalise les défenseurs de l’environnement, c’est la cause elle-même qui est mise au ban de la société, et cela a un effet très néfaste sur la réaction du public”.
Alors en quoi consiste ce poste de rapporteur spécial de l’ONU ? Quelle est la situation en France ? Quels sont les marqueurs de l’escalade répressive envers les militants écologistes en Europe ? Et que faudrait-il faire pour arrêter cette spirale infernale ? Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Michel Forst.
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| Glyphosate : un scandale planétaire digne d'un thriller | 19 Jun 2023 | 00:53:13 | |
C’est un scandale planétaire digne d’un thriller. Le glyphosate, pesticide le plus utilisé au monde est classé par l’OMS comme cancérogène “probable”. Depuis que l’industrie chimique existe, jamais un produit de la sorte n’a été autant répandu sciemment dans l’environnement. Si bien qu’il pourrait être responsable de centaines de milliers de cancers et maladies. Le glyphosate a aussi pollué les eaux, les sols et enfermé l’agriculture mondiale dans un cercle vicieux dont il semble impossible de sortir. Monsanto-Bayer, l’entreprise qui l’a commercialisé en premier, nie encore aujourd’hui la toxicité de ce produit. Comme les multinationales fossiles qui ont tout fait pour semer le doute dans l’opinion publique sur le réchauffement climatique, l’entreprise a dépensé des millions d’euros en lobbying et en communication pour organiser une désinformation autour du glyphosate et bloquer toute forme de régulation. Mais alors de quoi le glyphosate est-il le nom ? Pour le comprendre, Paloma Moritz reçoit Stéphane Foucart qui a enquêté sur les Monsanto Papers et les agissements des lobbies des pesticides. Pour ce journaliste du Monde, le glyphosate est bien plus qu’un produit toxique destiné à se débarrasser des mauvaises herbes. Il est la pierre angulaire d’un système économique et industriel qui permet et encourage un certain usage du monde et du vivant. Un usage qui nous mène dans le mur. Alors pourquoi ne parvient-on pas à interdire les pesticides clés comme le glyphosate ? Comment les lobbies opèrent-ils ? Une agriculture sans glyphosate est-elle vraiment possible ? Et peut-on sortir de ce cercle infernal ?
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| Canicules, santé mondiale... : comment éviter l'ingérable ? | 12 Jun 2023 | 00:44:53 | |
C’est une information qui n’a pas du tout fait la une et qui est pourtant cruciale pour notre avenir. Le 31 mai 2023, 40 scientifiques expliquaient dans la revue Nature pourquoi la Terre pourrait devenir inhabitable. Sur les 8 seuils de “sécurité et justice” indispensables pour « assurer la sûreté des personnes et la stabilité de la planète », 7 ont déjà été dépassés… Ce qui est inédit ici, c’est que les scientifiques ont intégré aux limites de notre planète, la justice et donc la dimension humaine. En montrant les points à partir desquels la déstabilisation du système Terre allaient avoir des effets néfastes pour les êtres humains avec des épidémies, des canicules, des pénuries alimentaires ou encore des migrations forcés.
Johan Rockström qui a piloté l’étude, le dit « Si la planète était un corps, tous ses organes seraient affectés. Ses poumons, mais aussi ses reins, son foie… »
La guérison est encore possible mais elle suppose la révolution d’un système économique qui prospère aujourd’hui sur la destruction de notre santé et de celle des écosystèmes. Cette étude montre une nouvelle fois à quel point nos corps sont éprouvés par l’urgence écologique et le seront encore davantage à l’avenir. Les canicules sont par exemple la plus grande menace sanitaire liée au climat. Si rien n’est fait, des régions entières pourraient devenir inhabitables à cause de la chaleur et 90 000 Européens pourraient mourir chaque année d'ici la fin du siècle. Pour mon invité, l’économiste Eloi Laurent, la pleine santé et l’espérance de vie doivent donc devenir la nouvelle boussole de notre époque. Alors comment la pleine santé pourrait guider l’économie et la politique ? En quoi les canicules sont un exemple marquant de l’impréparation des gouvernements ? Et comment s’organiser pour éviter le pire ? Réponses cet entretien Blast de Paloma Moritz avec Eloi Laurent pour la série écologie et santé.
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| Désobéir et se soulever pour en finir avec notre impuissance politique | 22 May 2023 | 00:49:36 | |
Impuissance. Ce mot résonne dès lors que l’on pense à la catastrophe écologique en cours.
Face à la destruction de la planète, à l’ordre établi, à la puissance de ceux qui veulent que rien ne change, on est souvent tentés par l’impuissance, le déni ou encore l’indifférence tant il semble impossible de changer le cours des choses.
Mais pourquoi sommes nous vaincus avant même d’avoir mené la bataille ? C’est la question que pose la célèbre activiste Camille Etienne, dans son essai “Pour un soulèvement écologique”.
Elle y démontre que notre impuissance politique est une illusion qui ne profite qu’aux personnes qui sont au pouvoir. Elle appelle à désobéir, ralentir et cesser de coopérer pour créer les conditions d’un soulèvement qui pourrait faire basculer la société.
Alors comment dépasser notre impuissance collective ? Un soulèvement écologique est-il possible ? Ou est-il déjà en cours ?
Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Camille Étienne.
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| Révélations sur les pratiques "criminelles" de Total | 01 May 2023 | 00:41:12 | |
Pollution des sols, explosion des cancers, marée noire… Ce sont des ravages écologiques et humains qui ont lieu à des milliers de kilomètres de la France mais qui sont pourtant causés par une grande entreprise française : Total Energies. La multinationale a qui a enregistré un bénéfice record en 2022, est attaquée de toutes parts en justice pour dénoncer ses projets de développement dans les énergies fossiles et ses engagements climatiques considérés comme insuffisants. Le 20 avril, le reporter Quentin Muller a ajouté un élément à la longue liste de plaintes contre le géant pétrolier en dévoilant dans l’Obs les pratiques criminelles de Total au Yémen. Après 20 ans d’exploitation du pétrole dans l’Est du pays, l’enquête témoigne d’une gestion chaotique du site par l’entreprise qui a provoqué de multiples accidents graves : les sols ne sont plus fertiles, les nappes phréatiques sont polluées et les populations malades. Et si Total s’est retiré du Yémen en 2015, les conséquences dévastatrices de son exploitation pétrolière pourraient aujourd’hui se répéter en Ouganda et en Tanzanie. Dans ces deux pays, la multinationale développe son nouveau méga projet pétrolier Tilenga et EACOP. Ce projet est dénoncé par des centaines d’ONGs depuis des années comme une aberration qui rapproche le monde d'une catastrophe climatique mais aussi une bombe sociale. Plus de 100 000 personnes risques d’être expropriées par les constructions et sur sa durée d’exploitation le méga projet pétrolier pourrait émettre 379 millions de tonnes de C02, le tout sans compter les risques de fuites et de marées noires.
