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Explorez tous les épisodes du podcast Ballast

Plongez dans la liste complète des épisodes de Ballast. Chaque épisode est catalogué accompagné de descriptions détaillées, ce qui facilite la recherche et l'exploration de sujets spécifiques. Suivez tous les épisodes de votre podcast préféré et ne manquez aucun contenu pertinent.

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TitreDateDurée
Le monde paysan, mon père et moi [épisode 4/4]28 Oct 202500:24:42

Samuel emmène son père François, ancien militant paysan, sur les routes de France à la rencontre de celles et ceux qui inventent une société plus écologique. Un voyage qui dévoile une autre vision des campagnes et où des utopies se dessinent alliant mondes paysans et révolution. [Épisode 4/4]


Réalisation : Théo Herrerias & Samuel Chabré

Auteurs : Tom Hébrard, François Chabré & Samuel Chabré

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Le monde paysan, mon père et moi [épisode 3/4]27 Oct 202500:25:43

Samuel emmène son père François, ancien militant paysan, sur les routes de France à la rencontre de celles et ceux qui inventent une société plus écologique. Un voyage qui dévoile une autre vision des campagnes et où des utopies se dessinent alliant mondes paysans et révolution. [Épisode 3/4]


Réalisation : Théo Herrerias & Samuel ChabréAuteurs : Tom Hébrard, François Chabré & Samuel Chabré

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Le monde paysan, mon père et moi [épisode 2/4]24 Oct 202500:21:51

Samuel emmène son père François, ancien militant paysan, sur les routes de France à la rencontre de celles et ceux qui inventent une société plus écologique. Un voyage qui dévoile une autre vision des campagnes et où des utopies se dessinent alliant mondes paysans et révolution. [Épisode 2/4]


Réalisation : Théo Herrerias & Samuel Chabré

Auteurs : Tom Hébrard, François Chabré & Samuel Chabré

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Le monde paysan, mon père et moi [épisode 1/4]06 Oct 202500:19:14

Samuel emmène son père François, ancien militant paysan, sur les routes de France à la rencontre de celles et ceux qui inventent une société plus écologique. Un voyage qui dévoile une autre vision des campagnes et où des utopies se dessinent alliant mondes paysans et révolution. [Épisode 1/4]


Réalisation : Théo Herrerias & Samuel Chabré

Auteurs : Tom Hébrard, François Chabré & Samuel Chabré

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L'estive20 Aug 202500:52:37

Berger, ce travail longtemps déconsidéré n'a été reconnu comme métier qu'à partir des années 80. Solitaire et difficile, il suscite néanmoins un certain engouement auprès de toute une nouvelle génération, notamment au sein des classes moyennes. Marine la trentaine en fait partie. En complément d'autres activités, chaque été elle part dans les Alpes-de-Haute-Provence pour garder un cheptel de milliers de brebis. En 2023, nous sommes allés à sa rencontre, là-haut, à quelques kilomètres au dessus de Saint-Ours, sur le plateau de Mallemort. Là, à l'abri de la pluie dans une petite cabane accrochée à la montagne, Marine nous raconte son parcours.


Avec la participation de Marine Hervé

Réalisation : Choupas Cyrille

Montage et habillage : Djibril Maïga


Retrouvez cette série sur notre site internet : https://www.revue-ballast.fr/serie/l-estive/


Crédits :

Extrait sonore : " Nous la mangerons c'est la moindre des choses " de Elsa Maury

Musiques :



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Drôle de temps, ami - Maryam Madjidi12 Nov 202400:27:38

C’est l’histoire d’une femme, née en Iran, qui vit en France et cherche comment définir, enfin, ce qu’est l’exil. Elle cherche un peu partout : dans les textes et les images. Après dix-sept années passées loin de la théocratie islamiste, elle décide de revenir, le temps d’un séjour, dans son pays natal. Elle part en quête de livres écrits dans sa langue maternelle — peut-être y trouvera-t-elle ce qu’elle cherche ? Cette femme, c’est Maryam Madjidi. L’autrice de Marx et la poupée, en 2017, et la candidate, deux ans plus tard, sur une liste du Parti communiste français. Elle nous a confié ce récit inédit.


Texte de Maryam Madjidi, lu par Lucie Morel, Thierry Adam et Cyrille Choupas.

https://www.revue-ballast.fr/drole-de-temps-ami/


Montage et habillage : Djibril Maïga

Musique : Quieter Than Silence de Mehdi Aminian et Mohamad Zatari - Roots Revival

https://www.youtube.com/watch?v=tlJJZrriAVI


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La cantine des femmes battantes - cuisiner pour s'émanciper 28 Oct 202400:14:08

Dans ce podcast, nous vous emmenons dans les cuisines de la cantine des femmes battantes, une association qui propose des plats de spécialité africaine, située à La Pépinière à Aubervilliers. Trois cuisinières - Nana, Fatou et Mariame - nous racontent leurs histoires, leurs parcours de migration et leurs rôles au sein de cette cantine. A travers leurs témoignages, ces femmes battantes expliquent comment la cuisine est un moyen d'émancipation pour elles. 


Réalisation : Ilona Cathelin et Yann Besson

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« Je vous quitte plein d’espoir » : un résistant communiste témoigne — Loez18 Aug 202400:22:22

Dans les rues de Paris, « toute l’extrême droite, zemmourienne et lepéniste, s’est donnée rendez-vous » en novembre dernier. Une commémoration pétainiste ? Un rassemblement anti-immigration ? Non. Une marche contre l’antisémitisme, qui a piteusement divisé la gauche et accéléré le grand ravalement de façade qu’opère l’extrême droite. Avec l’aide, précieuse, de « l’extrême centre » macroniste qui, comme l’écrit l’historien Johann Chapoutot, sème tranquillement des « petits cailloux fachos » sur son chemin. Face à cette conjoncture, il est utile de se rappeler le témoignage de Jean Courcier, condamné par Vichy à deux ans et demi de prison pour faits de résistance dès 1940, puis livré aux Allemands à la fin de sa peine et déporté au camp de concentration de Mauthausen. Nous l’avions rencontré à Rennes fin avril 2007. Il nous avait alors montré son uniforme de déporté : cousu sur la poitrine, le triangle rouge qui l’identifiait comme communiste ; sur le cœur et au milieu du dos, comme une cible, un disque de la même couleur le signalait comme forte tête. Témoigner lui était vital, pour que ne se reproduisent pas les horreurs qu’il avait vécues. Jean s’est éteint le 8 janvier 2020 à 98 ans. Que vive sa mémoire.


Texte de Loez, lu par Stéphane Burlot et Cyrille Choupas.


https://www.revue-ballast.fr/je-vous-quitte-plein-despoir-un-resistant-communiste-temoigne/

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Le monde des laborieux — Éric Louis19 May 202400:18:02

Par la voix d’une grotesque énarque et ancienne cadre supérieure, le ministère de l’Industrie a loué, il y a peu, « la magie de l’atelier où l’on ne distingue pas le cadre de l’ouvrier ». Le sang d’Éric Louis n’a fait qu’un tour. C’est que cet ancien cordiste de la Somme, « ouvrier, fils d’ouvrier, petit-fils d’ouvriers », sait de quoi il en retourne vraiment. « Ça fait un an que je bosse en continu. Un an d’usine. Neuf mois de tôlerie dans la ferraille huileuse de radiateurs électriques. Trois mois dans l’alu des échafaudages. » Fort de son expérience, il répond dans nos colonnes à la ministre déléguée.


Texte d'Éric Louis, lu par Roméo Bondon, Cyrille Choupas et Lucie Morel.


https://www.revue-ballast.fr/le-monde-des-laborieux/

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Grégory, ouvrier-cordiste : s’organiser, se défendre et se bagarrer05 May 202400:34:01
En mars dernier, le PDG du groupe Jarnias, spécialisé dans les travaux en hauteur, pérorait sur un plateau : « On est au sommet de l’Aiguille du Midi, au sommet de la Tour Eiffel, au sommet des grandes cheminées industrielles… On a l’habitude de dire qu’on rend accessible l’inaccessible. » Pendant longtemps, l’unique syndicat vers lequel un cordiste pouvait se tourner était une structure patronale, qui fédère et défend les entreprises de travaux sur corde, et non leurs travailleurs. Depuis fin 2018, l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires souhaite pallier cette carence. Dans un village des Cévennes, nous avons rencontré Grégory Molina, membre et fondateur de l’association. Sur la table qui nous sépare, il y a un enregistreur, deux verres, un carnet et un livre sur les morts au travail — « saine lecture », commente sobrement le cordiste. Récit d’un quotidien fait de débrouille, de chantiers et de lutte.

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Gérard Lemaire : les deux vies d’un poète ouvrier — Yanna Rival, Loez, Élie Marek07 Apr 202400:24:17

Souvent, pour se souvenir, il nous faut l’aide de passeuses, de passeurs. La mémoire en dépend. Sans Marie Josèphe Lemaire, la poésie de son mari Gérard Lemaire, décédé en 2016, ne serait pas arrivée jusqu’à notre rédaction. Depuis bientôt quatre ans, elle publie chaque jour un poème de son compagnon défunt sur un blog hébergé par Mediapart. L’impression que nous laisse la lecture, un jour, de quelques-uns du millier de poèmes déjà diffusés est nette : nous étions passés à côté d’une rencontre heureuse. Né en 1942, Gérard Lemaire a toute sa vie plaidé pour une poésie politique, inspirée par son quotidien d’intérimaire, ses périodes de chômage, ses accidents et ses voyages, comme par les moments de résistance et de révolte du XXe siècle. En novembre dernier, dans une brasserie parisienne, Marie Josèphe Lemaire nous a raconté sa vie, celle de son mari et la manière dont elle fait aujourd’hui vivre son œuvre. Sixième et dernier volet de notre série consacrée à la littérature du travail.


https://www.revue-ballast.fr/gerard-lemaire-les-deux-vies-dun-poete-ouvrier/


Texte de Yanna Rival, Loez et Élie Marek lu par Roméo Bondon, Cyrille Choupas et Lucie Morel.