Alors quels ont été les impacts de l’exploitation pétrolière de Total Energies au Yémen ? En quoi ces risques sont-ils encore présents aujourd'hui dans d’autres pays ? Comment les populations locales et la société civile internationale peuvent-elles se mobiliser pour obtenir réparation et empêcher les ravages ? Pour répondre à toutes ces questions, Paloma Moritz reçoit Quentin Müller et Thomas Bart.
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| Sauver les glaciers pour sauver nos vies | 17 Apr 2023 | 00:35:43 | |
Un ours polaire seul sur une banquise qui fond, voilà l’image symbolique que nous avons eu du réchauffement climatique pendant des années.
Aujourd’hui, cette image a été remplacée par celle des feux de forêts, des canicules, des inondations ou encore des ouragans. Et nous avons eu tendance à peut-être un peu oublier les glaciers. Pourtant ces géants de glace sont notre passé, notre présent et notre futur. Et ils sont aujourd’hui les premières victimes du réchauffement climatique. Les scientifiques, eux-mêmes sont stupéfaits de la vitesse à laquelle ils fondent. Ce qu’ils pensaient voir dans 70 à 80 ans est déjà en train d’advenir. Par exemple, le Groenland perd aujourd’hui six fois plus de glace qu’il y a quarante ans alors qu’il est la masse glacée qui contribue le plus à l’élévation des océans. Et ce que l’on ne réalise pas toujours c’est que l’espèce humaine n’a jamais existé sans glacier, ce sont les glaciers qui ont permis au climat de se stabiliser et aux civilisations de se développer. C’est ce qu’explique la glaciologue Heidi Sevestre dans son livre “Sentinelle du Climat”. “Notre avenir dépend des glaciers, nous pouvons encore les sauver”. Un message d’espoir plus que jamais nécessaire.
À quoi ressemble le métier de glaciologue ? Quel rôle jouent les glaciers dans l’équilibre climatique ? En quoi la disparition des glaciers nous concerne directement ? et comment sauver les glaciers aujourd’hui ? Réponse dans cet entretien de Paloma Moritz avec Heidi Sevestre.
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| Manipulations politiques sur l’écologie : les dangers de la post-vérité avec Thomas Wagner (alias Bon Pote) | 03 Apr 2023 | 00:46:33 | |
C’est un fait, L’urgence écologique s’est imposée dans les débats sur les réseaux sociaux. Mais alors que nous devrions débattre sur des bases objectives des réponses à apporter pour assurer un avenir vivable pour toutes et tous, on assiste aujourd’hui à une manipulation de plus en plus importante des données scientifiques. Mais aussi à une explosion du climato-scepticisme en ligne. Le rapport de synthèse du GIEC a été dévoilé le lundi 20 mars et il a donné lieu à de nombreuses récupérations de la part de personnalités politiques ou encore de comptes influents sur les réseaux sociaux. Des récupérations dangereuses qui visent à faire dire aux données scientifiques ce qu’elles ne disent pas pour servir des intérêts politiques ou économiques. Des récupérations qui créent de la désinformation, de la confusion et qui ne sont malheureusement pas nouvelles. Plus récemment, sur le sujet des méga bassines, les interprétations des données scientifiques se sont affrontées et là encore des ministres se sont appuyés sur le rapport du BRGM en le manipulant. Face à tout cela, nombreux sont les scientifiques, les journalistes aussi, qui passent leur temps à rectifier les informations sur les réseaux sociaux, parfois en vain. Alors quels sont les dangers de ces manipulations de la science ? Sommes nous entrés dans l’ère de la post-vérité ? Comment ne pas se faire avoir et rétablir aujourd’hui le consensus scientifique dans les débats en ligne ? Réponses dans ce nouvel entretien Blast de Paloma Moritz avec Thomas Wagner alias Bon Pote.
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| Peut-on s’émanciper de la tyrannie de la “valeur travail"? avec Céline Marty | 13 Mar 2023 | 01:05:12 | |
Alors que les débats autour du travail se sont intensifiés ces dernières semaines dans le cadre de la réforme des retraites, la philosophe Céline Marty revient sur la place du travail dans notre société et l’urgence de la questionner. Selon elle, travailler moins est une condition sine qua non pour aller vers une société plus résiliente et plus juste.
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| "On est en train d'enfouir la crise climatique et écologique au fond des mines" | 22 Feb 2024 | 00:59:39 | |
C’est l’un des plus grands paradoxes de notre époque, pour limiter le réchauffement climatique et décarboner nos économies, une nouvelle ruée minière d’une ampleur inédite a commencé. Pourtant l’industrie minière est l’une des industries les plus toxiques et les plus énergivores que l’on connaisse. Et son activité explose pour fournir entre autres les matières premières des technologies bas carbone : les batteries des voitures électriques, les métaux pour les smartphones, les ordinateurs…
En seulement 20 ans, les volumes de métaux extraits dans le monde ont doublé et dans les 20 années à venir, les entreprises minières veulent produire autant de métaux qu’on en a extraits au cours de toute l’histoire de l’humanité. Pour la journaliste Celia Izoard, “Continuer à faire croire, qu’il est possible de supprimer les émissions carbones en électrifiant le système énergétique mondial est un mensonge criminel”. Un mensonge criminel car extraire de la matière produit beaucoup plus de déchets que de ressources, des déchets qui forment des collines ou des vallées de matières toxiques et dangereuses qu’il faudra gérer pendant des siècles. Les mines demandent aussi des quantités colossales d’eau et d’énergie. Sans compter leurs impacts sur les écosystèmes et les droits humains. En bref, les mines détruisent bien plus de ressources qu’elles en produisent.
Dans son livre, La ruée minière au XXIème siècle, Celia Izoard enquête sur les réalités qui se cachent derrière le discours des communicants et des entreprises qui prône la « mine durable, verte et sociale » comme un outil de la transition vers les énergies décarbonées. L’essayiste montre à quel point, en tant que population, nous sommes embarqués dans un projet de transition qui repose entièrement sur l’extractivisme et nous mène dans le mur. Comment sortir de cette impasse ? Pour Celia Izoard, la seule solution viable aujourd’hui est de revoir nos modes de vie et de réduire nos besoins en énergie. “On ne peut miser sur les énergies renouvelables qu’en réduisant drastiquement la production et la consommation. Et cela nécessite des bouleversements majeurs que les élites du capitalisme mondialisé refusent de faire”. Que signifie extraire des métaux au XXIème siècle ? En quoi la mine verte et responsable est un mirage ? Et quels bouleversements majeurs faudrait-il opérer aujourd’hui pour sortir de l’extractivisme ? Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Celia Izoard.
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| Fin du monde et petits fours : Comment les ultra-riches compromettent notre avenir avec Edouard Morena | 06 Mar 2023 | 00:48:27 | |
Faut-il manger les riches pour sauver la planète ?
Ces derniers mois, les débats ont fait rage sur l'interdiction des jets privés, le mode de vie ultra polluants des ultra-riches ou encore la légitimité des milliardaires. Des débats qui ont érigé les grandes fortunes comme les symboles d’une indécence qui ne passe plus face à l’explosion des inégalités et à l’aggravation de l’urgence écologique.
Et si tout ceci n’était en fait que l’arbre qui cache la forêt ? Les ultra riches ne sont pas que des symboles ou de gros émetteurs de CO2, ce sont aussi et surtout des acteurs engagés et influents du débat climatique qui ont réussi à imposer leur vision au détriment de politiques plus efficaces et justes socialement. Depuis une vingtaine d’années, conscients des risques que fait peser la menace climatique sur leurs intérêts, les ultra riches se posent en défenseurs de la cause climatique pour préserver leurs profits. C’est ce que démontre Edouard Morena dans son livre “Fin du monde et petits fours”. Dans son enquête, le chercheur en science politique dévoile comment les ultra riches ont structuré des réseaux de fondations philanthropiques, d’ONG et de cabinets de conseil qui ont imposé l’idée que les entreprises et les investisseurs privés étaient les seuls acteurs légitimes de la transition face au chaos climatique. Bref, que le capitalisme vert était la solution.
Alors en quoi l’élite climatique est aujourd’hui en train de conditionner notre avenir ? Comment est-elle organisée et quelle vision a-t-elle réussi à imposer pour quelles conséquences ? C’est ce que nous allons voir tout de suite dans ce nouvel entretien Blast avec Edouard Morena.
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| L'imaginaire capitaliste est devenu ringard, il se fissure de partout avec Alain Damasio | 22 Feb 2023 | 00:36:54 | |
Les humains seraient-ils allés sur la lune si Jules Vernes ne l'avait pas imaginé ? Auraient-ils eu l’idée de construire des voitures volantes s’ils n’en avaient pas vu dans les films ou bandes dessinées ? Verrions-nous des meetings politiques en hologramme si la science-fiction ne l’avait pas inventé ? Le pouvoir des récits, l'influence des fictions sur nos sociétés est un sujet central et passionnant dont on ne parle quasiment jamais. Nos vies, notre façon de percevoir le monde, notre imaginaire de l’avenir sont incroyablement influencés par les livres que nous lisons, les films que nous regardons, les publicités auxquelles nous sommes exposées. Et si ce pouvoir de la fiction était plutôt utilisé pour changer la trajectoire funeste de nos sociétés et inventer un nouveau récit ? Et si l’art nous donnait l’envie de résister et de nous battre pour un monde plus juste et soutenable ? Pour en parler, Paloma Moritz reçoit Alain Damasio, le plus politique des auteurs de science fiction, célèbre pour la puissance de son imaginaire et ses critiques incisives de la société de contrôle 2.0. Un auteur qui a choisi de raconter des luttes enviables plutôt que de décrire un monde enviable. Son espoir quand il écrit est que son roman donne envie au lecteur de changer de sa vie et la société qui la structure. Entretien avec Alain Damasio pour parler de la bataille des imaginaires, de solutionnisme technologique, de la fin du capitalisme et de résistance !
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| Comment l'écologie peut-elle devenir réellement populaire ? Avec Fatima Ouassak | 13 Feb 2023 | 00:41:50 | |
Aujourd’hui, en France, les personnes issues des classes populaires, et des quartiers populaires, sont les premières victimes des effets du dérèglement climatique et de la destruction de la planète. Elles vivent dans les territoires les plus pollués, où l’exposition au bruit et à la chaleur est la plus forte, où l’alimentation est la plus industrielle et où l’accès au soin est le plus discriminatoire. Pourtant, elles n’ont pas voix au chapitre. Ces populations sont, aujourd’hui encore, négligées par les mouvements et les partis politiques qui défendent un projet écologique.
En bref, le projet écologique majoritaire en France a échoué à être réellement populaire. C’est le constat que fait la politologue Fatima Ouassak dans son nouveau livre “Pour une écologie pirate”. Elle l’affirme : “Aujourd’hui, dans le champ politique, c’est l’aspiration des classes moyennes et supérieures au maintien de leur confort qui l’emporte” et ajoute “C’est parce que nous ne sommes pas libres que le monde brûle. Et le monde n'arrêtera de brûler que si nous nous libérons”.
Dans un contexte où l'extrême droite gagne toujours plus de terrain et où l’urgence écologique est de plus en plus forte, Fatima Ouassak propose ici une autre perspective sur la question écologique que celle de la classe moyenne blanche des centre villes. Une perspective pour élargir le front écologiste. Avec une stratégie, l’écologie pirate, un projet de résistance qui vise la libération et l’égale dignité humaine. En répondant aux questions suivantes : dans l’intérêt et du point de vue de qui va-t-on régler le problème climatique ? Est-ce toute l’humanité que l’on veut sauver ou seulement sa partie blanche et fortunée ? Quelle écologie doit être défendue celle qui ajoute des murs aux frontières ou celle qui cherche à casser les murs ?
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| Changer de vie face à l’urgence écologique avec Laure Noualhat | 30 Jan 2023 | 00:41:10 | |
Qui n’a jamais rêvé de changer de vie ? Face à l’urgence écologique, aux bouleversements du monde, à ses absurdités aussi, de plus en plus de personnes pensent à se reconvertir ou sautent le pas. La crise Covid et les confinements n’ont fait qu’accélerer cette tendance en mettant beaucoup de Françaises et de Français face au sens profond de leur vie. Mais lorsque l’avenir est incertain, que notre société menace de s'effondrer, il n’est pas toujours facile de se lancer, de se résoudre à tout bouleverser. Et tout le paradoxe est là, car c’est justement la gravité et l’urgence de la situation qui devrait pousser chacun et chacune d’entre nous à réévaluer ses choix de vie à l’aune des limites de notre planète, à s'engager pour faire partie des solutions plutôt que de participer au problème.
Alors comment redonner du sens à une vie qui semble ne plus en avoir ? Par où commencer et où aller ? Est-ce que finalement, se transformer, ce n'est pas réservé qu’aux privilégiés ? C’est à toutes ces questions, et bien d’autres, que répond la journaliste Laure Noualhat dans son nouveau livre “Bifurquer par temps incertains” et dans cet entretien avec Paloma Moritz.
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| « Nous devons tous êtes des contre-pouvoirs » avec Cédric Herrou | 23 Jan 2023 | 00:46:09 | |
La part d’immigrés en France ne constitue que 10,3% de la population totale. Elle est inférieure à celle de pays comme l’Espagne, le Pays-Bas, Le Royaume Uni, l'Allemagne, la Belgique ou encore le Canada. Pourtant, aujourd’hui, le débat public sur l’immigration est dominé par les questions identitaires, sécuritaires, des politiques de chiffres, des propos outranciers et xénophobes.. Surtout, les politiques actuelles oublient les humains, causent des souffrances immenses et surtout des non sens.
Au début de la crise migratoire de 2016, nombreuses sont les personnes qui ont montré qu’il était possible d’accueillir autrement. Des personnes qui ont changé leur vie et inventé une nouvelle forme de solidarité. Cedric Herrou en fait partie. Ce paysan français est devenu le symbole de l’aide aux exilés après avoir été arrêté et poursuivi en justice pour avoir secouru femmes, hommes et enfants qui traversaient la frontière franco-italienne. Il s’est retrouvé dans la lumière pour avoir combattu la notion de délit de solidarité devant la justice française. Depuis il a accueilli plus de 2500 migrants et a monté une communauté : Emmaüs Roya.