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J’ai quitté les rondes paisibles — journal d’un ouvrier — Louis Aubert 17 Jan 202400:20:03

« Quand tu vas sur une ligne de production, c’est pour ton pays, c’est pour la magie », a déclaré il y a deux ans une ministre macroniste au cours du « plus grand rassemblement business de France ». Écoutons plutôt le regretté Joseph Ponthus, auteur d’À la ligne : on ne va pas à l’usine pour rêver « mais pour des sous ». Et, parfois, on se défait de son travail quotidien sur des bouts de papier. Ponthus notait aussi : « Au fil des heures et des jours le besoin d’écrire s’incruste tenace comme une arrête dans la gorge. » C’est ce même besoin qui, une décennie durant, a animé l’auteur de ce récit que nous publions. Ouvrier dans l’agro-industrie depuis une vingtaine d’années, Louis Aubert s’attache non seulement à relater tout ce temps passé dans des frigos mais aussi à décomposer ce qu’implique pour lui ce geste-là. « J’écris pour me joindre au cortège des récits ouvriers, aux récits de ces corps qui vont chaque matin vers les fatigues prochaines, trébuchent, résistent, flanchent, trichent, désertent. » Premier texte d’une série en six volets tout entière consacrée à la littérature du travail.


https://www.revue-ballast.fr/jai-quitte-les-rondes-paisibles-journal-dun-ouvrier/


Texte de Louis Aubert, lu par Roméo Bondon et Anne Feffer.

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C’est la grève ! — Jean Pierre Levaray04 Dec 202300:18:00

« L’éternelle revendication ouvrière, c’est qu’on ait enfin un jour plus d’égard aux hommes qu’aux choses », écrivait Simone Weil en octobre 1936. La joie ressentie lors des grèves de mai et de juin — « ce sursaut de dignité » — commençait alors à vaciller dans le pays. Un demi-siècle plus tard, l’ouvrier, syndicaliste et auteur Jean Pierre Levaray publiait Putain d’usine. « Personne ne parle de ce malaise qui touche les ouvriers qui ont dépassé la quarantaine et qui ne sont plus motivés par un travail trop longtemps subi. Qu’il a fallu garder parce qu’il y avait la crise, le chômage. » Le livre est, depuis, un classique de la littérature ouvrière. Dans l’un des chapitres, « Dire non », Levaray faisait le récit d’une grève à l’usine dans laquelle il travaillait. « Des grèves, on sait qu’il y en aura d’autres, c’est inéluctable. Parce qu’on ne se laissera pas faire », écrivait-il. Les syndicats viennent d’appeler à des grèves de masse le 7 mars prochain, pour contrer la réforme des retraites ; nous publions en ligne ce texte rêvant, encore et encore, de « jours meilleurs ».


https://www.revue-ballast.fr/cest-la-greve/


Texte extrait de Jean Pierre Levaray, Putain d’usine, Agone, 2005, lu par Maya Mihindou, Roméo Bondon et Cyrille Choupas.

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Gabriel, gilet jaune mutilé : « Je n’avais jamais foutu les pieds dans une manifestation » — Sophie Divry22 Mar 202300:32:04

Samedi 24 novembre 2018, acte II.


Les invisibles arborent désormais un gilet jaune ; ils sont venus du pays tout entier pour exiger une vie meilleure. On appelle à la démission du « président des riches », on élève des barricades. « C’est le peuple en colère », nous dit-on aussitôt. Et c’est déjà l’émeute sur les Champs-Élysées — peut-être l’insurrection. L’un des membres de notre rédaction se dirige en direction de l’avenue Franklin‑D.-Roosevelt. Des tirs, des gaz, des cris. Il entend : « Un blessé ! Appelez les pompiers ! » Il s’approche. « Il y a du sang partout. Un gamin en état de choc », écrira-t-il quelques jours plus tard dans nos colonnes.