À l'occasion de la sortie de son essai “Une terre commune”, il est venu sur le plateau de Blast pour parler de son combat, de désobéissance civile, de l'actualité et de l’utopie qu’il est en train de construire dans sa vallée : Emmaüs Roya (une des seules communautés Emmaüs à vivre de l’activité agricole et qui accueille des personnes exclues et dans la précarité, de façon inconditionnelle). Une utopie capable de résister.
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| "Le féminisme peut sauver ce monde qui brûle sous nos yeux" avec Lauren Bastide | 19 Nov 2022 | 00:55:51 | |
“Le féminisme peut sauver ce monde qui est en train de brûler sous nos yeux” C’est par ces mots que la journaliste Lauren Bastide commence son essai Futur.es La pensée féministe, tout comme la pensée écologiste, propose aujourd’hui de décaler son regard, d’adopter de nouvelles lunettes sur le monde pour mieux le comprendre. De remettre en question ce qui nous a été présenté comme des évidences, des états de faits. De faire des pas de côté pour s’émanciper et imaginer l’avenir autrement que comme une prolongation du présent. Mais pour qu’il y ait un futur, tout court, nos sociétés sont amenées à se réinventer, à repenser les rapports entre les êtres mais aussi avec le vivant de façon générale. Dans Futur.es, Lauren Bastide propose des solutions pour répondre aux urgences de l’époque et construire un futur désirable. Et elle l’affirme, la bonne nouvelle c’est que le futur est déjà là. Alors à quoi ressemblerait un futur féministe ? Réponse dans cet entretien avec Paloma Moritz.
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| Effondrement : est-ce que tout est vraiment foutu ? Avec Pablo Servigne | 14 Nov 2022 | 00:58:54 | |
Depuis quelques semaines, les actions de désobéissance civile se multiplient en France et à travers le monde. Ainsi, on a pu voir s'enchaîner les images de célèbres tableaux aspergés par des activistes, mais aussi de scientifiques qui se collent au sol ou bloquent des routes ou encore de militants qui interrompent des événements sportifs.
Des actions très différentes mais qui portent des objectifs communs : alerter l’opinion publique et demander une action politique à la hauteur de l’urgence écologique. Ces images nous interrogent, nous bousculent, dérangent parfois et les débats font rage. Beaucoup posent aujourd’hui la question : jusqu’où faut-il aller ? Et certains ont déjà la réponse : ça va trop loin ! Mais est-ce que ce n’est pas un peu plus compliqué que ça ? Est-ce qu’il ne faudrait pas aussi comprendre comment on en est arrivé là ? La désobéissance civile en tant que mode d’action existe depuis des décennies alors qu’est ce qui a changé véritablement ? Pourquoi est-elle devenue une sorte de dernier recours pour faire entendre sa voix face à l’inaction climatique ? Et qu’est-ce que cela raconte ? Décryptage de Paloma Moritz.
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| Changer de regard pour affronter l'urgence écologique avec Adelaïde Bon et Sandrine Roudaut | 05 Nov 2022 | 00:37:58 | |
Ces dernières années vous avez peut-être entendu le terme d’anthropocène qui désigne une nouvelle époque géologique dans laquelle les humains sont devenus la principale force de changement sur Terre, surpassant les forces géophysiques.
Pour Sandrine Rousseau, Adelaïde Bon et Sandrine Roudaut, ce terme ne dit rien des rapports sociaux qui l’ont créé. Pour elles, désigner l’humanité toute entière comme responsable des maux de la planète revient à occulter le système de domination sociale à l’origine des effondrements en cours : un système de domination patriarcale et capitaliste.
Elles lui préfèrent l’androcène qu’elles définissent comme “l’ère de l’homme. Enfin de certains. L’ère au cours de laquelle une poignée d’oppresseurs, différentes selon les lieux ou les époques, ont exploité et asservi la multitude pour leurs intérêts propres. Dans leur essai Par delà l’androcène, elles proposent 5 voies pour sonner la fin de l’androcène dans nos intérêts communs, dépasser l’impuissance, établir de nouveaux équilibres et redonner du sens à la politique.
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| Comment s’habiller sans détruire la planète ? avec Julia Faure | 31 Oct 2022 | 00:54:12 | |
La pollution liée à l’industrie de la mode a explosé ces dernières années. En cause, la surproduction mais aussi la surconsommation. Entre 2000 et 2014, la production mondiale de vêtements a été multipliée par deux. En à peine quelques années, la mode et surtout la fast fashion a imposé son rythme effréné et une vision : si vous achetez un nouvel habit, cela vous rendra plus heureux, plus beau, plus stylé. Résultat : on achète aujourd’hui deux fois plus de vêtements qu’il y a 40 ans. Chaque année, les Français achètent 2,8 milliards de vêtements. Et ces vêtements proviennent bien souvent de la « fast-fashion », des marques qui produisent pour pas cher, à l’autre bout du monde, au détriment des droits humains, et ce, de manière intensive. Et si ces vêtements que l’on achète sont de moins en moins chers, puisque certains t-shirts coûtent aujourd’hui 3 euros, ils ont en réalité un immense prix caché. Un prix, que l’on nous demande surtout de ne pas regarder.
Seulement, ça commence à se voir. Non seulement, l’industrie textile est responsable de 2 à 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde (soit l’équivalent du secteur aérien) mais elle consomme aussi énormément d’eau. La mode pollue l’océan avec ses produits chimiques et ses micro plastiques puisqu'une grande majorité des vêtements sont jetés et terminent en partie sur les plages de pays comme le Ghana. Bref, vous l’aurez compris, si l’on veut garder une planète habitable, ça ne peut plus durer. La mode comme les autres secteurs doit réduire ses émissions et son impact sur la biodiversité.
Alors comment transformer en profondeur le secteur de la mode ? Quelles sont les alternatives possibles ? Et comment opérer cette révolution ? Réponses dans cet entretien avec Julia Faure, spécialiste du sujet et membre du collectif En mode Climat.
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| Une dictature verte n'est pas la solution avec Dominique Bourg | 27 Oct 2022 | 00:54:05 | |
L’urgence écologique n’a jamais été aussi évidente et concrète. Les alertes, les mobilisations se succèdent et pourtant l’action des Etats est toujours jugée largement insuffisante face à la gravité de la situation. Le dernier rapport du GIEC est très clair : il est indispensable d'agir maintenant, pour ne pas laisser passer la "très courte fenêtre d'opportunité" que possède l'humanité pour enrayer le réchauffement climatique. Et face à cela, les démocraties semblent pour le moment bien impuissantes. Et leur devenir apparaît aussi incertain que celui de la planète.
Face à cette tension entre le peu de temps qu’il nous reste et la nécessité d’agir vite, une petite musique revient souvent : le seul recours que nous avons aujourd’hui serait la dictature écologique. Puisque nous n’avons pas le temps et que les mesures à prendre sont connues pour la plupart. Mais peut-on sérieusement penser qu’un gouvernement autoritaire pourrait éviter la catastrophe annoncée ? Pour mon invité, le philosophe Dominique Bourg, la dictature verte est en réalité un leurre. Avec lui, nous allons comprendre pourquoi mais surtout comment nos démocraties peuvent-elles se transformer pour faire face à l’urgence écologique ?
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| Électricité : Sommes-nous condamnés à payer plus cher ? | 29 Jan 2024 | 00:52:50 | |
C’est officiel, en rétablissant une taxe, le gouvernement a décidé que les prix de l'électricité augmenteront d’environ 10% au 1er février 2024. C’est donc le début de la fin du bouclier tarifaire qui annonce des dépenses supplémentaires pour la très grande majorité des Français.
L’augmentation des prix est certes très légèrement en dessous de 10%, elle reste importante à un moment où les françaises et les français se débattent encore avec les conséquences de l’inflation et où beaucoup sont obligées de se priver faute de moyens financiers.
La hausse représenterait entre 5 et presque 18€ par mois selon le ministère de l’Intérieur en fonction de si l’on se chauffe au gaz ou à l’électricité et de la taille de son logement.
Mais pour les associations de consommateurs, certains vont devoir payer bien plus.
Cette taxe devrait rapporter 6 milliards d’euros à l’État sur l’année. Et c’est un des arguments pour la justifier, il faut renflouer les caisses et revenir à la normale après des aides à la consommation d’énergies qui auraient couté 85 milliards d’euros à l’État.
Seulement pour beaucoup, cette taxe envoie un message contradictoire : en taxant l’électricité plus que les énergies fossiles, l’État va à l’encontre des appels à l’électrification pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Elle est aussi considérée comme injuste et inappropriée.
Alors quelle était donc l’urgence à rétablir cette taxe ? Les prix de l’électricité sont-ils condamnés à augmenter ? Et que faudrait-il faire pour assurer un futur énergétique viable qui n’aggrave pas l’urgence écologique et ne pèse pas injustement sur les citoyens ?
Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Nicolas Goldberg, expert en énergie.
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| Pomme : un engagement sans faille pour faire bouger les lignes | 28 Sep 2022 | 00:45:22 | |
Face à l’urgence écologique, aux sentiments d’impuissance et d’absurdité qui peuvent parfois nous assaillir, nous avons plus que jamais besoin d’art et de nouveaux imaginaires. Les artistes ont un pouvoir insoupçonné pour nous aider à changer la trajectoire « funeste » des sociétés actuelles. Aujourd’hui, beaucoup renoncent à une position de simple spectateur ou spectatrice et mettent leur création au service d’un engagement, pour créer des prises de conscience mais aussi faire bouger les lignes. C’est à tous ces artistes que Paloma Moritz va donner la parole dans cette nouvelle série d’entretiens Écologie, Art et Engagement pour Blast. Pour ce premier numéro, elle reçoit une chanteuse qui incarne un vent de changement : Pomme. À travers la poésie de ses titres et ses engagements, Pomme porte sa voix face à la destruction du vivant, aux dominations. Elle chante l’anxiété, les espèces en voie de disparition et reverse même une partie de ses revenus aux associations, le tout en faisant bouger l’industrie musicale. Entretien libre avec Pomme sur son art et ses combats.
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| Ralentir ou périr : À quoi ressemblerait une société post-croissance ? avec Timothée Parrique | 20 Sep 2022 | 00:44:32 | |
Depuis 1972 et le rapport Meadows, nous savons qu’il y a des limites à la croissance, qu’il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini. Et pourtant nos sociétés restent obsédées par la croissance économique.
Ralentir ou périr. À l’aune de l’urgence écologique, le sujet de la décroissance s’invite depuis plusieurs années dans le débat public.
Il est même mentionné plusieurs fois dans le dernier rapport du GIEC : “la décroissance va au-delà de la critique de la croissance économique, elle explore l’intersection entre la soutenabilité environnementale, la justice sociale et le bien être”.
À l’heure où l’on entend beaucoup parler de croissance verte, ne serait-il pas temps de dépasser les clichés sur la décroissance ? De comprendre ce qu’elle implique exactement.
Pour l’économiste Timothée Parrique, notre survie dépend de notre capacité à changer de modèle économique pour aller vers la post-croissance. Alors, pourquoi faudrait-il en finir avec la mythologie de la croissance ? À quoi ressembleraient nos vies dans une économie de la post-croissance et quel serait le chemin pour y parvenir ? Réponse dans cet entretien de Paloma Moritz avec Timothée Parrique, chercheur en économie écologique à l’université de Lund en Suède.
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| Le Haut Conseil pour le climat épingle la France avec Corinne le Quéré | 13 Aug 2022 | 00:17:47 | |
“La réponse de la France au réchauffement climatique progresse mais reste insuffisante”. C’est le constat sans appel, que fait le Haut Conseil pour Climat, organe indépendant créé en novembre 2018 par Emmanuel Macron. Ses 13 membres qui ont été choisis pour leur expertise scientifique, technique et économique dans le domaine du climat, appellent à un sursaut de l’action climatique en France dans leur 4ème rapport annuel. Un rapport qui est devenu une référence pour analyser la politique climatique du gouvernement.
Et cette année, il est très clair et pointent “des risques majeurs de ne pas atteindre les objectifs fixés par la France pour la réduction des gaz à effet de serre”. Or les impacts du dérèglement climatique s’aggravent un peu plus chaque année avec des conséquences déjà très concrètes, en témoignent les derniers mois entre la sécheresse, le manque d’eau, les pertes de récolte, la canicule précoce… Face à cela, le HCC conseille au gouvernement de donner la priorité à la sobriété, au déploiement des énergies renouvelables et à l’évolution des pratiques agricoles et alimentaires. Rappelons ici, que le nouveau gouvernement a promis de mettre l’écologie au cœur de sa politique.
Alors en quoi la France est-elle en retard ? Quelles pourraient en être les conséquences ? Comment changer de trajectoire ? Réponses avec Corinne le Quéré, présidente du Haut Conseil pour le Climat, climatologue et co-autrice du GIEC.
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| Canicules, feux, inondations : comment éviter le pire ? avec Magali Reghezza | 23 Jul 2022 | 01:20:44 | |
Les températures battent des records, les feux de forêt se multiplient partout en France et la canicule a déjà fait des centaines de morts en Europe. Nous avons vécu en juin comme en juillet des températures records pour la saison. Les impacts des vagues de chaleur, des sécheresses ou des inondations s’aggravent, avec des conséquences toujours plus fortes pour la santé humaine et l’économie. Le futur est déjà là, et de plus en plus inéluctable. | |||
| La résistance civile face à l'inaction climatique avec Alizée et Thibaut de Dernière rénovation | 16 Jul 2022 | 00:34:33 | |
Dernière Rénovation : c’est la nouvelle campagne de résistance civile qui ne cesse de faire parler d’elle, entre le blocage temporaire d’une étape du Tour de France, l’action choc d’une militante qui a interrompu la demi finale de Roland Garros en s’attachant le cou au filet du célèbre court pour alerter face à l’urgence écologique, les blocages de la circulation en région parisienne, l’action devant l’Assemblée nationale ou encore l’altercation entre une de ses membres et Apolline de Malherbe qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux.