Il a 21 ans, il s’appelle Gabriel, il vient de la Sarthe, il est monté sur la capitale pour exprimer son « ras-le-bol de voir les gens dans la misère », il s’apprêtait à passer son BTS en chaudronnerie. C’est la première fois qu’il participe à une manifestation et les forces armées du régime fraîchement élu « pour faire barrage à l’extrême droite » viennent de lui arracher une partie de la main — 26 grammes de TNT, catégorie « arme de guerre ». La guerre contre « ceux qui ne sont rien ». Sa mère se tient à ses côtés. « Mon regard croise celui de son fils. Il lève sa main en l’air afin d’éviter une hémorragie. »


Nous sommes restés en contact avec la famille Pontonnier. Cette semaine de publications lui sera consacrée : deux ans ont passé — deux ans d’une lutte quotidienne : sanitaire, juridique, financière, psychologique. Laissons la parole à l’écrivaine Sophie Divry, qui ouvre cette série de textes : « J’ai rencontré, environ un an après leur accident, les cinq gilets jaunes qui avaient eu la main arrachée par une grenade. À partir de ces cinq entretiens, et avec leur accord, j’ai monté un texte choral publié en octobre 2020 au Seuil sous le titre Cinq mains coupées. Exceptionnellement, pour Ballast, avec l’autorisation de Gabriel et de sa famille, je livre ici l’entièreté de l’interview réalisée en janvier 2020, au Mans, lorsque je l’ai vu avec sa mère. L’entretien a duré trois heures. Ce sont des mots difficiles, un parcours brisé, qu’il importe que chacun considère à leur juste place. Nous savons que l’État protège les riches et écrase les ouvriers. Les mots de Gabriel permettent de réaliser ce que cela veut dire vraiment. »


https://www.revue-ballast.fr/gabriel-gilet-jaune-mutile-je-navais-jamais-foutu-les-pieds-dans-une-manifestation/


Texte de Sophie Divry, lu par Maya Mihindou, Anouchka Wood et Cyrille Choupas.

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« Nous étions des mains invisibles » — Fernande Bagou19 Feb 202300:20:40

Nous l’avions rencontrée une première fois au mois de mars 2018, lors d’une manifestation en soutien aux cheminots, aux côtés des employés d’une entreprise de nettoyage — H. Reiner Onet — en charge des gares d’Île-de-France. « Nous sommes aussi là pour défendre nos droits : depuis la fin de la grève, Onet n’a pas respecté le protocole », nous avait dit une de ses collègues. Fernande Bagou, la cinquantaine, a justement été l’une des porte-paroles de cette grève menée tambour battant, fin 2017, durant 45 jours : le nouvel employeur entendait déplacer les salariés d’un chantier à l’autre selon son bon vouloir — une « clause de mobilité » refusée par l’ensemble du personnel. Cette grève, appelant en outre au maintien de tous les postes et à l’égalisation des paniers repas, était une première pour la plupart. D’une voix calme, l’agente de nettoyage revient sur son expérience de travail au quotidien et cette bataille remportée : « L’employeur doit savoir que les salariés ne sont pas des robots, pas des esclaves. » Et met en garde la direction, si celle-ci en venait à fouler aux pieds ses engagements.


https://www.revue-ballast.fr/nous-etions-des-mains-invisibles/


Témoignage de Fernande Bagou, lu par Maya Mihindou, Anouchka Wood et Cyrille Choupas.

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Joëlle, ouvrière viticole et assistante maternelle — Rémi Larue08 Jan 202300:18:48

Sud-Ouest, département de la Gironde. Joëlle, bientôt 60 ans quand nous la rencontrons, est fille d’ouvriers agricoles. Après treize années à exercer comme retoucheuse dans le domaine textile, elle a gagné sa vie en tant qu’ouvrière viticole et assistante maternelle. Titulaire du statut de travailleuse handicapée et actuellement au chômage, elle rêve de pouvoir partir à la retraite et profiter, enfin, de ses enfants et petits-enfants. Un récit sur fond de chanson française.


https://www.revue-ballast.fr/joelle-ouvriere-viticole-et-assistante-maternelle/


Texte de Rémi Larue, lu par Mélanie Simon-Franza, Maya Mihindou et Cyrille Choupas.

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La Nouvelle Métisse : paroles de Gloria Anzaldúa — Maya Mihindou04 Dec 202200:31:20

L’autrice et poétesse Gloria Anzaldúa, figure du féminisme chicana, est née en 1942 sur la ligne de démarcation entre le Mexique et les États-Unis. Habiter la frontière — et donc les conflits sociaux, linguistiques et narratifs qui s’y logent : elle n’a jamais cessé de travailler cette idée. Son ouvrage Borderlands/la Frontera : the New Mestiza, paru en 1987, a fait date : pour ce qu’il disait autant que pour la manière avec laquelle il le disait (croisant ainsi essai, fiction, poésie et récit autobiographique1). Anzaldúa est issue du monde ouvrier texan — celui des travailleuses et des travailleurs agricoles chicanos. Elle y a fait ses premières armes et critiques militantes. C’est forte de cet ancrage qu’elle a investi l’espace universitaire, s’avançant, dès le début des années 1980, comme « queer ». Un décalage perpétuel. Pour Anzaldúa, la frontière est une peau et, dans sa pensée, un outil à même d’aiguiser ce que le sociologue afro-américain W.E.B Du Bois théorisait, dès le début du XXe siècle, sous la notion de « double conscience ». Comment, en somme, traduire depuis le Nord l’expérience des minorités héritières de l’esclavage ou du colonialisme ? Nous lui avons consacré une série de publications à l’été 2020. Nous publions aujourd’hui son portrait.


https://www.revue-ballast.fr/la-nouvelle-metisse-paroles-de-gloria-anzaldua/


Texte de Maya Mihindou, lu par Cyrille Choupas et Maya Mihindou

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Témoignage : fuir Kiev sans la nationalité ukrainienne — Yanna Oiseau 23 Oct 202200:16:23

Le politologue palestinien Yousef Munayyer s’étonnait il y a peu, dans les pages de The Nation, des « doubles standards » qui saturent le discours occidental « mainstream » depuis l’invasion de l’Ukraine. Ce qui jusqu’à la veille était impensable — ou, pire, tenu pour condamnable — se voit célébré par l’intégralité du personnel médiatique, politique et culturel. C’est que certains humains sont perçus et pensés « comme moins humains que d’autres ». Les vingt-sept États membres de l’Union européenne ont rapidement activé une procédure de régularisation visant à protéger les personnes fuyant la guerre : créée en 2001, cette protection temporaire n’avait jamais été mise en application. Mais une partie de la population résidant en Ukraine en est actuellement exclue : en clair, ceux et celles qui n’ont pas la nationalité ukrainienne. Rien, pourtant, ne saurait justifier la distinction de civils échappant ensemble au même conflit armé : ni les papiers, ni — lorsque la chose est formulée sans détour — la couleur de peau ou la confession. Nous avons recueilli le témoignage d’Alaya, jeune femme originaire d’Afrique subsaharienne qui vient de fuir Kiev.


https://www.revue-ballast.fr/temoignage-fuir-kiev-sans-la-nationalite-ukrainienne/


Texte de Yanna Oiseau, lu par Mélanie Simon-Franza, Maya Mihindou et Cyrille Choupas.

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Partout la mer est libre — Maya Mihindou17 Jul 202200:19:24

« Une sorte d’en­gre­nage infi­ni rat­tache le miné­ral, le végé­tal et l’a­ni­mal », écri­vait Anita Conti. La pre­mière femme océa­no­graphe n’a jamais ces­sé de racon­ter la mer en sui­vant les marins et, assis­tant aux avan­cées indus­trielles, d’a­ler­ter de la tour­nure du monde à la vue des océans vidés par l’être humain. Si les forêts sont le « pou­mon de l’hu­ma­ni­té », l’a­dage est incom­plet : les océans ren­ferment du car­bone et pro­duisent la plus impor­tante part de l’oxy­gène que nous res­pi­rons. Pourtant, nous sommes sourds aux réa­li­tés sous-marines. Dans les océans, deux orga­nismes sont inti­me­ment liés pour façon­ner le gaz que l’on ins­pire : le planc­ton et la baleine. Sur le pre­mier, reli­sons Conti : « Les êtres vivants du planc­ton sécrètent d’im­pal­pables traces de mucus qui sont les pièges des pous­sières miné­rales d’o­ri­gines célestes, ou sim­ple­ment conti­nen­tales et empor­tées par les vents ; et ces élé­ments s’en­foncent ; et à chaque seconde, s’en­foncent avec eux les incal­cu­lables mil­liards d’êtres qui meurent. » Pour ce qui est de la baleine, mam­mi­fère migra­teur habi­tué à nager sous les cen­taines de mil­liers de bateaux qui sillonnent le monde, nous en sui­vons, ici, la trace.


https://www.revue-ballast.fr/partout-la-mer-est-libre/


Texte de Maya Mihindou, lu par Maya Mihindou et Cyrille Choupas.

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Tout ce qui vit — Élie Marek & Elias Boisjean26 Jun 202200:25:00

Si le mouvement socialiste historique a compté de nombreuses voix animalistes, force est de constater que l’une de ses branches, l’anarchisme, a témoigné d’un intérêt plus appuyé encore. De Louise Michel à la formation — ces dernières décennies — des principales organisations animalistes ou antispécistes, la pensée libertaire irrigue la cause animale. Son désir de mettre en évidence l’ensemble des processus sociaux de sujétion, de domination et de hiérarchisation n’y est pas pour rien. Ce texte raconte la création, dans les années 1910 et 20, de deux communautés végétaliennes dans l’Aisne puis l’Indre-et-Loire. À la tête de la première, une militante féministe, un ancien serrurier et un ancien tailleur de pierre. Il est pour eux question de rompre avec le capitalisme industriel et de refuser d’user de « sa force sur des êtres sensibles ». À la tête de la seconde, ce même serrurier : ne pas exploiter les animaux, c’était, disait-il, voir advenir « la Révolution immédiate ». Troisième volet de notre série « Luttes animales, luttes sociales ».


https://www.revue-ballast.fr/tout-ce-qui-vit/


Texte de Élie Marek et Elias Boisjean, lu par Cyrille Choupas et Mélanie Simon-Franza.