Leur objectif : obtenir une victoire politique sur la rénovation énergétique, à travers des actions de perturbation non-violentes répétées dans le temps. Mais au milieu de tout ce brouhaha médiatique, cette revendication n’est pas toujours audible et on finit presque par l’oublier. C’est la raison pour laquelle, nous avons reçu deux membres de Dernière rénovation sur le plateau de Blast, pour comprendre l’origine de ce mouvement, ses modes d'action et sa revendication.
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| Urgence écologique : la technologie ne nous sauvera pas avec Philippe Bihouix | 08 Jul 2022 | 00:53:41 | |
La technologie va nous sauver. C’est quelque chose que l’on entend beaucoup depuis quelques années. L’idée que nous allons pouvoir faire face à tous les défis de notre époque et surtout l’urgence écologique à coup de technologies. Et c’est une pensée plutôt rassurante puisqu’elle permet de ne rien changer à nos modes de production, nos usages, nos modes de vie et j’en passe.
Le problème, c’est qu’elle se heurte à une donnée : nous vivons dans une planète finie aux ressources limitées. Et si nous voulons préserver les conditions dans lesquelles l’humanité a pu se développer, il y a neuf limites planétaires que nous ne devons pas dépasser. Et pourtant six d’entre elles ont déjà été atteintes. Or les technologies consomment beaucoup trop de ressources, qui ne sont pas renouvelables. Il y a donc là une impasse, qui nous demande de revoir notre rapport à l’innovation, de repenser aussi notre futur énergétique. Les scientifiques le martèlent : nous devons prendre la voie de la sobriété, de l'efficacité aussi.
Alors comment se traduirait cette sobriété technologique ? Comment organiser notre société à l’aune de la raréfaction des ressources ? Comment construire une société soutenable sur une planète finie ? C’est à toutes ces questions que nous allons répondre avec Philippe Bihouix, spécialiste des low tech, de l'épuisement des ressources minières et des limites aux technologies vertes.
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| Projets polluants : guide pour résister face aux multinationales et aux états avec François Verdet | 29 Apr 2022 | 00:31:17 | |
Alors que notre planète brûle et que la biodiversité s’effondre, des projets destructeurs du vivant continuent d’être menés partout en France : extensions d’aéroports, méga bassines, entrepôts Amazon ou encore vagues artificielles à quelques kilomètres de l’océan. Et les mobilisations locales contre ces projets sont de plus en plus nombreuses et parfois victorieuses.
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| Rapport du GIEC : qu'est-ce qu'on attend ? avec avec Céline Guivarch | 09 Apr 2022 | 00:47:06 | |
“Nous savons quoi faire, nous savons comment le faire, et maintenant il faut décider de le faire." Hoesung Lee, président du GIEC.
Le 3e volet du 6e rapport du GIEC, le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, est sorti le 4 avril. C’est sûrement le plus politique de tous puisqu’ils proposent des solutions pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et tenter d’éviter le chaos qui se profile. Que nous dit ce rapport ? Il nous reste un peu moins de 3 ans pour inverser la trajectoire de la courbe des émissions de gaz à effet de serre si l’on veut conserver une planète habitable pour toutes et tous. Le GIEC appelle à prendre des mesures immédiates et dans tous les secteurs pour "garantir un avenir vivable". Et la bonne nouvelle c’est que nous avons les outils pour cela. Il ne reste plus qu’à y aller.
Mais nous n’en prenons pas du tout le chemin et sans politiques climatiques plus ambitieuses, le monde se dirige vers un réchauffement planétaire moyen de 3,2 °C à la fin du siècle. En bref, un monde invivable et ingérable. Le 4 avril, Julia Steinberger, co-autrice du GIEC déclarait "Nous implorons les citoyens d'écouter les scientifiques, de lire le rapport du GIEC, de prendre le message à cœur et de faire partie des personnes qui vont provoquer le changement. Autrement, on n’y arrivera jamais.". Pour vous permettre de comprendre ce rapport et les solutions qu’ils proposent, entretien avec Céline Guivarch, autrice du groupe III du GIEC.
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| Guillaume Néry : l'apnée pour repenser le monde avec Guillaume Néry | 30 Mar 2022 | 00:43:56 | |
"On se déconnecte du vivant. L’apnée m’a appris à ralentir parce que je n’ai pas d’autre choix, en plongeant en apnée, que de ralentir cette espèce de frénésie dans laquelle on est."
Qui n’a jamais retenu sa respiration sous l’eau ? Pour essayer ou pour un défi ? Guillaume Néry, double champion du monde d’apnée a fait de cette discipline, l’essence de sa vie. Il plonge depuis 25 ans. Pour lui, l’apnée n’est pas qu’une quête sportive et physique mais aussi un art de vivre. Dans son livre, Nature Aquatique, il démontre que l’apnée peut nous offrir une voie pour repenser notre rapport au monde et à nous même à l’aune de l’urgence écologique.
Guillaume Néry se bat depuis des années pour offrir les merveilles de l’océan au plus grand nombre à travers des vidéos captivantes (réalisées par Julie Gautier) et s’engage pour la protection du vivant et du monde aquatique. Une incarnation vivante de cette phrase de Jacques Yves Cousteau “On aime ce qui nous a émerveillé, on protège ce que l’on aime”. Entretien avec Paloma Moritz.
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| Présidentielle : qui a le meilleur programme sur l'écologie ? avec Anne Bringault | 25 Mar 2022 | 00:35:42 | |
Le premier tour de l’élection présidentielle approche et si l’on est préoccupé par l’urgence écologique, on peut logiquement se demander pour qui voter. Pour nous éclairer, les organisations et associations sont de plus en plus nombreuses à produire des analyses et des comparateurs de programme. Cette semaine, pour y voir plus clair, Paloma Moritz vous propose de plonger dans le comparateur du Réseau Action Climat avec Anne Bringault, coordinatrice des programmes au Réseau Action Climat.
Dans cet entretien, elle analyse la vision de l’écologie des candidats à la présidentielle, et l’absence de pensée systémique et souvent d’ambitions sur ce sujet qui est pourtant la grande urgence de notre époque. Pour son comparateur, le réseau a retenu les candidats évalués à au moins 2 % d’intentions de vote au 1er tour dans une moyenne de sondages au 8 mars. Donc 8 candidats au total : Yannick Jadot, Anne Hidalgo, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean Luc Mélenchon, Valérie Pécresse, Fabien Roussel , Eric Zemmour.
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| Être lucide face aux défis climatiques | 24 Jan 2024 | 00:49:54 | |
Transition énergétique, ce mot est partout aujourd’hui. Dans les discours du gouvernement, la communication des entreprises fossiles, des multinationales, dans les rapports scientifiques.. Le message est clair, face à l’urgence climatique, il nous faut opérer une transition énergétique pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et décarboner les économies d’ici à 2050.
La notion de de transition part de l’idée que nous devrions répéter les transition du passé, du bois au charbon puis du charbon au pétrole pour désormais aller vers le nucléaire et les renouvelables et ainsi échapper au chaos climatique. Pour Jean-Baptiste Fressoz, chercheur au CNRS, la transition énergétique n’est qu’une fable créée de toute pièce par le capital et que toute l’histoire déconstruit. Dans son livre “ Sans transition” il écrit “Rien de plus consensuelle que la transition énergétique, rien de plus urgent que de ne pas y croire” L’historien des sciences le rappelle “après deux siècles de “transitions énergétiques”, l’humanité n’a jamais brûlé autant de pétrole et de gaz, autant de charbon et même de bois”.
À l’échelle mondiale, il faut dire que la transition énergétique est invisible. Depuis le début du XXème siècle, les énergies et les ressources que l’on utilise se sont accumulées sans se remplacer. L’histoire de l’énergie est donc une histoire d’accumulation et de symbiose.
Même la consommation de charbon, considéré comme l’énergie de la révolution industrielle, a battu un nouveau record en 2023.
Les énergies renouvelables ne remplacent pas les fossiles, elles s’ y additionnent. Et les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter
Alors la transition énergétique n’est-elle qu’une illusion ?
Pour Jean Baptiste Fressoz, en se basant sur une lecture fausse du passé selon laquelle chaque énergie serait venue en remplacer une autre, nous nous empêchons de construire une politique climatique rigoureuse. Pourquoi la transition énergétique nous empêche de penser convenablement le défi climatique ? Comment cette notion s’est-elle imposée ? Et en quoi est-il urgent de ne pas y croire et de penser autrement nos réponses au plus grand défi du siècle ? Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Jean Baptiste Fressoz.
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| Pénuries, montée des eaux, canicules : comment s'adapter ? avec Alexandre Magnan | 09 Mar 2022 | 00:51:28 | |
“Un terrible avertissement” c’est par ces mots que le président du GIEC a décrit le deuxième volet de leur sixième rapport. Montée des eaux, pertes agricoles, canicules, manque d’eau, inondations… ce rapport montre que la situation s’est significativement aggravée et que les risques climatiques sont de plus en plus importants et font déjà des morts partout dans le monde. Alors oui, on pourrait se dire “encore un énième rapport” mais cette fois-ci c’est différent, ce rapport ne s’arrête pas au constat, il offre des solutions au monde. Ce que nous dit le GIEC est que nous pouvons encore agir pour réduire les risques, et nous adapter au mieux, pour absorber les chocs à venir, être moins vulnérables tout simplement.
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| Il faut faire payer les milliardaires français qui brûlent la planète avec Clément Sénéchal et Alexandre Poidatz | 25 Feb 2022 | 00:36:01 | |
| Quelles solutions pour construire un monde meilleur et durable ? avec Julien Vidal | 04 Feb 2022 | 00:34:24 | |
L’écologie peut-elle faire rêver ? Et si les épreuves à venir étaient l'occasion d’inventer une société plus durable et solidaire ? C’est le pari de Julien Vidal avec son livre 2030 Glorieuses. Il y dessine les contours d’une société plus respectueuse du vivant et donne des pistes pour y arriver d’ici à 2030. Semaine de 4 jours, monnaies locales, service éco volontaire, formation obligatoire des élus, gratuité des transports, rénovation massive des logements, big bang fiscal…
Ce livre reprend une grande partie des mesures proposées par la société civile depuis des années pour dessiner un futur souhaitable.. Julien Vidal nous y invite à ne pas avoir peur de l’avenir mais à voir le monde tel qu’il pourrait être pour mettre le cap vers une nouvelle civilisation.
“Il y a eu les trente glorieuses, dopées aux énergies fossiles, à l’extractivisme, à la surexploitation, à l’accumulation et à la compétition. Il y aura les 2030 glorieuses, nourries par l’entraide, la créativité, l’innovation frugale, la conscience d’un destin commun, l’empathie.”
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| Comment les lobbies de la viande nous manipulent avec Laure Ducos | 02 Feb 2022 | 00:27:11 | |
Faut-il arrêter de manger de la viande ? Le sujet fait débat mais les faits sont là. C’est une recommandation que l’on entend de plus en plus, si l’on veut réduire notre empreinte carbone, l’une des premières choses à faire est de manger moins de viande. Tout simplement parce qu’au niveau mondial, l’élevage est responsable de 19% des émissions de gaz à effet de serre.
Aujourd’hui en France, nombreuses sont les personnes qui changent leurs habitudes de consommation. Des tendances qui ne plaisent pas du tout aux lobbies ! C’est ce que révèle le nouveau rapport GreenPeace : “Comment les lobbies de la viande nous manipulent pour nous convaincre que l’élevage industriel n’existe pas et que consommer moins de viande n’est pas nécessaire”. Et ce, dès l’école. Le tout en dépensant des centaines de milliers d’euros au prix de notre santé et de l’environnement.
Entretien avec Laure Ducos, chargée de campagne Agriculture et Alimentation chez Greenpeace qui est l’autrice principale de ce rapport.
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| Biodiversité : la plus grave et la plus ignorée des crises avec Gilles Boeuf | 28 Jan 2022 | 00:52:54 | |
Tandis que le climat se réchauffe à un rythme sans précédent, la biodiversité s’appauvrit plus rapidement que jamais dans l’histoire de l’humanité. Et ce déclin menace nos conditions de vie. Pourtant, on n’en parle si peu. Comme si la “nature” nous était extérieure. Alors que la biodiversité, c’est le tissu vivant de notre planète, l’humain en fait évidemment partie.
Pour comprendre ce qu’est la biodiversité, en quoi son effondrement nous concerne directement, et pourquoi nous devons absolument la préserver pour vivre mais aussi éviter de nouvelles épidémies, entretien avec Gilles Boeuf, biologiste, ancien président du muséum d’histoire naturelle et grand spécialiste de ces questions.
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| L'enquête glacante sur les multinationales qui détruisent la planète avec Mickaël Correia | 14 Jan 2022 | 00:48:20 | |
Saviez-vous que 100 entreprises sont responsables de 70% des émissions mondiales de CO2 ? Saudi Aramco, Gazprom, China Energy, ces noms ne vous disent sûrement rien et pourtant ce sont les trois multinationales les plus polluantes de la planète. Si ce trio était un pays, il serait le troisième pays au monde le plus émetteur derrière la Chine et les-Etats Unis ! Ces 3 géants industriels sont les plus grands responsables du chaos climatique que nous vivons et ils ne comptent pas du tout s’arrêter là puisque polluer rapporte gros.
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| Le changement peut se faire au niveau local avec Kevin Vacher | 31 Dec 2021 | 00:41:03 | |
Si nous voulons voir de grands changements cela se fera au niveau local” voilà ce que déclarait récemment Dennis Meadows, auteur du célèbre rapport les limites à la croissance de 1972 dans un entretien donné au magazine Socialter. Au-delà de la construction d’alternatives, le niveau local implique aussi une forme de résistance à la destruction du vivant.