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« Checker les privilèges » ou renverser l’ordre ? — Kaoutar Harchi 05 Jun 202200:14:03

« Check Your Privilege » : le mot d’ordre est partout. On trouve même, sur Internet, des tests visant à calculer son niveau précis de privilège — en fonction des remarques que l’on reçoit sur son accent, du logement que l’on occupe, des tentatives de suicide que l’on a ou non commises ou encore de l’existence d’un lieu de culte honorant sa religion dans la ville que l’on habite. On dénombre ainsi un « privilège masculin », un « privilège hétérosexuel », un « privilège de classe », un « beauty privilege » ou encore un « privilège blanc ». C’est ce dernier, mobilisé aux États-Unis depuis les années 1970, qui retient ici l’attention de la sociologue et écrivaine Kaoutar Harchi. Si l’on ne saurait nier, avance-t-elle, toute pertinence théorique à ce concept, son succès académique et militant fait question : il dépolitise les luttes pour l’égalité et se conforme aux attendus de l’individualisme libéral. Car c’est la structure de l’ordre dominant (capitaliste, raciste, sexiste) qu’il s’agit bien plutôt de penser — autrement dit, de démanteler.


Texte de Kaoutar Harchi, lu par Cyrille Choupas et Mélanie Simon-Franza.


https://www.revue-ballast.fr/checker-les-privileges-ou-renverser-lordre/

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Fanny : une histoire de la grossophobie ordinaire19 May 202200:14:29

Sur 7 milliards d’êtres humains, 1,9 milliards d’entre eux sont en surpoids ; en France plus de 8 millions de personnes sont considérées comme obèses, soit 17 % de la population. L’ensemble des discriminations qui structurent la vie des personnes grosses a désormais un nom : grossophobie. Si le concept peut encore paraître abstrait pour certains, il s’inscrit pourtant bien dans une réalité matérielle et concrète : stigmatisations quotidiennes, hostilité du milieu médical, discriminations au travail, etc. Fanny, ébéniste à son compte dans un petit atelier du Pays basque, connaît bien tout cela. Tandis qu’une émission de télévision se livre à une mise en scène humiliante des personnes grosses, Fanny nous raconte ici son parcours personnel et militant.


Propos recueillis par Ballast, lus par Mélanie Simon-Franza.


https://www.revue-ballast.fr/fanny-une-histoire-de-la-grossophobie-ordinaire/

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Quand un prof démissionne — Hugues Fardao31 Jan 202100:16:53

Un chiffre : entre la session 2019 et 2020 du concours d’enseignant en lycée professionnel, le nombre de candidats a diminué de 20 %. Une déclaration : en visite la semaine dernière dans un lycée professionnel d’Indre-et-Loire, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a loué « les ressources humaines, l’épanouissement des personnels, le bonheur au travail ». Entre les deux : un fossé. Celui d’un quotidien réellement vécu, que la communication du pouvoir enjambe toute honte bue. Hugues Fardao, professeur de lettres dans un lycée polyvalent normand jusqu’à cette année, a choisi de démissionner pour protester contre ce qu’il appelle la « francetélécommisation de l’Éducation nationale » et « la casse du service public ». Si certains enseignants continuent de miser sur la lutte syndicale ou politique, il estime, lui, n’être plus en mesure de surmonter les contradictions éthiques et professionnelles imposées par le ministère. Une décision difficile qu’il nous raconte.


Propos de Hugues Fardao, recueillis par Noé Roland, lus par Mélanie Simon-Franza.


https://www.revue-ballast.fr/quand-un-prof-demissionne/

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« On veut être respectés » : faire grève en pleine pandémie21 Jan 202100:15:10

Tandis que la production voit partout son rythme ralentir, la direction d’une usine à papier basée à Aubigné-Racan, petite commune de la Sarthe, a eu raison de la patience de ses employés. Face aux inquiétudes sanitaires de ces derniers et au refus d’instaurer le télétravail, le patron invoque « la sélection naturelle ». Une grève se met alors en place ; les machines sont arrêtées cinq jours. L’un des grévistes, également représentant du personnel, nous raconte leur lutte de l’intérieur. Depuis, l’essentiel de leurs revendications ont été entendues — sauf une : des excuses.


Propos recueillis par Ballast, lus par Mélanie Simon-Franza.


https://www.revue-ballast.fr/on-veut-etre-respectes-faire-greve-en-pleine-pandemie/

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Prendre soin de nos anciens — Anne-Sophie Pelletier29 Dec 202000:20:48

« Je vous mets au défi, vous qui êtes en forme, de faire en quinze minutes ce qu’on nous demande de faire à des personnes de plus de 80 ans : se lever, faire sa toilette, faire son lit, déjeuner », lance Anne-Sophie Pelletier, ancienne porte-parole des employé.e.s de cet établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes — ou « EHPAD » — qui, en 2017, ont réalisé une grève de 117 jours afin d’exiger davantage de personnel. C’était à Foucheran, dans le Jura. L’une des plus longues grèves françaises. « Des sous-effectifs considérables au regard des besoins médicaux des résidents engendrent à la fois une dégradation des conditions de travail et une maltraitance institutionnelle », a depuis révélé un rapport parlementaire. Anne-Sophie Pelletier n’avait jamais fait grève ; elle n’était pas syndiquée, pas militante : elle est à présent conseillère prud’homale pour la CGT et s’échine à faire vivre cette parole de résistance sur la scène nationale. En plein mouvement social contre le gouvernement Macron, nous l’avons rencontrée dans un café de Montreuil, non loin de la centrale syndicale : elle nous raconte la grève, cette « véritable école de vie ».