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| Climat : les inégalités nous mènent dans le mur avec Lucas Chancel | 17 Dec 2021 | 00:31:02 | |
Ce sont des chiffres qui donnent le vertige et qui sont de moins en moins concevables pour un cerveau humain. Les 1% les plus riches possèdent la moitié des richesses de la planète et les 10% les plus riches du monde représentent la moitié des émissions mondiales de CO2.
Le nouveau rapport sur les inégalités mondiales montre d’une part que les inégalités dans le monde sont aujourd’hui aussi importantes qu’au début du 20e siècle, lorsque l’impérialisme occidental était à son apogée, et d’autre part que l’on ne pourra pas s’attaquer à la crise climatique sans régler le problème des inégalités. Ces inégalités fragilisent nos sociétés et menacent leur cohésion même.
Alors que faire face à ce constat terrifiant ? Comment peut-on rééquilibrer la balance ? Quelles sont les solutions pour réduire les inégalités économiques, sociales et climatiques ?
Entretien de Paloma Moritz avec Lucas Chancel, économiste, spécialiste des inégalités et de l’environnement et co-directeur du Laboratoire sur les inégalités mondiales.
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| Les pollueurs doivent être stoppés et condamnés avec Marie Toussaint | 10 Dec 2021 | 00:37:10 | |
Aujourd’hui, la question se pose : doit-on à l’aune de la crise écologique que nous vivons donner des droits à la nature ? Doit-on criminaliser l’écocide au même titre que le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes d’agression ? Et comment sont menés ces combats au niveau européen ?
Entretien de Paloma Moritz avec Marie Toussaint, eurodéputée EELV, juriste en droit de l’environnement, militante fondatrice et ancienne présidente de l’association Notre affaire à Tous qui a notamment été à l’origine de l’Affaire du siècle.
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| Affronter le chaos qui vient : mode d'emploi avec avec Arthur Keller | 03 Dec 2021 | 01:01:48 | |
Comment s'organiser avec nos contraintes pour avoir le meilleur des mondes possibles ? Arthur Keller, propose face au chaos qui vient, multiplication des catastrophes naturelles, raréfaction des ressources, pénuries et dislocation sociale, une méthode. Pour l’expert : “Notre système va basculer comme un iceberg”, il faut donc s’y préparer au mieux aujourd’hui. Et cela passe par réparer le concept de résilience et construire un nouveau système.
Entretien de Paloma Moritz avec Arthur Keller, expert des risques systémiques, des vulnérabilités des sociétés modernes et des stratégies de résilience collective et de durabilité, auteur, conférencier, formateur et consultant. Il forme des élus à la résilience territoriale, conseille des agences publiques sur les stratégies de résilience, est à l'origine de nombreuses propositions en la matière, et enseigne dans plusieurs écoles d'ingénieurs. Il travaille aussi sur la façon dont on peut utiliser les récits pour mobiliser et transformer nos sociétés.
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| Grand sabotage climatique : révélation sur un système corrompu | 06 Dec 2023 | 00:38:36 | |
Nous en sommes à la 28ème COP. Et une question demeure : pourquoi près de trente années de « négociations » climatiques ont-elles à ce point échoué ?
Aujourd’hui, même si les engagements des États sont respectés, ils conduiront à une diminution des émissions de seulement 2% au niveau mondial, entre 2019 et 2030. Alors que la promesse de l’Accord de Paris était de les réduire de 43% pour rester sous la barre fatidique des 1,5°C de réchauffement... La température moyenne du globe a déjà augmenté d’1,2°C et les conséquences de ce réchauffement sont toujours plus visibles et violentes. Alors pourquoi une telle inertie ? Bien sûr, les raisons sont nombreuses.
Le journaliste Fabrice Nicolino parle lui de grand sabotage climatique. Pour lui, l’ONU n’a pas seulement échoué dans sa mission de lutter contre le réchauffement climatique, elle est complice de l’inaction. Pendant des années, l’organisation aurait laissé les intérêts des multinationales les plus polluantes et des industriels influencer les négociations. En retraçant, l’histoire des organisations internationales consacrées à l’écologie, depuis le premier Sommet de la Terre à Stockholm en 1972, Fabrice Nicolino a découvert des personnages - dignes de film - qui incarnent ces conflits d’intérêts. Des hommes qui ont été au cœur des discussions climatiques, tout étant liés aux industries les plus polluantes. Dans son dernier livre, Le Grand Sabotage Climatique, il explique pourquoi le changement climatique n’a, selon lui, jamais été pris au sérieux par les instances internationales et appelle la jeunesse à prendre en main son destin en se révoltant. Alors qui sont les saboteurs du climat ? Quel impact ont-ils encore aujourd’hui sur les négociations et les débats climatiques ? La COP28 à Dubaï serait-elle le paroxysme de ce jeu de dupes ? Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Fabrice Nicolino.
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| Il faut cesser de croire qu'on est tous ensemble pour sauver la planète avec Amy Dahan | 02 Dec 2021 | 00:47:32 | |
Nous en sommes désormais à 26 COPs depuis la première à Berlin en 1995, 26 années de négociations climatiques, et pourtant les émissions mondiales continuent inexorablement à augmenter. Alors peut-on vraiment gouverner le climat ? Quelle est la réelle utilité de ces COPs et leurs limites ? Comment améliorer ces processus et créer des mécanismes pour contraindre les pays à respecter leurs engagements pour limiter la catastrophe annoncée ?
Entretien avec Amy Dahan, historienne des sciences, chercheuse au CNRS et spécialiste des négociations climatiques sur l’histoire des COPs et leur évolution.
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| Peut-on faire la transition écologique sans nucléaire ? avec Yves Marignac | 05 Nov 2021 | 01:21:21 | |
On ne le réalise pas toujours, mais la transition énergétique que nous devons opérer pour faire face à l’urgence écologique, nécessite dans la plupart des scénarios un changement de société. Car l’énergie est au cœur de nos vies, si omniprésente qu’on ne s’en rend même plus compté, jusqu’à ce que ses prix augmentent ou que nous n’y ayons plus accès.
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| Énergies et climat : il va falloir faire des sacrifices avec Jean-Marc Jancovici | 22 Oct 2021 | 01:20:07 | |
Comment apprendre à vivre en univers contraint ? Comment imaginer notre futur énergétique ? Et comment la France peut-elle se placer dans ce défi planétaire ?
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| Le conseil d'Etat condamne Macron pour son inaction climatique avec Fabien Raynaud | 15 Oct 2021 | 00:42:40 | |
Que peut le droit pour l’environnement et sa protection ? Ces dernières années, les associations ont de plus en plus recours au droit pour contraindre les Etats à agir pour protéger les humains et la planète. Depuis quelques mois, en France, les premières grandes décisions tombent, souvent au détriment du gouvernement.
Mais il faut bien reconnaître que quand on lit ces actualités, il est souvent difficile de comprendre, ce qu’elles signifient, quand le Conseil d’Etat donne neuf mois au gouvernement pour respecter ses engagements climatiques ou qu’il le condamne à une amende de 10 millions d’euros pour son incapacité à réduire la pollution de l’air, Qu’est ce que cela implique concrètement ? Est-ce que c’est efficace ?
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