Propos recueilli par Ballast, lu par Mélanie Simon-Franza.


https://www.revue-ballast.fr/prendre-soin-de-nos-anciens/

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Lettre du poète Jean Sénac à son fils14 Dec 202000:12:10

L’Algérie vient de célébrer le 60e anniversaire du début de la guerre d’Indépendance. L’occasion de découvrir ce courrier de Jean Sénac, fils de pieds-noirs engagé aux côtés des indépendantistes algériens, adressé à son fils adoptif, Jacques Miel, en décembre 1961 — la guerre durait alors depuis sept ans.


Texte de Jean Sénac, lu par Mélanie Simon-Franza.


www.revue-ballast.fr/lettre-du-poete-jean-senac-a-son-fils/

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Carnet du Rojava (3/3) — Corinne Morel Darleux 06 Dec 202000:24:26

Troisième et dernier volet du journal de bord de la militante écosocialiste et conseillère régionale (PG) Corinne Morel Darleux.


Texte de Corinne Morel Darleux, lu par Cyrille Choupas et Mélanie Simon-Franza.


https://www.revue-ballast.fr/carnet-du-rojava-3-3/

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Adolfo Kaminsky — le monde entier — Hassina Mechaï 08 Nov 202000:32:23

« Un beau matin, la police française est arrivée, on a ramassé tout le monde, moi compris, et Drancy à nouveau. Mais eux ont tout de suite été déportés, et ensuite ça a été le four », nous raconte Adolfo Kaminsky après nous avoir ouvert les portes de son appartement. Le jeune homme, enfant de parents exilés, travaillait alors pour la Résistance comme faussaire. La guerre achevée, le photographe prolongea cet engagement jusqu’au début des années 1970 aux côtés d’indépendantistes algériens, de dissidents antifascistes et d’activistes sud-africains. Cela, personne ne l’aurait probablement jamais su si sa fille n’avait pas insisté pour recueillir sa parole et la rendre publique, en 2009, dans un ouvrage biographique. C’est ce dernier qui nous a conduits jusqu’à lui.


Texte de Hassina Mechaï, lu par Mélanie Simon-Franza


https://www.revue-ballast.fr/adolfo-kaminsky/

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En quête de l’invisible : paradoxes animaux — Roméo Bondon01 Nov 202000:33:14

D’un coup de patte, le lièvre se laisse engloutir par le fourré croisant sa course ; d’un battement d’aile, le milan se place dans l’axe du soleil et nous aveugle ; sans bruit, sans même un mouvement, la vipère se fond dans les couleurs de son rocher et s’absente, un temps, à la vue. Sur cette ligne qui sépare le visible de ce qui ne l’est pas, que se joue-t-il ? En interrogeant les rapports qu’ont les humains avec les animaux, ceux des animaux entre eux et ceux qu’ils ont envers nous, des paradoxes se dessinent : aimer leur apparence et porter sur soi leur peau ; apprécier leur démarche et l’interrompre en les tuant ; saluer leur ingéniosité et la briser par la nôtre. Et si notre regard pouvait n’être plus cet instrument de domination ?


Texte de Roméo Bondon, lu par Audrey Vernon.


https://www.revue-ballast.fr/en-quete-de-linvisible-paradoxes-animaux/

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Issa, libre-penseur — Anne Feffer25 Oct 202000:14:49

Issa balaie les rues de Malakoff depuis 20 ans. Le même périmètre. C’est dire s’il a pu observer comment cette ancienne commune ouvrière de la « banlieue rouge » de Paris s’est transformée - ce qu’on appelle la gentrification: plus d’argent, moins de solidarité... Je l’ai rencontré dans la rue où j’habite quand il est devenu balayeur après 10 ans de travail comme ouvrier imprimeur à son arrivée du Mali à 30 ans. A force d’échanges et de rires partagés nous sommes devenus amis. Il a accepté se prêter à ma demande d’interview, chez moi, tout en buvant des bières, en présence de Stef, un des photographes de Ballast. Ce jour-là, il se raconte comme jamais jusqu’alors: comment a changé le regard porté sur lui par certains habitants du quartier et aussi ses collègues - mais, surtout, il livre des fragments de sa vie passée dans une Afrique où il n’est pas retourné depuis si longtemps....


Un texte de Anne Feffer, lu par Mélanie Simon-Franza.


https://www.cairn.info/revue-ballast-2019-1-page-10.htm

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John Berger, la vie du monde — Joshua Sperling13 Jul 202000:20:30

Il fut peintre, poète, romancier, essayiste, critique d’art et scénariste — peut-être en oublie-t-on. Il donna la moitié de la dotation d’un prix littéraire aux Black Panthers, correspondait avec le sous-commandant insurgé Marcos et comptait parmi les membre du comité de soutien du Tribunal Russell sur la Palestine. John Berger, natif de Londres, a disparu en France en 2017, à l’âge de 90 ans, où il vivait dans un hameau de Haute-Savoie. Lorsqu’on lui demandait s’il était, le temps passant, toujours marxiste, il répondait : « Jamais la dévastation provoquée par la poursuite du profit n’a eu l’ampleur qu’elle a aujourd’hui… » — donc oui. Un portrait signé Joshua Sperling.


Texte de Joshua Sperling paru en anglais sous le titre « The Transcendental Face of Art » sur Guernica, en février 2017 — traduit, pour Ballast, par Isabelle Rousselot et Anne Feffer.


https://www.revue-ballast.fr/john-berger-la-vie-du-monde/

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Carnet du Rojava (2/3) — Corinne Morel Darleux 06 Jul 202000:20:14

Deuxième volet du journal de bord de la militante écosocialiste et conseillère régionale (PG) Corinne Morel Darleux.


https://www.revue-ballast.fr/carnet-du-rojava-2-3/

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Le chien de Diogène : imaginaire, mémoire et politique — Adeline Baldacchino29 Jun 202000:28:48

Au départ de ce texte, qu’il faut sans doute situer quelque part entre la spéculation et la rêverie, les mots d’un poète néerlandais. L’auteure, poétesse elle-même, s’en empare pour louer, au fil d’une plume trempée dans la tradition libertaire, les vertus mobilisatrices de l’imaginaire en politique. Sans quoi, « il n’est pas de révolution ». On croisera donc un commandant de sous-marin, des barbares, un abbé, un orage, et même un vieux chien grec.


https://www.revue-ballast.fr/le-chien-de-diogene-imaginaire-memoire-et-politique/

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Carnet du Rojava (1/3) — Corinne Morel Darleux 12 May 202000:22:54

En mars 2016 nais­sait offi­ciel­le­ment la Fédération démo­cra­tique de la Syrie du Nord, pro­lon­ge­ment de la zone auto­nome du Rojava : un contrat social était mis en place, basé sur les prin­cipes du confé­dé­ra­lisme démo­cra­tique et du com­mu­na­lisme, pro­mou­vant l’é­co­lo­gie, l’é­ga­li­té entre les sexes, l’appropriation col­lec­tive de la terre, de l’eau et de l’énergie ain­si que le res­pect de tous les cultes. Le régime d’Assad avait aus­si­tôt fait savoir que cette annonce n’a­vait « aucune valeur légale ». À l’heure où l’État turc, épau­lé par des oppo­sants armés audit régime, occupe Afrin, une région clé de la Fédération, la conseillère régio­nale et mili­tante éco­so­cia­liste Corinne Morel Darleux s’est ren­due sur place. Soucieuse de mieux com­prendre cette révo­lu­tion en cours, elle s’est entre­te­nue avec plu­sieurs de celles et ceux qui s’é­chinent à la faire vivre, sur fond de guerre natio­nale et inter­na­tio­nale. De retour, nous publions son jour­nal de bord.


https://www.revue-ballast.fr/carnet-du-rojava-1-3/

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Julien, une vie française — Léon Mazas04 May 202000:15:14

La Normandie, dans une des ces petites villes qui s’éteignent lentement. Elle hiberne comme entrée un long hier. Ses magasins – cinéma, boulangerie, café - les uns après les autres, peu à peu, ont mis la clef sous la porte. C'est sur la place de la mairie que l'on retrouve julien accompagné des charmes des beaux jours. autour d'un café son visage rond et avenant nous raconte, sans amertume , sa vie faite de déboires et de rebondissements.


https://www.revue-ballast.fr/produit/n8-revue-ballast/

https://www.cairn.info/revue-ballast-2019-2-page-10.htm

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Poésie, anarchie et désir (II) — Adeline Baldacchino19 Apr 202000:18:46

Nous avions publié l’année de notre créa­tion le mani­feste « Poésie, anar­chie et désir » ; l’au­teure, poète et essayiste, ajoute un second volet après relec­ture, l’été der­nier, d’un autre texte, « La fonc­tion poé­tique » de Christian Erwin Andersen. À mi-che­min de l’introspection et de l’hallucination. À la recherche, dit-elle, de la place de l’imaginaire dans la vie poé­tique, c’est-à-dire la vie tout court, en plus intense, plus intègre et, pour tout dire, plus anar­chiste.


https://www.revue-ballast.fr/poesie-anarchie-desir-ii/

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